"L’État n’a plus d’argent, donc il ne peut pas aider l’agriculture" (Madjid Khiat)
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Défensif 90 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Quels sont les détails du plan d'1 milliard d'euros annoncé par le gouvernement pour l'agriculture ?
- 1:59OuverteRéponse directe
Le gouvernement peut-il faire plus pour aider l'agriculture ?
- 2:35OuverteRéponse directe
Quelles autres mesures concrètes demandez-vous au gouvernement ?
- 3:56OuverteRéponse directe
Quelles solutions proposez-vous pour améliorer la rémunération des agriculteurs ?
- 5:18OuverteRéponse directe
Combien de produits garantissent que le producteur gagne sa vie dans un magasin ?
- 5:58OuverteRéponse directe
Les consommateurs peuvent-ils jouer un rôle dans l'aide aux agriculteurs ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:40Chiffre
« 1 milliard c'est pas suffisant. Il y a près de 10 milliards de pertes. »
- 11:19Chiffre
« Un pic de près de 3 % d'inflation est attendu d'ici la fin de l'année. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
une situation très concrète qui est loin, mais alors vraiment très loin d'être un cas isolé dans le monde agricole, Madrid. Et et le gouvernement a annoncé un plan euh de plus d'un milliard d'euros. Euh est-ce qu'on sait un petit peu ce que ce que ça contient ? D'abord euh expliquer que c'est pas des dépenses supplémentaires sur ce budget 2026, c'est euh une réorganisation, un redéploiement de de crédit. Donc, on l'a dit, 1 milliard d'euros, euh, j'ai les chiffres sous les yeux, 520 millions pour l'indemnisation de de solidarité euh nationale, 235 millions pour un fond de réarmement agricole euh achat d'un train et volet d'incendie. Et puis 145 millions de prolongation de LED engrais azoté. Vous souvenez, on en avait on en avait parlé sur sur l'antenne, 300
millions de dégrèvement de de taxes foncières. Moi, je je me souviens le jour où elle annonce ce plan Annie Junev, la ministre de l'agriculture, euh elle a fait un déplacement à Chalon, à la foire de Chalon. J'y étais et j'avais confronté ce plan à ses représentants de de syndicat agricoles. Ils étaient en colère et d'ailleurs il lui avait fait savoir. Il lui avait dit "1 milliard c'est pas suffisant. Il y a près de 10 milliards de pertes. Je me souviens d'un échange assez houleux avec un représentant de la la FDSEA, habituellement un syndicat qui est un syndicat majoritaire et avec qui c'est les les les débats ne sont pas systématiquement houle. Il lui avait dit "Mais là vous ne répondez pas du tout à nos à nos besoins, c'est pas suffisant un milliard. Donc ça a pas du tout euh
convaincu les les syndicats avec qui j'ai pu échanger. Et depuis l'annonce de ce plan, c'est Sébastien Lecorn qui est en opération des minages. La semaine dernière, il a reçu euh la FNSEA. Cet après-midi, ce sera les jeunes agriculteurs. Et en même temps, on n' pas l'impression qu'il faut s'attendre à plus en terme d'aide de la part du gouvernement à ce stade. En tout cas, politiquement, ils annoncent pas plus. Non. Et et ça ça raisonne avec le sujet qu'on abordait juste avant du côté de de l'exécutif, on nous dit il y a pas d'argent donc euh il y a pas de possibilité d'aider de manière supplémentaire. Ce matin au cas de vérité Annie Jeunevar était était l'invité de France d'atellier la la ministre de l'agriculture elle a d'abord expliqué qu'elle souhaitait voir
l'impact de ce plan d'un milliard quand il l'a interrogé sur est-ce qu'il faut mettre de l'argent supplémentaire. On voit bien que il y a il y a pas de possibilité de faire plus. En tout cas, c'est ce que dit le gouvernement. Joselin Dubus nous a rejoint également président des jeunes agriculteurs. Vous venez d'entendre ce que disait Madid à savoir que la ministre de l'agriculture, votre ministre attend de voir l'impact des aides qui viennent d'être annoncé pour voir s'il faut remettre au pot. Finalement, qu'est-ce que vous allez demander à Sébastien le Cornu cet après-midi puisqueà priori le gouvernement ne compte pas faire plus pour l'instant ? Et ben, on va lui dire tout simplement que l'impact des aides qu'on attend, on sait d'ors et déjà qu'il sera pas
suffisant. Euh on a une situation qui qui est catastrophique. On a potentiellement 40000 fermes qui pourraient disparaître. Euh et et aujourd'hui le plan qui a été annoncé euh euh par la ministre de culture, on sait d'ors et déjà qu'il sera pas suffisant. On sait d'ors et déjà que il faudra d'autres choses euh pour qu'on puisse avoir un maximum de ferme euh qui puissent continuer leur activité dès cette fin d'année et dès l'année prochaine. Quand vous dites d'autres choses, vous pensez à quoi pour être très concret, très précis ? Ben, d'autres choses très concrètes, précis, c'est euh la prise en charge un peu plus élevée de ce qui a été annoncé des des codisations sociales. On a des gens qui ne pourront pas payer leur codisation sociale, mais aussi un vrai
plan et un vrai rebond pour l'avenir avec du budget avec un budget très ambitieux sur euh pour nous aider, nous accompagner et à accélérer l'adaptation de nos exploitations pour qu'on ne revive pas les mêmes crises et après on aura besoin d'être d'urgence beaucoup plus élevée. On a vraiment une volonté aujourd'hui et on attendait fortement des annonces sur le volet bancaire aussi où où on demande à ce que les jeunes installés récemment puisse reporter leurs emprunts à plus tard parce qu'aujourd'hui ils ne pourront pas les payer ni cette année ni dans les années qui suivent. Donc voilà euh quelques solutions qu'on proposera au Premier ministre ce soir, en plus des plus de 30 qu'on avait écrit dans notre livre blanc sécheresse au mois d'août. On entendait il y a quelques instants la
détresse de cette éleveuse en en Bretagne. Euh c'est une partie du milieu agricole. Il y a aussi euh la question des cultures et là j'aimerais qu'on regarde des chiffres ensemble parce que fin juillet selon la filière des fruits et légumes, la récolte de tomates par exemple euh et bien elle était en recul de 25 % et à ce moment-là les canicules, la sécheresse n'était pas terminée. On a vu aussi des reculs sur les salades entre 30 et 50 % de production en moins. En carottes, 20 % en moins. En brocoli, 40 à 70 % en moins. Nicolas Chavan, le consommateur aussi a un rôle à jouer et pas seulement le gouvernement pour aider les agriculteurs aujourd'hui et notamment acheter par exemple les fameux les fameuses gueules cassées, ces fruits et légumes qui sont pas très beaux mais
qui vont se retrouver en rayon désormais. Ouais, bien sûr, on a un rôle déterminant puisque c'est quand même nous qui provoquons chaque achat. Il y a pas ça c'est à la fois un peu angoissant pour nous consommateurs et c'est beaucoup d'espoir. On est à l'origine de tous les achats faits dans les magasins en France. Donc on a notre mot à dire. Il faut qu'à un moment donné euh les fruits et légumes avec des petits défauts d'aspect, on se détourne pas d'eux. Ils sont aussi bons que leurs petits frères et leur petites sœurs de récolte. C'est comme ça. C'est la nature qui a décidé ça. Les producteurs, ils sont pour rien. Donc nous, on est solidaire. Mais il faut qu'on soit sûr d'une chose, c'est que quand on achète ces fruits, ces légumes ou d'autres produits issus du monde agricole, on va
être sûr que les producteurs gagnent leur vie. Et regardez dans un magasin, je vous pose une question, je la pose à tout le monde en ce moment. Combien de produits sur les 22000 références d'un magasin vous garantissent en tant que consommateur que le producteur va gagner sa vie ? Donc ça ne suffit pas de faire des discours, même des plans importants. Il faut que la rémunération des producteurs s'améliore. Vous pouvez faire tout tous les emplâtres sur les jambes de bois du monde. Vous pouvez faire toutes les sorties et les et les plans d'urgence. Si durablement le producteur n'est pas au à une juste rémunération, il aura encore besoin d'aide. Et pire que ça, je vais pas prendre trop longtemps la parole. Vous vous rendez compte que nous on est 15 millions de consommateurs. C'est un
immense succès. C'est la marque nouvelle la plus vendue depuis 10 ans. C'est qui le patron ? Et bien, il y a des magasin qui sont encore en train de se demander s'ils vont mettre les produits. Il y a il y a une espèce de prise de conscience qui est pas arrivée à maturité. Nous, on est prêt les consommateurs. Il faut que l'État fasse son boulot et que tous les magasins relaisent les produits solidaires. Joselin Dub, j'aimerais votre sentiment sur ce qui vient d'être dit par Nicolas Chaban. Est-ce que euh vous appelez vous aussi à la fois la grande distribution à jouer le jeu pour une meilleure rémunération des agriculteurs et aussi les consommateurs euh en leur disant bah finalement oui, les produits sont peut-être moins beaux mais si nous ça nous permet de continuer à gagner notre
vie voir à améliorer ce qu'on gagne et bien il faut y aller. Oui, totalement. Ça fait des années qu'on se bat pour la juste rémunération des producteurs. Donc effectivement, je partage totalement ce qui a été dit. Ça fait des années aussi qu'on se bat pour dire que un fruit ou un légume qui est moins beau ou enfin un produit qui est moins beau, la valeur nutritionnelle, la valeur gustative reste totalement la même. Donc on partage totalement. on l'avait poussé avec les lois égalimes successives qui malheureusement ne marchent pas par manque de euh de de volonté politique clairement où on on va pas assez loin et aussi c'est ce qu'on porte avec nos plans et contrats d'avenir où on dit bah dans des endroits où effectivement le changement climatique est là et va s'accélérer dans
les prochaines années, on doit et on veut créer des nouvelles filières en mettant ensemble on va dire de tout le maillon de la chaîne de l'agriculteur au consommateur pour que l'agriculteur soit rémunéré de manière correcte et plusif de son métier et que derrière le consommateur puisse acheter ses produits à un juste prix sans devoir euh sans devoir sacrifier son budget pour se payer des produits de qualité français. Nicolas Chaban, est-ce que vous avez le sentiment que ce qu'on a vécu cet été et ce qu'a vécu le milieu agricole peut agir là comme un espèce de de basculement mais positif ? Ce que je veux dire par là, c'est changer notre vision en tant que consommateur, changer aussi la vision et peut-être les négociations avec la grande distribution, avec les industriels par
rapport au aux agriculteurs. On parle beaucoup de la grande distribution, il faut parler des industriels, ceux qui achètent des produits à des prix qui sont pas suffisants et qui nous mettent des produits en rayon sans transparence. hein, il faut pas oublier les industriels qui sont peu scrupuleux parfois sur la rémunération des producteurs. Vous avez raison sur un point, c'est un drame comme jamais l'agriculture française n'en a vécu. Jamais une canicule a marqué à ce point les éleveurs laitiers, moins de lait, moins de fourrage, moins de production marécher. Vous rendez compte, c'est la nature qui en a décidé ainsi, mais c'est un drame pour les producteurs. Ils disparaissent en France, il en reste 349000. La moitié des producteurs partent à la retraite sous 5 ans, ils ont l'âge de la
retraite. Comment les jeunes vont reprendre ? En les défendant, c'est notre avenir à tous qu'on défend. Il faut que ce gouvernement qui en plus a dans les caisses des ministères notre argent fasse en sorte mais en transparence. He je dis bien que c'est une condition indispensable. Ne nous faites pas des plans techniques, bureaucratiques euh sans qu'on puisse être sûr que l'argent va au producteur. Nous les consommateurs, les citoyens, on est prêt, on défendra toujours des gens qui bossent pour nous nourrir tous les jours, mais il faut qu'on soit sûr que notre argent les aide. Ne laissons pas la nourriture aléatoire venant de l'extérieur. C'est ce qui se passe he légumes sur deux. Ne parions pas sur cette nourriture. Il y a des conflits partout dans le monde. Il faut que cette
nourriture près de chez nous, ce patrimoine absolument incroyable, on le défende. Mais pour ça, deux choses, il faut qu'il y ait une juste rémunération pour les producteurs et une transparence totale dans les rayons. Je suis encore allé dans les rayons, c'était c'est chez Grandfra, pardon pour nos copains de Grand Frais. Je j'ai navigué sur des rayons entiers où je me demandais lequel de ces produits français rémunérer au juste prix. Ça c'est plus possible. Donnez-nous toutes les informations. Vous verrez qu'on est des arbitres bienveillants et qu'on peut avec cet argent dans nos poches, si ça représente pas des dizaines et des centaines d'euros par an, c'est quelques centimes pour aider les producteurs. Si on est sûr que notre argent les aide, on aidera
les producteurs durablement. Matil nous le disait il y a quelques instants. Il y a un lien entre les différents qu'on sujets qu'on évoque ce matin. Euh dans le fil info de France info, on parlait euh à l'instant des carburants, maintenant on parle de la difficulté des agriculteurs. Et tout cela euh a des effets évidemment sur la consommation. Les consommateurs qui pour certains euh voient les prix augmenter à la pompe ou dans les supermarchés. D'autres ne trouvent pas les produits qu'il souhaiteraient et il y a une espèce de de lassitude qui s'installe. C'est ça qu'on dit les consommateurs ce matin à l'olaba qu'on va retrouver dans un supermarché en région parisienne. De l'inquiétude et de la lassitude, c'est ce qui revient ici devant ce supermarché en banlieu parisienne.
Beaucoup de Français nous disent avoir du mal à joindre les debouts. Je vous propose de les écouter. Et puis la rentrée, c'est compliqué. Faut faut faire attention, faut faut choisir et puis suivre les cours des des marchés. J'adapte ma cuisine en fonction de bah des de ce qu'il y a et ce qui est accessible. Je regarde les prix parce qu'ils ont augmenté beaucoup en fruits et légumes surtout déjà. Après le reste ça peut aller quand même mais fruits légumes j'allais dire c'est presque le principal. La viande, le poisson, c'est pareil. Faut faire attention à ce que l'on prend. Par exemple, si on veut acheter une petite friandise pour se faire plaisir, ben on regarde à deux fois parce que il y a autre chose à acheter de de plus urgent. aussi bien
les légumes, la viande ou voilà bah on se prive de petites friandises, voilà et puis même de sortir. Alors quand on leur pose la question est-ce qu'ils soutiennent le mouvement des gilets jaunes, beaucoup nous disent que là la situation devient explosive. Ce qui est sûr, c'est que les prix vont continuer de grimper. Le ministère de l'économie indique qu'un pic de près de 3 % d'inflation est attendu d'ici la fin de l'année. Ce qui se joue là, c'est évidemment la question du pouvoir d'achat, de votre pouvoir d'achat. Est-ce que ça ça peut faire l'élection présidentielle ? Magic Kat ? Oui, très clairement. On se souvient par exemple de de 2022, Marine Le Pen avait fait sa sa campagne sur la question du pouvoir d'achat. Hier, elle parle de logement. Indirectement, le logement,
c'est une grosse partie des de dépenses pour les les Français et donc indirectement ça touche le le pouvoir d'achat. On sait que Jean-Luc Mélenchon souhaite une hausse du SMIC. À gauche, ils sont favorables quasiment tous à une hausse du SMIC. Et puis même dans le bloc central, euh le bloc central et la droite s'empare du sujet du pouvoir d'achat avec la volonté de rapprocher le salaire brut du salaire net pour que les Français puissent vivre dignement. Merci beaucoup Mad. Merci Nicolas Chaban Joselin Dubos d'avoir été avec nous. Je rappelle que les jeunes agriculteurs seront reçus cet après-midi à Maton par le Premier ministre.
Annie Genevard