Olivia Grégoire
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Questions et réponses
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- 0:05OuverteRéponse directe
Avant de rentrer dans le détail des mesures que vous suggérez, Olivia Grégoire, je lis cette page dans les échos de ce matin.
- 3:36OuverteRéponse directe
Est-ce que vous êtes favorable à ce qu'on accélère la discrimination positive, par exemple dans le secteur des grandes écoles, puisque c'est une des pistes qui est évoquée par les échos ce matin ?
- 4:12RelanceRéponse directe
Mais est-ce que vous considérez, parce que vous connaissez bien justement ce milieu des grandes écoles, est-ce que vous considérez...
- 7:15OuverteRéponse directe
30 millions d'euros ont été développés et donc donnés par vous concernant les petites structures de l'économie sociale et solidaire, de quoi s'agit-il exactement ?
- 9:14OuverteRéponse partielle
Il y a un grand papier, alors là on sort de votre domaine, mais qui parle d'un président de la République qui finalement travaille beaucoup.
- 12:00OuverteRéponse directe
Surtout, quel est le sentiment que vous avez bien que ce ne soit pas votre domaine d'activité ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:42Invité politiqueChiffre
« depuis maintenant 4 ans, nous augmentons tous les mois la prime d'activité, mais surtout le minimum vieillesse. »
- 0:49Invité politiqueFait
« Nous accompagnons les personnes handicapées tous les mois et nous l'avions dit en 2017. »
- 1:32Invité politiqueChiffre
« Vous le savez, on a baissé l'impôt sur le revenu. Pour les déciles, comme on dit, pour les catégories les plus actives, la troisième, quatrième décile, ça n'est pas des mesures anodines. »
- 1:59Invité politiqueFait
« aujourd'hui, le gouvernement a légiféré. Vous pouvez avoir accès, grâce au service public, à votre pension quand votre ex-mari ne s'y soumet pas. »
- 2:10Invité politiqueFait
« Nous avons mis en place, par exemple, la CMUC, la mutuelle à 1 euro. »
- 2:57Invité politiqueChiffre
« 80% des aides de l'État, toutes confondues, sont allées dans des entreprises de moins de 250 salariés. »
- 3:14Invité politiqueChiffre
« C'est à 50% des toutes petites entreprises qui en ont bénéficié. »
- 7:26Invité politiqueChiffre
« fin janvier, 21 000 associations seulement dans notre pays sur plus de 130 000 associations employeurs ont bénéficié du fonds de solidarité. »
- 7:40Invité politiqueChiffre
« C'est-à-dire 200 millions d'euros seulement sur 13 milliards de fonds de solidarité décaissés pour aider nos associations. »
- 8:24Invité politiqueChiffre
« On a perdu à peu près 10 000 associations durant cette crise en un an. »
- 9:12Invité politiqueChiffre
« Seuls 14% ont activé les aides. »
Temps de parole
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Radio Classique, l'invité de Guillaume Durand avec le Figaro. Avant de rentrer dans le détail des mesures que vous suggérez, Olivia Grégoire, je lis cette page dans les échos de ce matin. Égalité des chances, les pistes de l'exécutif pour relancer l'ascenseur social. Et l'éditeur de Cécile Cordunet, qui sera notre invité après vous tout à l'heure, considère que le président regrette qu'on ne perçoive pas assez justement la politique sociale qui est menée par le gouvernement de Jean Castex. C'est vrai que pour les gens, politique sociale, Emmanuel Macron, ce n'est pas évident.
Bonjour, je pense qu'il y a ce qui se voit et il y a parfois des choses qu'on fait et qui se voient moins. Ce qui est important et depuis le 2017, on s'est engagé lourdement. Je prends un exemple, vous voyez, depuis maintenant 4 ans, nous augmentons tous les mois la prime d'activité, mais surtout le minimum vieillesse. Nous accompagnons les personnes handicapées tous les mois et nous l'avions dit en 2017. Alors c'est sûr que ça ne fait pas la une des journaux tous les jours, puisque ça fait 3 ans et demi qu'on le fait de façon récurrente. Il y a beaucoup de choses qu'on fait qui sont des choses extrêmement profondes et qui ne sont pas forcément visibles aux médiatiques.
C'est notre boulot de le rappeler. Pas le souci à l'économie et le soutien par le salaire. Il faut le rappeler.
Ça, tout le monde en a conscience.
Oui, le minimum vieillesse, l'allocation pour les personnes handicapées, je ne suis pas sûr qu'on ait conscience de ce qu'on fait depuis 3 ans et demi, 4 ans, parce que c'est récurrent, parce que c'est profond et que ça ne fait pas la une des JT tous les mois, puisqu'on le fait quasiment, enfin pas quasiment, on le fait depuis maintenant 3 ans et demi. On a fait, par exemple, sur la prime d'activité, on a soutenu la prime d'activité. On a fait énormément de choses en faveur de la rémunération, du travail. Vous le savez, on a baissé l'impôt sur le revenu. Pour les déciles, comme on dit, pour les catégories les plus actives, la troisième, quatrième décile, ça n'est pas des mesures anodines.
On a fait énormément de choses. Tout l'enjeu aujourd'hui, c'est de le faire savoir. Et soyons clairs, peut-être de mieux le faire savoir. C'est aujourd'hui la notion de bilan que j'essaye de pousser. Si on met bout à bout tout ce qu'on a fait, prenons un autre exemple, pour les femmes seules, par exemple, Guillaume Durand, vous le savez, les femmes qui ont une pension que les maris n'honorent pas. Aujourd'hui, le gouvernement a légiféré. Vous pouvez avoir accès, grâce au service public, à votre pension quand votre ex-mari ne s'y soumet pas. Nous avons mis en place, par exemple, la CMUC, la mutuelle à 1 euro.
Nous avons, par exemple, pour les personnes les plus âgées, permis, et vous le savez, de bénéficier de prothèses auditives, de prothèses pour les lunettes aussi, de prise en charge à 100%. Ce que je veux dire, c'est que la liste est très longue. Merci d'ailleurs de ne pas m'avoir coupé. Bien souvent, on me coupe pendant cette liste. Si j'avais quelques minutes encore, la liste serait encore plus longue. Ce qui compte aujourd'hui, c'est de donner du sens à tout ça.
Ce qui fait peut-être que ces mesures passent, j'allais dire, un peu inaperçues, c'est parce que celles qui passent vraiment au cœur de l'actualité, c'est toutes celles qui ont été, au fond, le PGE, le soutien aux entreprises, le soutien aux restaurateurs, l'argent qui a été donné pour que le chômage partiel fonctionne. Donc évidemment, on voit tout ça. Et derrière tout ça, le reste passe un peu inaperçu. Mais ça, ce n'était qu'une remarque.
Mais juste une chose, soutenir les petites entreprises, et on l'a vu, c'est sorti de la semaine dernière, 80% des aides de l'État, toutes confondues, sont allées dans des entreprises de moins de 250 salariés. La plupart des aides sont les cotisations, par exemple, sociales, dont on a exonéré les entreprises depuis bientôt un an, à cause de la crise sanitaire que nous vivons. C'est à 50% des toutes petites entreprises qui en ont bénéficié. Soutenir les toutes petites entreprises, c'est soutenir souvent les indépendants, et ou les salariés qui sont derrière, le chômage partiel aussi.
Le chômage partiel, ce n'est pas une mesure qui concerne les entreprises, mais dont les salariés sont bénéficiaires. Donc oui, il y a sûrement un focus, je dirais, économique, mais dans toute entreprise, il y a des salariés, et ce sont les salariés qu'on soutient.
Est-ce que vous êtes favorable à ce qu'on accélère la discrimination positive, par exemple dans le secteur des grandes écoles, puisque c'est une des pistes qui est évoquée par les échos ce matin ?
Je pense que c'est un vrai sujet. Ça fait des années qu'on tourne autour du pot pour se dire les choses, et je pense qu'il y a aujourd'hui des voies nouvelles d'accès à mettre en place pour les grandes écoles, mais je pense aussi à la fonction publique. Il y a eu beaucoup de tentatives depuis une dizaine d'années, force est de constater que la diversité n'est pas toujours au rendez-vous aujourd'hui encore. Il faut sûrement aller plus loin, Méline Monchalin y travaille pour la fonction publique, et je pense que ça fait partie des mesures qu'il faut regarder de très près, effectivement.
Mais est-ce que vous considérez, parce que vous connaissez bien justement ce milieu des grandes écoles, est-ce que vous considérez... Ce que beaucoup de gens opposent à ça, y compris des gens de gauche comme Chevenement et les autres, c'est de dire, en fond, la République, elle fonctionne, et elle a toujours fonctionné, on prend l'exemple de Chevenement, de Jaurès, de Juppé, etc., sur l'excellence, si on fait une excellence biaisée, parce qu'on va donner aux uns des avantages, etc., ça devient quelque chose d'un peu particulier. Alors c'est vrai que la culture française n'est pas la culture des anglo-saxons qui le font, mais est-ce que vous considérez qu'à un moment, il va falloir...
Je ne sais pas, des gens rentreront dans Malsup sans passer par le concours, peut-être que leur résine sociale...
Je ne crois pas que ce soit exactement ça. Je pense qu'il faut être pragmatique quand on fait de la politique, et je comprends bien leur point de vue, que ce soit Jean-Pierre Chevenement ou Alain Juppé. Après, il y a le réel, si vous voulez. Il y a 15 ans, moi j'y suis passé à Sciences Po. Quand on a des parents qui ne vous aident pas, ce qui était mon cas, quand vous contractez un emprunt, ce qui était mon cas, et que vous vous endettez pendant 10 ans pour pouvoir payer vos études, quand vous avez aussi du mal à pouvoir suivre, suivre ça veut dire aller avec les copains en vacances, pouvoir s'acheter les mêmes bouquins, pouvoir étudier dans les mêmes conditions.
Je sais que c'est peut-être parfois politiquement incorrect, mais être politique c'est pragmatique, et moi je suis pragmatique.
Aujourd'hui ça ne fonctionne pas encore assez bien, et je ne crois pas que mettre en place des voies d'accès spécifiques, regardez, ça a été fait pour partie à Sciences Po notamment, ça a permis quand même de faire émerger une génération de jeunes qui n'auraient pas forcément eu accès, et pour autant ils sont garants de l'excellence, on en a partout aujourd'hui, sur des plateaux, on en a au Parlement, j'ai des exemples en tête, ils n'ont pas eu des coupes-fils, ils ont passé les concours, ils ont peut-être eu en revanche un soutien plus important pour les amener vers ces concours. Il y a un vrai problème d'information aussi, vous savez Guillaume Durand.
Quand on appelle, il y a 15 ans j'avais pensé à un truc qui s'appelait la courte échelle aux gazelles, c'était faire la courte échelle aux jeunes femmes issues des quartiers dont la majeure partie avec qui je discutais ne savait pour une part même pas que Sciences Po existait, et ensuite par exemple ne savait même pas comment on avait accès à ces écoles. Comment voulez-vous qu'on laisse toute une génération comme ça sans information, sans soutien ? Moi je pense que ça fait 15 ans qu'on patauge un peu autour du sujet, il faut y aller.
Mais vous savez que ça va être une grande bataille politique et culturelle. Une de plus. Parce que Nicolas Sarkozy était pour, il avait demandé à Richard Descoings de le faire, donc ça a été fait à Sciences Po. Maintenant c'est contesté, parce que beaucoup de gens disent que Sciences Po ce n'est plus exactement ce que c'était avant. Je parle du point de vue du niveau, je ne parle pas du point de vue de l'uniformité sociale. Ça peut être une bataille politique quand même.
Oui mais c'est un peu, alors ce n'est pas du tout ce que vous dites dans vos propos, mais qu'est-ce qu'on est en train de dire ? C'est une question. Bien sûr, mais que Sciences Po a changé, et Sciences Po aurait-il par exemple changé, parce que Richard Descoings avait mis en place des conventions ZEP, je ne crois pas que Sciences Po ait changé pour ça. Sciences Po a changé parce que c'est une école qui a dû s'adapter et qui s'adapte aussi à la réalité des écoles internationales. Donc il y a une année de césure à l'étranger, il y a un cursus qui est un peu plus souple, plus ouvert, et je pense que ça correspond aussi à ce qui se passe dans d'autres écoles.
Donc il y aura des propositions concrètes dans ce domaine ?
Je pense, oui, et je crois savoir notamment sur la fonction publique qu'Amélie de Manchalin y travaille ardemment.
Question, 30 millions d'euros ont été développés et donc donnés par vous concernant les petites structures de l'économie sociale et solidaire, de quoi s'agit-il exactement ?
Ça va être très simple, un chiffre qu'on a depuis quelques heures, et je vous le confie, fin janvier, 21 000 associations seulement dans notre pays sur plus de 130 000 associations employeurs ont bénéficié du fonds de solidarité. C'est-à-dire 200 millions d'euros seulement sur 13 milliards de fonds de solidarité décaissés pour aider nos associations. Ça n'est pas un constat auquel je me résous. Donc c'est très simple, sur un site web, urgence-ess.fr. L'ensemble des associations, jusqu'à 10 salariés, peuvent se connecter. Elles bénéficieront dans les 15 jours.
Si elles sont éligibles, à partir du moment où elles n'ont pas été aidées, et Dieu sait s'il y en a, d'une aide allant jusqu'à 5 000 euros, jusqu'à 3 salariés, 8 000 euros, jusqu'à 10 salariés. L'objectif est simple, aider...
Ça, c'est pour toutes les associations qui n'ont pas d'aide jusqu'à présent.
C'est prioritairement celles qui n'ont pas d'aide, mais celles qui en ont eu une petite peuvent aussi candidater. Donc c'est ouvert. La meilleure façon de savoir si on est éligible, c'est d'y connecter. Donc connectez-vous sur le site. On a perdu à peu près 10 000 associations durant cette crise en un an. Je parle ici des petites associations des territoires, celles qui font la cohésion du quotidien, et qui bien souvent n'ont pas eu, elles aussi, vous voyez, on retombe sur le même sujet que tout à l'heure, accès à l'information. C'est un fléau, Guillaume Durand. Ça s'appelle le non-recours.
C'est le cas auprès de nos générations les plus précaires, auprès des gens les plus fragiles, qui ne savent pas ou n'osent pas les demander de l'aide. C'est la même chose pour les petites associations. Et aujourd'hui, depuis maintenant 10 jours, ce guichet permettrait rapidement d'être aidé. L'objectif, soyons clairs, et vous me connaissez, j'étais avant la commission des finances, c'est assez rare que je dise ça. Aidez-moi à décaisser ces 30 millions d'euros. Je sais que Bruno Le Maire, je sais que Jean Castex seront au rendez-vous s'il faut donner plus, mais il faut absolument qu'on aide ces associations. Seuls 14% ont activé les aides. C'est un fléau, ce non-recours.
Tout à l'heure, nous avons la revue de presse de David Abiquière à la Une de l'Opinion ce matin. Il y a un grand papier, alors là on sort de votre domaine, mais qui parle d'un président de la République qui finalement travaille beaucoup. C'est un peu, comment dirais-je, une mélodie rémanente, mais un président de la République qui finalement s'intéresse peu à ses ministres, ou en tout cas, il aime bien le one-to-one, comme on dit dans le nouveau langage. Et au fond, il travaille essentiellement avec son entourage immédiat. Papier de Ludovic Vigogne, en général bien informé, est-ce que c'est un sentiment que vous avez ? Pas du tout, même si je comprends que certaines
ou certains puissent l'avoir. L'homme seul qui dirige la France. Alors moi, c'est pas ce que je ressens. J'ai face à moi et à la tête de l'équipe d'abord un Premier ministre qui est d'abord et avant tout le chef du gouvernement. Et ensuite, il y a un président avec lequel nous échangeons évidemment toutes les semaines en Conseil des ministres. Aujourd'hui, on est en crise, on est en guerre, il l'a dit depuis un an. Pour être très sincère... Mais c'est faux ou c'est vrai ? C'est faux, moi j'ai des contacts directs avec lui, nombre de mes collègues en ont, chacune et chacun sur ses sujets. Vous voyez, j'étais avec lui par exemple en décembre sur les accords de Paris.
J'animais la conférence sur la finance verte. Le président active et échange avec l'ensemble de ses ministres en fonction des thématiques. Il n'a échappé à personne que la priorité c'est aujourd'hui le sanitaire, c'est aussi la question économique et sociale. Donc, effectivement, il y a des ministres qui sont plus en première ligne mais aucunement ceux qui sont un peu derrière ne sont laissés seuls. En tout cas, on a un Premier ministre à nos côtés et un président qui échange. J'en témoigne très personnellement ce matin.
Je voudrais qu'on écoute Rosine Bachelot. Nous allons demander ça à notre amie réalisateur. Elle vient de s'exprimer il y a quelques instants. Il y a ce matin une grande réunion avec les responsables des musées. Vous restez avec nous, Olivier Grégoire, pour savoir si c'est possible de les rouvrir. Par exemple, c'est le cas en Belgique, c'est le cas en Italie. Voici ce que Mme Bachelot a déclaré chez nos confrères de BFM TV. Je comprends les gens qui me demandent des dates ô combien. Je veux dire que dès qu'il y a une possibilité, nous le faisons.
Mais il faut aussi tenir compte qu'il faut avoir donc une certaine visibilité parce qu'un musée, ça ne s'ouvre pas comme on allume la lumière dans une pièce. Donc, on ne peut pas avoir, si on a une visibilité à 3-4 jours, c'est pratiquement impossible. Il faut quand même avoir une visibilité, disons, sur une quinzaine de jours. Pour moi, les conditions, ce sont que le nombre de contaminations et la pression sur le système hospitalier soient dans une logique de décrue. Voilà, donc logique de décrue ce qui n'est pas le cas pour l'instant. Donc, vous avez deux visions des choses contradictoires.
Des gens qui considèrent que pour justement faire dans le social le solidaire et le culturel, il faut rouvrir au moins un certain nombre d'espaces comme les musées puisque ça existe dans des pays qui sont aussi touchés que nous en Europe comme l'Italie et la Belgique et d'autres qui considèrent que c'est le sanitaire qui nous va l'emporter. Surtout, quel est le sentiment que vous avez bien que ce ne soit pas votre domaine d'activité ?
Mon sentiment déjà, je vais vous dire, c'est que s'il y en a une qui est jour et nuit sur ce sujet et pour qui c'est un crève-cœur, on ne va pas se mentir, c'est Roselyne Bachelot. Moi, je la vois toutes les semaines. Toutes les semaines, elle remet le sujet sur la table. Toutes les semaines, elle se bat et toutes les semaines, on regarde de façon très précise les conditions sanitaires. Je ne bougerai pas d'un iota sur ce qu'a dit Roselyne Bachelot. Je ne vous cache pas que j'estimerais qu'on est une ministre de la Culture pas à la hauteur. Je dirais ce que j'en pense. Elle est plus qu'à la hauteur et c'est en plus un crève-cœur pour elle.
Regardez, c'était dans un grand hebdo avec des photos terrifiantes. Regardez la situation à Lisbonne. Regardez la situation en Portugal. Je me souviens et je ne la citerai pas. C'est parce qu'ils ont
au Portugal, ils ont laissé ouvert tout pendant Noël. Les gens, ils ont été.
Mais oui, mais aussi les lieux culturels et je ne reviendrai pas sur cette actrice bien connue parce que ça n'est pas mon genre Lisbonne et le Portugal en modèle. Aujourd'hui, le couvre-feu à Lisbonne, il est à 13h et l'ensemble des réas sont saturés avec 300-400 morts jour. Je sais que c'est atroce. Les mots sont clairs. Il faut qu'on tienne et ce que je peux vous garantir en tant que membre du gouvernement, c'est que Roselyne Bachelot ne laisse pas une journée, une minute sans questionner cette possibilité.
Dès que ça sera possible et comme Len le dit, dès qu'on aura un peu de visibilité, 15 jours, 3 semaines, alors on prendra les mesures mais je veux le dire simplement, s'il y en a bien une qui à mon avis n'endort pas, c'est vraiment notre ministre de la Culture et elle a tout mon soutien.
Nous sommes avec Olivia Grégoire, donc membre du gouvernement, secrétaire d'Etat qui était notre invitée ce matin. Il est 8h28, nous avons rendez-vous avec David.
Olivia Grégoire