Nous sommes à la croisée des chemins ! / Nicolas Dupont-Aignan invité sur Radio J (25 avril 2021)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 55 %Attaque 31 %Défensif 13 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:19OuverteÉludée
Est-ce vraiment justifié ? La menace terroriste doit-elle imposer une concorde nationale ou au contraire devenir un nouvel axe de campagne anti-Macron ?
- 0:27OuverteÉludée
Sur quoi doit se jouer 2022 ? Sur le régalien, la crise sanitaire ou l'économique et le social ?
- 0:45OuverteRéponse directe
Comment lutter contre ces attaques ? Et est-ce qu'on peut lutter contre ces attaques ?
- 1:28RelanceRéponse directe
Qu'est-ce que le gouvernement aurait pu faire ?
- 2:33FerméeRéponse directe
ça veut dire que vous considérez que ce qui se passe, c'est à cause de l'immigration ?
- 4:30ComplaisanteRéponse directe
Vous allez dire, mais d'abord, il y a l'interview de Gérald Darmanin ce matin dans le JDD, qui détaille le projet de loi qui va être présenté mercredi en Conseil des ministres.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:53Invité politiqueChiffre
« 'abord, tous les Français sont bouleversés parce que je crois que c'est le 50e, plus de 50 ou 54, 57 attentats islamistes depuis 2012. »
- 1:40Invité politiqueFait
« Et après avoir été clandestin 10 ans, il a été régularisé en 2019 avec un permis de séjour remis en décembre 2020 pour jusqu'en décembre 2021. »
- 1:57Invité politiqueFait
« Alors moi, si vous trouvez normal que dans notre pays, les clandestins soient régularisés, si vous regardez tous les attentats qu'il y a eu depuis le début, ce sont bien évidemment soit des étrangers clandestins régularisés, c'était le cas à Marseille, »
- 2:18Invité politiqueFait
« soit des naturalisations sans vérification, c'était le cas de la famille du Tchétchène. »
- 2:41Invité politiqueFait
« Bien évidemment, tous les étrangers clandestins, heureusement, ne sont pas terroristes. »
- 2:52Invité politiqueFait
« qui de surcroît a une procédure de demande d'asile qui ne renvoie pas dans son pays ceux qui sont déboutés. »
- 3:20Invité politiqueFait
« sur le séparatisme, la bonne idée, je pense que j'avais eu en 2017, d'une charte, »
- 3:49Invité politiqueFait
« ils continuent à construire l'une des plus grandes mosquées d'Europe à Strasbourg, même si la subvention a sauté sous la pression populaire, pas sous la pression du gouvernement. »
- 5:25Invité politiqueChiffre
« On nous dit qu'on va étendre de un an à deux ans la surveillance après la sortie de prison. »
- 5:29Invité politiqueFait
« L'application du fameux code pénal d'intelligence avec l'ennemi qui punit 30 ans n'est jamais appliquée par les procureurs. »
- 7:50Invité politiqueChiffre
« 70% sont français. »
- 11:33Invité politiqueFait
« le Danemark vient de décider que pour avoir la nationalité danoise, il faudra ne pas avoir commis de délit sur son sol, être assimilé, parler la langue danoise. »
- 18:19Invité politiqueFait
« Enfin, ce qui s'est passé est insupportable. »
- 18:42Invité politiqueFait
« Une dérive de la loi. »
- 31:06Invité politiqueFait
« une politique sanitaire qui est une faillite complète »
- 31:08Invité politiqueFait
« Nous sommes un des pays où il y a le plus de morts »
- 33:24Invité politiqueChiffre
« trois millions d'indépendants qui n'ont pas d'indemnisation »
- 34:09Invité politiqueFait
« le plan de relance européen est dérisoire par rapport au plan de M. Biden »
- 35:11Invité politiquePromesse
« j'ai fait des propositions pour produire français, aider les PME, relancer notre économie »
- 36:23Invité politiquePromesse
« c'est lancé, le projet est prêt »
- 40:21Invité politiqueFait
« ces traités allaient mener à la disparition de la France »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan74 %
- Présentateur16 %
- ?9 %
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Bonjour et bienvenue au Forum Radio Gideon. Vous êtes l'invité Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour.
Bonjour Frédéric Aziza.
Alors après l'attentat de Rambouillet, la politique en matière de lutte antiterroriste d'Emmanuel Macron est de nouveau ciblée par la droite et l'extrême droite. Est-ce vraiment justifié ? La menace terroriste doit-elle imposer une concorde nationale ou au contraire devenir un nouvel axe de campagne anti-Macron ? Et puis au-delà, l'enjeu sécuritaire peut-il, va-t-il bouleverser la présidentielle ? Sur quoi doit se jouer 2022 ? Sur le régalien, la crise sanitaire ou l'économique et le social ? Et donc pour commencer, Nicolas Dupont-Aignan, il y
a
cet attentat de Rambouillet commis par un Tunisien inconnu des services de renseignement. Comment lutter contre ces attaques ? Et est-ce qu'on peut lutter contre ces attaques
? D
'abord, tous les Français sont bouleversés
parce
que je crois que c'est le 50e, plus de 50 ou 54, 57 attentats islamistes depuis 2012. Et qu'à chaque fois,
au
-delà de l'émotion partagée, on entend les mêmes paroles,
mais
les actes ne suivent pas. Et ce qui est insupportable, je crois, pour tous nos concitoyens, et pour moi en tout cas, c'est que des mesures auraient pu être prises depuis des années, et que le gouvernement,
le
président de la République, n'en font pas une priorité. On est dans la parole,
jamais dans les
actes.
Qu
'est
-ce
qui vous pousse à dire ça ? Parce que là, par exemple, c'était quelqu'un qui n
'était
pas connu des services de renseignement, ni des services de police. Qu'est-ce que le gouvernement aurait pu faire ?
Écoutez, là, cet homme
est arrivé 2009
clandestin.
Et
après avoir été clandestin 10 ans, il a été régularisé en 2019 avec un permis de séjour remis en décembre 2020 pour jusqu'en décembre 2021. Alors moi, si vous trouvez normal
que
dans notre pays, les clandestins soient régularisés, si vous regardez tous les attentats qu'il y a eu depuis le début, ce sont bien évidemment soit des étrangers clandestins régularisés, c'était le cas à Marseille,
c
'était le cas notamment il
y
a un an à Romand-sur-Isère, soit des naturalisations sans vérification, c'était le cas de la famille du Tchétchène. Donc à chaque fois, on est au carrefour d'une politique migratoire laxiste
et
d'une politique de faiblesse vis-à-vis de l'islamisme. Et
ça veut dire que
vous
considérez que ce qui se passe, c'est à cause de l'immigration ?
Ah ben c'est une des conséquences majeures de la submersion migratoire que nous subissons. Bien évidemment, tous les étrangers clandestins, heureusement, ne sont pas terroristes. Mais quand vous avez un pays
qui
ne contrôle pas ses frontières,
il
ne contrôle pas ses Schengen, qui de surcroît a une procédure de demande d'asile qui ne renvoie pas dans son pays ceux qui sont déboutés. Je ne parle pas de la procédure légale, le droit d'asile légitime, mais ceux qui sont déboutés ne sont pas renvoyés. Quand de surcroît vous avez une politique faible vis-à-vis de l'islamisme politique, et je prends un exemple très concret, vous avez vu qu'Emmanuel Macron avait repris, d'ailleurs a mis en place dans la loi, sur le séparatisme, la bonne idée, je pense que j'avais eu en 2017, d'une charte,
donc
ça c'était bien. Sauf que Milligorus et deux autres associations qui ne veulent pas signer la
charte,
eh bien il ne se passe rien. C'est-à-dire qu'on met en place une
charte
et l
'association... Ils ne sont pas invités
de
Strasbourg. La seule
conséquence c'est qu
'ils
ne sont pas invités dans les réunions en préfecture. Mais ils continuent à vouloir construire une école coranique à Albertville, ils continuent à construire l'une des plus grandes mosquées d'Europe à Strasbourg, même si la subvention a sauté sous la pression populaire, pas sous la pression du gouvernement. Et donc
on est dans un pays... Sous la pression du gouvernement,
il y a eu une lettre de Gérald Darmanin...
Oui,
une fois que ça s'est connu sur les réseaux sociaux, donc il
faut
arrêter. Le problème de fond c'est que si le gouvernement mettait autant d'énergie
à
combattre l'islam radical, l'islamisme politique,
qu
'à surveiller les français qui ne respectent pas le couvre-feu à 19h, je peux vous dire que ça irait mieux. Donc il y
a
un problème de volonté politique, il y a un problème de traduction en actes. Alors vous allez me dire, oui, mais qu'est-ce que vous proposez de concret ? Je vais vous dire ce
que je proposerai à la place.
Vous allez dire, mais d'abord, il
y a
l'interview de Gérald Darmanin ce matin dans le JDD, qui détaille le projet de loi qui va être présenté mercredi en Conseil des ministres. Un projet de loi étant dans les mesures de fermeture des lieux de culte aux lieux qui en dépendent, qui va renforcer les mesures de contrôle administratif. Les visites et saisies domiciliaires seront aussi facilitées par l'instauration du critère menace grave. Il y aura aussi un allongement du contrôle administratif des sortants de prison condamnés pour des faits de terrorisme, ou encore de nouvelles mesures en matière de recueil des données informatiques ou téléphoniques. Est-ce que ça va dans le bon sens ?
Est-ce que vous pourriez voter en faveur de ce projet de loi relatif à la prévention des actes de terrorisme et au renseignement ? Ça va arriver fin mai à l'Assemblée.
Un nouveau projet de communication avec des mesurettes intéressantes. Mais je vais vous
en prendre une. Vous dites que c
'est uniquement de la communication ?
Non, il y
a
des mesurettes.
Je vais
vous en prendre une. On nous dit qu'on va étendre de un an à deux ans la surveillance après la sortie de prison. Mais vous avez vu à quoi sont condamnés la plupart des terroristes ? L'application du fameux code pénal d'intelligence avec l'ennemi qui punit 30 ans n'est jamais appliquée par les procureurs. Et on a des peines qui sont entre 5 ans et 20 ans selon les situations. C
'est le droit
?
Non, le droit ça serait d'appliquer le fameux article du code pénal d'intelligence avec
l'ennemi. Donc c'est ce que vous
demandez ? Ce que j'ai demandé depuis 2017, ce que François Fillon demandait, ce que nous avons tous demandé. Et donc vous voyez, d'un côté on nous dit, vous voyez, on va faire des choses. Mais le cœur, par exemple, d'être beaucoup plus sévère dans les condamnations. Ensuite, d'enfermer les terroristes avec des peines incompressibles. J'avais proposé les Kerguelen ou Cayenne, mais un bagne, oui, ils sont enfermés. Un autre exemple, la déchéance de nationalité. Vous avez beaucoup de binationaux.
C
'est l'Algérie, figurez-vous, alors elle est revenue sur ce projet, mais qui avait prévu
de
déchoir
de
la nationalité algérienne les binationaux français algériens qui commettaient des actes de terrorisme. Et la France ne le fait pas.
Mais vous avez vu ce qui s'était passé quand François Hollande a voulu la mettre en œuvre après les attentats de 2015.
Ça a été rejeté
par la classe politique et l'opinion. Mais pas moi,
et pas par l'opinion. C'est pas vrai. Faisons un référendum. Les binationaux
qui
sont islamistes doivent perdre la nationalité française. Les délinquants étrangers sur notre sol, après leur peine, doivent être expulsés.
Ce
que Nicolas Sarkozy avait supprimé contre toute attente. Tous les pays du monde expulsent les délinquants étrangers au terme de leur peine. Pas la France. Le droit du sol doit être supprimé. Le droit du sol supprimé. La nationalité française se mérite. Ce qui permettra d'éviter que des jeunes baignant dans l'islamisme leur famille deviennent naturellement français et qu'après ils restent français. Troisième point. Il faut que les demandeurs d'asile effectuent leur demande d'asile dans des centres de rétention aux frontières. de manière à ce que ceux qui sont déboutés repartent dans leur pays.
Ça
veut dire,
attendez
précisément, créer combien de
centres
de
rétention
aux frontières ? Il faudra le nombre qu'il faut.
Il
y a suffisamment de casernes désaffectées. Il y aura des centres de rétention. Vous demandez l'asile en France. Vous allez dans un centre de rétention. On traite votre demande d'asile selon la Convention de Genève. Tout à fait légalement. Mais quand on vous la refuse, vous ne restez pas clandestin pendant des années. Car regardez le profil de tous les terroristes depuis 2012. 70% sont français. Non. Moins de 80%. Français récents.
Très
récents. Français récents. Oui, français récents, arrivés, souvent après des passages de clandestinité. Toujours la même histoire. Mais tous les français ont compris.
Il
n
'y a
que les dirigeants français qui n'ont pas compris. Alors, on met un pansement
sur
une plaie purulente. L'immigration continue. L'islamisation continue. Et d'ailleurs, parallèlement, quelles sont les premières victimes ? Ce sont les étrangers réguliers qui respectent nos lois. Et il y a beaucoup de français musulmans très paisibles qui respectent la République. Je ne les mets pas dans le même sac. Mais j'attends
des
autorités musulmanes françaises
qu
'elles prennent position beaucoup plus clairement.
Et
j'attends qu'on puisse dissoudre les associations qui ne signent pas la charte
proposée
par Emmanuel Macron. Ce n
'est
pas moi qui les
ai proposés. Et qu'on
les ferme, qu'on ferme les mosquées salafistes en France. Par rapport à ce que propose Gérald Darmanin. Mais Gérald Darmanin, c'est un pansement sur une plaie purulente.
Rien sur
l'immigration. Rien sur l'immigration. Rien
de
vraiment allant au bout de la logique sur l'islam politique. L'islamisme. Qui n'a rien à voir avec la foi musulmane. Il
y a une crise.
Ça fait l'objet de la loi séparatisme. Non, la loi séparatisme ne traite pas le problème. La preuve, Miligorus construit des mosquées, ouvre des écoles et explique
que
la
loi de la République ne s
'impose pas à elle. Enfin
quand même. Il n'y a pas un pays au monde qui tolérerait ça. Vous savez que
le projet Miligorus, ça remonte à 2013. Ce n
'est
pas récent. Mais oui, mais depuis maintenant, attendez,
Miligorus ne signe pas la charte.
On
nous explique qu'on fait une charte pour éviter le séparatisme. Et il ne signe pas la charte, il la refuse. Il refuse donc d'accepter que la loi républicaine l'emporte sur la charia. Et rien ne change.
Il
continue à construire,
à
administrer des mosquées, à envoyer des imams en France. Mais est-ce que notre pays, nos dirigeants... Donc moi je vais vous dire très clairement. Les Français ont compris
que
ce ne sont pas ceux qui ont créé les problèmes
qui
pourront les résoudre. Et
les
gesticulations de M. Darmanin, M. Macron, la fausse compassion, sincère sans aucun doute bien sûr, puisque c'est atroce ce qui s'est passé et j'imagine qu'ils sont bouleversés. Mais maintenant,
ça
suffit. Est-ce que les Français veulent continuer avec des gens
qui
ne font que des discours et des mesurettes ? Ou est-ce qu'ils veulent des actes forts
?
Alors on parlera de la présidentielle tout à l'heure.
Non mais c'est ça la question. Oui,
on va en parler. Mais il y
a
quand même une particularité française, Nicolas Dupont-Lignard. La différence des autres pays, la France est le seul pays où il n
'y
a pas de consensus politique autour de la lutte contre le terrorisme. Peut-on vraiment faire de la lutte contre le terrorisme un enjeu électoral
?
Mais
il faut
en faire un enjeu électoral, parce que sinon les Français vont subir 50 attentats dans les 5 prochaines années. Ah bon ? Mais regardez le Danemark. Prenons un petit pays
qui
n'a pas d'efforts aussi importantes que la France. Regardez le Danemark. Politique migratoire au Danemark, il y
a
eu un consensus, mais sur des actes, pas sur des discours. On parle du terrorisme. Oui, oui, mais tant que vous ne ferez pas le lien
entre
immigration, islamisation et terrorisme, vous n'aurez rien compris. Voilà. Donc, soit la France fait comme le Danemark, qui est un pays européen, qui respecte les règles européennes, mais qui contrôle ses frontières. Par exemple, le Danemark vient de décider que pour avoir la nationalité danoise, il faudra ne pas avoir commis de délit sur son sol, être assimilé, parler la langue danoise.
Est
-ce que c'est trop demandé pour la France ? Écoutez, moi je veux être très clair. Soit on s'assimile,
soit
on repart. Soit on s'assimile ou on s'intègre ? On s'assimile. Ça veut dire quoi s'assimiler ? S'assimiler, ça veut dire épouser le pays d'accueil. Si
on vient en France...
Oubliez tout ce qui fait
partie
de votre
héritage
éventuellement culturel. Mais on peut être
assimilé
tout
en ayant son héritage culturel. Mais quand on va dans un pays, on s'assimile. Sinon on n'y va pas. J'entendais une interview d'un leader islamiste qui disait, mais je suis français, c'est à vous de partir. Non, c'est lui qui est arrivé. Donc il y
a
un moment,
il
faut être très clair.
La
France a toujours
été
une terre d'accueil,
mais
vis-à-vis d'étrangers qui voulaient s'assimiler. Je demande aussi, parce que
soyons
concrets... Les mots ont leur importance,
s'assimiler ou plutôt s'intégrer. Non, s'assimiler, ce n
'est
pas la même chose. Oui, mais c'est pour ça que je vous pose
la question.
La
France a pu... Non, mais attendez, je vais être très précis. Jusqu'aujourd'hui, c
'était
plutôt l'intégration.
Non, c'était l
'assimilation. L'assimilation. La France a pu être une terre d'accueil, a pu mêler des populations d'origine différente, parce qu'on assimilait.
À
partir du moment où les dirigeants français ont renoncé à ce modèle d'assimilation, école de la repentance,
pas
d'obligation de travail, on vit des prestations sociales, on ne contrôle pas ses frontières. Mais 30 ans après, voilà le résultat. Donc je vous le dis, c'est moins une. C'est moins une si on ne veut pas finir comme le Liban. Ça
veut dire qu'on va plus préciser les
choses.
Je
veux dire, on le voit bien, assassinat, égorgement d'une policière à Rambouillet, et dans la nuit, tir de mortier à Trappes, je crois, ou je ne
sais
plus
où.
Mais c'est quand même pas le Liban.
Ah
ben écoutez, quand on commence
à
égorger,
comme
ça, régulièrement,
au
nom d'une idéologie, d'un fascisme islamiste,
quand
on continue à tirer du mortier la nuit contre les policiers, quand à Tourcoing, il y a quelques jours, des jeunes brûlent une école et tirent au mortier sur les pompiers, que c'est tous les soirs dans les quartiers en ce moment, je dis qu'il y
a
le danger d'une guerre civile. Et que si on ne reprend pas l'offensive,
en
mettant les forces de police qui aujourd'hui sont utilisées à contrôler les honnêtes gens, qui vont arriver à 19h15, quand on pense que le ministre de l'Intérieur bloque le périphérique parisien pour faire des contrôles, afin de savoir si les gens rentrent chez eux ou ce qu
'ils
vont faire voir leur grand-mère à 19h30, on se demande si on ne
vit
pas dans un
pays de fous. On va parler de la crise sanitaire. Je vous le dis comme je
le pense.
On se demande si on ne vit pas dans un pays de fous. Alors une question par rapport à ce dont vous venez de parler d'ailleurs. Gabriel Attal aujourd'hui dans le Parisien, en visant la droite et l'extrême droite, donc en vous visant aussi, il dit que chaque attentat a ses victimes
et
ses vautours. Vous êtes un vautour ? Non. C'est en gros ce qu
'il
dit,
Gabriel Attal.
Vautour ou pas vautour ? Le pauvre Attal est dépassé par les événements, c'est tout. Et il ne se rend pas compte. En fait, je crois qu'Emmanuel Macron et son gouvernement n'ont malheureusement pas la culture historique
et
le sens de l'histoire avec ces tragédies. Vous savez,
c
'est quand on ne réagit pas à temps
face
à des nouveaux fascismes qu'on se le paye très cher. Alors il ne s'agit pas d'une question de vautour. Tout ça est pitoyable. Que le pauvre ministre en soit là, c'est pitoyable. En
gros, il
considère
que vous voulez faire
du terrorisme et
de l
'immigration. Je veux
régler le problème.
Et
j'estime que les Français ont le droit d'avoir le choix. Et j'ai suffisamment proposé, je me souviens d'un entretien au lendemain du Bataclan avec François Hollande qui recevait les leaders politiques. Il faut lui reconnaître ça. Alors qu'Emmanuel Macron ne reçoit jamais un leader politique. J'étais venu
après
l'attentat du Bataclan. Et j'avais amené un dossier. Et je lui ai remis un dossier avec 25 propositions étudiées, avec des services de police, avec des magistrats, avec d'anciens préfets, avec 25 mesures précises.
Et
je me souviens très bien, il avait dit, vous êtes le seul qui venait avec des propositions écrites. Je lui
ai
dit, oui, c'est parce que vous avez la gentillesse de me recevoir comme chef de parti. Il est normal que je fasse un travail
avant d'aller vous voir. Vous vouliez
être reçu par Emmanuel Macron ?
J'aurais aimé pouvoir lui remettre ses propositions au début de mandat. Bon, maintenant j'ai compris qu
'il
ne ferait rien.
Mais je
pense que si on avait pris au moins quelques de ces mesures il y a quelques années, on n'en serait pas là. J'ai proposé une cour de sûreté de l'État pour les crimes terroristes. J'ai proposé cette prison particulière où ils sont éloignés du territoire métropolitain. J'ai proposé la suppression du droit du sol.
Vous avez parlé de Cayenne,
vous faites référence à ce que vous avez dit à propos de Cayenne.
De Cayenne ou de Kerguelen, j'ai abandonné Cayenne.
Ça
avait suscité un lot de protestations. Mais qu'est-ce que je voulais dire
? Il
faut comprendre le sens des choses. C'est qu'il est inacceptable que des gens qui veulent tuer des terroristes soient considérés comme des délinquants ordinaires. Qu'ils soient mis dans une prison et puis ils sortent au bout de huit ans. Ils ont des remises de peine. On les surveillera deux ans au lieu d'un an.
Mais
il faut bien comprendre que s'il n'y a pas de dissuasion de la peine beaucoup plus forte,
mais
on n'en sortira pas. Mais regardez ce que fait Israël, regardez ce que font les États-Unis, regardez ce que font l'Angleterre. Pourquoi la France est le pays où il y a le plus d'attentats terroristes
?
Il faudrait peut-être à un moment se poser des questions. Je vous l'ai dit tout à l'heure, pas de contrôle migratoire, repentance permanente, faiblesse vis-à-vis de l'islam politique, frontières ouvertes, Union européenne complètement dépassée par les événements, et classe politique, pardonnez-moi, de droite et de gauche, qui vit dans une espèce de monde bisounours et qui n'a pas compris le tragique de l'histoire.
Donc
soit on défend notre nation, notre peuple, de manière d'ailleurs légale, cohérente, regardons ce qui se fait ailleurs, mais pourquoi les autres pays ont le droit de se défendre et pourquoi la France n'a pas le droit de se défendre ? C'est une question incompréhensible pour moi.
Alors autre dossier d'actualité, c'est dossier Sarah Halimi. Donc les suites de l'affaire Sarah Halimi avec ses décisions, ou après ses décisions de la Cour de cassation, qui a entériné le 14 avril l'irresponsabilité pénale du meurtrier sous l'emprise d'une bouffée délirante au moment de son crime antisémite lié à la consommation de cannabis. D'abord, qu'est-ce que vous en pensez ? Et puis, est-ce que vous approuvez Emmanuel Macron, qui a chargé Éric Dupond-Moretti, de travailler à une modification de l'article du Code pénal sur l'irresponsabilité pénale ?
Alors,
deux choses. J'irai tout à l'heure à la manifestation entre Cadéro, parce que j'avais protesté à l'époque dans la première décision du juge d'instruction de mémoire, et qui avait renvoyé à la Cour de cassation. Enfin, ce qui s'est passé est insupportable. Et je vais vous dire pourquoi.
L'irresponsabilité pénale de la décision. Vous parlez de la décision de
la Cour de cassation.
Oui. L'irresponsabilité pénale, c'était au départ fait pour les fous. On considérait qu'un fou qui est enfermé dans un asile toute sa vie, on ne peut pas lui attribuer une responsabilité. Mais là, c'est une dérive des magistrats. Une dérive de la loi. Donc, quand le procureur dit qu'on applique la loi, ce n
'est
pas vrai.
Ils
interprètent la loi.
Parce
qu'au contraire, le cannabis, l'alcool, a toujours été une circonstance aggravante.
Et
donc,
c
'est extrêmement grave. Dire que parce qu'il a pris du cannabis, il devient irresponsable au titre d'un fou. Ce qui était l'objet de la loi. C'est mettre en place une culture de l'excuse
insupportable.
Ça veut dire que vous pouvez commettre les pires crimes, prendre un peu de cannabis avant,
un
peu d'alcool, et vous êtes irréçant.
Ça veut dire que pour vous... Ça veut dire parce qu'il ne va pas passer sa vie dans un asile.
Attendez,
est
-ce que c'est pour
vous ? Il ne va pas
passer sa vie. Et si vous voulez, c'est une bouffée délirante. De surcroît, les experts, en plus, n'étaient pas d'accord. Il y avait un expert qui considérait qu'il avait toute sa responsabilité.
Mais
derrière cela,
il
y a la tentative, la tentation d'un gouvernement des juges politisé. Et là aussi, notre société ne tourne plus rond. Donc, cette décision est insupportable, inacceptable. Elle travestit la loi. Alors Emmanuel Macron se raccroche aux branches, demande à Dupond-Moretti de nous faire une commission, comme à chaque fois. Donc,
il a travaillé
sur un nouvel
article
du Quarténal. Pour que les magistrats, mais que des magistrats... Mais il a raison ou pas ? Mais il vaut mieux ça que rien. Mais, écoutez, c
'est
insupportable ce qui se passe. Et je vais vous dire, c'est extrêmement grave, parce que ça participe aussi du problème de la sécurité en France. Le problème de la sécurité en France, ce n
'est
pas de rajouter des policiers. Bien sûr qu'il en faut davantage, et qu'il faut mieux les utiliser. Je suis le premier d'accord. Mais le problème de la sécurité en France, c'est le laxisme judiciaire. Ce sont des magistrats politisés. Donc, le problème, ce n
'est
pas la police, c'est les juges ? C'est une partie des lois, parce que tous les juges, la plupart appliquent les lois. Il ne
faut
pas non plus mettre tout le monde dans le même bain.
Les
lois sont trop laxistes et trop compliquées, trop ambiguës. Donc, il faut faire un travail législatif. J'avais proposé, par exemple, des peines planchées pour les
agresseurs de policiers. D'ailleurs, peines planchées pour les récidivistes. Xavier Bertrand, il
a raison. Il reprend ma proposition, j'en suis ravi. Alors, quand il dit peine automatique, il n'y
a
pas de peine automatique dans le système judiciaire.
En
revanche, peine planchée, moi,
je
ne
suis
plus raisonnable que Xavier Bertrand, du moins. Moins démagogique. J'ai toujours proposé...
Ah, vous trouvez démagogique ? Non, mais la peine
automatique, c'est facile à dire. Mais ce n
'est
pas réaliste. Alors que peine planchée, nous pouvons tout à fait légiférer, ce qu'avait fait Nicolas Sarkozy. Et je pense qu'il faudra faire adopter par référendum
un
nouveau code pénal de manière à ce que les magistrats appliquent ce que aura décidé le peuple français.
Qu'est-ce
que ça veut dire, un nouveau code pénal ? Ça veut dire que tous
les
articles du code pénal seront l
'objet
de ce référendum ? Non,
bien sûr que non, on ne peut pas. En revanche, il y a quelques articles du code pénal qu'il faudra revoir, adoptés par référendum
pour
que le peuple français puisse dire à la magistrature
La
justice est rendue au nom du peuple français. Et je propose des peines planchées pour les récidivistes, comme aux États-Unis, des peines planchées pour les agresseurs de policiers, parce que le problème de la délinquance en France c'est l'impunité des délinquants. Des lois imprécises, parfois des juges politisés, une culture de l'excuse et de la repentance, ça fait un cocktail
qui
aboutit à des émeutes partout.
Par rapport à Sarah Halimi, le président du CRIF, Francis Khalifa, propose que la nouvelle loi porte le nom de Sarah Halimi. Est-ce que c'est une demande que vous reprenez à votre compte, Nicolas
?
Tout
à fait, ça peut être
très bien. Mais enfin, entre nous,
ce
que je voudrais, c'est qu'il n
'y
ait pas d'irresponsabilité comme ça. La
nouvelle
loi, ça serait ça.
La nouvelle loi, il faut la préciser, bien évidemment.
Mais
vraiment, vraiment,
que
la Cour de la Cassation ait pu faire ça,
c
'est vraiment indigne.
Alors, dans l'actualité, Nicolas Dupont-Nian, toujours et encore, ça remonte à plus d'un an, la crise sanitaire. Vous avez été l'un de ceux qui, depuis le début de la pandémie, avaient critiqué la stratégie du gouvernement. Est-ce que le gouvernement pouvait vraiment prévoir l'imprévisible ? Écoutez, on ne
va
pas revenir sur le passé.
Mais on va parler aussi du présent et de l'avenir. Mais
je ne renie rien de ce que j'ai dit. J'ai été un des premiers à demander la fermeture des vols avec la Chine. On m'a traité de fasciste. Ensuite, j'étais le premier à demander la fabrication de masques et la renationalisation de certaines sociétés, comme Luxfer, qui produisait des bouteilles d'oxygène. Ça n
'a
toujours pas été fait. Je m'aperçois, ce matin, il y avait un article dans un journal,
dans
France Info, que les appels d'offres publics vont acheter des masques de mauvaise qualité dans des pays d'Asie et que nos entreprises qu'on a incitées à produire des masques ne trouvent pas preneur parce que les appels d'offres de l'administration ne favorisent pas la production en France de qualité. J'ai demandé des tests avant tout le monde. On m
'a
rionné. Maintenant, heureusement, on les fait. J'ai demandé des lits d'hospitalisation pérenne, de réanimation. Ce n
'est
toujours pas fait. Réouverture du Val-de-Grâce parce qu'il y
a des
pandémies, on va en avoir d'autres et il faut anticiper la suite. J'ai demandé qu'on distribue des masques FFP2 aux personnes âgées comme Mme Merkel l'a fait en Allemagne. Ce n
'est
toujours pas fait. Et j'ai demandé que les soins précoces et les médecins
qui
prescrivent des soins précoces, qui permettent d'éviter de rentrer chez soi avec du Doliprane et d'avoir la charge virale qui s'accroisse ne soient pas pénalisés. Malheureusement, je crois qu'un jour...
Parce
que vous avez été l'un de ceux qui avait soutenu le professeur... Je le soutiens toujours. Et vous considérez que ça... Oui.
Son traitement entre
guillemets est
toujours
valable ? Dans certaines
conditions. Ça soigne la Covid
? Alors attention. Ce n
'est
pas ce que disent les médecins ? Ça dépend
desquels. Ce n'est pas ce
que dit l'OMS ? Personne ne dit ça. Ce n
'est
pas vrai.
Il y a une centaine
d'études. Vous allez sur le site Meta-Analyse qui regroupe toutes les études sur les soins totalement impartiales.
Il
y
a
des centaines d'études. La France a
de l'or...
Les plus hautes autorités scientifiques
françaises, européennes et mondiales, qui ont demandé... Les plus hautes autorités, qui ont
demandé... Qui ont demandé le Rennes des Sivirs et qui ont soutenu certains laboratoires pharmaceutiques.
Vous avez pris
d'ailleurs
ce...
Non, pas personnellement.
Non ?
J'ai eu la chance
de ne
pas
avoir le Covid-2. Beaucoup de gens l'ont pris, bien sûr. Et des personnalités très connues. Et
ça a été très efficace. C'est important.
Il vous dit toujours
c
'est le docteur Raoult qui a raison.
Je
dis, attention, est-ce qu'on peut éviter le débat passionné comme
il y a eu ? Non, non, mais c'est intéressant. Je
dis que la solution de la caisse primaire d'assurance maladie, que quand quelqu'un a le Covid, de lui dire rentrez chez vous, prenez du Doliprane et attendez,
a
été
une folie. C
'est ce qui s'est passé
pendant des mois. Attendez, je
finis le raisonnement. D'accord. A été une folie.
Et
je dis que sous certaines conditions, dans certains cas, et je ne suis pas médecin, beaucoup d'études montrent que pris à temps, avec un protocole, certains traitements précoces ont permis d'éviter la descente de la charge virale sur les poumons et de sauver des vies. Et je dis que si la France avait évité ce rejet automatique de ce que disait Raoult,
il
n
'a
pas obligatoirement raison sur tout, mais il faut reconnaître que beaucoup de médecins ont constaté
que soit
l'hydroxychloroquine, soit l'ivermectine encore mieux, permettait, et ça a été utilisé en Slovaquie et dans beaucoup de pays, permettait d'éviter des aggravations de cas si c'était pris à titre précoce.
Ce
n
'est
pas ce que disent les plus hautes autorités
scientifiques françaises, européennes et mondiales. Les plus hautes autorités se sont trompées
systématiquement sur tout. Et moi, je prends
toutes les études. comme vous dites.
Non, j'ai pris toutes les études. Sur l'ivermectine, il y a plus de 25 études, dont 12 randomisés. La Slovaquie, qui est un état européen, a mis en place. Il y
a
une chute de mortalité considérable depuis mars en Slovaquie.
Grâce donc
au professeur Raoult ?
Non, non, non, non.
L'ivermectine, ce n
'est
pas le professeur Raoult. D
'accord.
Il y a la vitamine D. Là, c'est l'académie de médecine.
C
'est la plus haute autorité. Pourquoi le gouvernement français n'a pas demandé à tous les Français
de
se tester en dose de vitamine D pour savoir s'ils étaient carencés ? Tout le monde sait. Plus haute autorité de médecine, là, c
'est
les plus hautes. Académie de médecine, Société Savante, des pétitions de médecins qui ont demandé au gouvernement de renforcer la vitamine D parce que les personnes au-dessus de 40 ans sont carencées. 80% de moins de risques d'attraper la Covid. Ça n'a pas été fait.
Et
voilà ce qui m'a choqué. Après,
quand
les mesures sont prises, même avec un an de retard, moi, je dis bravo.
Je ne suis pas dans une opposition
systématique. Je veux qu'on sauve des vies. On avance.
Juste un point.
J'aimerais qu
'on
tire les leçons, Frédéric Aziza. C'est tout. Qu'on arrête avec un couvre-feu débile à 19h. Parce que moi, je vois des gens pour aller ailleurs, en Essonne, entasser dans le RER à 18h avec des masques en tissu. Alors là, ils ont plus de risque
d'attraper la Covid. On avance justement. Non, mais ils ont
plus de risque d'attraper la Covid que s'il n'y
avait
pas de couvre-feu, qu'ils rentraient tranquillement chez eux.
Est
-ce qu'on va sortir d'une conception moyenne âgeuse du traitement de la Covid ? Pour sauver les
gens,
pour sauver des vies, il y a la campagne de vaccination qui bat son plein.
Au
passage, d'abord, est-ce que vous vous êtes fait déjà vacciner ? Non. Non ? Est-ce que vous comptez vous faire vacciner ?
Je verrai.
Vous n'êtes pas sûr ?
Non, tout dépend. Je pense que la vaccination, c'est une question de bénéfice-risque. J'estime que les personnes plus âgées avec des facteurs de comorbidité...
Vous avez quel âge ? Je
viens d'avoir 60 ans, donc j'ai peut-être le droit maintenant.
Par exemple, Vous
faites partie des personnes cibles. Est-ce que vous vous dites non, je ne
vais
pas me faire vacciner ? Ma
décision
n'est pas prise. Pourquoi
?
Parce
que j'estime qu'il
y a
un bénéfice-risque et je pense que
la priorité... Les médecins disent ce qu'ils veulent. J'ai mon ibromite et je crois à la libre-vaccine. Les
épidémiologistes disent
que le
rapport bénéfice-risque est du côté de la vaccination.
Ça
dépend des personnes.
Non,
non,
ça ne dépend pas
des personnes. Moi,
je vous le dis, il
y a
beaucoup de médecins aussi qui disent exactement que ça dépend des personnes. Je prends un exemple. Soyons précis, parce que dans ce
crise
Covid, on est dans des polémiques stériles. Et moi, je veux qu'on ajoute des moyens de soins. En réanimation, j'ai lu et des médecins m'ont dit et donc je crois les médecins et j'ai vérifié.
Il y
a à peu près la moitié des personnes en réanimation qui ont du surpoids et qui sont obèses. J'estime,
par
exemple, qu'il faudrait vacciner en priorité. C'est ça
qui a été décidé. Non, c'est toujours pas fait. Si, si, si, ça a été
décidé.
Oui, mais c'est toujours pas fait. Attendez, je
vais vous
poser des questions.
Vous qui n'êtes visiblement pas obèse, vous dites, j'ai pas besoin de me faire vacciner.
Au jour d'aujourd'hui, je pense que le risque est plus important que le bénéfice pour moi. Je changerais peut-être d'avis. En tout cas, il
y
a priorité à toutes les personnes en comorbidité, les personnes
âgées,
puisqu'on sait que la Covid a un risque de mortalité sur les personnes âgées, en comorbidité. Et je pense,
et
d'ailleurs, je vois que même des pays a beaucoup de vaccinations. Israël,
le
professeur Schwartz, qui est un grand professeur israélien, a dit récemment, la vaccination, oui, mais les soins précoces, la précaution aussi. Boris Johnson, en Angleterre, lance un grand programme de soins précoces, car on s'aperçoit qu'il peut y avoir la vaccination, mais qu'il y a des variants,
qu'il y a des évolutions, qu'on ne connaît
pas, attendez, qu'on ne connaît pas la durée de protection, et surtout,
qu
'on ne sait pas si ça réduit la transmission. Donc, j'aimerais
qu
'on additionne les moyens. Vaccination pour ceux pour qui c'est utile, soins précoces pour éviter l'aggravation de la charge virale, précaution intelligente, il vaut mieux prendre un masque FFP2 dans les transports et ne pas avoir de coups
de refus,
et ne pas avoir de coups de refus plutôt que d'emmerder les Français et de les laisser dans les transports attraper la Covid.
Il y a un
moment, ce pays, là aussi, ne résonne
plus. Vous savez que pour les traitements, en
ce
qui concerne les traitements, ça a beaucoup évolué depuis la première vague, depuis un an, et donc les traitements ont fait leur preuve, notamment dans les hôpitaux français. Vous le savez, ça
?
Oui, bien sûr, qu'il y
a
eu des évolutions dans les hôpitaux. Mais ce
que je veux vous
dire, ce que je veux vous dire, c'est que j'aurais aimé que dans ce domaine, d'abord, le Parlement soit associé, car même pendant la guerre de 14-18, Clémenceau, à l'Assemblée, critiquait les opérations militaires, et c'est comme ça qu'on a pu changer de stratégie, depuis mars 2020, je vous rappelle que le Parlement est fermé sur le plan sanitaire, nous ne décidons de rien. Emmanuel Macron, tout seul, dans un conseil de défense, sans compte-rendu, avec un conseil scientifique qui ne donne pas de compte-rendu de ses activités, décide des libertés des Français, d'une politique sanitaire qui est une faillite complète. Nous sommes un des pays où il y
a
le plus de morts. J'estime qu'on a peut-être le droit encore de proposer des choses sans esprit de système.
Alors, une
question aussi qui vous concerne, puisque vous avez 60 ans et que
vous
n'êtes pas obèse, le sérum AstraZeneca, donc vous êtes cible aussi, vous pouvez l'utiliser. Est-ce que vous pourriez vous faire vacciner avec un sérum AstraZeneca
? Je
ne dis rien sur ce sujet, car je ne veux pas faire
accroître des
polémiques, mais je constate simplement qu'il est interdit dans beaucoup de pays. Pas dans beaucoup de pays ? Si, aux Etats-Unis, dans beaucoup de pays. Et
donc,
vous
dites...
Il n'est pas
autorisé dans beaucoup de pays. Donc, je peux comprendre que beaucoup de Français aient certaines interrogations.
Parce que vous savez qu'au départ, d'ailleurs, je ne sais pas quelle était votre position au départ, c'est que c'était le vaccin ARN messager Pfizer
qui
était au centre d'une polémique. C'est vrai. Je crois que vous avez dû le dire à l'époque, ce
vaccin. Oui, j'ai dit qu'il fallait
qu'on regarde ce qu'il donnait et qu'il y avait un besoin de précaution.
Et donc, à l'époque,
ce vaccin a été rejeté.
Et AstraZeneca
aussi. Et aujourd'hui, il apparaît plébiscité. Voilà. Et bien,
ça prouve que... Donc, vous voyez que la science évolue.
En
tout cas, les
données scientifiques, les connaissances scientifiques évoluent. Écoutez, je refuse le procès d'intention. Je n'ai jamais été anti-vaccin. J'ai toujours dit, en revanche, que la vérité,
aux
Français, c'est qu'on était dans une phase d'expérimentation jusqu'en 2022.
D
'ailleurs, le président de Pfizer l'a dit sur Israël en disant « C'est le laboratoire
de
notre vaccination. C'est un laboratoire. »
Il
y a beaucoup de polémiques aussi en Israël sur ce sujet. Donc, on a encore le droit, en démocratie, de participer au débat sans esprit de système.
Alors, on avance. Cette crise, est-ce qu'elle va laisser des traces au niveau économique et social
?
Et puis, parallèlement, est-ce
que... Sur
quoi va se jouer la présidentielle ? Sur le régalien, dont on a parlé au début de cette émission, la sécurité ? Sur la gestion de la crise sanitaire ? Ou sur l'économique et le social ?
Les
trois sont mêlés.
D
'abord, je voudrais dire un point. Sur la crise économique et sociale, elle est beaucoup plus forte qu'on ne le dit. Il y
a
eu, grâce à des bonnes actions du gouvernement sur le chômage partiel, un amortisseur bien heureux. Et vous voyez, quand il y
a
quelque chose qui va, je le dis.
Vous
le ressentez chez vous, ailleurs ?
Heureusement. Mais, je mets un mais,
on
a tendance à oublier les millions d'indépendants, trois millions d'indépendants qui n'ont pas d'indemnisation. Ça ne marche pas parce qu'il y a des trous dans la raquette. Il
y a
toujours des trous dans la raquette.
Il
y a des millions de petits boulots qui sont absents.
Il
y a une crise de misère dans le pays très forte. Et j'ai le sentiment que ceux qui, notamment sur le plan sanitaire, ont pris des décisions de fermeture, ont leur salaire en fin de mois et ne se rendent pas compte de l'explosion sociale qui risque d'arriver si
on
n'étend pas les PGE, les plans garantis des entreprises sur 25 ans, comme je le propose, pour les étaler, ce que se
font
très bien les États-Unis. Si on n'a pas un plan de relance beaucoup plus fort, puisque vous savez que le plan de relance européen est dérisoire par rapport au plan de M. Biden,
dont
l'Europe, là, l'Europe, est en train de sortir de l'histoire économique, scientifique. Vous avez la Chine d'un côté qui investit des milliers de milliards de dollars puisqu'ils fabriquent leurs monnaies dans l'opacité la plus totale. Et vous avez Joe Biden qui a décidé un plan de 4 000 milliards de dollars. Et l'Europe
est
paralysée. Donc, je dis danger. Premier point. Deuxième point, je voudrais que le gouvernement français arrête de suivre l'Union européenne et reprenne sa liberté pour aller beaucoup plus loin dans le soutien financier et dans l'investissement
pour
les sciences de l'avenir parce que ce sont les États-Unis et la Chine qui vont prendre le leadership. Et j'ai des propositions très concrètes pour à la fois soutenir les PME, baisser la fiscalité sur les PME, relancer notre économie parce que le danger, c'est qu'on sorte de cette crise complètement déclassée. C'est ça le danger. Et l'élection présidentielle, j'aimerais,
j
'aimerais qu'il
y ait
un débat, c'est pas qu'elle se joue,
c
'est vrai qu'il
y ait
un débat. Moi, j'ai fait des propositions pour produire français, aider les PME, relancer notre économie à partir du tissu
local. C
'est vital. Sinon, on va devenir un pays de chômage de masse qui va faire tout produire à l'étranger et on va être déclassé socialement.
Vous parliez quelques instants, quelques minutes du couvre-feu. Est-ce que vous approuvez la décision du gouvernement de rouvrir les... C'est lié aux entreprises à la santé économique du pays, de rouvrir les terrasses de café-restaurant et les lieux culturels à la mi-mai ?
Je demande même qu'on les rouvre maintenant. Attention, on ne peut rouvrir que s'il y a de la prudence. Pour moi, protocole strict, réouverture. On pourrait rouvrir les musées depuis, on n'aurait pas eu besoin de les fermer. Encore une fois, le couvre-feu n'a aucun sens.
Il
oblige les gens à s'entasser. La fermeture des commerces n'a aucun sens. Il n
'y a
aucun risque dans un commerce. En revanche,
il
faut vraiment qu'on responsabilise nos concitoyens en leur disant qu
'on
peut vivre normalement si on est prudent.
Et
j'aimerais vraiment qu'on arrive à ça.
La présidentielle, vous avez commencé à en parler. Vous avez annoncé votre candidature.
Tout
à fait. C'est sérieux ou c'est un coup de bluff ? Est-ce que vous irez jusqu'au bout ? Bien évidemment,
c'est lancé.
Le projet est prêt. Vous êtes sûr d'avoir les 500 parrainages ? Bien
sûr. J'y travaille. J'étais encore cette semaine en province à la rencontre des maires. Et vous savez, quand vous allez sur le terrain et que vous voyez les maires, les entrepreneurs, ceux qui bossent, qui triment, ils sont écoeurés de voir le pays gouverner ainsi.
Ils
volent quelqu'un de sérieux. Ils volent sortir du duel Macron-Le Pen. Ils volent une alternative de redressement. Je la propose. J'irai au bout. J'ai déjà quand même entre 5 et 7 % la moyenne est de 6 % des huit derniers sondages. 6 % la dernière fois, j'étais à 0,5. Je suis à 6 %. Ça veut dire 2 à 3 millions de Français qui,
bien
que j'ai très peu d'expositions médiatiques, 0 % sur certaines télévisions publiques et radios publiques me soutiennent. Je suis premier sur Facebook.
Donc, ce
n
'est
pas un coup de bluff ?
Vous
irez jusqu'au bout. Mais
pourquoi ce serait un coup de bluff ? Est-ce que j'ai l'habitude de bluffer
?
J'ai toujours été sérieux dans mes positions. Je suis déterminé. Je n
'ai
jamais eu autant de soutien. J'irai. Parce que je crois que la France a besoin d'un plan de redressement
et
de solutions d'actes plus que de paroles.
Alors, il
y
a 6 mois, vous disiez que Marine Le Pen était derrière une opération de déstabilisation de Debout la France. 6 mois après, est
-ce
que vous êtes toujours en guerre avec elle ?
Mais je ne suis pas... Je ne
suis
en guerre avec personne. Moi, je ne
vais
pas commencer la campagne à critiquer mes concurrents en permanence. Je critique des projets politiques. J'estime qu'on a un grand rendez-vous.
C
'est dans moins d'un an, Frédéric Azizan. Souvenez-vous, en 2016, un an avant, il y avait la primaire de la droite, la primaire de la gauche, un vrai débat. On peut dire tout ce qu'on veut. Un vrai débat. Là,
il
n
'y
a plus de débat. On est dans la bande des signes. C'est à cause de la crise. Oui, mais bien sûr. Et je vous remercie poser des questions de fond. Mais je demande à la presse de poser des questions de fond parce que les Français sont impatients de choisir des options.
Ce
n
'est
pas...
Comment
vous dire ? Ce n
'est
pas une course de petits chevaux. On est vraiment dans une bande dessinée. Or, là, ce sont des choix majeurs. Si les Français ne changent pas de cap, le pays va disparaître.
Tel qu'on l'aime.
Enfin, en tout cas, moi, tel que
j'aime.
Éric Zemmour, qui laisse entendre qui pourrait être candidat à la
présidentielle.
si Éric, que j'aime beaucoup, se présente, bienvenue. Il apportera son talent, ses propositions. Et je proposerai, comme je l'ai toujours proposé,
on
peut organiser une primaire ouverte. Avec qui
?
Mais je l'ai proposé déjà, une primaire ouverte avec ce que j'appelle les républicains patriotes, ceux qui ne soutiendront pas Macron.
Qui sont les...
Qui iraient de
Rotaillot à Marine Le Pen en passant par Zemmour, moi,
le Philippot.
Non, Xavier Bertrand a des choix majeurs européens. Il a participé au gouvernement, il a signé les traités d'ouverture des frontières, il ne remet pas ça en cause. Donc, je pense que Xavier Bertrand, comme Édouard Philippe, se situe dans la...
J
'allais dire dans le...
Comment
dire ? La galaxie d'Emmanuel Macron. Bruno Le Maire a eu une parole très juste. Xavier Bertrand fera un très bon ministre des finances d'Emmanuel Macron.
Et alors de vous... Donc, ce que je veux dire,
ceux qui veulent remettre en cause la ligne suivie depuis 20 ans
par
les gouvernements de droite et gauche qui se sont rassemblés derrière Emmanuel Macron, eh bien, ceux-là devraient participer à une primaire ouverte pour qu'on choisisse le meilleur candidat.
Si
c'est un autre que moi, je m'inclinerais. Mais moi, j'irais jusqu'au bout, sauf primaire ouverte,
c'est-à-dire choix des Français.
Alors, 2017, vous aviez soutenu Marine Le Pen. Au
deuxième tour, oui, face à Macron.
Et qui avait dit que vous seriez éventuellement son premier ministre. Tout à fait, nous avions fait une alliance de
gouvernement.
Est-ce que... Est-ce juste que...
qu
'après avoir soutenu Marine Le Pen en 2017,
au
second tour de la présidentielle, vous auriez décidé de retourner au bercail, c'est-à-dire du côté de LR ? Mais je n'appartiens ni à
LR.
Vous
y étiez au départ.
Oui. Vous êtes issu de cette famille. Je suis issu de cette famille et je suis fier d'être gaulliste. Je l'ai quitté car j'ai pris date sur les traités européens parce que j'ai annoncé avant tout le monde que ces traités allaient mener à la disparition
de la France. Est-ce que vous pouvez... Non,
attention. Je ne raisonne pas en termes de LR et de RN.
Le
général de Gaulle, revenons au fait, a voulu l'élection présidentielle au suffrage universel. Pourquoi ? Pour sortir du régime des partis. Les électeurs...
Vous
êtes aussi à la tête d'un parti.
Oui, mais je suis candidat comme M. Dupont-Aignan, porteur d'un projet.
Je ne suis pas le représentant
d'un parti. Je ne suis pas le représentant d'un parti. Ça ne m'intéresse pas. Je suis désolé de vous le dire. Donc, il vous sert à quoi, le parti ? Mais il y
a
un parti politique de gens qui m'aident. Je les remercie. Ils font un gros travail.
Mais
combien il y a,
vous
le savez, Frédéric Aziza, de Français qui adhèrent à des partis politiques ? Très peu. Très, très peu. Comme les syndicats.
Pourquoi ? Peut
-être que je suis interrogé. Parce que les Français en ont
ras-le-bol. Parce que les
chefs des partis ne plaisent pas aux Français.
Peut-être,
mais
sans toute moi. En tout cas,
il
y a quand même 5 à 7 % des Français qui disent où leur votez pour moi alors qu'on ne
m
'entend pas beaucoup sur les chaînes. Si j'avais le temps de parole de Mme Hidalgo ou de M. Jadot, alors que
je
suis à égalité, ce serait un événement.
Donc, je reviens à l'élection présidentielle. Le général de Gaulle a voulu l
'élection présidentielle pour rendre le pouvoir aux Français. Je ne m'adresse pas à des électeurs LR, RN, Debout la France, socialistes. Je m'adresse aux Français et je leur dis je vous offre un programme de redressement national. Maintenant, il y
a
un vote. Votez. Voilà.
Maintenant,
prenez votre destin en main, Français.
Ne regardez pas les trains passés. Une question,
parce que ça fait partie de votre histoire politique. Oui. Est-ce que vous pourriez soutenir de nouveau Marine Le Pen en 2022
? Je crois. Ou
est-ce que c'est exclu ?
Je crois que Marine Le Pen a fait la preuve au second tour
qu
'elle n'était pas capable de battre Emmanuel Macron et voilà pourquoi je suis candidat. Vous pourriez pouvoir le battre
?
Oui, je pense que si j'étais avec
l'audience, je pense que
si on me donnait l'audience médiatique qu'ont les uns ou les autres et qu'on n'essayait pas de m'étouffer, je pense que les Français découvriraient une capacité à avoir un programme d'alternance sérieux. Car, encore une fois, je pense que l'élection de 2022 se jouera sur la capacité à être crédible dans l'alternance. Parce que le tout, ce n
'est
pas de dire Macron est méchant, Macron n
'est
pas bon. Je crois que les Français savent que Macron n'a pas fait le job. En revanche, ce qui est beaucoup plus dur, c
'est
de les convaincre qu'on ferait mieux. Et là, il faut que les Français tranchent et qu'on nous laisse exposer nos projets.
Est-ce
que vous dites, puisque c'est elle qui est considérée aujourd'hui dans les sondages comme celle qui pourrait être au second tour face à Emmanuel Macron, plutôt Marie-Le Pen qu'Emmanuel Macron ?
Je dis que ce duel Macron-Le Pen, les Français à 80% n'en veulent pas. Et le paradoxe, c
'est
qu'on nous parle toute la journée Macron-Le Pen.
Et
je peux vous assurer, les sondages, mais pas que les sondages, aller dans la rue, les gens vous disent mais pitié, on ne
va
pas retrouver ça. Donc, mon boulot, ce n
'est
pas de passer ma vie à commenter l'action de Marine Le Pen ou d'Emmanuel Macron. Mon boulot, c'est de dire aux Français voilà ce que je propose. Maintenant, vous choisissez. C'est ça la démocratie. Vous ne me ferez pas dire du mal des uns et des autres. Ça ne m'intéresse plus. Voilà, j'ai passé l'âge. Sauf
Emmanuel Macron.
Il y
a
un bilan. Je le conteste et je dis aux Français ouvrez les yeux. Mais, je n'ai jamais attaqué l'homme.
Et
je suis un des rares à ne jamais attaquer les personnes.
Merci en tout cas, Nicolas Dupognon, d'avoir répondu à notre invitation. Bonne fin d
'Apoli. Merci à vous.
Et à dimanche prochain. À dimanche prochain.
Pas pour moi. Merci.
Merci.
Nicolas Dupont-Aignan