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interviewSud Radio· 31 janvier 2026 25 min

Champions ! avec Jade Maréchal et Eva Lacheray

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Sud [musique] Radio, le magazine des champions. Frédéric Brindel, Tom Abinet. Bonsoir.

En cette semaine consacrée au sport féminin, nous ouvrons une nouvelle série de champions du sport au business. Il fallait bien que ça arrive. Nos premiers invités ont pu mener à bien leurs projets entrepreneur pendant plus d'un an.

Où en sont-ils ? Nous prendrons désormais régulièrement des nouvelles. Elle restera à jamais la 7e invitée de l'émission en novembre 2024. l'escrimeuse Jeanne Maréchal.

Jade, vous allez disposer d'une [musique] minute pour nous présenter votre projet entrepreneurial. C'est pourquoi avec notre entreprise Edge Unmited, nous avons créé une formation [musique] hybride qui vise à transmettre les astuces des champions afin qu'ils performment dans leur quotidien. Ce sont 10 athlètes de haut niveau qui interviennent et transmettent 10 valeurs, 10 soft skills totalement transposables au monde de l'entreprise.

Je complète si vous autorisez votre propos. Vous avez une conférence d'unh30 au début et la même chose à la fin et au milieu en forme de sandwich, il y a un certain nombre de modules, je crois que cinq qui sont sous-divisés avec deux athlètes à chaque fois. Jadmar Réchal, vous avez donné juste son prénom votre associé qui est aussi une coéquipière hein.

Oui, tout à fait. Qui n'est pas là aujourd'hui parce qu'elle est [musique] partie en Coupe du monde à Tunis à laquelle je devais participer. Alors vous vous nous rappelez son nom et Eva la cher qui a fait les jeux cet été. la façon dont elle a démarché avec Evaard, ma personne au moment du programme Palestine Woman Project qu'elle a intégré, j'ai trouvé ça audacieux, culotté.

Il y a des moments où il faut savoir tracer sa route mais en fait [musique] on est on est sur accompagné quand quand on fait du sport de haut niveau. Voilà, un prépa mental, prép physique, un staff énorme et dans le monde de l'entreprise aussi. Et quand on le comprend, ben faut pas avoir peur d'aller chercher justement [musique] ces personnes qui peuvent nous aider dans notre entourage.

C'était donc il y a un peu plus d'un an. Bonsoir Jean Maréchal. Bonsoir.

Merci de nous accueillir. Le chemin alors déjà à l'époque vous étiez privé de coupe du monde à cause d'une blessure. Ça y est reparti.

Ben oui, ça y est. Un an après et c'est le temps qu'il m'a fallu pour pour en finir avec ces croisés. Ouais, ligaments croisés, c'est terrible.

Bon, c'était il y a plus d'un an avec bah celle qui anime le Woman Palating Project. On l'a entendu, l'ancienne cycliste Séverine Desbouille. Je précise que vous êtes avec nous dans le cadre aussi du team Réussite à l'INSEP Alumni avec fabuleuse équipe qu'on connaît bien et qui et et qui à chaque fois est un beau relais pour nous.

Le toolier de l'émission, notre expert entrepreneurial. Bonsoir Thomas Binet, bonsoir Frédric, bonsoir Jade et bonsoir Yan. Ah vous j'icipe Ah vous entit.

Ouais d'accord. Ouais je suis comme ça. Jeanne Maréchal championne d'Europe par équipe au Fleur U23. il y a 1 an aussi, vous étiez donc stoppé en plein vol par cette rupture de ligament croisé.

Euh vous nous annonciez la présence dans ce projet IG Unlimited d'une certaine Eva Lcher depuis, tenez-vous bien mesdames et messieurs, Eva Lcher est devenue championne d'Europe individuelle du Floret. Bonsoir Eva Lcher Bonsoir Frédéric. Bonsoir à tous.

On peut dire que bon vous êtes associé mais alors cette année a été très différente hein pour pour l'une et l'autre. Oui, mais on se complète toujours bien. Bah forcément, oui, c'est ça.

C'est là euh la force. On inaugure cette nouvelle formule. C'est parti.

On garde les belles rubriques et notamment le relais. Sud Radio, le magazine des champions. Le premier rendez-vous de l'émission, le relais donc qui dans cette formule inédite va vous interroger sur le parcours de l'autre.

Eva pour Jade, Jad pour Eva. Eva lâcherai. La blessure de Jade lui a-t-elle permis de donner une nouvelle dynamique à votre activité entrepreneuriale ?

Complètement, complètement et même plus qu'à notre activité entrepreneuriale. Ça a été un vrai ça a été révélateur pour Jade aussi dans sa pratique personnelle de l'escrime, dans sa vie aussi. Et c'est vrai que de s'arrêter euh un an quand on a un quotidien, un sang à l'heure qui est rythmé par les compétitions, par l'entraînement bquotidien et ben quand tout s'arrête, même si on a la kiné, ben on a plus de temps à consacrer à l'entreprise, plus de plus de temps à à consacrer à son second projet et c'est ce qu'elle a fait vraiment d'une main de maître et moi ça a été une année très très chargée.

Donc en fait c'est aussi l'avantage d'être deux et c'est pour ça qui est génial de travailler à deux et avec Jade notamment, c'est qu'on s'est vraiment passé le relais. pour l'entreprise dernier. Jeanne Maréchal, le titre des Vales a-t-elle rendu plus performante dans votre activité entrepreneuriale ?

Question à double tranchant. Eva, je trouve que son titre lui a donné un peu plus de légitimité dans dans sa vie perso professionnelle et sa vie de femme. Je pense que c'est quelqu'un qui est plutôt plutôt timide sur son palmarès ou en tout cas sur ses compétences avec un fleuret.

Et là, d'avoir un titre, bah au moins elle a pas le choix, c'est ancré, c'est écrit. Donc ça nous a permis euh de de développer encore plus l'entreprise, c'est évident. Et puis moi de de vivre de l'escrime à distance, j'ai adoré la suivre et heureusement qu'elle était là pour garder un pied sur la piste.

Eva lacher Jade, se considère-t-elle aujourd'hui plus comme votre coéquipière ou comme votre collègue de travail ? Comme mon ami avant tout, je pense. Ah, ça c'est beau.

Oh, c'est ce qu'on appelle prendre à contrepied le piège d'une question. [rires] Bravo ! Non, comme on a mis avant tout parce que effectivement on est coéquipière alors sur la piste évidemment mais on est collègue, on est plus que collègue, on est vraiment associé, c'est vraiment une équipe et quand il y a ce relais, quand il y a des moments, il y a des moments compliqués dans la vie, dans l'entreprise aussi, des moments où on a moins le temps.

Et c'est important, je trouve de pouvoir se dire les choses. Et je sais pas si c'est lié au sport, si c'est lié à notre nos équipes ensemble précédemment, mais elle a cette faculté à tout de suite sentir quand ça va pas trop là où moi j'essaie de tenir, elle veut tout de suite qu'on en parle et on trouve tout de suite les bonnes solutions. Donc c'est avant tout mon ami.

Alors là où ça m'intéresse finalement où ça fait le lien avec la la dernière question, Jade Maréchal, si vous affrontez un jour en compétition Eva, dans quel état psychologique serait-elle ? Ben, on a la capacité de mettre un masque et ça s'est passé ce weekend d'ailleurs. C'est le cas de le dire.

Oui, ça s'est passé. Alors, comment ça s'est passé ? la première fois, mais euh en fait, on a on a beaucoup de respect et c'est parce que parce que justement, on respecte l'autre que on sait que on doit tout donner sur la piste pour gagner et on fait complètement la différence et il y a il y a aucun problème.

Il y a une belle sororité juste derrière. C'est Eva, c'est Eva qui a gagné. C'est un petit match de poule mais même à l'entraînement, c'est pareil en fait. on est déjà très fairplay déjà avec les autres donc on n pas ce problème mais c'est vrai qu'au moment de ce salut on était contente aussi que ce soit le premier match et que ça passe tout de suite pour pouvoir se concentrer sur le de la poule Alors nous sommes doublement triplement contents de vous recevoir parce qu'il y a cette formule parce que vous êtes enfin venu à deux et puis c'est cette semaine sur les médias français le spécial sport féminin.

Moi pour lequel je me bats depuis des années, j'ai une pensée pour mes handballeuses, pour mes judocates et cetera et cetera. Jean Maréchal et Eva Lcher place à votre retour d'expérience professionnelle avec celui qui vous challengeait il y a plus d'un antrepreneurial Thomas Binet. Oui bah effectivement Jade il y a un an nous pitchiez hein pendant une minute ce qu'était votre projet.

Alors ben on va rendre l'appareil à Eva maintenant on va pitcher. Vous allez piter pendant une minute mais sur l'évolution de votre projet. Alors bien évidemment vous pouvez replacer recontextualiser votre projet si vous le souhaitez.

Vous avez une minute, vous allez avoir un petit son qui va partir si vous êtes prêtes. C'est parti. Allez, écoutez bien, on à vous.

Alors, Limited, c'est vraiment l'idée de transposer les compétences des athlètes de haut niveau des champions du monde du sport aux collaborateurs, aux managers, aux dirigeants en entreprise euh à travers des conseils très concrets parce qu'en fait tout le monde a besoin de gérer son stress, même dans la vie professionnelle, de gérer les échecs, de développer sa confiance en soi et toutes ces compétences que nous on travaille au quotidien en tant qu'athlète parce qu'on est bien entouré et ben on a envie de le transmettre au collaborateurs en entreprise. Donc on l' fait à travers une formation performe et aujourd'hui c'est plus au travers de de conférences et on lance en 2026 d'ailleurs du coaching one to one pour les managers cadre leader et c'est un accompagnement sur 3 mois où on va les accompagner à développer ces compétences en one to one et bing ! Waouh !

Vous avez vu en plus en plus il y a un nouveau projet sur lequel vous allez plancher mon seigneur. Absolument mais c'est bien parce que ça pr ça prouve qu'il y a eu de l'évolution depuis un an. Ouais, on on en attendait pas moins évidemment avec le talent de ces dames.

Vous l'avez compris, ouvrons la feuille de match. Jeanne Maréchal et Eva seri 25 ans et championne d'escrim toutes les deux mènent parallèlement à leur parcours sportif leur activité entrepreneurial elles ont a priori relevé le défi. Thomas Binet rappelons la difficulté quand même de leur activité avec cette rue de concurrence et cette relation ces interventions dans le monde de l'entreprise.

Alors vous l'avez dit effectivement ce sont des marchés extrêmement concurrentiels. beaucoup de sportifs et pour on peut en témoigner Frédéric aussi nous depuis qu'on a commencé cette aventure de champion beaucoup de sportifs souhaitent aller dans ces domaines de coaching de formation donc il faut pas nier les évidences c'est un marché extrêmement concurrentiel mais comme j'ai tendance aussi à le rappeler s'il y a un marché concurrentiel c'est qu'il y a un marché aussi ça veut dire également donc il y a de la demande et là c'est la bonne nouvelle dans la nouvelle c'est qu'effectivement il y a matière à en revanche si vous faites comme les autres Vous ne vous démarquez pas mais c'est pas seulement dans le business, c'est vrai dans la vie de tous les jours. Il faut l'avoir juste en mémoire.

Oui, on a en tête Jean-Philippe Gien, Axel Axel Clerger notamment qui sont venus, on salue Axel Clerger qui vient de mettre un terme à sa carrière cette fois-ci sportive. Jade et Eva, vous l'avez vraiment perçu cette concurrence. Jade, c'est difficile.

Finalement, le plus dur pour vous, c'est de démarcher les entreprises et qu'elles vous disent oui. Ah, ça c'est sûr. Comme dans le sport, on fait preuve de beaucoup de persévérance.

Mais c'est pour ça qu'on on a une valeur ajoutée avec Eva dans dans un limited, c'est qu'on propose cet accompagnement en duo. Pour le coup, ça c'est quelque chose qui est différenciant parce qu'on permet un à un maximum de collaborateurs de s'identifier à l'une ou l'autre et et à l'un ou l'autre de notre parcours. Donc voilà, Eva a fait les jeux.

Moi, j'ai pas été sélectionné. J'ai vécu une blessure d'un an, ce qui permet de faire véhiculer beaucoup plus de valeur. Pour le coup, il y a deux visions.

Oui, c'est super intéressant. Donc lors de conférences, ben forcément les questions, on on apporte plus de réponses que si on était toute seule. Et dans un acc un accompagnement one one, one là aussi, on va pouvoir aborder plus de problématiques parce qu'on a des visions et des parcours complètement différents.

Alors, on parle de compétences douces he parce que il y a effectivement faut pas les opposer à d'autres types de compétences. les compétences douces. On va rappeler quand même en quelques mots ce que c'est.

Euh Eva. Oui. Alors, c'est l'idée de compétences qu'on dit transversal.

On a les compétences, les hard skills, c'est vraiment les compétences très techniques, euh ce qui s'apprend et euh les compétences douces, c'est plus qui va être intrinsè qu'on va qu'on va développer un petit peu en parallèle. Et c'est là tout à l'heure dont je parlais donc de gestion du stress parce que c'est la plus commune, gestion de l'échec, la communication, confiance en soi et cetera. C'est tout des choses très très importantes parce que au-delà des compétences techniques et pareil dans le marché du travail, c'est un marché qui est concurrencié à la plein niveau et en fait si on arrive tous avec les mêmes compétences techniques, bah on se différencie pas.

Et ce qui nous permet de nous différencier, c'est notre capacité à développer nos compétences douces, nos compétences parallèles et c'est là qu'on fait vraiment la différence. Et sur ces sujets-là, faut être très clair. Il y a beaucoup de demandes en entreprise.

Effectivement, elle elles elles ont besoin alors la le principe des SK qui comme vous l'avez évoqué, les compétences techniques hein, pour dire les choses autrement, normalement c'est un acquis. On les a normalement quand on doit exercer sa profession, quelle que soit sa profession. En revanche, toutes ces compétences qui accompagnent ces compétences techniques, on les a pas forcément.

Ça s'apprend aussi, ce n'est pas que par le terrain. Donc euh beaucoup d'entreprises pendant des années ont sous-estimé cette approche et aujourd'hui c'est quand même je pense remis au devant de la scène et il y a une nécessité effectivement d'aller là-dessus. Le fameux son du buzzer, c'est la mi-temps de champion du sport au business.

Nous l'appellerons championne du sport au business. D'autant plus cette semaine spéciale dans le cadre de cette semaine consacrée au sport féminin. Au retour de la pause, Thomas Binet conseillera notre duo d'invités Jeanne Maréchal et Eva Lchery ou quand deux championnes d'escrim la joue collective pour imposer leur savoir-faire dans le monde de l'entreprise.

À tout de suite. [musique] Sud Radio, le magazine des champions. Frédéric Brindel, Tom Abinet.

C'est champion du sport au business. C'est championne du sport au business. Comme chaque samedi soir sur Sud Radio, Jeanne Maréchal et Eva Lcher sont les premières invités d'une formule que nous vous proposons dorénavant ponctuellement qui est devenu le projet entrepreneurial de nos invités un an après.

Nos deux championnes d'escrim ont beaucoup concouru sur la scène internationale depuis elles ont démarché le monde de l'entreprise pour installer leur activité. Et bien vous décortiquez ce projet cher expert entrepreneurial Thomas Binet. Oui, Frédéric.

Alors, on va rappeler juste pour ceux qui nous rejoignent à l'antenne maintenant que nos deux invités ont lancé il y a il y a un an effectivement euh une démarche de formation auprès des entreprises avec également une formation donc hybride, du présentiel, des conférences, de la formation tout au long de leur parcours auprès de chefs d'entreprise, de cadre d'entreprise et principalement axé sur des compétences douces et comme elles viennent de nous leoncer également 2026 le projet. Bah oui, il y a un nouveau projet qui rentre dans leur catalogue de proposition. Bah, c'est du coaching one to one sur une distance de 3 mois.

Et Valcher Jade Maréchal, vous me voyez venir, Lune revient comme un taureau dans l'arène après une année de frustration terrible de ligament croisé du genou. Vous avez besoin d'escrim, vous vous êtes en plein boou. Vous devenez championne d'Europe en 2025.

Et évidemment, qu'est-ce qui arrive mesdames ? les Jeux Olympiques de Los Angeles dans 2 ans, vous allez quand même, j'imagine, mettre un gros coup de d'épé dans votre parcours sportif. Jade ?

Oui. Alors, je mettrai un coup de fleuret parce qu'on est fleurettiste. [rires] Oui, mais oui.

Alors, je me suis posé la question mais si je disais sabre et fleuret dans l'eau ça marche pas. Ah, je vois je vois l'image. Bon, alors gardons gardons le l'épée alors. [rires] Ouais.

Mais oui, forcément, ça reste notre objectif principal et c'est notre casquette principale et c'est ce pourquoi on s'entraîne tous les jours. Euh l'objectif, il est il est à la fois lointain, mais c'est quand même demain parce que la phase qualificative va commencer dès l'année prochaine. Finalement, c'est un an avant.

Donc euh donc forcément on a ça euh en en tête, même si on on fait attention à avoir un des objectifs quotidiens et pas rester uniquement concentré sur euh Los Angeles 2028 parce que là on s'y perdrait un petit peu. Donc euh en tout cas personnellement l'objectif c'est de revenir sur la scène internationale après un an d'arrêt ce qui pour moi est un gros challenge déjà parce que forcément c'est un an d'arrêt de travail et pour revenir il faut du temps. Donc moi ça va être petit à petit de reprendre le chemin des coupes du monde puis de des des Jeux Olympiques par la suite.

C'est pas forcément pareil pour Eva. Eva, la répartition, ça se fera comment ? Enfin, la répartition à la limite entre vous deux, mais aussi entre vos deux parcours ?

Alors, vous savez le projet donc on l'a on a lancé l'entreprise en octobre 2023, donc il a aussi pris de la maturité. C'est vrai qu'au tout début, quand on lance un projet, on est des boules d'énergie et on a fait énormément de choses. Quand j'y repense, je me dis mais je sais pas comment on a réussi à faire enfin à lier tout ça en même temps.

Aujourd'hui, c'est moins possible parce que effectivement, j'ai un peu plus de focus sur les scrim. il y a plus de déplacements, les déplacements sont très loin et ça ça prend beaucoup de temps. Et du coup, j'essaie vraiment de de gérer ce temps.

C'est vraiment une organisation de savoir. Vous avez des collaborateurs en plus des gens qui s'occupent de l'agenda en fait. Non.

Alors, ils sont pas directement chez nous, mais on prend on externalise une certaine partie notamment au niveau du démarchage parce que ça prend du temps. On a su entouré comme dans le sport, on s'est dit qu'on pouvait pas faire toute seule. Exactement.

Bien sûr. Et aujourd'hui on vise vraiment la qualité. Donc avec cette une bonne organisation et la vraie qualité de prestation, ben en fait on arrive à articuler les deux.

Après c'est de la gestion quotidienne, on s'adapte au fur et à mesure mais on garde le cap. Bon vous êtes maintenant entre les mains du coach Thomas Binet. Ah, vous êtes comme ça vous Frédéric, vous lancez le truc comme ça.

Les transitions les plus efficaces sont les plus courtes. Allez-y. Et ben parfait. [rires] Alors écoutez, on va y aller.

Donc c'est clair. Non, mais ça le mérite d'être très clair. Vous avez évoqué un truc tout à l'heure dans la démonstration de votre avancement, c'est la problématique du commercial.

Et je crois que c'est au bout d'un an, c'est bien de faire un point là-dessus parce que toute la partie communication, elle est évidente. On fait des réseaux sociaux, on met en place des plaquettes, mais ça c'est le plus facile dans le difficile. En revanche, la partie commerciale, comment vous y êtes prise l'une et l'autre depuis un an ? pour rentrer un peu dans le détail et expliquer à nos auditrices et nos auditeurs qui peuvent aussi d'être des entrepreneurs.

Quand on lance une structure, c'est quand même le nerf de la guerre. Jade. Alors, on a essayé vraiment tout un tas de choses comme dans le sport, on est on était dans un laboratoire pour essayer de voir ce qui avait le plus d'impact.

Et franchement, moi la leçon que j'en retire, c'est que le commercial, c'est le lien humain avant tout. Donc c'est des contacts qu'on peut faire lors de soirées, lors de de d'invitations auxquelles on doit aller pour rencontrer des gens. et ça a été notre plus gros vivier de de rencontre euh commerciale.

Vous avez été très présente dans les soirées cette blessure vous l'a malheureusement euh permis. Vous alliez avec les gens du team Alumnie, on y est allé, on vous accompagnait avec Thomas, vous avez eu ce tient bien en soirée hein Thomas. Mais c'est vrai que vous avez fait beaucoup de présence, c'est le bouche à oreille.

Oui, et ça m'a autant apporté que ça apporté à l'entreprise. J'avais besoin de m'occuper à ce moment-là. Donc, mais oui, j'avais très bien compris que aller à la rencontre de d'acteur du monde de l'entreprise en tant qu'athlète, c'était important pour le le business forcément.

Donc, j'ai j'ai passé pas mal de temps dans des soirées un peu mondaines. Ouais. [rires] Alors, je me souviens il y a un an Frédéric et je parle sous votre contrôle, Séverine Debouille qui était notre invité surprise dans l'émission devait vous mettre en relation avec une association de 300 DRH.

Est-ce que cette approche a été mise en œuvre ? Bah, Séverine, c'est des mises en relation quasi quotidienne. Donc euh Oui.

Oui. Et et elle ne s'est pas arrêté là. Non.

Ma question derrière la question, c'est de savoir si ça a donné aussi des résultats. Est-ce que c'est justement parce que les DRH est quand même la porte d'entrée auprès des entreprises principalement qui permettent ensuite de forre des formations queles qu'elles soit. Est-ce que ça a donné des résultats depuis un an ?

Et alors moi je gère pas trop la partie commerciale là-dessus. Notamment l'année dernière, c'est plus J qui qui l'a géré. Donc je la laisserai répondre à cette question.

Mais je voulais revenir sur notre réorientation de l'entreprise parce qu'aujourd'hui voilà, on n plus trop sur perform et cette formation en ligne justement parce qu'on aime ce contact humain et notamment avec Perform ce qui était peut-être un peu compliqué au début et c'est pour ça qu'on a lancé les conférences de base, c'est parce que bah on est arrivé à 23 ans à l'époque euh en disant ben voilà, nous on peut vous transmettre à vous des compétences et cetera en entreprise et parfois la jeunesse fait que c'est pas toujours évident et en fait on arrivait à prouver finalement par la conférence et c'est pour ça que dans ces soirées en fait quand les gens échangent avec nous, il voi tout de suite ce qu'on peut leur apporter, il voit notre prise de parole aussi parfois et en fait on a juste à faire une conférence et finalement derrière ben on a plein de messages. Donc en fait on démarche plus tant que ça. C'est juste de faire qui nous rapporte des prospects et des et d'échanger parce que je l'ai rappelé tout à l'heure, vous n'avez que 25 ans.

Et la magie de la radio, c'est aussi d'écouter et de s'accrocher à la voix. Et aucun de nos auditeurs n'imagine que vous avez moins de 35 ans quand on quand on entend la structuration de votre propos. Et bien non, 25 ans.

Je sais, c'est énervant, n'est-ce pas Thomas ? Oui. Ben ça s'appelle la maturité.

Frédéric, vous connaissez le sujet ? Oui. Donc on est sur un un principe où vous êtes en train de dire que vous avez pivoté en fait votre business, vous êtes pas resté.

C'est ça qu'il faut que tout le monde entende aussi. On ne rajoute pas seulement euh justement le coaching par exemple, c'est une transformation de votre modèle initial parce que c'est peut-être le côté commercial et là je me retourne quand même bergard puisque c'est notoirement vous qui étiez à à la tâche là-dessus. C'est peut-être la difficulté.

Donc vous avez décidé de vous y prendre autrement plus par de la conférence par du one to one là aussi relatif à une qualité d'échange plutôt que de taper dans le dur pour trouver des entreprises. En fait on a vraiment encore une fois appliqué ce que ce qu'on fait dans le sport de haut niveau et dans le sport de manière générale c'est que le distantiel a ses limites et nous ça nous viendrait pas à l'idée d'apprendre de l'escrime à dist en distance à distance. [rires] Donc en fait, on voit l'impact voilà en vis faut imaginer.

Oui. Donc euh ça ça séduisait euh le les managers, les les preneurs des décisions. Et après, on voyait que l'impact était moins important par le distantiel auprès des collaborateurs que si on vient dans une salle et qu'on parle d'émotion, qu'on leur montre des images et qu'on répond à à leurs questions en live. et et nous ça nous apportait mais tellement parce qu'on voyait la réaction, on on voyait des les émotions que ça que ça engendrait chez chez chez les personnes qui nous écoutaient et finalement on s'est dit bah c'est ça qu'on aime c'est avoir ce contact direct qui permet d'avoir un impact immédiat l'état d'esprit de ceux qui nous écoutent objectif 2026 du coup parce qu'elles nous ont pris à rebrousse poil c'est-à-dire que elles ont en plus des projets.

Oui. Ben justement donc ce pivot coach coachseur ce pivot nous amène au coaching one to one sur 3 mois. C'est bien ça quelque part.

Alors justement comment ça va passer parce que moi j'aimerais bien comprendre la démonstration terrain que vous allez avoir sur le sujet. Alors est-ce que vous voyez ce que c'est qu'un prépental dans le monde du sport ? À peu près, je pense.

Vous en auriez eu besoin. Tiens [rires] l'idée c'est que pendant 3 mois on va accompagner des cas des dirigeants, des managers dans leur problématique personnell. Donc, on va avoir des séances en visio mais de manière synchrone, ça peut être en présentiel également avec parfois que moi, parfois que Eva et parfois Eva et moi réunis en même temps pour répondre à un certain nombre de problématiques.

Donc sur on va avoir une rencontre tous les 10 jours et on va parler sur un temps de la gestion du stress, 10 jours plus tard de la gestion de l'échec et entre-temps il pourra faire l'exercice de petits outils qu'on va lui transmettre et répondre à des questions puisqu'on restera joignable en permanence. Comment vous compensez la problématique de votre jeune âge par rapport à un cadre d'entreprise ou un chef d'entreprise qui a plus de 50 ans ? 20 et ben en fait c'est quelque chose qu'on peut pas compenser et qu'il faut pas essayer de compenser.

On a c'est ça a été un peu mon souci au départ et Jade qui a commencé encore plus jeune les conférences et elle le racontera mieux que moi mais elle avait besoin de dire bah je viens pas vous apprendre votre métier et c'est c'est vrai on vient pas du tout leur apprendre leur métier. Nous on a notre expertise et c'est pour ça qu'ils font appel à nous. C'est aussi pour ça qui qu'on aime les sportifs finalement, qu'on aime les récits de sportifs et qu'on peut retrouver des clés qu'on peut enfin transposer dans son quotidien professionnel parce que même si on connaît pas leur secteur, on n' pas la prétention de le connaître, on connaît euh l'atteinte d'objectif, on sait gérer notre stress, on sait gérer nos échecs, on sait développer nos confi notre confiance en nous, on sait gérer notre équilibre de vie aussi, mener plusieurs projets de front, ça c'est des compétences qu'on a et nous c'est ça qu'on veut transmettre. veut pas apprendre le leur apprendre leur métier.

Donc s'il se place d'un point de vue je connais mon métier et je veux juste ces compétences transversales en plus qu'un athlète a et qu'elle peut m'apporter, bah à partir de là, on n pas besoin de compenser d'âge ou de formation. La photo finishe. Eva Lchery et Jade Maréchal dirigent Idi Unlimited que je dis avec l'accent écossais et non pas anglais qui dispense des formations pour apprendre à lier les valeurs du sport à celle de l'entreprise.

En pleine ascension dans leur carrière sportive à 2 ans des JO de Los Angeles commandent aux deux escrimeuses parviendront-elles à maintenir le cap de leur développement entrepreneurial ? Réponse Tom Abinet. Moi, je pense qu'il faut se donner rendez-vous dans un an.

Oui, [rires] et on voit ce que ça donne. Non, mais on a on a confiance. Mais bien sûr qu'on a confiance.

Elles ont pris conscience qu'il fallait qu'elle pivote. C'est la première le premier des enseignements, c'est effectivement ne pas forcément toujours être têtu. Alors, faut être obstiné dans le business mais pas têtu.

C'est une vraie différence. Et Valcher Jeanne Maréchal, vous savez comment finissent les brillants escreamers en général ? Ministre des sports.

Ah, je vous dis ça, je dis rien. Mais enfin, il y aura pas de la place pour deux personnes là. Alors, [rires] on peut pas faire en duo malheureusement.

Vous prenez chacune votre gouvernement. Il y a beaucoup d'alternance [rires] dans le monde politique paraît-il. Merci à vous.

Rendez-vous à très bientôt. On se dit rendez-vous dans un an comme disait très bien Thomas Binet. N'oubliez jamais de nous tenir au courant de vos succès.

Eva Lcher Jeanne Maréchal. Remerciement à Elvin Des Fazio, Quentin Cabanis, Anthony au revoit toute la dream team de champion du sport au business. tout de suite faut que ça change.