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InterviewRadio France (sur Site radio)· 27 octobre 2026 6 minComplaisantActualité / polémiqueAgriculture & alimentationEnvironnement & énergie

Sécheresse en Vendée : "La moitié de nos stocks de fourrage a déjà été consommée", alerte la Coordination rurale

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Défensif 100 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:26OuverteRéponse directe

    Ça vous fait du bien ?

  • 1:11OuverteRéponse directe

    Vous avez remis des animaux en pâture à l'extérieur avec le retour d'un peu d'herbe. Ça repousse un peu quand même ?

  • 1:40RelanceRéponse directe

    Mais justement, vous avez été obligé de puiser dans vos réserves de fourrage cet été à cause de la sécheresse

  • 2:34OuverteRéponse directe

    Mais ça veut dire que vous êtes inquiets pour passer l'hiver

  • 3:02FerméeRéponse directe

    On peut avoir une idée, par exemple, une tonne de fourrage, ça coûtait combien avant ? Ça coûtait combien aujourd'hui ?

  • 3:48OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'on peut dire un mot quand même de vos collègues céréaliers qui, eux aussi, ont tenté de semer même en septembre ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:54Invité politiqueChiffre
    « Et on a commencé, on a le moitié des stocks des maïs en silage a été consommé. »
  • 2:37Invité politiqueFait
    « On est extrêmement inquiets. »
  • 2:46Invité politiqueFait
    « Il va falloir qu'on en achète. »
  • 2:48Invité politiqueChiffre
    « Mais la problématique, c'est que le prix des fourrages a doublé. Et voire même triplé pour certaines choses. »
  • 3:07Invité politiqueChiffre
    « Alors, on était sur 150 euros la tonne. Aujourd'hui, on est plutôt sur du 300, 400 euros la tonne. »
  • 3:59Invité politiqueFait
    « C'est qu'ils ont fait une très mauvaise récolte, voire n'ont rien récolté. »
  • 4:14Invité politiqueFait
    « Et puis, finalement, n'a pas récolté parce que le prix de la machine dépasse le prix de ce qu'il va récolter en tournesol. »
  • 4:33Invité politiqueFait
    « Et aujourd'hui, payer la semence, c'est hors de prix. »

Temps de parole

  • Invité politique68 %
  • Présentateur29 %
  • ?3 %

≈ 14 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Locuteur

À

0:01
Présentateur

8h moins le quart sur ICI Loire Océan, Natacha Guillemet, éleveuse à Vouvans dans le sud de la Vendée et présidente de la Coordination Rurale des Pays de la Loire.

0:09
Locuteur

C

0:09
Présentateur

'est votre invitée Nicolas Creusel. Bonjour Natacha Guillemet. Bonjour. Et merci d'être avec nous en direct sur ICI Loire Océan. On a énormément parlé de la sécheresse

0:18
Locuteur

et

0:19
Présentateur

des vagues de chaleur de l'été. L'été s'est prolongé d'ailleurs tard dans la saison depuis une semaine. On est bien entré dans l'automne avec de l'humidité et de la pluie. Ça vous fait du bien ?

0:26
Locuteur

Ça

0:27
Invité politique

fait énormément de bien et du coup on a pu commencer à semer les couverts pour l'année prochaine. Pour produire à manger à nos vaches pour l'année suivante encore.

0:41
Locuteur

Vous voyez donc on

0:42
Présentateur

anticipe. Avoir de l'avance avec j'imagine aussi le métaille pour apporter des protéines dans l'alimentation des animaux. Replanter des cultures aussi.

0:52
Invité politique

On est en train, la semaine prochaine, même cette semaine on va commencer le blé. Parce que le blé se sème maintenant pour l'année prochaine aussi. Donc on commence à prévoir. On est plutôt en agriculture, la cigale et la fourmi. On est plutôt dans cette mouvance.

1:11
Présentateur

Et vous avez remis des animaux en pâture à l'extérieur avec le retour d'un peu d'herbe. Ça repousse un peu quand même ?

1:18
Locuteur

Voilà,

1:19
Invité politique

on a remis quelques animaux dans des prairies qui commencent à repousser doucement. Alors c'est pas non plus nirvana, mais ça permet de pousser un peu plus loin la rentrée des animaux. Puisque l'hiver on rentre nos animaux bien au chaud pour pouvoir aussi qu'ils puissent avoir, enfin véler, avoir leurs petits veaux.

1:40
Locuteur

Mais

1:40
Présentateur

justement, vous avez été obligé de puiser dans vos réserves de fourrage cet été à cause de la sécheresse

1:46
Locuteur

?

1:47
Invité politique

Oui, tout à fait. En fait, on a rentré, même nos génisses, on les a rentrés dans les bâtiments. Parce que finalement, dans les prairies, il n

1:53
Locuteur

'y

1:53
Invité politique

avait plus rien. Et on a commencé, on a le moitié des stocks des maïs en silage a été consommé.

2:00
Locuteur

La

2:01
Présentateur

moitié des

2:01
Locuteur

maintenant,

2:02
Présentateur

là ?

2:02
Locuteur

Oui, la

2:03
Invité politique

moitié. Il ne nous reste que la moitié de ce qu'on a. Normalement, on ne les a pas rentrés, enfin on les commence juste à les rentrer. Et du coup, comme on les a rentrés fin juillet, on a commencé à rentrer les génisses, celles qui souffraient le plus. Et donc la moitié du stock a été consommé dans le maïs humide, plutôt dans l'ensilage. Et puis aussi dans notre foin, puisque finalement, on emmenait de foin dans les champs pour nourrir tous les animaux qui étaient dans les prairies. On nourrissait tout le monde. Donc la

2:33
Locuteur

moitié

2:34
Invité politique

du stock est partie.

2:34
Présentateur

Mais ça veut dire que vous êtes inquiets pour passer l'hiver

2:36
Locuteur

? On

2:37
Invité politique

est extrêmement inquiets. En fait, aujourd'hui, on prépare demain. Mais en fait, on n'est même pas capable de répondre à cet hiver où on va chercher des fourrages. Il va falloir qu'on en achète. Mais la problématique, c'est que le prix des fourrages a doublé. Et voire même triplé pour certaines choses. Et donc, c'est là où on se pose des questions de comment on va payer.

3:00
Locuteur

Justement,

3:01
Présentateur

je vous arrête sur le prix. On peut avoir une idée, par exemple, une tonne de fourrage, ça coûte combien avant ? Ça coûtait combien avant ? Ça coûte combien aujourd'hui ? Pour

3:07
Locuteur

qu

3:07
Présentateur

'on imagine ?

3:07
Invité politique

Alors, on était sur 150 euros la tonne. Aujourd'hui, on est plutôt sur du 300, 400 euros la tonne. Et encore, on tire. Et en fait, ce qu'on veut, c'est aussi avoir de la qualité. Et la problématique, c'est ce qui est à vendre. C'est aussi du foin de l'année dernière et encore de l'année dernière. Donc, chaque année, le fourrage qui a été stocké perd en qualité. Le côté gustatif aussi, nos vaches ont un goût et préfèrent avoir aussi du foin de qualité, enfin, qui sentent encore bon. Et là, on a aussi ce côté gustatif, qualitatif, qui nous manque.

3:38
Locuteur

Voilà. Et ça, c'est

3:39
Invité politique

un gros problème.

3:40
Locuteur

Alors,

3:40
Présentateur

vous êtes éleveuse, je le disais, vous à Vouvain, mais vous représentez la coordination rurale pour l'ensemble de la région. Vous êtes d'ailleurs responsable de la section viande au plan national dans votre syndicat. Est

3:48
Locuteur

-ce

3:48
Présentateur

qu'on peut dire un mot quand même de vos collègues céréaliers qui, eux aussi, ont tenté de semer même en septembre ?

3:55
Locuteur

Oui.

3:56
Invité politique

Alors, on a une problématique sur les céréaliers. C'est qu'ils ont fait une très mauvaise récolte, voire n'ont rien récolté. J'ai dans la tête un céréalier de Vendée qui, lui, a semé son tournesol une première fois. Finalement, vu la météo, ça n

4:12
Locuteur

'a

4:12
Invité politique

pas fonctionné, a ressemé une deuxième fois. Et puis, finalement, n'a pas récolté parce que le prix de la machine dépasse le prix de ce qu'il va récolter en tournesol.

4:23
Locuteur

La location

4:23
Présentateur

de la machine pour aller récolter, c'est ça ? Ça

4:25
Locuteur

serait plus cher.

4:26
Invité politique

C'est énorme. Et du coup, du fait qu'il n'a rien récolté, eh bien, il faut repayer la semence pour réensemencer maintenant. Et aujourd'hui, payer la semence, c'est hors de prix. Quand on est rémunéré, normalement, quand on fait une récolte et qu'on est rémunéré, il n

4:42
Locuteur

'y a

4:42
Invité politique

pas de problème, en fait. On peut continuer d'investir dans une machine, investir dans des semences parce que c'est de

4:47
Locuteur

l

4:47
Invité politique

'investissement, les semences qu'on met en terre. Eh bien, quand vous n'avez pas récolté et que même vous avez fait, même triple peine, puisque vous avez semé une première fois, une deuxième fois et que finalement, vous n'avez pas récolté, eh bien, en fait, vous n'avez pas de revenus, pas de quoi aussi investir dans ces semences, investir dans l'alimentation aussi. Pour monsieur et madame tout le monde, j'entendais votre reportage juste avant, eh bien, il faut savoir que les agriculteurs doivent aussi investir dans l'alimentation pour faire de l'alimentation.

5:17
Locuteur

On

5:18
Présentateur

n

5:18
Locuteur

'a

5:18
Présentateur

plus le temps, malheureusement. Je vous aurais bien demandé comment se porte la récolte de maugettes, mais là aussi, j'ai cru comprendre que c'était compliqué. Et ce qu'on retient de cet échange, Natacha Guillemet, c'est que ce n

5:26
Locuteur

'est

5:26
Présentateur

pas les quelques pluies depuis une semaine qui vont vous permettre de sauver ce que cet été de sécheresse vous a

5:31
Locuteur

détruit.

5:32
Présentateur

Merci à vous, en tout cas, d'être venue en direct ce matin, Natacha Guillemet, éleveuse à Vouvent, dans le sud de la Vendée et présidente de la coordination rurale des Pays de la Loire. Bon courage à vous et

5:41
Locuteur

à tous vos

5:42
Présentateur

collègues. Bonne journée. Merci beaucoup.