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InterviewC dans l'air (sur YouTube)· 9 septembre 2016 8 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & famille

Hollande : il y croit encore - les questions SMS #cdanslair

Au micro : Guillaume TabardSource d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 30 %Défensif 70 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:31OuverteRéponse partielle

    Est-ce que vous le voyez comme ça ? Pourquoi pas ?

  • 0:50FerméeRéponse directe

    Si Hollande ne se présentait pas à la présidentielle, serait-ce un aveu de son échec politique ?

  • 1:33RelanceÉludée

    Et justement, les sondages n'ont jamais fait une élection, surtout lorsqu'on ne connaît pas les candidats en lice.

  • 1:38FerméeRéponse directe

    Hollande peut-il remonter ?

  • 2:25OuverteRéponse directe

    François Hollande, n'est-il pas meilleur en candidat qu'en président ?

  • 3:56OuverteRéponse directe

    Il reste 7 mois et demi avant le premier tour. Qui peut prédire ce qui se passera en France ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:08InvitéChiffre
    « Les chiffres de l'économique et du chômage. »
  • 1:20InvitéChiffre
    « Est-ce que Macron va baisser ? Est-ce que Mélenchon va baisser ? »
  • 1:46InvitéFait
    « François Hollande, depuis la rentrée 2012, est effondré dans les sondages de popularité et de l'économie sur son action. »
  • 2:16InvitéChiffre
    « Il est remonté à 40% en janvier 2015 et à 50% en décembre. »
  • 2:46InvitéFait
    « Il avait dit que la gauche est toujours séduisante. Elle est même ravissante quand elle est dans l'opposition. »
  • 4:59InvitéFait
    « Dans cette crise aujourd'hui, la social-démocratie européenne a beaucoup de mal à franchir l'obstacle et à essayer de régler les problèmes aujourd'hui dans la mondialisation. »
  • 7:05InvitéFait
    « Il faut faire 50%. Nous sommes le seul pays où il faut faire 50%. »
  • 7:13InvitéFait
    « En France, il faut 50%. C'est le général qui l'a voulu, en pensant que pour ses successeurs, lui il avait la légitimité de l'histoire. »

Temps de parole

  • Invité28 %
  • Présentateur25 %
  • Invité 219 %
  • Invité 316 %
  • Invité 412 %

10,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:04
Présentateur

Julie Gaillet pose pour la campagne 2017 et François Hollande ne dit toujours pas qu'il sera candidat. Quel est le calcul ? Hélène Pilischofsky.

0:14
Invité

Écoutez, je ne sais pas ce qui est dans la tête de Julie Gaillet.

0:18
Présentateur

Elle fait la une des journaux, c'est vrai.

0:19
Invité

Oui, mais peut-être qu'elle a vu l'épouse d'Emmanuel Macron très présente sur les couvertures des magazines aussi et qu'elle s'est dit pourquoi pas moi, je suis là aussi pour défendre mon « candidat ».

0:31
Présentateur

Ça peut être interprété comme un signe d'engagement dans la campagne ou pas, Roland-Kérol ? Est-ce que vous le voyez comme ça ? Pourquoi pas ? Oui, voilà.

0:39
Invité

Pourquoi pas, c'est une stratégie délibérée.

0:41
Présentateur

Ah bon, alors allez-y.

0:42
Invité

Elle ne fait pas la une de Paris Match par hasard. C'est évidemment délibéré, concerté et à son tour, François Hollande joue la carte People.

0:50
Présentateur

Si Hollande ne se présentait pas à la présidentielle, serait-ce un aveu de son échec politique ?

0:59
Invité

Oui, évidemment. Vous savez, moi je crois qu'il y a des choses qui ne dépendent plus complètement de lui. On dirait qu'est-ce qu'il peut faire ? Mais il y a des choses qu'il attend. Les chiffres de l'économique et du chômage. Est-ce que oui ou non, il aura des chiffres meilleurs pour nous convaincre que ça va mieux ? Ça, c'est un argument très important pour décider d'être candidat. Et puis l'autre, c'est les chiffres des sondages. Est-ce que Macron va baisser ? Est-ce que Mélenchon va baisser ? Ça aiderait. Donc je pense que d'ici décembre, c'est les deux genres de chiffres qu'on va regarder. Les chiffres de l'économie et de l'emploi et les chiffres des sondages.

1:33
Présentateur

Et justement, les sondages n'ont jamais fait une élection, surtout lorsqu'on ne connaît pas les candidats en lice. Hollande peut-il remonter ?

1:40
Invité

Oui.

1:41
Présentateur

Guillaume Tabard.

1:41
Invité

Je pense que ce sera très dur pour les ensembles. Ce n'est pas uniquement une remontée surprise de la dernière minute. François Hollande, depuis la rentrée 2012, est effondré dans les sondages de popularité et de l'économie sur son action. Donc ce n'est pas la même chose que quelqu'un qui s'étiole et qui est pris dans les turbulences et qui arrive à s'en sortir. Il y a un lien avec le pays, avec les Français, qui est rompu depuis maintenant 4 ans. Sincèrement, indépendamment, bien sûr, il y a des imprévus politiques, mais je ne vois pas comment, en 6 mois, on rattrape ce qui a été cassé depuis 4 ans. Nous ne savons pas ce qui va se passer dans le pays.

Il est remonté à 40% en janvier 2015 et à 50% en décembre.

2:21
Présentateur

On attendra les chiffres. Nous attendrons les chiffres comme vous venez de nous le dire. François Hollande, n'est-il pas meilleur en candidat qu'en président Hélène Pilichowski ?

2:29
Invité

La gauche est toujours meilleure, d'ailleurs, meilleure dans la phase d'opposition et donc de candidature, je pense, oui. Peut-être que sur les politiques, c'est comme ça, non ? Non, il l'avait dit lui-même dans ce fameux meeting auquel on a déjà fait allusion, cette fameuse réunion au théâtre du Rond-Point. Il avait dit que la gauche est toujours séduisante. Elle est même ravissante quand elle est dans l'opposition. Ça nous avait marqués parce que ravissante, ça ne s'applique pas tellement à la gauche comme objectif. Mais c'était ça. Elle peut séduire très facilement parce qu'elle propose des choses nouvelles, elle propose des avantages, elle propose des cadeaux.

Et là, il n'a plus de cadeaux à proposer. Mais je pense que le destin des présidents aujourd'hui dans un pays comme le nôtre est très difficile. Pas que le nôtre, d'ailleurs. Vous allez voir que celui qui sera élu la prochaine fois, il va avoir des sondages au bout de 8 jours, 15 jours, qui vont traquer sa cote de popularité, des chaînes d'info à l'affût de la petite phrase qui tue, de la photo qui n'est pas belle, etc. Je pense que c'est très difficile et que la baisse, la chute de popularité de François Hollande, qui est spectaculaire, je ne suis pas certaine que quelqu'un d'autre à sa place, si vous voulez, n'aurait pas subi le même sort. C'est propre à la France, ce que vous dites ?

Non, je vois dans les autres pays, regardez ce qui se passe aux Etats-Unis dans cette campagne, qui voit s'affronter Donald Trump et Hillary Clinton, alors que les deux suscitent vraiment de l'agressivité et du rejet dans le pays. Je pense que c'est un mal de l'époque et des grandes démocraties.

3:56
Présentateur

Il reste 7 mois et demi avant le premier tour. Qui peut prédire ce qui se passera en France ? N'enterre-t-on pas trop vite François Hollande ? Gérard Granbert ?

4:04
Invité

Non, non, non, il ne faut pas l'enterrer, bien sûr. Mais ceci étant dit, je pense aussi que ça va être quand même extrêmement dur. Encore une fois, pas seulement parce que c'est François Hollande, même si on peut comprendre les origines qui lui sont vraiment dues de ce qui s'est passé et des difficultés. Mais enfin, encore une fois, moi je reviens toujours à la gauche. La gauche est ce qu'elle est et elle a montré dans toute cette aventure Hollande que si le gouvernement, si le chef de l'Etat voulait changer un minimum la politique, en particulier la politique économique, la gauche ne suivait pas, la gauche se brisait, et la gauche l'attaquait. Donc le problème c'est aussi cette gauche-là.

4:40
Présentateur

Faire avec cette gauche-là.

4:42
Invité

Ceci dit, c'est un problème plus général, on n'a pas le temps là maintenant, mais c'est un problème plus général de la social-démocratie européenne qu'il faut regarder partout. Dans cette crise aujourd'hui, la social-démocratie européenne a beaucoup de mal à franchir l'obstacle et à essayer de régler les problèmes aujourd'hui dans la mondialisation. Et ça, ce n'est pas seulement en France.

4:59
Présentateur

Finalement, n'est-ce pas Valls qui va tirer les marrons du feu devant la désaffection des Français pour Hollande ? Roland Quairol.

5:06
Invité

A mon avis, Valls est prêt. Il y croit aussi ? Si jamais en décembre, Hollande, pour les raisons qu'on a dites, nous dit « Bon, ben finalement, je n'y vais pas, bonsoir », Valls sera candidat.

5:21
Présentateur

Par qui a-t-il été applaudi ? Alors c'est vrai, tout à l'heure on a dit qu'il y avait des applaudissements, que c'était devant la fondation Jean Jaurès, qui sont les gens qui étaient face à lui et qui étaient visiblement ceux qui ne font pas partie des 88%, qui ne veulent pas le voir.

5:31
Invité

Il y avait déjà tous les membres du gouvernement en premier rang. C'est déjà pas mal, ça fait quand même à l'applaudimètre, c'est bien. Mais c'est vrai, ils étaient là. Qui étaient les gens qui étaient dans la salle ? Les gens de la fondation Jean Jaurès, les élus, bien sûr, beaucoup d'élus, énormément. Ce sont des intellectuels ? Les intellectuels, les gens qui travaillent, oui, bien sûr. Ça fait, oui, de cadres de la gauche. Oui, cadres de la gauche. Ceux qui restent, au fond. Et qui sont venus pour soutenir François Hollande.

5:56
Présentateur

Et ceux qui restent, et qui sont toujours le bloc de soutien de François Hollande. On a revu le Hollande de la campagne de 2012, mais entre-temps, le président n'a pas tenu parole. Comment avoir confiance ?

6:06
Invité

C'est le résumé de la question qui est posée par cette moitié des Hollandais déçus. Moitié d'un électorat, c'est quand même énorme. Et c'est exactement la question qu'il se pose. Comment est-ce que cette fois-ci, on peut y croire à nouveau ?

6:20
Présentateur

Une question qui se pose très précisément et qui va se poser, c'est sûr, dans les prochaines semaines, un président en campagne est-il encore disponible pour gérer les affaires des Français ? Guillaume Tabard.

6:30
Invité

Techniquement, il y a une machine de l'État, d'administration, des ministères, qui fait qu'un pays tourne. Il ne faut pas croire que sous prétexte qu'un président entre en campagne, la vie du pays s'arrête de tourner. Pas plus avec Hollande qu'avec n'importe quel président. Mais ce qui est clair, c'est qu'à partir d'aujourd'hui, François Hollande va faire de plus en plus de politique. Comme on a dit, il n'y a plus beaucoup de levier. Comme il n'y a pas de levier, il va ressortir les bonnes vieilles ficelles de la politique.

6:58
Présentateur

L'élection présidentielle, ce jour, a-t-elle au centre ? Toujours.

7:02
Invité

Toujours ? Roland Carole ? Vous savez, c'est le problème. Il faut faire 50%. Nous sommes le seul pays où il faut faire 50%. Dans tous les pays, on arrive au pouvoir avec 35%, 40%, 45%. Puis après, on essaie d'avoir des alliés. En France, il faut 50%. C'est le général qui l'a voulu, en pensant que pour ses successeurs, lui, il avait la légitimité de l'histoire, mais que les autres avaient besoin de ça. Pour faire 50, il faut aller jusqu'au dernier le plus loin. Et il est forcément au centre.

7:26
Présentateur

Une petite dernière question. François Hollande n'ouvre-t-il pas un boulevard pour Emmanuel Macron ?

7:31
Invité

Il est ouvert, le boulevard. Il est. Il faut savoir si Emmanuel Macron s'y engoufferait durablement. Là, il essaie de le lui fermer. Il est. C'est difficile de dire que l'élection se joue au centre. Quand le match va se jouer entre les Républicains et les Front National.

7:44
Présentateur

Eh bien, on refera une émission pour alimenter ce débat. Merci à vous tous. C'est la fin de cette émission qui sera rediffusée ce soir à 22h20. Demain, rendez-vous pour un nouveau C'est dans l'air à 17h50 avec Bruce Toussaint que vous retrouvez désormais également le samedi. Très belle soirée sur France 5.

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