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Podcast / conversationÉthique et tac· 29 mai 2026 9 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

“Il faut un coup d'État”Juan Branco veut détruire l'élite en 2027

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Invité politiqueFait
    « Nous, on est parti d'une base révolutionnaire, on est parti des gilets jaunes. La question c'était comment est-ce qu'on retire le pouvoir à ceux qui sont en place et comment est-ce qu'on arrive à à le redistribuer à la population française ? »
  • 0:21Invité politiqueChiffre
    « On a créé ce mouvement, on a en 25000 membres, ce qui est euh ce qui est très bien par rapport à la France parce que rappelez-vous Renaissance à 8000 membres aujourd'hui c'est vraiment pitoyable »
  • 1:42Invité politiqueFait
    « Le grand la grande difficulté à laquelle a été confronté Hugo Chavez quand il cherche cette révolution, c'était les les fils de Bourgeois. C'était toute cette élite Comprador qui en fait s'était habitué depuis 30 ans grâce à au pétrole à ne pas bosser. »
  • 2:56Invité politiqueFait
    « Si vous n'offrez plus ça, ça sert à rien de filer des minimas sociaux, de filer enfin la base de toute lien social, il doit être sur l'offre commune en terme de service de base, vous voyez, de service d'état. »
  • 3:38Invité politiqueChiffre
    « Si je vous dis il faut faire 250 milliards d'économie, vous êtes capable de faire un budget 100 milliards. 100 milliards 100 milliards, on on l'a fait. »
  • 4:58Invité politiquePromesse
    « L'enjeu c'est les 500 parrainages qui nous permettent d'être dans les 8 à 10 personnes qui seront candidats en 2027. »
  • 6:17Invité politiqueFait
    « Vous voyez, il y a pas de raison de renoncer à cette force là au profit d'un quelconque une quelconque négociation d'appareil. »
  • 7:02Invité politiqueFait
    « Chavez a détruit la pauvreté de masse dans son pays et c'était ça l'urgence qu'il devait répondre, que son successeur et régénéré des classes oligarchique, c'est le propre justement peut-être d'insuffisance dans euh la capacité du peuple à contraindre ses dirigeants. »
  • 8:22Invité politiqueFait
    « Donc, j'accepte qu'il y ait éventuellement euh des représentants du peuple mais à condition que je puisse les contraindre sur tous les sujets qui à un moment donné euh font queon voit bien qui le font pas pour l'intérêt général mais pour leur intérêt particulier. »

Temps de parole

  • Juan Branco99 %

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0:00
Juan Branco

Nous, on est parti d'une base révolutionnaire, on est parti des gilets jaunes. La question c'était comment est-ce qu'on retire le pouvoir à ceux qui sont en place et comment est-ce qu'on arrive à à le redistribuer à la population française ? C'est quoi l'enjeu ? L'enjeu c'est l'enjeu c'est éviter de se faire passer et se faire marcher dessus. Non, l'enjeu c'est le coup d'état.

0:17
Non speech

[musique]

0:21
Juan Branco

On arrive bientôt à l'élection présidentielle. Euh vous vous combien d'adhérents ? Donc on a créé ce mouvement, on a en 25000 membres, ce qui est euh ce qui est très bien par rapport à la France parce que rappelez-vous Renaissance à 8000 membres aujourd'hui c'est vraiment pitoyable mais ce qui pose un problème comparé au dernier de la classe voilà et ce qui [rires] un peu pitoyable à l'échelle euh c'est que quand j'étais au Mexique j'ai j'ai beaucoup échangé avec les responsables qui sont aujourd'hui au pouvoir. Le parti Morena a 4 millions de membres.

Donc qu'est-ce que ça dit de la dépolitisation d'un pays où le parti qui a le plus d'adhérents et il faut voir ce qui est vrai ou ce qui est pas vrai, c'est à peu près 100000 sur une population de quasiment 70 millions d'habitants.

c'estd qu' on est dans une situation où en réalité il y a un désengagement massif et moi j'ai beaucoup vu au début sur notre mouvement il y avait beaucoup ça a été miraculeux en terme de de proposition d'action et d'engagement mais aussi beaucoup de gens qui venaient avec un comportement de consommateur c'est qui s'attendaient à ce qu'on soit des prestataires de service et qui ont pas compris qu'en fait ce pays il va falloir le reconstruire et que pour le construire il faut qu'on construise nous-même notre mouvement d'abord c'estd qu'on on n'est pas là pour quémander on n'est pas là pour demander est-ce que notre projet est un projet d'engagement vraiment de de lutte pour une souveraineté.

La souveraineté, c'est facile de de l'agiter. Mais faut faut avoir à l'esprit ce que ça ça me fait penser au Venézuela. On a beaucoup parlé sur sur Hugo Chavez et les conséquences que ces politiques économiques ont eu ou pas. Le grand la grande difficulté à laquelle a été confronté Hugo Chavez quand il cherche cette révolution, c'était les les fils de Bourgeois. C'était toute cette élite Comprador qui en fait s'était habitué depuis 30 ans grâce à au pétrole à ne pas bosser. Et et en fait, il était il est arrivé au pouvoir dans un pays qui ne produisait plus, qui s'était installé d'une sorte de confort qui est quand même similaire à celui qu'on connaît aujourd'hui en France.

Et la question maintenant qui se pose, c'est comment est-ce qu'on remet cette partie de la population qui n'est plus active au sens profond du terme à travailler à nouveau et on lui dit maintenant bah il faut offrir des horizons. Il faut en fait que ça ait un sens d'aller dans cette direction là. Et ce sens-là, il peut pas exister quand on on voit le niveau d'égalité de violence sociale qui existe dans ce pays euh avec euh surtout de prédation des ressources communes. C'est pas tant. Je suis pas sûr que la gauche ait raison euh quand elle pense que c'est vrai qu'on est un pays qui socialement cherche à lutter contre les égalités.

La question qui se pose, c'est la prédation de la ressource commune. C'est le fait qu'il y ait pas de service public de base qui soit offert aux citoyens français qu'il y ait pas de médecin qui soit accessible dans une grande partie du territoire. Voyez, c'est des c'est des choses aussi simples que celle-ci. Si vous n'offrez plus ça, ça sert à rien de filer des minimas sociaux, de filer enfin la base de toute lien social, il doit être sur l'offre commune en terme de service de base, vous voyez, de service d'état. Moi, je suis pas du tout sur une politique de la subvention à à tout bout de champ.

Or, malheureusement, aujourd'hui, c'est ce qui est proposé par le budget, il fait combien d'économie ? Je pense qu'on est sur une réduction de euh alors c'est compliqué parce que en fait c'est si c'est compliqué parce que c'est parce que justement la dévaluation fait que les ordres de grandeur sont faussés. C'est 100 milliards par rapport à la base actuelle. En réalité, il y a une partie qui est dissipée par les dévaluations qu'on qu'on met en œuvre. Si je vous dis il faut faire 250 milliards d'économie, vous êtes capable de faire un budget 100 milliards. 100 milliards 100 milliards, on on l'a fait.

euh 250 milliards, je pense que c'est pas nécessaire parce que la l'investissement productif permet de faire redémarrer la la politique économique et surtout en fait, on a une reconfiguration des grands des grandes blocs. Ça à 250 milliards, c'est éventuellement nécessaire et encore à ça sera discuté à système constant, c'est dans l'euro au sein de du système européenne dans ce système de libre marché avec les mêmes dépendances à l'égard et avec une base productive qui est toujours aussi faible. Considérer faire des alliances avec d'autres partis. Non, moi je crois moi je crois vraiment au au à l'importance de la du pluralisme.

Il faut qu'en fait faire des alliances pour pouvoir prendre la présidence. Oui, mais ça je vais vous parler cash. Peut-être que vous êtes faiseur de roi. H mais si vous voulez prendre la tête de l'État, ils vont vous marcher dessus. On va voir. Non mais on va pas voir. Si si, on va voir. Les alliances, il va bien falloir faire des alliances. Si je vous dis si je vous propose d'une alliance avec Françoise Lino, vous prenez ou prenez pas ? Mais vous prenez, vous prenez pas, il y a pas de ma. Non, je moi je veux pas d'alliance. D'accord. Je veux pas alliance du tout. Non, c'est quoi l'enjeu ? L'enjeu c'est l'enjeu c'est éviter de se faire passer et se faire marcher dessus.

Non, l'enjeu c'est le coup d'état. D'accord. C'est quelles sont les modalités du coup d'état ? Nous, on est parti d'une base révolutionnaire, on est parti des gilets jaunes. La question c'était comment est-ce qu'on retire le pouvoir à ceux qui sont en place et comment est-ce qu'on arrive à à le redistribuer à la population française. Donc on a un projet qui a été collectivement généré à partir de ces idéesl qui vise à redonner la souveraineté au peuple français à l'égard de l'étranger mais aussi au peuple à l'égard de ses classes dominantes. La capacité comme en Suisse à à faire contrepoids ceci. Donc on n pas besoin de force législative.

L'objectif c'est pas de dominer l'Assemblée nationale. L'objectif c'est d'organiser tout de suite des référendums avec l'article 11 qui permettent sur les grands sujets fondamentaux institutionnel Europe et ainsi de suite de leur rendre la parole. Donc l'enjeu c'est quoi ? C'est les 500 parrainages. L'enjeu c'est les 500 parrainages qui nous permettent d'être dans les 8 à 10 personnes qui seront candidats en 2027. Et à partir de là, j'ai envie de vous dire ça va aller très vite parce qu'en fait la distinction va se faire très rapidement entre ceux qui sont en capacité de gouverner un État et qui ont une vision pour la France et ceux qui ne le sont pas.

Et dans les débats, nous verrons très rapidement ceux qui tiennent la route et ceux qui ne la tiennent pas. Et donc à ce moment-là, ça va s'agglomérer naturellement. Il n'y aura pas besoin de faire des accords de parties, de négociation, de d'illusion. Par exemple, vous parlez de de Solidino, il n'a pas du tout toute la dimension de démocratisation et de souveraineté populaire que l'on propose dans notre programme. Pour vous donner un exemple, vous voyez, il y a pas de raison de renoncer à cette force là au profit d'un quelconque une quelconque négociation d'appareil. Question d'internet. Monsieur Branco, vous mobilisez le peuple contre les élites avec un discours populiste assumé.

Mais l'histoire montre que le populisme accouche presque toujours d'une nouvelle élite souvent pire que l'ancienne. Chavez et sa bolurgesla en sont la preuve pour rester dans l'actualité. Votre révolution échappera-t-elle à ce piège trois points de suspension ou préparez-vous malgré vous les futurs oligarques de demain ? Non, moi je pense qu'il faut il y a il y a deux il y a deux éléments de réponse. Le premier, c'est que la politique est une science humaine et que il y a pas d'absolu en politique et que il y a des besoins un instant qui ne sont plus ceux euh de l'instant d'après. Donc il faut pas croire qu'on va créer un paradis sur terre euh qui va durer euh 3 millénaires.

L'enjeu, c'est de répondre à des urgences en terme oligarchique. Par la personne qui pose la question mobilise l'exemple de Chavez. Chavez a détruit la pauvreté de masse dans son pays et c'était ça l'urgence qu'il devait répondre, que son successeur et régénéré des classes oligarchique, c'est le propre justement peut-être d'insuffisance dans euh la capacité du peuple à contraindre ses dirigeants. Or, nous ce qu'on propose c'est des instruments pour que le peuple puisse à tout moment révoquer ses dirigeants, puisse à tout moment lui donner un mandat impératif pour sur un sujet. Pourquoi le mandat impératif est devenu important par les gilets jaunes ?

parce que c'était au moment où il voulait privatiser les aéroports de Paris. Or, il n'y avait aucune raison d'y procéder si ce n'était engraisser les banques d'affaires et les petits amis qui pourraient devenir actionnaires de cela. Et donc pour résorber la dette. Mais quel Oui, avec les les je sais pas combien c'était 10 milliards, ils en ont rajouté 1000 non dans souffer de ma part. Donc donc on voit bien que justement ce discours sur la dette était complètement instrumental, que c'était pas l'objectif réel qui était poursuivi.

Et donc à un moment donné la possibilité offerte au peuple de sur un sujet donné dire ça non ça j' pas envie de passer ma vie à gérer tous les problèmes de la collectivité. On paye pas des politiciens pour rien. C'est parce qu'en général dans un monde idéal on n pas envie d'avoir à s'occuper au quotidien du problème de trottoir jusqu'à la question de la défense nationale de devoir tout articuler en permanence parce qu'on ferait que ça sinon.

Donc, j'accepte qu'il y ait éventuellement euh des représentants du peuple mais à condition que je puisse les contraindre sur tous les sujets qui à un moment donné euh font queon voit bien qui le font pas pour l'intérêt général mais pour leur intérêt particulier.

9:01
Non speech

[musique] [musique]