Yaël Braun-Pivet rappelle une vérité : ces jeunes sont français, ils sont chez eux
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:41Invité politiqueFait
« Quand même la présidente de l'Assemblée nationale est obligée de rappeler que ces jeunes sont chez eux, ça veut dire qu'on a un vrai problème en France. »
- 1:24Invité politiqueFait
« En France dès qu'on parle de jeunes noirs, arabulan, métis ou descendant de l'immigration post-coloniale, une partie du débat public je le précise, les renvoie toujours à l'extérieur. »
- 2:08Invité politiqueFait
« Est-ce qu'ils ont vécu l'égalité ? Est-ce qu'ils ont vécu la fraternité ? Est-ce qu'ils ont vécu le même respect, les mêmes chances, la même dignité, la même présemption d'innocence ? »
- 2:49Invité politiqueFait
« S'ils sont chez eux, on arrête de leur parler comme à des étrangers. On arrête de faire de leur origine une dette permanente et on arrête surtout de leur demander d'aimer la France plus fort que les autres pour avoir le droit d'être considérés comme des citoyens part entiers. »
Temps de parole
- Yaël Braun-Pivet100 %
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La grande majorité des jeunes qui sont issus de cette immigration 2e ou 3e génération sont parfaitement républicains, sont parfaitement intégrés dans la vie active, travaill ont des familles et cetera et ne posent aucune difficulté à la République. Il faut pas non plus faire d'amalgame à cet égard. Maintenant, cela étant dit, il y a des jeunes qui effectivement détestent notre pays, détestent leur pays puisque c'est leur pays. Ce ne sont pas des immigrés. Et c'est bien là toute la difficulté et toute finalement la difficulté qui s'oppose à nous, à notre pays, la France et à notre République.
Comment se fait-il que des jeunes qui sont nés ici, parfois de parents qui sont nés ici, qui sont nationalité française éprouvent cette haine vis-à-vis de la République ? Quand même la présidente de l'Assemblée nationale est obligée de rappeler que ces jeunes sont chez eux, ça veut dire qu'on a un vrai problème en France. Il faut écouter attentivement ce que dit Yahel Bron Pivet parce qu'à ce moment, elle rappelle une chose simple mais fondamental. Ces jeunes dont on parle très souvent ne sont pas des étrangers. Ils ne sont pas à intégrer, ils ne sont pas des invités, ils sont chez eux.
Et cette phrase est ultra importante parce qu'en France dès qu'on parle de jeunes noirs, arabulan, métis ou descendant de l'immigration post-coloniale, une partie du débat public je le précise, les renvoie toujours à l'extérieur. On parle de comme s'ils étaient français à moitié, français administrativement sur le papier, mais étranger symboliquement et jamais totalement français dans les imaginaires. Et c'est là que le problème commence en réalité parce que quand une personne est née ici, a grandi ici, a été scolarisé ici, parle la langue d'ici, travaille ici, souffre ici rêve ici, son pays c'est ici.
Donc non, on ne peut pas répondre à la colère d'une partie de cette jeunesse par on va les renvoyer, les renvoyer où ? Dans un pays qu'ils ne connaissent parfois qu'à travers leurs parents ou leurs grands-parents. Maintenant, là où il faut aller plus loin, c'est sur le mot haine employé. Parce que dit que certains jeunes détestent la France, c'est une formule très lourde. Mais la vraie question c'est qu'est-ce qu'ils ont vécu de la République française ? Est-ce qu'ils ont vécu l'égalité ? Est-ce qu'ils ont vécu la fraternité ? Est-ce qu'ils ont vécu le même respect, les mêmes chances, la même dignité, la même présemption d'innocence ?
Parce qu'un citoyen qui critique la République française ne la déteste pas forcément. Parfois, il lui demande simplement de respecter ses propres promesses. Et c'est ça qu'il faut comprendre. Le sujet, ce n'est pas l'immigration en réalité. Le sujet, c'est l'égalité réelle. Le sujet, c'est la manière dont certains français doivent encore prouver qu'ils sont français génération après génération. Donc oui, Yel Bron Pivet a raison sur ce point. Ils sont chez eux. Mais allons jusqu'au bout. S'ils sont chez eux, on arrête de leur parler comme à des étrangers.
On arrête de faire de leur origine une dette permanente et on arrête surtout de leur demander d'aimer la France plus fort que les autres pour avoir le droit d'être considérés comme des citoyens part entiers. M.
Yaël Braun-Pivet