Face à Face : Laurent Nuñez - 01/05
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Vous écoutez RMC Face à Face Néhila Latrousse 8h32 sur RMC et BFM TV Mon invité est Laurent Nouniez Bonjour Laurent Nouniez Bonjour Préfet de police, merci d'être sur RMC et BFM TV ce matin Alors que le défilé du 1er mai S'élance tout à l'heure à Paris En début d'après-midi Vous trouverez déjà à pied d'oeuvre Depuis plusieurs heures pour sécuriser le parcours Puisqu'il y a eu des appels à déborder le dispositif Relayé notamment sur les réseaux sociaux Pour faire de ce 1er mai, je cite Un 1er mai explosif Laurent Nouniez, quels sont les risques aujourd'hui ?
D'abord, il faut revenir aux fondamentaux C'est le 1er mai Traditionnellement, les organisations syndicales Déposent une déclaration de manifestation Ça a été le cas Partir de la place d'Italie Pour aller jusqu'à la place de la nation Départ à 14h
Ce qui nous écoute, c'est un parcours un peu différent De celui des dernières années
Chaque année, le parcours change Il n'y a pas de parcours au meilleur qu'un autre J'y reviendrai Mais donc, les organisations syndicales Ont déclaré Et ce cortège va s'élancer Comme chaque 1er mai Avec un gros dispositif policier Un gros dispositif policier Puisqu'on a plus de 2000 effectifs Qui sont engagés Des effectifs de la préfecture de police Des effectifs des compagnies républicaines de sécurité Des escadrons de gendarmes mobiles Et puis, partout à la périphérie Notamment en grande couronne Des policiers et des gendarmes Qui vont effectuer des contrôles Puisque nous avons demandé Qu'il y ait des contrôles Effectués sur la base de réquisition Des procureurs de la République Dans le cadre de l'article 78-2 Quand vous dites contrôles Ça veut dire des fouilles Ça veut dire des fouilles Très concrètement Ça veut dire des fouilles
De véhicules De sacs Aux abords de la place d'Italie
De véhicules au péage Des véhicules Des fouilles Pardon De personnes Aux abords de la manifestation Qui se rendent à la manifestation Je disais au péage Dans les gares Y compris depuis La grande couronne parisienne Il y a des policiers Et des gendarmes Qui sont mobilisés Pour faire ces contrôles Le but c'est tout simplement D'éviter qu'on ait des personnes Qui viennent à cette manifestation Avec ce qu'on appelle Des armes par destination Voilà Il y aura énormément de contrôle Et de fouilles Autour de cette manifestation
2000 femmes et hommes Déployés aujourd'hui C'est plus que d'habitude ?
Non C'est un dispositif exceptionnel A la hauteur d'un 1er mai C'est un dispositif habituel Même si évidemment Comme à chaque manifestation d'ampleur Nous craignons des débordements Mais qui ne sont pas le fait Des organisateurs Je tiens à le dire Le cortège syndical S'élancera tout à fait normalement Mais on le sait On a maintenant une expérience Ces dernières années Suffisamment longues et riches Pour savoir qu'évidemment Il y aura des fauteurs de troubles Qui viendront Et essaieront de perturber Cette manifestation C'est-à-dire commettre Des dégradations Ou des violences Contre les personnes Ou des violences Contre les forces de l'ordre
Ça Laurent Lugnès On le sait Il y aura des fauteurs de troubles Ce qu'on appelle Plus communément des casseurs Est-ce que vous arrivez A évaluer Le nombre de ces perturbateurs Attendus à Paris Ou craint Qui viendrait s'adjoindre Au cortège syndical En amont Ou en aval
Oui Alors on s'attend Traditionnellement Il y a quelques centaines de personnes Qui appartiennent A la mouvance ultra-gauche La mouvance radicale Très clairement Et qui viennent Pour faire dégénérer Le cortège C'est un autre mode d'expression C'est un autre mode d'expression Par la violence Ce qu'on appelle parfois Les black blocs Dégradations atteintes aux personnes Qui se constituent effectivement Le plus souvent en black blocs Mais on dit quelques centaines Et puis vous avez des personnes Qui s'agrègent autour Evidemment ce qu'il ne faut pas faire Qui s'agrègent autour Et qui participent également Aux exactions Donc effectivement Ça fait quand même Quelques Ça peut être Quelques centaines de personnes Voir un millier Un millier 1500 personnes à gérer Qui vont comme d'habitude Essayer de commettre des exactions Et comme d'habitude Évidemment Les forces de sécurité intérieure Interviendront Sous mon autorité Moi je serai présent A la salle de commandement Et on ne tolérera Aucune Aucune Aucune exaction Il y aura des interventions
1000 à 1500 personnes Qui potentiellement Tenteraient de faire dégénérer Cette manifestation C'est énorme On a lu le chiffre De 200 à 400 casseurs Vous dites
Quand des jeunes Viennent Vous avez lu Des chiffres Qui sont Des chiffres Que vous communiquez Dans les médias Il y a quelques centaines D'éléments radicaux Mais c'est ce que j'entends Ce que vous dites C'est que ça peut être Beaucoup plus
Avec ceux qui viennent S'ajouter Vous avez toujours Des personnes
Qui viennent Qui se mêlent A ces groupes de casseurs Qui généralement Se dissimulent le visage Et commettent des exactions Donc nous interviendrons Mais comme nous le faisons A chaque fois Comme nous le faisons A chaque fois Et nous interromprons Ces dégradations Et nous procéderons Evidemment Des interpellations Toujours dans le cadre Du délit Soit de groupements De personnes En vue de commettre Des dégradations Ou des violences Donc il y aura Des interpellations Ou tout simplement Parce que ces personnes Se dissimulent le visage Dans une manifestation Et dans une manifestation Où sont commis Des troubles à l'ordre public Le simple fait De se dissimuler le visage Est un délit Qui nous permet D'interpeller De placer ces personnes En garde à vue Donc en même temps J'en profite Pour adresser Un message d'extrême fermeté On ne tolérera Aucun débordement Aucun débordement Cet après-midi Et donc il y aura Des interpellations Et il y aura des gens Qui seront placés en garde à vue Si jamais certains Avaient des velléités De commettre des dégradations Et des exactions Et notre volonté Notre seule volonté Notre seule volonté C'est que le cortège syndical Puisse partir Défiler normalement Et arriver à son terme Et ces dernières années Ça a toujours été le cas
Et de ce que je comprends Laurent Nouniez Dans les fouilles aléatoires Si vous saisissez Des cagoules Ou des éléments Permettant de se masquer le visage Ce sera aussi des éléments Qui seront retirés
On retire les armes Par destination Et les éléments de protection Oui évidemment Oui oui bien sûr Bien sûr Vous savez on va pas à une manifestation On va se dire les choses franchement Quand on va à une manifestation Comme celle du 1er mai Moi les policiers Les gendarmes Ils ne seront pas au contact Je pratique ce qu'on appelle La désescalade En dépit de ce qu'on peut entendre Ici ou là Auprès d'institutions Ou d'associations Qui contestent L'action de la police stationnelle
On est toujours Dans la désescalade
On n'est pas spécialement Présents au départ Et donc S'il n'y a pas de dégradation Nous n'intervenons pas Et le cortège S'élance normalement Donc il n'y a aucune raison De venir à une manifestation Avec des cagoules Du matériel de protection Et a fortiori évidemment Ce qui peut être des armes Ce qui peuvent être Des armes par destination Il n'y a aucune raison De cela
Je reste sur le chiffre Que vous venez de donner Quelques centaines De fauteurs de troubles Evidemment Qui peuvent entraîner Dans leur élan Des suiveurs Au cours des manifestations Ces centaines de fauteurs de troubles Question un peu naïve Est-ce qu'on sait Qui ils sont ? Est-ce qu'on connaît leur identité ?
Il y a un certain nombre Il y a un certain nombre De personnes qui sont connues Qui sont suivies par les services Certaines Pas toutes
Et qui sont interdites De manifester ? Non
L'interdiction administrative De manifester C'était une idée Qui avait été portée En 2019 Et qui n'a pas été retenue Par le Parlement La possibilité pour un préfet De dire telle personne On l'a vu dans des manifestations Commettre des troubles À l'ordre public Donc le préfet Pourrait l'interdire de manifester Ça a été jugé Trop attentatoire aux libertés Donc c'est une mesure Qui n'a pas été retenue Il peut y avoir Des interdictions judiciaires De manifester Qui sont C'est une peine complémentaire Quand une personne A commis un trouble Qu'elle est condamnée La justice peut en plus L'interdire de manifester L'interdire de paraître Par exemple à Paris Mais en dehors De ces instruments Nous n'avons pas le moyen D'empêcher les personnes De manifester On parle quand même De la liberté de manifester Et d'expression Le droit ne nous permet pas En amont d'intervenir Il est possible d'interdire
A des supporters Par moment de se déplacer Lorsqu'on craint Qu'un match soit Un peu trop agité On se dit naïvement Que la justice Vous octroie la possibilité D'interdire la présence De tel ou tel Fauteur de trouble Dans une manifestation D'autant que vraisemblablement Certains viendraient même De l'étranger
Non alors d'abord Première chose Le dispositif Que vous citez Pour les supporters Il existe effectivement Il y a une loi Il y a un cadre réglementaire Législatif Il n'existe pas Pour l'interdiction administrative De manifester C'est comme ça On peut le regretter On peut le déplorer J'attire quand même L'attention Vous le regrettez vous ?
J'attire quand même L'attention sur le fait Que là on parle De liberté de manifestation C'est une liberté fondamentale Aller à un match de football C'est quelque chose d'important Surtout quand on aime Le football comme moi Mais enfin c'est Voilà On n'est pas au même niveau Dans l'expression Des libertés Donc je n'ai pas cette possibilité Je n'ai pas cette possibilité Mais les dégradations C'est l'intervention De la police immédiatement Et des policiers De la préfecture de police Des CRS Des gendarmes mobiles Et c'est l'intervention immédiate Et c'est l'interpellation Évidemment Nous le ferons
Et vous nous confirmez Laurent Nouniez Est-ce que certains De ces fauteurs de troubles Viennent de l'étranger ?
Je ne vous confirme pas Cette information Que j'ai lu effectivement Dans un certain nombre De médias Il arrive Il arrive Sur certaines manifestations Que le black bloc Effectivement Agresse des éléments A risque de nationalité étrangère Parce qu'il y a Il y a un peu Une internationale Dans la mouvance Anarcho-autonome Et d'ultra-gauche Et antifasciste Il y a une internationale Il arrive parfois Que nous ayons des militants Qui viennent de Grèce D'Italie D'Allemagne D'Espagne Des pays où la mouvance Est aussi très implantée Mais à ma connaissance Ça n'est pas le cas Ou ça ne peut être Que quelques individus Mais en tout cas Pour nous Il n'y aura pas de différence Donc tous les individus Qui dans la manifestation A fort suré Si sont cagolés Commettent des exactions Nous les interpellerons Et je rappelle d'ailleurs Pour les gens qui naïvement S'agrégeraient En se dissimulant le visage Au black bloc Je rappelle que Dans une manifestation Le simple fait Dès lors que sont commis Des trop valeurs publiques Dans le cadre de cette manifestation D'avoir le visage dissimulé C'est un délit Qui peut justifier Une interpellation Et un placement en garde à vue
C'est un message passé A tous ceux qui nous écoutent Et qui nous regardent Vous évoquiez La possibilité pour le préfet De saisir la justice Et de demander une peine complémentaire Pour certains profils Vous l'avez vous-même fait Pour certains Richie Thibault Alors qu'il n'est pas très connu Du grand public C'est un assistant parlementaire D'une députée insoumise Qui a d'ailleurs Fait savoir C'est une information RMC BFM TV Qu'elle ne travaillera plus Avec lui Désormais Vous avez saisi Le procureur Parce qu'il avait notamment Relayé ses appels A un 1er mai explosif Et parce qu'il appelait A une auto-organisation De milices Ou de collectifs Pour lutter Contre l'islamophobie Il y a des brigades D'auto-défense Exactement Est-ce que vous avez eu Une réponse à ce stade Est-ce que vous savez Si Richie Thibault Pourra ou non manifester Est-ce qu'il sera tout à l'heure Dans les défilés
Alors il a été Je sais qu'il y a des poursuites Qui ont été connues Que j'ai initiées Pour les propos Qu'il a tenues Sur la manifestation De cet après-midi Où il appelle clairement Déborder le dispositif policier Le ministre d'Etat Bruno Retailleau A également saisi la justice Sur les propos Tenus place de la République Où il appelle A la constitution De groupes de combat De milices armées Donc c'est un délit Je sais qu'il a été auditionné Parce qu'il l'a fait savoir Lui-même Mais voilà Après les suites Qui ont été données Je ne les connais pas Et à ma connaissance Il ne fait pas l'objet D'une interdiction judiciaire De manifester à ce stade
Laurent Nouniez Quand vous avez dit Il y a quelques jours Qu'il n'y aura pas de débordement Quand on entend Votre prudence Ce matin On se dit qu'il y a des familles Qui nous écoutent Qui nous regardent Qui ont peut-être prévu D'aller manifester Dans le calme Et avec des enfants Qu'est-ce que vous leur dites Venez sans crainte
Mais il n'y a aucun risque Il n'y a aucun risque En termes d'image Dans une manifestation La manifestation Elle sera paisible Dans les cortèges syndicaux Vous attendez combien de monde A Paris ?
Mais comme chaque année Il y aura plusieurs dizaines De milliers de personnes Je suppose Mais comme chaque année Le cortège ira sans terme Et il sera paisible Dans la partie syndicale Aux alentours Évidemment Des éléments radicaux Qui vont se constituer Et que de toute façon Nous disperserons S'ils commettent des exactions Et que nous interpellerons Évidemment Je conseille Pas de s'y agréger vraiment Voilà Le cortège se déroulera Normalement Et dans le calme Mais il faut éviter Évidemment D'aller au contact Des éléments radicaux Surtout s'ils commettent des exactions Puisque nous interviendrons Avec beaucoup de fermeté Mais vous savez C'est ce qui s'est passé C'est un peu l'histoire Des manifestations De ces dernières années Moi ça va faire bientôt Trois ans Je suis préfet de police Nous avons toujours Ces black blocs Ça n'a jamais empêché Une manifestation D'aller à son terme Et ça me permet D'insister De dire que Vous savez S'il n'y avait pas Les forces de sécurité intérieure Et le ministre d'Etat Bruno Rotaio Le rappelait encore hier Il n'y aurait pas De manifestation Il faut que Vos téléspectateurs Se rendent compte de cela Parce que si nous laissions Faire ces groupes à risque Ils pollueraient complètement Ils empêcheraient d'ailleurs Cette manifestation Et finalement Les meilleurs garants De la liberté d'expression De manifester Ce sont finalement Les policiers Les gendarmes Dans ce pays
Vous savez Que ces images Impressionnent un peu Toujours Et notamment Certains qui peuvent S'interroger En se disant Est-ce que Ça vaut le coup Pas Message très clair Passé là encore Ce matin Manifesté sans risque Dites-vous Aux familles
Il n'y a aucune raison D'être impressionné Par des images De policiers De gendarmes Qui interviennent Sur des casseurs Et qui les interpellent
Pour les commerçants Qui se trouvent Sur le parcours
Tout le monde a été prévenu Il y a des reconnaissances De l'itinéraire Et on prévient évidemment L'ensemble des commerces De la présence D'un cortège Et un certain nombre De mesures de précaution Qui sont prises Comme le retrait Des terrasses Et le retrait Des mobiliers urbains Qui peuvent être dégradés Quand c'est possible Évidemment Tout le mobilier urbain N'est pas démontable
Laurent Gnès Il y a sur la proximité Du parcours De cette année Une synagogue Et un magasin Cacher Est-ce qu'ils font Est-ce qu'il y a Une protection particulière Je vais dire Pour ces lieux-là Compte tenu du fait Que là encore Il semble y avoir Une vigilance particulière Sur un certain nombre De mouvements pro-palestiniens Contenant En leur sein Des membres Plutôt violents Là-dessus Vous avez une vigilance particulière Sur lieux de culte En général Synagogue Magasin cachère
Quand on prépare Une manifestation On repère l'itinéraire Donc il y a L'itinéraire de la manif Et puis ensuite Tous les points sensibles Qu'il y a à la périphérie Et qui font effectivement L'objet de protection Et ceux que vous venez de citer Font évidemment L'objet d'une protection Aujourd'hui Mais comme d'autres Vous savez On passera pas loin De deux gares Pas loin d'un hôpital Voilà Tous ces sites Se sont évidemment protégés
Le ministre de l'intérieur Que vous évoquiez Il y a quelques instants Vous a adressé aussi Il y a quelques jours Une instruction Pour protéger Les mosquées Après l'horrible drame Dans le Gard L'assassinat d'Aboubakar Ce qui sait Et l'augmentation Des actes anti-musulmans Plus 72% en un an Lundi encore à Poissy Une jeune femme Agressée Alors qu'elle rentrait Chez elle Avec son bébé De 17 mois En poussette Est-ce que cette mesure De protection Pour les mosquées C'est une mesure De vigilance générale Dans un contexte compliqué Ou est-ce que vous identifiez Une menace particulière Qui existe ?
Non, il y a L'événement qui s'est passé A la Grande Combe Qui a suscité Un émoi important Chez nos compatriotes Français musulmans Évidemment Et donc le ministre d'Etat Nous a demandé De renforcer Les rondes et patrouilles Mais la protection Des lieux de culte Dans notre pays Elle est permanente Tous les lieux de culte Font l'objet d'une protection Compte tenu de l'émoi Suscité par ce qui est légitime De l'assassinat Qui s'est produit A la Grande Combe
Mais ce qui s'est traduit Par une hausse des menaces Non, il y a surtout
Un renfort des rondes et patrouilles Voilà, l'auteur a été interpellé Je veux aussi rassurer Nos compatriotes De confession musulmane Nous avons un dispositif Notamment pour Paris Et pour la Petite Couronne De rondes et patrouilles Autour des lieux de culte De prise de contact Avec les responsables Comme nous l'a demandé Le ministre d'Etat Monsieur Rotaillot Et nous sommes très présents Dans ce dispositif de protection Comme nous le faisons Pour tous les cultes
Laurent Nunez Il y a eu cette semaine Également ce vaste coup de filet Dans l'enquête Sur les attaques coordonnées Contre des prisons Ou contre des agents pénitentiaires Des majeurs Des mineurs Y compris ont été appréhendés Pour certains En région parisienne Avec des gardes à vue Qui doivent durer jusqu'à demain Vous n'allez évidemment pas Trahir le secret de l'enquête Non Laurent Nunez La piste du narcotrafic Était évoquée Tout de même Derrière ces attaques coordonnées Est-ce que Vous avez des indications Laissant à penser Que c'est cette piste-là Qui est aujourd'hui Privilégiée Est-ce que la piste Des ingérences étrangères A été totalement écartée ?
Alors c'est le parquet national Antiterroriste Qui saisit de l'affaire Les services judiciaires De la préfecture de police Comme de nombreux services De police judiciaire Partout sur le territoire national Comme la DGSI Comme la SDAT Notamment La sous-direction antiterroriste De la direction nationale De la police judiciaire Ont participé A ces enquêtes Voilà Donc Il y a beaucoup D'investigations D'auditions Qui sont en cours Tout ça est couvert Par le secret de l'enquête Mais Personne Au ministère de l'intérieur N'imagine autre chose Que ce soit la piste Du narcotrafic Et voilà Pendant ce qui se déroule Actuellement Rien ne vient infirmer Cette hypothèse Qui est très forte chez nous C'est-à-dire une réaction De Meneur Du narcotrafic Contre La proposition de loi Qui a été définitivement adoptée Qui vise à mieux lutter Contre le narcotrafic Et qui concerne des mesures Qui dérangent manifestement Ces personnes A la fois Dans le durcissement Du régime carcéral Les concernant Et dans le renforcement Des moyens juridiques Qui vont être offerts Aux policiers Et aux gendarmes Dans ce pays Pour mieux lutter Contre le narcotrafic Et mesures Qui ont été proposées Par le ministre des Etats Ministères
Qu'est-ce qu'elle va vous permettre De faire par exemple Cette loi Que vous ne pouviez pas faire
En matière de narcotrafic C'est une nouvelle organisation Un peu à l'image De ce qui s'est fait en 2017 En matière de lutte Contre le terrorisme Avec un chef de file Clairement désigné Des services de renseignement Et judiciaire Qui vont mieux travailler ensemble Qui seront regroupés Dans un même lieu Il y aura un état-major Permanent Pour lutter contre La criminalité organisée C'est vraiment ce qui s'était fait En matière de lutte Contre le terrorisme Et judiciaire Renseignement Ensemble Avec dans le texte de loi Des dispositions législatives Qui permettent de mieux échanger Les informations C'est-à-dire de mieux connaître Les réseaux De mieux connaître les trafiquants Ça c'est important Mieux travailler ensemble Et surtout des outils supplémentaires En matière de techniques De renseignement Notamment Avec l'accès à des techniques Qui jusqu'alors étaient impossibles Pour la criminalité organisée Je pense notamment A la technique de l'algorithme Et puis il y aura aussi Des pouvoirs nouveaux Pour les préfets Qui sont extrêmement importants Possibilité d'expulser De se substituer Un bailleur social Pour expulser Un trafiquant De son logement La possibilité De farmer des commerces Qui sont liés au trafic La possibilité De prononcer Des interdictions de paraître Possibilité En administratif De geler Les avoirs Des narcotrafiquants Comme c'est fait En matière de terrorisme Comme c'est fait Et le parallèle Est intéressant Puisque depuis 2017 Tout ce qui a été fait En matière de terrorisme A produit des résultats Assez exceptionnels Et là avec le narcotrafic Ce sera évidemment la même chose
Mais de ce que je comprends Laurent Nouniez De ce que vous dites Plus de moyens administratifs Donc pour le préfet Donc vous auriez par exemple Demain la possibilité De fermer des épiceries Si vous voulez soupçonner De blanchiment d'argent Ou de fermer Un certain nombre de commerces
Oui absolument Absolument Evidemment il faudra Motiver la décision Mais c'est un outil Qui est très utile pour nous Ça existe actuellement Mais ce sont ce qu'on appelle Les polices spéciales Ça existe pour certains types De commerces Je pense par exemple Au débit de boisson Mais ça n'existe pas Pour la généralité Des établissements Et ce sera maintenant le cas
Une dernière question Laurent Nouniez A partir d'aujourd'hui A partir de demain En réalité Ceux qui ne feront pas De covoiturage Et qui utilisent La voie de gauche Sur le périphérique parisien Vont voir tomber Des amendes En février Vous insistez sur le caractère Expérimental De cette voie Dédiée au covoiturage Mais on se dit là Il y a des investissements Pour des radars Il y a des amendes Qui vont être mises en place On ne va plus jamais Revenir en arrière Le caractère expérimental Il s'est envolé Si j'ose dire
Attention Parce que La voie réservée Il y a deux choses Sur le périphérique Il y a les 50 km à l'heure Qui sont en place La limitation à 50 Qui est à la main De la ville de Paris Et puis il y a la voie réservée Dont il a été décidé Par le gouvernement Avec madame Hidalgo De l'expérimenter Pendant 6 mois Donc elle est en place Depuis début mars Et donc c'est une voie De covoiturage Vous êtes à partir de deux Dans une voiture Vous pouvez l'emprunter C'est uniquement Sur certains créneaux horaires Effectivement les contrôles La ville de Paris A décidé de lancer Les contrôles A partir du 2 mai Qui sont des contrôles Par vidéo verbalisation C'est à dire On regarde à la vidéo Et on vérifie Et on verbalise
Mais vous dites A ceux qui nous écoutent Ça reste expérimental
Ça reste expérimental Et moi On en a évidemment Parlez avec la ville de Paris C'est pas une annonce Que je fais Mais je souhaite Que ces contrôles Soient faits au départ Avec modération On est dans une expérimentation Au bilan des 6 mois Moi je dois faire un rapport Au ministre des Transports A monsieur Philippe Tabarro Pour lui dire Comment les choses ont fonctionné Et voir si le dispositif Est reconduit ou pas
Merci Laurent Nunez Préfet de police T'es venu à ce micro ce matin Il est 8h52 Sur RMC et BFM TV
Laurent Nuñez