LE SCANDALE DONT PERSONNE NE PARLE : CE QUE CONTIENT LA LOI NARCOTRAFIC SOUTENUE PAR RETAILLEAU
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 13 %Attaque 57 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse directe
Comment expliquer l'opposition à l'Assemblée à un texte adopté à l'unanimité au Sénat ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Cette loi peut-elle être une chance ou inquiète-t-elle pour les quartiers ?
- 11:00RelanceRéponse directe
Ces nouvelles techniques d'enquête pourraient-elles être dévoyées pour surveiller des mouvements sociaux ?
- 17:00OuverteRéponse directe
Le régime carcéral d'isolement pourrait-il toucher des militants politiques ?
- 23:00OuverteRéponse directe
Quelles alternatives existent pour éloigner les jeunes du trafic ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:00Julie GarnierFait
« on est tous bien évidemment contre le narcotrafic c'est une évidence »
- 0:30inconnuFait
« on va l'obliger à travailler et on va et on va on va le forcer euh à quitter le le narcotrafic avec au départ une assignation résidence »
- 0:45inconnuFait
« au bout de 3 mois si il y a un bon comportement on réduit on réduit ce genre de contrôle judiciaire »
- 1:00inconnuFait
« c'est ça que vous nous dites et accentuer le dialogue l'éducation euh et les témoignages le lien entre les gens finalement »
- 1:30inconnuFait
« aujourd'hui on a des prisons qui euh sont presque des des accélérateurs euh voilà au ouais de délinquence plutôt que de faire ce vrai travail de réhabilitation »
- 1:45inconnuFait
« il faut que les les les on a besoin d'enseignants on a besoin d'éducateurs dans les prisons et aujourd'hui les prisons ils sont laissés complè sont enfin voilà ils sont ils dent par terre »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
bonsoir à toutes et à tous vous regardez au cœur de l'actu l'émission d'actualité du soir sur le média nous sommes diffusés en direct sur le canal 165 de la freebox sur Molotov et sur le mediatv.fr du lundi au jeudi à 19h ce soir l'émission sera intégralement consacrée à la proposition de loi visant à lutter contre le narcotrafic l'objectif affiché de cette loi est de renforcer les moyens d'enquête pour faire tomber les barons de la drogue certaines dispositions sont d'ors et déjà critiqué par la gauche mais aussi par une partie de la macronie des avocats pénalistes et des associations de défense des libertés publiques ont également émis de nombreuses réserves cette loi est jugée dangereuse par certains aussi bien en ce qui concerne la surveillance de masse ou l'égalité des droits mais aussi pour les libertés numériques autour de moi à la table Julie Garnier oratrice nationale de la France insoumise Bastien lequérec juriste en droit public et membre de la Quadrature du Net et en visio Mohamed ben méour médiateur dans les quartiers de Marseille on décrypte tout de suite ensemble les dérives potentielles de cette [Musique] loi alors c'est assez rare pour être souligné la proposition de loi visant à sortir la France du piège du narcotrafic porté par un sénateur LR Étienne blanc et un PS Jérôme Durin a été voté à l'unanimité au Sénat le 4 février dernier le passage du texte devant les députés qui a commencé qui ont commencé à l'étudier ce lundi est beaucoup moins consensuel près de 665 amendements ont été déposé parmi les mesures qui font polémiques on retrouve la mise à l'isolement des détenus mis en examen ou condamné dans des quartiers spécialisé le recours à la visioconférence pour éviter l'extraction de la prison de ces mêmes détenus encore la possibilité d'accéder aux correspondances issues des messageries chiffrées il y a également cette question de mise en place du du dossier coffre ou procèsverbal distinct supprimé par les députés en commission mais qui pourrait bien faire son retour en hémicycle Julie Garnier je me tourne vers vous pour cette première question on l'a vu la la PPL est en discussion cette semaine comment est-ce qu'on explique qu'un texte adopté à l'unanimité au Sénat suscite autant d'opposition et d'amendements à l'Assemblée qu'est-ce que selon vous il pourrait en rester après le vote du 25 mars il faut comprendre que on va partir d'un préalable on est tous bien évidemment contre le narcotrafic c'est une évidence alors on pourrait se dire pourquoi est-ce qu'il y a autant d'amendements pourquoi est-ce que ça pose autant de difficultés parce qu'en réalité il y a des préalables en réalité la lutte contre la drogue ne commence pas là maintenant aujourd'hui elle commence depuis des années et des années et si on regarde la situation internationale dans les pays princip princialement concerné par le narcotrafic et je pense notamment au pays d'Amérique du Sud avec la Colombie avec le Pérou avec l'équateur la Bolivie donc notamment la Colombie quand même puisque 75 % de la cocaïne provient de ce de ce pays-là on voit que la lutte contre la drogue puisque c'est le nom que ça porte là-bas elle date de 1971 depuis la doctrine Nixon notamment qui a vraiment mis un paquet là-dessus sur sur une militarisation en R ité pour lutter sécuriser et et et attaquer le trafic de drogue qu'est-ce qu'il en ressort parce que ça date de 1971 on peut se dire quand même qu'en 2025 on peut peut-être commencer à tirer un bilan et c'est ce que font les pays notamment en Colombie il commen à tirer un bilan et ils disent qu'est-ce qui s'est passé ben en réalité ça ne marche pas c'est ça qui s pass le tout répressif ne fonctionne pas ce qui ce qui en découle dans leur bilan c'est de dire que cette militarisation elle a conduit à quoi elle a conduit à une violation stricte des droits de l'homme dans beaucoup d'endroits et ça ça a causé énormément de dégâts et quand je parle de dégâts je parle aussi de mort et de mort injustifié et injustifiable et elle a conduit aussi à une explosion des inégalités et notamment euh dans les quartiers les quartiers populaires par exemple je pense prendre l'exemple la Colombie à médelline ce sont notamment les comuna qui est la communa tresque dont on a entendu parler beaucoup avec voilà Pablo Escobar ça parle un petit peu à tout le monde comme ça ça rafraîchit la mémoire et bien on voit que en réalité ça a surtout été un un poids pour les populations locales et qui l'ont payé de leur vie avec notamment des des des opérations notamment l'opération Orion du du président de l'époque colombien ouribe qui était un président d'extrême droite he complètement fasciste et qui a massacré des milliers de personnes en réalité et ça ce sont au prétexte de la lutte contre sû au prétexte de la lutte contre le narcotrafique contre les FAR et cetera parce que il mtait tout dedans et puis toute façon c'était les paramilitaires en réalité qui avait tout le pouvoir et c'est ça et c'est à ça que ça a conduit c'està-dire que ça a conduit à une totale dérive et qui n'a jamais mené le début d'une d'une réussite la preuve s'il en fallait une c'est qu'aujourd'hui le trafic a augmenté que le rendement pour la cocaïne a augmenté que on a une explosion de voilà de de ce trafic là donc c'est ça le bilan c'est non seulement ça n'a pas fonctionné mais qu'en plus on a eu une explosion du trafic de la supplémentaires des victimes supplémentaires c'est pour ça que notamment dans dans ces pays-là ben on est pour un changement totalement de de de doctrine on est vers une ce qu'on appelle une décriminalisation et pourquoi pas voilà de de de réfléchir alors à une légalisation le problème c'est que aller sur le sur le terrain de la légalisation serait compliqué parce que on serait en contradiction avec les les traités internationaux et cetera donc ça conduirait à des sanctions internationales donc là on est un peu plus compliqué mais mais ce qu'on voit surtout c'est que cette logique qui prévaut dans la PPL loi contre le narcotrafic moi je peux déjà vous le dire elle va vers l'échec elle va vers l'échec et en plus elle va vers une violation des droits de l'homme et ça c'est pas être devin c'est juste tirer les enseignements des situations internationales et sortir un petit peu le nez du guidon encore faut-il qu'il en soit capable Mohamed Ben mour je me tourne vers vous maintenant vous travaillez dans les quartiers à Marseille auprès des jeunes Jul Garnier en parlait voilà et ça a toujours des des réperc C lois ont des répercussions concrètes dans les quartiers est-ce que est-ce que vous pensez que cette loi peut être une une chance ou ou au contraire est-ce qu'elle vous inquiète pour pour le quotidien dans les quartiers une chance peut-être pour combattre une certaine partie du narcotraphic pour mettre vraiment le coup de grâce au haut du spectre mais mais quelque part elle m'inquiète elle m'inquiète pourquoi parce que tout simplement ça fait débat c'est c'est c'est c'est ce projet là sur le dossier le dossier coffre les captations sur les les sur le numérique tout ça sur les échanges des messages décryptés parce que généralement ce genre de truc ça dérive et après au départ c'est pour le narcotrafic comme au départ c'était pour le terrorisme et après on le généralise et ça peut devenir tout et n'importe quoi après connaissant bien les jeunes et même des membres du narcotrafic parce que je suis au moi je suis dans une place un peu spécifique je suis au milieu des des je dis toujours moi je suis au milieu des flics et des voyou j'ai j'ai j'ai j'ai énormément de contacts j'ai des jeunes qui me contactent via justement ces messageries et qui sont en détention et qui me disent justement avec ce déferement médiatique la justice bah la justice fait son travail mais elle a elle a incarcéré davantage euh il y a les effets secondaires à l'heure actuelle j'ai des jeunes qui m'appellent et qui me enfin qui me envoie des messages et qui me dit que j'espère que tu vas bien là écoute moi ça fait 2 mois que je suis en prison je suis en quartier arrivant la prison elle est pleine à craquer on est trois en cellule franchement c'est l'enfer et c'est pas ce qui va empêcher la récidive oui bien sûr donc donc donc quand on voilà on a cette politique de combattre non il faut il faut ouvrir en parallèle aussi le la prévention la campagne qu'on a fait la campagne publicitaire c'est bien mais elle est inefficace il faut la faire certes mais il faut aussi davantage de prévention et et d'éducation il faut cibler les les les les jeunes et les enfants dès le système scolaire vous voyez le problème c'est qu'on veut faire un exemple mais derrière ça va repousser ce qui va se passer les la prison de de sécurité ben on va mettre 200 grand ncot trrafiquant mais derrière la la nature à horreur du vide donc il y a forcément des gens qui vont justement profiter de cette situation pour reprendre le flambeau ou même certains peuvent même s'ils n ont pas accès au téléphone portable la prison si vous voulez faire passer des messages vous les faites passer en en 1980 à Marseille 1980 plus précisément avait François Girard et Omer Philippi qui ont fait passer des messagees via leur compagne au parloir des bon mètres pour faire exécuter le juge Michel il y avait pas de téléphone il y avait pas de et pourtant voilà moi j'ai connu je connais très bien aussi c'est un ami François B qui a été en quartier de haute de sécurité il s'est évadé en 79 avec Jacques messerine ça l'a pas empêché d'avoir des complicités et de pouvoir s'évader et de et de continuer sa campagne de braquage donc la répression il faut c'est obligatoire c'est comme ça mais il faut ouvrir la la porte à davantage de de prévention après moi j'ai des pistes j'ai des pistes sol ah mais on en parlera tout à l'heure euh il y a un autre point que qui serait intéressant d'aborder là le le le le gros point avec avec cette loi certains ont dénoncé une loi liberticide pointant un climat de surveillance généralisé vous en avez parlé tous les deux déjà à la quadrature Bastien lequérec c'est c'est c'est c'est ce que vous dénoncez une loi de renseignement généralisée est-ce que vous craignez que que ces nouvelles techniques d'enquête soi dévoyé pour surveiller des mouvements notamment sociaux et écologiques est-ce que vous voulez nous en parler un peu plus et bien il faut il faut savoir que dire que cette PPL cette proposition de loi viserait à lutter contre contre le narcotrafic c'est déjà faux c'est faux parce que ce que fait cette PPL c'est qu'elle euh elle elle modifie le régime de ce qu'on appelle la criminalité organisée qui n'est absolument pas limité au trafic de stupéfiants la criminalité organisée c'est un mécanisme qui a été créé en 2004 qui vise à donner plus de pouvoir au procureurs ou au juguses d'instruction lorsqu'ils font des enquêtes mais ça n'est absolument pas limité à au trafic de stupéfiants et déjà aujourd'hui on constate que ce régime de la criminalité organisée il est dévoyé notamment pour aller enquêter sur des mouvements sociaux donc c'est quelque chose qui se fait déjà par exemple à les les contestations contre l'enfouissement de de déchets nucléaires il y a eu des enquêtes qui ont pu être menés parce que les procureurs ou juges d'instruction obtenaient grâce à ce régime de la criminalité organisé accès à ce qu'on appelle des techniques spéciales d'enquête et donc ce cette proposition de loi elle vise à donner encore plus de pouvoir quand on rentre dans ce régime qui euh donc est aujourd'hui euh fait l'objet de de nombreux abus euh donc il faut avoir ça en tête euh et les les les les cas d'abus ils sont assez assez grands on pourrait aussi parler de l'affire affire de briillançon on pourrait parler de de l'usine La Farge et même si à la fin les faits ne relèvent pas tels qu'ils sont présentés à un tribunal après l'enquête de la criminalité organisée toutes les preuves qui auront été récolté grâce à ce régime très intrusif de la des techniques des techniques spéciales d'enquête qui sont permises grâce à ce régime de la criminalité organisée ces preuves seront admissibles devant un tribunal donc il faut vraiment faire reposer les termes du débat ici on ne parle pas avec cette proposition de loi de lutte contre le trafic de stupéfiants on parle d'augmenter les pouvoirs de la police on parle d'augmenter les pouvoirs de renseignement ça passe par des nouvelles méthodes de surveillance ça passe par l'extension de méthodes actuell cet après-midi par exemple les députés discutaient de la technique dit des boîtes noir ou parfois de l'algorithme qui consiste à surveiller l'ensemble d'un réseau de télécommunication qu'on voudrait demain si ce texte était voté euh augmenter avec des nouvelles finalités ce soir les députés devraient parler des portes dérobées dans ses messageries chiffré VO c'est ça ce texte c'est ce ce genre de mesures euh particulièrement attentatoire qui ont parfois été même repoussé par le Conseil constitutionnel de temps en temps et on remet une pièce dans la machine parce que l'objectif de nos deux ministres deintérieur d'armanain et rotayo c'est de faire du tout répressif de ne pas penser autrement et de se dire que si je tape encore plus fort peut-être que ça fonctionnera c'est presque une limite de une une une pensée de Shadock j'ai envie de dire il y a y a une vraie obsession là un peu avec le la la surveillance on en a pas beaucoup parlé pendant les j avec des mesures qui ont été imposées enfin un peu passé sous le prétexte des J on en met toujours une couche en plus c'est ça le le la conclusion on va arriver sur un un un une société où on serait fliqué de partout vous pensez clairement de depuis Macron on a une accélération des mesures de surveillance des des des nouvelles possibilités pour la police ou pour les services de renseignement j'étais venu quelquefis au médias pour en parler par exemple euh c'était déjà le le c'est un mouvement qui avait déjà été amorcé avant l'arrivée de de Macron au pouvoir mais disons que Emmanuel Macron les les différents gouvernements euh depuis qu'il est président de la République ont perpétué cette cette politique et aujourd'hui on a une une proposition de loi euh qui vient notamment de la droite sénatoriale qui est pas quelque chose de de de d'anodin par exemple c'est cette même droite sénatoriale qui voulait euh mettre de la reconnaissance faciale en temps réel dans l'espace public euh sans finalement réfléchir 30 secondes aux questions de de liberté de liberté d'expression de droit d'aller venir de droit à la vie privé et cetera on a aujourd'hui un gouvernement qui est main dans la main avec cette droite sénatoriale qui est parfaitement aligné sur ses positions et ça comme conséquence ce genre de mesure donc par exemple on pourrait aussi parler de de drone en prison de nouvelles formes de censure administrative donc sans passer par un juge euh de nouvelles obligations de s'identifier avant d'acheter des cartes SIM prépayé ouais tout ça c'est dans cette proposition de loi euh dite contre les narcotrafic mais qui en fait est une accentuation de ces pouvoirs de surveillance vous voulez réagir ah non non je suis complètement d'accord avec le fait que on soit sur on est complètement dans la dérive liberticide qu'on enregistre depuis Macron ça c'est ça c'est évident et et je crois que c'est ça qu'il faut alerter c'est-à-dire que en réalité cette PPL ne va pas limiter le narcotraphicque et et c'est ça dont il faut prendre conscience la première conséquence que ça va avoir c'est de réduire les libertés et il faut le redire la première des sécurités c'est la liberté et s'il n'y a pas la liberté alors il faut se poser des questions derrière parce que c'est là où on est en pleine dérive et et et vraiment il faut le comprendre comme ça parce que cette PPL ne va pas apporter des moyens supplémentaires pour pour pour mener des enquêtes pour le renseignement et cetera il il n'y a pas de moyen supplémentair en revanche il y a une attaque sur les libertés pour que le le simple soupçon en réalité viennent supprimer des libertés sans même qu'il n'y ait une seule enquête et et c'est vers ça en fait qu'on est en train de de de basculer et c'est un premier pas qui on le sait l'exceptionnel va devenir le le normatif à la suite et donc c'est bien ça qu'il faut avoir en tête et regarder cette PPL avec cet angle là parce que si on le fait pas alors on passe à côté de tout l'enjeu alors hier la la PDG de l'application de messagerie chiffrée signal a réagi avec véhéence sur X à cette à cette loi euh elle a évoqué aussi la la la la possibilité de de retirer son application du marché français elle a expliqué qu' qu'il était impossible d'introduire un accès pour une personne particulière hein c'est ce qu'on disait là c'est ces portes dérobées et que donc si cette porte déérobée est créée elle pourrait être utilisée par tout le monde euh la directrice générale de la sécurité intérieure explique l'usage de cette fameuse bac d'or euh pour décrypter les messageries serait encadré limité dans le temps et contrôler est-ce qu'on y croit est-ce que c'est envisageable alors on y croit d'autant moins que on est en présence d'une véritable guerre communicationnelle de la part de reetao et de la part de la DGSI donc là là on parle des des des portes dérobées c'est-à-dire un moyen technique pour contourner une protection technique aussi qui s'appelle le chiffrement qui vise à empêcher qu'un tiers accède à une conversation donc grâce à des outils cryptographiques on s'assure que seul l'expé iteur et le destinataire du d'un message puisse connaître du contenu ça exclut notamment donc ça c'est c'est le chiffrement dit de bout en bout et ça exclut notamment que des tiers des intermédiaires techniques ou n'importe quel tiers puissent avoir accès au contenu de ces messages euh le principe d'une porte dérobée n'est pas compatible avec le chiffrement de bout en bout puisque le principe d'une porte dérobée c'est de donner précisément accès à un tiers à ces messages et on ne peut pas cibler il n'y a pas de bonne ou de mauvaise porte dérobé on ne peut pas pas ciblé par nature puisque c'est un affaiblissement soit du service de communication qui va mettre un un qui va modifier son code le code de son application de son service pour donner accès à ce tiers soit qui va encadrer enfin prévoir une exfiltration de messages ou une copie des clés de de chiffrement qui ont permis de s'assurer qu'aucun tiers y accède cette copie pourrait être faite envoyée par exemple à la police ou à n'importe quel tier qui du coup c'est comm mme si on envoyait une clé une copie des clés de chez soi euh évidemment à n'importe quel moment la personne qui a cette copie peut peut l'utiliser donc on a une différence enfin on a une une certaine guerre de communication parce que depuis le weekend dernier on a retillo dans Le Parisien dimanche on a Céline Berton la directrice générale de la DGSI dans le JDD et c'est pas anodin d'avoir la DGSI qui va aller parler dans un média de Boré d'extrême droite disons-le très clairement et qui ne qui n'utilise pas les deux n'ont pas utilisé une seule fois le terme porte dérobé ou même le la version anglaise backdor et donc c'est une forme de présenter sous un jour meilleure une technique qui est intrinsèquement liberticide qui nie la possibilité d'avoir de la confidentialité dans ses communication parce que il faut le rappeler une porte dérobée elle ne peut pas être ciblée mais elle ne peut pas également être limitée à certaines personnes une fois qu'on crée cette faille n'importe quelle personne l'État les services d'enquête les services de renseignement mais aussi un état voyou on peut penser aujourd'hui à la Russie qui a une qui a une politique très forte en matière de de cyberciminalité on peut penser à un conjoint toxique à un patron un peu trop regardant toutes ces personnes pourraient utiliser ces failles qui vont être créé et c'est bien pour ça que tout le milieu de la technologie est vend debout contre ça et c'est aussi pour ça que beaucoup de macronistes qui qui sont réceptifs quand le milieu de la tech dit bah nous on va pas pouvoir on va pas pouvoir faire faire notre commerce vendre nos solutions parce que nos clients ont besoin de confidentialité et c'est aussi pour ça queon a une telle unanimité contre ce texte par exemple Guillaume Poupard l'ancien directeur de lany qui est l'organisme de l'État qui est chargé de s'assurer de la sécurité des administrations et des grands acteur en France Guillaume Poupard disait explicitement il ne faut pas aller dans cette direction c'est c'est aussi un risque pour enfin avec le départ potentiel d'application comme signal qui font quand même consensus je je vous laisse être juge de ça mais voilà qui sont en tout cas moi en tant que journaliste je sais que c'est c'est une messagerie qu'on utilise beaucoup aussi pour sécuriser les enquêtes pour sécuriser les sources c'est c'est aussi effectivement des citoyens qui qui peuvent utiliser ces messageries le départ serait quand même terrible de enfin ces outils on en a besoin ah bah ces outils sont indispensables en démocratie effectivement efftivement si la seule alternative qu' signale si ce ce ce texte cette disposition visant à introduire des portes dérobées était était voté la seule alternative qu'aurait signale c'est soit compromettre son service et la signal a annoncé déjà qu'il ferait pas la fondation qui gère Plô rassant fin plutôt rassurant mais du coup la seule alternative que signale c'était arrêter de fournir son service à des personnes sur le territoire français et signal fait la même menace à d'autres pays parce que la France n'est la seule signal fait la même menace à d'autres pays notamment la Suède notamment le Royaume-Uni qui ont aussi cette cette tendance à vouloir aller dans les messageries chiffré signal c'est aussi opposé à un texte de l'Union européenne qui vise à contourner le chiffrement pour analyser les messages pour lutter contre les contenus d'abus sur enfant à chaque fois signal a été très clair on ne on ne on n'affaiblira pas la sécurité de notre service quitte à partir soit de l'Union européenne soit de la France d'accord Mohamed ben medvour vous vous en parliez tout à l'heure mais le le le trafic est souvent enfin semble souvent s'adapter très vite à même à des politiques plus répressives ou des des restrictions comme là d'application ils trouveront d'autres méthodes est-ce que est-ce que vous pensez que que la loi prend en compte l'adaptabilité de des des réseaux de narcotrafi non elle elle elle elle apprend oui elle les sous-estime non à l'heure actuelle oui elle s'adapte à l'heure actuelle mais le narcotrafic il est parti des années 70 80 avec des coups de fil via des cabines téléphoniques ont donné des rendez-vous les flics se sont mis sur les cabines téléphoniques les ont mis sur écoute ensuite ils sont passer sur les systèmes de de tattoo les messageries vous savez les messageries tattoo après ils sont partis sur les téléphones portables et à chaque fois la police s adaptée et à chaque fois on a trouvé d'autres moyens ou donc la police leour après quoi c'est ça j'à revenir à des moyens plus rudimentaires comme les en Italie les Pini les petits messages par papier et et donc c'est pour ça que je veux dire que les les autorités aussi faut arrêter elles sont au point à l'heure actuelle elles vous sonorisent votre voiture ell vous sonorisent votre appartement Sky ECC je connais des jeunes marseillais qui l'ont utilisé ils ont craqué cette messagerie donc ils ont accédé à Sky ECC et et avec Interpol ils ont ils ont dévantelé toute une organisation à travers plusieurs pays j'ai un jeune actuellement que j'ai connu qui faisait du du de de la livraison du ubchit on lui a on lui a introduit un un logiciel espion dans son téléphone donc on a dupliqué son téléphone il s'est fait avoir comme ça donc les moyens moi je trouve qu'il les ont les moyens les moyens techniques et et matériel les ont le renseignement il l'ont il est encore plus facile maintenant puisquavant c'était un milieu qui était très cloisonné très restreint et donc ça ne transpirait pas au-delà des murs maintenant vous avez des des 13 ans 14 ans vous avez des jeunes qui rentrent dans le trafic et et le problème problème c'est ça en fait le problème on prend le problème maintenant par le corps parce que on a des jeunes maintenant qui se retrouvent à 14 15 ans à devenir des tueurs à gage mais ce que vous allez faire vous allez mettre des moyens vous allez les arrêter et même sans c'est moyens vous les arrêtez à l'heure actuelle tous les les petits tueurs à gage t tous ces petites mains et les grandes même les les pièces maîtresses du narcotrafi ils sont tous sous les verrous mais le problème c'est pas ça c'est que derrière ça ça émerge à nouveau oui la nature à haureur du vide et de toute façon il y a un problème plus plus conséquent à régler pour mettre au narcotrafic peut-être notamment la précarité ou le manque d'avenir pour les jeunes je ne sais pas en fait le problème c'est surtout que on s'attaque pas en haut du spectre on s'attaque on bat c'està-dire que toutes les dispositions ell visent surtout à viser les consommateurs les petits trafic et cetera mais en réalité elle ne va pas sur les véritables problèmes structurels c'est-à-dire que déjà on on vise les consommateurs mais on ne vise pas à baisser la consommation donc on voit déjà qu' y a il y a un problème dans les dans les objectifs c'est pas les mêmes taper sur les consommateurs ou baisser la consommation c'est pas la même politique publique et ça il faut l'entendre ben on en a il y en a une qui est privilégiée mais l'autre est complètement abandonné on ne parle pas de ça de comment est-ce qu'on fait pour baisser la consommation ça c'est un volet de cette de cette PPL et qui je pense pourtant mériterait quand même qu'on s qu'on s'y intéresse et le deuxième problème c'est qu'on s'attaque pas en haut du spectre c'estàd dire vraiment au réseau et et et là je crois que il y a aussi une véritable défaillance parce que tant qu'on ne s'attaque pas à ça et bien mais en réalité pour s'attaquer à ça il faut quoi parce que un moment il faut quand même qu'on parle des pistes aussi parce que si eux vont dans le nur alors qu'est-ce qui ne va pas dans le mur le vraiment il faut qu'on pense à réorienter tous les moyens qu'il y a parce que comme le dit très bien Mohamed oui il y a des moyens mais le problème c'est qu'ils sont mal orientés ils ne sont pas orientés vers le haut du spectre et donc c'est cette force là il faut la mettre il faut la diriger véritablement vers le cœur des réseaux ce qui la demande des temps d'enquête ce qui la demande de sortir un petit peu de cette politique du chiffre de cette politique aussi de la communication parce que il y en a beaucoup aussi dans cette histoire et donc d'aller vers véritablement un recentrage des moyens c'est pour ça que nous par exemple sur sur le trafic de cannabis nous nous proposons la légalisation c'est pas une c'est ça être courageux aujourd'hui en réalité pas posture politique une posture c'est une posture réelle qui prend en compte parce que tous les spécialistes de la question de narcotrafic vous diront que la politique actuelle c'est vider la mer avec une petite cuillère c'est ça qu'on est en train de faire ça ne mène à rien ça mène dans le mur et comme je l'ai dit même les pays les plus concernés par cette question du narcotrafic ont changé de braquier et voit très bien que ça ne mène nulle part donc il faut véritablement penser autrement la question du du narcotrafic il est temps de changer exactement il faut changer de logiciel mais bien évidemment ce n'est pas le logiciel du gouvernement qui lui est plutôt dans une posture de répression dans une posture liberticide et et et et ça a toujours été j'ai envie de dire leur ADN quelque part et et c'est ça véritablement le souci le premier problème c'est le fait que ce soit darmana et rotayou qui gère ce souci là ça c'est notre premier souci alors on en parlait la loi prévoit également la création d'un nouveau régime carcéral d'isolement pour les plus gros trafiquants un régime particulièrement difficile de laavau même de Darmanin c'est dire il prévoit notamment une mise à l'isolement et des fouilles intégrales systématiques ce matin sur notre antenne on recevait Gabriel Catala votre votre collègue député de la France insoumise elle a évoqué ses craintes que les militants politiques ne fassent les frais de ce nouveau système on l'écoute la criminalité organisé en France elle s'applique aussi à des militants aujourd'hui quand on regarde par exemple ce qui est arrivé aux militants de Bur antinucléaire qui à qui il était reproché un certain nombre d'infraction à qui a été appliqué le régime de l'association de malfaiteurs finalement ce type de quartier d'isolement pourrait leur être appliqué donc ça c'est une loi enfin un article de loi qui a été débattu hier sur les nouveaux quti voilà exactement et c'est un article de loi déjà qui n'a rien à faire dans la loi parce qu' n'a aucun rapport avec la loi de de départ c'est un ajout de monsieur daranin qui a été fait à l'Assemblée en commission la semaine dernière et ces quartiers d'isolement donc c'est un des quartiers où les personnes n'ont pas accès à leur famille et au téléphone comme le reste des détenus où elles peuvent être fouillées systématiquement où elles ont pas d'activité bref c'est que des choses en fait qui vont porter atteinte à leur réinsertion à leur réintégration dans la société qui vont pas du tout favoriser le fait qu'elle récidive ou non ensuite et c'est des quartiers c'est un type de quartier qui ressemble à des quartiers d'isolement qui avaient été supprimé par roberbinter en 82 donc c'est vraiment un retour de 40 ans en arrière sur la dignité des person person d't notre pays Bastien lequéc est-ce que vous souhaitez réagir au propos de la députée Catala il y a il y a un point qui qui qui est très intéressant que que note madame Catala c'est que effectivement cette ce régime carcéral vient de d'un ajout du gouvernement au dernier moment et a une vision répressive assez particulière il y a aussi le fait qu'on est aujourd'hui deux ministres de l'Intérieur et que Monsieur d'manin soit à la justice a aussi des conséquences dans cette loi par une défiance assez grande de la justice parce que il y a deux articles dans dans cette proposition de loi qui visent à renforcer les pouvoirs de renseignement mais pourquoi est-ce que on veut renforcer les pouvoirs de renseignement aussi parce qu'on veut lui confier plus de missions et plus de missions euh pour substituer des tâche qui était aujourd'hui qui serait aujourd'hui faite par le la la justice et qu'on confirit au renseignement et il y a deux dispositions qui sont particulièrement problématique la première c'est que cette proposition de loi veut favoriser la possibilité qu'aurer des procureurs donc euh chargés d'enquête autorité euh euh judiciaire euh euh faciliter la possibilité pour les procureur de transmettre des informations euh d'enquête euh à destination de service de renseignement c'est déjà possible aussi mais là l'idée ça serait de de de détendre les possibilités de le faire euh pour que ensuite les services de renseignement prennent le relais en quelque sorte de la justice or les services de renseignement ne sont pas soumis aux mêmes règles et notamment c'est une police secrète par nature euh mais c'est également une administration qui ne répond pas euh à enfin qui qui ne fait pas partie de l'autorité judiciaire qui n'est pas euh le le pouvoir judiciaire mais qui est une administration qui répond donc notamment directement au gouvernement euh et le fait qu'elle agisse euh dans le secret pose énormément de problèmes nouveaux euh quand on lui confie des missions qui auparavant étaient euh en charge enfin devait être mené par par la justice la deuxième disposition très problématique c'est que euh on veut renforcer les possibilités corer les services de renseignement pour se partager des informations aujourd'hui on a du on a un droit du renseignement qui est particulièrement peu protecteur il y a énormément de possibilités pour les services de renseignement mais là le le premier article de cette proposition de loi veut permettre au service de renseignement de s'échanger des informations entre eux sans aucun contrôle aujourd'hui il y a un contrôle parce que un service de renseignement peut enfin doit respecter un certain nombre de de de règles notamment des finalités ou ne peut pas avoir accès à certaines techniques de renseignement et quand il veut transmettre à un autre service le renseignement qu'il aurait obtenu la la il y a un contrôle administratif la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement la cnctr s'assure que le service qui est en train d'envoyer son information n'est pas en train de contourner la loi parce que le service destinataire pourrait très bien vouloir demander à son petit copain moi j'ai pas accès à telle technique de renseignement ou moi j'ai pas le droit de faire du renseignement pour telle finalité est-ce que tu pourrais le faire à ma place ensuite tu me tu me transfers l'information donc aujourd'hui il y a un contrôle qui est fait par la CNCR qui s'assure à ce qu'il n'y ait pas de détournement de la loi et la CNCR le dit dans ses rapports d'activité il y a eu des abus il y a eu des sanctions qui ont été prises il y a eu de la destruction ordonnée de renseignement qui ont été partagés en contradiction avec ces quelques règles qui sont déjà pas très stricts dans le code de la sécurité intérieure et là cet article premier il voudrait supprimer simplement ce ce ce contrôle au moment du partage de renseignement exactement et donc on aurait des services renseignement qui pourrait en toute liberté ignorer complètement les quelques règles et ça ça fait partie de cette vision qu' a le gouvernement de il faut donner plus de pouvoir au renseignement il faut leur donner beaucoup plus de de liberté pour agir alors qu'il s'agit d'une police secrète qui va se substituer infin à la justice qui elle pourtant répond à une certaine forme de transparence et de contradictoire pour P plus de liberté à la police moins pour le peuple quoi c'est un peu la ligne c'est totalement ça euh Mohamed je je j'ai envie de vous faire réagir aussi au propos de de la députée Catala euh elle parle de de de voilà de la création d'un nouveau régime carcéral et vous vous évoquiez les contact que vous avez avec les les les jeunes qui notamment sont sont emprisonnés euh le régime de l'isolement est effectivement très dur est-ce que vous pouvez voilà réagir de quel œil voyez-vous cette nouvelle disposition bon bien entendu un isolement pour des personnes qui sont très nuisibles à la société qui commande dit des meurtres ça je l'entends formellement il y a pas de problème mais quand on on on veut revenir comme le disait au quartier d're sécurité j'en parlais précédemment françois b que je connais très bien était dans ses quartiers de sécurité avec Jacques messrine ils étaient il s'était évadé Maisin disait moi si on m'aurait condamné à 20 ans de déttention normal j'aurais fait ma peine et et et c'est tout on m'a on m'a condamné à 20 ans de QHS et le QHS à l'époque on disait que les personnes qui était incarcéré à l'intérieur c'était des humanoïdes sans âme c'est-à-dire que on perdait le goût le goût de Louis de l'odorant on parlait plus à personne on devenait on devenait ou c'est des régimes très très dur hein VO on devenait cinglé et et et quand on sortait de là c'était soit ben soit on se suicider ou sont sortés en en psychiatrie donc ça ça pose énormément de problème là en fait ils veulent plus se se calquer sur le le système carcéral italien le car1 obis où on met dans un étage où là ça va ê dans une prision une prison spécifique que des des des gros profils donc il y a pas besoin je pense qu'il y a pas besoin de les isoler on les regroupe dans une certaine prison mais ça va être encore un autre problème parce qu'ils vont se retrouver entre eux si on limite les moyens de communication et cetera peut-être mais ça sortira toujours dans tous les cas parce que si vous avez des parloirs on peut toujours sortir des messages et des directives à travers les parloires vous voyez donc même avec le plexiglace voilà je mets mê ça à part bon c'est vrai que ils vont peut-être sonoriser ils vont sûrement les sonoriser comme c'est aussi à l'heure actuelle dans les maison d'arrêt normale mais mais c'est ça ça ça ça ça c'est bon pour pour les les les personnes qui y sont mais les personnes qui sont en dessous le gars qu'est-ce qu'il fait il il est il est il est enfermé en prison d're sécurité ben il sraite il met quelqu'un qui sraite à sa place ou si c'est pas le cas il y aura quelqu'un qui va reprendre le flambauou donc les grosses têes seront remplacé par leurs adjoints et le trafic continuera parce que parce qu'il doit continuer ben oui c'est un problème de misère sociale c'est tout euh ce que c'est intéressant ce que vous ce que vous mettez en avant parce que voilà le le gouvernement veut enfin dit lutter contre les les narcocités à Marseille on est un exemple on l'a connu avec des d'énormes opérations place net d'opération de de communication essentiellement comme vous le soullignez Julie Garnier est-ce que tout ça c'est c'est bien joli mais sans un travail de fond c'est c'est pas une solution durable je je je vous fais réagir moi j'aime bien prendre toujours des exemples je reviens à la Colombie parce que je trouve que c'est très éclairant sur sur le narcotrafic et notamment médelline il y a les comounas qui sont on va dire les quartiers populaires qu'on a nous en France c'est un peu l'équivalent les comounas aujourd'hui vous pouvez vous balader il y a aucun problème il y a aucun problème et pourtant il y a pas une seule caméra de surveillance h donc ça devrait peut-être interroger ceux qui nous vendent de la caméra de surveillance un peu partout et en nous disant don les effets sont aussi très contestés exactement et et qui serait la recette miracle euh moi j'ai envie de leur dire euh sortez un peu les gars quoi en fait allez en Colombie allez voir comment ça se passe là-bas et vous allez voir à médelline que les comuna vous pouvez vous balader il y a pas une seule caméra de vidéosurveillance et médelline aujourd'hui est une des villes les plus calmes qui existent d'un point de vue sécuritaire et ça c'est une réalité comment ça se fait pourquoi comment ça se fait qu' la médelline alors que voilà c'est on pourrait nous dire que c'est le haut lieu c'est voilà c'est THE place to be pour ben non en fait ça a changé pourquoi parce que en réalité dans ces quartiers-là il y a vraiment eu une autogestion de la part des des habitants qui déjà euh ont on ont viré tous ces paramilitaires qui qui qui ont massacré des populations et qui aujourd'hui ont un profond envie de paix il faut faire confiance aux gens les gens qui vivent dans les quartiers c'est des gens comme tout le monde ils veulent vivre tranquillement et ça quand on leur laisse les moyens et quand on leur donne les moyens de s'auto-organiser de dire regardez ça on va pouvoir faire de l'associatif on va pouvoir mettre en place un véritable cadre de vie vous allez voir que ça va véritablement beaucoup mieux se passer que si on met des paramilitaires là-bas et donc à mdeline qu'est-ce qui se passe bien en réalité tous les aspects de la vie sont gérés par des association il y a un tissu associatif absolument exceptionnel je le dis mais vraiment exceptionnel ça va de la gestion des mur par par l'art en fonction des associations culturelles qui qui peut exister donc même les murs en réalité sont auto sont autog géré ça peut aller aussi de l'économie où on peut avoir dans chaque dans chaque maison dans chaque dans chaque habitation et bien une mise en commun de toutes les productions locales qui sont mises ensemble en commun par une coopérative et donc c'est partagé sur les marchés et et les et les et les biens on va dire les bénéfices qui en sont tirés sont à nouveau repartagés aussi ça peut être aussi sur le tourisme le tourisme on n' pas le droit de se balader dans les commouna si on n'est pas accompagné par quelqu'un d'une association donc en plus ils ne sont pas exploités désabusés par par le Tourist là-bas donc bref on voit que sur tous les aspects euh il y a une un véritable tissu associatif qui fait que et bien c'est ensemble qu'ils arrivent à tirer vers le haut et ces quartiers sont devenus des quartiers tout à fait agréables tout à fait sécurisés et et aussi où on traite véritablement de sujet et le sujet c'est quoi ben c'est de pouvoir vivre dans tous les aspects de la vie de pouvoir subvenir au besoins essentiels et dans les besoins essentiels c'est ben pouvoir manger pouvoir accéder à un métier pouvoir pouir avoir accès au transport pouvoir avoir et cetera et cetera et on voit même que quand on parle des transports les transports et bien il il y a besoin de très peu d'agents municipaux pour gérer les télécabines ou gérer les escalators parce que c'est beaucoup en pente là-bas il faut que 10 agents pour l'ensemble de la ville je parle pas d'une petite ville je parle d'une grande ville 10 agents pourquoi parce qu'en réalité les associations et bien font énormément de liens de de de coopération entre elles et en réalité même pour pour les bénéfices de de de la municipalité c'est positif donc voilà je voulais vraiment faire ce ce petit panorama pour montrer que d'autres d'autres horizons sont possibles d'autres horizons sont parce que un autre monde est possible bien évidemment n'est-ce pas mais c'est surtout pour montrer que on peut sortir de ce de cette espèce de de de climat insupportable qu'on nous met sur la tête où on nous impose que non il faut être fliqué il faut que ça soit il faut qu'on soit tous observés il faut qu'on soit tous enfin il y a c'est pas comme ça que ça fonctionne et si ils peuvent prendre 10 secondes pour regarder les solutions qui marchent réellement et bien elles sont à l'opposé de ce qu'on essaie de nous imposer actuellement mais aussi depuis depuis quelques temps il y a d'autres façons de faire et je peux vous assurer que dans ces solutionsl c'est le peuple qui en sort grandi ce sont les quartiers qui en sort grandi c'est la sécurité pour tous ce qui en sort grandit parce qu'on s'attaque au vrais problèmes et le problème c'est quoi c'est en réalité de donner les moyens aux gens de pouvoir vivre c'est ça le vrai problème et c'est à ça qu'il nous empêche d'accéder continuellement par tous les moyens et que ça soit la loi narcotrafic que ce soit le fait de pouvoir bien vivre que ce soit le fait d'augmenter les salaires que ce soit les retraites que ce soit la santé que ce soit les écoles tout sur tous les aspects de nos vies ils nous pourrissent tout le problème je le dis dans ce pays c'est Darmanin c'est retaillot c'est Macron et c'est eux qui on dégager Mohamed Ben mour j'ai envie de vous faire réagir au propos de de Julie Garnier sur les les quartiers en tout cas voilà un autre logiciel qui serait possible peut-être des solutions durables qu'on pourrait envisager notamment l'importance du tissu associatif qu'est-ce que ça évoque chez vous mais ça évoque tout simplement ma personnalité mon travail c'estàdire que nous com comme elle a précisé donc vous avez des associations qui sont bien ancrées sur le territoire on a aussi un problème à ce niveau-là nous dans les quartiers nord de Marseille c'est que on a les politiques on les missions associatifes à des grosses structures sociales et qui gère en fait toute la vie la grosse partie de la vie sociale dans les quartiers mais elles elles sont là c'est des entreprises du du K40 social en fait elles sont là que pour engranger du fric et et grossir maintenant ce ne sont plus des associations sont devenus des des fédérations des groupements donc là il y a il y a il y a il y a un problème aussi déjà à se poser sur la la gestion associative dans les quartiers puis après il faut revenir aussi aux petites associations de quartiers nous ma structure qui est àis ben on a un secteur on a un territoire on est bien ancré dedans on est bien identifié on cherche pas à grossir on cherche à travailler à développer la cohésion sociale sur notre territoire et et et et Point Bar après c'est c'est important si vous n'avez plus de lien social dans un quartier vous n'avez plus de de de prise en fait sur le quartier voyez ça devient l'anarchie donc l'association elle fait toujours office de régulateur quand c'est très important des associations dans les quartiers on le sait c'est qui c'est c'est elle qui qui qui gère le le le tissu social et qui qui pie aussi au manque de de l'État euh alors sur sur un sur un autre sujet pour avancer un petit peu il y a il y a une autre question dans cette loi qui qui pose problème c'est cette question des dossiers coffres euh donc dans le dossier d' instruction certains procès verbaux seront mis au coffre ils seront donc plus accessibles que qu'aux enquêteurs et aux procureurs mais plus donc aux avocats ni à leurs clients certains y voient le risque que les avocats soient directement considérés comme complices de leurs clients ce sont des réserves émises par la députée macroniste Éléonore caroa on l'écoute sur ce texte il y a un point qui me dérange c'est que l'avocat est présenté très souvent comme si c'était un complice de son client or l'avocat est justement là pour s'assurer que la loi est respectée que les droits de la défense sont respectés et quelle que soit la personne qui est jugée vous devez avoir un minimum de garantie et l'avocat doit savoir justement qu'est-ce qui est reproché à son client donc cette question de dossier coffre c'est une question d'égalité d'armes devant la justice et je pense qu'il faut être extrêmement vigilant quel que soit l'objectif recherché à ce qu'on maintienne le procès équitable c'est aussi et surtout contraire au au droit de la défense cette affaire Bastien alors c'est c'est non seulement contraire au droit de la défense mais c'est donner carte blanche à la police pour mener toutes les opérations les plus illégales possibles en matière de surveillance et ne pas être sanctionné parce que aujourd'hui en droit on a ce principe du contradictoire qui fait que toutes les tous les actes d'enquête toutes les preuves qui sont récoltées sont soumises à débat pour être contesté non seulement par les juges ou les procureurs qui encadrent ce que font ce que fait la justice la manière dont c'est dont dont des micros des balises peu importe sont posé mais aussi évidemment et heureusement par les partis et leurs avocats et avocates là cette histoire du dossier coffre ou du PV distinct c'est c'est l'idée de mettre au coffre littéralement certains actes d'enquête pour les retirer du contradictoire et ne plus donner accès aux personnes mises en cause et à leurs avocats ou avocates à ces documents de manière à ce qu'ils ne puissent plus ou elles ne puissent plus les contester et c'est particulièrement grave parce que prenons l'exemple d'une surveillance totalement illégale une pause d'un micro à un endroit qui n'aurait pas été possible une surveillance de d'énormes mément de personnes et donc quelque chose d'assez massif d'assez illégal si on met le le procès verbal qui explique où comment et quel informations ont été récolté dans ce coffre et bien les avocats et avocates ne pourront plus le contester mais on aura des preuves qui vont être apporté qui vont être versé au dossier alors ce qu'a dit le gouvernement au Sénat c'est il a réécrit une partie de ses dispositions en disant dans ce cas-là il faudra que les preuves qui sont apportées soient corroboré par d'autres actes d'enquête mais quand on c'est déjà ce qu'on cherche on peut faire une forme de blanchiment d'illégalité en allant poser une autre technique de surveillance plus restreinte cette fois-ci légale en versant le PV au contradictoire avoir la confirmation de quelque chose qu'on aurait pas dû avoir dès le début et finalement pouvoir surveiller énormément de personnes et avoir un déséquilibre assez flagrant dans les armes autour de ce procès et être mis en cause dans un procès enfin dans une affaire pénale c'est particulièrement douloureux difficile et là on voudrait en plus empêcher les personnes de se défendre donc c'est c'est quelque chose quelque chose qui en démocratie est particulièrement inquiétant et le gouvernement nous dit oui mais c'est pour protéger les personnes qui vont procéder à la surveillance pour protéger nos enquêteurs et cetera il s'agit absolument pas de ça et ce ce discours du gouvernement il peut pas être entendu il s'agit de protéger des manières dont qu'a eu la police pour surveiller les personnes qui sont potentiellement illégal alors même que aujourd'hui déjà en France on a tout ce qu'il faut pour donner accès tardivement dans la procédure aux actes d'enquête une personne avant qu'elle soit mise en examen mise en cause formellement elle n'a pas accès au dossier donc elle ne sait pas quels actes de surveillance ont été faits quelles preuves ont été récolté donc il peut se passer plusieurs semaines voir mois pendant lesquels l'enquête peut se faire sans ce contradictoire qui sera simplement à ce moment-là reporté à plus tard et donc là on on est vraiment face à donner encore plus de pouvoir et donc au-delà de du problème en matière de droit de la défense c'est aussi une manière de per de de de pouvoir surveiller encore plus les personnes parce que pas vu pas pris en quelque sorte et bien le le le tableau qu'on dresse est assez peu réjouissant ce soir euh Julie Garnier j'ai envie de vous vous vous jeter la balle mais la gauche a l'air d'avoir un peu de mal quand même à tirer son épingle du jeu dans dans discours alors évidemment elle elle se positionne mais euh mais Darmanin et retillo sont un un duo euh redoutable notamment en terme de communication il martè notamment l'argument euh du laxisme prétendu de de la gauche et et et sont omniprésent dans les débas sur les réseaux partout euh à votre avis comment comment la gauche la France insoumise et les autres par ailleurs leurs alliés pourrait réussir à justement peser dans ce débat ou bah déjà quand même on a progressé bien sûr parce que non je fa de rester optimiste vous faites bien vous faites bien après tout ça par que on est quand même parti d'une unanimité vous l'avez dit au Sénat et aujourd'hui on voit que on n'est plus tout à fait quand même dans le même dans le même rapport de force et il faut dire que en face ils y vont pas de main morte parce que on est beaucoup dans la voilà dans la communication on est toujours dans une logique très binaire c'est-à-dire que si vous êtes contre la PPL narcotrafic alors ça veut dire que vous êtes pour le narcotrafic bien évidemment soyons toujours très simpliste mais en réalité ce qu'on essae de mettre en avant c'est que non seulement la loi ne va pas faire diminuer le narcotrafic mais que en réalité son son son seul effet va être de supprimer délibérément des libertés et c'est ça qu' va falloir faire retenir parce que le narcotrafic on a déjà la preuve et c'est pour ça que je faisais la comparaison internationale on sait déjà que ce n'est pas la bonne façon de leer et que les seuls effets que ça a pu donner et ce sont des effets extrêmement graves ça a été vers une militarisation euh vers une violation des droits de l'homme et euh toujours à une explosion des inégalités et euh et et qui s'attaque malheureusement j'ai envie de dire toujours au même toujours aux même et et je rappelle quand même que euh on a face à nous un gouvernement qui a quand même euh eu des démonstrations euh ouvertement raciste et que ça doit clairement nous inquiéter euh à qui on on est en train de donner le volant pour faire des choses illégales voilà voilà où est-ce qu'on va et je crois que n'importe qui qui est soucieux de de vouloir toujours regarder la France comme le pays des droits de l'homme doit aujourd'hui profondément s'inquiéter de ce qui est en train de devenir notre pays et bien vous vouliez être plus positif c'est un peu difficile est-ce que Bastien le le le kék vous vous voyez vous des des des des des raisons de de ne pas désespérer ou là sur cette question euh avec cette loi euh le tableau est tout noir alors non il faut jamais désespérer parce qu'on n'est jamais à l'abri de Bonn surprise et il peut se passer beaucoup de choses euh et nous on l'a écrit il y a quelques jours sur notre site quand on a fait un article de pour récapituler ce qui s'était passé en commission des lois donc avant le débat qui a commencé lundi en hémicycle c'est que il y a eu des petites victoires euh on a certains articles certaines dispositions qui ont été supprimées ou qui ont été réduites par exemple les possibilités de tens administrative ont été réduites gardu oui voilà on a ces portes dérobées qui ont été qui ont été supprimé donc là elle pourrait revenir en en séance publique mais la commission des lois a supprimé pareil pour le dossier coffre à chaque fois on a des amendements pour rétablir mais en tout cas en commission lo voilà et en commission des lois on a eu des des petites victoires et pourquoi entre autres même si c'est pas évidemment le le seul la seule explication c'est parce que il y a une mobilisation si citoyenne sur ce texte nous à la Quadrature du Net on essaie de mobiliser les personnes pour appeler leurs députés pour leur expliquer avec leurs propres mots en bafouillant ça c'est pas grave que cette proposition loi elle est dangereuse et qu'il faut non seulement voter contre certaines disposition mais à la fin il ne faut pas se faire avoir par le discours du gouvernement qui est vous si vous votez contre ce texte même avec tous ces défauts ça veut dire que vous faites le jeu des narcotrafic on l'a dit et répété ça n'est pas un texte pour lutter contre le trafic de stupéfiant euh et donc il y a il y a il y a cette gauche à un peu secouer euh oui on rappelle quand même que c'est un texte aussi porté par le PS hein voilà et euh et et donc le fait qu'il y ait eu cette unanimité au Sénat elle elle montre bien le le fait qu'on a aussi besoin de réveiller la gauche de réveiller ces députés aujourd'hui qui ont ce texte entre leurs mains et c'est encore possible aujourd'hui d'appeler ces députés nous sur sur le site de la quadrature laquadrature.net on a une page qui récapitule les arguments on a un petit widget pour sélectionner son député pour appeler ou sa député pour appeler celui ou celle de sa circonscription ou celle d'à côté ça peu importe en réalité tous les députés représentent toutes toutes les personnes et et donc on on a les numéros de téléphone si les personnes veulent appeler et c'est il est encore temps de se mobiliser il est encore temps d'appeler les députés pour leur dire leur répéter parce que c'est comme ça que ça fonctionnera que ce texte n'est pas bon qu'il ne faut pas se faire avoir par cette stratégie de retaillot notamment qui a une communication axée sur moi ou le chaos exactement de de jouer sur la peur ce fantasme du narcotrafi et et donc il est encore temps de se mobiliser et peut-être qu'on aura effectivement une confirmation de ces quelques victoires qu'on a eu en commission et bien tous ceux qui nous écoutent peuvent donc se rendre sur le le site de La Quadrature du Net et et retrouver les informations dont vous parlez il nous reste que très peu de temps je vais je vais poser une dernière question à Mohamed peut-être aussi sur les les sol les perspectives aujourd'hui selon vous quelles alternatives existent pour éloigner les jeunes du trafic est-ce qu'elles sont suffisamment soutenu par les pouvoirs publics non pas du tout elles sont pas assez soutenu et quand elles sont soutenuon on a mis on a mis un peu plus de moyens financiers dans les quartiers nord ça je suis d'accord notamment avec le plan Marseille en grand mais là il est en train de on envoie un peu les les retombées qui qui commencent à et surtout les coupes budgétaires donc là on commence ça nous resserer la vis euh le problème c'est euh je dis c'est l'éducation euh on on a plus la même génération qui a 20 ans d'arrière on a des jeunes maintenant qui ne réfléchissent pas qu' accès aux réseaux sociaux et qui sont prêts à prendre un contrat dès le plus jeune âge donc il faut se focaliser sur l'éducation faire non pas pas des campagnes là comme on peut le voir à la télévision avec cette flamme là bon c'est c'est significatif je suis d'accord mais c'est pas suffisant on la regarde la publicité au bout de 30 secondes on l'a oublié donc il faut s'attaquer directement eu euh au au aux enfants dans les écoles c'est-à-dire que il faut prendre des personnes qui ont été victimes du narcotrafic des familles de victimes des policiers des des des personnes qui sont toxicomanes en c'est toxicomane et et faire des des campagnes de de prévention pardon directement dans les dans les classes scolaires euh qui a plus de lien il faut il faut qu' il faut renforcer le lien entre toutes les administration éducation nationale ministère de l'Intérieur ministère de la Justice euh ministère de la Santé euh ensuite de cette de cette loi en terme de en terme de répression c'est ouis exactement c'est absent et en terme de répression on le voit à l'heure actuelle on a des prisons qui sont à saturation pourquoi parce qu'on a une campagne il il faut Svir il faut Svir il faut Svir le problme de la police prison c'est la justice les prisons iles sont pleines je vous le dis les prison elles sont pleines il y a plus de place en prison donc il faut il faut il faut créer une alternative moi ce que je proposerai ce ça ça s'appellerait la contrainte professionnelle c'est-à-dire que quand on a un un délinquant qui n'est pas vraiment un délinquant chevronné qui est voilà qui est un récidiviste parce que le seul moyen qu'il a qui connaît qu'il arrive à faire et il veut pas travailler c'est de de de de vendre des barrettes mais bon le pauvre il se fait attraper à chaque fois et il y en a beaucoup comme ça dans ce cas-là et ben on le on leur impose une contrainte professionnelle par exemple un jeune dealer marseillais ben on on l'éloigne on lui met une mesure d'éloignement ce qui se fait mais derrière il y a pas il y a pas il y a on met une mesure d'éloignement mais ça s'arrête là donc on on peut l'orienter vers une autre commune je sais pas moi par exemple à à tour exemple on l'envoie à tour on l'éloigné de de son de son cercle c'est ça que vous voilà voilà on le met en lien avec avec Ben un employeur parce qu'il y a des métiers en tention dans la restauration l'hôtellerie il y a des des communes des boulangers qui n'arrivent même dans les milieux qui n'arrive pas à recruter mais justement profitant de cette main d'œuvre pour euh c'est c'est c'est pas attention c'est pas l'esclavagisme parce que le jeune aura un salaire un contrat euh un contrat comme tout le monde sauf qu' on va l'obliger à travailler et on va et on va on va le forcer euh à quitter le le narcotrafic avec au départ une assignation résidence on peut le contraindre à signer à la gendarmerie au commissariat tous les jours puis au bout de 3 mois si il y a un bon comportement on réduit on réduit ce genre de contrôle judiciaire ce cette mesure et puis après on fait un bilan au bout de 6 mois 1 an en tout cas revenir sur cette ce tout tout carcéral et de de mettre en prison dès la le la première barrette de chit finalement c'est ça que c'est ça que vous nous dites et accentuer le dialogue l'éducation euh et les témoignages le lien entre les gens finalement exactement exactement on dit dans une société individualiste les gens maintenant à l'époque moi je m'en je m'en souviens quand j'étais plus jeune mais quand qui se passa MF ben vous avez toujours des gens qui qui allaient se mêler qui allaient s'interposer maintenant non les gens certes les gens ont peur mais plus personne maintenant chacun regarde Mia sa porte ça revient à ce que disait Julie Garnier sur créer du lien dans les quartiers l'importance de de l'interdépendance sur le rôle de la de la prison en fait qui ne joue plus son rôle de réhabilitation il est là en fait le problème c'est qu'aujourd'hui on a des prisons qui euh sont presque des des accélérateurs euh voilà au ouais de délinquence plutôt que de faire ce vrai travail de réhabilitation avec de la formation avec voilà il faut que les les les on a besoin d'enseignants on a besoin d'éducateurs dans les prisons et aujourd'hui les prisons ils sont laissés complè sont enfin voilà ils sont ils dent par terre donc qu'est-ce qu'on peut parler de réhabilitation multiplement condamné la France pour pour l'état de nos prisons il faut pas avoir mis les pieds en prison en France pour dire que c'est Club Med je vous remercie tous les trois d'avoir participé à cette émission c'était très intéressant merci à vous de nous avoir écouté et d'avoir regardé au cœur de l'ctu sur votre freebox sur Molotov et sur notre chaîne YouTube le méia 247 mais aussi sur lemediatv.fr n'hésitez pas à nous laisser un commentaire si vous nous regardez sur Youtube ou à nous envoyer un mail si vous nous regardez à la télévision si vous en avez les moyens soutenez-nous soutenez notre travail le journalisme indépendant des pouvoirs politiques et de l'argent en allant sur lemediatv.fr/soutien restez connecté au méia très bonne soirée [Musique]