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interviewC dans l'air· 20 février 2023 4 min

Retraites : fiasco à l'Assemblée, rififi dans les partis - Reportage #cdanslair 18.02.2023

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:01
Présentateur

Il est minuit, hier soir à l'Assemblée. La voix cassée, le ministre du Travail clôt les débats sur la réforme des retraites.

0:09
Jean-Luc Mélenchon

Ce délai s'achève ce soir. Les 20 500 amendements déposés par la NUPES auront empêché notre Assemblée d'achever l'examen du texte.

0:18
Présentateur

Alors que les députés de la NUPES quittent l'hémicycle sans attendre la fin de son discours, Olivier Dussopt explose.

0:24
Jean-Luc Mélenchon

Mesdames et Messieurs les députés insoumis, vous m'avez insulté 15 jours. Vous chantez, mais vous m'avez insulté. Personne n'a craqué, personne n'a craqué et nous sommes là devant vous pour la réforme.

0:38
Présentateur

Des parlementaires insoumis qui entonnent l'hymne des Gilets jaunes jusqu'à la salle des quatre colonnes où les attendent les journalistes.

0:48
Invité

Puisque le gouvernement a décidé de bloquer l'Assemblée nationale, alors ça sera la rue. Les millions de manifestants qui, dès le 7 mars, je l'espère, bloqueront ce gouvernement.

1:05
Présentateur

Un gouvernement qui règle aussi ses comptes avec l'opposition. Présente hier soir, la première ministre Elisabeth Borne s'en prend notamment au Rassemblement national dont la motion de censure vient d'être rejetée.

1:16
Invité

La motion de censure a été déposée par un groupe dont le silence a été assourdissant tout au long des débats. Elle intervient par ailleurs après 15 jours d'agitation permanente, de volonté farouche des députés de la France insoumise d'empêcher l'examen du texte. Au fond, les populismes se répondent. Ce sont deux visages du mépris de la démocratie.

1:43
Présentateur

La motion de censure, un coup de poker raté pour le Rassemblement national qui souhaitait rester au-dessus de la mêlée pour gagner en crédibilité.

1:52
Invité

Vous savez, une motion de censure, c'est un référendum. On est pour, on est contre le gouvernement. La gauche s'est donc positionnée pour le gouvernement. Et après avoir, au début de ce débat, refusé de voter la motion référendaire, puis ce soir refusé de voter la motion de censure, on peut dire définitivement ce soir que la gauche a abandonné le peuple.

2:13
Présentateur

La gauche, attaquée pour avoir empêché le débat, notamment sur le fameux article 7, qui repousse l'âge légal de départ à la retraite.

2:21
Invité

On veut sauver le système par répartition, vous tirez sur le frein à main. Mais qu'est-ce que vous voulez sauver à la fin ?

2:26
Présentateur

Et au sein de la NUPES, un absent venu mettre le feu aux poudres. Jeudi, alors que les députés communistes retirent des centaines d'amendements pour gagner du temps de débat, Jean-Luc Mélenchon s'énerve sur Twitter.

2:38
Locuteur non identifié

Incompréhensible retrait des amendements du PCF. Pourquoi se précipiter à l'article 7 ? Le reste de la loi ne compte pas ? Hâte de se faire battre ?

2:48
Présentateur

Divergence de stratégie affichée au sein de la NUPES, qui n'est pas la seule à sortir divisée de ce combat parlementaire. Aurélien Pradier, lui, il laisse carrément son poste de vice-président des Républicains. Cet après-midi, dans un communiqué, Éric Ciotti, chef du parti, l'a démis de ses fonctions. L'aventure personnelle dans une situation aussi grave pour notre pays ne peut se substituer à l'action collective et à l'esprit de responsabilité. Depuis plusieurs semaines, le député du Lot se battait pour obtenir plus de garanties sur les carrières longues. Seule condition à ses yeux pour voter le texte du gouvernement, quitte à aller contre son camp.

3:24
Locuteur non identifié

Moi, je ne cède à aucune pression. Je ne cède à aucun ultimatum. Je ne cède à aucune intimidation. Je souhaite défendre des conditions.

3:33
Présentateur

Parti au Sénat, le texte sur la réforme des retraites sera examiné à partir du 28 février dans une ambiance certainement plus feutrée. S'il n'est pas adopté par l'ensemble du Parlement d'ici le 26 mars, libre au gouvernement d'utiliser l'article 49.3 ou une ordonnance pour l'entériner.

Retraites : fiasco à l'Assemblée, rififi dans les partis - Reportage #cdanslair 18.02.2023 — Jean-Luc Mélenchon · Pourquijevote