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interviewPS - Parti socialiste· 24 juin 2025 19 min

« François Bayrou a lui-même créé les conditions de l’échec du conclave sur les retraites. »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Face- à face à Pauline de Malerbe. Il est 8h32 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Olivier Fort.

Bonjour. Merci d'être mon invité ce matin. Vous êtes le premier secrétaire du Parti socialiste.

C'est vous au fond qui aviez donné du temps à François Baou en acceptant en obtenant ce conclave sur les retraites. En échange, en quelque sorte vous n'aviez pas censuré le gouvernement. Échec hier à minuit 23h et des poussières.

Et ce matin, François Baou qui dit "Bah non, on peut encore y arriver. Est-ce que vous croyez vraiment qu'on peut encore y arriver ?" D'abord, ce que je veux dire, c'est que François Beirou n'est pas tout à fait blanc dans cette affaire et qu'il a lui-même vié dès le départ ce concl puisque au milieu au mois de mars, il a expliqué que le retour à 62 ans était impossible.

Ensuite, la semaine dernière, lorsque le président du groupe socialiste à l'Assemblée, Boris Vallot, l'a interrogé, il a à nouveau répété que s'il n'y avait pas d'accord, et bien on en resterait à la réforme borne. Il a tout simplement donné un droit de véto au MED qu'il a utilisé cette nuit et qui a tout simplement et bien été armé non le bras a été armé par François Bérou lui-même et donc le voir aujourd'hui trépigner et chercher à revenir sur une discussion alors qu'il a lui-même créé les conditions de l'échec est absolument euh irresponsable. En tout cas, ce que je vois, c'est que on a là un premier ministre qui se débat, qui cherche à avoir encore du temps comme c'est sa grande spécialité, avoir du temps, toujours du temps.

Et donc maintenant que peut-il se passer ? Et bien c'est simple, il s'était engagé par écrit, par écrit à ce que le parlement est le dernier mot. Et bien si le parlement n'est pas saisi, si nous n'avons pas la possibilité, y compris de déposer des amendements qui permettraient de dire de définir quelles seraient les conditions d'un retour et l'équilibre en échange d'un retour à 62 ans, et bien effectivement nous irons vers la censure.

Vous vous êtes bien fait avoir quand même. Je vois pas en quoi on s'est fait avoir. Nous avons nous nous croyons au dialogue social.

Nous avons fait un choix mais vous dites qu'en réalité dès le début il vous a eu. C'està-dire que dès le début dès le début il a changer les règles du jeu auquel vous aviez souscrit. No moi je veux croire à la parole d'un premier ministre qui s'engage par écrit et par écrit il a dit le parlement aura le dernier mot qu'il y ait accord ou pas accord.

En tout état de cause le parlement aura le dernier mot. Ce sont exactement les mots écrits. Je veux croire, je voulais croire que le Premier ministre avait une parole fiable.

S'il ne l'a pas, et bien nous avons tendu la main une première fois, il n'y aura pas de deuxième fois. Et donc ce sera clair, ce sera aussi simple que ça. Nous avons cherché nous une voie de passage pour reprendre son expression à lui, faire en sorte que les Français puisse en finir avec cette réforme borne qui n'est pas du tout adaptée au marché du travail que nous connaissons aujourd'hui.

Vous avez des gens qui aujourd'hui vont se retrouver entre 72 ans et 64 ans ni en emploi ni en retraite. Et donc qui sont en fait ces gens qui vont hanter les régimes sociaux et qui vont en réalité vivre très très mal dans la précarité. Et voilà ce que les gens vivent au ne croyez pas un instant à l'étape qui va se jouer là dans les heures qui viennent à Matignon.

Je crois que le François Berou cherchera à obtenir peut-être du patronat des concessions en échange d'autres concessions qu'il réaliserait par exemple sur le budget. Je n'en sais rien. Je n'ai pas d'information.

Vous imaginez bien que François Berou ne me fait pas de confidence. Ce que je sais c'est que de toute façon en tout état de cause pour reprendre ces mots encore une fois le Parlement doit avoir le dernier mot. La démocratie sociale n'a pas pu fonctionner du fait de François Beou.

Et bien maintenant, il faut que ce soit le parlement qui est le dernier mot. Et je rappelle qu'il y a à peine 3 semaines, le Parlement a donné un point de vue. Il s'est exprimé et très largement en disant que il souhaitait, c'est une résolution déposée par le groupe GDR et bien et le parlement a dit qu'il souhaitait un retour 62 ans.

C'était la première fois qu'il s'exprimit. Ça éé voté et ça a été voté. Mais euh vous souhaitez une étape quand même, c'est-à-dire que en effet, hier soir, les partenaires sociaux euh actent l'échec du conclave, mais ce matin à 7h, François Baou dit au fond, il y a encore une voie de passage.

Les différents syndicats d'ailleurs acceptent de s'y rendre. Alors, en considérant qu'ils y vont pour acter de l'échec, hein. C'est ce que dit Marche ce matin qui dit ce n'est pas une nouvelle négociation, c'est simplement une explication.

Je crois que les choses sont très claires. Donc pour vous, l'étape de ce matin, en réalité, elle est déjà pliée. Je n'en je n'en sais rien mais enfin je crois qu'effectivement de toute façon, je me répète une troisième fois, en tout état de cause, je souhaite que le parlement puisse avoir le dernier mot et qu'il puisse avoir une discussion au parlement, celle qui n'a pas eu lieu il y a 3 ans puisque c'est le 493 qui a permis l'adoption de ce texte.

Et la seule fois où le parlement s'est exprimé, c'était il y a 3 semaines. Et le parlement s'est exprimé très clairement et très majoritairement en faveur d'un retour 62 ans. Alors majoritairement, mais ils étaient pas très nombreux dans le mémicycle, faut être honnête.

Ça c'est bah attendez, si euh la droite vote avec ses pieds, c'estàdire en ne venant pas défendre ses positions, c'est aussi un vote et donc l'abstention, la non participation, c'est aussi une expression. Et donc ce que je vois c'est que ce fameux bloc libéral, ce bloc central comme on dit parfois et bien est un bloc qui ne s'est pas mobilisé pour défendre la réforme borne. Olivier Fort, je veux comprendre ce qu'il se joue au fond.

Euh ce matin, euh vous vous considérez que François Barot est dans une forme d'hypocrisie. Vous avez commencé cet entretien en disant dès le début, il a créé les conditions de l'échec et aujourd'hui il dit "Mais je vais tout faire pour que ça marche." C'est c'est quoi ?

C'est c'est assez paradoxal. C'est hypocrite. C'est qui croire ?

Quel Quel François Baou croire ? Mais je ne sais pas s'il faut le qualifier en ce terme-là. Je ne sais pas s'il est naïf, s'il est hypocrite, s'il est incompétent.

Vous choisirez vous-même. C'est pas à moi de le dire. simplement je constate un résultat et je vois ce qui a été la chronologie des faits.

Et la chronologie c'est que d'abord il prend les engagements par oral puis par écrit et qu'ensuite il ne se tient il ne s'y tient pas et que malheureusement il arme le MEDF en lui permettant d'avoir finalement ce droit de véto puisque il leur dit au fond bloquez tout si vous bloquez tout vous en resterez à cette réforme que vous avez tellement voulu la réforme born Olivier Fort vous dites ma réponse c'est que je demande au premier ministre de permettre aux parlementaires de s'en saisir. Absolument. Mais ça veut dire que vous ne brandissez pas à ce stade la menace de la censure.

Si si je dis que si nous n'avons pas et je me là aussi je vais encore un signe, il y a encore une option, il y a encore une possibilité. Mais si le parlement est saisi et qu'il a la possibilité, je veux pas rentrer dans la technique parlementaire. Bah allez-y.

Franchement, tout le monde a bien compris maintenant comment ça fonctionnait et on est dans ce moment où c'est vous les députés aussi qui avez la main. Et bien, je souhaite que le parlement soit saisi de la réforme des retraites. Je souhaite que les parlementaires puissent déposer des amendements sans être contredit par la présidente de l'Assemblée.

Donc, nous ayons la possibilité de déposer des amendements qui soient gagés, c'està-dire que on puisse parvenir à l'équilibre du régime des retraites mais avec les moyens que nous nous donnons et donc faire en sorte que ce débat puisse avoir lieu de manière complète. Est-ce que vous pourriez vous contenter des points pour le coup sur lesquels il y avait presque un accord pour reprendre l'expression de de François Bairrou mais c'était aussi ce que disait Marine Léon encore la semaine dernière à mon micro DRMC. Elle disait il y a quand même trois points sur lesquels il y a presque un accord notamment sur la question des carrières des femmes avec l'idée éventuellement de pouvoir valoriser davantage les trimestres où ils n'ont pas où les femmes n'ont pas pu travailler parce qu'elles étaient en en congé maternité.

Il y a la question de la décotte, l'âge de la décote. En gros aujourd'hui, pour faire simple, à 67 ans, même si vous n'avez pas tout trimestre, vous avez le tau plein. Les par les différents syndicats espéraient obtenir de descendre à 66 ans cet âge de décote.

Le patronat disait 66 ans et demi, mais enfin en gros, si c'était 66 ans. Et ensuite la question de la pénibilité, des critères de pénibilité qui seraient réintégrés dans la loi. Ces trois points là, s'il pouvaient être obtenu mais sans qu'on revienne sur l'âge de 64 ans, est-ce que vous vous en contenteriez ?

Mais ce n'est pas ce que disent les syndicats. J'ai écouté ce matin à la fois la CFECGC et la CFDT. Que disent-ils ?

Ils disent qu'ils n'ont jamais acté le fait de maintenir 64 ans. C'était une discussion qui était une discussion limitée du fait du Premier ministre, du fait du MEDEF. Mais si le parlement doit reprendre le contrôle de ce texte, il doit pouvoir le reprendre dans son intégralité. et donc exprimer pour la deuxième fois puisqu'il y a eu cette résolution dont j'ai parlé s'exprimer et dire clairement quels sont les équilibres auquel il entend parvenir pour permettre à la fois de sauver le système de retraite et c'est possible évidemment mais c'est possible dans des conditions qui ne sont pas celles fixées par le MDEF.

Je ne vois pas pourquoi il faudrait faire le cadeau au MEDF d'une négociation qu'il a lui-même saboté et ne pas ne pas écouter ce que nous disent les Français très majoritairement parce que c'est sur cette question le gouvernement comme le patronat ont espéré que l'opinion finalement finirait par s'habituer et se dire que c'est pas si grave et cetera et bien il n'en est rien aujourd'hui. Les mêmes rapports de force se sont exprimés dans tous les sondages d'opinion et nous avons donc l'immense majorité des actifs qui sont opposés à cette réforme et nous avons donc là un point d'appui et je le dis aussi au gouvernement, on ne peut pas après avoir perdu les élections européennes, perdu les élections législatives, malgré tout nommer deux premier ministres de droite successifs et encore faire comme s'ils avaient une majorité absolue. Ça n'est pas possible.

Il y a un moment où la démocratie doit fonctionner et pour qu'elle fonctionne bien, pour que ce pays assure sa propre cohésion, il faut effectivement redonner le pouvoir au parlement. Le parlementarisme, ça existe. Olivier Fort, redonner le pouvoir au Parlement, c'est un éventuellement et c'est ce que vous espérez, rouvrir ce débat, un vrai débat sur la réforme des retraites avec les parlementaires ou alors il y aura censure.

Voilà, c'est assez simple et c'est exactement l'engagement qu'avait pris François Beou devant nous par écrit. cette censure. Est-ce que le Parti socialiste pourrait en prendre l'initiative ?

Bien sûr, vous prendriez l'initiative. Ce ne serait pas pour voter la censure d'un autre. Mais nous sommes même les seuls à pouvoir le faire parce que nous sommes les seuls à avoir conservé un droit de tirage pour déposer une censure.

Ça n'est plus possible pour les insoumis et les autres groupes ne sont pas assez nombreux pour déposer. Bilan des combines du PS pour sauver Bairrou. Ce sont les mots immédiats de Jean-Luc Mélenchon hier soir.

En gros, à 23h05, on a appris que le conclave était en échec et à 23h07, Jean-Luc Mélenchon dégainait son tweet. Ça vous fait sourire ? Vous imaginez qu'il était dans les starting block ?

Quoi ? Je ne l'imagine plus. Ça veut dire quoi ?

Vous ne l'imaginez plus ? Bah, ça veut dire que ça m'est égal en fait. C'est complètement indifférent.

Je ne me détermine pas par rapport à Jean-Luc Mélenchon. Jean-Luc Mélenchon fait ce qu'il veut, je fais ce que je veux et je me détermine par rapport à ce que les socialistes ont à faire et à dire. Et en tout cas, il vous a immédiatement pointé du doigt.

Je cite donc Jean-Luc Mélenchon, bilan des combines du PS pour sauver Baoucte de non censure qui a détruit le NFP. Au passage, vous avez donc un effectivement sauvé Baou détruit le nouveau Front populaire un budget pire que le précédent, une mascarade sans aucun résultat sur la retraite à 64 ans. LFI a tenu bon et avec raison une fois de plus.

Maintenant, le PS ajoute Jean-Luc Mélenchon, le PS doit assumer cet échec et ses dégâts. Il doit montrer l'exemple pour voter au complet la censure. Tous les groupes de gauche peuvent se rassembler sur une ligne claire de rupture, faire partir Bairou.

Est-ce que vous assumez vous, le Parti socialiste, à la fois cet échec et ses dégâts ? Mais j'assume parfaitement ce que nous avons entrepris depuis 4 mois. Nous avons cherché à trouver une solution pour que les Françaises et les Français puissent en finir avec les dégâts provoqués par la réforme borne.

Et donc, nous avons cherché à chaque moment non pas simplement le chaos, non pas simplement à ouvrir une crise politique plus importante que celle qu'on a que l'on connaît déjà, mais à chercher une solution. Et donc de tout cela, je me flatte et je considère que nous avons été responsables. Maintenant, nous sommes arrivés à une un résultat à l'issue de cette négociation et je prends acte de ce qui n'est pas intervenu et donc je prends aussi ma responsabilité mais ça m'est complètement indifférent franchement.

Mais vraiment ça vous indifférent ? Oui, ça m'indiffère. Moi je vous crois pas.

Et ben écoutez ça, je ne vous crois pas une seule seconde ça vous indiffaire. Oui, parce que on ne s'est jamais déterminé par rapport à lui. Quand il nous a hurlé dessus au moment où nous n'avons pas censuré, nous avons accordé un surcis probatoire à François Beou, il a hurlé et euh tout s'est bien passé.

On a continué notre chemin. Nous allons continuer notre chemin. Nous n'avons pas besoin des injonctions permanentes de celui qui considère qu'il est le dirigeant naturel de toute la gauche.

Il n'est pas le dirigeant naturel de toute la gauche. Il est en fait le leader des insoumis. Et à ce titre-là, il est normal qu'il parle. et euh il n'est pas le leader des socialistes, des écologistes, des communistes, des ex insoumis.

Nous avons notre propre voix, notre propre liberté, vous alliez sage effectivement et nous avons nous allons continuer à vivre sans avoir besoin de ces admonestations. J'ai pas hyper bien compris finalement si vous feriez un jour alliance avec lui ou plus jamais ou peut-être ou selon vos besoins. Mais j'ai été là aussi clair et à votre micro aussi.

Je vous ai dit que il n'y aurait pas d'accord national au municipal, qu'il n'y aurait pas d'accord avec lui sur la présidentielle et que nous n'aurons pas de candidat commun entre Lfi et le reste de la gauche. On peut pas faire plus clair. Il il manque il manque une élection, il en manque plein.

Il manque sénatorial, il manque régional, il manque les défend parental législatives. Mais écoutez là aussi je suis très clair. Moi ce que je j'ai toujours posé comme principe, c'est que nous ne laisserons jamais aucune aucun espoir à l'extrême droite et que si il y avait demain une menace d'extrême droite qui pourrait conquérir on verra bien.

Là vous faites c'est de la rhtorique. Vous savez bien qu'il y aura une menace de c'est pas de la rhtorique si il y a un risque vous pensez que d'ici 2 ans, il y aura aucun aucun sondage qui disent que le RN peut accéder au pouvoir mais il peut y avoir un accord défensif éventuellement si l'extrême droite était amené à l'emporter. Je ne veux pas vous ê en train de nous dire ce matin ol for il un accord PS LFI pour les législatives ?

Non, j'ai pas dit ça. J'ai dit que je ferai toujours Non non non, je n'ai rien dit du de la sorte. J'ai dit que je n'en sais rien.

J'ai dis simplement que je ferai toujours tout. Je ne me pardonnerai jamais d'avoir moi-même été indirectement celui qui a permis l'arrivée de l'extrémate au pouvoir. Vous imaginez aujourd'hui ce que serait ce pays dans un monde qui est déjà un monde très instable si on avait en plus Marine Le Pen ou Jordan Bardella à Matignon ?

De cela je ne veux pas et de pour cette raisonlà je me battrai sur toutes mes forces toute ma vie pour empêcher l'extré de l'emporter. Après quelles seront les conditions qui permettront de l'éviter ? Je n'en sais rien et donc je ne veux pas faire de la politique fiction.

Nous verrons bien. Vous l'avez vu Raphaël Luxman qui se lance hier qui lance son programme. Il dit "Da' n'est pas dans une course à qui est le plus à gauche.

Est-ce qu'il pourrait être votre candidat Ben ni une course de qui est plus à gauche ni qui est plus à droite. Moi je trouve que il y a beaucoup de chefs à plume pour peu d'indiens et donc il va falloir à un moment que on se mette d'accord sur le processus qui conduit à ce que nous ayons un candidat commun à cette gauche qui va pour moi de Raphaël Gluxman jusqu'à François Ruffin et que cet espace là soit incarné le moment venu par l'un ou l'autre et que nous puissions choisir celui qui est capable de rassembler cet espace là et vous avez prévenu Raphaël Guxman qu'il lançait son propre son propre chemin en quelque sorte justement Oui, bien sûr. Nous en parlon bien sûr.

Et ça ça vous y êtes pas opposé. Mais je n'ai pas m'opposé. C'est un chef de parti.

Mais si chacun effectivement lance sa propre campagne, c'est la raison pour laquelle je vous dis ce matin que je trouve que il y a aujourd'hui beaucoup de gens qui se lance à gauche. Je pren il y a Jérôme Geg, il y a Bernard Casneu Raphael Mandon, François Ruffin, vous pouvez rajouter François Hollande, vous pouvez rajouter Karim Boamran, Carole Delga, enfin pour Clémentin François Ruffin. En fait, quasiment tous les adhérents au PS sont candidats.

Là, j'ai pas cité que des adhérents du PS. Non, mais il y en a quand même une bonne partie. Mais la réalité, c'est que vous avez effectivement euh une forme de folie qui s'est emparé de tout le monde comme si il y avait pour la gauche aujourd'hui une espèce de de route déjà tracée qui conduisait tout tout naturellement à l'Élysée.

Ça n'est pas le cas. Et donc c'est la raison pour laquelle je plaide depuis très longtemps et vous pouvez m'en m'en accorder le bénéfice, c'est que je plaide depuis toujours pour qu'il y ait un accord qui permette d'avoir un candidat commun à cette gauche, à ce périmètre là de cette gauche réformiste qui permettent d'accéder au second tour et de battre l'extrémate au second. Vous avez pas renoncé vous-même d'ailleurs complètement mais je ne parle pas de ça.

Ce que je dis c'est que nous avons toutes et tous besoin d'une seule chose, c'est d'abord de se mettre d'accord sur une plateforme commune qui permette de s'accorder sur ce que nous ferions ensemble pendant les 5 années pendant lesquelles nous gouvernerions ensemble et que nous nous aurons ensuite après cette plateforme besoin de décider quel est le processus, le mode d'emploi qui conduit à ce candidat ou cette candidate commun ou commune. Olivier Fort. L'autre information de la nuit, c'est ce cesser le feu qui semble-t-il a été accepté par les deux partis l'Iran et Israël.

Merci les États-Unis. Ce serait un peu exagéré. Nous avons là connu une escalade incroyable en quelques jours avec une conséquence que personne ne mesure encore qui est à la fois la déstabilisation de la région.

Mais il y a aussi un autre dommage collatéral, si je peux m'exprimer ainsi, c'est le droit international. Comment expliquerons-nous demain aux Chinois s'ils envahissent Taiïwan que le droit international a été violé ? À partir du moment où désormais seul la force l'emporte et où le droit n'est plus que l'appice discret de la force, vous parlez d'Israël mais aussi de l'Iran qui n'a pas respecté non plus le traité. de toutes celles et ceux qui aujourd'hui ne respectent pas le droit international et avec une intervention, celle d'Israël, celle des États-Unis qui ont fait fi à la fois de leur droits internes pour les États-Unis et du droit international pour les États-Unis comme pour Israël.

Et donc, nous sommes dans une situation où effectivement nous avons aujourd'hui un exemple donné qui va raisonner à travers le monde et qui va malheureusement avoir des conséquences dont nous ne mesurons pas encore l'ampleur. Est-ce que vous avez compris la position française ? Euh, vous l'avez comprise vous ?

Bah, pas totalement. Et ben moi non plus. Vous non plus ?

Olivier Fort, merci d'avoir répondu à mes questions ce matin. Premier secrétaire du Parti socialiste, également député de Sémarne et vous menacz donc de censure François Baou s'il n'acceptait pas d'ouvrir immédiatement le débat sur la réforme des retraites au sein de l'Assemblée nationale ? Il est 8h51 et vous êtes bien sur AMCB FM TV.

Yeah.