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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 23 septembre 2026 22 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploiTransportsEnvironnement & énergie

Sébastien Martin : « Il faut accepter que les Chinois nous apprennent un certain nombre de choses »

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:02OuverteRéponse directe

    La hausse des prix du carburant impacte-t-elle l'industrie ? La situation économique peut-elle s'aggraver ?

  • 4:01OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il y aura des mesures spécifiques pour votre secteur ?

  • 5:25RelanceRéponse directe

    On peut se poser la question de savoir si on va avoir suffisamment d'énergie aussi durant l'hiver.

  • 6:47RelanceRéponse directe

    Qu'est-ce que vous leur dites à ces Français ? Il n'y a pas de problème d'approvisionnement ?

  • 9:21OuverteRéponse directe

    Est-ce que notre dépendance ça vient aussi de mauvais choix ?

  • 11:16FerméeRéponse directe

    Elles peuvent encore produire plus ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:01Sébastien MartinChiffre
    « On a aujourd'hui effectivement des aides ciblées, c'est-à-dire jusqu'à 2 000 euros, un peu plus de 2 000 euros net quand vous êtes seul. »
  • 2:45Sébastien MartinFait
    « Gouverner, c'est choisir et on a fait le choix d'aider en priorité les gens qui sont dans l'obligation d'utiliser leur voiture pour aller travailler. »
  • 7:28Sébastien MartinFait
    « L'approvisionnement en matière, que ce soit de pétrole brut ou des matières raffinées, aujourd'hui il est assuré pour un pays comme la France. »
  • 8:09Sébastien MartinFait
    « Total en France vend à perte. »
  • 9:59Sébastien MartinFait
    « Il y a certaines raffineries qui effectivement se sont délocalisées, sont parties ailleurs. »
  • 11:16Sébastien MartinFait
    « Elles peuvent encore produire un peu plus que ce qu'elles ne font. »
  • 12:45Sébastien MartinFait
    « Il y a trois ans, on ne produisait pas une batterie en France. »
  • 13:30Sébastien MartinChiffre
    « Les Chinois, ils ont mis 15 ans à apprendre à savoir faire des batteries. »
  • 14:09Sébastien MartinPromesse
    « On a besoin, pendant la période où elle émerge, d'avoir les mesures nécessaires d'accompagnement. C'est ce qu'a fait le gouvernement avec France 2030. »
  • 14:49Sébastien MartinChiffre
    « L'Union européenne va mettre 1,5 milliard sur la table pour accompagner ces gigafactories. »
  • 15:24Sébastien MartinFait
    « On simplifie le guichet d'accès à la prime grand rouleur, que ceux qui ont déjà bénéficié de la prime grand rouleur vont en bénéficier automatiquement. »
  • 16:03Sébastien MartinFait
    « Soit ça tient dans cette enveloppe d'un milliard 4, soit nous irons trouver quelques économies ailleurs dans les ministères. »
  • 21:27Sébastien MartinChiffre
    « L'État est déjà aux côtés des salariés de Val-d'une, tout simplement parce que cet été, j'ai décidé du versement d'un soutien d'un peu plus de 2 millions d'euros qui a permis de payer les salaires. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:02

– La hausse des prix du carburant impacte-t-elle l'industrie ? La situation économique peut-elle s'aggraver ? On va vous poser ces questions Sébastien Martin. Bonjour, merci d'avoir accepté notre invitation, ministre délégué chargé de l'Industrie Une interview en partenariat avec la presse régionale, représentée ce matin par Julien Lécuyer de La Voix du Nord. Bonjour Julien. Bonjour Auriane. Bonjour Monsieur le ministre. Bonjour. Le gouvernement qui a donc annoncé hier de nouvelles aides pour faire face à la hausse des prix du carburant, des des aides nouvelles, des aides élargies aussi, des aides prolongées. Est-ce que vous pensez vraiment qu'elles sont suffisantes pour calmer la colère des Français ? – Bah écoutez, en tout cas elles sont utiles et nécessaires.

0:38

Elles sont utiles et nécessaires parce qu'effectivement Quand vous passez à la pompe et que votre plein parfois dépasse les 120 euros, on a forcément non seulement un sentiment de choc d'une part, et puis d'autre part aussi c'est une atteinte au pouvoir d'achat de nombre de nos concitoyens. Donc, la reconduction et l'élargissement, par exemple, de la prime grand rouleur, c'est une aide très claire et très directe au pouvoir d'achat de nos concitoyens. Il faut regarder un peu, d D'ailleurs, vous savez cette prime grand rouleur ? Lorsqu'elle a été mise en place, moi j'ai regardé sur six mois ce que ça voulait dire finalement quand vous touchez un chèque de 100 euros. Je rappelle qu'effectivement le prix du carburant il a augmenté, il il a baissé, l'augmenté sur les six derniers mois.

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Grosso modo, cette aide de 100 euros pour quelqu'un qui fait son plein sans plomb 95 deux fois par mois, 100 euros, ça a couvert la moitié de la hausse du carburant là on remet 100 euros uniquement pour trois mois donc ça veut dire que ça va couvrir quand même je ne sais pas quel sera le prix du de l'essence demain je ne sais pas mais ça couvrira quand même une grande partie de la hausse du carburant que l'on a constaté depuis l'avant-crise. Donc ça, c'est quand même quelque chose d'important. Et puis ensuite, vous voyez, on regarde profession par profession. C'est une aide qui n'est pas adressée à tous les Français. Oui, parce qu'il y a des des Français qui travaillent, des classes moyennes qui ne sont pas éligibles à cette aide.

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On a aujourd'hui effectivement des aides ciblées, c'est-à-dire jusqu'à 2 000 euros, un peu plus de 2 000 euros net quand vous êtes seul. Quand vous êtes un ménage à deux, ça peut près 4000 et puis quand vous êtes un ménage avec deux enfants c'est à peu près 6000 euros net donc ça veut dire quand même qu'on étend le dispositif aux classes moyennes 5 ,5 millions de personnes et d'autres pays ont fait le choix de baisser les taxes c'est notamment le cas de l'allemagne pourquoi la france ne réussit pas à faire ça la même chose vous avez vu les propositions sur les baisses de taxes moi je veux bien tous ceux qui nous propose les baisses de taxes c'est les mêmes qui dans le même temps, vont nous expliquer que les finances publiques dérapent. Donc avec des coûts qui peuvent être démesurés.

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On n'a pas les moyens, c'est ça que vous dites ? Ce n'est pas qu'on n'a pas les moyens, c'est que je pense qu'il faut passer un peu d'une logique d'euro facile à une logique d'euro utile. Et la logique d'Eurofacile, qui consiste à aider absolument tout le monde exactement de la même manière, y compris les personnes qui arrivent à passer ce moment et qui qui ont les moyens de passer ce moment ou qui peuvent s'organiser parce qu'ils n'ont pas l'obligation de prendre leur voiture tous les jours, notamment pour aller travailler, parce qu'on a fait ce choix. Gouverner, c'est choisir et on a fait le choix d'aider en priorité les gens qui sont dans l'obligation d'utiliser leur voiture pour aller travailler, donc effectivement nous ne faisons pas le choix.

3:23

Vous pensez que c'est entendable par les français, donc ils ne bénéficient pas des herbes mais qui sont des classes moyennes, qui ne sont pas non plus des français ultra riches qui voient qu'il y a 60 % de taxes, que nos voisins baissent les taxes et à eux on leur dit vous, vous avez les moyens de payer. Parce que si on fait le choix de baisser les taxes de manière indistincte, nous aidons tout le monde exactement Et je croyais entendre que la politique du quoi qu'il en coûte aujourd'hui n'était pas la politique non plus qui était forcément souhaitée. Donc on a fait un autre choix, s'il ne faut pas la politique des aides généralisées qui qui touche aussi les gens qui ont largement les moyens d'absorber cela, ce n'est pas juste.

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Donc on fait aussi un dispositif qui va vers les Français qui en ont le plus besoin, là où la solidarité nationale doit s'exprimer clairement. Et puis pour ceux qui ont les moyens de passer cette crise, qui ont les moyens de ne pas utiliser leur voiture et qui ne sont pas en situation d'avoir à l'utiliser pour aller au travail, eh eh bien, pour cela, on considère qu'ils peuvent peut-être faire un petit effort. Monsieur le ministre, est-ce qu'il y aura des mesures spécifiques pour votre secteur ? Vous êtes ministre de l'Industrie, il y a des sites électro-intensifs comme la bétallurgie, la La chimie, les imprimeries qui réclament beaucoup d'énergie. Est-ce qu'ils vont recevoir une aide ?

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Alors lors du premier plan d'aide qui avait été annoncé à la fin du printemps au printemps dernier. On a annoncé, notamment pour le secteur de la chimie, qui est un secteur qui est, comme vous l'avez dit, très consommateur d'énergie, un plan spécifique, une aide spécifique autour de 150 millions d'euros pour ce secteur de la chimie. Je passe sur les détails, ça s'appelle un mécanisme de la compensation des coûts indirects du carbone qui est une aide directe à l'achat d'énergie pour ce secteur de la chimie parce que le secteur de la chimie, il est fragile sur le continent européen. Aujourd'hui, sur le continent européen, les plateformes industrielles chimiques

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tournent entre 50-60 pour cent de leur capacité. Elles étaient frappées, elles sont toujours frappées d'ailleurs, d'une concurrence asiatique extrêmement agressive. C'est toujours le cas. Ce dispositif de 150 millions d'euros d'aides, le guichet vient juste d'être ouverte il y a une semaine ou dix jours, et elle permet aux sites industriels chimiques d'en bénéficier. Pardon. Allez, vas-y, allez-y, Julien. Non, non, mais je rebondis simplement sur la question de l'approvisionnement, parce qu'on a vu des pénuries d'essence dans certaines stations. On peut se poser la question de savoir si on va avoir suffisamment d'énergie aussi durant durant l'hiver.

6:08

Est-ce que vous, vous pouvez nous confirmer qu'il n'y aura pas de pénurie ? – Alors le ministre de l'économie et des finances Roland Lescure l'a confirmé hier. Nous n'avons pas de problématique d d'approvisionnement pour les mois qui viennent. Ça a été redit hier par Roland Lescure à l'occasion de la conférence de presse. Il est vrai qu'on a vu des stations-service... Non, mais parce que pardon, on a entendu effectivement cette – Cette phrase Sébastien Martin, Roland Rescure, il dit on a une prévisibilité sur deux mois, sur les deux mois qui viennent il n'y a pas de problème d'approvisionnement. On regarde la une de l'Est républicain, par exemple ce matin, c'est une file interminable de voitures à la pompe avec ce titre carburant de plus en plus de rupture.

6:47

Qu'est-ce que vous leur dites à ces Français ? Il n'y a pas de problème d'approvisionnement ? Je leur dis simplement, je vais vous donner quelques explications. Vous savez très bien qu'il y a une grande marque de distribution qui s'appelle par exemple Total, qui plafonnent ces prix. Et il est certain que la plupart des ruptures sont plutôt situées dans des stations Total, puisqu'elles ont des prix plafonnés et plus bas. Chez Et moi, à Châlons-sur-Saône, dimanche soir, effectivement, les deux stations totales, il n'y avait plus d'essence parce que d'abord, elles ne sont pas approvisionnées pendant le week-end. Et ce qui se passe, c'est qu'effectivement, tant qu'on On n'a pas réapprovisionné en général le lundi.

7:28

Eh bien, ces stations sont très vite prises d'assaut, entre guillemets, par les automobilistes. Mais l'approvisionnement en matière, que ce soit de pétrole brut ou des matières raffinées, aujourd'hui il est assuré pour un pays comme la France. Le plafonnement des prix chez Total, encore une fois, la France Insoumise le propose de bloquer les prix, vous vous dites non ? On a du mal à comprendre pourquoi moi je veux bien qu'on impose de bloquer les prix à quelqu'un qui les bloque déjà non mais la france insoumise et alors allons au bout du raisonnement allons au bout du raisonnement, deux secondes. Bloquons les prix pour tout le monde. D'abord, je précise, en fait, Total en France vend à perte.

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Donc si nous faisons la même chose pour tout le monde, je me mets à la place de la petite station service qui est en milieu rural, je m'éloigne un peu des villes, mais la petite station service qui est en milieu rural, qui ne fait pratiquement pas de marge et à qui vous allez dire demain vous vendez à perte, qu'est-ce qu'elle fait ? Elle s'arrête. – Donc tout n'est pas pris sur la marge de la station d'essence, il y a une partie qui est prise par l'État. – Les prix qui sont administrés, moi ça me rappelle bien certaines économies post-1989, mais en général ça aboutit plutôt à des catastrophes économiques. Donc on va essayer de faire les choses de manière raisonnable,

8:50

on a un grand opérateur qui joue le jeu, on a une surveillance des démarche extrêmement attentive, Roland Lescure l'a encore rappelé hier et troisième élément, on a toujours un décret qui est prêt à être sorti si les gens se comportaient mal en matière de marge et de

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l'approvisionnement ne pose pas de difficultés majeures, sauf sur certaines stations qui parfois sont très tendues. Un mot sur les raffineries qui tournent actuellement à plein régime. Le problème c'est qu'il n'y a plus que 6 raffineries dans le pays. Il y en avait 24 dans les années 70, 160 millions de tonnes de produits raffinés produits à l'époque, 58 millions aujourd'hui. Est-ce que notre dépendance ça vient aussi de mauvais choix ? Est-ce qu'on n'a pas trop tardé à prendre conscience de notre souveraineté ? Est-ce que finalement on paye aujourd'hui une forme de mondialisation ? Il y a certaines raffineries qui effectivement se sont délocalisées, sont parties ailleurs. On le sait très bien. Et finalement la raffinerie c'est de la chimie.

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Donc tout à l'heure quand je vous parlais de la question de la chimie, on voit bien la fragilisation de ce secteur. C'est vrai qu'à court terme on peut effectivement s'interroger. Maintenant si on voit les choses à un petit peu plus long terme sur ces questions là de raffinerie, on peut pas dans le même temps si vous voulez se dire qu'il faut essayer de sortir d'une dépendance aux énergies fossiles comme celle-là et se dire on pourrait toujours avoir 24 raffineries. Il y a

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des raffineries, elles ont disparu presque trop vite par rapport à l'émergence de l'électrification. Non, la vérité c'est qu'il y a un problème d'absorption, de choc. Avant le choc du détroit d'Ormousse je vous ai pas entendu faire un seul papier sur le fait qu'il y avait six raffineries en France. Bon, sauf que là aujourd'hui on est face à un choc majeur auquel il faut essayer de s'adapter. Donc il y a des raffineries auxquelles on demande de produire plus, notamment à Notre-Dame de Gravenchon pour essayer de produire plus, de s'adapter, essayer de trouver les solutions. – Mais pardon, elles peuvent encore produire plus ? Elles ne tombent pas à plein régime aujourd'hui, Notre-Dame ? – Elles peuvent encore produire un peu plus que ce qu'elles ne font,

11:16

parce qu'on a tendance à oublier qu'un outil industriel, vous n'appuyez pas sur le bouton et puis du jour au lendemain comme ça, il double sa production. Donc il y a une montée en puissance de cette raffinerie et avec des volumes supplémentaires qui en sortent, mais tout ça prend un peu de temps quand même. Parce qu'un outil industriel tel que c'est, du jour au lendemain, vous n'allez pas sur le bouton et vous ne doublez pas votre volume. Une question, puisqu'on parlait de l'électrification, nous on a un dossier dans les Hauts-de-France qui commence à inquiéter. Belle région industrielle. Belle région industrielle, je vous rejoins totalement là-dessus. Il y a la start-up Tiamat qui était censée créer une usine

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sodium-ion près d'Amiens pour créer des batteries, finalement ce projet n'a pas lieu, faute de financement et j'allais dire que c'est un nouveau signal d'alerte quand même sur la filière des batteries parce qu'on on a aussi Vercor qui a des soucis de production, on a ACC une autre entreprise qui s'est installée aussi dans le Nord qui a renoncé à des projets de gigafactory en Allemagne et en Italie. Est-ce qu'il n'y a pas des inquiétudes à avoir sur cette vaste stratégie de la vallée de la batterie dans les Hauts-de-France ? Il y a trois ans, on ne produisait pas une batterie en France. Il y a trois ans. On a l'impression que c'était il y a longtemps, on a l'impression qu'il y a longtemps

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qu'on a des gigafactories en France. Mais il y a trois ans, on ne produisait pas de batterie en France. On a une filière qui émerge. Donc quand vous avez une filière, qui émerge au début c'est difficile parce qu'il faut apprendre la technologie parce qu'il faut implanter un process industriel parce que effectivement au début c'est l L'expression, vous consommez, certains disent, vous brûlez du cash. Mais la question c'est de savoir surtout si la France est en capacité de rattraper son retard sur la Chine. Il y a des vraies inquiétudes au sein de la filière. Vous avez raison, c'est la bonne question. C'est la bonne question. Et vous savez, les Chinois, ils ont mis 15 ans à apprendre à savoir faire des batteries. Pour moi, il n'y a aucune raison, au regard 1 de la qualité de

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nos ouvriers en France et de la qualité de nos ingénieurs en France, qu'on mette 15 ans à apprendre, à savoir faire, de battre. Oui, sauf qu'eux, ils prennent de l'avance. Donc ils ont 15 ans toujours d'avance sur nous pour l'instant. Oui, mais ça, ça s'appelle le discours qui refuse de se battre. La vérité, c'est que je ne vois pas pourquoi nos salariés, nos ingénieurs français ne seraient pas capables de faire ce qu'ont réussi à faire des Chinois. Ils sont pas plus bêtes, ils sont pas moins compétents. Non, ce qu'on veut dire c'est que, et on en viendra sans doute à la question européenne, ce que ça veut dire, c'est que pour des filières émergentes comme celle-là, qui sont absolument indispensables à notre tissu industriel européen et notamment à notre tissu industriel automobile,

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on a besoin, pendant la période où elle émerge, d'avoir les mesures nécessaires d'accompagnement. C'est ce qu'a fait le gouvernement avec France 2030, on a mis des moyens financiers, maintenant il y a un dispositif au niveau européen qu'a annoncé le vice-président Stéphane Séjourné, ça s'appelle le battery booster, c'est-à-dire que l'Union européenne va mettre 1 ,5 milliard sur la table pour accompagner ces gigafactories qui ont besoin de traverser ce moment parce qu'en fait on est dans un moment et d'apprentissage de la technologie et il faut accepter que les Chinois nous apprennent, c 'est ça la vérité. Mais remarquez, il y a 20 ans on a appris aux Chinois à faire des choses. Donc maintenant on va faire en sorte d'apprendre un certain nombre de choses

14:49

et de passer un moment qui est la montée en puissance de cette industrie. – Un mot juste sur le financement parce qu'il y avait hier David Damiel aussi à cette conférence de presse, le ministre des Comptes publics, 450 millions d'euros, c'est le montant annoncé de ces aides. Est-ce que vous pouvez nous éclairer sur la manière dont c'est financé ? – David – David Améel l'a très bien expliqué. Sur l'enveloppe globale qui a été décidée au printemps de 1 ,4 milliard, il y a eu ce qu'on appelle beaucoup de gens qui n'y ont pas eu recours. Voilà. Vous voyez, tout à l'heure, vous m'interrogiez sur le fait est-ce que c'est assez ? Est-ce que c'est pas assez ? Il y a aussi des Françaises et des Françaises. Alors peut-être certains considèrent que c'est trop compliqué.

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C'est pour ça qu'on simplifie le guichet d'accès à la prime grand rouleur, que ceux qui ont déjà bénéficié de la prime grand rouleur vont en bénéficier automatiquement. Vous n'avez rien à à faire, si vous avez déjà bénéficié de la prime grand rouleur, vous allez automatiquement recevoir la nouvelle prime grand rouleur. Mais il y a aussi sans doute une partie des gens qui, sans doute par esprit civique, se disent « Moi j'y arrive, je suis peut pas obligé d'aller demander à l'État un chèque. » – Mais donc les financements, ils reposent sur le non-recoût. Qu'est-ce que vous faites ? C'est 1 ,4 milliard. Aujourd'hui, on a un besoin de financement qui est estimé à peu près 450 millions d'euros. Et les choses ont été très claires. Soit ça tient dans cette enveloppe d'un milliard 4,

16:03

soit nous irons trouver quelques économies ailleurs dans les ministères. C'est assez simple. C'est comme ça qu'on a fonctionné jusqu'à présent et qu'on fonctionnera encore jusqu'à la fin de l'année 2026. Et après je rappelle qu'il faut qu'il y ait un budget qui soit voté pour pouvoir mobiliser des aides et là il reviendra aux parlementaires de le voter Juste sur le non-recours, est-ce que ceux qui n'ont pas eu recours et qui hier se rendent compte qu'ils auraient pu y avoir droit et qu'ils n'ont pas droit ils vont pouvoir ? Ah oui Et de manière rétroactive ou pas ? Non non, quand vous rentrez dans le nouveau dispositif, à partir de maintenant, vous déposez votre dossier et vous pouvez bénéficier de l'aide grand rouleur. J'ai une petite question puisque demain...

16:38

Et je rappelle que c'est à partir de 8000 kilomètres par an. Oui, c'est ça, ou 15 kilomètres de domicile-travail. Demain, le président de la République va s'exprimer, il va reparler des menaces hybrides. Moi, je voulais vous entendre sur le plan de protection des infrastructures. Vous savez exactement ce que veut dire le président de la République ? Il va reparler. S'il ne reparle pas de la situation internationale, je pense. Ah oui, je pense qu'on devrait être là et notamment sur les menaces hybrides. Est-ce que vous savez nous dire combien de sites industriels seront concernés par ce plan de sécurisation des infrastructures ? On a en France un certain nombre de sites industrielle, qui sont classés Céveso seuil haut, notamment où Céveso seuil

17:22

bas sur tout le territoire national, d'autres qui sont stratégiques. Si je commence à vous les lister, j'ai peur que l'effet qui est celui d'une forme de secret autour de ces questions-là ne joue pas pleinement. Est-ce que ces sites industriels sont prêts à affronter des menaces hybrides de la part de Russie ou d'autres ? Ce sont déjà des sites, ce sont déjà des sites. D'ailleurs on l'a vu au moment des incendies de cet été. Vous savez que ce sont déjà des sites qui font l'objet de mesures de sécurité extrêmement particulières. Si on prend également, par exemple, nos centrales nucléaires. Nos centrales nucléaires ont des systèmes de défense qui existent et qui sont extrêmement pointus et extrêmement particuliers.

18:05

Donc il y a déjà des manières de protection. Ensuite, il y a des protections cyber aussi qui doivent être renforcées. Est-ce qu'on peut aussi fragiliser un site industriel ? Pas simplement avec un drone. Pas forcément avec un drone. Mais peut-être, mais vous savez, dans le secteur privés, ils n'ont pas attendu le public parfois pour faire des choses. Et ensuite, on peut revenir sur le sujet de la menace cyber. En fait, la menace cyber, aujourd'hui, ce qui est préoccupant, c c'est qu'en fait, on n'est plus vraiment sur... On n'est pas sur une menace, ce qu'on appelle de haut de spec, c'est-à-dire les États qui attaquent et qui vont chercher des informations extrêmement importantes, extrêmement confidentielles.

18:42

On est plutôt sur des petits hackers qui sont là pour fragiliser, qui sont là pour « Regardez le système, il est perméable, mais quand ils sont allés chercher le revenu fiscal de référence, excusez-moi, moi je suis parent d'élève, votre revenu fiscal de référence, quand vous inscrivez vos enfants à la cantine et pour avoir le quotient, vous le donnez, c'est pas des informations stratégiques qui ont été prises cet été, mais ce sont des opérations qui visent à fragiliser le système. » Vous avez rassemblé hier des centaines d'industriels venus de toute l Europe. Est-ce qu'une réelle préférence européenne verra le jour ? « En tout cas, ça chemine et ça chemine plutôt

19:21

positivement parce qu'il y a eu un texte qui a été posé par la Commission.

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Les subventions pour acheter une pompe à chaleur soient vraiment des subventions qui vont privilégier le Made in Europe, d'une part. Et d'autre part, c'est les marchés publics. Les marchés publics, eux, d'orienter l'achat public vers les productions européennes. C'est ça, la préférence européenne. Et c'est assez logique. Les gens se disent que l'argent public, c'est quand même bien qu'il aille vers des ouvriers, vers des usines européennes. – C'est logique, mais ce n'est pas encore mis en œuvre parce que derrière ça vous savez il y a beaucoup de gens qui disent oui oui il faut le faire et puis après ils disent ah ouais mais enfin il faut le faire mais en fait c'est bien Chine parce qu'on achète notre t-shirt 3 euros bah oui mais si nous sommes cohérents

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et qu'on veut soutenir l'industrie européenne, on ne fait pas du Chine, on fait du Made in Europe. Donc parfois vous avez cette contradiction à mener dans le débat mais peu importe, cette préférence européenne elle est inscrite dans le

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Europe plus tous les pays avec lesquels on nous accorde de libre et chambre. En fait ça fait un Made in the world, totalement opposé à ça, le gouvernement français est opposé à ça, on veut un Made in Europe à 27 qui conforme notre industrie européenne. Et c'est ce que font les Américains, c'est ce que font les Asiatiques. Dernière question. J'ai une dernière question parce que ça intéresse là aussi notre région. Je voulais vous parler de Val-d'une, la dernière usine française de roues et essieux ferroviaires. Europlasma avait promis des investissements ils sont pas là les salariés s'inquiètent à trissin léger et le frein cook est ce que vous pouvez les rassurer dire que l'état sera aux côtés de valdune et en train d'étudier un peu la manière dont on peut régler

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cette situation avec Europlasma. L'État est déjà aux côtés des salariés de Val-d'une, tout simplement parce que cet été, j'ai décidé du versement d'un soutien d'un peu plus de 2 millions d'euros qui a permis de payer les salaires. Oui, on en est là. Qui a permis de payer les salaires parce qu'on a un acteur qui doit sortir du jeu, qui s'appelle Europlasma et qui n'est pas fiable. La vérité, c'est que c'est un acteur qui n'est pas fiable. Donc notre travail en ce moment avec les équipes de Bercy, c'est de faire en sorte que d'autres acteurs industriels s'intéressent à ce projet et s'intéressent à cette entreprise. On travaille aussi en lien avec le Conseil régional des Hauts-de-France. J'ai eu Xavier Bertrand au téléphone il n'y a pas longtemps sur ce sujet-là parce qu'il faut

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qu'on trouve un nouvel industriel intéressé par cette production de roues. Il y a déjà des gens qui s'intéressent. Maintenant, il faut qu'ils formalisent une offre. Merci. – Merci M. le ministre, merci Sébastien Martin d'avoir été