Choose Outre-mer - 1ere édition - Banque de France - PARIS
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 88 %Attaque 4 %Défensif 8 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:45:50OuverteRéponse directe
Quels sont les trois atouts majeurs des Outre-mer pour convaincre un investisseur ?
- 1:48:01OuverteRéponse partielle
Comment la digitalisation peut-elle lutter contre le travail informel et le narcotrafic ?
- 1:49:29OuverteRéponse directe
Quels secteurs pourraient prendre de l'avance dans les Outre-mer selon vous ?
- 1:50:55OuverteRéponse directe
Pourquoi ne pas considérer les Outre-mer comme des territoires isolés mais comme une porte d'entrée vers les bassins régionaux ?
- 1:53:05OuverteRéponse directe
Quels sont les obstacles à l'investissement dans les Outre-mer ?
- 1:53:49OuverteRéponse directe
Quels projets énergétiques avez-vous développés dans les Outre-mer ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 57:27Invité politiquePromesse
« Je lancerai officiellement après ce discours un fond à impact pour les outresemes. »
- 58:09Invité politiquePromesse
« L'État va prendre sa part bien sûr, mais il ne sera pas seul. Nous allons engager de l'argent public pour faire venir davantage de capitaux privés dans les économies ultramarines. »
- 1:01:46Invité politiquePromesse
« Arrêter de parler simplement d'ouverture régionale et aider concrètement davantage d'entreprises à vendre hors de leur marché. »
- 1:03:16Invité politiqueFait
« Il faut être pragmatique. Ce sont aussi les grains de sable, tous les grains de sable qui à la fin empêchent une entreprise d'investir. »
- 1:03:59Invité politiquePromesse
« Nous allons accélérer pour mieux suivre les délais de paiement, pour avec les préfets mobiliser encore les collectivités locales, les comptables publics pour généraliser les outils qui permettent de fluidifier les règlements de facture. »
- 1:08:41Invité politiqueFait
« On parle beaucoup de financement public, bon parle beaucoup de soutien de l'État, parle beaucoup de financement par la voie du crédit. Il manque et on le sait, je l'ai dit tout à l'heure, notre mode de financement c'est celui du capital. »
- 1:12:21Invité politiqueFait
« Le groupe Bernardayotte, la BRED Banque Populaire, EDF à travers Safidi, le groupe Ottaché, le groupe AFCH ainsi que les partenaires d'innovation Outrem et d'Outremè Network. »
- 1:43:38Invité politiquePromesse
« France 2030 a pris deux initiatives pour les outremères. D'abord, on a un peu détendu une contrainte qu'on avait globalement définie au départ dans pour le tout le territoire français, à savoir que c'était des participations à parité entre les territoires et les régions et l'État. Là, nous avons décidé que l'État participerait, abonderait à tous les projets régionalisés à hauteur de deux fois ce que les territoires et les régions peuvent abonder. »
- 1:43:38Invité politiquePromesse
« Donner une un coup de pouce important sur l'outre mer. »
- 1:43:38Invité politiqueChiffre
« Et puis je voudrais aussi tout comme la ministre faire un un focus sur Mayotte. Dans ce grand budget, il y a eu 40 millions d'euros qui a été consacré à à Mayode sur des préoccupations très locales à la fois de formation en local de de de personnel ouvrez les guillemets à la résilience »
- 1:44:22Invité politiqueFait
« comment arriver à faire plus de de résilience, mais également des problématiques de l'eau avec des projets très originaux pour réussir à à capter de l'eau dans l'atmosphère et la rendre potable et accessible. »
- 1:45:05Invité politiqueFait
« On a mentionné les CCI, mais on pourrait aussi mentionner les les organisations qui en local, les territoires, les régions sont là pour relayer France 2030. »
- 1:45:50Invité politiqueFait
« la capacité des outremères à s'engager dans la transformation technologique, je pense à la Réunion qui est un des territoires les plus fibrés et les plus rapidement fibrés en France. »
- 1:46:34Invité politiqueFait
« Je pense à la Réunion qui est un des territoires les plus fibrés et les plus rapidement fibrés en France. »
- 1:47:18Invité politiqueFait
« la géographie dont a parlé la ministre est une vraie opportunité de développement dans cette activité là et autour d'investissement dans le domaine satellitaire. »
- 1:48:01Invité politiqueFait
« Une des plaies des outremères, c'est le travail informel, c'est aussi le narcotrafic. »
- 1:48:44Invité politiqueFait
« Il y a un besoin, mais il y a aussi des opportunités, une capacité à transposer un sombre d'innovation ou de savoir-faire outreem qui peuvent être transposés sur d'autres territoires. »
- 1:50:55Invité politiqueFait
« Pour vous, il faut surtout pas regarder ces territoires comme des territoires isolés, mais comme une porte d'entrée vers les bassins régionaux. »
- 1:52:21Invité politiqueFait
« Si on met en place une entreprise à en Guyane par exemple ou bien en Polynésie mais par contre qu'on essaie de l'étendre avec la même activité dans tous les autres mers. En réalité nous avons le seul territoire où le soleil ne se couche jamais. »
- 1:53:05Invité politiqueFait
« Il y a des besoins d'investissement, il y a des opportunités économiques, sans doute là aussi des capacités de transposition et puis dans le domaine du tourisme à côté du club M mais aussi avec des acteurs comme Patrick Vialcolet qui qui font vivre le tourisme outreem »
- 1:53:49Invité politiqueFait
« On a commencé notre histoire il y a 35 ans sur un concept de d'économie circulaire puisque on s'est adossé à à l'industrie de la canne à sucre suère très présent en Martinique et en récupérant bagas qui était un déchet de la production. »
- 1:54:33Invité politiqueChiffre
« Vous représentez je crois aujourd'hui 40 % de la production électrique à la Réunion, 30 % en Guadeloupe si je dis pas d'annerie. »
- 2:37:35Invité politiqueFait
« On arrive à Mayotte et on déploie nos machines qui sont déjà certifiées et testées et utilisées communément dans des pays que j'ai mentionné. »
- 2:37:45Invité politiqueFait
« On fournit des machines qui font 1000 à 10000 L d'eau par jour. Et donc du coup, c'est des contenaires qu'on installe et en plusieurs en quelques heures, boum, on a de l'eau potable de boisson. »
- 2:43:05non_speechChiffre
« Les difficultés de recrutement, c'est en moyenne, faut se méfier des moyennes, mais quand même, c'est 44 % des entreprises ultramarines qui ont des difficultés importantes de recrutement. »
- 2:43:30non_speechChiffre
« On a augmenté de 80 % par exemple les préparations opérationnelles à l'embauche, à la Réunion. »
- 2:43:50non_speechFait
« On était sur la formation de personnes qui aspiré à devenir assistant de direction chargé d'accueil et on a rajouté des modules d'intelligence artificielle pour développer leur employabilité. »
- 2:48:45non_speechChiffre
« 8 Martiniquais sur 10 vivants hors du territoire avait cette volonté de de rentrer en Martinique. »
- 2:49:05non_speechChiffre
« La Martinique perd chaque année plus de 4500 habitants. »
- 2:57:05non_speechChiffre
« Les entrées en préparation opérationnelle à l'emploi ont progressé de 90 % en 2025 avec un taux de retour à l'emploi supérieur à 80 %. »
- 2:57:45non_speechChiffre
« On a des taux de pourvoi des offres qui dépassent les 93 %. »
- 3:04:35non_speechFait
« On a maintenant des équipes qui sont beaucoup développées, enfin à notre échelle qui est pas celle de France travail et avec un travail beaucoup plus euh parce qu'il y a tout un travail sur les entreprises qu'on se disait sur la marque employeur. »
- 3:08:35non_speechChiffre
« Aujourd'hui aller virer, c'est près de 3000 familles accompagnées dans le cadre de leur retour au pays. »
- 3:24:35non_speechChiffre
« On a quand même créé 2 millions d'emplois depuis 2017. »
- 3:28:33Invité politiqueFait
« Vous prenez par exemple la Réunion, ça tourne très bien. Euh notamment parce que pour augmenter le taux d'emploi, il faut évidemment agir sur les chercheurs d'emploi pour leur donner les moyens euh de de d'en retrouver un, de trouver leur voix, de se former comme il faut. »
- 3:29:14Invité politiqueChiffre
« Et vous savez en fait quand on va voir une entreprise, quand on va voir 100 entreprises euh et que on leur dit "On est prêt à vous aider pour recruter, elle crée sep emplois nets de plus que si on ne les avait pas accompagné." »
- 3:29:49Invité politiqueFait
« C'est gratuit ça ou c'est payant pour l'entreprise ? Alors vous savez euh l'avantage de France travail, moi j'étais chef d'entreprise pendant 20 ans. Là il y a un truc, c'est que le service il est payé d'avance par les entreprises. »
- 3:30:33Invité politiqueFait
« Et donc là, on utilise aussi beaucoup l'intelligence artificielle pour que finalement le ils puissent juste par un vocal énoncer leurs besoins. Leurs besoins. Bah tiens, je cherche un comi de cuisine, je cherche un serveur, cherche un maçon, peu importe. »
- 3:31:10Invité politiqueFait
« Et c'est pour ça qu'il y a une peur du recrutement et que on a innové nos fonds travail pour mettre à disposition des outils extrêmement pragmatiques. »
- 3:32:27Invité politiqueChiffre
« Les cadres eux, ils sont à 87 % de taux d'emploi. »
- 3:33:11Invité politiqueChiffre
« Donc nous 81 % des entreprises qu'on qu'on accompagne c'est des TPE PME parce que bah oui parce que c'est ça le cœur de métier. »
- 3:35:06Invité politiqueFait
« Les raisons pour lesquelles les personnes partent, on le on les connaît aujourd'hui. Euh soit pour décrocher leur premier emploi, soit pour partir faire des études parce que la filière n'existe pas forcément sur le territoire. »
- 3:35:48Invité politiqueChiffre
« Et la volonté de retour au pays, elle est là et elle concerne 8 Martiniicais sur 10 et désormais 9 Martiniicais sur 10 suite aux différentes crises qu'on a pu rencontrer. »
- 3:43:21Invité politiqueChiffre
« Nous pouvons produire jusqu'à 12000 briques de terre journalier. »
- 3:45:30Invité politiqueFait
« Et donc là, on a un sujet de repérage et de fabriquer en fait des conducteurs de travaux. »
- 3:47:27Invité politiqueFait
« Et typiquement, moi quand on fabrique, enfin quand on sort de terre, il se trouve que à Mayotte, on investit nous France travaille mais d'autres hein, quand on sort de terre une nouvelle agence, moi j'aimerais bien qu'elle soit fabriquée de façon maximale en valorisant les savoir-faires locaux. »
- 3:57:27Invité politiquePromesse
« Le premier objectif d'impact, c'est de permettre aux jeunes euh ultramarins de se former à la cybersécurité et d'avoir des perspectives d'emploi et de développement de carrière tout en restant dans leur territoire. »
- 4:05:15Invité politiquePromesse
« Cette convention de 3 ans, comme vous le savez, c'est pour mieux répondre aux besoins de recrutement. France Travail s'implique, le ministère des Outremes s'implique pour développer des formations adaptées aux besoins des entreprises et favoriser le retour ou la mobilité des compétences vers les outresem. »
- 5:09:11Invité politiqueFait
« Je viens de faire déjà le plus beau détour du monde quand on fait comme ça tous les stands des territoires ultramarins, c'est quand même ce qu'on a de plus beau dans notre pays. »
- 5:10:38Invité politiqueFait
« Car oui, nous nous racontons pas d'histoire des obstacles. Il y en a outreem l'accès au financement, la taille des marchés, la dépendance aux importations, les surcouts logistiques, les frais d'approche, voilà autant de difficultés. »
- 5:12:04Invité politiqueFait
« Je pense bien sûr au défis climatiques, mais aussi au défis sanitaires, alimentaire, au défi numérique et au défi évidemment démographique par lequel nous sommes aussi concernés dans ces territoires. »
- 5:14:16Invité politiqueFait
« La deuxième condition, je l'ai évoqué tout à l'heure, c'est d'avoir un marché hein. Et la particularité quand on entreprend notre mer, c'est qu'on est obligé de voir tout de suite très loin parce qu'il y a le marché local, mais il faut aussi dès le départ se poser la question comment vais-je vendre demain. »
- 5:17:12Invité politiqueFait
« Donc ça c'est des dispositifs Neymar qui existent euh pour la métropole et qui évidemment peuvent tout à fait être utilisé pour les territoires ultramarins, que ça soit en cas de création ou que ça soit en cas de reprise parce que la reprise c'est aussi un élément important de la souveraineté économique. »
- 5:18:39Invité politiqueFait
« Alors, je pense singulièrement au frais d'approche, enfin c'est quand on veut faire venir des matériaux ou des marchandises de métropole. Bon, il y a, je le sais, des frais d'approche qui sont liés au transport, liés au coût des des distances qui sont importants et je pense qu'il faut agir. »
- 5:20:08Invité politiqueFait
« la mutualisation logistique, ça c'est quelque chose qui qui pourrait tout de suite porter ses fruits. »
- 5:20:51Invité politiqueChiffre
« À la Réunion, ce sont 230 entreprises qui ont été cédées entre septembre 2025 et août 2026 »
- 5:21:34Invité politiqueFait
« il nous faut préparer cette ces transmissions, il faut les anticiper parce que si on se dit "Ah du jour au lendemain, ah ben il faut que je je vais céder mon entreprise", on trouve pas forcément de repreneur. »
- 5:22:17Invité politiqueFait
« on crée et de nouvelles mesures fiscales pour favoriser la reprise notamment aussi par les salariés. »
- 5:22:59Invité politiqueChiffre
« on a un suramortissement des dépenses d'investissement qui est pour les TPE de moins 10 salariés qui va être boosté à 60 % de suramortissement. »
- 5:23:43Invité politiqueChiffre
« les TPE en moyenne, la session c'est à peu près 300000 €. 300000 € c'est on va prendre un fond de commerce euh 300000 € quand vous cédez actuellement c'est 10000 € de droit de mutation. Là dans le nouveau pact c'est 250 € c'estàd plus de droit de mutation. »
- 5:24:26Invité politiqueFait
« on a devant nous un défi collectif, c'est permettre à toute une nouvelle génération d'entrepreneurs ultramarin d'émerger »
- 5:37:07Invité politiqueFait
« on a entendu parler de loi de programmation économique, hein, qu'on appelle de nouveaux. C'est quelque chose que nous portons aussi chez les les entrepreneurs d'avoir de la stabilité sur minimum 5 ans »
- 5:40:16Invité politiqueFait
« on est les seuls lauréas à date de l'autre mer. Donc pas totalement faud c'était pas juste qu'on y pensait. »
- 5:41:36Invité politiqueFait
« nos marchés sont à l'international. Nos clients sont sur la partie ingrédient indépendamment de Cadalis. On a signé des contrats avec la Corée et les États-Unis pour fournir des ingrédients à des pays à l'extérieur. »
- 5:52:51Invité politiqueChiffre
« la commande publique accessible à 60 % des entreprises en nombre, donc pas forcément en valeur en nombre »
- 5:53:35Invité politiqueChiffre
« la commande publique, je sais pas quelle est la part des territoires d'Ultramaar mais c'est 225 milliards me semble-t-il au niveau national. »
- 5:59:53non_speechFait
« on déploie un réseau mondial de radar au sol qui a une capacité de détection d'objets de classe centimétrique. »
- 6:43:01Invité politiqueFait
« Il y a des réformes structurelles qui doivent s'inscrire dans le temps long et c'est difficile, on a du mal avec le temps long. »
- 7:14:09Invité politiqueChiffre
« On en fait 30 dans l'agroalimentaire, on en fait une vingtaine dans la tech, on en fait dans l'art de vivre de la santé aussi beaucoup plus une trentaine. »
- 7:19:25Invité politiqueFait
« Chez nous depuis le début, il y a les trois I : industrie, innovation et international. »
- 7:20:59Invité politiqueFait
« On a dans la peinture un laboratoire de recherche qui est issu de la recherche de la Réunion. Je crois que ça a été évoqué par le président Gueddom, il y a 11 microclimats par exemple à l'île de la Réunion. »
- 7:21:20Invité politiqueFait
« Notre premier marché naturel d'exportation c'est l'Europe. Donc on a très vite racheté des usines en France métropolitaine ou en Hexagone. »
- 7:35:51Invité politiqueFait
« Le maritime où le maritime, nous on est condamné à utiliser la mer pour sortir ou pour rentrer. Et donc je profite effectivement de la présence de mon voisin pour lui demander une ligne maritime directe métropole Réunion. »
- 7:58:47Invité politiqueFait
« Si moi j'y suis arrivé à créer cette entreprise, à la mettre d'un niveau mondial dès le démarrage, c'est possible pour nous tous ? »
Temps de parole
- Naïma Moutchou100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Madame la ministre, monsieur le ministre, mesdames et messieurs, chers collègues, chers amis, c'est vraiment un grand honneur et un symbole très fort d'accueillir à la Banque de France ce premier sommet Touem et je vous remercie à toutes et tous de votre présence. présence et merci d'être d'être là. Comme j'ai souvent coutume de le dire, les outremères ne sont pas une périphérie, ils sont une force pour la France. Nous connaissons tous les contraintes auxquelles font face les économies ultramarines, l'éloignement, les trois tests de certains marchés, les surcouts, les fragilités financières, mais aussi des défis de l'emploi et de la formation.
Mais nous connaissons aussi les formidables atouts des entrepreneurs, des talents, des secteurs d'avenir, des positions géographiques qui sont absolument stratégiques, une capacité d'innovation qui ne demande qu'être tellement soutenu et c'est toute l'ambition de choses autre mer qui consiste trop souvent à permettre à ces économies de tenir, à avoir une ambition pour bâtir l'économie de l'avenir. Et bâtir l'économie de l'avenir, ça signifie investir, créer des emplois, développer des entreprises, renforcer les compétences, les coopération, favoriser l'innovation et donner confiance à celles et ceux qui peuvent investir dans ces territoires.
Développer les outremères, c'est pas seulement réponde et nécessité économique et social, c'est investir dans l'avenir de notre pays. Je souhaite donc que cette journée soit placée sous le signe de l'ambition, de la confiance et de la mobilisation. et que tous les acteurs publics et privés trouvent ici de l'énergie pour mener à bien des projets dans ces territoires. Vous pouvez compter sur l'engagement continué d'hommes et hommes pour soutenir le développement économique de ces territoires. Madame la ministre, je vous remercie beaucoup d'avoir eu cette formidable idée de Tusoutremire et je vous cède maintenant la parole.
Monsieur le président, monsieur le directeur général, cher Alexandre Goutier, merci beaucoup. Messieurs les ministres, mesdames et messieurs euh les parlementaires, mesdames et messieurs les dirigeants d'entreprise, investisseurs, entrepreneurs, mesdames et messieurs les représentants du monde économique et financier, mesdames et messieurs les représentants des collectivités territoriales et élus, mesdames et messieurs les préfets, représentants de l'État et des opérateurs de l'État.
Mesdames et messieurs, avant de commencer, je voudrais avoir une pensée, si vous le voulez bien, pour Gabriel Serville, président de la collectivité de Guyane qui nous a malheureusement quitté hier et que vous connaissez. Gabriel Serville était un grand serviteur de la Guyane, un homme engagé, un homme de conviction, profondément attaché d'ailleurs à sa terre guyanaise, à ses habitants et l'a prouvé tout au long de son engagement public, c'est-à-dire tout au long de sa vie. Je voudrais avoir une pensée, exprimer mon soutien à ses proches, à sa famille bien sûr, aux agents de la collectivité, aux élus de Guyane. Je sais que vous êtes nombreux à être présents aujourd'hui. Bienvenue à Ch Outre.
Évidemment, je suis très heureuse, même très très heureuse de vous voir réunis aussi nombreux ce matin tout au long de cette journée et en particulier dans cette salle quand j'ai commencé à imaginer choose outreem la déclinisation de Tes France que vous connaissez bien imaginé par le président de la République avec le succès qu'on lui connaît quand j'ai imaginé chose outre mer c'est exactement ce que je voulais et que je vois là c'est-à-dire réun réunir dans la même salle ceux qui font l'économie dans les territoires ultramarins et ceux qui investissent à leur côté. Il y a ici des entrepreneurs qui viennent de tous les territoires.
Il y a des investisseurs publics, privés, y compris des entreprises étrangères. Je les en remercie. Il y [grognement] a bien sûr des élus, il y a des décideurs publics, il y a des acteurs du monde économique, il y a des institutionnels, il y a des banques. Merci infiniment à vous d'être là. Merci bien sûr à Emmanuel Moulin qui interviendra à la clôture de cette journée pour nous accueillir dans cette belle et grande maison de la Banque de France. Depuis que depuis que je suis ministre des outres mères, depuis un an maintenant, depuis un peu moins d'un an pour être précise, j'ai fait de l'économie une priorité, presque une priorité personnelle parce que c'est ma conviction profonde.
C'est par l'économie que nous pouvons créer des perspectives, donner des perspectives au territoire. m'inscrit pleinement dans cette dynamique et dans cette vision qui est portée par le président de la République depuis maintenant 10 ans. Et pour m'en expliquer, avant de parler d'investissement en tant que tel, je voudrais repartir d'une autre idée et une idée très simple, c'est la carte, la carte du monde. Pendant longtemps, l'économie nous a presque appris à ne plus regarder les cartes. On a peu à peu avec le temps effacé les frontières, on produit ici, on assemble ailleurs et on peut vendre jusqu'à l'autre bout du monde.
Et peu à peu, on a fini par penser que l'endroit où l'on se trouvait comptait assez peu parce que les capitaux finalement ils circulent assez vite, assez librement. [grognement] Aujourd'hui, cette carte, elle est revenue sur toutes les tables. Il suffit de regarder l'actualité. Ces cartes maintenant, elles sont sur les tables des chefs d'état. Elles sont sur l'état des États-majors, elles sont sur l'état des chefs d'entreprise et pour une raison simple, désormais, on regarde à nouveau où se trouvent les routes maritimes, on regarde où se trouve l'énergie, on regarde où se trouvent les ressources naturelles dont on aura besoin demain pour notre économie.
On regarde aussi où se trouvent les centres depuis lesquels on peut accéder à l'espace. Et évidemment, ça change tout. Le monde regarde à nouveau sa géographie. Alors, regardons la nôtre. Et quand on la regarde, alors on change de perspective. La France ne s'arrête pas aux frontières de l'Europe et nous ici, nous le savons bien. La France, elle est aussi dans l'Amazonnie, dans la Caraïbe, dans l'Indo-Pacifique. Cette fameuse carte, nous la connaissons. Mais je crois que nous devons aujourd'hui la regarder autrement parce que ce que nous voyons là, ça n'est pas seulement la présence de la France dans le monde, c'est aussi un attribut de sa puissance.
Et de plus en plus, mesdames messieurs, c'est une réalité économique qui s'impose. Regardez ce que le monde recherche aujourd'hui. Une place dans l'Indo-Pacifique. Et ben, c'est tomb bien, nous y sommes. Un accès autonome sécurisé à l'espace, c'est courou, c'est la Guyane. Une présence dans les océans. Très bien. La France y est aussi. Trois océans. Notre choix. Une biodiversité exceptionnelle. La biodiversité française, elle est plus de 80 % ultramarine. Les mangroves, la forêt tropical, les espèces endémiques, les fonds marins bien sûr. Autrement dit, une large partie des enjeux économiques de demain se trouve déjà sur notre carte. Voilà pourquoi je crois que le moment il est important.
Notre géographie peut-être une chance, mais encore faut-il en faire une économie. C'est exactement le sujet de chos outre mère et c'est aussi l'ambition que je veux porter avec vous aujourd'hui. Donner aux outreem une doctrine économique à la hauteur de leur place dans le monde. Je dis bien doctrine économique pour les autres mèures. Alors évidemment, je ne dis pas que tout commence aujourd'hui. Évidemment que non. Il y a des collectivités qui depuis très longtemps ont construit des stratégies. des entreprises qui depuis très longtemps investissent déjà et prennent des risques, des gens qui qui les accompagnent.
L'État évidemment est en soutien et le président de la République lui-même avait avec Tos la Réunion, Ch France à la Réunion en 2019 initié aussi cette voie. Il y a donc déjà beaucoup sur quoi construire. Ce que je veux avec vous, c'est désormais aller plus loin et mettre derrière tout ça une direction qui soit très claire. [grognement] La carte économique des outremères, elle a surtout indiqué jusqu'ici des obstacles et nous les connaissons aussi très bien. L'insularité, l'éloignement, les surcours. Sur cette carte, je veux aussi désormais qu'on y trace des routes. Des routes, la route de l'investissement, la route de nouveau marché, la route de la création de valeur.
Regardez, cette carte, la redessiner par ses routes doit nous conduire à penser autrement et donc à agir autrement. et chose outre mer finalement est né pour ça. Vous allez me dire très bien alors comment est-ce qu'on fait après avoir dit que chose autre mère c'était cette ambition ? Et bien on fait par la doctrine économique que je vous propose et qui repose sur quatre axes que je voudrais développer. Le premier axe, vous le connaissez bien, c'est le financement. Premier axe, le financement. Oui, la question du financement, c'est le sujet permanent récurrent.
Il revient en ce qui me concerne à chaque à chaque rendez-vous que je tiens, à chaque déplacement, chacune de mes interpellations, c'est la la question du financement des entreprise. Le financement bien sûr au moment de créer l'entreprise, mais pas que parce que le sujet il vient aussi après. Quand l'entreprise démarre, se met à fonctionner, elle a des clients puis elle a envie de se développer, d'aller conquérir un nouveau marché, elle veut s'agrandir. Là, on sait que parfois ça bloque parce que le crédit ne peut pas tout ses limites. L'aide publique ne peut pas tout, elle aussi elle a ses limites. Il faut donc du capital.
Et sur ce point sur ce point, je crois que nous devons aller beaucoup plus loin dans les outres mers. C'est pour ça que je veux profiter de ce moment, de cette première édition pour faire une première annonce importante. Je lancerai officiellement après ce discours un fond à impact pour les outresemes. C'est inédit, un fond d'investissement dédié à ces territoires dont je veux bien sûr qu'il servve à faire bouger les lignes. L'idée est la suivante : l'État va prendre sa part bien sûr, mais il ne sera pas seul. Nous allons engager de l'argent public pour faire venir davantage de capitaux privés dans les économies ultramarines. C'est ça le principe.
On partage un risque mais on partage aussi la confiance et on permet à des investisseurs d'aller vers des projets qui n'auraient peut-être pas tout à fait regarder comme il pourrai les regarder aujourd'hui. Alors je le dis, des projets de toute taille. Là aussi, je ne veux pas qu'on s'y trompe. L'économie ultramarine, bien sûr, ce sont des des investissements importants, c'est vrai, mais ce sont aussi des petites entreprises, des très petites entreprises, des PME. Et un investissement n'a pas toujours besoin de dizaines de millions d'euros pour changer la trajectoire d'une entreprise.
Parfois, il manque juste un outil de production, parfois, il manque juste un équipement, il manque juste un recrutement, un local. En deux mots, l'investissement n'a pas de taille minimale pour être utile à un territoire. Et ce fond justement, il devra aller chercher des projets qui sont solides avec un impact fond à impact, un impact réel sur le territoire. Et je veux aussi qu'il serve bien sûr à faire changer le regard des investisseurs parce que personne ne demande à des investisseurs de venir investir par plaisir. D'abord, ça ne fonctionne pas ou certainement pas par principe non plus.
Moi, je demande aux investisseurs de regarder les projets, de regarder les entreprises, de se pencher sur les marchés, de mesurer le risque réellement, pas uniquement par transposition. Et je veux qu'on investisse dans les outres mères parce qu'il y a de bons projets et il y en a. Et si les premiers fonctionnent, d'autres viendront, d'autres investisseurs. C'est comme ça qu'on enclenche une dynamique. C'est la vision des ma vision des choses, c'est celle que je vous propose. Nous savons bien dans cette salle que le financement ne règlera pas tout. J'en viens donc au deuxème axe de la doctrine économique, l'environnement régional. Il y a une autre réalité économique que nous connaissons bien.
Nos marchés dans les autres mers sont de petits marchés, de petits territoires par la taille. Ça, on ne changera pas. En revanche, ce qu'on peut changer, c'est l'horizon nos entreprises. Une entreprise peut être ultra marine par son ancrage, sans l'être par la taille de son marché potentiel. L'entreprise réunionnaise doit avoir la capacité aussi de regarder dans le bassin indien. Une entreprise antiais peut aller chercher ses clients plus loin dans la Caraïbe dans les Amériques où une entreprise doit pouvoir aussi se pencher sur ce qui se passe dans l'Amérique du Sud.
De la même manière et dans le même esprit dans le Pacifique, on doit pouvoir permettre à une entreprise de Nouvelle-Calédonie, Polynisie française, de Wallis et Futuna de s'intéresser à ce qui se passe autour d'elle. Pas parce que la carte est jolie, mais parce qu'il y a des clients. Il y a des clients autour. Qu'est-ce qu'on en fait ? Et c'est là que Business France va nous aider. Nous allons renforcer avec Business France notre partenariat et l'inscrire dans la durée en signant tout à l'heure une nouvelle convention avec une idée très simple. Détaillerai tout à l'heure mais l'idée est là.
Arrêter de parler simplement d'ouverture régionale et aider concrètement davantage d'entreprises à vendre hors de leur marché. Et là aussi je veux des résultats. 3è axe 3è axe de la doctrine économique les compétences. Alors sur ce sujet, j'entends assez régulièrement deux phrases qui quand vous les mettez ensemble sont assez frappantes. J'entends des chefs d'entreprise qui me disent "On cherche des salariés et on nen trouve pas." Et on me l'a encore dit il y a quelques jours de ça quand j'étais à Saint-Pierre Michelan.
Et en face, j'entends des ultramarins, par exemple dans l'hexagone qui me disent "J'ai envie de retourner dans mon territoire mais je ne vois pas d'opportunité." Et bien je dis aidons-les encore à se rencontrer. C'est pour ça que France travaille et la PEC sont avec nous aujourd'hui et je les en remercie. Et il y aura aussi dans cette journée des recrutements ici même tout au long de la journée ainsi que dans les cinq départements et régions d'outre mer et je remercie les préfets de leur implication. Et avec France travail, nous allons également nous inscrire dans cette dynamique de la durée.
Nous signerons une convention cadre tout à l'heure pour une durée de 3 ans pour faire correspondre davantage les besoins des entreprises aux compétences disponibles pour améliorer la visibilité des offres d'emploi et des offres de formation parce qu'il y en a et pour faciliter le retour pour ceux qui souhaitent revenir travailler s'installer dans les outres mères. Le 4e et dernier axe de la doctrine économique, le pragmatisme, il faut être pragmatique. Ce sont aussi les grains de sable, tous les grains de sable qui à la fin empêchent une entreprise d'investir. Je vous donne un exemple, vous le connaissez bien, un exemple très concret, celui des délais de paiement.
Quand une entreprise attend des moins une facture, on est au-delà du problème administratif. Ça devient un sujet de trésorerie, on le sait tous quand on est chez l'entreprise. Ça veut dire que on va devoir reculer un recrutement, reculer un projet, pas faire l'investissement nécessaire dans l'équipement qui aurait pu faire que et cetera. C'est dangereux, parfois c'est synonyme d'asphyxie aussi pour l'entreprise. Je veux qu'on avance sur ce sujet des délais de paiement et je m'en suis saisi.
Territoire par territoire, nous allons accélérer pour mieux suivre les délais de paiement, pour avec les préfets mobiliser encore les collectivités locales, les comptables publics pour généraliser les outils qui permettent de fluidifier les règlements de facture. un sujet pour moi incontournable et tout ce travail ne va évidemment pas s'arrêter à la question des délais de paiement ni s'arrêter à l'issue de cette journée puisque Touem a bien d'autres sujets à régler sur lesquels nous pouvons avancer et parce que je souhaite que ce que nous lançons aujourd'hui s'inscrivve dans la durée.
C'est aussi le sens de la future loi de programmation et d'orientation pour les outres mères à laquelle je travaille. Je veux qu'elle puisse donner de la visibilité, de la stabilité au monde économique et qu'elle nous permette de tenir le câble dans le temps. Je sais que les stop and go évidemment viennent brouiller les trajectoires économiques. Et avant de conclure, mesdames messieurs, je voudrais vous dire un mot plus particulier, si vous me le permettez, de Mayotte. Après Shido, il a fallu reconstruire, il le fallait vite, il le fallait encore.
Et aujourd'hui, je travaille avec beaucoup de détermination pour identifier les les obstacles, pour les lever puisque là aussi, il faut des résultats concrets pour les Maoris. Et parce que je prépare aussi la suite pour Mayotte, avec BPI France, nous allons accompagner pendant 12 mois 15 PME Maorè dans le cadre d'un nouvel accélérateur croissance. Je tenais à le dire parce que nous ne laisserons aucun territoire sur le bord du chemin économique. Mesdames, messieurs, avec cette première édition de Choose Outre mer, nous avons les moyens de passer d'une économie dont nous connaissons parfaitement les contraintes à une économie dont nous exploitons pleinement les possibilités.
Je voudrais terminer là où j'ai commencé par la carte, par la géographie. Notre carte nous donne une place singulière dans le monde. [raclement de gorge] Enfin, une place, une carte, ça ne suffit pas. Ça ne décide de rien. Tout dépend de ce qu'on en fait. Et c'est finalement toute l'ambition de choses outreem faire de cette carte non pas seulement celle de la présence française dans le monde mais aussi celle de ses ambitions économique. C'est le chemin que nous ouvrons aujourd'hui avec la doctrine économique que je vous ai présenté non pas pour promettre mais pour faire et nos horizons sont immenses. Alors allons-y. Je vous souhaite une très belle première édition de Ch Outre mer.
Vive les Outre Mève la République et vive la France. Merci beaucoup madame la ministre. Merci infiniment. Rebonjour à tous et bienvenue à tous. Bonjour au public qui nous suit en direct des Outremèes ou de l'Hexagone. Merci madame la ministre pour avoir représenté votre doctrine ou votre horizon économique lors de vos propos introductifs pour cette première édition du CH Outreem consacré à l'investissement, l'emploi et l'attractivité des outremes. Merci monsieur le président pour votre accueil. On ne pouvait pas trouver meilleur endroit pour parler économie et investissement. Honoré d'être à vos côtés pour ces séquences d'importance. Mon nom est Marie-Christine Ponalé.
Je suis la présidente du groupe médiaire 360 et je vous retrouverai tout au long de cette journée pour les temps forts entre les ateliers animés avec mon confrère monsieur Emmanuel Duty directeur de la rédaction de challenge. Je vais pas vous faire attendre trop longtemps. On va passer tout de suite à l'annonce que vous attendez tous, l'annonce du fond à Impact dédié aux outresemèes. Je vous fais travailler madame la ministre. Madame la ministre, c'est à vous de nouveau pour cette annonce inédite, ces informations inédites de mentant inédit, les personnalités qui font partie de ce fond. sur vos applaudissements, s'il vous plaît. Mesdames, messieurs, me revoilà.
Vous voyez, nous avançons vite. Nous sommes pragmatiques. Je vous ai parlé de doctrine économique et je vous ai parlé de d'économie dans laquelle on investit. Et bien maintenant, c'est ce qu'on va faire. Je suis très heureuse de lancer officiellement aujourd'hui Outre Meran Outre Meran premier fond d'investissement à impact dédié aux économies ultramarines. Je vais prendre 2 minutes pour vous expliquer pourquoi c'est important. On parle beaucoup de financement public, bon parle beaucoup de soutien de l'État, parle beaucoup de financement par la voie du crédit. Il manque et on le sait, je l'ai dit tout à l'heure, notre mode de financement c'est celui du capital.
Du capital pour une entreprise qui veut investir, c'est fondamental. Du capital pour une entreprise qui veut s'agrandir, c'est indispensable. Du capital aussi pour faire évoluer un territoire, créer davantage d'emplois, c'est indispensable tout autant. Et puis surtout, j'ai envie de dire, du capital qui va accepter de s'engager dans la durée puisque la temporalité, elle est essentielle aussi dans une activité économique qui se veut pérenne. Précisément, c'est exactement pour ces raisons que nous avons pensé et puis construit Outre Merwane.
Pour [grognement] la première fois, nous allons disposer d'un fond d'investissement spécifique dédié aux autres mères et au projet qui contribuent directement au développement de notre territoire. pas une subvention, un investissement. Ça veut dire que nous allons chercher des entreprises et des projets qui sont économiquement économiquement solide, des projets dans lesquels on investit parce qu'on croit à leur réussite et nous y agitons une exigence. Cette réussite, elle doit aussi produire du résultat sur le territoire. C'est ça le sens du fond à impact. Donc chercher à la fois la rentabilité et le rendement.
Outrem Outreem One sera géré par Incoventures et couvrira l'ensemble des territoires. Il investira autour de trois grands sujets. Les ressources naturelles, l'autonomie et la décarbonation, la transition sociale et l'inclusion. Avec derrière toujours la même question : est-ce qu'il y a des projets économiquement solides ? Est-ce qu'ils apportent quelque chose au territoire ? Je vais insister sur ce que j'ai dit tout à l'heure. Ce fond n'est pas réservé à quelques grands projets. Il doit pouvoir aussi intervenir à différents stades, différents moments de la vie d'une entreprise et donc accompagner des projets de taille très différentes.
Je l'ai dit, l'investissement n'a pas de taille minimale pour être utile à un territoire. Alors mesdames messieurs, on démarre cette matinée avec une bonne surprise. Nous avions fixé pour ce fond une cible de 30 millions d'euros dans le first closing comme on dit en en bon français dans le dans le premier tour de table 30 millions d'euros. J'ai le plaisir de vous annoncer avant avant même de lancer le fond d'ailleurs que nous sommes cible à 30 millions d'euros, nous sommes à 35 millions d'euros du fond à impact, c'est-à-dire 5 millions d'euros de plus que l'objectif de départ. Et ça véritablement ça c'est un signe de confiance. Je parlais de premier tour de table.
Donc autour [raclement de gorge] de la table, il y a l'État bien sûr et puis autour de la table, il y aura la banque des territoires. Il y aura France 2030 cher Bonel, l'Agence française de développement cher Christophe Lucourtier. Il y aura des investisseurs privés, des acteurs ultramarins, une banque, des investisseurs institutionnels. Ça rassemble. [grognement] Tout le monde prend sa part, tout le monde partage le risque et tout le monde a un intérêt à la réussite des projets. C'est exactement l'alliance que je veux construire. Alors, ce fond ne s'est évidemment pas fait en quelques semaines. Il a fallu le structurer, il a fallu aller convaincre.
Il a fallu réunir les premiers investisseurs. Je veux donc remercier très chaleureusement la Banque des territoires et Incoventures pour tout le travail accompli, pour tout l'engagement et la détermination à faire aboutir ce fond. Je veux remercier ceux qui ont accepté d'être là dès le départ. Le groupe Bernardayotte, la BRED Banque Populaire, EDF à travers Safidi, le groupe Ottaché, le groupe AFCH ainsi que les partenaires d'innovation Outrem et d'Outremè Network. Et je voudrais, si vous le permettez, saluer personnellement en les nommant ceux qui ont cru immédiatement à ce projet.
Nicolas Hazard, Mathieu au Favre, Thiry Deo, Christophe Lecourtier, Jean-Paul Julia, Rodolphe Fayotte, Didier Gena, Félixamché, Bruno Bonel, Gabriel Abché, Hervé Tonner, Guillem Prédallier et Daniel Yersau. Merci d'avoir accepté de mettre derrière cette conviction partagée un engagement concret. Maintenant, je vais m'adresser [raclement de gorge] à ceux qui ne sont pas encore autour de la table parce que 35 millions et évidemment ce n'est pas le plafond de notre ambition pour les outemers et Outre One doit créer un mouvement. Les premiers investisseurs sont là, les premiers projets sont là. À nous maintenant d'en entraîner d'autres.
Alors, aux banques, aux assurances, aux fonds, aux entreprises, aux investisseurs institutionnels qui nous écoutent. Je veux dire très simplement de venir regarder là encore de regarder les entreprises et ce qu'elles offrent, de regarder les modèles économiques, de regarder le risque réel et quand le projet est bon et bien d'investir. Investissez pas parce que le projet est ultramarin, mais parce qu'il est bon, il faut le répéter et parce qu'en plus d'être rentable, votre investissement peut produire quelque chose d'utile dans un territoire qui est un territoire d'avenir. Je rappelle aussi que les autres mères sont aux avant-postes de tous les grands défits économiques de demain.
C'est cette logique que je veux donc installer et sieman réussit, je suis persuadé qu'il réussira. Son succès ne se mesurera pas au 35 millions et plus qu'il aura réuni, se mesurera à ce qu'il aura déclenché autour de lui, aux entreprises financées bien sûr, aux autres investisseurs qui auront suivi, aux projets qui demain trouveront plus facilement du capital parce que d'autres auront montré le chemin donc à l'emploi qu'il aura créé, donc à la dynamique, à la richesse et donc il aura contribué à valoriser et à faire grandir tous ses territoires. Un fond, oui, mais plus que ça, un premier signal au marché. Il y a dans les outres mères des entreprises dans lesquelles il faut investir.
Alors, faisons-le maintenant et je lance donc officiellement Chose Outre et son fond d'investissement à Impact Outre One. Merci beaucoup. Merci beaucoup. Merci madame. Merci beaucoup. Alors, vous avez bien retenu un fond important outrew 35 millions d'euros pour ce premier closing. Vous avez dévoilé le nom, les objectifs, quelques modalités, on va le voir avec les participants. Un fond à bien noté entre acteur public et privé. Pour comprendre un peu mieux ce fond, quelques témoignages de participants public, privé et le gestionnaire du fond sur la vision et la manière dont le fond s'est monté.
Je vais appeler mais je crois qu'il est en train d'arriver monsieur Thierryo, président directeur général fondateur de Méridia. Il va nous rejoindre. C'est un des premiers investisseurs à titre privé. Ils n'investissent pas à travers Merrid mais à travers son fond privé. Je vais ensuite appeler monsieur Nicolas Hazar fondateur du groupe INCO qui aura la gestion du faux. Merci de l'accueillir chaleureusement. Bonjour et bienvenue. Je vais appeler monsieur Mathieu Fèvre, directeur national du réseau de la Banque des territoires. La Banque des territoires qui s'est fortement mobilisé pour la mise en place de ce fond. Bonjour et bienvenue. Trois acteurs importants.
OK, on peut se décaler légèrement. Non, mais c'est pas grave. C'est parfait. C'est parfait. Merci infiniment. Ce sont les alléas du direct. Alors tous les trois, nous avons au tour de la table euh enfin tous les trois non tous les deux parce que le on attend toujours monsieur Thiero, on a euh des acteurs qui investissent en tout cas qui accompagnent les transformations économiques des territoires. Et je vais commencer tout de suite avec vous Nicolas Hazard. Euh on le sait bien, euh c'est pourvu notre façon de construire les territoires. Vous êtes l'un des pionniers de l'investissement à Impact en France. En 2011, vous fondez Incoventure, le premier fond impact français.
C'est une société de gestion agrée par l'AMF qui a financé plus de, on va dire, 150 entreprises ou structure qui allie performance économique et impact social ou environnemental. Vous avez ensuite monté le Group Inco qui finance toujours et qui a incube et qui forme chaque année des centaines d'entrepreneurs engagés soit en France, soit à l'international. Je le enfin je l'ai dit he vous êtes très attaché vous avez une conviction que l'histoire s'écrite dans avec les territoires. Peut-être nous dire pourquoi 15 ans plus tard un fond dédié aux outresem et puis comment on peut convaincre aussi les investisseurs à venir dans ce fond. Merci beaucoup et merci merci à tous d'être présent.
Je pense que on aurait même pu prendre une salle beaucoup plus grande tellement il y a de d'enthousiasme en tout cas sur ce sujet et ça fait plaisir et beaucoup de public qui nous regarde en direct en direct et en bas et tout le monde ne peut pas rentrer. Donc donc un grand bravo déjà à l'organisation pour pour tout ça. Moi j'ai créé une co il y a 15 ans. L'idée c'était de se dire que une entreprise c'est certes de la rentabilité, c'est de la performance économique mais c'est bien plus que ça. aussi une rentabilité sociale environnementale, un impact social et environnemental et que il y a besoin d'outils pour réussir ça.
Et c'est pour ça que j'ai créé le Inco Inco Ventures, le premier la première société de gestion en France qui n'a pas pour seul critère d'investissement la rentabilité, même si bien évidemment on crée des emplois, on est rentable y compris économiquement et ça il faut le dire mais en même temps aussi regarde l'impact concret que ça a sur les territoires, la création d'emplois sur l'environnement et cetera. Donc un fond 360, premier fond il y a 15 ans, on nous prenait pour des malades. Euh aujourd'hui, il y a 200 fonds sur la place de Paris qui se disent fond à impact. Donc on voit que le mouvement le mouvement est est bien lancé et ça ça fait plaisir.
Et quand on a euh enfin moi j'ai eu la chance d'aller sur tous ces territoires ultramarins, de rencontrer aussi Daniel Herceau, je tiens à le dire, qui qui a été aussi beaucoup un catalyseur important. Voilà. Exactement. Qui a qui a bien qui [grognement] m'a qui a bien réussi à à me convaincre aussi. Je me suis dit mais en fait on passe complètement à côté. Nous on investit beaucoup bah dans le monde entier mais surtout sur les métropoles, sur les territoires ruraux. On s'y est mis aussi il y a il y a une il y a une dizaine d'années.
Mais on passe à côté mais d'un vivier gigantesque de d'entrepreneurs absolument brillants, innovants qui inventent des modèles qui en plus ont une utilité très forte sur leur territoire. Et donc j'ai été très surpris moi-même que il n'y ait pas de fonds et d'outils qui existent vraiment pour accompagner ces jeunes entrepreneur. Il y a des choses qui existent quand on est plus gros, quand on est plus grand et cetera, mais nous on est un peu spécialisé aussi sur les les plus petites structures pour justement accompagner cette nouvelle génération et nous on croit en cette nouvelle génération.
Et donc du coup ça a été vraiment pour nous une une évidence et on s'est dit mais pourquoi et c'est souvent comme ça avec les bonnes idées. Pourquoi est-ce qu'on l'a pas fait avant ? Pourquoi il y a pas plus de gens qui qui le font ?
Et en discutant avec tout l'écosystème, les banques, les financeurs et cetera, les entrepreneurs locaux, tout le monde nous a dit "Ah bah si vous faites quelque chose, nous on vient." Et c'est que le début encore une fois, on l'a dit et madame la ministre l'a dit, encore un grand merci pour pour vos mots parce que c'est que le début parce que on arrivera à prouver qu'il y a un potentiel gigantesque et que vraiment on arrivera à transformer encore plus les modèles économiques et faire des des territoires d'outreemè, des territoires d'innovation très importants. Très bien. Ben, vous venez de me donner les arguments pour que les investisseurs investissent dans les fonds dédiés aux outresem.
Avec vous Mathieu Auovre, la Banque des territoires est un acteur important voir incontournable et connu pour accompagner les grands projets structurés en outre mer. Quels sont et puis peut-être rappeler que vous êtes beaucoup mobilisé, la ministre l'a dit, vous êtes beaucoup mobilisé pour la création de ce fond. Quelles sont les raisons ou les motivations ayant conduit la Banque des territoires à soutenir le projet, à exercer également un rôle fédérateur des partenaires à la fois au regard de vos interventions que vous menez dans les territoires et dans l'hexagone et puis également plus spécifiquement sur les enjeux du financement en outreem.
Oui, madame la ministre, mesdames, messieurs, je suis vraiment ravi d'être d'être ici pour représenter la banque des territoires et la banque de tous les territoires. Je vais le redire avec beaucoup de solennité ce matin parce que nous sommes très présents, vous l'avez vous-même souligné, sur les territoires d'outre mer. C'est pour nous un enjeu clé, très présent par nos implantations territoriales, très présent par nos équipes sur place, très présent aussi pour réagir caser au quotidien.
Vous avez rappelé les différents événements qui se sont passés ces dernières années et pour accompagner finalement euh les territoires et l'évolution des territoires et les projets qui sont portés sur ces territoires. Pour être présent sur ce fond, c'est assez naturel. Je rappelle que notre engagement a été pris à minima, je vais dire, de 6 millions d'euros dans cette dans cette première levée. Pouvant aller encore plus loin s'il le faut et avec, vous l'avez dit, ce rôle fédérateur. On essaie de rassembler tous ensemble toutes les initiatives individuelles et de les mettre autour de ce fond avec un objet avoir de l'impact parce que nous croyons au développement économique des outresemes.
Ça c'est le premier point qui est qui est le plus important. Le deuxième point qui retrace finalement l'ADN de ce qu'est la banque de territoire, de ce qu'est le groupe Caisse des dépôts, c'est de croire dans les thématiques. Les thématique, madame la ministre, vous l'avez rappelé, la transition écologique fait partie de l'ADN de la Banque des territoires. la question de la cohésion sociale et territoriale, je pense notamment au logement, au sujet de l'inclusion, au sujet de la santé et bien sûr sur les premiers pans que j'ai cité, la question de l'eau notamment assez spécifique font partie de l'ADN même de l'établissement public que je représente.
Et puis on a fait finalement et c'est là où on s'est vraiment senti sur sur les valeurs du fond de la dentelle à certains moments en tenant compte de des différentes spécificités territoriales et c'est un élément clé pour nous de dire que finalement on s'adapte au plus près du terrain de ce qui peut être fait, de ce qui peut être pris et enfin et c'est le dernier point de du pourquoi même si on pourrait y passer des heures, c'est l'engagement de tous les acteurs. Nous ne sommes pas seuls. Nous sommes tout un collectif qui portons et qui sommes partenaires dans ce fond. Il faut lancer l'initiative, il faut la porter, il faut fédérer.
Mais ce collectif est amené à grandir et la spécificité qu'on peut avoir à certains moments en tout cas pour la banque des territoires et cet élément qui nous fait rejoindre rejoindre ce fond. Bien madame la ministre l'a rappelé, vos équipes se sont fortement mobilisées, vous équipes et également il faut souligner le travail du directeur monsieur Hervé Tonner et avec votre accord si la salle peut lui rendre un brillant hommage, je sais pas où il se trouve, s'il peut se lever, monsieur Tonner, levez-vous.
Voilà qui a énormément contribué, mobilisé et je vois bien évidemment au premier rang monsieur Olivier Jacob le préfet qui est conseiller aupès du président de la République parce qu'il était des JOM également, il s'est mobilisé pour ce fond et c'est important de le rappeler. Alors, je pense que monsieur est en train d'arriver. Ah, il arrive, il est déjà sur le site. Super. Et ben écoutez, si vous en êtes d'accord, on va l'attendre. Alors, on va passer à la question. message peut-être un message pour vous à la salle et aux investisseurs et je reprends ma feuille pour Tritiu puisqu'il nous rejoint. Fantastique, on gagne du temps. Peut-être un message pour les investisseurs, les axes forts.
Nous avons d'ailleurs, je le rappelle un investisseur indien dans la salle. Please welcome guest in this room. Je le dis en anglais parce qu'il y a aussi son sa personne. Donc il c'est important pour celles et ceux qui ont envie d'investir. Monsieur est présent dans la salle. Oui, vous levez également parce que vous venez de très loin pour pour pouvoir investir dans des projets ultra français et ultramarins. Donc voilà, merci à vous. Un conseil peut-être, des arguments pour qu'il investisse dans le fond.
Bah le moi j'ai beaucoup aimé ce qu'elle dit madame la ministre sur parce que c'est vraiment la conviction et moi je suis arrivé par cette porte là que en fait on a déjà on parle des de l'outreem mais en fait c'est les outremèes en fait c'est des marchés qui ont rien à voir qui sont extrêmement différents et qui certes toujours on se réflexe souvent de regarder vers l'Europe et vers l'Union européenne parce que ils font partie de l'Union européenne aussi mais en fait où il y a un manque parfois de strat pas de stratégie mais de vision et de relation avec leur territoire et les territoires dans lesquels ils sont.
Et en fait l'histoire un peu amusante qui moi m'a fait arriver sur les outresem c'est pas du tout via la France, c'est parce qu'on est présent à traversing dans 140 pays. On fait beaucoup de choses en Afrique du Sud, aux États-Unis et en Australie. Et c'est comme ça qu'on s'est retrouvé très très fort en disant on est par exemple sur la Nouvelle Caden à 2h de Sydney, mais est-ce que vous travaillez un peu avec les Australiens, avec la Nouvelle-Zélande qui est juste à côté ? Qu'est-ce qui quelles sont les relations ? Et souvent ce qui ce qui nous est renvoyé c'est non, on travaille avec la métropole et en fait c'est là où il y a un potentiel qui euh voilà avec l'hexagone aussi.
Euh et c'est là où je me suis dit "Mais c'est incroyable parce que il y a tellement de choses à faire parce que les entrepreneurs on les rencontre et je vous invite parce qu'en fait la meilleure carte de visite et la meilleure moyen de convaincre les investisseurs de venir, c'est juste de rencontrer de venir à la rencontre de ces entrepreneurs qui sont absolument formidables qui ont un potentiel de marché.
Si on était là dans un jury, vous savez comme à la télé là euh où on doit décider si on investit tout de suite ou pas dans l'entreprise et combien on met, bah on on les les entrepreneurs de ces territoires-là, on a tout de suite envie d'investir, on a tout de suite envie de les accompagner et surtout on voit le potentiel gigantesque parce qu'ils ont des freins du fait aussi de leur de leur géographie mais aussi d'un potentiel grandiose sur des marchés et des marchés régionaux où il y a vraiment des choses où qui des marchés d'ailleurs qui sont très solvables he comme je disais ceux de l'Australie de la Nouvelle-Zélande, les États-Unis, l'Amérique du Sud, il y a quand même beaucoup de choses.
L'Afrique du Sud aussi et toute l'Afrique de l'Est qui se développe extrêmement fort. Et donc il y a des potentiels, il y a un potentiel et d'ailleurs je pense que c'est parmi les investissements potentiellement les plus rentables qu'on pourrait avoir notamment dans le secteur à impact y compris par rapport à des entrepreneurs de l'hexagone parce que le potentiel de croissance il est grand qui sont sur des territoires qui sont en plein développement dans des territoires qui vont bien si j'ose dire et et voilà et donc un potentiel gigantesque.
Moi je vous invite, on fait une session de pitch quand vous voulez 5 10 entrepreneurs des territoires qui vous intéressent et vous verrez, vous ne pourrez être que convaincu du potentiel et du fait que votre argent à la fois il sera il sera investi dans des projets qui font du sens, qui ont de l'impact et qui ont un potentiel de croissance très important. Le message est entendu, on compte sur vous. Alors du côté de la Banque des territoires également, monsieurov, vous avez un message. Oui, un message aussi enthousiasme que mon collègue, mais voyons grand ensemble. Je pense que c'est un des éléments importants.
On est parti à travers ce fond dans une aventure certes économique, certes financière, certes à impact territorial, mais on est aussi parti dans une aventure humaine où vous l'avez dit madame la ministre hein, on sait fédérer un ensemble d'acteurs et tous ces acteurs doivent nous rejoindre pour voir ce qu'on peut construire et ce qu'on peut aider, ce qu'on peut accompagner pour le développement des outremè des entreprises pardon ultramarines. Et ça pour nous c'est un des éléments clés. Donc ce message est un message d'optimiste et un message aussi de volontarisme en tout cas que continuera de porter à vos côtés la Banque des territoires. Très bien.
Alors peut-être un un dernier message encore le temps que on me fait patienter et je reçois les messages. Désolé. Ou sinon si vous le souhaitez on peut prendre commencer à se mettre en place pour la photo et il nous rejoindra. Il aura également son mot comme tout le monde. Exactement. Alors ce que je vais faire, je vais faire travailler la ministre le temps qu'elle prépare ses affaires et je vous invite madame la ministre à vous mettre au centre de la scène. Voilà, on va commencer à faire le placement. Oui, on va commencer pour cette étape importante, cette photo des investisseurs. Vous avez travaillé donc c'est important qu'il soit autour de vous.
Je vous invite à mettre au centre de la scène et je vais commencer à faire le placement. Excusez-moi, à côté de moi, je voilà les alléas du direct. Donc, je vais demander à monsieur Offob de vous mettre de ce côté-ci. Voilà, exactement pour le protocole. Vous vous êtes déjà bien placé, c'est parfait. Et je vais appeler maintenant monsieur Jean-Paul Julia, le directeur général de la BR Banque Populaire, banque coopérative.
Merci de l'applaudir chaleureusement qui est présente dans les outresemes depuis plus de 40 ans et qui réaffirme à travers son soutien au fond son ancrage territorial et puis votre volonté de contribuer durablement à la dynamique entrepreneuriale des outresemins que vous faites déjà beaucoup. Je vous invite à vous placer à côté de la ministre. On va laisser la place pour Thierryo entre la ministre et vous. Je vous le dis, on est en famille, on va le faire de façon naturelle mais vous pouvez vous rapprocher de la ministre en attendant. Ah, vous avez un petit message ? Mais allez-y.
Non, je je voulais juste dire bien évidemment tous les territoires sont absolument fantastiques et je veux pas qu'on me faire taper sur les doigts. Après, moi je suis très content d'une chose, c'est qu'on a aussi réussi à à et avec les spécificités que que ça comporte, à intégrer un bon volet, un volet important, une part significative pour la Nouvelle-Calédonie et notamment pour les jeunes entrepreneurs caléoniens pour reconstruire euh le pays, le territoire.
Et ça c'est vraiment une voilà une c'est vraiment une grande fierté parce que je pense que bien évidemment tous les territoires on besoin et cetera mais ce territoire en particulier étant donné le contexte voilà faire venir des investisseurs après ce qui s'est passé je pense que c'est un signal qui est fort pour montrer que justement bah la Calédonie on peut y retourner maintenant on peut investir on peut faire des choses qui a un potentiel qui est gigantesque. Et donc voilà merci à tous ceux qui ont joué le jeu là-dessus parce que c'était pas forcément facile. Et en tout cas voilà, on a on a dit qu'on le ferait et on l'a fait et donc voilà, je suis très content.
Donc merci merci beaucoup pour ça. Merci beaucoup. À noter dans la salle les membres du gouvernement de Nouvelle-Calonique, Christopher Gisep est présent et bien d'autres personnes de la province sud du MEDF. Je peux pas vous tous vous les citer. Ah la CCI bien évidemment bien sûr sans oublier la CCI parce que le patron de la ici présent, monsieur Patrick Vialcolet, sinon va me jeter un regard noir. Alors je continue. Je vais commencer à je vais appeler monsieur Christophe Lecourtier, le directeur général de l'AFD. Merci d'être présent. Je vous invite à vous placer à côté de monsieur Julia. Je vais vous inviter à vous passer de l'autre côté monsieur le voilà. Exactement.
Ensuite, je vais maintenant inviter monsieur Rodolphe Ayod, le directeur général du groupe GBH, groupe présent dans les outresemes et à l'international qui investit également dans de nombreux programmes pour l'emploi la jeunesse en Outreem. Merci beaucoup. Il est un des premiers à avoir investi dans le fond avec également monsieur Thierry Deéo et noter la présence dans la salle de son fondateur monsieur Bernard Aotte. Vous pouvez saluer également sa présence et leur investissement au sein du fond. Merci beaucoup. Je vais demander à maintenant à monsieur Bruno Bonel, le secrétaire général pour l'investissement en charge de France 2030. France 2030, partie prenante en outreem.
Non, je vais vous demander de vous placer à côté de de l'autre côté. Voilà. Exactement. Et puis vous allez vous serrer parce que la scène est petite. Je vais demander maintenant à monsieur Didier Génin, président de Safidi. Safidi est la filiale d'investissement de DF sur les territoires, de venir me rejoindre. Je ne sais pas où il son. Merci. Voilà, on va l'accueillir chaleureusement qui a investi qui est partie prenante. J'ai demandé de vous mettre à côté de monsieur Bonel. Voilà.
Et encore une fois un autre investisseur des territoires, j'ai demandé, je ne l'ai pas vu arriver mais j'espère qu'il est dans la salle, monsieur Félix Otamché, fondateur du groupe Otamché qui nous vient de Guyane. Il est dans la salle. Voilà, vous pouvez l'applaudir chaleureusement. un territoire également qui investit pour les outres mères. Voilà le temps qu'il descendent et qui nous rejoignent. Merci beaucoup. Et comme vous le voyez, il y a des investisseurs du public, du privé, des territoires également. Monsieur, bienvenue. Et vous êtes à la bonne place. Voilà, exactement. Je vous laisse saluer toutes les personnes. Non mais c'est pas grave. Est-ce que sera pas d'accord ? OK. Oui.
Alors, il faut que les femmes d'entreprise prennent la relève. Madame la ministre, vous avez tout à fait raison. On compte sur vous hein. Je vais demander maintenant à monsieur Gabriel Abchet, président de Habé Fil, également armateur et représentant de l'économie bleue de venir me rejoindre sous vos applaudissements s'il vous plaît. Encore une fois à notre investisseur Guyanais pour ce fond. Merci beaucoup. Si vous voulez bien vous à droite peut-être on va pousser, on va se rapprocher. Voilà. Alors, un autre investisseur qui nous vient des territoires cette fois-ci de Guadeloup, je ne l'ai pas vu mais je n'ai pas une très bonne vision. Ah, il est arrivé, on me dit.
Monsieur Jacques Gadarcan, président et fondateur du groupe Jacques Gadarcan, bâtisseur et entrepreneur bien connu en Guadeloupe. Merci de l'accueillir chaleureusement. Voilà, le temps qu'il descend. qui a voulu investir dans ce fond Outre Merwan. Bienvenue monsieur. Je vous laisse vous placer. Voilà. Et je vais appeler également puisque Inco a était une partie prenante dans ce dispositif, monsieur Jean-Michel Lecu le DG de Inko. Je ne l'ai pas vu dans Ah, il est présent. Qui a beaucoup vré également. Merci de l'applaudir chaleureusement. et de vous mettre de ce côté. Merci beaucoup. Alors, je vais demander, on est en direct. Est-ce qu'il est il est arrivé ou pas ?
Bon ben écoutez, je vais maintenant appeler celui que vous connaissez également beaucoup qui est un catalyseur pour ce fond depuis le début de cette aventure. Je vais appeler monsieur Daniel Hsau, président d'honneur d'IOM Innovation Outrem. Ils se sont tous placés à la fin de la salle. On a dans les embrayages. D'accord. Alors, peut-être un petit mot parce qu'il n'est pas là. Rappelezer que Méridiam est un groupe qui est présent sur l'ensemble des territoires sur tous les continents et qu'il a à sa réalisation plus d'une centaine d'infrastructures d'importance. Ah, il est présent. J'étais en train de le faire et on me donnait de Merci d'applaudir monsieur Thierry.
Voilà, monsieur Tridéo, vous vous mettez à côté de la ministre. On est ravi. On est ravi de vous avoir. Voilà Daniel également ici. Vous n'étiez pas présent tout à l'heure lors de de des de la présentation. Donc c'est une personnalité qui investit non pas au nom de Merridiam mais au titre de sa holding privée. Comme vous étiez pas là, le protocole veut que je vous rappelle quand même quelques informations. Thierryo est celui qui bâtit aux quatre coins du monde des infrastructures de demain. C'était ce que j'étais en train de dire. Juste avant qu'il n'arrive quelques exemples.
Des aéroports comme celui de la Guardia, des écoles en Finlande, des infrastructures énergétiques en Afrique, des ponts, des liaisons ferroviaire comme celle entre Tour et Bordeaux, une des plus grandes usines de dessement d'eau de mer et un réseau de plus de 400 km d'Akeduc à Akaba qui va relier Aman en Jordanie. Bon, vous inquiétez pas, je vais pas vous faire le listing à peu près sur tous les continents et plus d'une centaine de réalisations incroyables et innovantes. Thierryo, je me dois de le faire. Vous investissez à titre personnel dans ce fond et c'est important qu'on ait un message de votre part. Ben merci de m'avoir attendu.
[rires] Non, ben je suis très heureux de participer à cette initiative qui qui aurait dû être depuis très longtemps lancé [grognement] et puis non mais voilà l'entreprise, l'investissement dans l'entrepreneuriat, dans les entreprises, dans les autres mères, je pense que c'est le vrai relais pour relancer les économies qui se transformment au fur et à mesure dans les autres mers et et voilà. Donc super content d'être là. Merci beaucoup. Alors, je rappelle évidemment, il est très présent dans les outresemers avec la fameuse centrale de l'Ouest Guyané, centrale électrique, pardon, de nombreux projets pour la jeunesse avec votre fondation Archéie.
Et bien sûr, encore une fois, c'est important de le noter via sa holding privé. Alors, aux autres, n'hésitez pas, mettez des sous dans ce fond dans Outre Merwan. Maintenant, je demande à mes consœurs et mes confrères de vous placer pour la photo et le moment pour immortaliser ce moment et je vous invite à prendre du champ. Le Oui, mais je vais laisser la place. Vous rigolez ? Mais non, mais c'est important, c'est pour vous. Le fond est officiellement lancé. J'invite la salle à leur rendre un hommage appuyé et les féliciter. Ah oui, mais rapprochez-vous peut-être, serrez-vous. Il n'y a pas de Covid en ce moment, je vous rassure. Donc vous pouvez vous resserrer.
S'il y en a, bon ben la RS ne m'en voudra pas. Peut-être voilà. Est-ce que vous les avez tous ? La question est pour les photographes, vous les avez ? Euh non, est bien présent. Très bien. Merci beaucoup. Merci madame la ministre. Merci à vous tous. On vous retrouve et je laisse la parole à mon confrère Emmanuel Dutel pour la première table ronde. Je vous invite vite à regagner vos places pour qu'on gagne en temps. Merci beaucoup. Merci beaucoup Marie-Christine. Bonjour à toutes et à tous. On va effectivement maintenant, vu qu'on a tous compris qu'il y avait de l'argent, on va voir comment dépenser cet argent. C'est le but de cette première table ronde.
J'appelle à me rejoindre sur scène Hervé Mariton, Christophe Lecourtier, Pierre Santoule, Memounati Moussa et Stéphane Maquer et également Bruno Benel à me rejoindre sur scène sous vos applaudissements. Allez-y, installez-vous. Vous avez des petits noms pour savoir où vous asseoir. Ouais. Hop. Allez-y, installez-vous. Hervé Mariton, prenez place. Bruno Bonel, vous vous restez debout parce que vous avez le droit à un propinaire. Stéphane Maquer, vous avez aussi un petit mot pour vous. Il nous manque Memounata Mousa. Memounati Mousa. Alors voilà, installez-vous. Vous avez également votre petit nom ici. Hop. Et toi ? Et il nous manque Christophe lecourtier.
Christophe, est-ce que vous pouvez vous asseoir mois et demi ? Non. Est-ce qu'on peut juste nous trouver Christophe le courtier ? Hop, voilà. Là, vous êtes là au milieu. Alors, pour ceux qui se seraient dit que la photo, elle était belle mais qui manquait beaucoup de femmes, vous avez totalement raison. Mais rassurez-vous, on va quand même en avoir un petit peu dans cette journée parce que bien évidemment que ce soit dans l'hexagone ou dans les territoires ultramarins, si on doit réussir la mutation économique, c'est grâce aux femmes et aux hommes.
Et on va y faire un peu plus attention sur la fin de cette journée qui va du coup être ponctuée comme ça de plusieurs tables rondes et de plusieurs temps forts. Bruno Bonel, à vous, vous avez quelques minutes. Oui, bonjour. Bonjour à tous. en vos grad qualité pour comme j'ai quelques minutes, je vais pas faire tout le protocole. Bonjour madame la ministre. Évidemment, euh je suis très heureux d'être là parce que ça fait un grand moment que France 2030 soutient les autres maires euh et on le soutient pas parce que c'est sympathique et qu'on doit remplir des cases. On le soutient par conviction et je crois que ce que les propos de la ministre ont été extrêmement clairs.
C'est une opportunité exceptionnelle de développement pour notre pour notre pays. Et je voulais vous donner quelques informations, quelques chiffres depuis depuis que je pilote le programme France 2030. sur nos actions en Outre mer et qui montre bien qu'il y a énormément de diversité, énormément de de talent à révéler et et énormément d'énergie sur ces sur ces territoires.
Bon, d'abord un chiffre simple, 300 millions d'euros, c'est 300 millions d'euros ce que France 2030 a apporté sous forme de soutien sous différentes formes des subventions qu'ell soi euh national dessiné nationalement ou décidé régionalement dans le cadre de France 2030 régionalisé des avances remboursables pour permettre à des projets également de se dynamiser dans différentes formes de subvention. C'est 98 projets euh sur les outresemes aujourd'hui qui ont été euh soutenus par euh par France 2030. Euh il reste encore, je précise, des appels à projet, il reste encore des budgets euh à allouer.
Donc euh n'hésitons pas euh à aller explorer tous ces appels à projet et mais au-delà de ces 98 projets, c'est leur typologie qui est intéressante parce que souvent effectivement on a une vision un peu carte postale de ces territoires que j'ai eu l'occasion de visiter personnellement. quasiment tous et je les finirai de toute façon avant la fin de mes mandats. Euh on a une vision un peu carte postale que finalement bon entre euh entre le tourisme et et la la douceur de vivre, il y a pas d'activité véritablement sur ces territoires et en fait on s'aperçoit quand on n'y va pas en vacances mais pour travailler que c'est exactement le contraire.
Il y a énormément d'activités et on soutient des projets aussi variés qu'effectivement des développements scientifiques très avancés comme dans les universités de la Réunion ou de la ou de ou de la Polynésie française. Des recherches avancées sur des maladies qu'on appelle tropicales mais qui viennent maintenant jusqu'à notre hexagone sur les moustiques par exemple. des réflexions également sur la cybersécurité avec des développements de de formation que nous soutenons sur tous ces territoires afin de pouvoir avoir tout autour de la planète des acteurs français de la cybersécurité de de hautees technologies.
évidemment énormément de préoccupations sur la la souveraineté alimentaire avec des soutiens à l'aviculture, des soutiens à la crevette dans d'autres territoires. vraiment le développement d'économie qui puisse à la fois être traité de de de souveraineté alimentaire locale mais également à l'exportation et également d'autres d'autres préoccupations plus globales pour la planète et notamment des discussions avancées sur les sargas par exemple savoir comment à la fois régler ce problème de de fléau sur les côtes et d'en faire potentiellement des énergies nouvelles qui seraient des alternatives au toutes les énergies fossiles qu'on a aujourd'hui. lui en surexploitation.
Donc je crois que les outremères c'est c'est des projets surtout très concrets. On en a énormément. Je vous ai dit on a financé 98. Pour soutenir ça, France 2030 a pris deux initiatives pour les outremères. D'abord, on a un peu détendu une contrainte qu'on avait globalement définie au départ dans pour le tout le territoire français, à savoir que c'était des participations à parité entre les territoires et les régions et l'État. Là, nous avons décidé que l'État participerait, abonderait à tous les projets régionalisés à hauteur de deux fois ce que les territoires et les régions peuvent abonder. Donc, donner une un coup de pouce important sur l'outre mer.
et au-delà de ça, participer surtout à l'ingénierie de tous les projets sur un certain nombre de territoires. Je pense notamment à à la Réunion sur lequelle on a on a développé ça et on est en train de l'étendre à tous les autres territoires ultramarins. Ça ça a été deux initiatives importantes. Et puis je voudrais aussi tout comme la ministre faire un un focus sur Mayotte.
Dans ce grand budget, il y a eu 40 millions d'euros qui a été consacré à à Mayode sur des préoccupations très locales à la fois de formation en local de de de personnel ouvrez les guillemets à la résilience, c'estàd gens qui peuvent justement après les terribles événements qui ont qui ont affecté cette île, comment arriver à faire plus de de résilience, mais également des problématiques de l'eau avec des projets très originaux pour réussir à à capter de l'eau dans l'atmosphère et la rendre potable et accessible. pour la population. Euh d'ailleurs euh projets d'innovation qui peuvent euh littéralement c'est de l'eau donc ruisseler sur les autres territoires.
Euh je pense que ces territoire-là est on a on a vraiment une zone d'expérimentation importante encore une fois mêlant de l'innovation de la technologie s'appuyant sur les talents locaux pour arriver à développer le potentiel de de ces territoires ultramarins. Donc on n'est pas en train juste de parler de ça serait bien de faire quelque chose dans les autres mers. Ça fait plusieurs années que les choses se font. Ça fait plusieurs années que effectivement nous avons mis en place des méthodologies en association avec les relais locaux. On a mentionné les CCI, mais on pourrait aussi mentionner les les organisations qui en local, les territoires, les régions sont là pour relayer France 2030.
Je voulais quand même vous vous dire que ce budget continue se développer. il est toujours là et j'espère que vous allez en profiter. Il peut se faire d'ailleurs en rebond de ce qui vient d'être annoncé en relais avec les fonds d'investissement. C'està-dire que rien n'empêche d'avoir du capital et de la subvention pour accélérer les projets. Donc effectivement chose outreem est le moment idéal pour rappeler que nous sommes à côté des outremèes avec ces budgets là et et pouvoir et pouvoir dynamiser toute initiative sur ces territoires. Voilà ce que je voulais vous dire aujourd'hui. Merci. Merci beaucoup de secrétaire général pour l'investissement pour France 2030.
Donc je vous le disais après avoir vu qu'il y avait de l'argent disponible, on va voir pourquoi et comment on peut investir dans les outresem. Hervé Mariton, je vais débuter avec vous. Vous êtes le président de la Fédération des entreprises des Outremères. Vous avez été également ministre des outresemères. Si vous deviez convaincre aujourd'hui un investisseur de venir, quels seraient pour vous les trois atouts à mettre en avant ? jeu de transformation technologique et je pense que là il y a un cap à prendre.
Quand on regarde d'abord la capacité des outremères à s'engager dans la transformation technologique, je pense à la Réunion qui est un des territoires les plus fibrés et les plus rapidement fibrés en France. Donc clairement, il faut embarquer embarquer sur un sombre de projets qui aujourd'hui sont dans l'actualité. Président de la République à Saint-Pierre Miclon a évoqué les enjeux satellitaires, mais c'est aussi un sujet dans les terres australes et Antarctiques françaises. Donc la géographie dont a parlé la ministre est une vraie opportunité de développement dans cette activité là et autour d'investissement dans le domaine satellitaire. les enjeux du câble depuis déjà longtemps.
Je me souviens en effet en 2007 quand il y avait un enjeu entre Mayotte et l'Afrique mais les routes ont besoin d'être diversifiées. On a des enjeux de sécurité sur les câbles qui sont des infrastructures fragiles et fragiles au sens où elles sont assez faciles à à disrupter comme on dirait en mauvais français et et donc il y a des besoins d'investissement supplémentaires et un positionnement des autres mères qui est important dans ce domaine-là. Il y a un enjeu de digitalisation des transactions. Une des plaies des outremères, c'est le travail informel, c'est aussi le narcotrafic.
À cet égard et on l'évoqué avec Alexandre Gautier de Yaomied Dom, la digitalisation des transactions crypto peut être un danger, mais ça peut être aussi une opportunité de de faire en sorte qu'il a peut-être un peu moins de billets qui circulent. Euh c'est tout de même un vrai sujet si on a envie de de consolider et de structurer euh les économies. Euh l'industrie 4.0 euh Bruno vient euh d'évoquer France 2030. Euh on a des marchés euh qui sont de taille réduite. Ces marchés sans doute peuvent et doivent la ministre l'évoqué s'adresser à leur environnement régional. Mais c'est pas si simple. Il faut mieux les adapter.
Euh et je pense que c'est une manière de répondre la transition énergétique parce que c'est à la fois un besoin aujourd'hui des économies très carbonées, des territoires très carbonés, il y a pas de nucléaire dépendance aux hydrocarbures sur la plupart des territoires, pas tous. Et donc il y a un besoin, mais il y a aussi des opportunités, une capacité à transposer un sombre d'innovation ou de savoir-faire outreem qui peuvent être transposés sur d'autres territoires. Il y a des besoins tout simplement. J'ai évoqué avant le début de la Réunion ce qui se fait dans le domaine du traitement des déchets.
Il y a clairement aujourd'hui un son de difficulté dans la filière de traitement des déchets outremè. Donc il y a des besoins, il y a des besoins d'investissement, il y a des opportunités économiques, sans doute là aussi des capacités de transposition et puis dans le domaine du tourisme à côté du club M mais aussi avec des acteurs comme Patrick Vialcolet qui qui font vivre le tourisme outreem, il y a un véritable enjeu, je pense de d'un positionnement qui est celui d'une différence par rapport à d'autres destinations touristiques. dans ces régions, une différence par l'authenticité, une forme d'authenticité maîtrisée, très pro.
On a eu un débat il y a quelques jours sur la montée en gamme, la montée en gamme de tout le monde en vérité, mais de faire en sorte que on ait là une puisqu'on parle de de choses autromè, une French Touch qui soit véritablement un atout. Donc je pense que il y a plein de matières à investir. Voilà, on le voit, il y a plein de domaines. Effectivement, Memounati Moussa, je passe à vous. Vous êtes présidente du groupe des outresemèes OCE et PDG d'ingénium. Peut-être pour ceux qui connaîtraient pas Ingéum, un mot rapide sur Ingéum. les micromares, faut considérez que c'est une glace et c'est parfait après. Super. Euh madame la ministre, mesdames et messieurs en vos qualités respectives.
Donc moi, je suis Maimona Timousa, présidente de la délégation Outre du CE puisque le groupe est dirigé par madame Éveline Brchet que je salue qui est dans la salle. Alors, Ingéumé d'expertise et de formation. Dans l'expertise, nous avons à la fois les stratégies d'entreprise, stratégie de pour les collectivités également, mais également de l'ingénierie financière et la montée en compétence de nos talents euh basés bien évidemment à Mayotte. Ce qui est intéressant quand on a préparé cette table ronde depuis la salle d'embarquement de l'aéroport, c'est que vous vous disiez ce qui a déjà été pas mal de fois répété, mais je pense que c'est important d'insister là-dessus.
Pour vous, il faut surtout pas regarder ces territoires comme des territoires isolés, mais comme une porte d'entrée vers les bassins régionaux. Qu'est-ce que ça change concrètement pour un investisseur d'avoir cette vision ? Je vais parler surtout en tant que président de la délégation Outreemire et avec une petite touche d'ingéniosité qui rappellera ingéum. Donc euh pour mieux comprendre comment euh les nos outres mères peuvent se développer dans leur bassin régional, je pense qu'il faut plutôt se poser une question. Comment nos entreprises, quelles entreprises de dimension internationale pourriez-vous construire à partir des outresem ?
Et ça c'est vraiment important de revoir cette dimension de nos bassins complètement différentes. Je prends un exemple typique aujourd'hui. Si on met en place une entreprise à en Guyane par exemple ou bien en Polynésie mais par contre qu'on essaie de l'étendre avec la même activité dans tous les autres mers. En réalité nous avons le seul territoire où le soleil ne se couche jamais. Ce que j'appellerai moi de follow the sun. C'est-à-dire que tout le long, nous avons la possibilité de travailler avec des équipes de jour sans qu'on ait besoin des équipe de nuit puisque à chaque fois nous allons avoir euh une un fuseau horaire qui correspond à du travail euh journalier.
Ce qui fait qu'en réalité, on arrive à mettre en place des solutions, des emplois pour nos ultramarins parce que c'est ça en fait dont il est question, le développement de ces territoires et en ayant un une un consortium d'activité qui s'étend sur trois océans sécurisés aussi par la juridiction française même au niveau des PTOM et en même temps qui permet de développer des entreprises de façon beaucoup plus large. H Pierre Saintou, j'en arrive à vous. Vous êtes le dirigeant d'Albioma. Là aussi peut-être un mot pour ceux qui ne connaîtrait pas encore Albioma. Grosse TI. Bonjour à tous. Donc Adoma est un producteur d'énergie renouvelable essentiellement axé sur les territoires ultramarins.
On a commencé notre histoire il y a 35 ans sur un concept de d'économie circulaire puisque on s'est adossé à à l'industrie de la canne à sucre suère très présent en Martinique et en récupérant bagas qui était un déchet de la production. En le brûlant, on a été capable de produire de la vapeur pour nourrir le processus industriel et en même temps produire de de l'électricité. Euh ce dispositif, il a été complété pour fonctionner toute l'année en complément des campagnes sucrières avec du charbon qui était qui est une énergie non renouvelable et au fil du temps, on a converti l'ensemble de nos centrales thermiques en renouvelable en les complétant avec de la biomasse.
Donc vous représentez je crois aujourd'hui 40 % de la production électrique à la Réunion, 30 % en Guadeloupe si je dis pas d'annerie. Du coup, c'est intéressant d'avoir votre retour à vous d'investisseur. Qu'est-ce que ces territoires vous ont permis de développer que vous n'auriez peut-être pas développé de la même manière typiquement dans l'hexagone ? Alors, c ces territoires, ils ont une spécificité. D'abord, ce sont des ce qu'on appelle des zones non interconnectées. Donc effectivement euh elles ont besoin elles sont indépendantes de d'un point de vue énergétique.
Et donc euh dans le développement du mix énergétique, il y a un développement de renouvelable mais il y a aussi un besoin d'avoir une stabilité du réseau qui impose d'avoir ce mix de de de technologie. Et donc ce qu'on permis ces territoires, c'est de développer pour être bioma au-delà d'une connaissance très intime des des écosystèmes. Euh cette capacité à faire de l'ingénierie, du développement et de l'exploitation sur différentes technologies. Donc aujourd'hui, on maîtrise l'ensemble du mix énergétique et on travaille par exemple sur des nouveaux développements. Hervé Mariton parlait des l'enfouissement des déchets.
On lance, on vient de finaliser un investissement de 140 millions d'euros à la Réunion. pour une centrale CSR et aussi on travaille activement sur la géothermie avec des permis d'exploitation qui nous ont été qui nous ont été octroyer récemment. Stéphane Maquer, j'en viens à vous. Alors, je vais pas avoir l'autre de vous demander de présenter le club MED. Vous êtes le nouveau patron du club M depuis maintenant quelques mois. Vous êtes très présent dans les territoires presque un an c'est ça maintenant. dans vous êtes très présent dans les territoires ultramarins. En quoi c'est une destination pour vous d'investissement attractive ?
Et je crois que vous regardez même à vous développer encore du côté de Saint-Martin. C'est ça. C'est ça. Nous sommes présents au club M depuis plus de 50 ans dans les dans les outresem, en particulier à la Guadeloupe et à la Martinique avec deux sites qui font partie de l'histoire du du club. C'estàd que quand on parle du club et de ces de ces villages viennent à l'esprit très rapidement les boucaniers et la caravelle. Exactement. Je crois que ce qui fait l'attrait des des autres mères, c'est évidemment les nombreux atouts, les cultures, l'histoire, la singularité, la nature évidemment, les paysages et c'est important les paysages quand on est évidemment un acteur du tourisme.
Et nous continuons à investir. On est présent, comme je viens de le dire, depuis plus de 50 ans, avec deux programmes d'investissement qui ont eu lieu sur les 10 dernières années. 50 millions d'euros à peu près à la Caravel, 50 millions d'euros en cours au boucanier. Dans 2 3 ans, il faudra mettre un nouveau billet, si je puis dire, avec nos partenaires immobiliers à la caravelle. Et on regarde euh aussi du côté de de Saint-Martin parce qu'on pense qu'il y a davantages à faire dans le plan de développement assez significatif que nous ouvrons aujourd'hui au club Mède suite à mon arrivée. Et vous pourriez vous renforcer encore dans ces territoires ultramarin ? Oui, exactement.
On a d'ailleurs l'histoire du club est tellement riche était un peu partout. qu'on a été présent historiquement euh à la Réunion par exemple. Et donc pourquoi pas retrouver des sites dans ces différents territoires d'outreem ? Pourquoi pas ? C'estàdire concrètement vous cherchez potentiellement des sites ou c'est on a une quarantaine une quarantaine de sites à ouvrir sur les 10 prochaines années. Donc effectivement les autres mères font partie de nos cibles. Les Caraïbes, l'océan Indien pour ne citer que cela font clairement partie de nos de nos cibles. Donc tous ces atoutsl font que évidemment ça fait partie des territoires que nous regardons activement.
Christophe le Courtier, j'en viens à vous. Vous dirigez la FD, l'Agence française du développement. Alors, c'est vrai que moi le premier quand j'ai préparé cette table ronde, je me suis dit bon ben on les connaît pour leur financement dans les pays étranger à l'international, on vous attend peut-être moins sur les territoires ultramarins. Donc déjà, quelle est votre mission en tant que telle dans les territoires ultramarins ? Ça va marcher, vous inquiétez pas. Comme si c'était une glace. Promets, ça va marcher. Voilà. Voilà. Non, ça va pas marcher. Ma promesse n'a pas été tenue.
D'abord, je suis je suis je suis très très heureux d'être là parce que à partir de 2017 comme directeur général Business France, je me suis occupé de Tes France qui a été un immense succès dans lesquels les territoires ultramarins avaient aussi leur place. On a organisé Chose la Réunion qui était pas mal aussi. Mais mais surtout bon, au-delà de ma petite expérience, l'Agence française de développement a a choisi euh les territoires d'outre mer depuis presque sa naissance. En 1944, le le général de Gaulle a créé la caisse de la France d'outre mer qui était destiné à accompagner et à financer les territoires qui petit à petit rejoignaient la France libre.
Monsieur Gigas, ça a commencé par chez vous par le Pacifique et puis après ça s'est étendu aux Antilles et à la Réunion. Bon aujourd'hui, 80 ans après ou presque, on est un acteur important, une banque publique du développement durable des territoires d'outre mer. On prête aux collectivités y compris d'ailleurs on les aide beaucoup dans des sujets compliqués mais importants pour elles comme les préfinancements de crédit européens. C'est toujours un peu complexe à monter. Donc on permet de gagner du temps, d'engager les travaux plus vite. On prête au secteur hospitalier, j'y reviendrai. On on prête aux entreprises, on aura l'occasion aussi d'en reparler.
Euh on a aussi un rôle contracyclique lorsque les territoires sont face à des crises. On a fait des prêts garanties par l'État très considérables à la Polynésie pendant la crise de la COVID. plus récemment à la nouvelle-en dans le contexte qu'on connaît et puis on s'inscrit résolument dans quelque chose qui a été évoqué par la ministre qui est l'insertion des territoires dans leur environnement régional. On a d'ailleurs notre stratégie s'appelle celle des trois océans, l'océan Atlantique, l'océan Pacifique, l'océan Indien et on fait en sorte de de valoriser des savoir-faires de de nos territoires avec les pays de leur environnement.
Alors, par exemple, dans les Caraïbes, on prome un savoir-faire de la Martinique auprès de Sainte-Lucci, la Dominique ou Cuba. Il s'agit de traitement des eaux usées. Il y a il y a un coup d'avance he dans les territoires français dans ce domaine-là. Euh dans l'océan Indien, on a un programme qui s'appelle Varuna qui permet de travailler avec Madagascar, Maurice, les Séchelles sur la biodiversité qui qui est commune à la région. Il y a pas de frontière en tout cas quand on il s'agit d'un océan.
Et puis pour pas être trop long, dans le dans le Pacifique, la Nouvelle-Calédonie, Walis et Futuna et la Polynésie travaillent sur des financements de l'AFD pour renforcer le les économies insulaires, les petites [raclement de gorge] économies insulaires ou les petites sociétés insulaires face au réchauffement climatique et aux conséquences qu'on qu'on sait sur tout simplement leur avenir. Présent peut-être l'exemple de la Nouvelle-Calédonie parce que tout à l'heure Nicolas Hazard le disait après les événements compliqués, le territoire redémarre.
Quel rôle justement vous avez joué avec je crois notamment des dispositifs de près garantie qu'on permis à l'économie résister en tout cas de limiter un poil de la casse ?
Le le le premier enjeu c'était évidemment de de stopper une forme d'hémorragie enfin pour des raisons qu'on connaît et et d'apporter ces ces ces prêts garanties qui ont ont montré euh ça ça c'est plus de 1 milliard 3 euh 1 milliard2 c'est considérable en deux temps 2025 2026 mais mais plus généralement dans dialogue d'ailleurs avec le le gouvernement les autorités récemment élues de Nouvelle-Calédonie on s'efforce de descendre à une grandeométrie beaucoup plus fine pour voir comment à travers des lignes de garantie qu'on propose au aux banques, je pense à la BCI, à travers ce qu'on fait dans le logement social avec la SCI, à travers ce qu'on peut faire via d'autres outils, comment essayer de de soutenir la la relance de l'économie.
Le président Jiges me disait tout à l'heure que il y a quand même de premiers indices. Alors évidemment c'est c'est pas nous qui sommes directement à la manette mais les outils qu'on a mobilisé, les outils macro et les outils micro [grognement] contribuent. En tout cas, c'est leur vocation à permettre au aux Calédoniens et à leur économie de de retrouver un peu d'oxygène et de se reprojeter dans l'avenir. OK. Pierre Saint, je passe à vous. On l'a bien compris, vous êtes au cœur de la transition énergétique dans un paquet de territoire ultramarin. Vous nous avez déjà dessiné ce que vous aviez fait, ce que vous êtes en train de faire.
Est-ce que vous avez un projet en plus peut-être déjà à nous dévoiler ? Comment vous le financez ? Alors, on a de nombreux projets. Euh on a euh un projet à Mayotte, je sais que euh ça a été un sujet euh déjà pas mal débattu depuis le début. Donc on a un projet important de centrale thermique qui pourrait fournir jusqu'à 25 % de l'énergie de l'île et euh aussi alimenter tous les projets de des salements. On a les projets en Guyane, on a les projets à Saint-Martin où on sera ravi de fournir l'électricité au club Med. Donc effectivement beaucoup de Ils ont pas complètement finalisé sur l'investissement, c'est encore un peu trop tôt pour mettre l'électricité tout à l'égoute.
Et nous aussi c'est un projet pour l'instant et on a on a effectivement un certain nombre de d'étapes à passer. Euh ce qui est aussi intéressant quand là aussi on a préparé cette table ronde euh c'est que vous dites on manque de visibilité dans les territoires ultramarins parce que certes qu'il y a une PPE qui a été faite donc une loi de programmation énergétique pour l'hexagone mais qui n'est pas très claire pour les territoires ultramarins et du coup aujourd'hui ça vous bloque dans votre capacité d'investissement parce que vous savez pas sur quel pied danser si je peux me permettre cette expression. Tout à fait.
Nous nous on a c'est l'énergie, c'est un business d'infrastructure donc il y a besoin de de vision à moyen à long terme pour pouvoir trouver des financements. Les financements ne manquent pas et je remercie la FD qui est partenaire de d'Albioma sur certains certains projets. On a besoin effectivement de ces PPE qui ne sont pas sortis pour les territoires ultramarins pour donner de la visibilité et cette PPE permet ensuite à la Creux et au pouvoir public de travailler effectivement voilà exactement de travailler effectivement les plans, de déterminer quel type de d'énergie sera disponible et ensuite aux industriels que nous sommes effectivement de proposer des solutions.
Mais effectivement en terme de et ça typiquement dans la question d'investir quand on n pas un cadre réglementaire clair bah ça bloque le programme d'investissement dans le domaine de des infrastructures et de l'énergie. Oui, clairement. Et ben donc on va essayer d'avancer sur ce pointl. Memounatimousa, je reviens à vous. Vous nous disiez he vous travaillez sur l'ingénierie, le conseil, la formation, les nouvelles technologies, mais j'aimerais bien avoir votre avis sur selon vous les les secteurs qui pourraient prendre de l'avance justement dans les territoires ultramarins.
Là aussi, quand on a préparé, vous m'avez parlé d'yad quantiqu, c'est vrai qu'on attend pas obiement toujours les territoires ultramarins là-dessus, mais c'est important d'avoir votre vision. Alors oui, on je parlais tout à l'heure du développement au niveau de nos régions. Je vais prendre par exemple le bassin océan Indien. Nous avons juste au kénien les petites mains de Penaiil et de d'Antropique. Et aujourd'hui, nous avons deux territoires français situés dans cette zone là qui pourraient être également acteur justement de cette intelligence artificielle.
C'est pour ça que en premier lieu, j'ai parlé euh de Follow the Sent pour ceux qui voyent vraiment en en terme d'entrepreneuriat le besoin d'être toujours actif, quel que soit là on est dans le monde. Je prends l'exemple typique, les Japonais ont investi 70 millions d'euros au niveau des Haut-Fance en parce que tout simplement en se positionnant en Haut-Fance, il fait nuit quand il fait nuit aux États-Unis, il fait jour en Europe parce qu'ils ont prévu d'investir bien évidemment et euh et euh et quand il fait jour en Europe, il fait nuit aux États-Unis, ce qui fait que la position stratégique, elle est vraiment très importante pour pouvoir être dans le numérique et le quantique.
Et nous avons dans nos ça vous êtes allé voir les les gens de PNI de de deah de Tajupiti de de Jimy Knight de le président de la République s'était rendu au Kenya récemment justement pour investir dans ce dans ce sujet-là et nous avons bien évidemment au niveau du Kenya la possibilité de faire du quantique dès l'école élémentaire et aujourd'hui nous avons des territoires qui pourraient être également dans dans [grognement] cette dynamique au niveau niveau de ce bassin. Ce qui est intéressant, c'est que vous utilisez vous-même le conditionnel, pardonnez-moi, de vous couper.
Qu'est-ce qui fait qu'on pourrait mettre ça au présent ou au futur pour que ça fonctionne véritablement et qu'on soit pas au conditionnel ? Qu'est-ce qui vous manque justement pour que on accélère pour que l'on accélère tout cela ? Justement, c'est pour ça que nous sommes tous ici, c'est choisissez les autres mères, investissez également dans les autres mères. Ce qui va permettre également d'avoir euh une poussée euh une dynamique collective parce que lorsque l'on part d'un territoire français, en allant vers ces territoires-là, on part également avec une force économique, une force financière et aussi une force stratégique.
Et cette stratégie se construit avec les ultramarins de par nos territoires ultramarin et ce qui nous permet bien évidemment de rentrer dans ces marchés. On ne rentre pas dans un marché aujourd'hui euh qui compte l'océan Indien, c'est 35 millions de personnes. Euh au niveau euh de l'Afrique de l'Est, il faut compter 199 millions de personnes et ce qui veut dire que il faut aller avec une force collective. Et c'est pour ça qu'on est venu ici en fait pour chercher cette force collective que vous êtes tous ici devant nous. Et je vois par exemple le monsieur qui vient de l'Inde. Euh, on sait très bien que dans l'Indi Sud, vous êtes très fort au niveau du numérique.
Nous avons aussi des territoir euh français qui sont autour de vous et qui pourraient investir également avec le dans le marché indien. Et nous comptons sur vous bien évidemment pour faire que nos outres maires puissent euh pénétrer ce marché-là de par nos territoires avec les ultramarins. Alors pour ceux qui connaissent tous les techniques de Tus France he vous avez jusqu'au moment de l'annonce des investissements pour continuer à apporter un ticket hein. C'est un peu comme le Téléton. Donc n'hésitez pas, on peut engranger les projets tout au long de la journée même si certains ont déjà été enregistrés.
Hervé Mariton, justement vous qui connaissez parfaitement ces territoires ultramarins et surtout ce monde de l'investissement privé, on voit qu'il y a quand même quelques blocages. Qu'est-ce qu'on fait pour lever ces blocages pour aider à l'investissement ? D'abord, il faut de l'ambition et c'est toute l'intelligence de Tes Outre mer. Franchement, je trouve ça génial, non pas parce que ça va tout régler d'un coup, mais parce que ça met clairement dans une dimension positive. Euh, on a demandé à mon équipe si j'allais m'exprimer en français ou en anglais.
Moi je je m'exprime dans la langue que vous voulez mais comme comme on me le suggé en en créole réunionné des tacs barreaux sky is the limit comme aurait traduit Cathy. Donc il faut de l'ambition, il faut sortir de d'une attitude compassionnelle et et plaintive parce que ça ça attire pas les investisseurs et ça peut pas fonctionner. Donc il y a aujourd'hui un message positif, ça se prend. Ça c'est le premier point, c'est de la psychologie. Mais il y a pas que la psychologie. Un de nos adhérents qui est un acteur important du tourisme en Polynésie française a un fond américain dans son tour de table.
La question que lui a récemment posé ce fond, c'est quel est l'ordre juridique qui s'applique en Polynésie française ? Donc on a un vrai sujet de stabilité d'état de droit, on a un vrai sujet d'état de droit. La question est pas simple parce qu'on demande à la fois de l'adaptation aux outresemes pour que le développement économique des outremères puisse s'épanouir. Il y a des adaptations qui sont nécessaires et en même temps, on a besoin de rassurer l'investisseur sur le fait qu'on n'est pas dans une économie hyper administrée, hyper dirigée et trop exotique dans les règles qui s'appliqueraient.
Il y a des tentations de dirigisme parfois appliqué y compris par l'État, parfois demandé d'ailleurs localement assez curieusement et ça va contre le développement d'économie. Donc la question de l'état de droit est tout à fait essentiel et ensuite être mais mais c'est le propos de la ministre être véritablement dans une logique d'expansion. Ça, il faut pas être naïf, mais il faut pas être parano le monde ne complote pas contre nous mais le monde ne nous attend pas. Donc il faut y aller, il faut vouloir. C'est à la fois la mobilisation des acteurs et une certaine ouverture au monde extérieur qui c'est évidemment indispensable. C'est vous le disiez madame, la projection mais sans naïveté.
Il y a quelques temps, j'avais une rencontre avec la patronne de Business France en Australie et on évoquait et on en parlait avec Christopher Giges il y a un instant, la Nouvelle-Calédonie. Elle me disait "Mais au fond, qu'est-ce qu'il y a à vendre ?" Enfin, c'est une question que vous connaissez bien, monsieur le Courtier. Donc il faut regarder les domaines où on peut aller. Je pense que c'est en particulier un sujet dans le domaine des services. Il faut, on est aujourd'hui, j'ai insisté tout à l'heure sur la digitalisation, on a une contrainte particulière en Notre Mè qui est celle de la distance. si on passe son temps à rapporter les choses à la métropole.
Mais s'il y a bien un domaine où pour autant qu'il y a un équipement de base qui soit présent, j'évoqué euh les câbles, j'évoqué les satellites où les distances sont à bien des égards abolies, vous le disiez aussi madame, c'est euh dans le domaine des activités digitales et des services qui peuvent se développer. Donc je pense qu'il y a ces ces deux bouts et et c'est fondamentalement vouloir enfin et je pense que Ch Outem là-dessus peut être un déclencheur.
Je le dis à la fois sur cette dimension psychologique et une dimension assez basique qui est la question de de l'état de droit et on on il faut pas de contrainte excessive sur les entreprises parce que sinon à un moment il y a un journaliste tout à l'heure qui m'interrogé sur les questions de vie chè tout toutes ces choses-là à force de vouloir contraindre des entreprises et devoir tout diriger les acteurs extérieurs viendront pas et les acteurs qui sont sur place vont avoir davantage envie d'investir ailleurs coutemer ce qui est tout de même pas top. H Stéphane Maer, j'en reviens à vous, toujours patron du club MED.
Vous parliez tout à l'heure un peu de la de la carte postale, mais c'est vrai que vous avez besoin vous pour ouvrir vos clubs de transport, d'infrastructure, de compétences, de visibilité à long terme. Est-ce que vous vous sentez assez soutenu pour déclencher une politique d'investissement justement dans les outresemers ? Vous venez typiquement là d'ouvrir un très beau club en Afrique du Sud, mais il faut faire 4 heures de car parce que l'Afrique du Sud a pas réussi à vous faire une liaison directe avec la France. Est-ce que c'est un problème aussi pour les outresemes ? Oui, la question de la connectivité est évidemment essentielle pour nos nos activités.
Bon, c'est un peu mieux que ça quand même sur l'Afrique du Sud, on pourra y revenir. Mais là, le sujet c'est la Guadeloupe et et pour le moment la Martinique avant d'autres territoires comme on l'a évoqué. Et et madame la ministre l'a bien dit, il faut pas raisonner depuis l'hexagone. Il faut raisonner comment en Martinique, en Guadeloupe, on a un rayonnement régional et même sur l'ensemble des deux continents des Amériques pour attirer une clientèle qui puisse être plus large, nouvelle dans nos territoires plutôt que de rester très centré sur notre tourisme depuis depuis l'hexagone.
Et ça le clemède évidemment peut y contribuer mais on a besoin d'avoir des connexions aériennes importantes, significatives qui puisse rayonner autour et qui font qu'une destination là maintenant je me mets du côté de l'investissement puisse être intéressante pour nous. Et justement c'est un peu trop limité aujourd'hui. Ça peut être un peu limité.
le raisonnement premier est quand même depuis depuis l'hexagone et en réalité nous sommes capables de faire venir dans nos dans nos villages des des GM comme on les appelle des gentils membres des clients du monde entier et c'est vous auriez plus de liaison vous arriveriez à avoir un taux de remplissage meilleur c'est ça que vous voulez dire oui mais le taux de remplissage est déjà finalement assez bon mais un meilleur brassage pourquoi parce que ces clients-là ensuite reviennent ailleurs peut-être dans d'autres villages que nous aurons ouvert dans les dans les autres mers ou peut-être sur des villages de l'hexagone, la montagne par exemple où nous sommes aussi très fort.
Donc c'est le rayonnement, le ruissellement qui se crée après qui est très important. H Christophe lecourtier pour qu'on ait une idée de ce qu'il y a à financer aujourd'hui sur votre bureau, vous diriez que vous avez trop de projets et pas assez d'argent ou pas assez de projet ? Ça vous dire que vous avez trop d'argent, surtout le jour de la présentation du budget, vous risqueriez de vous faire couper quelques millions d'euros. C'est peut-être pas le bonjour. Euh mais concrètement, quelle est la situation ?
Alors, d'abord les les engagements qu'on a vis-à-vis de des territoires ultramarins, je regarde la directrice générale et le directeur du cabinet ne n'ont aucune vocation à diminuer dans les années à venir. On a sep agences, un peu plus de 120 collaborateurs et on s'est engagé dans le contrat d'ailleurs que je vais bientôt signer à avec l'État et y compris le ministère de l'autre maire a mobilisé à peu près 850 millions d'euros. Justement pour ceux qui se demandent où est la ministre, elle a dû partir au conseil des ministres savoir combien il lui reste de sous d'ici à la fin de journée. Elle est elle est elle est très au courant parce que ça a été discuté avec elle.
Ensuite, on a on a encore une fois deux marqueurs. Le le premier, c'est de mobiliser toute une série d'instruments. Alors, ça peut être les PGE dont on a parlé tout à l'heure, mais c'est souvent le financement des collectivités locales ou le préfinancement, c'est le financement de grandes institutions notamment hospitalières. 40 % de la dette hôpitaux des collectivités d'outre est détenu par l'Agence française de développement. P mal qui paye mal les hôpitaux ou la FD ? Les hôpitaux. Ah bah nous nous versons. Euh on a aussi le souci de respecter la libre administration des collectivités locales, c'est-à-dire de financer leur plan annuel d'investissement.
Donc ce sont les collectivités qui décident les secteurs dans lesquels elles doivent investir, sachant que c'est plutôt pour nous dans le développement durable. Et on met à leur disposition des des lignes de crédit pluriannuelles qui permettent de le faire. Mais ce qui est vraiment important parce que c'est un peu ça qui nous réunit en tout cas ce qui a permis d'ouvrir cette session c'est que on descend à une granulométrie extrêmement fine.
On a depuis 20 ans, on finance une société, une institution de microcrédit qui s'appelle l'ADIE et qui a mobilisé ne serait-ce que en 2024, c'est c'est les dernières données disponibles, 44 millions de microcrédits qui par définition vont à beaucoup de petits projets, de petits entrepreneurs sans compter ce qu'on fait pour les TPE et les PME qui sont dans un compartiment un peu plus élevé. Donc vous avez vraiment à travers la FD un un engagement très fort qui ne baisse pas d'intensité, qui essaie de se diversifier.
Par exemple, on mobilise aussi à travers notre filiale Expertise France euh de l'assistance technique qui peut aider à monter des projets, euh à accompagner les collectivités dans la donc préciser un peu le projet dont elles ont besoin. Voilà. Donc, il y a aucune volonté, au contraire, de désengagement de l'AFD et il y a une volonté de d'inventer euh c'est exactement encore une fois ce qui nous réunit dans nos territoires euh d'outre mer, des choses qu'on qu'on ne fait nulle part ailleurs. Et juste pour être concret, il vous reste du coup de l'argent pour ceux qui sont intéressés. Vous avez pas encore mangé toute votre enveloppe.
Alors non, encore une fois, ils sont nombreux à être intéressés. Les collectivités, les TPE, les porteurs de projet de microcrédit. Non, non, non, non, bien sûr. Et puis moi, j'ai l'engagement de réussir l'objectif de financement que que l'État m'a m'a demandé et toutes nos équipes qui sont extrêmement mobilisées, extrêmement engagé, extrêmement ultraarines aussi parce que la plupart de nos collaborateurs sont des des résidents issus de de l'outre mer ont énormément à cœur de de réaliser ce plan d'affaires cette année et les années qui viennent.
Mais nous Nati euh Moussa, justement à partir de tout ce qu'on entend et notamment du propos d'Herv Mariton tout à l'heure, j'aimerais avoir votre vision à vous aussi. Est-ce que finalement il y a pas encore aujourd'hui, en tout cas moi de ce que j'entends euh comme un peu un béoien de tous ces sujets, mais des décisions prises euh bien trop encore par euh en ayant pas une vision suffisamment du local. Est-ce qu'il faut aller vers une nouvelle phase encore de décentralisation pour apporter notamment une compétence économique encore plus grande aux différents territoires pour qu'ils se développent ?
Je pense surtout que Paris est un appui essentiel euh pour faciliter euh le nos développement de marché. C'est très important. D'ailleurs, on on est là aujourd'hui avec choses Outre Mè. Donc ça prouve bien que il y a une envie de faciliter le développement de nos économies ultramarines. Mais il y a aussi un besoin, c'est de faire avec les autres mères, c'est de faire avec les ultramarins et surtout d'aller au-delà de d'être un peu plus dans l'ingéniosité dans ce que l'on fait. Je vais prendre un exemple typique. Par exemple, aujourd'hui, on a la 2è Z euh la zone d'économie exclusive au monde. Voilà. et on a la possibilité de développer des filières également de par cette zone économique.
Et lorsque l'on se retrouve dans une situation où par exemple tout à l'heure je donnais l'exemple de l'IA, on va se dire on va travailler sur l'IA d'un côté, le quantique de l'autre, nos ressources marines biothermiques, peu importe de l'autre. Alors que si l'on fait ensemble euh et on les regroupe ensemble pour faire une stratégie en lien avec cette technologie- làà imaginer ce que l'on peut faire avec de l'intelligence artificielle. Je vais donner juste un exemple typique que l'on est en train de mettre en place dans l'océan Indien aujourd'hui.
C'est euh un accompagnement que j'ai par exemple avec une collectivité, c'est de savoir le nombre d'espèces que nous avons dans dans nos fonds marins. Comment également faire en sorte que les biotechnologies marine apporte des à la santé et les matériaux de demain une autre technologie en plus sur ce volet là ? et ça fait partie justement des sujets que l'on voit toujours d'une façon dispersée et extérieure à au développement de nos territoires. Donc moi, je dirais plutôt faisons ensemble et on ne peut pas se dire qu'on éloigne Paris de de nos territoires.
Au contraire, il faut qu'il y ait ce facilitateur et justement c'est pour ça que nous sommes là aujourd'hui pour choisir nos autres mères. Justement Pierre Santou dans l'énergie, est-ce que le premier obstacle il est quoi désormais ? Il est technologique, il est financier, il est réglementaire au regard de ce qu'on vient de dire. Il est clairement réglementaire. Aujourd'hui, le monde s'électrifie, il y a beaucoup de financements partout dans le monde pour aller vers cette électrification. Donc, on a parlé des PPE qui est un cadre qui est indispensable pour pouvoir investir dans les dans les territoires, dans les énergies.
Il faut pas oublier aussi que la France fait partie d'un bloc qui s'appelle la Communauté européenne et que on a des règles aussi de taxonomie sur l'énergie qui existe au niveau européen. Et il est important aussi que le gouvernement français puisse aussi défendre les spécificités des territoires ultramarins de ce point de vue-là auprès de de Bruxelles. Je pense à EUDR RA qui sont des nouvelles des nouvelles règles qui se mettent en place et qui doivent intégrer les réalités ultramarines. Hervé Mariton, euh je rappelle que vous êtes le président de la Fédération des entreprises des outresemes.
Si vous aviez une mesure à demander à l'État pour libérer plus d'investissements ultramarin, ce serait laquelle ? La stabilité euh de la règle. Euh prenons un exemple, il y a un dispositif puissant d'aide à l'investissement. l'aide à l'investissement productif outre. Ce dispositif est contesté quasiment à chaque loi de finance. Donc on passe 6 mois à essayer d'imiter les dégâts. Et une fois qu'on a limité les dégâts fin décembre en janvier, la question est de nouveau posée s'il faut pas déstabiliser le système. Cette instabilité est insupportable. Elle elle handicape sérieusement l'efficacité du dispositif.
et la visibilité pour les investisseurs ultramarins, pour les investisseurs métropolitains et pour d'autres investisseurs qui souhaitent aller outremè. Il y a un bout de sujet aussi qui est au fond ce que je disais tout à l'heure que comment on vend les autres mères y compris à l'extérieur vers les environnements régionaux et il y a la stabilité de l'existant et puis il y a le regard vers l'avenir. La ministre a évoqué, je ne sais pas si le mandat lui permettra d'aller jusqu'au bout mais une loi de programmation économique pour les autres MAES. C'est indispensable.
Non pas par parce que ce serait un totem auquel on tiendrait, mais parce qu'on a besoin d'un regard qui à la fois adresse les enjeux de l'avenir et en même temps apporte une règle raisonnablement stable sur ce qui va se passer. Et le dernier point, c'est que l'État évite de faire du micromanagement à l'intérieur des économie. L'idée d'avoir des centrales d'achat par concession, enfin par concession de service public tel que l'idée circule actuellement est une idée absurde. L'idée autre point pardon, c'est aussi la consolidation de l'existant mais c'est lié à l'application de la règle de droit, à l'affirmation de l'autorité de l'État. C'est la question des délais de paiement.
Si on veut qu'il y ait des investisseurs articulés avec éventuellement des investisseurs venant de l'extérieur. Est-ce que vous avez l'impression qu'on met moins l'impression dans les territoires ultramarin sur les délais de paiement ? Mais c'est un sujet majeur. Mais mais si on veut C'est quoi le sujet ? C'est de faire en sorte aussi que les acteurs économiques locaux soient dans un état suffisamment confortable pour comprendre aussi qu'un partenariat avec des acteurs extérieurs peut avoir du sens. Mais pour ça, il faut conforter les acteurs locaux.
par exemple sur la question des délis de paiement qui est aujourd'hui, j'ai évoqué tout à l'heure la question des hôpitaux, il y a la question des collectivités locales, c'est une situation tout simplement insupportable. Donc on a énormément d'atouts, il faut les vendre, c'est l'idée euh de choses outreemè.
Mais si on veut que ces atouts soient véritablement entendus, on a besoin de faire un peu le ménage sur un nombre de questions qui relève à la fois qui relève pas mal de l'autorité de l'État, la stabilité de la règle, éviter de faire du micromanagement et et considérer que les outresemes c'est pas Cuba et que il est peut-être pas indispensable d'inventer des systèmes économiques dirigistes pour arriver à attirer des investisseurs. Surtout qu'on a vu le résultat du côté de Cuba. [grognement] Juste Hervé Mariton, un dernier mot peut-être avec vous et peut-être que Stéphane Maquer pourra compléter.
Le fond impact Hervé Mariton, c'est quelque chose là de très concret qui a été annoncé ce matin pour les entreprises que vous représentez. En quoi ça peut être très utile ? Est-ce que vous avez compris comment vous allez pouvoir y avoir accès et cetera et cetera ? Il y a encore un sombre de précisions qui sont à venir mais je pense qu'il y a évidemment, on le voit des des questions de passage à l'échelle en particulier. Il y a outreem tout un écosystème de start-up qui est tout à fait positif. Le problème c'est que ces start-ups trop souvent se développent ensuite soit en métropole, soit au Canada, aux États-Unis mais ne font pas suffisamment prospérer l'écosystème local.
Si ce fond est susceptible d'accompagner une montée à l'échelle Skyp comme on dit peut-être en créole de ces entreprises, ça se prend la démarche du fond c'est on on voit bien qu'on a quand on demande à nos membres un des sujets c'est les fonds propres euh si le fond peut permettre d'eux et et par ailleurs alors c'est à regarder toujours finement Mais l'entrée d'un fond dans une entreprise, c'est aussi c'est parfois par comme ça que les fonds se vendent, mais c'est pas absurde.
C'est aussi une démarche qui conduit à se secouer un peu, à moderniser un nombre de processus de gestion et ça se prend et c'est donc une dimension d'ouverture qui se prend aussi et il faut que les entreprises outremères, on soit tout à fait dans le le dynamisme de de ce challenge. se font Oui, la ministre l'a dit 34 millions c'est pas mal. Ouais, 35 c'est pas mal. Peut-être 36 mais c'est c'est pas mal mais c'est tout de même. Voilà, il faut que ça monte impact ça pass. Ça fait un effet de levier et et bien sûr et ensuite des projets en face. Hm. Justement Stéphan Mac peut-être pour conclure, ce genre d'outil, c'est aussi ce dont de groupes des groupes comme vous ont besoin ou non ?
De développer les compétences aussi. On a peu parlé des compétences, mais c'est un sujet qui est important. Ton j'ouvre, voyez, j'ouvre au lieu de conclure, j'ouvre la prochaine la prochaine table ronde. Euh des compétences d'ailleurs qui existent déjà et qu'il faut faire connaître et savoir. Donc un fond à impact, ça permet de donner aussi plus de visibilité au territoire. Et ça c'est un point qui est important. Je voudrais juste prendre un exemple. On a eu un petit sujet l'année dernière après mon arrivée avec Club M 2. Club M 2, c'est le plus beau voilier du monde 5 M et cetera. On l'appelle même un yacht légendaire en interne.
Et il s'est trouvé qu'on avait une vérification technique à faire peu avant de devoir faire un un dry doc. Dog, c'est quand on sort tout le bateau. Donc vous imaginez le la taille du machin à sortir à sortir de à sortir de l'eau et on a réussi à grouper les deux opérations en finalement nous arrêtons à la Martinique, jamais fait dans toute l'histoire du club MED 1 puis du club MED 2 et ça a été une formidable réussite, formidable efficacité des équipes à la Martinique. Il faut le faire savoir. est un exemple et je crois qu'un fond à impact peut contribuer à donner davantage de visibilité. Donc c'est très bien.
Et ben je crois qu'on peut vous applaudir tous les cinq et je repasse la parole à Marie-Christine. Merci Emmanuel. Merci beaucoup. Je vous laisse regagner vos places. Merci infiniment. Vous avez déjà donné des prémisses de ceux et celles qui choisissent les outresemes. Je crois qu'il y a une demande. Voilà. Très bien, on fait en toute en direct et on va passer à une séquence intitulée il alors on peut dire aussi elle ou il choisissent les outresemes avec la présentation de deux entreprises qui ont choisi d'investir en outreem. Et pour commencer, je vais appeler IDEX et je vais donc convier monsieur Antoine Payon, directeur général d'Ix à me retrouver sur scène.
Merci de l'accueillir chaleureusement, s'il vous plaît. Alors, quelques mots sur cet opérateur français he qui est spécialisé dans les infrastructures énergétiques locales et décarbonées. Vous êtes présent principalement aux Antiguyan dans de nombreux projets avec environ des engagements cumulés de on va dire plus de 240 millions d'euros sur des projets majeurs récemment annoncés ou en cours de réalisation dans les territoires. Je peux citer en Guyane, à Saint-Martin, en Guadeloupe ou en Martinique et vous êtes en cours de déploiement en Outreem. On voit tout cela avec vous avec quelques exemples et pour partager votre vision sur les outremès. C'est à vous monsieur. Merci beaucoup.
Bonjour à toutes et à tous. d'être avec vous s'il vous plaît pardonnez-moi sûr que ça va vous voilà le temps que vous descendiez merci de le faire en silence et on écoute monsieur Payon s'il vous plaît. Bien donc du coup Ideec c'est une entreprise bah qui est basée effectivement dans les territoires ultramarin plus de 400 personnes avec des clients bien connus avec la la communauté d'agglomération des des communes littorales en Guyane Montinerie Fort de France et aussi présent à Saint-Martin.
Ce qui est important, ce que je voulais souligner, c'est qu'on est une entreprise à mission et ça ça a du sens parce que du coup c'est c'est aussi une forme de service public quelque part élargi avec les acteurs privés qui se mobilisent autour de ça dans la décarbonation. Donc notre métier à nous, c'est de produire et de distribuer une énergie décarbonée. C'est le premier point. Et de ce fait, on le fait dans les territoires ultramarins et comme vous l'avez dit, on le fait en Guyane, en Martinique, en Guadeloupe, à Saint-Martin pour assurer deux choses.
À la fois la maîtrise des factures et ça, je pense que c'est un point important et puis aussi le sujet assurer le sujet de souveraineté, c'est-à-dire que on produit exclusivement l'énergie à partir de ressources locales du territoire. à partir par exemple du coup on fait de on fait en Guyane on fait une partie de de bois et donc de ce fait mais qui est qui ne défriche pas la forêt et puis aussi la valation énergétique de déchets. On fait aussi du photovoltaïque.
Donc trois exemples concrets qui nous permettent d'assurer d'assurer la souveraineté et ça je pense que c'est extrêmement important quand il y a des objectifs d'autonomie énergétique de ces territoires qui sont légitimes et au lieu d'importer des quantités de fiou de gaz et autres ça permet d'avoir une ressource locale. Un autre point important, c'est le fait que je pense qu'on a des solutions qui marchent bien face aux contraintes budgétaires et d'investissement. euh dit très concrètement. Donc à la fois, on fait de la production d'énergie, mais on fait aussi de la gestion énergétique des bâtiments. Et ce que fait IdeEX, c'est qu'il porte l'investissement pour l'ensemble de nos clients.
Donc concrètement, on s'engage sur une facture maîtrisée et ensuite on porte les investissements. Les clients n'ont pas besoin de les faire eux et ce qui permet très vite du coup bah de faire ces ces travaux par exemple de décarbonation pour moins dépendre de l'énergie importée. ce qui permet aussi bah de faire les travaux aussi de confort thermique des bâtiments, de froid et cetera, sans avoir bah à à gréver la capacité d'investissement dans d'autres sujets. Donc quand on est dans des bâtiments publics, par exemple, on en a beaucoup, ben ça permet de consacrer les ressources publiques à faire d'autres choses.
Quand on est dans des dans des hôpitaux et cetera pareil quand on est même dans des entreprises aussi, bah ça permet que l'argent soit investi dans les activétique quelque part, elle soit déléguée à un/ers et on s'engage sur la facture. Donc ça, je pense que c'est vraiment très important. Solution de financement, investir pour la souveraineté et donc des territoires avec des ressources locales, décarboner entreprise à mission et puis comme vous l'avez dit, du coup, ça conduit à avoir des trajectoires d'investissement importantes. C'est-être mon dernier mot.
On voit que ça a été dit dans la table ronde précédente, il y a plein de problèmes à régler certainement, mais il y a aussi d'ors et déjà beaucoup d'investissements qui peuvent être faits. Donc nous par exemple, comme vous l'avez dit, d'ors et déjà là, on est en construction de plus de 250 millions d'euros de projet et on a du coup des projets qui viennent qui sont déjà en cours quelque part et qui vont se déployer dans la suite et ça fait au total plus de 500 millions d'euros.
Donc dans les infrastructures quelques projets autres que ceux qui sont déjà maoria avec l'unité maoria avec l'unité d'ation d'énergie de déchets de centrales biomasse à courou il me semble alors à Montinerie Montinerie absolument le méta à Saint-Martin le métaisier à Saint-Martin et puis on a aussi on exploite l'unité de varion énergétique de de Fort de France et il y a d'ailleurs une troisème ligne qui est en discussion et puis aussi des des la gestion des tri des déchets du coup aussi en Martinique.
Tout ça fait et ça c'est c'est les projets d'infrastructure et à côté de ça, on a énormément de clients de gestion énergétique des bâtiments et là encore une fois donc c'est pas uniquement des très gros projets, c'est aussi bâtiment par bâtiment et on s'occupe du financement. Très bien. On va on va vous remercier. Merci infiniment. En tout cas, vous voyez une entreprise qui investit dans les outremères, dans une thématique et qui va se déployer également dans d'autres territoires. Merci à vous. Je vais convier maintenant le cfondateur et président directeur général de Cumulus Water, monsieur Yep Triki à me rejoindre sur scène. Bonjour monsieur, je vous prendre un micro.
Alors, vous vous dirigez quand même une start-up assez originale. Écoutez bien, c'est l'entreprise qui change l'air en eau. Oui, il y a des miracle. Vous dirigez une une start-up française qui a conçu une machine innovante capable de transformer l'humidité de l'air en eau. L'entreprise a des déploiements à l'international, en Espagne, en Arabie Saoudite, en Tunisie. Mais surtout Cumul Water est présent à maillot depuis juillet 2025. C'est ça. Pour déployer ces machines innovantes qui transforment l'humidité de l'air en eau et vous intéresser, c'est peut-être une solution qui peut intéresser des territoires qui ont des pénuridas.
Vous êtes également et ça c'est quelque chose de plus dans la création d'un pôle d'excellence à Mayotte. Je vous en dis pas plus et je vous laisse expliquer ce procédé innovant et miraculeux et votre vision pour les autres mèes. Super, merci beaucoup et bonjour à tous. Euh moi je pense que les les autromains on parle de territoires qui font 1.3 1.5 million de personnes la taille de l'Estonie et deux à tro fois la taille de la Suisse en terme de superficie. Mais un vrai problème d'accès à l'eau. Euh des territoires comme Mayotte où on parle de 50 à 60 % euh des de déperdition d'eau, en Guyan c'est la même chose.
L'idée de Cumulus, c'est que la technologie elle pourrait transformer ses territoires parce que ça leur permettrait d'avoir leur autonomie en terme d'eau en créant de l'eau à partir de l'air. Comment ça fonctionne ? On prend l'air, on le condense, on filtre et après on reminéralise. Ça c'est une simplification. Il y a beaucoup de R dedans, il y a beaucoup de brevets, mais surtout il y a plusieurs centaines de machines qui ont été déployées déjà comme vous l'avez dit en Espagne, en Arabie Saoudite, en Tunisie et au Portugal. Il y a des milliers de personnes qui boivent cette eau tous les jours. C'est une eau qui est certifiée.
La vision pour Mayotte aujourd'hui et après je vous parlerai de la vision pour les outres mères. La vision pour Mayotte, c'était suite à un appel de la part de Bruno Bonel et Jean-Simon Meranda de France 2030 pour dire bah vous êtes grand lauréat France 2030, vous avez fait de l'ARD, vous déployez mais qu'est-ce que vous pouvez apporter à nos territoires ? C'était suite au cyclonchido. Et donc on leur a fait une vision en trois étapes. Première étape, on arrive à Mayotte et on déploie nos machines qui sont déjà certifiées et testées et utilisées communément dans des pays que j'ai mentionné. Deuxème étape, on fournit des machines qui font 1000 à 10000 L d'eau par jour.
Et donc du coup, c'est des contenaires qu'on installe et en plusieurs en quelques heures, boum, on a de l'eau potable de boisson. Et troisème étape, on crée un pôle d'excellence. Un pôle d'excellence, c'est de l'emploi, du savoir-faire qui pourrait rayonner autour de Mayotte. Aujourd'hui, on est à la deuxième étape déjà, c'estd qu'il y a des machines qui sont sur Mayotte. On a commencé à déployer, on crée des centaines de litres d'eau par jour. On parle d'autonomie pour le R5, donc les gens étrangères, pour les pompiers aussi. On est à la moitié de la deuxième étape, c'est-à-dire qu'on a recruté des gens et on a formé des gens.
Aujourd'hui, notre vision pour les autres mères, c'est que la même problématique existe en Guyane, Martinique, Guadeloupe aussi donc et et en énormément d'autres d'autres territoires et l'idée c'est de refaire la même expérience qui pour le moment est bien réussie à Mayotte. Voilà. Très bien. Écoutez, ben on peut le remercier. On sait que dans la salle des gens ont été très à l'écoute. J'ai mentionné de la Guadou parce qu'il y a des acteurs présents et qui seraient peut-être intéressés de discuter avec vous. Alors, la prochaine séquence va reprendre dans quelques minutes. Je vous invite à rester dans la salle et je passe le micro à mon confrère Emmanuel Dutilli. Merci beaucoup.
Bravo pour ces beaux projets. Alors, vous le savez hein, durant cette journée, il va y avoir une succession de table ronde, de temps fort, d'entreprises justement qui vont venir raconter pourquoi elles investissent dans les outresemers. Et tout à l'heure Stéphane Maquer le patron du clède le disait il faut parler des talents. Bah c'est ce qu'on va faire maintenant investir dans les talents ultramarins. Et j'invite à me rejoindre sur scène. Pascal Lorot, Thbo Guli, Anne Lor Cour et Stéphis Salpétrier à me rejoindre sur scène sous vos applaudissements. Hop, venez me rejoindre. Donc nous allons avoir voilà Anlor. Hop, allez-y. Bah ouais, c'est la forme et vous c'est la forme aussi.
Bon bah très bien. Donc Anlor Courri, la patronne de la PEC, la toute nouvelle patronne de la PEC. Hop. Alors les autres Pascal Lurau de l'Institut Chisel, est-ce que vous auriez la gentillesse de nous rejoindre ? On attend également Thbo pour France travail et Stépis Alpétrier. Et ben voilà, en fait voilà. Bah on aurait fait on aurait mieux fait d'inviter que des femmes comme ça on aurait eu tout le monde à l'heure. Quand je vous disais tout à l'heure qu'on en avait pas assez dans tous les cas sur scène. Hop. Alors est-ce que les gens de l'organisation peuvent avoir la gentillesse de me dire si on a des humains qui vont arriver ? Alors 5 minutes, ils arrivent.
C'est pas si grand que ça quand même. Le hall de la Banque de France hein. On va je pense y arriver. Hop. Bon, on va s'installer. On va attendre qu'ils arrivent. Du coup, vous avez un micro chacun juste à côté de vous. Donc on attend Pascal et Thba et ensemble on va parler d'investir dans les talents ultramarins. Il y a de quoi dire. On sera ensemble jusqu'à midi. Je vais vous donner le programme comme ça vous saurez ce qui va arriver après. Juste après cette table ronde vous aurez une autre entreprise qui viendra expliquer pourquoi elle choisit les outremères. En l'occurrence ce sera l'école 2600.
Il y aura ensuite la signature de la convention du ministère des Outremères et de France Travail. Bah bravo pour le retard. Hop, on s'installe. Mais il nous en manque encore un. Est-ce qu'on peut juste aller chercher le patron de l'Institut Choisol quelque part aux alentours du café ? Vous aurez justement un cocktail déjeunatoire parce qu'on est là aussi pour ça quand même pour partager un bon moment convivial. Ce sera entre 12:30 et 14h. Ce sera dans le hall justement de la Banque de France.
Et je vous disais aux alentours de 12h20 euh que vous vous devrez signer avec la ministre la convention France Travail et le ministère des outres parce que on commence bon alors on va commencer on peut arrêter par ailleurs également sur scène de se parler entre soi. On va commencer on a perdu Pascal Lotu mais on va le retrouver à un moment. Merci en tout cas à vous trois d'être avec nous. Anne Lorcour vous êtes la directrice générale de la PEC depuis quelques mois. Thiba de Julie, vous êtes le directeur général de France Travail et Stéphis Alpétrier, vous êtes la directrice générale de l'association Allé virer.
Donc je vous le disais, on va s'intéresser maintenant aux compétences et je vais peut-être débuter avec vous à Thibo Julie si vous le voulez bien. France travaille observe bien évidemment les deux côtés du marché. La ministre dans son propos introductif ce matin disait, "J'entends toujours ce paradoxe qu'on entend aussi euh dans l'hexagone, mais euh nous n'avons pas assez de gens pour travailler et en même temps pas toujours les bonnes compétences euh à disposition. Quelle est votre vision à vous ? Euh qu'est-ce que vous voyez ? Bonjour à toutes et tous et excusez mon léger retard.
Effectivement, comme vous le dites, le paradoxe, il est partagé sur tout le territoire national, mais on va le retrouver de façon plus préignante, peut-être de façon encore plus significative dans les dans les territoires d'outre mer. Les difficultés de recrutement, c'est en moyenne, faut se méfier des moyennes, mais quand même, c'est 44 % des entreprises ultramarines qui ont des difficultés importantes de recrutement. Alors que c'est vrai qu'on connaît des taux de chômage qui sont très élevés, donc c'est difficile à parfois à appréhender.
Euh le le premier sujet euh clairement c'est euh les compétences et c'est pour ça d'ailleurs que euh le l'action de l'action de France travaille main dans la main avec les collectivités, main dans la main avec les acteurs du réseau pour l'emploi, je pense évidemment à la PEC notamment sur les sur les cadres, c'est d'investir dans la formation et les compétences. On a augmenté de 80 % par exemple les préparations opérationnelles à l'embauche, à la Réunion. C'est quoi ? c'est vous avez des entreprises qui recrutent aujourd'hui. D'ailleurs, il y a plus de 170 entreprises dans nos opérations de job dating aujourd'hui qui sont en train de recruter.
Elles vont trouver un candidat motivé mais qui n'a pas forcément toutes les compétences pour pouvoir adresser le poste. à la Réunion la dernière fois où où j' étais pour être très concret, on était sur la formation de personnes qui aspiré à devenir assistant de direction chargé d'accueil et on a rajouté des modules d'intelligence artificielle pour développer leur employabilité, leur productivité et à la fin il y avait un job. Donc la compétence, la deuxième c'est la mobilité et ça c'est aussi un des sujets je pense qui nous anime et qui nous occupe aujourd'hui. La mobilité à l'intérieur même des territoires.
On a des vrais sujets de mobilité je pense euh à Mayotte, à la Réunion, enfin c'est c'est c'est difficile du coup de de connecter les bons talents sur le territoire avec les opportunités d'emploi quand il y a 1h 2h voire 4h de route à faire pour pouvoir aller à son travail. Donc on a un vrai sujet de mobilité locale et un sujet de mobilité résidentiel qui est encore plus fort que dans l'hexagone. Ah beaucoup plus important. Alors ensuite, il faut faire attention aux moyennes parce que euh quand vous me dites l'hexagone, les difficultés de mobilité sont moins importantes dans une métropole où il y a tout un tissu tout un tissu de transport urbain que quand vous êtes en hyperuralité.
Mais on va retrouver souvent le cumul de ces difficultés euh dans les territoires ultramarins. Alors ça c'est le le le challenge de ces territoires ultramarins. Mais c'est pour ça que la façon dont on adresse les choses de la France travail, c'est plutôt de se dire face à ce cumul de difficultés, ce qu'on observe c'est que c'est des immenses territoires d'innovation. Et donc quand on coopère bien avec les élus locaux, avec quand on fait équipe avec l'ensemble des acteurs économiques et sociaux, on apporte des solutions très précises adoc à la fois aux besoins des entreprises mais aussi aux spécificités de chaque habitant.
Anne Lor Couri, j'en viens à vous si j'en crois vous de batch, vous travaillez à la PEC, on risque pas de le rater. Les entreprises ultramarines du côté des des cadres arrivent-elles à attirer et surtout à retenir les compétences dont elles ont besoin ? Il va marcher, vous inquiétez pas. Ah d'accord. Oui. Oui. Alors effectivement, bonjour aussi à tous. Euh par rapport au diagnostic que vient de poser Thbo, pour les cadres, c'est encore plus fort.
Donc il y a un vrai sujet pour les entreprises dans ces territoires parce que alors qu'elles ont besoin de compétences stratégiques en fait pour pouvoir se développer et ben elles ont des difficultés extrêmement fortes avec des délais de recrutement particulièrement important surtout lorsqu'en plus elles doit elles ont pas réussi à à recruter sur le territoire et qu'elles doivent étendre le périmètre dans lequel elles recherchent des des compétences. Et il y a un sujet de délai de recrutement, de d'attractivité et aussi de turnover parce qu'il faut après convaincre les personnes de rester et donc que que ça soit un recrutement efficace des deux côtés des deux côtés.
Donc on a vraiment des tensions de recrutement extrêmement fortes dans certains métiers numérique, informatique, enfin mais pas que hein, vous avez aussi dans les RH, dans la transition écho, dans le développement commercial. Donc c'est vraiment tout ce qui est compétences très techniques mais aussi des compétences plus stratégiques sur le développement de projet la conduite. Donc tout ça vraiment fait qu'il y a des besoins extrêmement forts. Et c'est pour ça que nous à PEC, on essaie de travailler avec les entreprises ultramarines pour à la fois travailler sur leur marque employeur.
Il faut vraiment qu'elles montre tout ce qu'elles ont à offrir et il y a beaucoup de choses à mettre en exerc sur la proximité managériale, sur le la variété des missions aussi qui seront envisageables sur l'impact territorial qui est souvent important pour ces ces cadres. Et puis on travaille aussi beaucoup sur faire connaître au cadre les enjeux. C'est ce que disait Thbo. On a énormément d'entreprises très attractives en fait, mais il faut qu'elles le disent, il faut qu'elles le montrent. J'en viens à vous Stéphis Alpétrier, vous êtes directrice générale de l'association Aléviie. Euh je vais me permettre de reprendre votre expression parce que c'est vous qui me l'aviez dit comme ça.
Vous travaillez sur le retour au pays, donc en l'occurrence euh euh en Martinique euh parce que vous avez identifié comme plein de personnes sur place qu'il y a trop de départ euh euh de jeunes notamment qui partent notamment dans l'hexagone mais pas que aussi un peu à l'international faire leurs études et que certains du coup ne reviennent pas une fois doté de toutes ces compétences notamment en Martinique. Expliquez-nous déjà l'idée de l'association. Alors, merci beaucoup. Bonjour à tous. Je pense d'abord qu'il faut déconstruire une idée. Les personnes qui partent ne tourne pas nécessairement le dos à leur territoire.
Nous all virer, nous avons été créés en 2018 à l'initiative de la sénatrice de Martinique, Catherine Conconne et notre mission c'est vraiment de lutter contre le dépeuplement du territoire puisque la Martinique perd chaque année plus de 4500 habitants. Donc il était fondamental pour nous de mettre en avant l'attractivité du territoire en favorisant notamment les retours au pays. La première action de l'association Alvir a été de lancer une étude parce qu'on aime savoir de quoi on parle.
Euh aujourd'hui, c'est la plus grande étude sur la question du retour au pays et cette étude nous a permis, alors cette étude lancé auprès de 8000 personnes provenant de 64 pays à travers le monde, elle nous a permis de savoir notamment que 8 Martiniquais sur 10 vivants hors du territoire avait cette volonté de de rentrer en Martinique. Le non retour, il est presque jamais un choix définitif. C'est plutôt une accumulation d'incertitude qui repousse d'année en année finalement la décision, en tout cas le fait de sauter le pas pour pouvoir rentrer. Et puis il faut garder aussi en tête que le retour au pays, c'est complexe.
Nous avons pu identifier plusieurs freins, l'emploi notamment, le logement aussi puisque il occupe une place, il me dit que le logement est le principal, l'un des principaux points. [grognement] Exactement. juste après l'emploi notamment et la logistique également lorsqu'on rentre, on rentre avec une famille, avec des enfant donc il y a énormément de choses à organiser et puis le manque d'information souvent on se rend compte que les personnes qui qui ont cette envie de de rentrer ont une ont une image figée de leur territoire daté notamment du moment de leur départ. Voilà.
Peut-être que ce qui est important parce que sur le logement en tant que tel, vous essayez justement de travailler de façon très concrète pour proposer des logements à ceux qui auraient envie de revenir. C'est une des actions de l'association, hein. Oui, tout à fait. Alors, on le disait le parmi les obstacles au retour, on a notamment la question de l'emploi. Peur ma carrière, peur de ne pas trouver un emploi à la hauteur de mes coup. Ce qui est intéressant parce que moi, de ce que j'ai entendu et de France travail et de la PEC, a priori il y a du job. Exactement.
C'estàd qu'il y a un problème y compris de communication des pardon ce que je veux dire pour la PC et France mais des institutions publiques. Non, je pense que nous avons tous un rôle à jouer finalement dans le cadre de l'accompagnement au retour au pays et que dans tous les cas les opportunités gagneraient à être mises en valeur tout le temps par tout vraiment tout le temps. Bah justement vous nous faites une transition parfaite pour arriver à Pascal Lurau qui dirige l'Institut Chisel. Merci ça va fonctionner vous inquiétez pas. Vous considérez que c'est une glace. On a des petits magiciens en haut qui font en sorte que ça fonctionne. Euh donc vous direz que j'ai l'institut Choisle.
Euh on vous connaît aussi euh dans l'hexagone pour votre fameux classement des personnalités Choisell mais depuis 3 ans, ce qui est très intéressant c'est que vous l'avez développé pour les outremèes. Je crois que vous avez sorti un top 40 de ce que vous m'avez dit des outresem. J'ai envie de savoir déjà pourquoi vous avez eu envie de de faire cela parce que justement ça permet de mettre en avant les talents comme le disait Stéphille.
Ben écoutez les très bien les autres mères font partie de la France donc je pense qu'il était intéressant aussi de s'insérer dans des géographies un petit peu différentes par rapport à l'hexagone et puis on s'est dit qu'il était peut-être pertinent d'aller voir un peu ce qui se passait outre mer et si de voir un peu s'il y avait des talents mais on en a trouvé énormément et ça tout le monde en était convaincu à l'avance et et puis voir un petit peu qu'est-ce que ça veut dire être un talent en outre mer parce que Timo Gully a a dit que c'était un environnement qui est difficile hein par la force des choses. Il y a une relative relatif isolement.
On est loin un peu de la métropole, on est dans des environnements géographiques qui peuvent être assez complexes et finalement pour émerger comme acteur moteur d'une dynamique économique sur des territoires plus restreints par définition que de grands territoires et bien c'est plus c'est plus complexe parce qu'on n pas de profondeur stratégique, on n pas un écosystème aussi vaste et profond qui permet de trouver des partenariats et d'associer une multitude de talent de savoir-faire et d'expertise.
Donc on est plus en mode autonomie, on est plus en mode résilience et ça force finalement à être davantage agile, percutant et en fait on peut se dire que finalement cette faiblesse en tout cas apparente un peu d'être un peu loin loin de de certaines géographies plus fortes et bien c'est une force d'une certaine manière et et les talents qu'on a identifié finalement ce sont des jeunes hommes et des jeunes femmes on a mis la barre à 40 ans qui sont en train de créer vraiment du momentum économique dans une multitude de secteurs qui sont en train de transformer et bouger les lignes et je pense que c'est un un atout formidable pour les outresem et puis plus globalement pour la France.
Est-ce qu'une des conditions c'est d'être toujours dans les territoires ultramarins ou certains sont dans l'hexagone ? Alors euh ceux que l'on a recensé et que l'on a mis en réseau, ils sont basés en Outre M. parce que c'est ça qui est intéressant, le but de cette opération c'est après d'utiliser vos différents classements et d'en faire une sorte pardon du mot que je vais utiliser mais une sorte de club euh pour partager les idées, les compétences, les projets. Oui. Alors bon, nous on a lancé, ça fait un peu plus de 15 ans maintenant un certain nombre d'initiatives qui visent à à identifier des talents, les mettre en communauté et faire en sorte que ces communautés vivent.
Partant du postulat que si la jeune génération en tout cas la plus talentueuse d'entre elles se met en réseau dès à présent, il se passera des choses. Ça va être un formidable accélérateur à travers des coalitions, des rencontres, des initiatives, des partenariats qui vont émerger et individuellement donc ça va être positif pour les uns les autres. qui vont cranter davantage et plus vite, ils vont pouvoir aller plus loin et puis collectivement la somme de ces accélérations individuelles, bah c'est une accélération collective pour la société, pour la pour pour le pays. Donc c'est c'est positif.
Et au niveau de l'outreem, alors effectivement euh ce qu'on s'est dit, on va euh essayer de les associer dans la mesure du possible à à toutes les initiatives que l'on organise en métropole, mais pas seulement parce qu'on est basé dans le golf, on a des clubs d'affaires à Casablanca, Abidjan, Naerobi, là on s'installe à Legos, au Nigéria et cetera.
on va essayer de les associer lors de leur passage bien sûr à Paris euh ou s'ils souhaitent voyager un petit peu plus loin donc à toutes ces initiatives pour qu'ils puisse finalement avoir l'opportunité de rencontrer leurs homologues de jeunes talents économiques mais qui sont jeunes talents enfin qui sont quand même au cœur du pouvoir économique aujourd'hui au cœur des comèx du CA40 ou à la tête de start-up innovantes qui ont levé 500 ou 800 millions d'euros. Donc voilà, on les associe parce que je pense que c'est un accélérateur.
Et puis ce que l'on fait aussi 2è niveau parce queil faut avoir une approche matricielle euh les outreemères c'est pas une relation euh on va dire de la Martinique par rapport à Paris, de Mayotte par rapport à Paris. Il faut aussi qu'il puisse dialoguer entre eux. Donc on on fait en tout cas, on essae et il y a déjà un certain nombre de de résultats concrets, on essaie de leur permettre de se connecter entre ultramarins, permettre à des moris d'aller développer des relations d'affaires à la Martinique, à des Genénés d'aller à la Réunion et ainsi de suite. Donc c'est ça un petit peu l'ambition et le projet que l'emporte.
Il y en a peut-être dans la salle qui se disent "Il y a j'ai moins de 40 ans, je suis un talent et je suis pas dans le classement." Comment vous les sélectionnez ? C'est vous tout seul ou on candidate ou c'est un peu des deux ? Où on est ? Alors, on a on par quelqu'un, on a on a une méthodologie qui est qui est bien vue, validée par un cabinet de chasseur de tête, ça c'est clair. On a des recommandations également, on a un partenaire stratégique qui est la BRE euh qui est la banque euh qui se présente comme étant la banque du Lutrem et c'est une réalité avec nous, c'est incontestable qui aussi peut nous nous suggérer un certain nombre de noms. Mais tout le monde passe par la moulinette.
qu'on a vraiment une méthodologie qui fait que ça sert à rien qu'ils viennent vous voir au cocktail ce midi pour dire je vais être dedans quoi. Si parce qu'on les mettra dans dans le tamis dans la moulinette. Tibo, je reviens à vous du côté de de France travail quand j'ai préparé cette table ronde notamment avec vos équipes. Ils m'ont parlé d'un projet qui a vraiment bien marché semble-t-il à la Réunion où ce qu'ils appellent les entrées en préparation opérationnelle à l'emploi ont progressé de 90 % en 2025 avec un taux de retour à l'emploi supérieur à 80 %. Qu'est-ce que cette initiative nous apprend sur la possibilité d'être plus efficace ?
Il y a il y a beaucoup d'initiatives qui sont porté à la Réunion et d'ailleurs dans vraiment tous les autres territoires. Là, ce ce dont vous parlez, ben c'est par rapport au constat sur le gap de compétences. On a des offres d'emploi, des besoins d'emploi, des difficultés de recrutement d'un côté et on a des talents qui ont du mal à à trouver des opportunités. Ben, la préparation opérationnelle à l'embauche, c'est un outil extrêmement pratique, extrêmement efficace, qui est coconstruit avec les entreprises où en fait on va identifier les besoins de l'entreprise sur différents postes.
Tout à je vous prenez l'exemple des des postes d'assistant de direction ou de ou de chargé d'accueil et comment on va y intégrer de la formation à l'intelligence artificielle pour s'adapter aux besoins des entreprises énoncées. Mais on le fait avec le groupe GBH par exemple, on a signé une convention et on a développé énormément ces dernières années sur tous les métiers de la grande distribution ou la logistique. On le fait dans l'industrie. On identifie les besoins du poste, on regarde quels sont les contenus de formation qui sont nécessaires.
Donc ça peut être parfois passer même un permis de conduire, ça peut être un cassess, ça peut être une habilitation ou une certification particulière pour transformer un candidat motivé en un candidat motivé et qui maîtrise l'ensemble des gestes métiers nécessaires pour que l'entreprise puisse puisse embaucher. À la fin, l'entreprise s'est engagée à recruter. Si la personne va au bout, effectivement, les taux de de réussite seront très très élevés puisqu'on est souvent au-delà des 85 %. Je rappelle qu'il y a des job dating organisés aujourd'hui dans la plupart des territoires ultramarins dans le cadre de ce choose outreem.
Ce qui veut dire ce qui veut dire que du coup s'il y a des employeurs dans la salle quelquesuns euh alors s'il y a des investisseurs en fait il faut qu'ils sachent que quand on investit en fait généralement il y a des des besoins et de compéten derrière bah vous aurez toujours France travail qui sera prêt à accompagner les entreprises ou les groupes d'entreprises pour pouvoir répondre à ses besoins et que ce soit pas un frein mais au contraire une opportunité la compétence dans les territoires ultramarins.
Et si vous êtes une entreprise, que vous avez des difficultés de recrutement, ça suppose de travailler main dans la main avec France travail, mais on va on va étudier vos vos besoins et on va pouvoir y répondre. On a des taux de pourvoi des offres qui dépassent les 93 % donc il y a pas de fatalité. Si on veut, on peut. C'est très important ce que vous dites parce que disons franchement vous avez pas toujours quand même une super image. Euh mais c'est parce que c'est parce que ça fait c'est c'est vous avez raison mais c'est parce qu'en fait ça fait longtemps mais justement j'allais finir j'allais presque être sympa dans ma questions.
Non mais non mais c'est c'est probablement parce que vous recrutez pas assez souvent et donc du coup c'est vrai qu'après on n'est pas les meilleurs. Donc donc du coup, vous avez peut-être une image un petit peu un petit peu un petit peu distanciée avec France Travail, mais ce que je peux vous dire c'est que les entreprises dans les territoires ultramarins, elles sont passées à 93 % de satisfaction. Alors il reste 7 % de grincheux et donc on va continuer de bosser parce que nous on vise les 100 % de clients heureux et satisfaits évidemment mais je vous assure venez recruter France travail et ça va vous rendre heureux.
Mais justement, c'était la question presque sympathique que j'allais vous poser de façon très concrète parce que la table ronde d'avant c'était investir dans les atouts euh des outresemes et donc développer l'activité économique. Vous êtes un partenaire économique pour ça. On peut vous appeler au démarrage de l'initiative du projet. Euh tout à l'heure, il y avait le patron du club Med qui euh disait qu'il regardait par exemple un dossier Saint-Martin. Il aura évidemment besoin de plein de monde euh et sûrement de gens qui viendront peut-être de plusieurs territoires ultramarins. C'est là aussi vous pouvez être un actif parce que vous connaissez ces territoires ultramarins.
Donc vous voyez, c'était presque sympa hein. Mais mais même la première, je l' trouvé sympa aussi, je vous inquiéte pas. Mais euh mais mais vous mettez le doigt sur quelque chose qui est absolument clé et où comme vous dites France Travail c'est un partenaire économique euh pour tous ceux en fait qui investissent et qui développent que ce soit une entreprise ou que ce soit un territoire et il faut anticiper les besoins de compétences. Donc très concrètement d'ailleurs, on on bosse hein avec euh avec le club MED. Alors, je vais je vais quand même vérifié que sur le projet de Saint-Martin, on l'a bien identifié. Mais euh bah ils ont pas encore mis une seule brique hein.
C'est euh Oui, mais mais en fait avant avant de poser la brique, on le fait avec toutes les entreprises internationales qui investissent en France, avec Toulous France euh euh pour choisir de s'installer par exemple à Saint-Martin, comprendre quel est euh euh quels sont les talents qui sont présents, les offres de formation, le service RH qu'on va pouvoir leur proposer pour sécuriser l'ouverture. Il faut qu'il trouve un foncier, il faut qu'il fasse leur analyse sur le potentiel touristique.
Mais à la fin, typiquement si vous avez pas les bonnes compétences, votre projet il est chagences de développement économique et les collectivités bien en amont pour anticiper les besoins et ensuite évidemment y répondre de façon très concrète le jour où le chantier est terminé. Non, c'était très intéressant dans la première table ronde à quel point dans plusieurs territoires ultramarins, il y a un impact fort mis sur le numérique pour les métiers de demain, y compris sur le quantique.
Euh en prenant l'exemple de la proximité notamment pour Mayotte et de la Réunion du Kenya où il y a un développement euh notamment de l'IA très très en pointe justement, comment vous travaillez du côté de la PEC qui représente les cadres ? Comment vous anticipez [grognement] les métiers dont tous ces territoires ultramarins auront besoin dans 5 à 10 ans ? Dans les fonctions des missions qui ont été données à la PEC par les partenaires sociaux he puisque nous on est géré par les syndicats et le patronat, il y a cette question de prospective. Donc on a un observatoire des métiers de cadre qui a pour objet justement de faire cette prospective, je vais y arriver.
et qui est par ailleurs très intéressant pour l'ensemble des entreprises, des branches et de tous des territoire parce que à partir des offres cadres, on est capable d'identifier les compétences nécessaires. On est capable, on va travailler notamment sur le verdissement des métiers, mais on va aussi compléter par exemple sur l'IA pour voir les compétences nécessaires. On a tout un travail prospectif en regardant aussi quels sont les besoins du territoire, sa croissance et cetera dans les dans les années à venir. Et ça ça permet d'identifier les changements de métiers mais surtout de compétences.
Ça renvoie derrière ce que disait tout à l'heure Thba sur cette capacité à identifier les compétences nécessaires sur les métiers. Et nous comme on travaille à la PEC à la fois sur un public cadre demandeur d'emploi un peu comme celui de France mais aussi cadre actif hein c'estàdire des gens en poste mais qui s'interrogent sur l'évolution professionnelle et qui se demandent euh éventuellement comment ils doivent construire leur carrière. Ça nous permet d'identifier plus précisément en fait à partir de ces compétences identifiées dans l'observatoire des métiers vers là où on peut engager des cadres à se poser la question d'aller regarder dans ces territoires comment il pourrai s'inscrire.
Est-ce que l'un et l'autre là que ce soit France Travail ou la PEC vous proposez des offres d'emploi dans les territoires ultramarins depuis Paris ? Est-ce que vous valorisez suffisamment aussi tout ce qui peut être disponible à ceux qui trouveraient pas de travail en métropole et qui auraient envie d'une d'une mobilité ? dans l'hexagone. Oui. Alors euh oui, mais on le faisait pas forcément toujours très bien. Euh et euh et c'est pour ça qu'on a lancé des plateformes régionales. Euh la plateforme de la Réunion par exemple, ça y est là maintenant elle est elle est lancée, elle commence à bien tourner et et là aussi les taux de satisfaction sont extrêmement élevés.
Donc je vous invite à aller la visiter et et où en fait sur cette plateforme, vous allez retrouver toutes les opportunités d'embauche, mais vous allez retrouver aussi euh les formations si vous en avez besoin et vous allez retrouver aussi un certain nombre de services comme le logement, euh les toutes les solutions en fait qui sont nécessaires sur le territoire parce que souvent la difficulté, on a plein d'acteurs qui font du boulot formidable sur enfin pour mais on on travaillait peut-être un petit peu trop en en tuyaux d'org et pour la personne là, vous l'avez dit euh allez s'installer en Martinique. Euh oui, d'accord.
Mais peut-être que si nous on lui trouve une opportunité d'emploi mais que derrière il y a pas de logement, bah ça marche pas. Et donc c'est cette action simultanée qui fonctionne. Donc c'est la coopération des acteurs économiques, sociaux avec les collectivités, les services de l'État qui est clé évidemment, mais il faut que ça se traduise derrière par un service qui est vraiment très orienté citoyen, très orienté usager où je vais tout retrouver sur un même job. Donc la réponse est oui. Partout en France, vous pouvez trouver les opportunités.
La plateforme Réunion sera déclinée en Guadeloupe, en Martinique, horizon à Ah mais là quand je vous parle de ça, c'est pas pour 2028, c'est maintenant c'est maintenant que ça se passe enemè. Oui.
Et nous on a mis en place à Lyon une un centre qui a pour objet justement enfin dans un nos centres une équipe qui est capable justement de faire une première discussion avec des gens qui pourraient être intéressés mais qui voi pas enfin qui veulent se renseigner et après sur le le fait d'aller en outre mer et derrière ils ont un contact avec un enfin voilà une fois qu'on a fait première discussion qu'on a pu commencer à voir si vraiment il pouvait y avoir un intérêt ou pas et ben ils sont mis en relation avec un de nos conseillers qui est pour le coup en outre mère et qui va aller beaucoup plus dans le dans le détail et dans le fond des sujets parce que effectivement pour que ça marche il faut que la personne elle ait bien en tête l'ensemble des éléments enfin voilà et qu'elle comprenne bien effectivement ce que ça veut dire à titre personnel titre avec sa famille et cetera donc ça c'est un point important pour nous sachant que nous par ailleurs on a fait le choix de s'implanter beaucoup plus en notre mer pour pouvoir travailler sur la marque employeur.
Donc ça c'est vraiment un des choix qu'on a fait depuis 2017. On a maintenant des équipes qui sont beaucoup développées, enfin à notre échelle qui est pas celle de France travail et avec un travail beaucoup plus euh parce qu'il y a tout un travail sur les entreprises qu'on se disait sur la marque employeur, il faut qu'on arrive à montrer ce qui existe, pourquoi c'est intéressant pour les entreprises et puis que les les entreprises aussi comprennent comment elles doivent se comment elles doivent travailler sur le projet de la personne avec qui on les relation. Stépice pétrier, j'en reviens à vous.
On a présenté peut-être tout à l'heure de façon un peu négative le départ des jeunes comme une sorte de fuite des talents. En tout cas, moi je l'ai fait un peu comme ça. Si on regarde le verre à moitié plein, est-ce que c'est aussi quand même pas intéressant pour un territoire comme la Martinique d'aller comme nous tous finalement voir ailleurs comment ça se passe pour revenir plus fort ? Absolument. Et je pense que qu' faut changer notre regard finalement sur la mobilité. Pendant longtemps, on a parlé de fuite des cerveaux. Euh mais pour le coup, si une personne part, se forme, acquier de l'expérience, développe son réseau et revient, est-ce que c'est vraiment une fuite ?
Euh nous, on préfère vraiment parler de circulation des talents, circulation des des compétences. L'enjeu c'est vraiment pas d'empêcher les jeunes ultramarins de partir, ils le feront pour s'imémanciper ne serait-ce que voilà s'imémanciper, sortir une fois que que qu'ils arriveront pour leurs études ou pour leur premier emploi. Mais l'enjeu, c'est vraiment de créer des passerelles pour faciliter le retour au pays de nos forces vives. On vous en parliez à l'instant, le retour au pays, je le répète, c'est complexe. Il faut être accompagné dans cette transition.
Revenir après 10 15 ans, ce n'est pas simplement prendre un billet d'avion, c'est vraiment devoir reconstruire sa vie sur sur un territoire. Et c'est vraiment là que notre accompagnement fait la différence. Aujourd'hui aller virer, c'est près de 3000 familles accompagnées dans le cadre de leur retour au pays. Donc à la fois des personnes seules, des couples, familles avec enfants, même animaux de compagnie mais quoi qu'il en soit des personnes qu'on a pu accompagner de façon individualisée et personnalisée pour que le retour soit le plus serein possible. Voilà.
Est-ce que du coup vous arrivez aussi à ce que certains Martiniquet reviennent avec quelques métropolitains en disant est-ce qu'ils arrivent à avoir une force d'attraction pour dire bah attends si moi j'y arrive et si c'est sympa de retourner vivre en Martinique viens il y a des opportunités. Est-ce que vous vous arrivez à faire venir les métropolitains aussi ? Alors aujourd'hui euh rappelons la mission première de notre association, c'est de euh de lutter contre le dépeuplement de de la Martinique. Et pour se faire, le prisme que nous avons choisi est celui du retour au pays des forceurs vifs.
Donc nous, pour nous, la définition de Martiniquaise, c'est toute personne qui se sent Martiniquaise. Ça peut être à la fois une personne qui est native, originaire ou aussi une personne qui a une attache. Voilà. Vous pourrez poser he si vous voulez tout à l'heure quelques questions à nos invités à la fin de la table ronde. Pascal Lauro, je reviens à vous. Quand vous regardez votre top 40, dans quel secteur vous voyez émerger cette nouvelle génération de de dirigeants ultramarins ? Il va marcher, vous inquiétez pas. Non, je je suis pas sûr. Oh, je ne le suis aucunement.
Euh écoute, écoutez, honnêtement euh nous notre objectif ça pas été de mettre en avant un secteur d'activité en particulier, mais d'essayer d'identifier des talents dans tous les secteurs qui permettent finalement de faire la cohérence de l'activité économique et la prospérité d'un territoire. Alors, c'est vrai qu'il y a toujours des secteurs qui sont plus emblématiques. On parle de tech, on parle d'industrie, on peut parler de finances, d'énergie et cetera qui sont des secteurs d'activité qui sont essentiels finalement à à l'autonomie et au bon fonctionnement des territoires.
Mais on a identifié et trouvé des talents dans une multitude de secteurs, que ce soit la santé, l'économie sociale est solidaire, que ce soit l'environnement et bien d'autres et ce sont des activités ou des secteurs finalement qui contribuent à au même atome économique des territoires. Donc je pense qu'il y a pas un secteur particulier, il y a une pluralité de secteurs et finalement ça décrit et reflète bien la diversité diversité des territoires tels qu'ils sont aujourd'hui. Tibo de Julie, j'en reviens à vous du côté de de France Travail. Vous disiez tout à l'heure, il faut être un peu innovant finalement.
Euh je crois que vous développez aussi des formations à proximité des territoires plutôt que de faire venir tout le monde en métropole. Alors j'espère pas du rien mais le Brésil pour la Guyane, Québec par exemple pour Saint-Pierre et Micelon et ce et ce genre de choses. Euh l'idée c'est ça, c'est de former aussi au plus près du territoire et peut-être dans des zones où finalement bah les gens travaillent plus d'une certaine façon plutôt que de s'adapter à ce que nous on voudrait une fois de plus se diriger depuis Paris. Euh oui oui parce que il y a il y a la il y a les départs ou la circulation des talents et parfois elle est bonne mais parfois elle est contrainte.
Elle est contrainte parce que les formations n'existent pas ou la possibilité de pouvoir se former sur son territoire n'existe pas. Et donc nous clairement notre priorité à France Travail c'est de bosser main dans la main avec les filières professionnelles, avec les régions, les collectivités pour que l'offre de formation puisse se faire au plus près des besoins des entreprises. Ça évite du coup de devoir partir en métropole avec les coûts sociaux et aussi parfois les coûts budgétaires que ça. Donc plus la formation est locale, mieux c'est. Et donc on a un mouvement comme ça à France travaille de travailler avec les ultramarins à former les ultramarins au plus près de chez eux.
Et puis pour se faire effectivement une des modalités c'est pas c'est c'est pas la c'est pas la seule mais c'est aussi de développer les liens régionaux. Et c'est vrai que c'est dommage quand on est euh euh en en Guyane, on va bosser avec le Brésil, euh on peut bosser avec le Surinam pour avoir des formations conjointes et finalement que euh parfois les Brésiliens puissent venir se former et et consolider l'offre de formation locale en Guyane et réciproquement.
Vous parlez de vous avez peut-être euh on a aussi l'î Maurice par exemple sur les secteurs de sur les secteurs du tourisme sur lequel entre Mayotte, la Réunion et l'île Maurice, il y a une forme de proximité euh qu'on peut euh sur lequel on peut tirer parti ou en matière technologique avec euh avec le Kenya. Donc tisser ces liens ça ça existe déjà concrètement. Alors en fait oui ça ça y est ça existe. On l'a lancé on l'a lancé depuis peu et et pourquoi depuis peu ?
parce qu'en fait il y avait un certain nombre de freins comme souvent d'ailleurs assez administratif hein assez enfin voilà d'ordre parfois législatif réglementaire ou et cetera et donc nos équipes ont levé ces freinsl avec les services de l'État et maintenant en fait on peut jouer de cette proximité régionale et c'est quand même un atout en fait des territoires ultramarins d'être en proximité avec des territoires économiques sur lesquels on n'est pas forcément toujours très très bien connecté. Donc on veut en tirer partie à la fois pour le développement des projets économiques mais aussi du développement des compétences.
Mais c'est epsilonque que le nombre de formations ou c'est quand même un vrai volant de possibilités ? Non mais c'est anecdotique ou c'est non ? C'est alors c'est c'est au au vu du nombre de formations qu'on réalise.
C'est ça que je commençais par dire je préfère qu'on forme si vous voulez quand on est à à Saint-Martin, je préfère qu'on développe des formations dans le tourisme à Saint-Martin pour qu'il y ait pas besoin de d'aller bouger en métropole où je discutais enfin vous parlez de la Martinique la dernière fois que j'étais en Martinique, on a discuté quand même pas mal avec les employeurs locaux où il y a quand même encore des pratiques où on fait venir quand même beaucoup de gens de métropole là où en fait on pourrait fabriquer de la compétence localement.
Donc c'est d'abord ça quand même le premier combat et ensuite euh dans cette dynamique-là, oui, les formations régionales sont en train de monter en puissance euh et et puis vous savez, c'est pas anecdotique parce que euh quand vous êtes à Marie Pasoua ou quand vous êtes euh aux frontières avec le Brésil, vous n'avez pas accès à la formation. Vous êtes entravé toute votre vie alors que vous avez un talent.
Et ben quand on arrive à débloquer la situation pour 20 30 40 personnes à un endroit, 20 30 40 personnes à un autre, derrière c'est des personnes, c'est des familles, c'est des territoires qui peuvent vivre et qui peuvent du coup attirer ou maintenir les populations là où elles ont envie de vivre. H et je crois que vous voulez aussi avancer et construire une nouvelle relation notamment avec le ministère pour un dispositif pour ceux qui ont étudié en mobilité et qui souhaitent justement revenir. Je vais reprendre me permettre de reprendre votre expression au pays. Oui.
Alors, on a toujours eu une très bonne relation avec le ministère des outremères, mais c'est vrai que là, il y a une démarche portée par Naïamu et dans Toutromer et et et l'incarnation et nous, on ne peut que la saluer parce que d'ailleurs Tusemer d'ailleurs c'est c'est pas un événement en fait, c'est un état d'esprit et c'est un plan d'action concret dans lequel France Ray prend toute sa part lui sur le volet des compétences, du recrutement et de l'accompagnement de tous les projets de développement économique ou d'investissement qui pourraient qui pourrai pourrait s'y faire.
Et dans ce dans ce volet là, il y a comment on accompagne chaque entreprise, chaque projet d'investissement sur le volet compétence. On en a déjà parler. Il y a comment on accompagne chaque ultramarin à développer son talent, à croire en son talent et à pouvoir se saisir des opportunités qui sont proposées sur le marché du travail. Et vous avez raison, l'enjeu de la mobilité est absolument clé. Euh on travaille évidemment avec la Domme et avec un euh et avec les régions pour pouvoir proposer des solutions, mais faut-il encore que on renvoie pas les gens d'un guichet à un autre.
Et c'est là où on a une vision très intégrée pour proposer des solutions complètes, cous humains, clés en main euh pour chaque projet, pour chaque personne. Mais là, de façon aussi concrète, quelqu'un qui vient se présenter dans vos bureaux, c'est clair et il a un parcours. Exactement. En fait, si vous voulez, au lieu de le renvoyer, "Ah bah non, bah nous la mobilité c'est pas nous, c'est la c'est le bureau B125." Mais exactement.
Ben en fait, il y a une personne, il y a un endroit et en fait on fait équipe tous et je pense qu'il y en a quelques-uns qui sont dans la salle pour apporter finalement le meilleur de nos bouquets de services respectifs pour que au bon moment sur le bon territoire pour la bonne personne ou pour la bonne entreprise il y ait la solution. Vous savez les entreprises elles ont pas le temps d'essayer de comprendre et de décrypter la complexité de nos de nos systèmes. Donc il faut avoir cette approche extrêmement pragmatique et c'est celle qu'on emploie français et de façon pragmatique vous travaillez typiquement Stépie et Thibo déjà ensemble.
vous partagez vos compétences parce que finalement je sais pas si vous connaissiez avant aujourd'hui avant cette initiative de choose tremer mais ça va marcher, vous inquiétez pas. Dès que vous commencez à parler, on appuie sur le bon bouton. Très bien. Euh notre association a mis en place un écosystème justement pour favoriser concrètement le retour au pays. Donc à ce titre, nous sommes en partenariat avec tous les acteurs de l'emploi, France Travail, la PEC, les cabinets de recrutement. Très bien. Avec qui nous organison vous avez les patrons ici. C'est le moment, c'est le moment. Bon alors on [rires] va se voir juste après. Voilà.
Mais quoi qu'il en soit, voilà, on travaille avec tous les acteurs à la fois de l'emploi, du logement également, du déménagement avec qui on a négocié des tarifs. Aujourd'hui, on on travaille avec tous les maillons de la chaîne qui permettent justement des retours au pays réussis. Ça c'est fondamental pour nous. Non, mais blague à part, c'est aussi ça l'intérêt d'un chos euh c'est c'est c'est de voir ce qu'on fait de bien et on n'est pas là pour se gargariser sur ce qu'on fait de bien sinon mais de regarder ce qu'on fa sinon il y aurait pas besoin d'un chose outreem. Tout à fait euh chose d'outre mer mais mais du coup c'est qu'est-ce qu'on pourrait faire de mieux ?
Moi ce que j'ai entendu c'est qu'elle accompagne 3000 3000 familles et 3000 personnes à revenir en Martinique. On est en train de développer tout un bouquet de service avec la plateforme d'emploi en Martiniic. Ben en fait, on va se connecter euh y compris pour avoir les retours utilisateurs et savoir peut-être que tiens sur l'offre de logement ou sur telle solution euh de garde d'enfants ou quels sont les blocages auxquels vous êtes confrontés et sur lequel peut-être que notre système n'a pas encore répondu.
Et c'est comme ça en fait que du partage d'expérience, c'est ceux qui sont revenus et qui expliquent comment ça s'est bien passé ou mal passé parce que je pense qu'il faut avoir les les deux. Il y a il y a toujours un taux d'échec dans tout ça. Mais exactement, exactement. Euh Alnor, je voudrais revenir avec vous sur un point que vous avez pas mal développé depuis le début de vos intervention, c'est sur la marque employeur quoi d'une certaine manière. Est-ce que dans les territoires ultramarins, il faut travailler encore plus pour rendre les postes plus attractifs ?
sur les salaires, la perspective de carrière, le télétravail, l'accompagnement du conjoint et ce que moi j'avais pas obligatoirement en tête avant ce chose outre mais sur l'internalisation une fois qu'on est basé dans les territoires parce qu'on a une proximité qui est finalement beaucoup plus internationale que depuis la métropole. Tout à fait. déjà sur la question des rémunérations, c'est un point bien sûr très important pour les cadres, mais en fait les attentes des cadres des jeunes diplômé en outre mer dans l'hexagone he donc c'est sens du travail, intérêt du travail, équilibre vie pro, vie personnelle et la rémunération.
Donc on a les mêmes enjeux pour les entreprises ultramarines que en Hexagone. Donc c'est bien sûr là-dessus qu'il faut qu'elle travaille. Vous mentionniez le télétravail. Le télétravail maintenant c'est vraiment devenu une composante du contrat social avec les cadres. Ils ont toujours donc aujourd'hui alors j'ai pas regardé les chiffres sur l'outremè mais un 4/ dit qui quitterait son entreprise s'il a pas le télétravail. Vous avez entendu tout à l'heure les questions de mobilité aussi qui sont particulièrement fortes en notre mer. Donc bien sûr ça s'il y a des entreprises parmi nous, il faut vraiment axer sur ce sujet et exactement aussi ce que tu disait, c'est-à-dire la mobilité interne.
Les chefs d'entreprise ne valorisent pas toujours ce sujet ou ne pensent pas que ça va les aider à terme aussi à recruter ou à répondre à leurs besoins. Ça c'est aussi vraiment quelque chose sur lequel euh il faut qu'il qu'il fasse voilà une qu'ils aient une réflexion en interne et puis tout de suite embarquer les questions du conjoint. Si si c'est quelqu'un qu'on va chercher en dehors de l'entreprise, ça euh il faut tout de suite qu'il le qu'il le mettent dans leur réflexion vis-à-vis de la la vente de leur marque employeur à l'extérieur. Un point effectivement important. Pascal Lauro, vous le disiez d'un mot vous allez vous développer finalement un petit peu partout dans le monde.
C'était je crois la gos tout à l'heure au nigérien. Est-ce que l'idée c'est de créer une sorte de véritable réseau mondial de nos talents français au sens large dans lequel là bien évidemment les ultramarins ont toutes leur place ? Alors, je sais pas si c'est notre ambition notre ambition c'est de connecter les gens, connecter effectivement les les jeunes talents français qu'ils soient hexagonaux et et d'outre mer avec un certain nombre d'acteurs économiques de premier rang qu'il se situent dans la région du Golf en Afrique où on est très présent comme je disais tout à l'heure en Asie centrale également où où on s'implante.
C'est une région qui est un petit peu isolée mais qui finalement est sur la est sur est sur la cartographie des des régions qui comptent et qui vont compter demain. et et notre idée en tout cas par rapport à l'outreem, c'est de pouvoir embarquer finalement ces jeunes talents, pour leur donner des perspectives et de nouveaux horizons géographique en venant à l'As ils vont rencontrer 1000 CEO africains et d'autres régions du monde et bon il y aura forcément des choses qui peuvent se passer.
Euh on parlait tout à l'heure un petit peu du Kenya qui a été cité à plusieurs reprises euh et notamment dans la perspective un petit peu de euh de nos territoir ultramarin que ce soit Mayotte, la Réunion et cetera dans cette région indien. Il est clair que nous on a des connexions relativement importantes sur place au plus haut niveau et les associer ou les embarquer à certaines rencontre qu'on organise par exemple à Naéroie en présence du président Routau, d'une partie du gouvernement et et de jeunes acteurs économiques de la sous-région Afrique de l'Est, ça peut créer des opportunités.
En tout cas, c'est des opportunités de rencontrre qui peuvent en fonction des talents des uns et des autres, des de ce qu'on leur apporte et bien créer des opportunités effectivement de business et et et de partenariat. Donc oui, l'idée c'est un petit peu ça avec effectivement une centralité qui part de de Paris par la force des choses. C'est un peu notre histoire mais l'idée c'est d'élargir autant que faire ce peu euh au plus grand nombre et et bien sûr en mettant l'outre mer au centre un peu de cette dynamique. Tibau, je voudrais revenir sur un point euh l'offre d'emploi à ce qu'on disait au démarrage de cette table ronde.
Il y a plein d'entreprises qui cherchent, il y a pas assez de candidats et cetera et cetera. On voit qu'en métropole notamment, bah c'est un petit peu moins bon du côté de l'emploi en ce moment, même si le taux d'emploi paradoxalement n'a jamais été aussi élevé de l'histoire qu'en ce moment, mais on a un taux de chômage qui repart malgré tout à la hausse. Comment [grognement] ça se passe dans les territoires ultramarins ? Est-ce que déjà il y a une forme de généralité ? Est-ce qu'il y a une difficulté qui est comme celle qu'on connaît aujourd'hui en métropole, donc avec plus de demandeurs d'emploi ?
D'abord, vous me donnez l'opportunité de de vous dire que moi le taux de chômage, c'est pas un indicateur qui me plaît beaucoup. Euh surtout quand il monte. Comment ? Surtout quand il monte. Non mais non mais je pense que le plus important c'est vraiment le taux d'emploi. En fait, il faut comprendre entre 15 et 64 ans quelle est la part de la population qui travaille. Et ça effectivement il faut absolument que ça monte. Aujourd'hui en France en moyenne on a 69,5 %. Effectivement on est au niveau le plus élevé qu'on a jamais connu. On a quand même créé 2 millions d'emplois depuis 2017.
Alors, je sais bien qu'on aime bien en France regarder les trains qui arrivent pas à l'heure, mais c'est peut-être important quand même de dire que collectivement on a consolidé nos nos positions. Seulement 70 %, c'est quand même encore bien en de l'Allemagne par exemple à 77 %, de la Hollande à 80 %. Et évidemment, un système sur lequel il y a moins de gens qui travaillent, euh ben ça tient pas très longtemps et c'est probablement ce qui est à l'origine de nos difficultés notamment euh notamment budgétaire. Donc la bataille du taux d'emploi est décisive sur on la gagne en faisant travailler un peu plus les jeunes plus tôt et en gardant les seiors un peu plus longtemps.
Mais vous vous pointez effectivement parce que derrière derrière la moyenne il faut regarder on a l'enjeu sur les jeunes notamment sur les sur les moins de 25 ans et sur les plus de 55 ans et peut-être encore plus quand c'est les plus de 60 ans.
Et donc parce que sinon on est comme enfin est-ce qu'il y a des particularités ultramarines que ça par exemple sur les jeunes on voit que le chiffre global c'est 27 ans pour avoir un emploi SL ce qui est très vieux pardon de le dire ainsi mais et donc en fait alors je fais toujours attention parce qu'en fait la réalité ultramarine si vous voulez entre Mayotte on a 35 % de taux de chômage et euh euh la la Guadeloupe où on va être à 14 enfin la la la Martinique où on va être à 14. C'est c'est sûr qu'on n'est pas sur les mêmes réalités. Donc il faut juste faire attention.
En revanche, ce qu'on va retrouver quand même globalement, c'est un taux d'emploi qui est plus faible euh dans les territoires ultramarin. On a un taux de chômage qui est sensiblement plus élevé quand même en moyenne que euh que que dans l'hexagone et avec la problématique des jeunes que vous que vous pointez qui est absolument préignante et décisive. Maintenant, elle est beaucoup plus en Guyane par exemple où la population est beaucoup plus jeune avec aussi des enjeux de de de niveau de formation quand même he de niveau de formation initial. C'est pas la même chose qu'en Martinique où comme vous le disiez, on est plutôt sur une population où il y a un vieillissement plutôt de la population.
Donc euh maintenant, une fois qu'on a dit ça, ben la bataille en fait, elles doivent se faire de façon extrêmement précise. Par exemple, sur les jeunes, vous avez des jeunes qui ont un faible niveau de qualification. certains jeunes et bien là on va faire des formations qui incluent de la remise à niveau en français en math sur les savoirs de base qui permet du coup de retourner sur le marché du travail. On va pas agir de la même manière que avec des jeunes par exemple qui sont en formation au lycée professionnel. Formidable réforme qui était conduite quand même ou on le dit pas complètement allé au bout quoi. Ou comment tu es pas complètement allé au bout quoi ?
Et bien et ben ça c'est ce que vous dites. C'est les fait finalisé. Et ben moi je vouis vous parler des faits. Moi ce que je peux vous dire c'est que en tout cas dans la dimension de la réforme il y a quand même le fait que France travaille avec les missions locales soit présente dans tous les lycées professionnels de France. Alors, vous avez raison, on était jusqu'à fin juin dans 1100 1100 lycées. Euh donc parce que on aime bien y aller progressivement pour être sûr que ça marche et on est en train de généraliser d'ici la fin de l'année.
Et bien quand on travaille main dans la main les entreprises France travail et les équipes des lycées professionnels, c'est plus 29 points de taux d'insertion dans l'emploi. Donc ça c'est du très très concret. Et donc et ensuite il faut aussi qu'on et et là on a encore pas mal de boulot à faire je pense collectivement. C'est plutôt sur les euh ce dont parlait euh euh Annor, c'est sur les jeunes diplômés euh qui ont des difficultés d'insertion. Là, la PEC fait un boulot extraordinaire là-dessus.
Enfin, on on fait le travail avec la PEC, mais il faut qu'on continue de bosser main dans la main avec les universités et les entreprises pour faire en sorte que l'accès au premier emploi soit beaucoup plus rapide parce que aujourd'hui, vous l'avez souligné, il est beaucoup trop lent. Mais avant d'en venir à l'or qui complètera votre propos, est-ce que la situation se tend aussi un peu dans les outresem comme même si je comprends ce que vous dites, hein, vous avez totalement raison différence taux d'emploi et taux de chômage, mais bon, malgré tout, on voit que la situation est quandme un peu moins mirifique dans l'hexagone qu'est-ce qu'elle a pu être ces derniers mois, voire année.
Est-ce que c'est la est-ce que c'est une duplication du côté des territoires ultramarins ? On retrouve on retrouve à peu près la même tendance en moyenne avec des territoires qui euh tirent un petit peu plus des marrons du feu si vous me permettez l'expression. euh que d'autres. Et je vais vous dire pourquoi. Vous prenez par exemple la Réunion, ça tourne très bien. Euh notamment parce que pour augmenter le taux d'emploi, il faut évidemment agir sur les chercheurs d'emploi pour leur donner les moyens euh de de d'en retrouver un, de trouver leur voix, de se former comme il faut.
Mais France Travail a créé aussi France Travail Pro parce qu'il faut qu'on accompagne aussi toutes les entreprises à recruter plus. Et vous savez en fait quand on va voir une entreprise, quand on va voir 100 entreprises euh et que on leur dit "On est prêt à vous aider pour recruter, elle crée sep emplois nets de plus que si on ne les avait pas accompagné." Et c'est particulièrement vrai dans les territoires ultramarins. Pourquoi ? parce que il y a beaucoup de petites entreprises.
Il y a une dynamique de création d'entreprise qui est d'ailleurs très développée, un tissu de toutes petites entreprises qui est très important et le problème du petit enfin de de l'employeur de l'entreprise avec de 3 qu personnes qu'ils ont pas un DRH pour pouvoir lancer le recrutement. Et donc on a mis en place des solutions avec France Travail Pro pour accompagner le commerçant, l'artisan, la petite entreprise en développement pour son premier recrutement. C'est gratuit ça ou c'est payant pour l'entreprise ? Alors vous savez euh l'avantage de France travail, moi j'étais chef d'entreprise pendant 20 ans. Là il y a un truc, c'est que le service il est payé d'avance par les entreprises.
Donc moi ensuite celles qui veulent pas faire appel au service de France Travail tant pis pour ell. Mais mais plus sérieusement. Donc là vous nous répondez c'est gratuit parce qu'elles ont déjà payé avant. C'est ça que bien sûr c'est c'est c'est Mais il faut être concret pour que ceux qui se disent tiens j'ai envie d'aller vous voir pendant le cocktail tout à l'heure. C'est gratuit. simplement on adapte les services parce que quand je disais on travaille avec GBH, ben GBH on peut et donc le groupe Bernard Aot groupe de distribution ou Arian Group par exemple en ce moment là il y a 40 offres qui sont disponibles pour le job dating aujourd'hui.
Euh Arian Anguyane euh euh on a des DRH avec qui on peut construire la relation avec les petites entreprises. Il faut qu'on adapte nos services. Et donc là, on utilise aussi beaucoup l'intelligence artificielle pour que finalement le ils puissent juste par un vocal énoncer leurs besoins. Leurs besoins. Bah tiens, je cherche un comi de cuisine, je cherche un serveur, cherche un maçon, peu importe. Et là, grâce à Lia, les offres d'emploi arrivent directement sur leur boîte mail.
et on va exactement et ensuite là progressivement, on est euh je crois que la réunion et territoire pilote sur nos outils d'intelligence artificielle et en fait on fait du bout en bout jusqu'à euh organiser le matching, identifier les candidats et sécuriser euh sécuriser le le recrutement. Parce que vous savez quand vous êtes quand vous avez une entreprise de de 500 personnes, si vous vous plantez sur un recrutement, c'est problématique mais c'est pas dramatique. Quand vous avez une entreprise de trois ou quatre personnes et que vous vous plantez sur un recrutement, vous pouvez mettre par terre parfois des années des années d'investissement.
Et c'est pour ça qu'il y a une peur du recrutement et que on a innové nos fonds travail pour mettre à disposition des outils extrêmement pragmatiques. Je vous parlais de l'immersion. Bah au bout de 15 jours ou 3 semaines où on a bossé avec une personne, on a pu se rendre compte si on allait pouvoir faire un bout de chemin ensemble ou pas. La préparation opérationnelle embauche, c'est extrêmement pragmatique. La méthode de recrutement par simulation, c'est pragmatique. Et on fait un truc aussi, c'est le recrutement par le sport. Ça ça cartonne. D'ailleurs, en plus de ça, c'est le territoire ultramarin. Il y a une dynamique sportive qui est extrêmement forte.
On invite dans les stades euh une centaine de chercheurs d'emplois, une quinzaine de recruteurs, personne ne sait qui est qui. On fait faire un peu de sport. tous les sports puis il y a pas besoin d'être champion de euh champion du monde évidemment. euh un on mange un morceau le midi et on lève l'anonymat à à 14h. Et quand on recrée les conditions de la rencontre entre des talents qui cherchent et des entreprises euh qui se développent, et bien ça marche. Si recrutement sur 10 à l'issue des stades vers l'emploi.
Donc vous voyez en fait, il faut aussi innover dans les pratiques côté employeur comme côté chercheur d'emploi et à la fin on va baisser les taux de enfin les difficultés de recrutement, on va augmenter le taux d'emploi et derrière le taux d'emploi, c'est la vitalité des territoires qui se joue. Oui. Puis c'est accessoirement notre capacité à financer des retraites demain et il paraît qu'on en a un tout petit peu besoin. Anneor là-dessus sur la tension ou non du marché de l'emploi, on le voit bien au global dans vos chiffres, c'était un carton ces dernières années. Ça ça reste très bon. Ça résiste quand même plutôt bien mais c'est quand même un poil moins bon.
Est-ce que ça se voit aussi dans les territoires ultramarins ? Ben oui. Alors ça c'est notre spécificité par rapport à France Travail, par rapport à notre public. Les cadres eux, ils sont à 87 % de taux d'emploi. Donc c'est pour ça que j'ai commencé mon intervention tout à l'heure en disant que le sujet des tension de recrutement, il est majeur pour les TPE PME ultramarine. Et le cadre dans une TPE PME, c'est un enjeu stratégique. Donc tout ce que vient de vous dire Thbo, c'est renforcé en fait au niveau euh dans l'enjeu pour l'entreprise. Nous alors on est centré sur les TPE PME de manière générale.
Donc nous 81 % des entreprises qu'on qu'on accompagne c'est des TPE PME parce que bah oui parce que c'est ça le cœur de métier. C'est là où il y a la difficulté. Les grands groupes, ils ont plus de moyens, c'est ce que disait tout à l'heure Titibau, pour rechercher, même si bien sûr euh on n'exclut pas de travail avec les grandes entreprises, mais nous on est vraiment centré sur les TPE PME. Donc tout le savoir-faire pour convaincre l'entreprise, c'est vrai tout à l'heure quand je vous parlais de la mobilité interne ou du télétravail, vous dites bah c'est ça paraît Oh non, je vous assure que c'est pas mal télétravail quand même logi Oui. Oui.
Mais ça peut paraître logique mais en fait euh oui, il faut vraiment un travail d'accompagnement qui passe par l'humain. Ça peut pas être que de lien, c'est complémentaire en fait pour aller aider l'entreprise à vraiment voir comment elle peut répondre à et comment elle peut se vendre vis du cadre. Vous vouliez ajouter quelque chose puis on passe à ce défi après Tibo vouliez dire quelque chose ? Non non c juste il va marcher. Il marche là. Oui regardez. Non mais c'était juste une petite blague parce que le télétravail quand on est animateur de table ronde je me demandais comment vous faisz. J'ai un vrai travail à côté.
Je suis quand même le directeur de la rédaction de challenge et je suis en télétravail le vendredi comme l'intégralité de la rédaction. On a officiellement 2 jours et on ne fait qu'une journée de télétravail. Et vous savez, on arrive même à sortir des journaux en 100 % télétravail et et ça marche plutôt pas trop mal. Et je peux vous dire qu'on aurait du mal à recruter à cha d'emploi, mais on aurait du mal à recruter si jamais ça c'est sûr les cadres ça fait partie maintenant vraiment de leur leur contrat. Stffie. J'aurais revenir sur un point parce que j'aurais presque dû commencer par là.
Vous nous parliez de cette étude géniale que vous avez fait sur 8000 personnes dans 64 pays euh sur finalement euh leur envie ou non de revenir ou qu'est-ce qui générerait leur envie de revenir. Mais on s'est pas attardé peut-être au point principal, c'est l'envie de partir. Euh dans cette étude, est-ce que vous avez aussi testé ça ? Pourquoi ils partent ? Ce qui permettrait de travailler sur les raisons pour les garder dès le démarrage ? Alors et après on va revenir à vos questions. Oui, bien sûr. Nous avons euh dans le cadre de cette étude pu interroger à la fois les personnes qui avaient le projet de revenir mais aussi euh celles qui étaient encore dans l'hexagone.
Alors, les raisons pour lesquelles les personnes partent, on le on les connaît aujourd'hui. Euh soit pour décrocher leur premier emploi, soit pour partir faire des études parce que la filière n'existe pas forcément sur le territoire. Et puis la plus grande motivation dans le cadre du retour au pays est d'ordre familial avec des personnes qui ont envie de voir grandir leurs enfants en Martinique, de se rapprocher de leurs proches vieillissants. Donc on on se rend compte que en partant de de de ce principe que la volonté de retour elle est forte et elle s'appuie sur vraiment sur sur quelque chose de palpable. Et est-ce qu'on aurait plus de mobilité puisque on aura pas d'acteurs de ce secteur ?
dans les différentes tables rondes d'aujourd'hui et c'est peut-être dommage avec le recul parce qu'on en parlait dans notre première table ronde euh les absences parfois de liaison aéroportuire de vol à des prix à peu près corrects pour relier les différents territoires entre eux mais également bien évidemment avec l'hexagone. Est-ce que c'est un problème justement pour la mobilité parce que s'il y avait des liaisons un peu plus simples, un peu moins chères, un peu plus nombreuses en tout cas c'est le patron du Clemed qui disait tout à l'heure qu'il aurait plus de brassage s'il avait plus de liaison pour les territoires.
Est-ce que c'est un enjeu aussi du point de vue de la Martinique des filles ? Alors aujourd'hui, on en on on en parlait précédemment, le frein principal, il est d'ordre professionnel. Donc oui, effectivement avoir des liaisons plus régulières, bien qu'il y en ait déjà sur le sur pour la Martinique, euh avoir des billets d'avion moins cher, ça fait partie, c'est c'est aussi un enjeu. En revanche, il faudrait plutôt recentrer le débat puisqu'il s'agit de la question de l'emploi. Maintenant, euh on ne pourra pas dire à des candidats il y a des offres àvoir en Martinique revenir. Ça, ce n'est pas possible.
Il faut leur permettre vraiment de se projeter euh de ilut remettre du concret en fait dans ce qui était peut-être qu'un fantasme ou juste une envie lointaine. Et la volonté de retour au pays, elle est là et elle concerne 8 Martiniicais sur 10 et désormais 9 Martiniicais sur 10 suite aux différentes crises qu'on a pu rencontrer, crises de sanitaire, les crises sociales, les guerres aussi finalement agissent tel des accélérateurs de projets de retour au pays. Donc c'est tant mieux pour nos territoires. C'est que le risque géopolitique aujourd'hui donne envie d'être au plus près des siens pour et de son territoire. C'est un accélérateur de ces derniers mois. Tout à fait.
aujourd'hui aller virer ces 80 contacts par jour à la fois sur les réseaux sociaux, par mail, par téléphone, des personnes qui se rendent à notre local. Il y a un un engouement autour de de de notre démarche et nous en sommes très heureux. Aujourd'hui, nous travaillons avec tous les acteurs, on l'a déjà dit, avec les acteurs de l'emploi, du déménagement. Je crois que vous allez travailler un peu plus avec France Travail là, j'ai cru quelques petites propositions effectivement euh et l'objectif c'est de pouvoir développer nos actions pour favoriser encore plus ses retours. Alors est-ce qu'il y a une question dans la salle ? Ah tout de suite, on a un micro qui va arriver.
Est-ce qu'à chaque fois vous pouvez juste bien vous présenter, dire qui vous êtes, si vous êtes d'une société dire laquelle c'est pour que nos interlocuteurs aient le contexte. Merci. Bonjour Catherine Rodap, présidente MDEF Martinique. Je veux simplement vraiment féliciter le travail sur le territoire fait par France Travail, par la PEC, par l'association viré. Je le dis parce que le MDEF Martinique est très engagé dans la recherche des talents, la recherche de compétences et l'accompagnement au MDEF Martinique. Nous avons recensé au sein de nos adhérents.
Nous comptons 300 adhérents les besoins en terme de compétences, les besoins en terme de savoir-faire et nous allons les relayer prochainement à France Travail également à la PEC et à l'association à l'évirer.
L'idée c'est de pouvoir donner de l'information, de la lisibilité et que nos collaborateurs à la recherche d'un employ en Martinique puisse rentrer dans un B2B avec les entreprises concernées et si compétences est nécessaire en terme d'expertise et bien qu'il puisse y avoir cette cet accompagnement, cet encadrement pour que le collaborateur jeune ou moins jeune à la recherche d'un emploi puisse avoir l'information en amont, être encadré et être accompagné pour que bien la rencontre soit une réussite à 100 %. Alors, on peut vous applaudir. Hop !
Thbo, vous vouliez peut-être répondre ou compléter parce que finalement c'était pas vraiment une question mais un commentaire mais qui était très intéressant. Non, mais d'abord merci pour pour vos encouragements, mais c'est c'est l'occasion de souligner le lien quand on parle des acteurs économiques, c'est parce qu'en fait on travaille main dans la main avec les MDEF territoriaux, avec aussi vos collègues des chambres de commerce. C'est vous qui connaissez votre tissu économique. C'est c'est eux qui ont la bonne relation avec les entreprises dans l'ensemble des enjeux qu'ils ont à adresser. Et nous en fait, on est leur bras armé RH.
En fait, nous on est le bras armé RH des entreprises, on est le bras armé RH des territoires. Et donc, très concrètement, je me souviens de la dernière des derniers échanges qu'on avait eu avec le MEDEF qui avait réuni un certain nombre d'entreprises. En fait, on a partagé toutes les difficultés qui étaient rencontrées par les entreprises sur le recrutement pour voir quelles étaient les solutions qui fonctionnaient avec certaines entreprises et qu'on aurait pu déployer pour d'autres.
Typiquement ce qu'on a évoqué sur je me souviens très bien d'une discussion sur le secteur de de l'hôtellerie restauration qui est quand même assez dynamique en Martinique qui souffre parfois de difficultés de recrutement qui fait encore beaucoup venir pour certains des personnes de la métropole et donc on a travaillé ensemble à voir comment on pouvait développer des filières de recrutement et de formation locale. Et ça marche. Oui et ça marche. Et et et ça marche. Et donc mais ça marche beaucoup mieux. pas quand c'est Fran R qui dit "Regardez, ça marche parce que là il peut y avoir euh euh une suspicion. Voilà, une suspicion.
Voilà, c'est comme voilà, ça peut faire au télépublicité, enfin je sais plus comment télérédactionnelle mais publ rédactionnel. Publ rédactionnel, pardonnez-moi, mais en ça nous permet de vivre de temps en temps. Voilà, exactement. Mais en revanche euh euh en revanche quand vous avez des entreprises, des entrepreneurs qui parlent à d'autres entrepreneurs en disant voilà nous pass face à ce problème-là, voilà ce qu'on a mis en place avec France travail et ça produit des résultats, là on peut commencer à gagner la bataille de l'emploi. Donc du coup la coopération et la démarche collective, le faire avec, il est absolument décisif.
Et moi, j'observe que dans les territoires ultramarins, c'est un des atouts compétitifs de ces territoires. C'est que on se connaît, chacun est attaché au développement de son territoire et du coup la coopération est je dirais plus naturelle. Et donc je pense que ça c'est un atout qu'il faut vraiment faire vivre dans nos modes de fonctionnement pour gagner la bataille de l'emploi. Et cette table ronde de la façon dont elle été montée par le ministère, je trouvais être un bon exemple de vos différentes possibilités à travailler ensemble. Est-ce qu'il y a une question tout en haut, on va aller si ça vous embête pas voir madame là-bas tout en haut. Hop en plein.
Alors monsieur au début hop avec la chemise blanche. Alors pareil si vous pouvez bien vous présenter si vous appartenez à une entreprise nous dire où vous travaillez. Ça marche. Bonjour à toutes. Bonjour à toutes et à tous. Je m'appelle Madidi, directeur d'une structure qui fabrique et assure la pose de brique de terre comprimée à Mayotte. Donc sur les sujets de reconstruction, on est fortement impliqué sur ces enjeux. Malheureusement, j'avais des questions sur la première table ronde, mais il y a pas eu justement, on peut pas vous rappeler les les personnes. Voilà.
Non, non, mais je je j'entends et j'espère que je pouvoir les rencontrer ben un peu plus tard dans le cocktail est à 12h et demi dans le hall de la Banque de France. Donc concernant le sujet qui nous concerne sur deuxème table ronde, moi j'avais une question vraiment adressée à monsieur Guys, je sais pas si j'ai bien correctement prononcé le le nom. Amot, nous avons aujourd'hui un outil industriel qui est mis en place qui permet de fabriquer la brique de terre comprimée. Donc je m'explique, nous pouvons produire jusqu'à 12000 briques de terre journalier. La problématique que nous rencontrons, c'est le l'absence du vivier pour assurer à la fois la pause.
Là, on parle de niveau maçon, mais pour assurer le suivi, les chefs de chantier, mais pour la gestion globale d'un chantier, les conducteurs de travaux. Cette problématique, elle est déjà présente en dehors même de l'aspect de la brique de terre et on a également une problématique adossée à un manque de vivier de nationalité française.
Donc ma question aujourd'hui c'est comment quelle stratégie vous allez pouvoir mettre en place France travail en tout cas sur cette spécificité que nous avons à Mayotte pour pouvoir à la fois permettre une montée en compétence garantir à tous les enfin je veux pas dire tout mais une grande partie des entreprises du milieu du PTP ont beaucoup de mal à assurer un suivi du chantier de A à Z parce qu'on se retrouve très rapidement sans personnel qualifié et ben des personnes qui doivent renouveler leur titre de séjour. Du coup, est-ce que vous aviez déjà identifié cette problématique chez nous et est-ce que vous avez envisager de mettre en place des stratégies pour répondre ? Merci beaucoup.
Non, la question est tellement précise que vous avez le droit de dire que vous êtes pas tout à fait au fait de la question, mais qu'on vous apportera aussi une réponse complète. J'ai déjà été par deux reprises à à Mayotte. Alors, je dis pas que j'ai une connaissance du coup de tous les besoins de tous les secteurs là-dessus, mais simplement euh j'espère que vous êtes connecté en tout cas France travail, sinon je vais vous passer le 06 d'Éric Keller pour que on s'occupe de ça. Euh deux euh moi j'avais envie de dire deux choses. La première c'est sur l'accompagnement de vos besoins. Je pense que vous avez des besoins de compétences plutôt de production ou de pause.
Et ça honnêtement, je pense qu'on a toutes les solutions et on peut mettre en place toutes les solutions ensemble sur le territoire Maoré, sur le repérage, sur la formation, sur l'accompagnement dans le poste, typiquement sur sur les postes de production et d'installation. Et ensuite, vous mettez le doigt là sur ce que Scanlor Courri aussi mentionné, c'est que les conducteurs de travaux, mais c'est une problématique qu'on a autant en France métropolitaine que que dans les DOMES. Et donc là, on a un sujet de repérage et de fabriquer en fait des conducteurs de travaux. Et là, on a deux pistes.
La première, on ybos, c'est sur la piste de l'apprentissage en lien avec les groupes de de de construction. Et là, je pense qu'on peut vous aider à faire du repérage sur des sorties d'apprentissage en conducteurs de travaux qui ne sont pas recrutés dans ces groupes-là et qui pourrai éventuellement être intéressés par une aventure à Mayotte. Donc là, c'est un petit peu du du enfin comment dire du sans couture un petit peu ciblé qu'il faut qu'on réussisse à faire. Mais derrière un conducteur de travaux, c'est des dizaines d'emplois qui sont possibles. Donc ça évidemment ça, on peut regarder. C'est ça.
C'est des sortes de contrats de mission qu'on peut faire sur une durée précise parce que ça va peut-être un jour peut-être que ce problème va un poil se régler. On l'espère en tout cas du côté de Mayotte. et et exactement. Donc ça ça c'est quelque chose vraiment qu'on peut qu'on peut qu'on peut travailler ensemble. On n pas de la baguette magique mais on a probablement les moyens de vous aider à faire un petit peu le repérage le repérage de ces de ces candidats là.
On a aussi le sujet des reconversions euh où on accompagne aussi les reconversions parler des plus de 50 ans et en fait on a de temps en temps des des cadres ou des personnes qui ont des supers expériences et qu'on arrive à reconvertir dans des nouveaux métiers dont notamment les vôtres là-dessus et ça ça peut être aussi une deuxième piste. Et moi je voulais insister aussi sur un point c'est que je trouve soit dit en passant votre initiative excellente. Elle me fait penser en fait à d'autres initiatives qu'on soutient et qu'on a repéré dans le cadre du de de notre programme de d'identification des innovation dans les dans les territoires ultramarins.
Et moi ce qui m'intéresserait aussi c'est qu'on travaille aussi beaucoup plus sur l'achat local et l'achat inclusif. Et typiquement, moi quand on fabrique, enfin quand on sort de terre, il se trouve que à Mayotte, on investit nous France travaille mais d'autres hein, quand on sort de terre une nouvelle agence, moi j'aimerais bien qu'elle soit fabriquée de façon maximale en valorisant les savoir-faires locaux.
Et donc, il y a aussi un boulot à faire pour que sur nos processus d'appel d'offre, on valorise euh et euh euh on fasse en sorte que l'emploi local et les technologies environnementales, parce que je pense que derrière votre procédé, c'est hyper euh c'est hyper bon aussi pour l'écologie, ce soit favorisé dans nos politiques euh dans nos politiques. Et là, je le dis pour toutes les entreprises et pour France Travail aussi, comment on travaille ensemble à faire en sorte de développer l'économie par ces coopérations sur les territoires ultrains. Et ben voyons, bravo. Je crois qu'on peut vous applaudir parce que vous répondez quand même à tout hein.
Alors, il y a une question pour madame tout en haut là-bas. Hop. Bonjour à tous. Euh Cine Maturin euh alors moi je suis salarié mais je suis également bah ça arrive à des gens très bien vous savez hein. [rires] Je suis également nous on aime bien également fondatrice de deux sociétés donc euh donc dans l'une je suis passée d'ailleurs par le POE pour recruter. Donc ça s'est très bien passé. Ça fait déjà 1 an que la société fonctionne avec la personne que j'ai recruté dans le cadre de la formation. Ça se passe très bien.
Et euh une autre en fait qui est en cours ben de développement euh c'est sur la mobilité urbaine propre et du coup je me rencontre à une problématique, c'est la compétence en fait sur place. Alors je viens de la Guyane euh et effectivement je ne je ne retrouve pas en fait les compétences pour pouvoir produire euh ma station en fait en Guyane. Donc pour la première, je suis obligée de passer par la métropole. Mais mon souhait aurait été effectivement de de pouvoir de trouver les compétences sur place pour pouvoir produire sur place. Ah bon ça était parti ailleurs.
Mais dans quel secteur d'activité vous avez dit c'est alors la mobilité euh euh durable donc électrique c'est une station que j'ai conçu pour des scooters électriques en libre service et autonome. Et là vous faites venir des gens de métropole. C'est ça que vous dites. Alors là pour ma première station jeigu c'est est-ce que il a aussi une formation adaptée pour ça en particulier en Guyan ? Alors j'ai cherché un intégrateur parce qu'il me fallait un intégrateur et j'en ai pas trouvé. Donc c'est sur la métropole malheureusement que j'ai dû trouver et justement j'ai pas trouvé cette compétence là en Guyane.
J'avais une question pour madame de non Stéphie justement quand est-ce que est-ce que vous prévoyez de vous installer en Guyane parce que parce que je suis ben issue en fait de ce dispositif mais que j'ai fait seule. J'ai vécu 19 ans en métropole et je suis rentrée en Guyane bientôt, ça fait 10 ans et je vous avoue qu'au bout de 2 ans, je voulais repartir. [rires] Donc j'ai tenu parce que ben comme vous l'avez dit tout à l'heure, j'ai une petite fille qui est née à Paris et qui ben connaissait pas sa famille et donc je suis rentrée pour la famille aussi. Alors, c'est vrai que c'est une question très intéressante.
Est-ce que votre modèle, il est duplicable ou est-ce que vous allez travailler avec d'autres associations dans les différents territoires ultra marin ? Alors, nous sommes les premiers, on a été les pionniers vraiment à dans le cadre de l'accompagnement des talents à rentrer chez eux. Par la suite, la Guadeloupe a aussi créé un dispositif, la Guyane aussi. Voilà. Donc ça ça existe en Guyane. Alors c'est vrai que nous on a la chance d'avoir pu euh professionnaliser la démarche à virer, ce qui a donné vraiment un coup d'œuf fouet et c'est la raison pour laquelle aujourd'hui on a par exemple euh la première résidence du retour au pays.
Donc il s'agit de logement euh dédié aux personnes qui veulent rentrer et ça leur permet d'avoir un piét à terre en arrivant sur le territoire. Donc voilà, nous avons plusieurs projets innovants comme celui-ci, mais bien évidemment nos nos actions pourraient être duplicable bien en les adaptant avec les spéciement.
a des acteurs ici qui seraient intéressés associatif, vous êtes prête à regarder à dupliquer votre technique, j'ai envie de dire pardon du mot que j'utilise mais à dupliquer le modèle à parler aussi de notre expertise parce que aller virer c'est 7 ans 7 ans d'activité 7 ans d'engagement sur la question du retour au pays plus de 10000 contacts aujourd'hui dans les institutions, dans les dans les ministères, enfin vraiment partout. Donc c'est avec grand plaisir que nous restons à votre disposition pour développer votre Alors la formation technique mobilité à Cayenne, elle existe ?
Euh pardon, vous vouliez dire quelque chose et après on va conclure hein parce que la ministre c'est intéressant mais c'est le même sujet que pour enfin pour pour la Guan et du coup c'est c'est pas une réponse, c'est plutôt une proposition. Ce que je me dis c'est euh en fait il y a beaucoup d'entreprises qui sont confrontées, on le voit euh sur les besoins, je dirais plutôt de production. Là, on a les solutions et là, on peut regarder vraiment avec les équipes de Guyan si vous connaissez la POE et que ça fonctionnait. Franchement, je pense qu'à mon avis, il il y a une partie des job où on peut y répondre. Mais ça bloque sur là votre intégrateur système typiquement ça, on va pas le trouver.
Enfin, on on va avoir des énormes difficultés à moins d'avoir de la chance à ce qu'il soit présent, disponible et pas en emploi, en Guyan. honnêtement euh les chances sont sont epsilonesques. Donc ça suppose et peut-être que ça sera un premier euh un premier point de sortie. En tout cas, moi je suis prêt à travailler. Ça m'intéresse qu'on travaille ensemble à faire en sorte que pour le prochain choose outreem l'année prochaine, on est on développe notre outil.
On on a on a développé nous un outil qui s'appelle Match FT à base d'intelligence artificielle et qui permet en fait quand on a une offre d'emploi d'aller chercher parmi la base des 7 millions et quelques personnes qui sont inscrites à France Travail quelles sont les personnes qui correspondent le mieux en fait à cette offre là. Euh et là, on est en train de la déployer progressivement sur euh sur toute la métropole, mais je pense qu'il faudrait euh travailler de façon plus spécifique sur les recrutement de cadres ultramarins, enfin ou de postes techniques ultramarins qu'on irait chercher un petit peu partout sur euh sur la métropole ou évidemment dans les territoires ultramarins.
Et ça c'est peut-être une innovation qui pourrait sortir de Tchus d'outre mer et sur lequel on va y bosser. Comme ça, s'il y a un besoin d'un conducteur de travaux ou d'un ingénieur système, qu'on soit plus apte demain à les identifier. qu'on ne le fait aujourd'hui. Alors, je vous voulez juste mais on conclut après. Oui, juste dernière question pour madame madame Cour quand est-ce qu'on aura un représentant de la PEC en Guyane parce que j'ai besoin de mettre en place le dispositif d'émission reconversion parce que je suis cadre mais j'ai pas de correspondance. Oui. Alors, on s'est implanté mais effectivement on a eu un petit sujet.
Alors, je regarde mes équipes qui me passent la réponse mais qui vont le dire à mi-octobre. Mi-octobre. Bah oui, c'est demain. Vous ser de retour que ça y est, la PEC ouvre tout pour vous. Non, non, on a ouvert mais on avait un petit sujet voilà de ça arrive sur les vous pourrez même je pense récupérer auprès des équipes le bon numéro de téléphone que ce soit. Mais euh mais c'est ce qu'on disait, nous on a beaucoup misé sur l'implantation locale parce que sinon on y a enfin on peut pas répondre concrètement aux questions et ce que dit Thbétier de vous aider là-dessus. Donc voilà. B en tout cas je voulais vraiment vous remercier très sincèrement parce que moi j'ai trouvé ça passionnant.
J'espère que vous aussi. Merci à vous quatre et je repasse la parole à Marie-Christine. Merci Emmanuel et merci. On va rester dans la thématique d'investir dans les talents ultramarins dans quelques minutes. Mais avant, on continue avec la séquence. Les entreprises choisissent les outres mères. On va parler de l'école 2600 et j'invite Valérie de Saint-Pè, présidente et cfondratrice de l'école 2600 pour une thématique plus que d'actualité. Merci de l'accueillir chaleureusement, s'il vous plaît. Je vous invite à prendre un micro. Oui, un micro disponible. Alors, je vous donne quelques éléments. L'école 2600, c'est la grande école spécialisée en cyber cybersécurité.
Il me semble que c'est la journée de la cybersécurité. Cette école s'implique activement dans la résilience numérique des territoires ultramarins. Comme vous le savez, les territoires ultramarins, Réunion Guadeloupe, Pacifique, Mayotte et tous les autres représentent des zones géographiques stratégiques particulièrement exposées aux cybermenaces et à la manipulation de l'information. S'il vous plaît, je vous invite à S'il vous plaît, mesdames et messieurs, je vous invite à faire un peu moins de bruit. Merci beaucoup. Et pour y faire face, l'école 2600 intervient comme partenaire académique central pour accélérer la formation au métier de la sécurité du numérique.
Madame la présidente, je vous laisse en dire plus et puis aussi nous partager votre vision pour les autres mères. C'est à vous. Merci Marie-Christine. Bonjour à toutes et tous. Alors effectivement aujourd'hui c'est le démarrage du cyberma en France et en Europe. L'école de 1600 nous nous proposons un continuum de formation en cybersécurité qui va du lycée jusqu'au master avec des programmes certifiants et diplôms et qui continuent ensuite en formation continue de la sensibilisation à l'expertise. Donc le projet que nous portons est un projet France 2030 et nous allons dans cette phase d'expérimentation le déployer dans six territoires ultramarins.
Et je tiens à remercier le secrétaire général pour l'investissement et la banque des territoires pour leur soutien et leur confiance sur ce projet. Alors ce projet, l'ambition du projet, c'est de faire des territoires ultramarins des pôle d'excellence en cybersécurité et de répondre à trois objectifs d'impact. on en a parlé dans la précédente table ronde. Le premier objectif d'impact, c'est de permettre aux jeunes euh ultramarins de se former à la cybersécurité et d'avoir des perspectives d'emploi et de développement de carrière tout en restant dans leur territoire. Le deuxième objectif d'impact, c'est on en a parlé également, c'est d'avoir ces ressources.
Finalement, on va former ces ressources, on va former des techniciens, on va former des experts en cybersécurité qui vont permettre de répondre à un besoin urgent de protection, de cyberprofection et de résilience de nos autres MES qui sont des territoires stratégiques pour la France. Et puis vous savez, la cybersécurité ça s'opère en 247. Les attaquants ne s'arrêtent pas, c'est international. À 19h, ça s'arrête pas. Au contraire, ça continue absolument. Et donc le fait d'avoir des ressources dans nos territoires ultramarins, ça va permettre à nos entreprises française de l'Hxagone particulièrement de pouvoir opérer la cybersécurité en 247 en territoire souverain.
Et puis n'oublions pas que nos outremères sont également des zones géographiques stratégiques pour développer les marchés export. Alors, la manière dont nous opérons en fait, on a joué la mutualisation. On a développé une plateforme qui permet de mutualiser tout notre savoir-faire à l'école de 1600, également tout notre patrimoine pédagogique et je veux insister sur toute l'infrastructure technologique parce que c'est des investissements énormes pour pouvoir enseigner la cybersécurité par de la pratique et c'est essentiel dans notre secteur d'activité.
Donc tout ce patrimoine va être transmis, transféré à des opérateurs de formation territoriaux du lycée jusque au master dans les universités et avec des opérateurs de formation continu également dans tous les territoires ultramarins avec lesquels nous allons euh travailler. Et donc je d'ailleurs je suis fière et heureuse de vous annoncer que le projet a démarré puisque nous avons lancé les formation 2600 dans les lycées à Mayotte la semaine dernière et [grognement] qu'on va continuer dans tous les autres territoires, dans les six autres territoires. Important également parce que ça c'est notre ADN et on l' on le transfère aussi dans les territoires ultramarins.
Dans nos consortiums, on a intégré des entreprises et institutions nationales, mais également des clusters et des entreprises territorial, donc dans chaque territoire ultramarin. Et ça c'est important parce que ça permet de nous adapter aux besoins réels des de chaque territoire et de faire plusieurs métiers, plurimétier avec différents acteurs et organisants. Absolument.
Et d'ailleurs, je voudrais euh remercier et saluer euh cette extraordinaire énergie de nos partenaires ultramarins, vraiment et je pense à des gouvernements comme le gouvernement de Nouvelle-Calédonie, les équipes de Christopher Gigz, je pense au cluster, à cyber Mayotte, à cyber à Mayotte Intech, pardon, à cyber Réunion également Open NC. Bravo et merci. Et puis pour en terminer, je voudrais vous dire Ah bah très bien. Alors du coup, je vais citer tous les territoires ultrémarins avec lesquels nous allons travailler.
Donc Mayotte, Nouvelle-Calédonie juste après où on va former dans les lycées et avec les CCI de Nouvelle-Calédonie, on va développer aussi un bachelore en Nouvelle-Calédonie, la Réunion où on va former en master avec l'université de la Réunion. Donc à chaque fois, on s'adapte au besoins de chaque territoire. On regarde bien évidemment, on a rencontré tous les opérateurs, on regarde ce qu'ils font, ce qui existe, ce qui n'existe pas en cybersécurité et en fait on développe avec des partenaires locaux nos programmes en cybersécurité. On aurait pu faire le choix de se dire "Bah, on va implanter en propre une école de 1600 sans la faire opérer par des opérateurs locaux.
C'est pas le choix que nous avons fait parce que en fait chaque territoire a sa culture. Euh les écoles sont déjà implantées, il y a des Capex qui sont déjà investis. Et donc autant travailler avec ces écolesl plutôt que d'aller créer une école en chaque territoire ultramarin. Et donc ce que je ce que je voulais voulais vous dire également, c'est que euh la cybersécurité, on parle de chiffre effectivement, j'ai pas cité le chiffre tout à l'heure de 45 % quand même des jeunes qui quittent leur territoire postbac et on en parlait tout à l'heure, c'est Stépfi qui en parlait en disant ils reviennent pas toujours.
Mais au-delà des chiffres, la cybersécurité, c'est avant tout une histoire de femmes et d'hommes qui sont passionnés, qui sont engagés et surtout qui travaillent ensemble. Donc l'enjeu de notre projet France 2030, c'est vraiment de créer une grande communauté qui réunissent hexagone et territoire ultramarin et de faire en sorte que des entreprises, des institutions, des techniciens, des experts cyber travaillent, œuvrent ensemble à la résilience et à la souveraineté de la France. Et quelque part, c'est essentiel et c'est comme ça que nous nous voyons le choix des outresemères. C'est un choix collectif des outres et de l'hexagone qui travaillent ensemble. Voilà. Merci.
C'est madame la présidente, vous le voyez, c'est un programme, l'école 2600 qui travaille quand même. C'est un un programme très intéressant et exceptionnel puisque elle a la particularité de travailler en partenariat avec les organisateurs sur place et de pouvoir partager une plateforme de service. Vous voulez rajouter un petit mot ? Oui, absolument. En fait vraiment on est sur la spécificité de chaque territoire et en même temps, il y a plein de de de bonnes pratiques qui sont à mutualiser et j'insiste sur l'idée d'avoir cette communauté transverse entre tous les territoires ultramarins et l'hexagone. On l'a lancé et ça fonctionne très bien. Voilà. Merci infiniment madame la présidente.
On rappelle que c'était la journée de la cybersécurité. Merci encore. Vous pouvez encore l'applaudir. Le mois le mois de la cybersécurité tout le mois. Et on continue sur le place à un temps fort en faveur de l'emploi en Outremè. Maintenant place à la signature de la convention entre le ministère des outremères et France Travail. Et je vais inviter de nouveau la ministre des outremères, madame Naïam Mouchou à me rejoindre sur scène et monsieur Thbao Guiloui, directeur général de France travail également à me rejoindre sur scène sous vos applaudissements s'il vous plaît. Et je vous donne stylo magique tous les deux. Voilà madame la ministre le stylo magique.
Voilà et je vous indique quelques information. Cette convention de 3 ans, comme vous le savez, c'est pour mieux répondre aux besoins de recrutement. France Travail s'implique, le ministère des Outremes s'implique pour développer des formations adaptées aux besoins des entreprises et favoriser le retour ou la mobilité des compétences vers les outresem. Et je crois que c'est une convention de 3 ans. C'est parti pour cette signature. Et au moment de la photo pour les consœurs et les confrères, madame la ministre, c'est à vous et je vais vous laisser dire un mot juste après. C'est pas un chèque mais presque. Voilà. Monsieur le directeur général.
Voilà, je vous invite à applaudir et à vous mettre tous les deux à côté pour la photo. Merci beaucoup. Voilà. Merci beaucoup. Je vous laisse dire un petit mot, madame la ministre, monsieur le directeur général. Tenez, voilà, je crois que ça marche. Non, d'abord d'abord juste parce que la convention c'est un bout de papier et je crois que la ministre elle cherche, elle court pas après les bouts de papier.
En revanche, on s'est vu en janvier euh dans dans votre bureau pour parler finalement de votre initiative Toutem à laquelle on a évidemment adhéré complètement et on a eu l'occasion de de le partager à l'instant parce qu'on croit beaucoup au potentiel des outresemes, au potentiel entrepreneurial, au potentiel d'innovation et France travail, nous on est là pour finalement accompagner les compétences et les talents qui permettent tous ces projets de développement Et donc c'était tout naturel qu'on qu'on rejoigne le mouvement et qu'on qu'on coconstruise ensemble les euh euh les solutions qui accompagnent cette politique euh je dirais d'innovation, de développement et de conviction euh euh que vous portez pour les euh pour pour les outresemères.
Euh la deuxième chose, c'est on voulait vous vouliez que ce soit très concret et donc euh euh derrière c'est des enjeux sur la formation, c'est des enjeux sur la mobilité, c'est des enjeux sur l'accompagnement des innovations. Euh et c'est ça va être du suivi par l'impact, c'est-à-dire toutes toutes les semaines, tous les mois, on va regarder si on a vraiment des résultats et si les employeurs, les entreprises qui innovent, qui investissent en notre mer sont satisfaites de nos services et trouvent les talents qui existent chez Ultramarin. Et vous pouvez compter évidemment sur France Travail. et ses partenaires du réseau pour l'emploi pour vous accompagner là-dessus.
Et puis euh il y a aussi un engagement, c'est de se retrouver régulièrement et de venir vous rendre des comptes au ministère et de s'assurer que le choose outre mer dans l'année mais c'est tous les jours de l'année où on est dans l'esprit de Chouem. Donc vous pouvez compter sur nous et les équipes de France travaille. On est vraiment très fier d'être à vos côtés pour cela. Merci beaucoup monsieur le directeur général. Madame laiss, un mot. Merci beaucoup. Je saluer madame la sénatrice Jacques et madame la sénatrice Concogne qui nous ont rejoint. Un grand merci au directeur général de France Travail cher Tibbau.
Merci beaucoup parce que l'implication effectivement des services de France Travail, elle est essentiel si on veut faire avancer ces sujets d'importance majeure pour les territoires et on y travaille c'est vrai depuis plusieurs mois à essayer de trouver les solutions qui soient les plus en proximité avec les territoires et les réponses sont pas toujours les mêmes d'ailleurs à apporter et on fait vraiment ce travail dans la granularité territoire par territoire.
Euh je voudrais rebondir sur sur un des propos que vous avez tenu, monsieur le directeur, c'est la question du temps effectivement parce que euh et c'est ce qu'on se s'est dit effectivement il y a quelques mois euh quand on s'est vu à mon bureau. C'est ce que je dis à chacun des acteurs que je rencontre dans la construction d'une chose outreem. C'est pas fait pour être un événement ponctuel. Effectivement, on va pas baisser le rideau ce soir et se dire que les choses sont faites et c'est très bien et retourne chacun chez soi. L'idée, c'est de s'inscrire dans la durée bien évidemment, c'est que tout ça produise des effets dans le temps et dans le temps long, le plus long. possible.
Donc il y aura un suivi très régulier. C'est pour ça qu'on essaie de s'engager dans le temps maximum si c'est une convention de 3 ans et c'est très bien parce que ça veut dire que on va se voir, on va se revoir, on va constater ce qui a marché et on va l'amplifier, on va voir ce qui a peut-être posé plus de difficultés et on va essayer de régler les choses et on le fait vraiment sur chaque chacun des sujets du choose outreem. C'est aussi ça la vision que j'essaie de porter de se dire on déclenche quelque chose mais bien évidemment on fait en sorte que tout ça puisse produire des résultats dans le temps.
Et voilà et donc c'est une très belle convention qui on qui a été signée là qui va nous permettre par le travail aussi d'apporter un certain nombre de réponses économiques. Merci beaucoup et je rappelle qu'aujourd'hui a lieu sur ce site un job dating avec France travail et la PEC et qu'il a lieu en simultané dans les territoires des outremè. C'est aussi une action concrète puisque la ministre vous tiendra au courant du nombre de recrutements avec France Travail qui va avoir lieu aujourd'hui même. Merci beaucoup. Alors je répète pour cette matinée, la ministre a annoncé ce matin ce fond Outre Merwe. J'espère que vous l'avez bien en tête de 35 millions d'euros un fond public privé.
C'était la première annonce. Beaucoup de conventions seront signées aujourd'hui. La première vient d'être signée à l'instant. Nous aurons d'autres conventions tout au long de la journée, d'autres séquences, d'autres animations. Mais pour le moment, au nom de la ministre des outresemes, je vous invite au cocktail qui est donné dans le hall aujourd'hui juste en bas et on se retrouve à 13h45 pétante pour la suite des présentations, des annonces fortes, des signatures de convention et peut-être d'autres surprises. Très bonne journée à vous tous et à tout à l'heure. Merci beaucoup. Merci madame la ministre. Merci monsieur directeur général.
[applaudissements] [applaudissements] [applaudissements]
qui continue avec nous cette journée. Et bien sûr, nous avons le bonheur d'avoir le ministre Serge Papin, ministre de la petite et moyennes entreprises, du commerce, de l'artisanat, du tourisme et du pouvoir d'achat. Merci de nous faire l'honneur de votre présence, monsieur le ministre. Peut-être quelques mots pour vous rappeler ce qui s'est passé dans cette première édition du Toutem mis en place par la ministre Naima Mchu. Ce matin, la ministre a annoncé le fond le fond Outre intitulé Outre Merwan, un fond de 35 millions d'euros. Un fond public privé avec des investisseurs également publics et privés. Vous en connaissez également les modalités. Il y a eu des signatures de convention.
Cet après-midi, nous avons le bonheur de vous avoir parmi nous pour cette séquence avant euh la séquence sur l'emploi. Je vais vous inviter, monsieur le ministre, à faire les propos liminaires de la proch du prochain atelier sous vos applaudissements, s'il vous plaît. Merci, monsieur le ministre. Bien madame la ministre, chère Naïa, mesdames et messieurs chefs d'entreprise, investisseurs, chers amis, bon je viens de faire déjà le plus beau détour du monde quand on fait comme ça tous les stands des territoires ultramarins, c'est quand même ce qu'on a de plus beau dans notre pays.
C'est moi j'ai j'ai travaillé avant d'être ministre dans un compon de commerçants indépendants qui s'appelait système U, les magasin U et évidemment il y en a pas mal dans les territoires ultramarins. Je connaissais ici ou là tous les enjeux évidemment particuliers et j'avais l'occasion d'aller dans les territoires pour voir les magasins et il y a une phrase que j'ai entendu plusieurs fois me disait tu sais Serge quand tu entreprends en areem et que tu réussis alors tu peux entreprendre partout ailleurs. Et bien si cette phrase est vraie, il y a dans cette salle qui sont des gens qui sont aujourd'hui capables d'entreprendre partout dans le monde.
Ce sont notamment les quatre chefs d'entreprise que nous allons entendre dans quelques quelques instants. Quatre entrepreneurs au parcours remarquable qui ont connu les contraintes, les difficultés et aussi les obstacles. Car oui, nous nous racontons pas d'histoire des obstacles. Il y en a outreem l'accès au financement, la taille des marchés, la dépendance aux importations, les surcouts logistiques, les frais d'approche, voilà autant de difficultés. Et pourtant, je suis convaincu qu'aucun endroit n'offre à mon sens un environnement aussi propice à l'esprit entrepreneurial que celui des territoires ultramarins. Car voilà des terres qui regorgent de défis et donc d'opportunités.
Et quand il y a des problèmes à résoudre, c'est il y a alors la place pour l'innovation. Je pense bien sûr au défis climatiques, mais aussi au défis sanitaires, alimentaire, au défi numérique et au défi évidemment démographique par lequel nous sommes aussi concernés dans ces territoires. Et ces défis évidemment, ils sont pas les mêmes partout. Il y a des territoires qui gagnent des habitants, d'autres qui voient leur population vieillir rapidement. Il y a des îles qui ont des territoires continentaux. Il y a les îles, pardon, il y a les territoires continentaux. Il y a des réalités économiques, géographiques, démographiques très différentes, hein.
Euh aujourd'hui, par exemple, quand on parle d'un marché comme celui des Caraïbes, euh c'est sûr que si on veut avoir une taille critique, il faut raisonner par exemple Martinique, Guyane, Guadeloupe, c'estàdire les trois parce que là on est proche d'un million d'habitants. que là on peut entreprendre avec une population qui est intéressante, mais si on regarde que séparément un de ces trois territoires, c'est un petit peu plus juste pour avoir ce qu'on appelle la taille critique, hein. Donc on voit bien que là aussi les choses sont un peu à géométrie variable suivant les territoires. Mais partout, il y a des opportunités à saisir. J'en suis convaincu.
Les outremèes ont des viviers d'entrepreneurs. Et parmi ces opportunités, bien sûr, il y a le tourisme. Ça c'est un c'est une pépite. Je suis ministre du tourisme bien sûr, mais il y a la la une qualité de territoire de beauté dans chacun des endroits des pays ultramarins où on peut faire beaucoup mieux encore en matière touristique.
Il y a évidemment il faut ça passe par des infrastructures adaptées, pas obligé toujours non plus de de viser le tourisme de masse he parce que c'est intéressant ce qui est intéressant aussi c'est ce que ce qu'on appelait dans mon jargon la moyenne de panier c'estàd mieux parfois en avoir moins avec plus de valorisation mais là on peut faire sur les 10 ans qui viennent il peut y avoir des infrastructures adaptées dans tous les territoires ultramarins sur mesure pas la même chose dans tous les endroits. il y a un gros enjeu sur l'industrie touristique pour laquelle d'ailleurs au passage nous sommes leaders mondiaux.
Donc voilà, il y a du sens aussi à ce que les territoires ultramarins et une trajectoire de dynamisme dans dans les métiers du tourisme. L'artisanat, l'agriculture et désormais aussi l'intelligence artificielle qui peut être un outil pour innover, pour développer de nouveaux services, conquérir de nouveaux marchés. On aura d'ailleurs plusieurs exemples très concrets dans ce domaine dans la table ronde qui va suivre. Mais alors, quand on veut entreprendre, de quoi est-ce qu'on a besoin ? Et surtout quelles réponses pouvons-nous apporter collectivement à ces besoins ?
Moi, je vois cinq conditions essentielles, cinq conditions sur lesquelles j'aimerais dire un mot en guise d'introduction de cette table ronde qui est consacrée à l'entrepreneuriat. La première, c'est évidemment il faut des entrepreneurs, des femmes et des hommes pour entreprendre. Donc il faut des savoir-faut des compétences et je m'étendrai pas sur ce point car il en a été question ce matin. Mais évidemment c'est important d'avoir une dynamique d'entrepreneuriat, d'esprit d'entreprise et des gens qui soient aussi formés pour ça et qui veulent s'engager parce que c'est un engagement aussi. La deuxième condition, je l'ai évoqué tout à l'heure, c'est d'avoir un marché hein.
Et la particularité quand on entreprend notre mer, c'est qu'on est obligé de voir tout de suite très loin parce qu'il y a le marché local, mais il faut aussi dès le départ se poser la question comment vais-je vendre demain par exemple en Hexagone, on peut imaginer de vendre sur un métropole. Comment vais-je vendre dans les pays voisins aussi ? Et là sur cette question, il y aura parfois aussi cher Naïa, des questions à se poser sur la fluidité des échanges qui peuvent être faites avec les pays voisins.
J'ai pas on n pas les réponses tout de suite, mais dans tous les cas, moi j'écoute sur par exemple si on veut pouvoir vendre ou ou pourquoi pas importer sur des pays qui sont à côté, on a quelques difficultés administratives qui sont pas toujours simples. Et je sais naï que tu es aussi en discussion sur ces terrains là, mais bon, je suis à tes côtés aussi pour ça, pour essayer de simplifier aussi des choses de ce point de vue. Et en outreem, évidemment, on peut penser export bien sûr hein.
Je veux saluer à cet égard le travail que mène Business France à vos côtés pour accompagner les entrepreneurs ultramarins dans le développement à l'étranger parce que Business France, ils font aussi des matchs retour. Évidemment, ils peuvent aider sur l'export quand on parle de métropole, mais bien entendu, ils sont là aussi pour faire le chemin inverse euh et ils sont comment dirais-je très très bien équipés pour accompagner. La trème condition sont les financements. Donc là, je salue le fond qui s'appelle Outre Merwan.
Voilà, ça c'est indispensable en effet qu'il y ait des financements parce qu'on peut avoir l'idée du siècle, une bonne équipe, un bon marché mais sans financement évidemment tout va s'arrêter net ou tout n'ira pas plus loin. Et évidemment en matière de financement, il y a des dispositifs qui existent bien sûr pour la métropole et ils existent aussi pour les territoires ultramarins. Outre outre merane, il y a par exemple la BPI qui peut dans le cadre de création d'entreprise ou dans le cadre de reprise, j'en diraiis deux mots, mettre en place qu'on appelle des prêt d'onneurs.
Donc des prédonneurs, c'est jusqu'à 80000 € qui peuvent être proposés hein, sans sans intérêt ou avec des intérêts bonifiés. C'est aussi des garanties qui peuvent être données. Bon, évidemment, faut que le business plan soit rassurant, mais [grognement] s'il y a des garanties, ça ouvre bien sûr après à près conventionnel. Donc ça c'est des dispositifs Neymar qui existent euh pour la métropole et qui évidemment peuvent tout à fait être utilisé pour les territoires ultramarins, que ça soit en cas de création ou que ça soit en cas de reprise parce que la reprise c'est aussi un élément important de la souveraineté économique.
Alors il faut surtout que ces entrepreneurs sachent qu'ils ne sont pas seuls. C'est difficile d'entreprendre de manière isolée. Et il y a évidemment tout l'accompagnement qui est structuré avec les chambres de commerce et d'industrie notamment qui sont très bien organisées, très bien structurées sur les territoires ultramarins et elles sont au côté des des TPE, des PME pour les accompagner dans leur projet et évidemment contribuer à à leur développement économique. Ça c'est indispensable qu'il y ait parce que si on part tout seul à l'aventure, c'est jamais simple.
Et moi, par expérience, j'ai pu voir que quand il y avait une espèce de mentorat qui était fait avec les les notamment les champs consulaires, c'était beaucoup plus efficace et puis ça évitait les écueils qui sont souvent ceux du début des trois ou quatre premières années. Alors 4e condition, c'est avoir un projet économique soutenable et là nous savons que nous avons accès à des enjeux structurels qui pèsent dans le budget des entrepreneurs. Alors, je pense singulièrement au frais d'approche, enfin c'est quand on veut faire venir des matériaux ou des marchandises de métropole.
Bon, il y a, je le sais, des frais d'approche qui sont liés au transport, liés au coût des des distances qui sont importants et je pense qu'il faut agir. Et c'est précisément un travail que mène le groupe de travail territoire ultramarin du conseil national du commerce qui est piloté par la direction générale des entreprises. Ça c'est ça dépend de mon ministère avec plusieurs pistes. la mutualisation logistique, ça c'est quelque chose qui qui pourrait tout de suite porter ses fruits.
C'est une petite organisation, il faut travailler à mettre les gens ensemble mais il y a des choses qui peuvent tout de suite être intéressantes si on mutualise les choses en matière de frais d'approche listique. Pourquoi pas d'ailleurs encourager les synergies avec les grands groupes qui disposent eux de canaux de distribution et de capacité logistique et ensuite la diversité des approvisionnements et enfin le développement des échanges régionaux. Je faisais allusion tout à l'heure.
C'est vrai que chez plein plein de cas, on est obligé de on peut acheter par exemple de la marchandise sur un territoire à côté et malheureusement pour pour venir dans le dans le dans la région dans le territoire concerné, il faut parfois qu'elle repasse par donc ça double ou ça triple de prix alors que si on arrivait à fluidifier les choses, ce serait tellement plus simple. Voilà. Enfin 5è condition mes amis, c'est avoir une vision du temps long. Il faut penser long terme quand on crée une entreprise et on pense notamment au-delà de la croissance de l'entreprise qu'on a créé, on pense aussi à la suite à qui transmettraon l'entreprise ?
Et le sujet de la transmission est particulièrement important en outre mer notamment évidemment les transmissions familiales. On observe ces dernières ces dernières années une hausse des sessions et transmission d'entreprises notamment en Guyane ou à la Réunion où ce taux augmenté de 20 % entre 2019 et 2024. Vois bien que là aussi il y a une génération qui laisse sa place. À la Réunion, ce sont 230 entreprises qui ont été cédées entre septembre 2025 et août 2026, notamment alors dans le dans le commerce et la distribution ainsi que l'hôtellerie et la restauration.
Alors, il nous faut préparer cette ces transmissions, il faut les anticiper parce que si on se dit "Ah du jour au lendemain, ah ben il faut que je je vais céder mon entreprise", on trouve pas forcément de repreneur. Ça on on on l'a vu nous vraiment, on a on a l'expérience de ce sujet. Tous ceux qui veulent transmettre, il faut qu'ils y pensent 1 an, 2 ans avant pour pouvoir bien euh trouver l'acquéreur euh et puis avoir une transmission qui soit bien organisée. Autrement, parfois bah on trouve pas de repreneur et du coup quand il y a pas de repreneur, bah c'est une entreprise qui ferme.
Donc ça c'est une vraiment une de mes priorités depuis mon arrivée à Dersy et j'ai tenu à ce que la transmission soit au cœur notamment du prochain budget qui était présenté ce matin. D'abord le pacte du trail qui est sanctuarisé pour préserver la transmission familiale des entreprises. Donc ça c'est on n'y touche pas. Donc tout ce qui concerne transmission familiale, pacte du trail, vous pouvez évidemment vous en emparer. Et on crée et de nouvelles mesures fiscales pour favoriser la reprise notamment aussi par les salariés. Ça ça vaut beaucoup pour toutes les entreprises bah qui sont concernées aussi par le milieu touristique.
C'est beaucoup les les les restaurants, l'hôtellerie, ça peut être aussi des petits commerces. Ce sont des entreprises de moins de 10 salariés. Moi, j'ai souhaité euh qu'on puisse les faciliter la reprise aux salariés. C'est souvent dans ce genre d'entreprise sont les salariés qui sont les mieux à même de reprendre. Et donc, on a créé un dispositif qui facilite la reprise par les salariés et qui donne envie aux sédents de céder à leur salariés. Donc on a rapidement on a un suramortissement des dépenses d'investissement qui est pour les TPE de moins 10 salariés qui va être boosté à 60 % de suramortissement.
Ça veut dire que en gros on éloigne la fiscalité sur les bénéfices quand on peut suramortir les investissements qui seront faits. Donc ça c'est pour tout le monde toutes les TPE. S'il s'agit d'une session à un salarié du coup il y a plus de droit de mutation. Et donc vous savez, je donne un exemple, en métropole ou dans les territoires ultramarins, les TPE en moyenne, la session c'est à peu près 300000 €. 300000 € c'est on va prendre un fond de commerce euh 300000 € quand vous cédez actuellement c'est 10000 € de droit de mutation. Là dans le nouveau pact c'est 250 € c'estàd plus de droit de mutation. C'est quand même intéressant à condition évidemment que ce soit cédé à un salarié.
Enfin, et ça c'est quelque chose qui à mon avis va pousser à tous ceux qui réfléchissent à à à laisser leur entreprise et quand ils vont partir à la retraite, s'ils vendent à leur salariés, il y a une franchise d'impôts sur les plusvalues jusqu'à 1 million d'euros. Alors là, pour le coup, à condition qu'il vendent aussi à un salarié. Donc on voit bien là un dispositif qui au fond permet de transmettre bah à ceux qui créent de la valeur bah de devenir propriétaire et qui sont souvent les mieux à même finalement de reprendre je pense surtout au TPE.
Voilà mes amis, on a devant nous un défi collectif, c'est permettre à toute une nouvelle génération d'entrepreneurs ultramarin d'émerger parce que ça aussi c'est de l'entrepreneuriat accessible. Donc on profite de ces opportunités de départ pour laisser la place à une nouvelle génération de jeunes. Sachons encourager leur enthousiasme, leur créativité, leur volonté, leur courage aussi. Et chacun ici a un rôle à jouer. Les investisseurs bien sûr en amont pour faire confiance et permettre au projet de voir le jour.
tous ceux qui vont accompagner, je pense principalement aux chambres consulaires pour être à côté des entrepreneurs et dans la durée et les pouvoirs publics cher Neima aussi on est là à côté pour créer le cadre fiscal adapté, donner de la visibilité et faciliter aussi l'intégration régionale. Voilà, place maintenant à celles et ceux qui sont les mieux placés pour nous en parler, nos entrepreneurs ultramarins. Je vous remercie. Merci beaucoup monsieur le ministre. Merci infiniment. Merci pour avoir rappelé l'ensemble des dispositifs de façon précise. Merci pour votre soutien pour les entreprises ultramarines.
Je rappelle que votre intervention, comme toutes les interventions ont été diffusées et sont diffusées en direct pour les territoires des autres mèes et pour l'hexagone. Et on va je passe la parole à mon collègue Emmanuel Douteille pour l'atelier entreprendre en Outre Mè et on continue. Merci à vous. Merci beaucoup et j'appelle effectivement sur scène Sarah Beldi, Jean-Simon Chaudier, Cherley Billot et Céline Rose sous vos applaudissements. Alors vous connaissez la règle si vous étiez là ce matin, vous avez vos petits noms qui sont mis, il faut se retrouver. Ça c'est le mien. Donc déjà ça peut pas être là. Hop, installez-vous. Ah là à côté de moi. Voilà, c'est dans ce sens-là.
C'est bon, chacun a trouvé sa petite place. Donc effectivement, on va s'intéresser à entreprendre dans les outresem qui est le thème de notre nouvelle table ronde. Je voudrais commencer avec vous Céline Rose parce que il y a eu un mot du ministre que vous m'aviez dit quand on a préparé cette table ronde, c'est vous m'avez dit vous aussi quand on réussit chez nous, on réussit partout. Alors le ministre l'a dit de son point de vue de chef d'entreprise quand il dirigeait SuperU, en tout cas la coopérative U. Euh prolonger le propos. Qu'est-ce que vous vouliez me dire quand vous me disiez ça ? Euh, bonjour à toutes et à tous, madame la ministre, monsieur le ministre.
H on on a chez nous souvent on parle des autres mères avec souvent leur d'un point de vue de contrainte et on n'identifie pas les potentiels de développement qui sont liés à ces contraintes là hein mais qui peuvent répondre à des problématiques nationales ou internationales. Je prends un exemple sur le vieillissement de la population avec les services qu'on pourrait mettre en œuvre qui peuvent servir à d'autres territoires nationaux. Je prends l'exemple des défis climatiques que nous avons chez nous aujourd'hui. Le territoire hexagonal connaît aussi des inondations, des tempêtes. On a déjà un savoir-faire développer chez nous pour répondre à ces problématiques là.
Je prends l'exemple de l'éloignement. Nous sommes des territoires insulaires, donc il y a le potentiel de développement numérique. Euh ce matin, j'ai entendu dire qu'on couvrait tous les fuseaux horaires. Donc nos nos territoires sont des territoires de solution pour répondre à des problématiques économiques sur le territoire national mais sur le territoire international aussi. Justement, ça nous fait une transition parfaite pour arriver à vous euh Jean-Simon euh euh Chaudier parce que quand on parle de solutions nées au cœur de territoire, euh vous dirigez et vous avez créé euh fireetracking.
Expliquez-nous là aussi ce que c'est et en quoi ça fait résonance euh totale avec ce que vient de dire Céline ? Oui, bonjour à tous, madame la ministre, monsieur le ministre, avec Fire Tracking, on va en fait aider les pompiers, les collectivités, les acteurs industriels à détecter les feux en quelques secondes seulement pour leur permettre d'intervenir avant que ça se transforme en catastrophe. Et donc ça, on le fait avec des caméras qui sont installées en hauteur comme des châteaux d'eau, des antennes télécom et qui vont être capables de détecter et localiser les feux jusqu'à 20 km de distance grâce à notre intelligence artificielle calédonienne et souveraine.
Et en fait aujourd'hui, nous on a pu partir en Nouvelle-Calédonie parce que il y a des enjeux en terme d'adaptation au changement climatique qui sont considérables sur les feux de forêt la Nouvelle-Cédonie, bah ça brûle autant que sur l'ensemble du territoire hexagonal. C'est la même moyenne, c'est 20000 hectares qui partent en fumée chaque année alors que le territoire est 30 fois plus petit. Alors que le territoire est 30 fois plus petit. Et c'est un territoire où il y a également 2500 espèces endémiques contre 4000 sur tout le continent européen. Donc à chaque feu, c'est une catastrophe. C'est assez simple.
Et donc nous en fait, c'est comme ça qu'on a pu donner naissance à notre société parce que la puissance publique, une collectivité qui est la province sud a souhaité identifier des solutions qui permettaient de détecter automatiquement les feux de forêt. Et là bah voilà, long story short, on a vu qu'il y avait une fenêtre de tiers pour pouvoir lancer une solution basée sur l'intelligence artificielle. On a vu qu'il y avait des Américains qui s'étaient également lancés sur le sujet et on s'est dit ben on va pas on va pas laisser partir les Américains tout seul.
Et donc c'est comme ça qu'on a donné naissance derrière à fire trracking en Nouvelle-Calédonie autour d'une première référence qui est vraiment emblématique et qui aujourd'hui bah quand on va parler aux Australiens, au Brésil, en Grèce, bah la Calédonie c'est une référence qui parle et qui est extrêmement crédible. Est-ce que c'est qui est vraiment intéressant, vous auriez quasiment pu vous être dans toutes les tables rondes parce que depuis la Nouvelle-Calédonie, on a beaucoup parlé ce matin du marché par exemple australien, mais vous êtes un très bon exemple de l'avoir vraiment fait. Oui. Bah, on parle souvent des contraintes mais de l'innovation né de la contrainte.
Et faut imaginer que dans les outres mers, on a un jeu de contrainte qui est puissance 10. Donc on est puissance 10 plus innovant. Et nous en fait quand on sait quand on sait lancer et quand on s'est lancé bah ouais la Calédonie c'est un marché qui est tout petit. Enfin ça représente trois départements enfin pardon je vais pas dire ça parce que ça risque de brusquer les Calédoniens mais c'est trois collectivités en France. Donc nous dès le premier jour, on s'est dit faut aller faut aller en Australie, faut aller en Nouvelle-Zéléande. Moi j'avais pas encore écrit une ligne de code. J'étais en Nouvelle-Zélande en train d'essayer de vendre mon produit.
Et ça, je pense que c'est un réflexe que bah les ultramarins, ils ont beaucoup plus facilement, c'est d'aller tout de suite à l'international. J'en arrive à vous, Charles Billot parce que ça doit tout à fait vous parler ce que vient de dire à l'instant Jean-Simon. Vous aussi, vous avez monté alors une marque de cosmétique mais derrière il y a surtout quasiment de la biothèque à partir d'une richesse bien évidemment extrêmement importante. La fleur de bananier, je crois chez vous. Racontez-nous aussi votre aventure. Moi, je fais partie d'une ressource emblématique de mon île, la Martin qui est la la banane. Donc moi, je travaille sur le bananier.
On est parti de cette ressource pour construire une base de connaissance de recherche. On a mené deux thèses. On travaille sur la modulation des réactions inflammatoire. et euh et on a développé des ingrédients, une expertise sur la phytochimie et les processes d'écoextraction et il fallait prouver que ce que nous faisions avait un intérêt. Donc j'ai lancé une marque de cosmétique comme une preuve de concept pour parce que c'était plus simple en terme de réglementation parce qu'on a volé notre asceptique qui prend plus de temps et et je suis partie tout de suite à l'internationale.
On a ouvert la première année le Japon, l'Australie, la Corée et votre plus gros marché, ce sont les États-Unis, c'est ça ? Alors oui, les États-Unis, on a prouvé aussi que que la marque avait on est rentré, c'était juste après le Covid, on est rentré dans 600 chez 600 retailers au sein de la chaîne JC Penny. Alors ça c'est bien mais en fait quand ça va trop vite, c'est aussi dangereux en réalité parce que ouvrir 600 magasins derrière il faut avoir les reins solides qui n'était pas encore le cas parce que nos équipes sont que des scientifiques, on a que des ingénieurs en chimie et en process.
Mais en fait, tout ça pour dire que euh on a des territoires qui sont plus petits et donc forcément, c'est ce que tu disais tout à l'heure, on on pense tout de suite export, tout de suite l'international. Moi, je travaille dans le domaine de la chimie et il y a les marchés mondiaux sont en Asie, aux États-Unis. On est à côté des États-Unis, donc pour nous c'est simple d'y aller. Et l'avantage d'être en notre maire et d'être français, c'est qu'on répond à la réglementation européenne et française. Et ça c'est un vrai un vrai gag gage de sécurité et de réassurance dans tous les pays. Ça c'est vraiment un plus. Un plus effectivement.
Là aussi, je crois qu'on peut vous applaudir parce que c'est aussi formidable l'aventure que vous avez lancé depuis la la Martinique et surtout on en est qu'au début puisque notamment sur la chimie, il va falloir maintenant prouver tout cela et que ça fonctionne. Ça B, j'en arrive à vous. Alors là, on part de l'autre côté, on part à la Réunion, vous dirigez la Frenchtech. On en a beaucoup parlé de depuis ce matin du numérique, mais c'est vrai que la Réunion fait partie de ces territoires ultramarins qui est très très en pointe sur l'écosystème numérique. Dites-nous en plus. Là aussi euh je suis la présidente de la Frenchtech et je suis aussi startupuse.
J'ai créé une marque de cosmétique comme Charley euh de maquillage avec une protection solaire intégrée. Et encore une fois, je rejoins tous mes collègues. Euh nous, on innove par la contrainte, donc on est encore 10 fois plus innovant et euh à la Réunion, on a un territoire laboratoire comme je dis. Donc euh on on a énormément de contraintes, donc on innove beaucoup, on est à la pointe de la technologie. Et je pense que pour illustrer donc la Ré la Réunion, on est dans l'océan Indien mais tous nos territoires représentent le monde et et dans l'innovation c'est plus facile d'exporter. Donc ça c'est incroyable. Il faut prendre en compte ça puisque dans la tech c'est facile, c'est universel.
Aujourd'hui, on parle d' de de souveraineté technologique. Si on commence par nos territoires dans l'IA, on a un data center à à la Réunion, on a énormément d'innovateurs dans l'IA. On a aussi en Nouvelle-Calédonie et en Guyane des innovateurs qui ont créé des serveurs, des mini serveurs pour la souveraineté. Donc, il faut penser à nos territoires différemment. Et encore une fois, je rejoins Cheet. Moi, avec ma marque de cosmétique, j'ai gagné un un concours aux États-Unis où on a été élu produit le plus innovant au monde et futur de la protection solaire alors qu'on vient d'un territoire ultra marin et je pense que personne ne connaissait [rires] la Réunion aux États-U.
Vous avez toujours pas donné le nom de votre marque. En même temps, faut la vendre quand même. C'est quand même un peu le but parce que là, il y en a qui se disent "ça serait quand même sacrément pratique que j'ai maquillage crème solaire en même temps." C'est The Island Cosmetics mais parce que aussi c'est la contrainte de nos îles d'avoir des UV assez puissants et énormément de cancer de la peau. Donc on a de cette contrainte, je voulais faire de la prévention différemment et la rendre la protection solaire un geste simple du quotidien. Et donc euh on peut croire dans nos innovations et ça peut aller très très vite à l'international.
plus rapidement que l'exam c'est que tous les quatre vous avez quasiment utilisé le mot de de sous-contrainte. Est-ce qu'à un moment malgré tout le fait que le territoire soit petit qu'il y ait des compétences peut-être plus limitées que dans d'autres territoires français c'est ça aussi une partie de la contrainte de dire que malheureusement il va falloir partir si on doit trop grossir. Peut-être votre avis à tous les quatre là-dessus. B, on peut recommencer avec vous et puis on on fait le tour après. Euh bah ou pour vous l'avenir ne peut être que de se surdévelopper à la Réunion. Point à la ligne. Euh alors, je suis une entreprise, je veux faire du business avant tout.
Euh la Réunion, c'est un petit certes, c'est 900000 habitants, mais ça reste un petit marché. Mais moi dans ma personnalité, je veux conquérir le monde donc et faire beaucoup de chiffres d'affaires pour intéresser les investisseurs euh et pour intéresser le investisseurs, il faut leur montrer leur retour sur investissement. [grognement] Donc voilà, nous de par nos positionnements, on a l'Afrique en face, on a l'Asie, l'Inde, on peut aller facilement conquérir le monde comme elle a dit Cherley. On a la garantie de l'excellence française dans la cosmétique, dans le la technologie, dans l'IA. cette réglementation, elle est très très importante pour concourir le monde. Donc voilà.
Céline, votre point de vue là-dessus. Euh moi, je veux d'abord mettre l'accent sur les les atouts, les potentiels atouts d'excellence qu'on a chez nous qui sont déjà développés, hein. Euh, je commence par la Martinique. On a un Roma qui est mondialement connu. La Martinique qui est bien en avant depuis ce matin, on en parle souvent. Le nickel, le nickel pour la Nouvelle-Calédonie. On a la péiculture pour le pour Tahiti et le spatial pour la Guyane. Donc c'est pour vous dire comment le la France brasse de l'excellence dans tous les territoires en Doutre mer.
Il faut pour que les investisseurs et les entrepreneurs qui sont sur place et confiance, il nous faut de la stabilité, il nous faut de la visibilité et il nous faut des marchés et il nous faut être payé dans les dans les délais. Donc euh quand on passe, quand vous dites par exemple, il nous faut de la stabilité, ça je dire comme n'importe quel entrepreneur euh aux quatre coins du monde quand on est français. C'est-à-dire queon sait pas si le crédit impôt recherche va être maintenu, euh on sait pas si tel euh aide va être maintenue et cetera et cetera. Mais il y a des choses en particulier pour les ultramarins sur le manque de visibilité, de pérénité.
Pardon, vous étiez au conseil des ministres ce matin, vous avez peut-être quelques infos à nous donner mais est-ce que voilà, est-ce qu'il y a des particularités ? Ben ce matin, j'ai on a entendu parler de loi de programmation économique, hein, qu'on appelle de nouveaux. C'est quelque chose que nous portons aussi chez les les entrepreneurs d'avoir de la stabilité sur minimum 5 ans pour qu'on puisse voir venir. Euh si chaque année, on se demande si euh le salarié que j'ai recruté aujourd'hui, il va me coûter plus cher l'année prochaine, ça pose un problème au niveau du recrutement.
Donc quand on parle de stabilité, c'est vraiment en collaboration avec nos décideurs nationaux et locaux de mettre en place des systèmes qui permettent d'avoir de la pérénité. H alors ça on sait que ça va vous coûter un peu plus cher parce que ça on sait que les exonérations de surf vont un peu baisser dans le prochain budget sur la question de vous bon un tout petit peu quand même. Non finalement pas du tout. Non chez nous chez nous. Euh Jean Simon sur cette idée de pouvoir se développer depuis son territoire euh comment de pour se développer depuis son territoire ? Vous avez conquis aussi notamment le reste de la France aussi au-delà des marchés que vous êtes cherché.
Vous êtes allé chercher à l'international ? Oui, tout à fait. En fait, l'avantage d'être aussi en Nouvelle Cade-onie, c'est qu'on a un accès immédiat au marché régional Australie, Nouvelle-Zélande et cetera, mais on a aussi un marché immédiat au marché français et européen. Et nous, en fait, je reviens un peu sur le sujet de la du jeu de contrainte en Calédonie et je pense dans beaucoup de territoires, on a aussi quelques manques parfois sur des compétences et nous particulièrement sur le sujet de l'intelligence artificielle, c'est quand même parfois compliqué de réussir à faire venir des docteurs de Polytechnique et de Normal Super à travailler sur l'intelligence artificielle.
Et là en fait, bah nous on a transformé cette contrainte en opportunité, c'est-à-dire qu'on allait voir et on s'est associé avec ce qu'on appelle un start-up studio en fait en France. Euh et ce lien finalement avec la France nous a permis de nous doter des bonnes compétences, nous a permis aussi de nous doter des réseaux en France, de pouvoir nouer des partenaires de distribution en France et c'est ça qui nous a permis notamment de craquer enfin pardon de de signer notre premier gros marché en France à plus à plus d'un million d'euros.
Euh et ça, on l'a obtenu parce qu'on avait ce lien avec la France qui était dès le début parce que nous on a vraiment monté une équipe qui était ultra marine et française. Et c'est ça je pense qui est euh qui qui est une des forces aussi qui a qui nous a permis de de grandir. H Jan Bill, vous vous avez déjà commencé aussi à grandir hein parce que vous avez je crois une usine en Martinique, vous avez bénéficié, vous réfléchissez à une usine en Martinique. Non, je dis une bêtise. Non. Bah non.
Ben corrigez-moi si je dis une annerie, c'est bah vous avez eu aussi le soutien de France 2030 euh et justement je croyais que quand on s'était parlé, vous me disz que c'était important d'industrialiser depuis votre territoire. Tout à l'heure, vous mentionnez le fait est-ce qu'il fallait choisir de partir pour se développer ? Bah pas du tout. Justement, on est là pour choisir l'autre mer. Et donc moi en l'occurrence euh je pense que l'entrepreneur quand il est en autre mer, il est extrêmement agile et et il est extrêmement résilient et je pense que c'est une vraie compétence économique.
Et donc forcément, je pense que ce qui est important, c'est l'agilité de bien comprendre son modèle de revenu et son organisation. Moi en tout cas ce qui était important pour moi, c'était d'être au plus proche de la matière végétale pour la transformer parce que c'est comme ça qu'on crée la valeur sur le territoire. Donc là, c'est pas que j'ai le projet, c'est que c'est qu'en fait on est en train, on a on est Lauréa France 2003 de la première usine. En fait, on est les seuls lauréas à date de l'autre mer. Donc pas totalement faud c'était pas juste qu'on y pensait. C'est un projet qui est en cours, on est en plein en train de finir le plan de financement.
nos process sont déjà euh testés euh grandeur nature. Donc on est vraiment dans le process de l'implanter en Martinique. C'est une usine qui fera des matière première directement sur place. Donc des ingrédients. Exemple nous on a des brevets. Donc c'est des ingrédients qu'on met dans des formules cosmétiques mais pas que. Parce qu'on a développé entre autres une collaboration locale avec une marque la maison Clément et on a développé un arôme banane à partir de leur propre banane. Donc c'est aussi un moyen aussi de faire des collaborations locales mais nos marchés sont à l'international. Nos clients sont sur la partie ingrédient indépendamment de Cadalis.
On a signé des contrats avec la Corée et les États-Unis pour fournir des ingrédients à des pays à l'extérieur. Ce que je voulais vous dire c'était qu'est-ce qui est important en fait quand on vend qu'est-ce que les clients B2B recherchent en nous choisissant ? En fait quand on achète des ingrédients, que ce soit dans la beauté ou la neutr en fait on achète aussi un storytelling. On achète de la réglementation mais on achète une origine. Qu'est-ce qu'on raconte ?
Et en fait dans le domaine des ingrédients, les gens veulent aussi qu'on raconte une histoire, une île de la Caraïbe qui est très forte en banane, qui est aussi française, caraïbéenne, française européenne, donc qui rassure de part à la réglementation, je le disais tout à l'heure, mais ce n'est pas uniquement qui est financier, c'est et là pour le coup, on a un vrai atout l'outreem parce qu'on est à la fois français mais on a aussi notre notre histoire et je pense typiquement la Martinique, on a une beaucoup d'industries, je fais partie de la MPI, on a des industries touristrielles qui sont visitables et Donc on participe aussi au développement de l'économie touristique au sein de nos territoires et ça ça aussi ça se vend et d'ailleurs je peux vous dire qu'au Japon, on connaît la Martinique grâce au Rome et donc et c'est ça qui est génial en fait.
Il y a pas qu'au Japon de temps en temps. Effectivement ça peut être connu souvent grâce aussi à cela. Je reviens à vous autour de de la Frenchtech. J'ai adoré ce que vous avez dit. Moi je suis là pour conquérir le monde donc en mode vraiment warrior. Quels sont justement peut-être les défis qu'il faut avoir ? Est-ce que c'est le financement, les compétences pour réussir à faire grossir des start-ups techno notamment euh avec votre exemple de la réunion ? Euh on va dire pour accélérer une start-up, il faut beaucoup de financement et c'est ça ce qui nous manquait parce que les compétences on les a et même en cross ultramarin, on travaille beaucoup ensemble sur ça.
Mais ce qui nous manquait, c'est ce fond d'investissement. D'ailleurs, encore merci à tous ceux qui ont contribué parce que ça va nous permettre d'avoir ce premier accélérateur et après derrière pour grandir encore et se développer beaucoup plus en en c'était quelque chose de vraiment très attendu là les 35 millions d'euros dans Impact One qui ont été annoncés ce matin. C'est absolument c'était très très attendu. C'est intéressant aussi d'avoir votre avis. Alors, c'est pas facile de dire face à la ministre, ça devait pas vous plaire, mais c'est vraiment un game changer ou c'est Absolument, absolument.
Parce que euh dans en tout cas à la Réunion, il y a des fonds d'investissement développement quand on a besoin de 5 10 millions mais on avait aucun fond d'investissement euh pour early stage, donc au démarrage des entreprises, c'est là où on a besoin beaucoup beaucoup de financement. Euh donc ouais, c'est vraiment c'était très très attendu et nous toutes les Frenchstech Ultramarine, on a beaucoup aussi euh sollicité et demandé et contribuer avec euh Innovation Autreem pour qu'on nous entende. Oui. H dans le côté entreprendre en Autreem, il y avait un propos important puisque c'est le ministre Papin, c'est quelque chose d'important pour lui sur la transmission.
Vous êtes à la tête notamment de ce qu'on appelle maintenant les entrepreneurs. Quel le nouveau nom de la CPME ? Est-ce que justement là aussi c'est un défi majeur de réussir dans les territoires ultramarins à garder ces entreprises sur place, à les transmettre ? Est-ce que vous avez l'impression qu'il y a cette grande transmission se prépare bien également dans les territoires ultramarins ? Euh bon déjà, je représente Amy Rizatoufili qui est le représentant des entrepreneurs. Donc je je participe avec grand plaisir. Euh chez nous euh comment vous dire ?
Le fondamental qu'il y a eu par exemple ce matin, c'est un outil qui est intéressant parce que souvent quand on crée on a besoin de ces ces capo de départ et un des enjeux de not de notre territoire c'est aussi la transmission et le fond d'amorage qui peut coupler aussi cette reprise d'entreprise. C'est c'est vraiment un bon potentiel pour nos territoires. Je prends l'exemple de la Martinique par exemple où on est quand même le territoire qui devient le plus vieux de la France.
euh on a un potentiel de de transmission avec des chefs d'entreprise qui ont un âge moyen de 60 ans où euh il faut quand même que que c'est quand même mieux de reprendre une entreprise que d'essayer de tout créer euh de de toute pièces. Donc euh il faut donner il faut euh valoriser la reprise d'entreprise. Il faut que nos chefs d'entreprise ou les les potentiels repreneurs comprennent l'importance de partir de quelque chose qui existe déjà et de l'améliorer plutôt que d'essayer de partir de zéro. C'est quand même moins risqué euh euh parfois parce qu'on connaît déjà la clientèle, on connaît le potentiel de développement.
Donc ce fond d'embrançage là, ce ce outre one aujourd'hui, souvent chez les entrepreneurs, on quand on regarde les fonds d'investissement, on regarde le ticket d'entrée, on regarde si c'est fond de développement, fond de création et aujourd'hui c'est un complément qui arrive qui qui répond à un besoin du territoire qu'on a qui qu'on félicite d'ailleurs en dans financement, on en parlera dans la table ronde d'après mais on a quand même besoin de votre anecdote Gan Simon parce que quand on a préparé cette interview, vous m'avez dit alors moi j'ai dû gommer de mon pitch que j'étais néocalédonien et J'ai dû même mentir. Racontez-nous.
Vous avez fait à 3h du matin dans un faux studio pour faire croire que vous étiez à Paris. Ça va marcher, vous inquiétez pas. Si, c'est bon, c'est bon. Oui, en fait enfin je pense qu'il faut vraiment changer le regard des fonds d'investissement à Paris sur la tech ultraarine parce que moi quand on est en train de lever entre 6 et 8 millions d'euros aujourd'hui justement pour pas se faire bouffer par les Américains et en fait quand on dit qu'on est Numéa, on se prend un red flag tout de suite. Pourquoi ? Parce que les mecs à Numéa, c'est la tech en claquette. Donc ils vont boire des moros au bord de la plage.
Euh et en fait c'est c'est dramatique en fait d'avoir ça euh parce que on se prend un stop alors qu'on a même pas eu le temps de creuser le projet. Donc nous en fait l'approche qu'on a eu, elle était un peu rigolote, c'est on a juste pas dit qu'on était de Numéa, on n pas dit d'où on était. Et moi je me retrouvais à 3h du matin avec un halogène braqué sur le côté à changer l'ordre de mon PC pour faire croire que j'étais dans le 8e en train de pitcher un fond.
Et c'est c'est bête mais ça m'a permis de passer les deux trois premiers cuts euh pour ensuite enfin faire Mais vous l'avez fait parce que vous aviez eu factuellement des noms avant ou c'est vous qui vous êtes vous-même dit là si je dis que je suis nous met un on va que vous m'aviez dit en espadri la dernière fois on a factuellement on a factuellement eu des un paquet de noms à cause de ça et en fait quand bah au bout du 3e 4e rendez-vous on était vraiment rentré dans le dans dans le projet là c'était plus un sujet mais enfin voilà il y a vraiment cette chance changement d'état d'esprit, je pense qu'il faut regarder les ultramarins non pas comme des gens en claquette mais comme des gens qui qui ont la dalle.
Enfin franchement là, je pense que ça se voit autour. On a un jeu de contrainte qui fait que je pense qu'on est beaucoup plus motivé qu'une bonne partie des entrepreneurs en France et faut juste prendre conscience de ça à la place d'avoir des préjugés qui seront un peu dépassés. Surtout que les milliardaires d'aujourd'hui sont quand même en t-shirt ou en plus la capuche. Donc à l'arrière c'est pas mieux qu'une que des claquettes. Vous voulez me dire que vous aussi vous aviez une anecdote un peu de ce genre ? Ouais. L'année dernière, j'ai passé toute la moitié de l'année à chercher des fonds aussi. Et on a eu la même expérience.
Moi, j'ai eu à peu près 100 refus de fond d'investissement parisien puisque la majorité sont à Paris. Euh [grognement] et comment j'ai fait ? Bon ben, je me suis retournée vers l'international. J'ai pitché à 2h du matin aux États-Unis, à Hong Kong, à Dubaï, à Maurice, en Afrique pour au final lever à la Réunion parce que aussi il faut qu'on se dise on a aussi des capitaux dans nos territoires, il faut juste aller les convaincre, il faut juste les embarquer avec nous et il y a pas mieux de croire dans leur nos entreprises locales qui les pépites de demain. Voilà.
Charlè, justement, est-ce que c'est plus compliqué de financer d'après vous l'innovation industrielle dans des territoires comme la Martinique dans le le reste de l'hexagone ? En fait, je pense qu'il y a un problème d'articulation entre les fonds publics et les fonds privés parce qu'ils existent les fonds publics à travers les collectivités, la BPI, bah la preuve avec France 2030. On a aussi la défiscalisation, le COP. Donc il y a quand même beaucoup de dispositifs. La question c'est comment on les coordonne ensemble ?
et et aussi comment on peut avoir ces fonds propres qui servent d'effets leviers parce que souvent on vous demande des fonds propres pour lever des fonds publics et c'est en ça que répond le le outreeman parce que il c'était la la petite la petite petite allumette ou je sais pas la petite éinte on est d'accord que vous aussi vous confirmez que c'est pas anecdotique c'est un petit maillon de la chaîne dont vous aviez besoinou Ah oui non mais c'est vraiment le problème je pense le plus important dans le milieu de de de l'entrepreneuriat moi je j'ai j'ai dommage d'avoir attendu si longtemps J'ai été confrontée à la même situation.
Moi, je je j'ai été énormément je suis beaucoup accompagnée par la collectivité et la et la BPI depuis des années. Business France aussi hein pour l'export quand même, je tiens à signaler. Mais il manque tout le temps le la partie fond propre et la plupart des fonds d'investissement français n'ont pas dans leur test d'investissement l'outre mer. Je ne peux pas faire semblant d'être du territoire national parce que ça se voit que je suis exotique et donc forcément je ne peux qu'assumer le fait que je suis martiniquaise, je l'assume pleinement. Ça rajoute aussi et ça complexifie sans oublier, il faut quand même que je le signale aussi que les femmes lèvent moins d'argent que les hommes.
Ça c'est une réalité. Alors ça s un problème partout malheureusement. Voilà, c'est une réalité mais qui est globale en général. Moi je suis aussi d'accord, il faut aller voir ce qui se passe à côté. Moi, je suis allée aux États-Unis, d'ailleurs j'ai une américaine qui a mis un ticket en BSR dans ma société. Ce qui est dommage parce que nous des fois, on a envie de défendre nos territoires avec des fonds de nos territoires. En fait, on n pas toujours envie d'aller voir l'étranger. Mais oui, c'est une réalité. Le fond va y répondre. J'ai noté madame la ministre que vous avez dit qu'il n'y a pas de taille minimale pour les entrepreneurs.
Ça c'est une très bonne chose parce que souvent non seulement on n'est pas dans les thèses mais on répond pas aux critères. Déjà ne serait-ce qu'à la BPI souvent on ne répond pas aux critères qui sont demandés. Nous avons des entreprises plus petites, des tails plus critiques, moins de fonds propres et ces in enfin ces inégalités structurelles nous ont beaucoup freiné. Céline Rose, qu'est-ce que vous attendez justement d'une journée comme aujourd'hui de Toutem ? parce que mine de rien, c'est le premier, il y avait eu un chose réunion mais là on est sur tous les territoires ultra mainarin. C'est quoi le plus important ?
C'est c'est de l'argent, c'est des contacts parce que j'ai vu que qu'on a eu du mal à faire venir les ministres parce qu'ils étaient à le paguer. Euh de la visibilité, un changement de regard, c'est c'est quoi le le plus important et est-ce que pour vous c'est vraiment utile une journée comme celle d'aujourd'hui ? Oui, il faut changer le regard sur nos territoires. Donc choisissez l'autre mer. Oui, avec allez-y sans sans vous trop vous poser de questions là-dessus. Non, c'est important parce que souvent en tout cas vu de nos régions parce que l'outreem aussi on peut considérer que l'hexagone c'est l'outre merè pour nous.
Donc vu de nos territoires, souvent quand on parle de nous c'est parce qu'il y a une crise, c'est plutôt dans les négatifs. Et je crois que consacrer une journée à montrer qu'il y a de la réussite dans le dans chez nous. Malgré nos contraintes, il y a de l'échange avec nos décideurs pour tenir compte de nos réalités. Aujourd'hui, on a un fond à impact qui est mis en place.
Je je crois que c'est surtout ça qui qu'on attend de ces journées, que vous nous compreniez mieux, que vous sachiez qui nous sommes, que vous connaissiez quand même nos contraintes, mais aussi les lev les leviers pour lever ces contraintes là et que vous vous n'hésitez pas à venir chez nous, que ce soit pour du tourisme ou pour de l'investissement. On vient pour du tourisme et puis on reste pour de l'investissement. On peut faire les deux, vous savez. Alors, je vois que Serge Papin, vous avez pris un micro donc j'imagine que vous voulez communiquer avec nous.
Je je je voulais profiter de ma présence avec vous pour vous donner une information que vous n'avez peut-être pas parce que venez sur scène si vous voulez. Mettez-vous mais juste une seconde parce que je veux pas alourdir le programme qui est chargé et merci pour cette table ronde qui est vraiment très intéressante et parce que vous savez il y a une loi qui s'appelle la loi de simplification. Ah oui. Qui la 28e du nom peut-être tu en as parlé. Non mais alors je je sens bien les sourires. Alors c'est pas le grand soir de la simplification mais c'est quand même un pied dans la porte.
Et ce qui est intéressant, c'est que au moins pour cette partie-là du volet de cette loi qui est imparfaite, mais il y a, je sais pas si c'est un test, mais en tous les cas, le législateur a voulu rendre dans les territoires ultramarins la commande publique accessible à 60 % des entreprises en nombre, donc pas forcément en valeur en nombre, c'est-à-dire à la fois la taille des lots a été remontée, ce qui permet de candidater pour des lots uniques et pas simplement parce que souvent quand c'est tout le marché total, c'est que des grandes entreprises. Donc là, ça permet d'avoir plusieurs lots. Donc ça c'est important.
Et deuxièmement, c'est il y a une réserve qui est faite, donc c'est à vous de vous emparer de cela hein pour qu'il y ait en nombre 60 %. C'est quand même pas rien parce que la commande publique, je sais pas quelle est la part des territoires d'Ultramaar mais c'est 225 milliards me semble-t-il au niveau national. Donc il y a une part là-dedans pour les territoires ultramarins et donc ça c'est une formidable opportunité pour les PME. Alors et la commande publique innovante aussi bien sûr. Réagira là-dessus. Voilà. Et euh la commande publique innovante c'est à hauteur de 100000 €. On n pas, ils ont pas besoin de d'avoir plusieurs de vie, on va dire. Un appel d'offre quoi.
Donc ça, notez-le bien parce que bon, les lois elles sont on n'est pas toujours au courant. Attendez qu'on soit clair. Le décret est passé, c'est applicable. C'est bon là, tout est signé par tout le monde voà. Voilà, exactement. Mais des fois, on n'est pas toujours au courant. Voilà. Et puis cher monsieur euh juste vite fait mais Naima parlera de sans doute des allègements tout à l'heure qui concerne pas ou la désindexation des allègements qui ne concernent pas les territoires ultramar. Oui mais alors je voilà je n'avais pas cette information. Oui. Bah oui bah oui j'avais raison pour le reste du territoire mais pas pour le territoire. Non mais moi je suis pas ici pour parler des territoires.
On est là pour parler des territoires ultramarins. Mais vous avez totalement raison. Vous avez totalement raison de me reprendre. Voilà. Et puis euh sinon bah il y a il y a en effet le budget qui a été présenté ce matin, je vous le dis quand même parce que l'État va baisser ses dépenses en valeur sauf pour des choses comme justement la recherche, comme la formation, l'apprentissage évidemment la sécurité, le réchauffement climatique et la défense. D'ailleurs, on pour rester à à 5 % d'endettement sur le PIB, bah rester y revenir parce qu'on est on est un petit peu auudess en ce moment. C'est bien pour ça qu'on fait 54 milliards d'euros d'économie. On n pas encore l'atterrisse.
Vous êtes à Bercer vous. Non mais on pas encore l'atter 5 milliards 5 % 48 sans la défense. 48 sans la dépense. Et donc l'État va baisser ses dépenses en valeur. En tous les cas hormis les ce que je vous ai dit la santé va progresser en valeur et les collectivités locales vont au niveau de l'inflation. Voilà. En gros, je sais pas ce que vous en avez pensé Serge Papin et a plus sérieusement. On a quand même quatre portraits de gens extraordinaires qui remettent dans la mesure les milliards à économiser ou pas parce qu'ils nous en font gagner ces gens, les milliards grâce à leur conquête mondiale.
Moi, je suis euh vraiment admiratif parce que j'ai bien aimé le fait que euh ça ça nous oblige à être innovant puissance 10 parce qu'il y a des contraintes et en fait et à chaque fois sur leur marché là tous ils ont une vision finalement très internationale. En fait, le développement c'est le monde entier. Et donc à partir de de l'île où c'est l'ancrage territorial auquel ils sont très attachés et dont ils ont envie de faire bénéficier toute leur communauté d'origine si je puis dire et à partir de là ils veulent aller conquérir le monde. Franchement c'est formidable.
Ouais c'est ça sûrement la on sera la conclusion et c'est la belle leçon pour un entrepreneur français quel qu'il soit et quel que soit le territoire d'aller conquérir le monde. Marie-Christine je te laisse la parole. Merci beaucoup mais je crois qu'il y a une je vous invite à rejoindre la salle et vraiment alors monsieur le ministre restez sur scène. Merci madame la ministre. Venez. Attention, il y a une demande de photo, monsieur et madame la ministre, avec les intervenants de cette table ronde. Merci beaucoup. Pour quelques secondes, j'invite les photographes à se mettre en place. Voilà, merci beaucoup.
Et voilà, je laisse mes confères et mes consœurs, mes consœurs et mes confrères pour la photo. Monsieur le ministre Charley pour la photo. Ils sont attendus. Merci beaucoup. Et voilà sous vos applaudissements, c'est la fin de cette séquence. Merci beaucoup. Merci infiniment. Alors, excusez-moi, la ministre veut dire quand même un petit mot, s'il vous plaît. Quelques minutes d'attention. Pardon mesdames, messieurs, un mot rapide parce que je ne pas qu'une mauvaise information circule. Puisque l'économie est pour nous une priorité dans les territoires ultramarins, les dispositifs de type Lodéum, notamment Lodéum et Rafip, sont préservés dans le cadre de cet exercice budgétaire. Préservé.
[applaudissements] C'est un engagement que nous avions pris et nous nous y tenons. Voilà. Polémique éteinte. Merci beaucoup et à tout à l'heure. L'annonce était importante, vous avez entendu les applaudissements. Merci infiniment. On passe à la 2e séquence. Merci beaucoup. Mesdames et messieurs, un petit peu d'attention. On va passer à la séquence. Ils choisissent les outresemes comme ce matin. Une présentation de deux entreprises. Alors s'il vous plaît, nous allons passer à une autre séquence. Si vous devez vous mouvoir. Merci de ne pas faire avec trop de bruit. On attend quelques secondes. Je vais reprendre. On va laisser le départ de monsieur le ministre.
Non non, je vous en prie, monsieur le ministre. Attention mesdames et messieurs, je vous demande votre attention s'il vous plaît. On commence cette séquence. Ils choisissent les outres Mires. Vous avez dû entendre parler d'elles. Deux entreprises qui ont fait partie du déplacement officiel du président de la République à Saint-Pierre Mclelon en présence de la ministre Naima Mchu. On va d'abord entendre Look Space et je vais appeler monsieur Alban de Crémier, le directeur général de Look. Merci de l'applaudir chaleureusement. prendre un micro. Merci beaucoup. Alors Locus Space, cette start-up est spécialisée dans les surveillances spatiales.
Vous êtes déjà présent en Polynésie et et vous allez vous implanter à Saint-Pierre, une entreprise où vous allez environ investir environ 20 millions d'euros sur le territoire pour le développement spatial. Par ailleurs, vous prévoyez un investissement majeur entre mains je vous laisse nous donner les contours et puis nous partager votre vision pour les autres mains s'il vous plaît. Merci beaucoup. Voilà. Bonjour à tous. Euh donc je crois qu'on a 90 secondes. Est-ce que voilà un petit peu de temps ? Bon de 2 minutes pour vous raconter comment est-ce qu'on change le monde et comment est-ce qu'on fait des champions français avec et depuis les outres mers.
Donc [grognement] nous chez Lookup Space, on est parti d'une conviction et d'une mission assez simple, c'est que pour protéger l'espace et permettre à la France et à ses alliés de comprendre ce qui se passe là-haut, on a besoin de savoir. Et pour ça, on développe une technologie radar qui va permettre de cartographier l'espace qui est proche de chez nous, qu'on appelle l'orbite basse. Donc, on déploie un réseau mondial de radar au sol qui a une capacité de détection d'objets de classe centimétrique. Donc l'idée c'est qu'on puisse détecter un objet de moins de 5 cm jusqu'à 2000 km de la Terre.
Et ça on le fait depuis le sol et on le fait surtout depuis le sol français puisque on va faire un maillage du monde à travers nos territoires ultramarins. Donc on fait un investissement de 100 millions d'euros donc 100 millions d'euros en [grognement] 4 ans en utilisant les territoires ultramarins donc avec et pour les outresem. Donc on est déjà présent depuis la métropole comme vous l'avez dit madameagone en hexagone pardon. Alors en fonction des endroits, il faut dire métrapool hexagone ou le donc la France hexagonale et métropolitaine. Euh donc on est effectivement déployé à Tahiti, donc en Polynésie française. On va se déployer l'année prochaine à Saint-Pierre et Miclon.
Donc on a eu la chance effectivement d'accompagner le président de la République la semaine dernière qui a pu annoncer cet investissement donc de 20 millions d'euros sur le territoire. de Saint-Pierre. Ensuite, on se déploie à la Réunion. Merci. On se déploie à la Réunion en Nouvelle-Calonie et en Guyane française. Donc l'idée c'est que d'ici la fin de la décennie, donc d'ici 2030, on soit en capacité de détecter tous les objets en orbite basse et en temps réel.
Donc voilà, on en a commencé il y a 4 ans, donc on est un peu plus d'une centaine et à nouveau nous on est les premiers défenseurs de cette souveraineté française puisque comme vous le savez, nos entrepreneurs qui étaient là derrière nous le savent très bien, la France est le seul pays au monde qui est souveraine sur toutes les mers du globe qui couvre tous les fuseaux horaires. Donc on va utiliser nous cette spécificité pour permettre à nouveau à la France, à l'Europe et à nos alliés de pouvoir protéger leurs actifs en orbite. Merci beaucoup. Donc je le rappelle aussi avec un nombre important de création d'emplois.
Donc c'est ça la le point important pour cette séquence également et ça c'est à saluer et à encourager. Merci infiniment monsieur. Vous pouvez l'applaudir s'il vous plaît. Merci beaucoup. On va passer à l'autre entreprise qui a eu aussi le privilège de voyager avec le président de la République à Saint-Pierry Miclon et il est déjà sur scène. Je vous passe le micro, on le fait en direct. Place à l'entreprise Kainopi avec Hug Fain Lév qui est chef de projet. Euh votre entreprise également dans la même thématique opère des stations au sol, des antennes paraboliques et vous fournissez aux acteurs des satellites.
Vous en avez 35 partout dans le monde et bientôt deux en Outre mer, une à la Réunion et une autre à Saint-Pierre et Miclon. Je vous laisse le soin de nous en dire plus et de partager un peu votre vision aussi pour les sur les autres mès. Voilà. Donc nous à Skyopi, we choose outreem. [raclement de gorge] Pas pour le soleil, pas pour l'exotisme, pas parce que j'ai a fait mon service militaire mais pour des raisons vraiment stratégiques, économiques et techniques qui concernent vraiment le spatial. Les satellites, ils sont en l'air. Ils servent pour la navigation avec le système Galiléo. Ils servent pour l'observation de la terre avec par exemple la conation Playade Néo de Airbus.
Ils servent également pour les télécommunications avec par exemple la conation de Teles partenaire. Mais tous les satellites en orbite, ils savent à rien s'ils ont pas une connexion avec le centre de mission qui est au sol pour communiquer, pour recevoir les instructions ou collecter les données sans enfin mesuré par les par les satellites. Et donc idéalement ces satellites, ils sont en permanence connectés avec leur centre de mission. Le problème c'est que la plupart des satellites aujourd'hui, ils sont en orbite basse comme ça a été signalé à l'instant. Et en orbite basse, le SIT, il passe à 7 km par seconde.
Donc un instant donné, enfin un lieu donné sur terre, vous voyez passer à peu près 5 minutes et après plus rien. Donc en moyenne, c'est une dizaine de minutes, une vingtaine de minutes par jour que vous voyez le satellite. Donc si vous voulez un un contact permanent avec le satellite, vous devez déployer tout un réseau de stations et idéalement des stations éciré parties dans le monde. Si en plus vous voulez rajouter une dimension souveraine, c'est là que vous comprenez tout l'intérêt, l'assette stratégique dont dispose la France avec les territoires ultramarins puisque nous avons des territoires souverains répartis assez homogènement autour de la terre.
Donc voilà la raison pour lesquelles Wes France et nous avons aujourd'hui comme tu l'indiqu comme vous l'avez indiqué un projet en cours à la Réunion pour servir la conation playade de Airbus. Nous avons également annoncé récemment avec le président Macron à Saint-Pierre Miclon la le déploiement d'une autre station euh donc sur le territoire à Saint-Pierre Micon. C'est stratégique parce qu'en fait Saint-Pierre Mclon, c'est quand on envoie une fusée de Guyane, ça passe au-dessus de Saint-Pierre Miclon. Quand on lance une fusée de Cap Canaveral, ça passe aussi au-dessus de Saint-Pierre Miclon.
Également Saint-Pierre Miclon, c'est régulé par les fréquences radio sont régulées par la loi française qui autorise certaines bandes de fréquences qui sont interdites aux États-Unis. Donc, les conseillations américaines sont très contentes de pouvoir utiliser une station sol dans les bandes de fréquence qui ne peuvent pas utiliser sur le territoire américain. Voilà pourquoi nous avons choisi la les territoires ultramarins. J'ai également un projet, nous avons également un projet de deux stations, une en Nouvelle-Calédonie et une autre en en Polynésie. Voilà.
Donc les prochaine étapes, ce sera l'inauguration de notre enfin ou le dépôt de la première pierre sur notre station à Saint-Pierre Micelon. Et nous sont très heureux de recevoir les élus locaux si s'ils veulent se se joindre à cet événement. Merci. Ils viendront certainement. Merci infiniment monsieur. Avec deux annonces sur la Calédonie et l'autre territoire. Merci beaucoup. Place à la prochaine table ronde. Je cède la parole à mon confrère Emmanuel pour financer les champions ultramarins. Voilà. gagner. C'est effectivement le thème de la 4e table ronde, l'avant-dernière table ronde puisqu'on terminera exportter depuis les outreemers.
Alors, on va mettre les petits papiers pour que chacun sache où s'asseoir mais j'appelle tout de suite à me rejoindre sur scène Stéphanie Mareva Faillou, Jérôme Perin et Alexandre Gautier sous vos applaudissements. Hop ! Et il me manque Stéphanie Mareva. Ah, on est en train de la chercher. D'accord. Bon, alors déjà, installez-vous. Jérôme Perin là, moi je vais me mettre là. Hop, votre petit nom est au bout là-bas. Hop. Alors, vous me ferez signe quand vous aurez trouvé. Alors, installez-vous. Hop. Donc il nous manque quand même Stéphanie Marva. Non. D'accord. Donc allez on va commencer. Je vais commencer avec vous Jérôme Perin parce que on a entendu parler de vous dès ce matin.
On nous a dit la BR c'est vraiment la banque des outremères. Donc cette phrase m'a interpellé et je me suis dit tiens pourquoi la BR en a fait un marché totalement prioritaire ? Bien bonjour à tous. L'outreem c'est c'est une richesse pour la BRE et c'est vrai qu'on est installé en Outremer depuis 40 ans. On y est très fier. On s'y développe beaucoup. On s'y développe à côté des entrepreneurs d'outre mer et on est aujourd'hui un partenaire important des agents économiques. On finance beaucoup les territoires. En tout cas, on croit beaucoup dans les outremères. On en est très fier. On s'installe dans le long terme dans l'ensemble de nos implantations d'outre mer.
On y exerce avec 1000 collaborateurs et c'est une fierté pour nous aujourd'hui de prendre la parole à vos côtés mais aussi de de mettre en évidence le tissu entrepreneurial d'outre mer. Et ben on va rentrer au fur et à mesure dans le détail. Je vais poursuivre avec vous Stéphanie Mareva Faillou. Vous êtes la présidente d'innovation Outre mer. Déjà peut-être nous en dire un petit peu plus sur Innovation Outreem. Qu'est-ce que c'est ?
Alors, Innovation Autreem, c'est un réseau qui s'est créé il y a 10 ans, qui a commencé par un concours pour identifier les plus belles histoire start-up pardon des outresem et qui s'est transformé au bout de 10 ans en véritable réseau, plateforme pour ces outremères. En quelques chiffres, plus de 700 projets qui ont été accompagnés, ça a été monté par Daniel et Outromè Network. Plus de 700 entreprises accompagnées, 135 lauréa depuis 10 ans. On a contribué à les aider à lever près de 60 millions d'euros et à péréniser environ 7000 emplois. Et surtout, c'est le programme qui a rassemblé ses entrepreneurs et qui a convaincu à l'acteur comme Inco et Nicolas Hazard.
C'est lorsqu'il est venu à l'innovationemaire qu'il a vu les la richesse de ses entrepreneurs, qu'il a dit "Bon ben j'y vais, je suis prêt à à reprendre à prendre le défi et à lancer ce fond d'impact outreem." Mais il était là effectivement ce matin pour le ventre. Ouais, c'est vrai que ce chiffre de 55 millions, ça m'a quand même impressionné quand on en a parlé ensemble. Qu'est-ce que ça dit du potentiel que parfois nous malheureusement depuis l'hexagone on sous-estime et on narrête pas de l'entendre depuis ce matin ? Ben, j'ai envie de dire que c'est un chiffre qui est euh important comme ce quand on le voit euh on dit face value, mais en fait c'est pas c'est pas énorme.
C'est on parle de 10 années de travail pour mobiliser cette euh cet écosystème et intéressé. La le côté je dirais positif, c'est qu'on a vu une accélération des levées de fond sur les tr qu dernières années et et on espère bien que avec le lancement du fond Impact, ça va nous permettre d'accélérer encore plus et que ça va être le fond qui va permettre d'amener le premier, comment dire le le capital juste après les après en fait dans la la vie pardon la vie d'une entreprise, il y a au départ le ce ce qu'on appelle Love Money. Elle elle lève auprès de leurs amis, de leur famille et ensuite il y a une autre étape qui est levée auprès des fonds d'investissement.
Mais entre les deux, il y a un trou. Et ce trou dans la raquette, c'est ce que l'on cherche à adresser avec ce fond à Impact. Dinko, effectivement, on voit que ça commence à malgré tout bien se développer. On entendait dans la table ronde précédente que c'est un outil effectivement très utile et qui était très attendu par beaucoup d'entreprises sur place. Alexandre Gautier avant d'en venir à à Nicolas, euh peut-être pour ceux qui seraient pas complètement familiers avec l'Institut d'émission des départements d'outreemer et directeur général de l'Institut émission Outremè, il y en a un pour le Franc Pacifique et l'autre pour les territoires ultramins qui ont l'euro. C'est ça si je résume.
C'est c'est exactement ça. Et ça sert à quoi alors pour ceux qui comme moi n'auraient pas su ce que c'était avant de vous parler le Je crois que la marque Yeddom Yom est très connu dans les territoires, mais ce que nous faisons peut-être moins. Donc euh on a trois grandes missions et ce sont des missions de banque centrale dans ces territoires. Euh la première mission c'est ce qu'on appelle la stabilité monétaire et financière. Donc s'assurer qu'il y ait des billets partout, que les cartes de crédit soient soient sûr, euh s'assurer aussi que et bien le système financier soit soit soit soit robuste. Donc on surveille aussi et on rorte à la CPR.
Donc une première mission, il y a une grosse mission de tout est autour du développement économique. J'ai coutume d'appeler ça d'être géomètre l'économie. Donc c'est de faire des travaux de conjoncture et puis des analyses sur des focus. Alors, il y a eu récemment la vie cher en Martinique. Là, on a publié quelque chose sur les sargas. Et en fait, une troisème mission, c'est d'être à l'écoute et euh euh en accompagnement de bah de nos publics. Public, c'est des particuliers. Donc, ça peut être le surendettement, ça peut être l'éducation financière comme on l'a vu récemment avec le journée du du patrimoine ou des mises en garde du du droit à la consommation.
Et puis les entreprises, les entreprises, c'est la cotation, c'est la la médiation du crédit. Donc ça ce sont les trois grandes missions que nous exerçons. Alors la table ronde c'est financer les champions ultramarins. Là aussi dans la table ronde d'avant, je sais pas si vous étiez déjà là Alexandre Gautier mais moi ça m'a quand même impressionné là ces deux entrepreneurs qui nous disent "J'ai menti sur mes origines parce que si j'avais dit notamment que j'étais de Numéa, bah j'étais sûr que on me donnerait pas d'argent.
J'ai déjà envie de dire comment on fait pour lutter contre ces stéréotypes alors qu'une fois qu'il a fait son petit stratagème de se cacher dans son bureau et de faire croire qu'il était par 8, ça a marché. le alors il y a il y a un un chiffre et puis après d'essayer de de zoomer sur votre question. La question du développement des entreprises, elle est extrêmement importante dans notre mère. Là j'ai des chiffres par exemple sur les défences entreprises. Donc on surveille ça aussi.
On publie des statistiques, j'ai des chiffres sur le 2e trimestre 2026, donc j'ai pas encore le 3è trimestre qui vient de finir sur la partie ensemble de la France, donc en incluant aussi le les départements et collectivités d'Outromè, euh on est à + 5 % et pour la seule partie outre mer c'est plus 15 % des défaillances. Donc ça va quand même nous interpeller ce que Alors, il y a l'attribuer à quoi ? parce que c'est attribue à des des entreprises qui sont euh euh plus fragiles, plus petites et qui sont peut-être aussi euh plus dépendante de d'un cycle économique que vous ne maîtrisez pas.
Par exemple, le le fait d'être d'avoir une dépendance aux hydrocarbures qui est quand même assez forte dans les territoires ultramarins, que ce soit pour les transports ou pour les pour les imports, mais à partir du moment où vous avez cette dépendance, vous avez une une sensibilité qui est beaucoup plus forte. Donc ça pose la question de des fonds PR pour répondre à votre question sur le regard, je crois que c'est très important et c'est pour ça que c'est essentiel d'avoir ce genre de de manifestation de rencontrre pour juste changer le regard.
Je trouve un peu triste ce qui a été dit sur le fait d'être obligé de de se dissimuler pour de cacher son mê temps tellement bah c'était des warriors quoi. C'était des si eux ils y arrivent pas, il y a pas un seul entrepreneur au monde qui va y arriver hein.
Il y a beaucoup d'entrepreneurs, il y a beaucoup d'entrepreneurs qui arrivent mais je pense que là on a un rôle à jouer en tout cas à Liédom et dans tout un tas de d'organismes pour changer ce regard et le fait de se dire qu'il y a un fond qui est mise en place avec des investisseurs qui ne doivent être uniquement des investisseurs publics, il faut des investisseurs privés avec une une attraction de mettre en valeur la formation de tout ce qui est fait. C'est une espèce de banalisation pour dire que c'est un territoire comme un autre et qu'il a plus besoin de cacher son origine aux premiers entretiens pour pouvoir trouver des investisseur.
Donc je trouve que là une des leçons qu'on qu'on a attiré c'est qu'il faut tous faire cette pédagogie. Euh je vais donner un un exemple et je je m'arrêterai là. Dans une dans des fonctions antérieures, je me suis occupé de la gestion du fond de pension de la Banque de France et notamment de la recherche de fond à impact et du de tout ce qui est dévertissement. Et quand on déclare qu'on est Banque de France, qu'on va chercher des fonds impact, il y a tout un tas d'assur qui frappent à la porte et qui ont envie de de travailler avec nous. Mais il faut qu'on arrive à la même chose sur les outro mè et que les gens se disent pas ah non c'est ou ma donc j'ai un petit do.
Donc là on on a vraiment un travail de pédagogie et ça ça coûte ça coûte pas beaucoup d'argent. C'est simplement un investissement qu'on doit tous faire. Parfois changer des mentalités ça coûte pas d'argent mais c'est pas facile à faire non plus hein. Nicoline vous êtes chef économiste du MEDF. Quand le MF regarde l'économie ultramarine, quel est un peu votre sentiment ? Vous voyez quoi ? Un problème de financement ou un problème plus général de compétitivité, d'environnement économique ? Déjà, je Ça va marcher, vous inquiétez pas. Voilà, ça y est, ça marche. Non, non, ça marche. OK. Non, ça ne marche pas. Donc, on va prendre le micro d'à côté. Voilà.
J'avais j'avais une super réplique sur votre question mais ça tombe un peu à l'eau. Euh ce que je voulais dire, je peux la refaire la question. Non, ce que je voulais dire c'est que déjà quand on regarde l'économie ultramarine, on voit tout un tas d'opportunités avant de voir les problèmes. Maintenant, je vais quand même pas répondre à votre question sur les problèmes. Et là, le constat, c'est que ces territoires font face à une double peine quelque part. Ils font face au problèmes de toute la France.
Et on voit bien que pour industrialiser un projet en France, il y a tout un tas de contraintes en gros de deux types des coûts qui sont très élevés, les coûts du travail, les coûts du la réglementation, la fiscalité évidemment et un problème parfois d'accès aux matières premières, si je peux dire, les compétences, l'énergie, l'eau de manière de manière stable dans le temps. Et en plus de ça, évidemment, les acteurs de des territoires d'outreemer font face à des contraintes spécifiques qui sont bien connus par des économistes.
He c'est des marchés plus petits, des une exposition au risque et aux volatilité de tout un tas de choses que non pas forcément les acteurs qui qui sont sur le le continent européen. Euh volatilité des prix de matière première et cetera. Donc voilà, il y a ces deux il y a des deux choses qui qui mettent un peu des bâtons dans les roues et je pense que il faut d'abord régler ces problèmes avant d'envisager le financement. Le financement ne vient que comme un moyen dans un second temps une fois que le projet a été rentabilisé et que les tous les risques dont je viens de parler ont été sont devenus finançables et limités. Ah oui, mais c'est pas très simple là.
C'est pas très rassurant ce que vous nous dites. C'est qu'il y a un peu de travail avant de pouvoir financer normalement les territoires ultramars. Mais Jérôme Perin, j'en reviens à vous. Je rappelle que vous dirigez la branche Outre de la Brette. Quand on a préparé cette intervention, vous m'avez dit "J'ai une conviction assez forte, les champions ultra marin existe déjà. L'enjeu pour nous, c'est de les aider à changer d'échelle.
Euh et comment du coup un acteur aussi important que le vôtre, vous avez la possibilité de les faire changer d'échelle ?" Bah déjà, on accompagne beaucoup les les entrepreneurs, je le disais, il y a beaucoup de contraintes pour les entrepreneurs, mais ils ont aussi beaucoup de force. Comme ils ont beaucoup de force, on est capable nous les banquers commerciaux d'outre mer de faire beaucoup de de d'accompagnement financement. Aujourd'hui, le crédit bancaire classique, c'est une opportunité, mais c'est pas la seule façon de pouvoir accompagner les entreprises.
On a besoin face à la complexité des opérations qu'il portent, mais également quand on veut changer d'échelle, passer un cap, amener des solutions de financement plus ingénieuses, plus spécifiques. C'est la raison pour laquelle on déploie de plus en plus des financements structurés, qu'on propose des financements structurés à nos clients, à nos chefs d'entreprise. Pourquoi ? D'abord parce que on a parfois des niveaux d'engagement, d'investissement qui sont importants et qu'il faut organiser à travers un pool bancaire. Et ce pool bancaire, il a besoin d'avoir d'être arrangé, d'être coordonné. Donc on a besoin d'aller vers des solutions de financement plus spécifiques.
C'est notamment le cas quand on est sur les opérations de croissance externe. C'est le cas également quand on finance des actifs, quand on finance des projets. Donc on amène aujourd'hui des modalités de financement différentes du crédit classique. Et on est aussi parfois un peu contraint de le faire également parce que les différents dispositifs de financement non bancaire pour les entreprises, je pense là aux subventions, je pense là à l'aide fiscale, bien il faut les coordonner dans un plan de financement. C'est ça finalement le plus dur.
Oui, ça c'est très difficile parce qu'en fait il faut réussir à aligner les intérêts de différents acteurs qui ne sont tous dans la même volonté d'accompagner le se entreprise mais dont les modalités, les décaissements, les mises en œuvre vont être séquencées et c'est très difficile pour le chef d'entreprise de se projeter quand on a un crédit d'impôt qui va tomber à une maturité qu'on ne connaît pas, quand on a l'aide fiscale qui va être décalée dans le temps et qu'on a un investissement qui est là tout de suite devant. Donc les dispositifs de financement structurés qu'on déploie permettent de rendre possible ce pool de financement.
Pour autant ça met du temps, c'est compliqué, ça peut retarder les projets. Stéphanie Mareva Faillou, le fond Impact Outre qui a été lanté lancé ce matin, Impact One, en quoi peut-il constituer un véritable effet de levier et qu'est-ce qui va permettre de financer que l'on n'arrivit pas à financer jusque- là ? parce que j'ai bien entendu tout à l'heure dans la table précédente que c'était un peu le maillon qui manquait semble-t-il. Bah, j'avais déjà presque répondu avant. C'était ce fond adresse que l'on avait identifié bah le trou dans la raquette euh le love money, les amis et la famille et les quelques BA locaux.
Ça, nos entrepreneurs, ils ont ils arrivent à le faire parce que s'ils arrivent pas juste à passer cette étape là, c'est pas la peine. Il faut pas être entrepreneur. Ensuite euh une fois qu'ils sont qu'ils arrivent à développer leur business, qu'ils arrivent à à déployer des marchés, ils ont accès à des fonds d'investissement plus grands. Le trou dans la raquette, ça vraiment elle s'adresse à ce à cette étape de la vie d'une startup qui est la vallée de la mort. C'est le moment où on doit accélérer et ce n'est pas les clients dont vous parlez quand vous parlez de financement structurel et cetera, ça pas vraiment de sens quand on est une une startup.
Euh ces start-ups aujourd'hui au niveau du gouvernement, il y a beaucoup de financements sous forme de subvention. Euh il y a des financements comme le Feder, le Fazep, FEX, enfin les programmes de France 2030, mais il demande une contrepartie privée. Et donc on a plusieurs exemples concrets de start-up qui arrivent à obtenir plusieurs millions d'euros de subvention mais qui n'arrivent pas à les débloquer parce qu'en face il faut mettre 50 %, il faut mettre pardon la même somme mais en financement privé.
Et c'est là où il n'y a pas le relais parce que c'est compliqué, je pense que plusieurs euh entrepreneurs ont déjà témoigné, c'est compliqué d'obtenir des prêts bancaires quand on est dans cette phase d'accélération euh et euh et c'est difficile de lever des financements auprès de fonds privés et c'est là où l'on espère que le fond donc Impact One va pouvoir combler une partie de de ce financement qui manquait. Jérôme Pin, vous êtes d'accord avec ça ? pour vous y participer, c'est que vous y croyez, mais ça vient combler un petit trou dans la raquette, apporter des fonds propres qui permettent ensuite de lever davantage de dettes bancaires.
Évidemment, ça s'additionne, ça se combine au crédit bancair classique et c'est même nécessaire dans certains projets pour pouvoir les lancer. Je crois que madame la ministre le disait ce matin, le le crédit bancaire classique ne peut pas par lui tout seul répondre à toutes les problématiques de de financement, d'accès au financement. D'ailleurs, le le finance l'accès au financement en outreemè, il est quand même réel. Les banques commerciales qui sont implantées dans les outresem sont pas nombreuses mais elles sont très concurrentielles et s'engagent particulièrement au côté des entreprises. Par contre, il y avait cette problématique de d'accès sur des fonds d'amorçage.
Et ce fond, ben il répond à quoi ? Il répond à une logique d'équite. Il répond à une logique de capital. Et ce capital là, bah effectivement, il va permettre à travers ce fond certainement de permettre à des TPE, à des PME, à des porteurs de projet de pouvoir plus facilement lancer leur projet surtout quand on est dans aussi dans des secteurs autour de l'innovation, quand on a des dépenses immatérielles, ça va aider. Donc c'est combinatoire avec des crédits classiques et l'accès par ce fond au financement va permettre certainement de déclencher aussi beaucoup plus d'accompagnements bancaires.
Nicolas N, c'est aussi votre avis parce que souvent et on le voit un peu partout que ce soit également en hexagone mais le grand problème c'est de passer de la PME à l'ETI en parlant même pas pour passer au stade d'au-dessus. Mais est-ce que ce genre de fond ça permet justement là aussi de l'expression que vous avez repris le trou dans la raquette ? Combler le trou dans la raquette ? Écoutez, oui, moi je alors déjà juste pour pour reculer un petit peu, c'est un problème qui est partagé non seulement par l'autre mer mais euh partout ailleurs en Europe.
Il y a vraiment ce ce besoin à fond propre qui est assez euh qui est assez pregnant et qui permet justement de de passer du stade de la de la start-up à à la taille d'après parce que comme ça a été dit, la mise à l'échelle nécessite finalement de commencer à se projeter sur des temps plus longs, de prendre plus de risque et cetera. Et donc là, il y a effectivement il y a un manque de de fonds propre qui a qui est assez pertinent. Euh juste peut-être un point spécifique à l'utre. Moi, ce qui m'a frappé en en quand quand je regarde les chiffres sur l'Autre Mer, c'est que de voir que grosso modo c'est ces territoires représentent un peu plus de 2 % du PIB français.
Euh et quand on regarde les financements qui viennent de BPI France qui vont vers ces territoires, c'est à peu près c'est un peu moins d'un % du montant total. Alors évidemment, ça veut pas dire que qu'il y a un problème systémique ou qu'il y a une forme de discrimination parce que ça pourrait être ça veut dire qu'ils sont sous-financer quand même. Ça c'est un signe que c'est potentiellement sousfinance. Ça peut être aussi que les projets sont plus petits, moins nombreux, je ne sais pas, ça peut être d'autres d'autres choses mais ça soulève quand même question.
Et quand on regarde aussi l'excosystème de de de financier de ces territoires, on voit qu'il y a bah peut-être moins d'acteurs, des marchés moins profonds, moins de capitaux. Euh donc ce qui justifie en tout cas selon nous euh l'intervention publique euh et les les fonds comme dont vous venez de parler ou le fond impact qui était lancé si j'ai bien compris ce matin.
Vous avez bien compris, il y a eu un fond Impact qui s'appelle Impact One pour les outres mers qui a été lancée et qui est doté de 35 millions d'euros qui était l'une des annonces Phare avance ce soir euh l'annonce sur les investissements euh qui seront euh promis euh aux outresem et qui se calculeront un petit peu plus que 35 millions voire beaucoup plus de ce que je crois en avoir compris mais on en est pas encore là. Alexandre Gautier, il y a un point qu' a mis notamment Hervé Mariton ce matin euh sur la table, c'est le problème des délais de paiement. Et on en a aussi parlé quand on a préparé cette euh table ronde délai de paiement.
Alors Herv Mariton, on l'a bien compris, était très énervé contre les hôpitaux, mais on pourrait quand même généraliser à certaines collectivités ultramarines qui sont pas hyper bah pas les meilleures payeuses. Est-ce que c'est déjà c'est votre avis et quel impact ça a en particulier sur la trésorerie pour les entreprises Ultraramine ? le les délais de paiement, c'est [grognement] pas un problème, c'est un handicap majeur. C'est vraiment un handicap majeur. Donc ce que disait Harvé Mariton ce matin est tout à fait juste hein. J'ai on publie un rapport sur les délais de paiement.
Euh l'État euh dans les territoires de Tramin paye en moyenne sous sous 17 jours pour un engagement réglementaire à 30. En revanche, le secteur public en général c'est 40 jours, donc on est dans 10 jours au-dessus et le secteur hospitaliste, c'est 131 jours. Donc je suis allé en en Guadeloupe il y a pas longtemps et j'ai rencontré un entrepreneur qui a eu une image que je trouve très parlante. Il a dit on dit toujours que on fait faillite quand on écribe les dettes. Il dit moi je vais peut-être faire faillite parce que j'ai beaucoup de créances.
Donc je crois que si vous alors c'est un problème également dans l'hexagone et des paiements mais c'est il y a un problème particulier de mauvais payant dans l'hexagone il y a environ 10 jours d'écart enfin l'hexagone paye mieux de 10 jours plus vite que dans les territoires trava et la l'aspect positif c'est que sur l'aspect du secteur privé ça s'est amélioré de 2 jours cette année par rapport à l' donc il y a une amélioration après quand vous dites qu'est-ce que ça fait bah ça fait que si vous vous recevez votre salaire avec 4 mois de retard tard et que vous devez payer un loyer et un moyen vous êtes en faillite. Donc la la question c'est la question de la cessation de paiement.
Donc ça c'est un sujet très important et on mesure on calcule quel est le besoin de trésorerie qui est engendré par ces retards de paiement. Et dans le dernier rapport, on l'estime à 435 millions d'euros pour l'ensemble des outremères. 435 millions d'euros de besoins de trésorerie simplement induit par bah par une mauvaise gestion. Donc oui, c'est un handicap majeur et ça logiquement on a bien réussi en partie en métropole. On a quand même amélioré les délais de paiement, notamment dans le secteur privé, mais même le secteur public, il a quand même une amélioration euh qui se voit un peu. Comment on explique que ça n'avance pas plus vite que ça dans les territoires ultramarins ?
Alors, ça avance. Il y a il y a un bel exemple avec la Guadeloupe. En fait, je crois qu'il y a deux sujets. Si c'est un problématique de process, si on est mal organisé pour des bonnes ou mauvaises raisons, la facture traîne et cetera, ça c'est la responsabilité des autorités publiques de mettre fin à ça et on peut le faire. Ce qu'a fait la la préfecture en Guadeloupe, il y a de nouveaux engagements qui ont été pris en Guadeloupe et on peut y arriver. Et je pense qu'il faut généraliser ça en prenant des engagements chiffrés. On se on est à x jour aujourd'hui dans un an on est à à moins temps de jour et cetera et cetera pour arriver à une vraie convergence.
Ensuite l'autre sujet c'est évidemment quand il y a pas trésorerie. Quand il y a pas de trésorerie là le le sujet est un peu plus épineux mais en tout cas cour c'est vraiment quelque chose où où on peut vraiment agir et on peut vraiment montrer comme on dit des quick wins de montrer de façon tangible aux entrepreneurs. Oui ça s'est amélioré et ça fait aussi partie de l'attractivité de dire bah les d paiement sont là encore banalisé. Il y a pas de il y a pas de différenciation dans dans les outres mères et c'est un objectif fort en tout cas que nous avons envie de de d'appuyer d'amplifier au sein de Lier d'homésie, on appelle Jérôme Perin.
Mais est-ce qu'on arrive pas Jérôme à une situation un peu paradoxale où on met en place des aides publiques pour soutenir les entreprises mais en les fragilisant ? Voyez ça aussi vous concrètement auprès de vos clients ? On est le baromètre de la trésorerie des entreprises, c'est certain. Et les délais de paiement aujourd'hui sont un frein au développement des entreprises sont aussi un risque important. On peut on parlait d'accélération en début de table ronde, on peut avoir le carnet de commande le plus rempli que l'on souhaite. On peut avoir un niveau d'activité en croissance, on peut être rentable, on peut lever des modalités de financement spécifiques pour faire son développement.
Si on n'est pas payé, il y a un grand risque et c'est notre boulot hein que de faire ça de d'accompagner la trésorerie des entreprises à titre court terme. On le fait majoritairement d'ailleurs et je parle sous le contrôle de l'IDOM, nos encours de crédit court terme aux entreprises sont significativement plus élevés en outre mer que lorsque l'on se compare dans l'hexagone.
qu'on le fait un certain niveau un certain niveau par rapport à nos modalités d'intervention mais aussi pour protéger les entreprises parce que un ça coûte cher et ça coûte cher et ça pénalise ça auère une partie du développement des entreprises que ses intérêts à payer sur le le court terme sont élevés et deux ben il y a un niveau de risque qui est qui est important donc c'est un point à prendre c'est un point à régler c'est très bien si on voit des une contriction des délais de paiement mais je crois qu'il y a encore à faire pour aider pour aider les dirigeants.
Et quand on préparait cette timer ronde, vous avez aussi pointé la complexité administrative et parfois quand même la difficulté d'accéder au dispositifs publics. Alors, on espèce que le fond privé public sera facile euh d'accès. Ça pèse aussi sur le coût du crédit dans les territoires ultramarins. Alors, ça va peser sur le coût du crédit. Ce qui est certain, c'est que il faut qu'on arrive à à réduire les délais de mobilisation des aides, des subvention. Il faut qu'on arrive à à trouver des mécanismes de l'ingénierie pour aller plus vite parce que si on va plus vite, on va permettre, mais je le disais un petit peu juste avant, de réduire évidemment les impacts de trésorerie, c'est certain.
Et on va permettre surtout aux entreprises de pouvoir passer cap, passer cette échelle, réaliser leur projet. Il y a des délais de mise en œuvre qui sont trop longs parce que nos dispositifs sont trop complexes et le parcours du chef d'entreprise est un parcours du combattant pour aligner dans son plan de financement ce que je disais un petit peu plus tôt hein l'ensemble des des différents concours. Justement Nicoline ça pose la question de la compétitivité globale et peut-être que c'est ça finalement la vraie question avant de chercher de nouveaux dispositifs de de financement. Faut peut-être déjà rendre l'investissement rentable et prévisible.
Oui, c'est exactement ça le point de départ qu' qu'il faut avoir. Euh je me permets de rappeler qu'un investisseur, un entrepreneur, il investit pour pour 10 15 ans. Donc il a besoin d'avoir un une ligne de mire assez claire. Il a besoin d'avoir un système qui est stable, qui le porte. Et donc, j'ai peut-être trois choses sur ce sujet à dire.
Je commencer par répéter ce qui a été dit sur les sur les délais de paiement qui sont juste une situation invraisemblable dans un pays développé comme la France d'avoir des tels délai de paiement parce que on a parlé des moyennes 40 jours ça ça peut sembler OK mais dans certains cas il y a des factures qui restent dans les dans les tiroirs jusqu'à 1 an 2 ans. C'est c'est juste inadmissible en fait que l'État français soit aussi mauvais payeur. L'État, les hôpitaux, enfin il y a pas que l'État, il y a des entreprises privées aussi sont parti.
Mais alors non, il y a pas que l'État mais je trouve que le les délais de paiement public sont inadmissibles et ça ça met comme vous l'avez dit les entrepreneurs qui en souffrent dans une situation, ils ont plus accès à d'autres marchés publics parce qu'ils ont plus assez de trésorerie, ils ont plus accès à leur financement. Enfin, ça les met vraiment dans une situation de péril importante. Les deux autres points que j'avais à faire, c'est que pour avoir la prévisibilité, parce qu'encore une fois euh ce qu'il faut pour un entrepreneur, c'est limiter le niveau d'incertitude, il y a déjà les risques à gérer, donc il faut pas ajouter les incertitudes.
Et là-dessus, je crois qu'il faut arriver à stabiliser les dispositifs et il y en a beaucoup. Je suis pas sûr qu'il a besoin d'en d'en faire beaucoup plus. Il faut juste avoir quelque chose de stable dans lesquels les entrepreneurs puissent se projeter. Et enfin troisème point, il faut que tous ces dispositifs fonctionnent avec des délis raisonnable d'accès euh d'une simplicité administrative dans la mesure du possible. Euh c'est pas juste les pas juste les fenêtres de soutien au gouvernement qui doivent fonctionner comme ça.
C'està capacité de se projeter sur le l'accès à l'énergie, sur l'accès à l'eau, sur voilà toutes ces ces briques qui sont indispensables pour le fonctionnement du mais pas mal de ces points s'appliquent également à l'hexagone. Mais est-ce que selon vous ces difficultés nationales sont démultipliées dans les outres mères ? Alors, je dirais en général oui pour deux raisons. La première, c'est que on le sait, les entreprises ultramarines sont en moyenne plus petite que les entreprises de l'hexagone pour pour tout un tas de bonnes raisons, hein, mais c'est une un fait stylisé qui est remarqué régulièrement par l'INC.
Et comme elles sont plus petites, et ben elles ont forcément moins de capacité de s'ajuster à tous ces problèmes que que dont souffre toutes les entreprises françaises. La deuxième raison, comme je l'ai dit au début, c'est que les entreprises ultramarines, elles font face à tout un tas d'autres contraintes en plus, plus de risque, plus de volatilité à gérer et cetera et cetera. Et donc elle encore une fois sont plus vulnérables à sans doute à ces à ces à ces problèmes. H Stéphanie Marva Faillot, j'en reviens à vous hein. Vous le disiez en 10 ans, vous avez soutenu plus de 700 projets.
Qu'est-ce qui distingue finalement parce que maintenant vous avez un vrai recul, ceux qui parviennent à changer d'échelle et les autres. Quelles sont un peu les leçons des des meilleurs si je peux le dire ainsi ? La personnalité du fondateur des fondateurs est particulièrement importante parce que justement il y a tous ces obstacles spécifiques. En fait, on a les mêmes problèmes qu'en hexagone, sauf que là-bas, c'est pire. Euh donc la personnalité du fondateur très importante et de l'équipe. Je pense aussi qu'il y a la la comment dire l'intention, c'est que on est dans des territoires où il y a des enjeux environnementaux, sociaux et de souveraineté très importants.
Et une entreprise, il faut qu'elle adresse un vrai sujet concret local mais qui est également un sujet qui peut se retrouver dans d'autres territoires, soit voisin, mais même enfin la capacité à s'exporter est très importante parce que justement ce sont des micromarchés. Et si on veut lever de l'argent, se faire financer, si on est rest si on reste sur un micromarché, ça va être quasiment impossible d'avoir des investisseurs. Quels sont un peu les de là aussi parce que vous êtes une véritable vigie vu tout ce que vous suivez comme secteur d'activité, on a beaucoup entendu parler depuis le début ce matin, notamment du numérique, de la transition écologique dans les territoires ultramarins.
Vous, de votre point de vue, quels sont les secteurs qui vous semblent capables aujourd'hui de faire émerger les prochains champions ultramarins ? Alors, on a encore une fois, on part du terrain et on regarde quels sont les enjeux concrets. Et à partir de ces enjeux concrets, bah d'ailleurs par rapport à innovationemaire, on a défini des catégories. Donc la catégorie numérique est important bien sûr, mais il y a également une catégorie qui est l'or bleu, donc toutes les innovations liées à l'océan. Et ça, je suis étonnée depuis ce matin, on en a finalement très peu parlé de l'économie de la mer. C'est très peu sont allés sur ce sujet-là. Ben alors, mais vous le faites, c'est très bien.
C'est dommage parce que la France a le plus grand territoire maritime au monde avec les États-Unis. 11 millions de kilomè carr peu de gens connaissent ce chiffre. 11 millions de km². Le plus grand, c'est les États-Unis qui a également 11 millions de km². Et en terme de surface sous-marine sous-marine, la France a le plus grand territoire au monde. C'est 97 % de la zone économique exclusive de la France, c'est la mer, ce sont les outresem. Et donc c'est une richesse extraordinaire et on voit passer beaucoup de projets ultra marins mais pas que qui qui se positionnent sur la mer. Donc si on en parle si peu, je ne sais pas. Euh c'est sujet peut-être de curation.
Bah un sujet moi j'aurais fait une table ronde que sur la mer hein. On aura peut-être plein d'investissement annoncé tout à l'heure du côté. Mais il y a pas que la mer, il y a également la la forêt enfin avec la Guyane qui a quand même l'Amazonnie finalement. Et donc il y a l'or vert et des innovations qui sont issues du monde végétal. On en a plusieurs d'ailleurs qui sont présents aujourd'hui. On a eu tout à l'heure des marques de cosmétique présent avec des boîes comme Solicas, Anguyane, Biostrasiège ou Torscal à la Réunion.
Donc ça c'est également un secteur important, secteur agricole d'Agritech puisque la souveraineté alimentaire est importante dans des territoires où 70 % de l'alimentation est importée, ce qui n'a pas de sens parce que ce sont des territoires où la nourriture enfin où ça pousse, il y a de l'eau et il y a juste pas de politique de développement agricole local. Pas assez. H quand on a préparé là aussi Jérôme Perin, vous me parliez des filières locales. Selon vous, est-ce qu'il faut aussi travailler peut-être plus ?
Ça revient à ce que dit Stéphanie en en écosystème finalement en fonction de la force de chacun des territoires où on met autour de la table de Nordot PME, infrastructure export que les filières c'est important on accompagne les entreprises mais il faut accompagner les filières à structurer. Il faut les renforcer, il faut les accompagner à pouvoir créer des des des entreprises fortes dans les territoires qui ensuite pourront changer d'échelle, qui ensuite pourront aller à l'export à l'international. Je vais je vais vous donner un exemple qui se passe à la Réunion et qui est sur le domaine agricole.
avec une coopérative agricole, avec un agroindustriel, avec les planteurs d'ananas de cette coopérative, on s'est mis autour de la table et on a construit un dispositif qui a permis d'accélérer le financement de ces planteurs qui ont un cycle d'exploitation assez long et qui avait des difficultés pour pouvoir mobiliser des fonds. Et bien, on s'est mis autour de cette table, on a créé euh cette ingénierie qui était pas très compliquée, mais il fallait s'asseoir, il fallait réfléchir et on l'a sorti et en le faisant, on a permis à à à beaucoup de planteurs de pouvoir euh relancer des cycles d'exploitation.
Ça c'est un exemple qui permet cette accélération qu'on appelle de nos vœux qui permet de mobiliser les énergies et et en renforçant les filières, on va renforcer les acteurs locaux. Après, une fois qu'on a ces acteurs et ces champions locaux qui sont très forts, il faut leur permettre d'aller chercher la croissance. là où elles se trouvent dans leur territoire bien sûr, mais en dehors de leur territoire, en outre mer, mais pas que. Il faut accompagner nos champions ultramarin à aller à l'international, à aller dans l'hexagone, aller en Europe. Et c'est ce qu'on essaie de faire chez Branque Populaire, c'est d'utiliser nos nos bassins, nos hub à la Réunion.
On a Mayotte à côté où on est présent. On est présent depuis 2 ans maintenant à Madagascar. On essaie d'interconnecter nos clients pour leur permettre de trouver des partenaires, pour leur permettre de trouver des débouchés. On le fait dans le Pacifique avec nos implantation en Calédonie, en Polynésie et avec nos banques aux îles FJI, au Vanouatou, aux îles Salomon. On essaie de créer un écosystème. Vous êtes présent dans tous ces pays-là ? On est présent dans ces pays-là, dans dans d'autres pays également. On a un département, une division internationale qui se développe. Typiquement, on a parlé tout à l'heure du Kenya pour la Réunion et Mayot.
Ça pourrait être un terrain de jeu pour vous pour la complémentarité. Alors, on est présent à Jibouti en Afrique et oui, on essaie aussi d'interconnecter nos clients. On le fait aussi avec notre clientèle de banque de financement et d'investissement de grand compte parce que parfois chez nos clients enemè on peut avoir besoin d'un contact, d'un fournisseur, d'un partenaire qui est dans l'hexagone et c'est notre métier d'interconnecter tous nos clients pour essayer de de les faire grandir, passer un cap, changer d'échelle et singulièrement en outre mer une fois qu'on est fort sur son territoire.
Et c'était dit dans une table ronde, on a des chefs d'entreprise qui sont extrêmement agiles, qui sont extrêmement forts. Il faut qu'on les aide à passer un cap, à changer d'échelle et aller chercher la croissance parfois en dehors de leur territoire, mais ça servira l'attractivité de leur territoire, ça renforcera leur territoire également. Alors justement Alexandre Gautier pour faire émerger ces ces champions et pour réussir ces écosystèmes, qu'est-ce qui manque le plus ? Est-ce que où on a besoin des investissements les plus urgents dans les territoires d'outre mer ? les le transport, l'énergie, le numérique, le soutien, l'économie de la mer. Votre question est vraiment très vaste.
Euh mais votre réponse devrait être courte, j'ai bien compris ou synthétique si vous préférez. Déjà, ce que en en prenant mes fonctions, j'ai pu voir que il y avait énormément de travaux de très grande qualité de différentes instances publiques et privées sur les réformes à entreprendre. Donc il y a des réformes structurelles qui doivent s'inscrire dans le temps long et c'est difficile, on a du mal avec le temps long. Donc il y a tout un travail à faire sur justement s'adapter un monde qui est beaucoup plus concurrentiel. Il y avait des dispositifs qui étaient sans doute adaptés dans un monde différent qui le sont moins aujourd'hui si on veut favoriser le développement économique.
Je vais pas m'étendre mais je pense notamment à la question d'une réforme de de l'R ou ou le questionnement qu'on peut avoir sur les surrémunérations. Maintenant sur les secteurs, il y a un sujet sur la transition climatique parce que à la fois la transition climatique, on est sur des territoires qui sont surexposés au changement climatique. On le voit, on le voit déjà. Donc ça veut dire que il faut euh le le choix qu'on a c'est de dire est-ce qu'on s'adapte aujourd'hui pour essayer de moins souffrir lorsque il y aura les événements climatique ou est-ce qu'on le subira demain ? Évidemment le choix c'est d'éviter les les le les drames sociaux humains qu'on peut avoir et les le coût matériel.
Donc il y a il y a il y a ce sujet de protection des territoires et donc d'attractivité et puis par ailleurs ça peut être aussi de levier de croissance parce que ce sont des investissement mais c'est aussi une expertise parce que la connaissance qu'on peut acquérir sur la maîtrise et la façon dont on peut s'adapter à certains risques, ça peut être aussi duplicable ailleurs. Donc c'est pour ça qu'il faut vraiment travailler là-dessus dès aujourd'hui et notamment un travail important qu'on essaie de de favoriser, c'est d'avoir une meilleure connaissance du du terrain.
météo France met à disposition de plus en plus de données qui concernent aussi les territoires ultramarins et qui permettent un peu de simuler donc d'avoir si on prend l'exemple de la réunion un établissement qui va avoir le le siège social à à Saint-Den puis qui va avoir des implantations qui vont être dans dans le sud à Saint-André ou et de se dire bah là oui mais attention euh c'est pas le siège social cette partie-là elle peut être très exposée à des grosses intempéries ou à des inondations. Je pense que la question de développer déjà des outils de diagnostic, ça va déjà donner une meilleure cartographie.
Donc oui, il y a beaucoup de choses qui peuvent être faites qui sont à la fois une notion de résilience du territoire mais qui en plus serait un levier de croissance et un levier de valorisation des des territoires. Alors Nicoline, peut-être pour conclure si on arrive à faire tout ça, ce que vient de mettre sur la table Alexandre Gautier. Euh si on regarde dans 10 ans, vu que vous êtes économiste, logiquement vous avez un peu une baguette magique. Euh dans quel secteur les autres mères ont-ils selon vous la possibilité de faire émerger ces véritables champions dont on parlait avec Stéphanie ? Alors la baguette magique, j'aime pas cette question. Vous êtes enregistré hein, on le ressortira.
Bien sûr. Prenez des paris tout de suite. Euh non, écoutez, moi j'ai j'ai pas évidemment tous les secteurs qu'on a mentionné avant, l'économie bleue, l'agro, la santé, les réseaux insulaires. Euh j'en oublie plein dans cette liste évidemment à ce stade. Le tourisme évidemment à plus forte valeur. Je noté peut être aussi développé la construction. Enfin, il y a plein de il y a plein de secteurs qui sont à priori prometteurs. Je pense que le l'enjeu, c'est trouver des secteurs où enfin c'est toujours pareil en fait en microéconomie, il faut trouver la manière de se de se discriminer du reste du marché, trouver un trouver une demande et répondre le mieux possible.
Peut-être un point quand même qui me semble important, c'est que moi ce que ma vision de des autres mères, c'est que c'est un peu une plateforme, une une un poste avancé français. dans d'autres zones géographiques, on est peut-être moins bon, moins présent. On a la Caraïbe et derrière la Caraïbe, les Amériques, on a l'Indo-Pacifique, on a l'Asie et donc et ça c'est vraiment une ressource, l'insertion dans le marché régional qui est peut-être largement inexploité. C'est c'est en tout cas le ce que montre des rapports de la Banque de France puisqu'on est chez eux et de du Sénat, je crois. Il y a il y a quand même des gisements de progression là-dessus.
Peut-être juste un point quand même parce qu'on parle de champion depuis tout à l'heure. Euh alors, je sais pas si tout le monde a en tête la même chose. Champion parfois ça fait on imagine des licornes qui vont lever des milliards et qui qui vont s'emparer d'une technologie complètement nouvelle. Moi, ce que je définirais que pour être un champion ultramarin, c'est peut-être simplement une une entreprise, une ETI qui qui croit, qui justement s'insère bien dans son marché régional et qui alimente un écosystème local de manière dynamique. Et ben voilà, peut-être plus simple. On peut vous applaudir tous les quatre.
Ce sera le mot de la fin pour cette table ronde et je repasse la parole à Marie-Christine. Hop, je vous laisse regagner tranquillement votre petite place. Merci à vous. dans quelques instants. Oui, mesdames et messieurs, on va passer dans quelques instants à la remise de prix du concours des pitch dans le cadre de ce choose Outre mer. La ministre va arriver dans quelques instants, ça sera moins loin, moins long, je dirais. Donc dans quelques minutes avec les lauréatas. Merci pour votre patience. Je vais vous inviter à regagner vos places. La ministre arrive dans quelques secondes. Et voilà, maintenant à la remise des prix de concours de la startup choose Outre en partenariat avec ino.org.
Un concours de pitch qui s'est tenu aujourd'hui pour révéler les pépites ultramarines. Il y a eu, il faut bien le noter, 120 [grognement] candidatures venant des outres Mèes. Oui, vous pouvez les applaudir car c'est énorme. 120 candidatures, 10 candidats sélectionnés ont pitché cette journée devant un jury. Je rappelle l'idée de ce concours, c'est de mettre en lumière les start-up et les entreprises ultramarines qui portent des solutions à fort impact territorial et surtout les présenter directement à des investisseurs et des institutionnels.
Donc c'était un paris gagnant aujourd'hui des lauréat on va qui ont présent enfin des filadistes en tout cas qui ont présenté leurs solutions devant ce jury. J'invite dès à présent la ministre à me rejoindre sur scène. Bon le temps qu'elle prenne ses papiers. Voilà sous vos applaudissements s'il vous plaît madame la ministre, merci beaucoup. C'était votre idée ce concours, vous l'avez fait avec des partenaires qui vous ont accompagner, c'était important. On a eu également un jury et je vais donc inviter le jury à venir sur scène parmi les membres du jury bien évent évidemment, vous l'avez entendu aujourd'hui de notre incontournable Hervé Tonner, directeurem de la Banque des territoires.
Merci de l'accueillir chaleureusement. Ah mais il faut venir sur scène. Voilà. Merci beaucoup. Ensuite, nous avons madame la préfectel Baudoin qui est la directrice générale des outresemes. Merci beaucoup madame la préfète. Nous avons également Jean-Simon Méranda, le directeur du pôle territorial au secrétariat général pour l'investissement. Merci beaucoup monsieur. Et Guillem Pradalier, le vice-président France Incoventur qui a beaucoup contribué pour ce concours. On l'applaudit chaleureusement également. Vous avez pu le voir, des membres du jury de qualité. Mais n'oublions pas Daniel Yersceau, président du jury de Diom que je Il est où ? Je ne le vois pas. Il était là et il va revenir.
Il a dû être demandé. Madame la ministre, un petit mot avant d'annoncer le résultat sur le concours. Un petit mot sur l'objectif de son concours. Pourquoi et pourquoi c'était important pour vous ? Est-ce que Voilà, ça marche très bien. Merci beaucoup. Toutem, c'était l'occasion de dire, il y a des talents, il y a des idées dans tous les territoires et donc de donner aussi la voix au chapitre, à ceux que vous allez rencontrer dans quelques instants qui sont exceptionnels quand vous entendrez les parcours, les récits, effectivement, il y a de quoi récompenser chacun.
Alors, il y aura effectivement trois lauréats, mais en vérité, vous verrez, il y a du potentiel parmi l'ensemble de ceux qui se sont présentés comme candidat qui qui sont 10 au total qui représentent h territoires, les trois océans. Donc, vous voyez, le spectre est extrêmement large. Ils ont pris des risques eux-mêmes dans le cadre de leur activité et effectivement, j'ai envie de dire que la moindre des choses, c'était aussi de les mettre à l'honneur pour montrer aussi cette autre part de dynamisme qui existe dans les outresemers. Voilà pour quelques mots et on récupère notre manque du jury Daniel le temps que tout le monde arrive.
Merci beaucoup Daniel de ce côté-là parce que vous êtes tous passés. Merci beaucoup [grognement] madame la ministre. À vous l'honneur de dévoiler les résultats. Tout à fait je les découvre dans la catégorie puisqu'il y a trois catégories mesdames messieurs. Dans la catégorie ressources et énergie durable. J'appelle Elodie Brunstein pour Solicaz. C'est la Guyane qui est à l'honneur. Et voilà, elle descend. Bravo ! Et on va lui remettre un prix peut-être peut-être un mot sur Oui, bien sûr. Je vous laisse bien sûr donner quelques mots. Oui. Euh bon ben, je suis ravie d'avoir reçu ce prix.
Donc je suis euh dirigeante d'une start-up qui est une agritech qui a été développée en Guyane qui est spécialisé dans la restauration de la qualité des sols et le développement de solutions qui permettent d'améliorer la croissance et la résistance des plantes. face aux problématiques de changement climatique que l'on voit de plus en plus et qui ont un fort impact très important sur les outresem aussi. C'est un sujet qui est un sujet d'actualité et la performance en fait que l'on a dans le cas de notre produit, c'est d'avoir mis en place une méthodologie qui permet en fait de créer des produits sur mesure et donc ça nous permet de pouvoir investir l'ensemble de au niveau international.
Voilà. Et pendant ce temps-là, vous avez le vice-président de la Guyane, monsieur Jean-Luc Louest, qui a de la collectivité de Guyane qui a pu apprécier votre vos propos. C'est Solik qui est lauréat. Monsieur le vice-président, merci beaucoup. Merci beaucoup pour cette présentation. Voyez, ça c'est très concret. On dit souvent que les outremères sont des laboratoires d'innovation. C'est c'est complètement vrai. J'ai le cas dans mon territoire, le département du Valdoise par exemple d'un dérèglement climatique qui touche la forêt de Momorancie qui est un très grand massif forestier dérèglement climatique maladie de l'encre.
Et donc nous avons besoin effectivement d'innovation pour apporter des réponses. Donc on voit bien ici les outresemes aux avant-postes du dérèglement climatique et des solutions à y apporter. Bravo. On va apporter le prix sous vos applaudissements. Voilà madame. Exactement. Je vous laisse faire la photo avec la ministre et entourée de votre vice-président et les membres du jury. Si vous voulez être sur la photo, les juris se rapprochent pour la photo. Mais les photographes, vous pouvez vous rapprocher. Félicitations. Alors, je rappelle, hein, c'était sur 120 candidatures, c'est quand même énorme. Félicitations encore et bravo la Guyane. Merci beaucoup. Merci beaucoup. Pardon ?
Oui, on l'a dit. Exactement. C'est important. On va passer au deuxème lauréat. Madame la ministre. Oui, dans la catégorie décarbonation et souveraineté économique, j'appelle Mégane Cavalier pour la société COPA et c'est la Guadeloupe qui est représentée. C'est la Martinique qui parle. C'est la Martinique. C'est la Martinique. Ma [grognement] fiche est-être mauvaise je prus madame ne vous inquiète madame la ministre, ne vous inquiétez pas. Bravo félicitations. En plus, cetteuréat travaille pour l'ensemble des outres mères. Merci beaucoup. Bonjour à tous. Alors, je suis un petit peu ému.
Voilà, parce que tous les entrepreneurs que vous avez vu aujourd'hui, ce sont des entrepreneurs, on se revoit. Il faut savoir que c'est un travail de longue haleine ce que l'on fait. C'est un marathon, c'est vrai. Et donc déjà, je voulais vous dire tous bravo tous les tous, on se retrouve tous. Donc déjà, bravo à nous tous d'être réunis aujourd'hui pour cet événement. Et donc je vais vous en dire un petit peu plus sur moi. Moi je suis la fondatrice de COPA.
COPA c'est une entreprise qui intervient vraiment dans la transition écologique et qui accompagne vraiment tout de la chaîne alimentaire de l'entrepôt à la boulangerie pour permettre justement au territoire la mise en conformité sur ces sujets qui nous touchent vraiment. Sachant que dans nos territoires, vous le savez tous, on a quand même une forte inflation et donc c'est très important et c'est une très très belle reconnaissance. Alors je vous remercie vraiment pour ça. Bravo bra. Bravo ! On va apporter le prix, on va faire la photo. Je vous invite le jury à vous rapprocher. Et voilà. Félicitations. C'était Copa. Bravo beaucoup.
Et enfin le 3e lauréat dans la dernière catégorie transition sociale et inclusion, j'appelle Paul Nekang pour la société Huma et qui nous vient de Nouvelle-Calédonie. Je crois qu'il y a beaucoup de ravi dans la salle. Bravo, félicitations. Je vous invite à vous placer à près de la ministre. On se retrouve Je crois que monsieur est ému. Euh, bonsoir, je suis aussi. Donc, [raclement de gorge] je suis fier de représenter la Nouvelle-Calédonie. Donc je crois qu'on est le territoire qui euh euh les représentants qui viennent de très loin.
Euh merci pour le pour cet événement parce que nous on est des entrepreneurs, on travaille tous les jours, on voit pas le fruit de notre travail et aujourd'hui euh c'est un peu une récompense de notre engagement euh au sein des autres mères. On est là aussi pour réinventer le monde. On cherche toujours à trouver des nouvelles solutions parce que aujourd'hui ben on a le numérique, on a l'IA, on cherche toujours ce qu'on oublie des choses, c'est que il y a des gens, il y a des hommes, il y a des femmes qui travaillent dans les entreprises et c'est ça aussi queon mettant en avant l'inclusion.
Nous, notre projet, moi je suis le président de donc structuration de la filière miel en Nouvelle-Calédonie. Donc, on met en avant les jeunes euh parce que souvent on les laisse de côté, on on les forme, on les accompagne pour que ils puissent trouver aussi leur bonheur parce que le travail c'est aussi le bien-être. Voilà et je vous remercie beaucoup. On a aussi nos partenaires, nous on a été lauréat de France 2030, c'est de fond de l'état qu'on avait avec euh BPI. Euh on a été lauréade pour la filière. Je crois que la fondation du SMMA aussi vous accompagne, il me semble. Je vais je vais en venir. Euh il est là présent dans la salle.
Euh on a aussi levé des fonds avec Investine Pacifique et une partie on a été aidé par la banque de territoire. Voilà. Et le m les membres du gouvernement vous sont présents et voient seul. Bon, la ministre vous demande mais on a aussi la fondation SMA voilà euh qui nous accompagne aussi pour tous les projets. Voilà, il est encore ému. Voilà, pour accompagnement des jeunes et au niveau de la filière apicole, mais aussi d'autres filières comme la vanille et le cacao. Le délégué général est dans la salle. Merci. Merci à vous. Place au prix. OK, ils sont place à la photo. Félicitations. Alors, restez sur scène.
En tout cas, on va appeler maintenant l'ensemble des finalistes et les lauréas pour la photo finale, s'il vous plaît. C'est très important car pour la ministre, vous avez tous gagné. Madame la ministre, vous êtes d'accord ? On fait venir l'ensemble des lauréats et des finalistes. Merci de venir sur scène. Je vais vous les citer. Il y a Biofuel pour Réunion Maravilla Laboratoire pour la Guadeloupe Solicaz qui a été finale gagnant Samèv Caraïb Food and Service Copa pour Martinique Duke pour la Réunion Abitam Mayotte Odainos Guadeloupe Tahiti Marine Biothèque pour la Polynésie française. J'espère que vous êtes tous présents. C'est important c'est votre moment.
Merci de vous rapprocher avec les les membres du jury. Vous descend. Il y a encore des lauréats qui descendent. Madame Madame la lauréate, elle est en train de parler. Merci. Merci. Non non, il est encore sur scène et ils sont encore de Allez allez, venez vite. Un mot de la ministre bien entendu. Un mot pour remercier encore une fois tous ces tous ces talents. C'est important aussi cette grande photo pour montrer qu'il y a une multiplicité de projets, une multiplicité de dynamismes dans chacun des territoires et et un grand merci au jury qui s'est prêté au jeu qu'il a fait avec beaucoup de sérieux.
Probablement que les choses ont été difficiles mais il faut faire des choix et bravo d'avoir réussi à trancher mais merci beaucoup pour votre engagement au côté de ces entrepreneurs. Merci infiniment. Merci beaucoup madame la je ne vois pas métal plaisance qui vient de Saint-Pierre Micelon. Est-ce qu'elle est présente dans la salle ? Elle est là. Ah d'accord. Ah d' OK. Merci. Je voyais rien. Je vo trop de mot. Merci. Alors on les applaudit chaleureusement, c'est important. On leur rend un hommage appuyé et je rappelle encore 120 candidats et vous êtes les lauréats et les gagnants et les finalistes de ce beau concours. Bravo à vous. Merci beaucoup. La séquence a pris fin.
Merci infiniment et je vais laisser mon confrère Emmanuel Dutil prendre la suite pour le dernier atelier. Alors ça va être effectivement la dernière table ronde mais vous savez qu'il y a deux temps forts à venir. Savoir combien de millions d'euros vont être investis lors de ce Toutem et ce pourquoi vous êtes véritablement là. Le cocktail de faim. Ça ce sera aux alentours de 18h. Mais plus sérieusement, j'appelle à me rejoindre sur scène pour cette dernière table ronde de la journée consacré à l'exportation depuis les outresemers. Louis Marguerite le patron de Business France, Pascal d'assaut, Nassir Goulou, Bertramet et Sébastien Louissin. Sous vos applaudissements.
Alors, vous avez vos petits noms. Hop. Alors, si vous pouviez avoir la gentillesse de venir sur scène et de vous mettre au niveau de vos noms. Ah, vous voulez peut-être un coup de main ? Hop, on va vous aider. Alors, Louis, tu es là. Hop. Alors, c'est Je sais plus comment ça marche. Pascal Sébastien, tu es là ? Oui, c'est là. Tu es au milieu. Tu es Tu es le troisème siège là ? Vous êtes là. Ah bah, dis donc, vous en avez de la chance. Alors, attendez, qui est-ce qui nous manque ? Trembet. Ah non, vous êtes là. Et il nous manque Sébastien Lisson, il est là. Hop, venez nous voir. C'est vous. Voilà. Installez-vous là. Attention. Hop, ça y est, on a tout le monde.
Bon, on a encore trouvé le défi de pas mettre une femme sur scène, mais c'est pas très bien ça ce qu'on fait pour terminer sur cette dernière table ronde. Merci en tout cas à tous et à toutes d'être là sur cette table ronde. Donc, exporté depuis les outreemers avec ce mot important à conquérir les marchés régionaux. C'est un sujet qu'on a déjà un tout petit peu euh exploré euh notamment dans euh la table ronde qui était véritablement passionnante autour de comment créer son entreprise finalement depuis les les territoires d'outreemer.
Avant toute chose parce que ce sera tout à fait en lien avec le thème, euh Nicolas Foricier qui est le ministre délégué comme vous savez tous du commerce extérieur et de l'attractivité ne pouvait pas être avec nous aujourd'hui mais il a tenu à vous envoyer et à nous envoyer un petit mot. Il y a pas de vidéo me dit-on. Bon, moi elle était dans mon programme mais bon, on me confirme, il y a ou il y a pas. Il y a pas. Bon ben, c'est pas très grave. Je suis sûr qu'il avait envie de vous dire que vous êtes tous formidables pour aider la France à se développer depuis l'international. On va débuter avec vous, si vous le voulez bien, Louis Marguerite. Vous êtes donc le patron de Business France.
Business France a une mission bien évidemment d'aider les entreprises à aller à l'international. Qu'est-ce que vous faites le plus concrètement possible pour les entreprises ultramarines ? Bonjour et ravi d'être là. Merci de m'avoir invité. Euh bah on fait en en outreem en réalité tout ce qu'on fait sur le reste du territoire national. Qu'est-ce que nous faisons ? On a la mission du veilleux, je suis passé rapidement et on pourra y revenir. On a la mission d'attractivité. C'est tout l'enjeu d'ailleurs de de nos échanges depuis ce depuis ce matin.
Et puis l'enjeu de l'export avec une mission simple au fond, c'est de rendre l'international, donc tout ce qui se passe en dehors de de nos frontières nationales, le rendre le plus accessible possible et de faire en sorte que traverser un océan, traverser une frontière terrestre, une frontière maritime au fond soit pas plus compliqué que cela et soit aussi facile ou aussi difficile. ça dépend du point de vue qu'on adopte que de vendre son produit, son service à quelques kilomètres de de chez nous. Donc concrètement, qu'est-ce que nous faisons ?
Nous avons donc une équipe outre bien évidemment au sein de nos équipes qui sont en fait au sein de chacun de vos de nos territoires de vos territoires en lien avec les les chambres de commerce et d'industrie dans ce qu'on appelle la Team France Export. C'est une marque qui a été créée il y a une il y a une dizaine d'années qui qui marche plutôt bien. Il faut sans doute encore la renforcer mais qui marche bien et qui part d'un constat simple. C'est comment on arrive avec une détection d'entreprise que nous connaissons déjà, qu'on connaît un peu moins, qui sont déjà identifiés dans les différents réseaux. Comment on peut la mettre en relation ?
Et c'est là où tout nous a puissance de notre réseau à l'international. On est présent dans 53 pays dans sur 70 et comment on est capable de les connecter très concrètement avec un numéro de portable hein. C'est vraiment la politique du 06 quasiment. euh avec un distributeur, avec un donneur d'ordre, avec un acheteur, avec un partenaire euh local dans ces 53 pays. En pratique, c'est une centaine de pays. Et pour cela, on utilise toute la gamme de nos produits et je m'arrête là, c'est-à-dire presque plus simple, c'est-à-dire une place dans un pavillon.
J'en parlais tout à l'heure avec quelques interlocuteurs, des pavillons d'en fait 100 dans le monde, mais ça peut être des forums d'affaires, des forums B2B et puis ça peut être pour les entreprises de ta plus importante, une quasiment une mise à disposition de nos effectifs pour les aider dans la communication et la prospection. Le la place dans les pavillons, c'est quelque chose effectivement de très important puisque Business France est bien évidemment présent dans les plus beaux salons au monde. Je pense au CES ou en tout cas à tous les plus gros salons qui coûtent souvent très très cher pour les entreprises.
Pour ceux qui seraient intéressés, qui vous auraient pas croisé tout à l'heure dans les couloirs, ça se passe comment ? On passe un coup de fil à son antenne de business France, ça coûte très cher ça parce que pour exporter, c'est quand même souvent un point qui est non nul pour beaucoup d'entreprises qui pourraient pas se permettre cette visibilité. Bien sûr, absolument. On essaie de rendre les choses les plus accessibles possibles. Les pavillons, on a d'ailleurs un élément subventionnel. On le on le on le vend moins cher que ce que ça coûte, mais c'est aussi normal puisque nous sommes les tenteurs d'une politique publique de soutien.
Mais oui, c'est c'est vrai que ça peut coûter ça peut coûter quelques milliers d'euros. Je peux pas dire un chiffre comme ça parce que ça dépend évidemment de la de la localisation, du nombre de jours, de la taille de la surface. Bon, il y a on en fait une centaine par an mais il y en a qui peuvent intéresser vos entreprises. Caines par an, on en fait 30 dans l'agroalimentaire, on en fait une vingtaine dans la tech, on en fait dans l'art de vivre de la santé aussi beaucoup plus une trentaine. des salons qui peuvent être aussi assez.
Il y a le CES de Las Vegas qui évidemment le plus grand, le plus je c'est presque presque celui de la vitrine, mais on fait aussi des salons par exemple sur la parfumerie, on fait des salons sur donc on peut on peut couvrir un champ très large et pour cela bah j'ai presque envie de dire que nous sommes ici présents aujourd'hui et bien sûr dans vos territoires dans la team France Export, on a des conseillers des chambres de commerce qui savent transférer le dossier au bon endroit. Donc concrètement allez dans votre dans votre territoire de proximité à votre chambre de commerce ou dans un ou dans une équipe Business France et on vous aidera.
Et ben, on a une transition parfaite pour aller voir tout de suite un conseiller du commerce extérieur de la France, président du groupe d'expertise succès justement des des CCE. Et dans votre vie professionnelle, vous travaillez par ailleurs chez Vivendy, vous êtes en charge notamment de la zone Asie. beaucoup de salariés, on l'imagine pas toujours pour Vieni, mais que soit Vendy ou Avas, c'est une zone extrêmement importante pour le groupe Vieni.
Donc Pascal d'asso par ailleurs, je crois que vous lancez aujourd'hui l'Opus ultra marin de votre travail succès avec ah ben voilà, vous l'avez avec vous avec 30 réussites d'entrepreneurs et d'entrepreneuses, je le redis, malheureusement, on n'a pas assez de femmes aujourd'hui sur scène. Après les avoir interrogés, qu'est-ce qui vous a le plus frappé ? Qu'est-ce qu'on trouve dans ce livre que l'on va tous s'arracher une fois que vous sortirez de scène ? Et bien déjà, bonjour à tous. Bonjour Manuel, madame la ministre.
Déjà, je voulais juste vous dire, je trouve cette journée absolument extraordinaire à la fois pleine de chaleur et d'énergie et c'est très rassurant pour la France par les temps qui courent. Donc je tenais à vous le dire si même s'il n'a rien à voir avec mon propos, je vous le dis en tant que participant aussi parce que je trouve ça extraordinaire. Bravo à vous tous et voilà, c'est ce que je voulais dire. Donc moi, je suis là en tant que conseiller du commerce de la France pour ceux qui connaissent pas, c'est 4500 chefs d'entreprise bénévole dans le monde qui travaille avec la TFE, la Team France Export, qui travaillent donc public et primé ensemble en gros qui donnent de leur temps.
Il a plusieurs dans la salle ici aujourd'hui et donc à la demande réparti partout dans le monde 152 pays et à la demande de madame la ministre qui donc le l'CE de notre organisation est présidée par madame Sophie Sidos et il y a eu donc une demande qui a été faite de d'illustrer parce que c'est aussi la communication c'est existeré aussi d'illustrer des succès, des exemples de succès donc dans toutes les régions ultramarines donc que ça soit antiiguilla que ce soit océan indien que ce soit océan Pacifique. Dans cet opuscule ici, il y a donc 30 entreprises ce qui veut pas dire que celles qui n'y sont pas ne rest 30. Vous ferez d'autres opus ?
On fera d'autres et puis surtout c'est le lancement est en papier mais ça vivra aussi dans le digital parce que ce qui est important c'est que ça c'est pour vous c'est pour illustrer. On a parlé beaucoup de fois aujourd'hui de changer l'image [grognement] je pense des territoires ultramarins et c'est extrêmement important et ça passe par la communication. Moi, je suis un homme de communication et changer l'image des territoires, ça passe par la communication et par l'exemple pour le lire d'un point de purement pragmatique. Je vois qu'il y a plein de QR code derrière. C'est disponible gratuitement euh une fois qu'on met son téléphone dessus. Ex.
Alors, ça va être disponible dans les comités locaux à chaque fois à chaque fois que il rentreront ou au siège des CCE ou avec vous. Et puis en fait, il y a des profils lignedin parce que l'idée, elle est quand même la destination des pouvoirs publics pour montrer tout ce que la diversité quand même du tissu de PME, de TI français, mais aussi de pouvoir les contacter. Donc c'est pour les pouvoirs publics et pour des PME qui auraient envie d'exporter. Donc il suffit en fait de cliquer et ça a été vu aujourd'hui, c'était vérifié par la madame la directrice générale de l'outre merche, les codes LinkedIn marchent. Vous pouvez les contacter. Donc en gros, comment vous les avez choisis ?
Alors comment on se retrouve dedans ? Alors ça a été choisi en réalité par les présidents des comités. Donc que ce soit Martinique, que ce soit Guillane, que ce soit peu importe tous les territoires et qui ont été remontés comme entreprise exceptionnelle. C'est le premier opus, il y en aura d'autres. Mais en tout cas, c'est comme ça que ça a été sélectionné pas par Paris, par le terrain. Par le terrain parce que les CCE c'est du terrain chez entreprise du terrain. Effectivement, on y reviendra tout à l'heure. Nassir Goulouli, j'arrive à vous. Vous êtes le PDG du groupe industriel Oéinde. Peut-être déjà un petit mot sur ce que c'est OéD pour qu'on soit bien fixé. Bonjour.
Alors écoutez, bah déjà madame la ministre, bonjour. Merci de votre accueil. [rires] Merci de votre accueil. Bonjour à tous. Euh si vous me permettez, moi je voudrais revenir un petit peu en arrière parce que vous me demandiez si c'était difficile ou pas d'investir dans les outresemes et je vous ai surtout demandé ce qui était au sein hernes. J'allais venir après vous demander si c'est difficile mais je vais y arriver. Mais juste si vous me permettez la la table ronde que j'ai trouvé la plus exceptionnelle et qui a montré le dynamisme des outresemères c'était celle où il y avait le plus de femmes. Elles étaient jeunes, elles avaient beaucoup d'ambitions et j'ai trouvé ça exceptionnel.
Donc vraiment, je voulais les féliciter parce que et en plus dans les lauréats, vous aviez deux femmes sur qui ont eu un prix sur trois. Donc bravo encore. Et c'était comme disait Sarah Beldi, la table des Warriors. Exactement, c'est une table des Warriors. Euh Océan, c'est pardon. Alors, Océan, c'est un groupe industriel. C'est un groupe industriel qui est né à l'île de la Réunion il y a à peu près 50 ans.
Euh c'est un groupe donc pour rejoindre la question euh et la table ronde qu'on évoque aujourd'hui et ça rejoint aussi toutes les discussions que ces jeunes femmes entrepreneuses avaient tout à l'heure qui est ému par un par un sujet qui est un mantra qui est les trois I chez nous depuis le début. d'abord industriel. Donc nous sommes un groupe industriel fondamentalement attaché aux activités industrielles parce que nous sommes convaincus que c'est les industries qui créent de la richesse et de l'emploi dans les territoires dans lesquels nous sommes. Très rapidement euh innovation, on est obligé d'innover, ça a été encore largement évoqué tout à l'heure dans les cosmétiques.
L'innovation, c'est le cœur de notre sujet et c'est le cœur des sujets qui nous permettent de développer des métiers. Mais ne pas s'interdire aussi à innover dans d'autres métiers que nos métiers d'origine. Donc c'est vrai qu'on fait on fait plein de métiers. Je vais venir à la réponse à votre question. Et le troisème I qui nous intéresse aujourd'hui, c'est international. Donc nous chez nous depuis le début, il y a les trois I industrie, innovation et international. Et on a tout de suite voulu partir à l'international. Nous sommes un groupe actif dans quatre métiers. Dans un métier dans la chimie du bâtiment, dans des usines de peinture.
Nous avons une activité dans les télécoms, nous sommes bâtisseurs d'infrastructure, nous sommes opérateurs dans les produits de la mer et enfin dans les pompes à chaleur. Pour répondre plus précisément à votre question. Donc vous êtes une forme un peu de petit comglomérat si on peut le dire ainsi. Mais pourquoi du coup dès le démarrage l'international a été votre site ? Parce que le territoire de base était trop petit et que vous aussi vous êtes un warrior et que vous êtes dit c'est le monde ou rien qu'est-ce qui vous a obligé ou poussé ou donné l'idée d'exporter ? Non. Alors déjà ce qu'on dit souvent chez nous c'est que d'une faiblesse, on peut en faire une force.
Donc dans les I que j'ai évoqué tout à l'heure, l'industrie de l'innovation, il faut savoir que par exemple on a dans la peinture un laboratoire de recherche qui est issu de la recherche de la Réunion. Je crois que ça a été évoqué par le président Gueddom, il y a 11 microclimats par exemple à l'île de la Réunion. Cette innovation nous a permis aujourd'hui dans les peintures dans le bâtiment de développer des produits que l'on arrive maintenant à exporter dans le monde entier. Et la le réchauffement climatique aujourd'hui nous permet d'avoir des produits que l'on exporte en France métropolitaine où on commence à découvrir les problèmes de moustique, de chaleur et cetera.
Donc on a cette innovation qui est engramée dans notre société qui sur la réunion a nécessité qu'on développe des laboratoires. Donc on a 20 personnes qui sont au laboratoire chez nous. Donc la Réunion est une force aujourd'hui qu'on exporte. Pourquoi ? Parce que en même temps bah on est en Europe, ça a été évoqué je crois plusieurs fois toute la journée. Donc on a des contraintes européenne qui fait que notre premier marché naturel d'exportation c'est l'Europe. Donc on a très vite racheté des usines en France métropolitaine ou en Hexagone pardon. On dit hexagone maintenant.
Donc voilà c'est très très rapidement de s'intéresser à des sujets où on a 60 millions d'habitants en France, 400 millions en Europe. Donc d'abord conquérir ces marchés c'est presque naturel maintenant. Ouais. Euh Sébastien Louissin, vous vous avez créé Miditech. Alors vous avez un micro juste à côté de vous là aussi. Même question déjà c'est quoi Miditech ? MTECH il va fonctionner le micro alors sauf si c'est celui qui fonctionne pas à chaque fois que je le dis mais là on me fait signe que si il va marcher. C'est bon il fonctionne. Bonjour à tous. Merci.
Alors, Mitech, c'est une société qui développe des solutions technologiques hardware, c'est-à-dire des outils et software logiciels pour l'agriculture. Donc, tout ce qui est optimisation de système de production et de gouvernance, donc à destination des agriculteurs, des coopératives, mais aussi des gouvernements. Donc, société Guadelupine. Effectivement, dès le démarrage, vous aussi, vous avez pensé à l'export ou c'est venu dans un deuxième temps ? racontez-nous votre expérience d'entrepreneur. Non, en fait c'était quand j'ai créé la société en 2017, l'ambition était tout de suite de d'en faire une référence mondiale.
Donc l'idée c'était de créer des solutions depuis la Guadeloupe pour la Guadeloupe, mais tout de suite l'export était nécessaire évident. Surtout que en fait pourquoi était nécessaire et évident ? parce qu'en fait nous ce qu'on l'ambition que j'avais euh que j'ai d'ailleurs toujours euh était de et de développer des outils adapté au contextes insulir et tropicaux et euh ça va ça a demandé beaucoup d'investissement, d'argent. On a investé plus de 3 millions d'euros dans la ligue techno et en fait le marché guadelopéen dans un premier temps, régional caribéen dans un deuxème temps est trop petit en fait pour euh rentabiliser, améliorer tout ce qu'on veut.
Et ensuite les marchés africains de l'Asie, de du sud et cetera s'ouvrou. Donc c'est une société guadelouéenne et on est dans quasiment tous les autres mè français. Euh, on travaille au Togo, au Bénin, on a de l'activité en Côte d'Ivoire et on est en train de on a probablement deux pays qui vont se rajouter lesquels on est juste euh RDC et Indonésie. D'accord. Donc vraiment un gros développement là à l'international et toujours en gardant cet ancrage et toujours en gardant cet ancrage guadeloupéen sur la RD, la recherche et développement.
Et si vous n'aviez pas pensé mondiale dès le démarrage, votre société n'était pas viable à cause ce que vous dites des économiquement non mais après c'est devenu une vraie évidence. Nous j'ai créé en 2017, on est rentré à station F dans les mois qui ont suivi et ça m'a confronté dans mon idée puisqu'on était notamment via innovation tromè confronté en fait à ce qui se passe sur la place parisienne mais aussi tout l'écosystème mondial qui venait. Donc on avait beaucoup d'intérêt des autres territoires et pays sur notre technologie. Donc il était évident qu'on qu'on s'armer pour y aller. Un point effectivement important. Bertrandet, j'en arrive à vous.
Vous êtes le directeur institutionnel de CMA CGM. Alors vous êtes présent bien évidemment partout dans le monde. He je vais pas vous demander ce que vous faites dans la vie du côté de CMA CGM. Euh là vous me disiez rapidement quand on a rapidement préparé votre intervention, les outremères ne sont pas au bout de nos lignes, ils sont au cœur de leurs bassins régionaux. Qu'est-ce que ça veut dire ? Bien, merci, merci beaucoup pour cette introduction. Merci et bravo aux organisateurs de cet événement qui est remarquable et comme l'a dit mon mon collègue de cette table ronde apporte un vent de positivisme et de et de fraîcheur sur les outresem et c'est très appréciable.
Cette formule, qu'est-ce qu'elle veut dire ? Elle veut dire qu'en fait CMACGM pour CMACGM les outresemes c'est une partie de notre histoire d'abord puisqu'il voudra pas échapper que dans le non CM à CGM, il y a CGM. nous sommes héritiers de cette compagnie et de ce lien particulier avec les outemers. On dessert donc tous les territoires ultramarins sur une base hebdomadaire avec nos navires et c'est aussi une manière de dire que toutes nos lignes sont d'ors et déjà intégrées dans leur environnement régional. Aujourd'hui, on ne fait pas des lignes hexagone outreem. Nos lignes c'est hexagone outreem et environnement régional. Je prends deux exemples.
La ligne PCRF qui desserre les antilles, elle dessert l'ensemble de la Caraïbe, elle desser le nord de l'Amérique latine. La nigne PAD qui dessert l'Océanie, la Nouvelle-Calédonie et la Polynésie française va desservir l'ensemble des pays de la région. Donc on est au cœur des échanges résionaux. On a cet outil qui peut favoriser les exports de nos territoires ultraarin et qui peut favoriser les échanges avec leur environnement régional. Maintenant, il y a encore quelques freins. Nous, ce qu'on observe sur nos sur nos lignes, c'est que pour c pour un conteneur exporté aujourd'hui, vous avez cinq conts importés.
Donc, il y a une forte une forte un fort déséquilibre dans si je puis dire, la balance. C'est qu'il faut travailler l'offre locale pour repartir à plein si je traduis en français. et pour repartir plein ou pour simplement favoriser les échanges et pour favoriser le dynamisme des des entreprises ultramarines. Nous, on croit beaucoup en ce dynamisme. On a investi par exemple dans un hub aux Antill de la Guadeloupe et de la Martinique le hub régional des échanges. Donc il y a il y a une demande, il y a il y a un marché, il y a des collaborateurs fantastiques. On investit également, on parlait de la tech tout à l'heure, nous avons investi dans une start-up en Guadeloupe qui s'appelle The Box.
Donc on croit vraiment dans les capacités des territoires ultramarins. Maintenant, il y a peut-être quelques freins juridiques à lever pour les exports et puis peut-être une structuration des filières qui relève pas de notre domaine mais qu'on a problème de taxe. Non, on peut parler de vous ces dernières heures là. Vous êtes pas très content de du budget ? Non. Bon, je crois pas que ce soit le sujet aujourd'hui ici mais non mais bon qu'on l'a lu. Et bien vous l'avez lu. Bon et ben Louis Marguerite, j'en reviens à vous. Euh voyez-vous aujourd'hui un intérêt des investisseurs ou clients étrangers particuliers pour les territoires ultramarins ?
Là aussi, vous êtes une vigie euh importante de par euh tous les secteurs économiques que vous voyez. Ça va fonctionner, vous inquiétez pas, ça va fonctionner, c'est on est rassuré. Euh oui, effectivement, c'est donc l'autre partie de notre mission et c'est d'ailleurs tous les enjeux de de Sketches. Euh c'est c'est une marque qu'on qui a été dévelée d'abord sur Tes France et et aujourd'h Autreem sur sur l'attractivité qui au fond d'ailleurs et un peu le c'est c'est l'export et l'attractivité, c'est on a l'impression que c'est deux flèches opposées. En réalité, c'est plutôt deux phases d'une même d'une même pièce où vous prenez l'objet que vous voulez.
Euh parce que en fait d'abord parce que quand on a un investissement étranger sur un de nos territoires euh ça en général c'est une capacité àexporter qui est plus forte. On estime que c'est à peu près deux fois plus fort que souvent les investissements étrangers en France qui n'est plus un tabou et plus un gros mot en réalité euh en réalité sont fait dans des dans des territoires en tout cas pour la moitié d'entre eux dans des dans des villes de moins de 20000 habitants et c'est même c'est même en dessous sur certains territoires ultramarins.
Donc on voit qu'on a on a un sujet qui est extra par ailleurs, on voit que aussi c'est une politique assez transpartisane [grognement] parce qu'on voit que c'est quand même des emplois dans dans le territoire qui sont des emplois relativement stables et relativement pérennes. Et pour répondre directement à votre question, c'est vrai qu'au cours des dernières années, c'était plutôt relativement modeste et pas le terme, mais c'est vrai qu'on on avait pas eu beaucoup de décisions d'investissement puisqueentre 2022 et 2025, on avait eu six six décisions d'investissement étranger en France évidemment pas ultra marrant entre mer ou enfin en tout cas France dans ces différents territoires.
On les avait eu à l'Anguyane à Mayotte à la Réunion. C'était un peu plus euh c'était un peu plus fort en 2025 parce qu'en 2025, on a détecté 70 projets. Alors, c'est pas encore des décisions d'avissement et 70 projet et c'est typiquement euh des endroits où nous on peut intervenir. Alors, parfois c'est euh donner un petit coup [grognement] de main pour trouver le site le site et parfois à l'extrême euh inverse du spectre, ça peut être vraiment quasiment du colide sur les projets, enfin quasiment de la cogestion, c'est peut-être un peu un peu au-delà mais mais en tout cas voilà.
et et et donc on voit que ça ça frémitie positivement, c'estàd qu'on commence à avoir euh avec des territoires qu'on peut mettre en valeur et et et notamment je cite aussi et pour la première fois lors du dernier Tru France qui qui par ailleurs a été particulièrement exceptionnel par le nombre de projets qui ont été qui ont été annoncés et puis le volume alors très très tiré par le l'investissement de cette banque dans les Haut-Fance, il y a eu pour la première fois une entreprise espagnole qui s'appelle PLD Space qui a annoncé un investissement en Guyane sur le site de couru de 35 millions d'euros pour moderniser le le le site de lancement. Donc voilà.
Donc ça aussi alors tout fait pas chrance mais mais on voit que c'est quand même un rendez-vous qui est rentré qui est rentré maintenant dans le dans l'économie j'allais dire nationale européenne et probablement mondiale. Donc donc on voit un frémissement plutôt à la hausse. C'est ça qui c'est ça qu'il faut qu'il faut encourager. On voit évidemment des dans des 70 projets des secteurs assez attractifs. L'énergie renouvelable bien sûr, l'économie bleue ça va de soi. Les infrastructures, la construction durable et puis aussi numérique data, santé, agrotransformation. Donc on a tout un tas de sujets sur lequels on peut on peut travailler. Voilà.
Mais qu'est-ce qu'est-ce qu'au fond recherche et je terminerai par là un un investisseur quel qu'il soit mais particulièrement un un investisseur non national, un investisseur étranger en Outre Mè, un investisseur étranger en France et bien ce que ce qu'il recherche c'est d'abord de la facilité. euh il recherchent un site, il recherchent de l'espace, il recherche de l'accès à l'énergie, il recherche euh de l'accès à l'eau, euh de l'accès au traitement des déchets et bien évidemment qu'on lui facilite euh le traitement enfin du relationnel avec l'administration, ce que nous euh dans les équipes de Business France, on sait faire, enfin, on sait faire l'ensemble de ces chantiers.
Donc voilà, donc euh ça fré positivement, il faut l'encourager, il faut aller plus loin. Effectivement, un point important. Pascal d'Assot, je voudrais en revenir à vous parce que vous m'avez pas vraiment répondu sur ce qu'on retenait quand même des principales histoires que vous racontez. Alors moi je l'ai feuilleté très très rapidement mais j'ai vu le cas par exemple de la famille Chatel, je crois qui exporte au Japon depuis 1986 et qui a adopté adapté ses produits au goût locaux. C'est IBA qui est aussi présent. Enfin bon, il y a plein d'histoires. Qu'est-ce qui vous vous a le plus marqué où vous a dit tiens, on pourrait quasiment faire une règle d'école quoi ?
Bien, écoutez, je pense qu'il y a eu beaucoup de choses qui ont été dites ce matin et aujourd'hui. Ce que ce qui m'a frappé moi, il y a une chose qui est fondamentale dans les 30 interviews que j'ai eu de dirigeants. Premièrement, une chose, pardon de le dire, mais la fierté d'être français.
J'ai eu une vraie j'ai ressenti ça à chaque fois que j'intervais les personnalités et il y avait une relation en fait on a parlé de géographie ce matin intéressante sur un double aspect relation du territoire ultramarin à la France évidemment mais aussi la relation du territoire ultramarin en tant que ouverture sur une autre région et ça a été redit ce matin et je pense que c'est tout à fait fondamental quand on est antique Caraïbe et bien quand on est au Caraïbe évidemment, il y a l'Amérique du Sud et cetera et cetera. Donc je pense qu'il y a ce côté géographique qui est qui est extrêmement important aussi.
Et puis plus que dans d'autres zones que je connais à côté, il y a le côté public privé, je pense qui est très important parce que les conditions sont complexes et comme les conditions sont complexes et bien il y a aussi une manière de travailler encore plus proche parce que quand ça va mal et ben on sert les coudes encore plus facilement et je pense que c'est quelque chose que je retrouve aussi de commun à tous. Donc être français, la relation à la géographie France et puis aussi dans leur zone géographique à eux et puis ce côté justement public privé très fort.
Nassir Gouamali, à partir de votre propre expérience, on l'a vu hein, vous êtes à la tête d'une sorte de conglomérat présent dans plein de secteurs d'activité, vous avez vous êtes déjà fortement développé mais qu'est-ce qui manque le plus pour exporter davantage la taille des entreprises, leur accompagnement commercial, le financement, la logistique parce qu'on le voyait aussi dans la table ronde précédente sur le financement, il y a plus proportionnellement de petites entreprises dans les territoires ultramarins que dans le reste du territoire français. Alors, je dirais peut-être un peu de tout, mais je vais peut-être essayer quand même de synthétiser la la la réponse.
C'est-à-dire que en fait, moi je dis souvent pour exporter, il faut être forcé fort chez soi d'abord. Et pour être fort chez soi, Her Mariton, on a longuement parlé ce matin, il nous faut quand même une stabilité fiscale. Cette stabilité fiscale n'existe pas. C'est-à-dire que tous les ans on remet en question le sujet qui est un formidable. Ministre tenu à rassurer tout à l'heure sur plusieurs points. Pardon ? La ministre a essayé de rassurer tout à l'heure dire le le le euh Hervé Mariton a a pas a pas osé prononcer le mot, je vais le faire.
Euh l'octron de mer, l'ctronire est un formidable outil qui nous permet nous en tant qu'industriel de se développer et d'être fort chez soi et cet outil est régulièrement remise en question et c'est c'est assez épuisant. Je dirais donc une stabilité fiscale, c'est extrêmement important. Le deuxième point pour exporter, je trouve que c'est le désenclavement. Le désenclavement de nos zones géographiques passe par l'aérien. On sait que par exemple sur la Réunion, parce que je prends l'exemple de la Réunion, il y a 4 vol par jour qui remonte sur Paris. Mais si on veut exporter dans la région, c'est extrêmement complexe.
On a investi nous dans une ferme d'élevage de crevettes au Mozambique, on a investi un peu moins de 100 millions d'euros. Réunion Mozambique sur la ferme, c'est 3 he de vol. Il nous fallait à chaque fois de jours pour faire Réunion Maurice, Maurice Afrique du Sud, Afrique du Sud, Mozambique d' c'est juste pour illustrer que pour qu'on travaille à l'export, il nous faut des lignes maritimes plus développées aériennes. Bah ça votre voisin d'à côté, il est peut-être d'accord pour en faire si vous apportez du marché. Oui. Alors de le deuxième outil désenclavement pour moi, c'est le numérique.
Le groupe que je dirige a beaucoup déployé la fir optique, les câbles sous-marins, les data center sur la Réunion pour transformer la Réunion en étant le premier département fibré de France avec 98 % de la population de France et de Navar hein, 98 % de la population de la Réunion a accès à la fibre optique par exemple. C'est un vrai outil de développement économique avec des câbles sous-marins qui vont être à déployés. Ensuite, on en parlait avec Julien Boras, il y a pas assez de capacité sous-marine encore, il faut encore en déployer d'autres. Et puis le troisème outil de désenclavement, c'est le maritime où le maritime, nous on est condamné à utiliser la mer pour sortir ou pour rentrer.
Et donc je profite effectivement de la présence de mon voisin pour lui demander une ligne maritime directe métropole Réunion et je vous garantis que Réunion Métropole, on pourra remplir avec beaucoup de produits de la zone au Saint-Isen parce que vous avez des grands producteurs prendre au mot et vous faire payer si jamais c'est pas plein. Je je pense qu'on l'argent n'est pas n'est pas n'est pas un souci pour ça. Et le dernier point, le troisème point, je dirais c'est la confiance en nous, nous faire confiance. Nous faire confiance.
Et ce cette journée magnifique journée, je trouve est un bel outil pour démontrer qu'en fait vous avez des industriels combatifs, des warriors comme vous disiez tout à l'heure, que vous avez des gens engagés, une jeunesse dynamique qui est motivée. Bah faites-nous confiance. Et je prendrai encore une fois un exemple de mon groupe. On a gagné de haute lutte un appel d'offre par exemple de déploiement de la fibre optique à Mayotte, une délégation de service public. C'est 183 millions d'euros d'investissement et on est face à un groupe national qui appartient à l'État et qui fait en sorte que ce dossier tombe et qu'on ne puisse pas avoir accès à la fille pour tous à Mayotte.
Donc ce soutien est nécessaire aujourd'hui pour qu'on puisse être accompagné et quand on nous fait confiance ben nous faire confiance jusqu'au bout. Ce groupe qui appartient à l'État, c'est Orange parce qu'il appartient qu'en partie à l'État. Oui. Alors ça dépend 30 % c'est pas mal quand même. Ouais effectivement. Bertrandet vous l'ouvrez quand alors la ligne hexagone réunion directe sans stop sans arrêt sans rien ? Je vois que vous aimez bien me coincer depuis tout à l'heure. Ah c'est votre jeune d'à côté hein qui a proposé les guiderés. Écoutez on va reparler évidemment.
éta d'accord pour les remplir au retour mais je ne peux que souscrire à tout ce qui a été dit par mon voisin notamment sur la stabilité fiscale pour répondre à votre à votre question finale tout à l'heure. Mais peut-être pour reformuler ma question et pour que ce soit plus clair à partir de quel moment justement et c'est intéressant de l'appliquer au territoire ultramarin vous pouvez créer ou renforcer une liaison. Qu'est-ce qui qu'est-ce qui la rend un moment économiquement viable, sûr ? Et donc à ce moment-là bah voilà, vous êtes des entrepreneurs, vous prenez votre risque ? Non, mais c'est une bonne question. Alors, c'est une question qu'on nous pose souvent poser au moins une.
Alors, [grognement] non, mais vous ne posez que des très bonnes questions, évidemment. Euh, c'est une question qu'on nous pose souvent. Alors, je vais résumer ça par une formule un peu un peu classique, mais c'est un peu la question de la poulete de l'œuf. Est-ce que est-ce qu'on fait le marché ou est-ce que le marché nous nous fait faire la ligne ? Euh, c'est un équilibre qu'il faut trouver. C'est un sujet aussi he dans les exportations des territoires ultramarins aujourd'hui. D'arriver à un volume suffisant pour susciter une ligne, une ouverture de ligne. C'est pas toujours évident. Euh nous on fait en sorte quand même d'être euh d'être le plus euh le plus souple possible.
Notre mantra, c'est de nous adapter et nous adapter aux demandes de nos clients. Donc à partir de là, on essaie toujours de mettre en face euh d'une demande une réponse. Euh après, il y a la question des volumes, il y a la custom des des structurations des filières, la question des destinations et puis la question de l'adaptation aussi à la à la réalité géopologistique d'aujourd'hui dans laquelle les routes évoluent fortement. Voilà ça. Mais ce dernier point est très intéressant. Est-ce que c'est à l'avantage aujourd'hui des territoires ultramar ?
Pardon de la façon je pose la question, mais ce qui se passe dans le reste du monde, le fait qu'il y a des D3 qu'on puisse plus utiliser, est-ce que ça peut vous donner envie de vous renforcer sur certaines de ces zones qui sont peut-être plus sûres parce que pas obligé d'utiliser ces ces zones quand on passe par les territoires ultrains ? Alors, c'est c'est aussi une question extrêmement intéressante et je vous remercie mais c'est c'est une question c'est c'est une question de long terme en réalité. Euh on est dans un nouveau monde. Euh on pensait que c'était transitoire mais la réalité c'est qu'aujourd'hui on n'emprunte plus le D3 de Babel Mandeb et le canal de Suè depuis plusieurs années.
Le D3 d'Ormous est dans une crise qu'on pensée passagère mais qui est assez durable. Euh le canal de Panama en raison des de la baisse du niveau d'eau devient de plus en plus difficilement empruntable. Donc effectivement, il y a une une logique dans nos habitudes qu'il va falloir réinventer et peut-être restructurer la façon dont on conçoit l'approvisionnement des territoires ultramarins. C'est moins vrai pour les Antilles, c'est plus vrai pour les les l'Océanie et ça l'est aussi pour la Réunion et Mayotte. La fin du passage par le des tr de Babel Mandeb renforce le rôle du canal du Mozambique.
Peut-être que demain, il faut réfléchir à faire de Mayotte de la réunion des hubes régionaux puissants sur lesquels nous adossé. Vous avez été entendu, ce sont des investissements de long terme. Ce sont aussi des investissements qui impliquent bien souvent les pouvoirs publics, notamment les investissement portuaires. Mais c'est une réflexion qui font mener parce que le monde d'aujourd'hui et de demain n n'est plus celui d'hier. Et ça pour vous, c'est des choses qui sont vraiment envisageables que certains ports ultramarins deviennent de vrais points d'ancrage économique, logistique de véritable hub. Ça c'est c'est vraiment une évolution.
Vous êtes en train de faire, on est allé le visiter là pour challenge à la Martinique notamment, vous êtes en train de faire un gros investissement dans le port. En tout cas, vous êtes en train de le moderniser fortement, mais c'est vraiment une stratégie. Oui, bah c'est un très bon exemple. Pourquoi on renforce notre présence aux Antill ? D'abord, c'est parce que les ports de la Caraïbe sont saturés. Ce qui prouve qu'il y a un dynamisme économique régional, un dynamisme des échanges dans lequel les Antill doivent se et doivent et peuvent s'intégrer. Euh nous, on croit dans dans les territoires ultramarins, on croit dans les Antilles.
Donc, on a investi en Guadeloupe et en Martinique pour faire de ces territoires un hub régional, c'estàdire dire un hub d'acheminement avec une logique de de de cabotage de ligne directe pour certains mais de cabotage pour d'autres parce qu'aujourd'hui pour décarbonner, il faut aussi massifier le transport. C'est-à-dire que plus nos navires sont grands, moins on pollue par conteneur. Donc c'est la logique qu'on est en train de mettre en œuvre un petit peu partout.
Et donc avec une logique d'entreposage et de hub aux anti, nous avons investi plus de 80 millions d'euros dans ce dans ce hub et c'est tout à fait un modèle qui peut être réplicable demain en fonction des évolutions des marchés et des évolutions de la de la géopolitique locale. Sébastien pardon Sébastien Luci, je voudrais revenir sur votre exemple quand vous dites que dès le démarrage vous avez pensé mondial, c'était réellement mondial dès le début.
Au début, vous vous êtes quand même dit bon bah je suis dans [grognement] une zone où dans tous les cas au minimum autour de moi parce que là on voit quand vous allez de chez vous jusqu'à l'Indonésie, vous traverser le monde quoi d'une certaine manière. Est-ce que dès le démarrage vous êtes dit c'est le monde où il y avait quand même la possibilité de se dire qu'il y avait une taille critique avec la les régions autour ? Euh alors moi euh j'ai dû euh j'ai dû exporter poitre fort chez moi. Hm. Voilà. C'est-à-dire que vous aviez vous avez gagné vos galons à l'international. Exactement. Et en fait euh en fait, c'était très compliqué euh pour nous de nous développer euh en Guadeloupe.
Euh donc très rapidement euh j'ai dû faire des choix et euh notamment via station F aussi venir sur Paris où il y avait quand même beaucoup plus de possibilités. Quoi c'était indispensable de venir ? Qu'est-ce que ça a changé pour vous ? Est-ce que vous avez dit un peu l'écosystème parisien et tout ? Qu'est-ce que ça a changé ? Moi, ça peut donner des idées. En en 2016, euh venir en Guadeloupe parler d'Agritech, c'est un peu être un OVNI. Donc les sujets, les sujets, les technos, les ressources, les conférences, les rendez-vous, la ferme digitale, tout ça, c'est parisien. Euh donc si on est en Guadeloupe, on n pas accès à ces ressourcesl donc on est obligé d'aller la de venir la chercher.
Euh ce qui est dommage d'ailleurs, vous pensez que vous auriez échoué dans votre développement si vous n'aviez pas fait ce stop parisien ? Oui, j'ai pas peur de le dire. C'est c'est une réalité. C'est la c'est la réalité de plein d'entrepreneurs et de plein d'entrepreneurs innovants. Donc le choix a été fait et ce qui nous a permis ben d'accéder à un certain nombre de d'opportunités euh qui m'ont emmené euh à l'export. vers le Togo euh à mobiliser à peu près tout ce qui était possible au niveau financement euh du gouvernement, phasep, crédit du trésor et cetera.
Euh bénéficier aussi de l'accompagnement de Business France sur des déplacements sur des salons en Côte d'Ivoire au Bénin qui m'ont fait trouver mes clients de maintenant. Et sur cette base là en fait, on a réussi à convaincre localement et dans la région. C'est vraiment un point important. Et là, si vous deviez vous repartiriez aujourd'hui en 2026 parce qu'on a entendu parler d'Agritech aujourd'hui dans plusieurs notamment la Martinique. On a eu plein d'exemples autour de la chimie même du végétal et ce genre de choses. C'est toujours le cas aujourd'hui. Vous pensez que vous seriez obligé de refaire le même parcours ou aujourd'hui il y a une sorte d'acculturation à cette nouvelle économie ?
Bon, ce ceux qui me connaissent savent que je dis toujours ce que j'ai à dire. Donc on est là pour ça en même temps. Donc je vais dire que oui, je c'est encore le cas. Maintenant, il faut il faut alors c'est moins compliqué qu'en 2016, c'est sûr, mais le c'est toujours très centralisé en terme de décision. J'ai assistais à pas mal de tables rondes, on parlait de l'accès au financement, des rejets des financeurs parce qu'il voyait qu'on venait de des autres mères. Mais il y a pas que que pas que les financeurs. J'ai j'ai eu l'occasion de chercher des assurances pour assurer mon matériel. Impossible de trouver une assurance qui assure le matériel.
Les assurances de Guadeloupe disent qu'ils sont trop petits. Quand on pitche le sujet aux assurances hexagonales, dès qu'on annonce qu'on est en Guadeloupe, il détourne le regard. Donc ça c'est des réalités, c'est encore le cas. D'accord. Bah c'est vraiment intéressant. Merci de nous ouvrir les yeux en tout cas d'ouvrir au minimum les miens, ce qui est déjà pas mal.
Louis Marguerite, justement quand vous entendez ça vous en tant que patron de Business France, vous avez quand vous pitchez des innovation ou des des développements à faire dans les territoires ultramarins, on vous regarde aussi avec des gros yeux du côté des investisseurs internationaux ou sous prétexte que c'est la France pour eux, ils s'en fiche finalement que ce soit la Guadeloupe, Montellimar ou ou Numéa, quoi ? Bah de moins en moins puisque comme je disais, on sent un frémisson positif.
Je note d'ailleurs que ce qui est ce qui est le cas en investissement et le cas aussi en export, on a eu deux témoignages à l'instant là que vous disiez à juste d'ailleurs, il faut avoir quand même les reins suffisamment solides chez soi pour l'international et vous disiez ça ça tombe bien.
Je vous souhaite, je sais, j'ai pas doute que vous avez les reins solides mais mais en tout cas en tout cas l'export et et on voit alors c'est vrai qu'en moyenne on observe plutôt des entreprises qui a export qui déjà un peu une taille suffisante parce que ça ça nécessite de mettre un petit peu de moyens mais beaucoup d'entreprises aussi comme les votes j'imagine qui sont dépendants parce qu'elles trouvent un marché parce qu'elles trouver les spécificités du marché et cetera et pour répondre à votre question sur la partie attractivité sur la partie investissement bah je pense qu'il y a le faire connaître juste de dire que dans les territoires Paris trammarin notamment dans ce que j'ai cité mais dans beaucoup d'autres.
Encore une fois on a du foncier, on [grognement] a c'est ce qu'on essaie de vendre de l'attractivité parce que d'abord il y a une politique d'attractivité nationale qui a quand même [grognement] marché une spécificité ultramarine évidemment ça a été voqué sur le tr de mer et cetera qui permettent effectivement [grognement] d'avoir encore plus surtroit d'attractivité dont vous nous dont nous avons besoin dont vous avez besoin pour pour aider pour aider à cela. Mais et et peut-être la spécificité de certains territoires permettent quand même de mettre en aur certains inout. Je pense à la à l'économie bleue, je pense aux ces énergies renouvelables, je pense à aux biotechnologies tropicales.
On a des choses peut-être qu'on retrouve davantage sur certains territoiresin et en tout cas qu'on a pas comme vous disiez à Montellimar ou d'autres belles [grognement] villes aussi de de de l'hexagone.
Mais voilà, je pense que à la fin c'est très pratique au pratique et je pense qu'effectivement notre rôle comme d'autres mais en tout cas le rôle de nos équipiers [grognement] équipières Business France c'est c'est juste d'expliquer bah oui on est peut-être pas à Monté Limbar mais on est peut-être à quelques kilomètres de courou à quelques kilomètres de de Saint la Réunion à quelques kilomètres et cetera on est à cet endroit-là mais vous allez trouver ce dont vous avez besoin et encore une fois ce que je dis c'est le site la stabilité de l'énergie les prix de l'énergie je rappelle aussi qui est un sujet pour voilà le cadre, l'écosystème aussi, l'écosystème aussi de sous-traitance dont on a besoin pour se développer.
Donc je pense que c'est c'est une question de connaissance et il faut qu'on s'y mette tous pour que ces frémissements relativement positifs que j'évoquais dans l'intervention précédente et bien puissent donner lieu à demain plus d'annonces un peu importantes et même plus d'annonces en général. Alors, je vous rappelle he que dans le programme de la journée, il y a un moment où seront officialisés les projets d'investissement dans le cadre de ce choose Outre mer et ça va être assez symbolique, plus que symbolique même, ça va être assez assez marquant et je vous rappelle aussi que si vous restez jusque là, vous aurez le droit au cocktail juste après. Ça c'est de 18h à 19h pour le cocktail.
Pascal d'assaut, vous tirez des enseignements des des histoires que vous avez pu mettre en avant dans le livre dont vous nous avez parlé. Vous insistez notamment sur les infrastructures et sur les normes exigeantes m'avez-vous dit. Est-ce que les normes françaises et européennes souvent vécues comme une contrainte peuvent devenir en revanche à l'export une garantie de qualité ? Parce que ça on l'a entendu notamment dans la table ronde que vous citiez tout à l'heure avec Nasir sur le côté euh on crée son entreprise dans les territori un gage de qualité et ça nous aide à vendre à l'international. Oui, je pense que j'ai été frappé par il y a quand même l'excellence du savoir-faire français.
Alors, évidemment, il y a des normes, évidemment c'est lourd, évidemment c'est embêtant, évidemment le monde n'est pas parfait, mais en même temps, je vais vous citer un exemple concret. Euh donc euh à Guadeloupe, le port de la Guadeloupe avec le Port Community System qui est en fait un système numérique qui a été fait par le port de la Guadeloupe et très concrètement, ça fait quoi ? Un conteneur avant, il mettait 48 he pour être dédouané, maintenant il met 10 minutes. C'est très concret. Et pourquoi ça a très bien marché ? parce qu'à un moment donné, il y a eu des normes aussi qui fonctionnent. Il y a eu une exigence de qualité. C'est ça aussi les normes.
Et ce qui est intéressant là-dedans, c'est qu'ils étaient en compétition face à Singapour. Et Singapour qui est quand même un port, bah surtout avec le nouveau port qu'ils sont en train de construire c'est voà donc qui est quand même leader de chez leader s'est positionné sur le prix et c'est quand même la Guadeloupe qui a gagné et donc ils l'ont hyper exporté Jamaïque Trinidad et cetera. Donc je trouve que c'est quand même aussi à un moment donné avons-nous le choix ? Est-ce que on est la Chine ? Non. Est-ce qu'on peut faire du volume ? Pas vraiment. Mais est-ce que la France sait faire des normes ? Des normes égal Oui. Mais égal en qualité.
C'està-dire pas des normes pour le plaisir de faire des normes mais dans le sens où il y a une exigence de qualité et c'est un positionnement qui je pense fonctionne bien vis-à-vis des concurrents. En tout cas, c'est ce qui m'a été dit et ça a permis de gagner certains pitch. Je dis pas que c'est toujours formidable mais en tout cas là dans ces cas précis oui. Nir Gouamani, vous en pensez quoi cette question des des normes française et et européennes ? Parce que bon, elles sont souvent un peu similaires. Alors écoutez, oui, on en a on en a déjà un petit peu parlé. C'est c'est vrai qu'en fait bah encore une fois d'une faiblesse faisons-en une force.
Donc d'abord qu'est-ce qu'on exporte nous en tant qu'industriel ? Finalement, ce qu'on exporte nous, c'est notre savoir-faire de RED qui nous a permis de monter des usines en Afrique, en Europe et cetera. Sur les télécom par exemple, on exporte notre savoir-faire en disant que à la Réunion, on est la France de l'Os Indien, on est en Europe, votre data, elle est sécurisée, on a un data center, on est les premiers des avoir monté un data center, ben ce data center peut servir au profit de tous les pays de l'Afrique sub-saharienne et être cette zone de localisation où tous les industriels de la région peuvent localiser leur zone dans des datas sécurisées avec le RGPD, les des textes de loi.
Donc cette Europe qui est un problème peut être aussi être une opportunité. Après, en tant qu'industriel, je terminerai peut-être là-dessus, c'est vrai que dans notre cas, l'import est un énorme sujet puisque aujourd'hui, ben on en parlera un peu plus longuement tout à l'heure avec mon voisin, mais c'est vrai que bah le transit time étant plus long, les coûts étant plus élevés, bah pour le consommateur, on est obligé d'avoir des produits et des durées enfin des stocks plus longs, de porter des stocks plus importants et du coup le coût de production devient plus élevé.
Donc il y a il y a voilà il y a des avantages et des inconvénients dont c'està dire attendez expliquez bien ce dernier point ça vous êtes obligé d'attendre un peu plus pour envoyer pour être sûr de plus remplir pour bénéficier de tarif plus intéressant c'est ça que vous non pardon c'est pas c'est pas ça c'est-à-dire qu'en fait bon nous de toute façon on importe par contre complet mais les délais sont maintenant de plus en plus longs nous obligent aujourd'hui à avoir des stocks sur place à l'île de la Réunion ou à Mayotte plus important pour adresser nos consommateurs.
Et cette augmentation des stocks, bah elle a un coût et ce coût il se répercute dans nos prix de production ou dans nos prix de vente. Ça vous le voyez aussi Bertrembet ? Bah du coup oui, vous le voyez plus mieux que personne mais il y a une augmentation des coûts. C'est vrai que vous êtes dans une activité tellement cyclique et vous dépendez de pas mal de facteurs que par définition c'est impensif ce que je veux dire. vous pouvez pas maîtriser mais derrière les clients et notamment dans les territoires ultramarins, c'est pas simple pour eux à gérer quoi. Alors oui, bien sûr, on est dans une activité extrêmement exposé à tous les alléas géopolitiques, économiques, mondiaux.
Donc c'est un marché qui connaît de fortes fluctuations. Mais je tiens à souligner un point euh ici, c'est que depuis 2021, les taux de frait à destination des territoires ultramarins sont bloqués par CMACGM. Donc, on a un taux de fraqué. La seule variable que nous ne maîtrisons pas et qui est appliquée, c'est la variable liée au coût de l'énergie qui elle-même [grognement] a effectivement beaucoup varié. Mais simplement pour souligner que depuis 2021, les territoires ultramarins sur les stagés comme aucun territoire ne l'est à travers la planète.
Pour rebondir sur ce que vous disiez, de manière très pragmatique, plus le trajet est court, moins les temps sont longs et moins les coûts sont élevés. Raison pour laquelle il nous semble assez évident pour favoriser le développement commercial des territoires ultramarins, que ce soit à l'import ou à l'export, il faille favoriser l'intégration régionale juridique de ces territoires. Je vais vous donner un exemple qui n'est pas commercial mais qui est lorsqu'on le raconte assez frappant. Lors de la crise chido, nous avons été sollicités par la direction générale de la sécurité civile et des crises pour acheminer en urgence de l'eau vers Mayotte.
L'urgence, c'est que lorsque vous prenez un bateau qui part de fosse surmer et qui va à Mayotte, il y a déjà 20 30 jours de trajet. Vous rajoutez le détour par le cap de bonne espérance puisqu'on ne peut plus passer par le canal de Suèze, vous rajoutez 20 jours, vous partez du Havre, ce qui était le cas, vous rajoutez 4 jours. Donc pour répondre à une situation d'urgence, donc on rajoute un mois grosso modo par rapport à la route. Exactement. Pour acheminer de l'eau en urgence vers Mayotte, il fallait 40 40 jours de transit time minimum. il vous aura pas échappé qu'en regardant la carte, vous avez le Mozambique, la Tanzanie, d'autres territoires qui sont aussi d'autres marchés à proximité.
Et je crois pouvoir dire au nom des des chefs entreprises qui sont dans dans cette salle que si les conditions d'échange avec les territoires à proximité des territoires ultramarins étaient favorisés, je sais que c'est très compliqué Louis Marguer du point de vue juridique européen national mais c'est vraiment une demande qui revient systématiquement. Nous, on n'est pas attaché à faire du transit hexagone outreem. on est un pourvoyeur de transport et on peut mettre en face de demande des des régionales des des réalités régionales.
Mais tout ça pour dire que l'une des à notre avis et ce qu'on observe c'est que l'une des manières de tirer les cou vers le bas et de favoriser le développement des territoires ultramarins, c'est de favoriser l'intégration régionale. Et une fois que cette intégration régionale sera favorisée, nous on sera là pour répondre à la demande de nos clients. Vous l'avez dit tout à l'heure un peu avec l'investissement important là que vous faites en Martinique, mais est-ce qu'il y a besoin aussi dans nos territoires ultramarins, pardon de mettre un peu les pieds dans le plat, mais de d'améliorer l'efficacité, la qualité, les infrastructures portues.
Vous le faites pas mal en métropole à Marseille en électrifiant les les quais, en rendant ça plus efficace, en faisant en sorte que les coûts soient moins lourds notamment pour le carburant, pour vos bateaux. Est-ce que il y a un travail d'efficience à faire au-delà de ce que vous êtes en train de faire à la Martinique ? C'est pour vous. Oui, bah c'est c'est le cas dans c'est le cas dans cette industrie qui est à certains égards largement automatisé dans des ports extrêmement modernes. C'est pas encore le cas aujourd'hui des ports des ports ultramarins. C'est ce qu'on est en train de mettre en place aux Antilles.
Comme je vous le disais tout à l'heure, il y a aussi la la question de la décarbonation qui nous pousse à à croître la taille de nos navire et donc qui implique que les ports ultramarins soient en mesure d'accueillir des des tiranda d'eau plus importants. Ça c'est un gros enjeu qui nécessite de grosses adaptations d'infrastructure et donc des investissements. Et encore une fois, ce sont des investissements qui sont pas uniquement des investissements privés, mais qui sont des investissements qui se font avec l'État et avec les collectivités locales. Vous pourrez he poser des questions à nos invités et à nos intervenants d'ici quelques minutes pour clôturer cette dernière table ronde.
Louis Marguerite, vous devez signer avec la ministre des autres mères là, juste après cette table ronde, une nouvelle convention avec le ministère et business France. Qu'est-ce que cette convention va changer pour les entrepreneurs qui sont là ? Qu'est-ce qu'elle apporte ? une belle photo. Euh non, je c'est aussi important, c'est pour vérifier que tout le monde est là. Non, non, c'est d'abord c'est la continuité d'un partenariat qu'on a depuis longtemps en Autre. Ça fait je crois de contre les équipes, ça fait plus de 18 ans qu'on est présent sur les activités ultra marines.
Donc en fait ça fait assez longtemps toujours au sein de la team France Export et la team France Invest que j'ai pas cité tout à l'heure mais en fait qui qui est la même chose mais mais sur mais mais mais pour la partie Invest et pour les programmes veilleux. Donc la réalité c'est que là on est on est reparti en fait on continue pour 3 ans. C'est vraiment mais vous l'avez un peu cité dans votre question et chacun l'a un peu dit c'est vra c'est vraiment l'enjeu de la connaissance.
Je je pense qu'il y a peut-être un peu de voilà de on se sent pas toujours fort pour aller à l'export en se disant mais après tout après tout c'est compliqué, après tout font moyen de transport, après tout comment je fais pour commercialiser ? Comment je trouve comment je fais pour trouver un distributeur sur place ? Et pourtant et pourtant grâce à nos conseillers TFE et TFI sur place, on est capable d'aller explorer des marchés régionaux. C'est c'est nos territoires ultramarins, c'est c'est des formidables portes d'entrée sur des marchés régionaux.
On l'a évoqué, on l'a évoqué avec avec Mayot tout à l'heure quand on a signé notre comment partenaire avec la Dîm et on sait qu'il y a des sujets à l'export comme un apport d'ailleurs du reste avec évidemment toute la côte de la côte est de l'Afrique. On a évidemment les marchés les marchés régionaux en Amérique du Sud avec le pôle des Caraïbes. Enfin, je peux en citer évidemment à l'envie mais donc on a cette capacité à donc l'enjeu c'est qu'est-ce que ça va changer ?
continuer d'aller plus loin capitaliser sur ce frémissement qu'on a sur la partie investissement comme je le disais avec ces 70 projets qui sont dans le pipe est-ce que demain c'est 1 2 3 4 c'est peut-être un peu plus projet réellement concret et puis sur l'export c'est passé nous on accompagne 250 entreprises sur la totalité de notre nos territoires ultramarin c'est comment de ce 250 demain c'est 300 comment sur ces 250 là et ben on peut aller plus loin sur peut-être d'autres géographies un peu plus et cetera c'est pas forcément toujours que des nouveaux ça peut être aussi ceux qu'on accompagne déjà pour aller mettre plus d'intensité parce que c'est de la croissance qui est solide, c'est de la croissance et de la c'est de la croissance verte, c'est de la croissance de transition écologique et et la croissance c'est nos emplois et c'est ce sur quoi j'imagine on est rassemblé auour aujourd'hui au cours de cette belle journée.
Sébastien Lissin, vous avez peut-être trouvé ma question idiote, mais est-ce que vous vous voyez comme une sorte aussiite d'ambassadeur de votre territoire, en l'occurrence la Guadeloupe, en disant "Si moi j'y suis arrivé à créer cette entreprise, à la mettre d'un niveau mondial dès le démarrage, c'est possible pour nous tous ?" J'y pense parce que tout à l'heure, que ce soit Sarah, Jean-Cimons Solier, Charley Bill qu'on a pu avoir, il y avait ce côté quand même très bah on est aux avant-postes, on montre que le plafond de verre, il existe pas tant que ça, que quand on nous bloque la route, bah on passe par la fenêtre. Euh est-ce que vous voyez comme ça ?
Est-ce que vous le sentez autour de vous ? Euh euh certains vous disent "Bah voilà, vous m'inspirez et et on va suivre cette route." Bon, alors pour répondre à cette question, je vais mettre ma casquette de président de Fretech Guadeloupe et euh président de la technopole de Guadeloupe. Euh ben c'est tout ce qu'on fait. nous euh entrepreneurs qui arrivons à survivre à l'écosystème local et aux conditions euh assez hard en fait de développement de notre côté. Mais c'est ce qu'on fait, c'est ce qu'on se réunit, on constitue les écosystèmes nécessaires, on fait en sorte que l'Hexagone voir l'Europe viennent à nous.
Euh on organise des événements, on fait euh j'ai j'ai eu à pour le développement de ma société à faire beaucoup de réseaux euh sur l'Hxagone, sur Paris essentiellement, mais aussi à l'international et systématiquement systématiquement tous les contacts, tous les toutes les relations qui ont été tissées, montées et qui s'avéraient efficaces ont été mis à disposition de la pas seulement de la communauté Guadeloupe, mais aussi de la communauté Outre, Réunion, Polynésie. On est assez les collègues sont dans la salle, on est assez proche, donc on est déjà dans cette idée de de mutualisation de notre réseau, de nos moyens, de nos capacités.
Euh quand j'ai des contacts investisseurs qui je sais qu' sont en capacité d'investir et qui s'intéressent au l're, ben on n'hésite pas à les partager, à les ouvrir aux collègues. Donc c'est c'est Oui. Oui. On est on est aux avant-postes, on détruit des barrières, on construit des ponts, on crée des opportunités, on fait en sorte que les investisseurs, les politiques, que les que tout le monde arrive à comprendre qu'on est en capacité d'eux, qu'il y a pas que des sujets. Ça a été dit d'ailleurs dans une dans une autre table ronde. Généralement qu'on entend parler des autres mères, c'est toujours qu'il y a un problème. C'est jamais pas beaucoup quand même.
Les les sujets positifs sont jamais mis en avant. Donc nous, notre boulot c'est de faire en sorte que les sujets positifs euh mon viennent en avant, ne pas céder quand nos entreprises sont en difficulté, ne pas céder et de poursuivre et de s'accrocher parce que on sait qu'on est observé et que un échec pour nous n'est pas forcément le même échec que pour tout le monde. Donc qu'est-ce que vous voulez dire pour ça ? C'est que si vous vous pardon ce que je dire si vous plantez dans un territoire ultramarin, ça bloque un peu plus parce que dire bah si lui s'est planté, c'est vraiment dur. C'est c'est oui, c'est une certitude et c'est même évident.
Il faut on est observé par nos fonctions, par nos euh échanges, par le fait que je sois là, on est observé et euh ben on a une responsabilité autour de ça parce que ceux qui viennent après, faut leur simplifier la tâche, faut parler de la tâche la plus compliquée. Nassir Gouamali, euh on a parlé tout à l'heure beaucoup de de financement. Quand on fait de l'export, il faut beaucoup de CAPEX parce que il faut bien réussir à exporter tous les tous les produits. Est-ce que vous vous êtes senti soutenu suffisamment ?
ou est-ce que vous diriez comme l'ont dit d'autres autour de des différentes tables rondes tout à l'heure que c'est beaucoup plus dur quand on est euh issu d'une économie ultramarine ? Alors euh c'est une question difficile. Euh non non non ben d'abord je pense que pour pour exporter ou pour travailler, il faut avoir du talent et je trouve que la journée a démontré qu'il y avait quand même beaucoup de monde qui avait beaucoup d'ambitions et des talents euh à déployer. Donc je pense que déjà cette case-elà elle est bien cochée.
Il faut être formé, éduqué et c'est vrai que l'accompagnement du gouvernement depuis plus de 70 ans dans les outremères aide beaucoup à ce que la jeunesse en tout cas des outremères soit formé et éduquée. Donc oui, je trouve qu'on est soutenu. Il y a ce fond fond qui est lancé ce matin. Je trouve qu'on a on a effectivement un accompagnement et puis cette confiance qu'on nous témoigne. Fond c'est vraiment un des chénom qui manquait jusque-l. Pardon ? Le fond c'est quelque chose qui vraiment manquait par exemple pour une entreprise de votre taille ? C'est quelque chose qui va être utile ou pas ? C'est euh Non non.
Alors comme j'ai ai souvent l'habitude de dire, ça a fait rire tout à l'heure, l'argent n'est pas un problème. C'est les projets qu' il faut avoir ses capacités à projeter des projets qui est importante. Donc non mais c'est un c'est un très bel outil. C'est un outil qui va être effectivement utile. On parle bien de 35 millions par département. J'ai bien compris. C'est ça. Multiplier par de si ça marche. C'était effectivement à peu près l'échelle qui a été annoncée ce matin. C'est 35 millions pour tout le monde parce que pour ceux qui arriveraient, on va essayer quand même de passer une fausse info. Mais donc on entend que c'est quelque chose d'important. On va prendre peut-être excuse-moi.
Si vous voulez non, je voulais juste compléter parce que tout à l'heure on a évoqué l'Europe et cetera et vous-même vous avez évoqué la région. Je pense que c'est le point le plus important dans nos outresem. On a une chance incroyable. On a évoqué les 11 millions de kilomètres carr surface maritime et cetera, mais on a la chance d'être dans des régions qui sont en croissance. Nous, l'Afrique c'est en croissance, c'est à notre portée. Euh les Caraïbes, il y a les États-Unis, il y a l'Amérique du Sud et ainsi de suite.
Donc je veux dire, on est quand même proche de zones en forte croissance et que l'Europe nous donne la possibilité de travailler dans nos régions, d'acheter des produits comme vous évoquez tout à l'heure, avoir des matières premières que je puisse les acheter de Mozambique ou d'Afrique parce qu'aujourd'hui je ne peux pas. L'Europe m'oblige à acheter des produits qui sont normés, acheter. Donc je suis condamné presque à acheter en Europe alors que je pourrais acheter régionalement. Donc ce développement ça vous appelez de votre vœux une évolution de la réglementation en la matière.
Ce serait une aide pour vous d'avoir une sorte de zone économique euh normée autour de chacune des de chacun des territoire. Oui, parce qu'on on a on a des territoires de jeu exceptionnels. Enfin, je veux dire, l'Afrique, sa croissance et cetera est fabuleuse. Euh je connais moins bien les Caraïbes, mais je veux dire, il y a des zones d'économique autour de nous qui sont exceptionnelles et en croissance et je trouve ça dommage que pourir des régulations européennes, on puisse pas bah acheter nos produits dans la région. par exemple les produits euh nous dans les peintures, on pourrait acheter beaucoup de produits dans notre région qu'on ne peut pas faire aujourd'hui.
Pascal d'ass vous con pardon vous vouz conclure Nassir ? Non non voilà, j'ai Pascal de ce vous connaissez très bien l'Asie. C'est ça pourrait aussi comme ça voir les territoires ultramarins comme une porte d'entrée pour aller conquérir la croissance chinoise et ce genre de choses. La croissance chinoise mais euh qui oui enfin qui fait 5 % quand même aujourd'hui on serait content avec ces chiffres là.
tout euh non moi ce que je voulais dire c'est que la stratégie vous m'avez parlé aussi de la stratégie indopacifique de la France, la stratégie indopacifique de la France elle est elle est claire aussi intéressante là-dessus et je pense qu'on a aussi une chance avec un monde qui se polarise quand même entre les US et la Chine euh et la France c'est quand même moi je le vois puisque je suis 4 mois par an en Asie la France est aimée je dire faut faut faut jamais oublier ça quand même. Donc on a quand même une chance aussi de faire partie d'un et pas que pour la tour Effel et pas que pour la tour Effel aussi pour des valeurs enfin et cetera pour beaucoup de choses différentes.
Donc ça c'est un point important et je pense que la France aussi s'adapter plus facilement à ses voisins qu'ils soient des voisins géographique, on en parlait tout à l'heure avec GBH, mais des voisins aussi culturels ou réglementaires, c'est-à-dire des Je pense qu'on a aussi une capacité, moi je suis tout le temps en compétition avec des Anglais, avec des Allemands, avec des Américains et cetera et des asiatiques. Je pense qu' aussi dans notre pays, une capacité à se plus malléable. Je pense que c'est aussi une chose sur laquelle il faut il faut jouer. Puis une dernière idée qui me vient en vous écoutant sur la la nécessité de changer les états d'esprit.
Vous savez quand je suis arrivé en Asie, moi j'ai vu la la map monde qui m'a été présentée. Il y avait la Chine au milieu. [grognement] Voilà. Et ce qui change parce que nous on a l'habitude d'avoir l'Europe au milieu avec les États-Unis à l'Ouest et puis l'Orient à l'Est avec l'Asie. Et ben eux, ils font exactement la même chose et je pense qu'avoir une map monde avec antiiguyane d'un côté, une map monde où on voit le monde différemment quand on fait aussi avec l'océan chinois font ça. Il Ah oui, moi je les ai vu, je vu les cartes, ils mettent Saint-Pierre et Miclon, Mayotte, non, ils mettent la Chine au centre.
Ce que je suis en train de dire, c'est que nous pouvons faire exactement la même chose. Et donc la façon de voir le monde change complètement quand vous mettez au centre et du coup, vous voyez différemment. Voilà, c'est juste une un petit truc visuel qui permet aussi de remettre le nos territoires ultramarins au centre de la discussion. On va prendre quelques questions, quelques témoignages de la salle pour terminer cette table ronde. On va vous apporter un micro pour ceux qui veulent s'exprimer, qui a envie de soit de poser une question, soit de partager son expérience au regard de de ce qui a été dit. N'hésitez pas. La première question est toujours la plus compliquée.
Est-ce que quelqu'un là monsieur Hop ! Alors si vous pouvez juste vous présenter, si vous travaillez dans une société, bien laquelle pour qu'on sache d'où d'où vient le propos. Bonjour, je m'appelle Jean Emmanuel et je travaille pour Webet. Ma question s'adresse à CMA CGM. Je me demande quel est le plus petit bateau que vous avez construit ces ces dernières années ou dans le futur ?
Si on change de perspective, on le dernière le derrière de la question, c'est des bateaux plus petits pour des bateaux plus petits parce que les îles sont toujours restées ont la même taille, les cargos sont de plus en plus gros et donc nécessite évidemment bon je vais pas faire tout le raisonnement, vous l'avez compris, mais euh changeant de perspective pour répondre à votre question, la massification que je développais tout à l'heure du transport, c'est pour répondre à un enjeu environnemental, euh c'est pour un peu comme quand on fait du covoiturage, on pollue moins à 5 par personne que tout seul dans sa voiture.
Là c'est pareil, plus vous avez de conteneur sur un bateau, moins vous polluez. Ce qui ne veut pas dire qu'on délaisse les plus petits territoires dans cette logique là. Donc on a effectivement une fois qu'on a des hubres régionaux des plus petits navires qui vont acheminer les marchandises vers les autres territoires. Mais il est vrai que la géologique aujourd'hui qui est en œuvre depuis des années, c'est-à-dire celle de navire de 2500 conteneurs qui traversent le Pacifique pour aller desservir la Nouvelle-Calédonie à la Polynésie, c'est pas c'est pas le sens de l'histoire aujourd'hui. En revanche, oui, on continue d'avoir des plus petits bateaux.
Je ne saurais pas en toute sincérité vous dire quel est notre plus petit navire, mais je peux vous donner un exemple, un d'adaptation au territoire ultramarin et deux de dessertes. Le port euh le port de la Guyane est un port assez compliqué. Ce sont des eaux très boueuses avec un tirodon très faible. En 2015, nous avons créé des navires spéciaux pour desservir la Guyane qui s'appelle les Guyan à max qui ont en fait des turbines qui permettent de gérer les eaux boueuses et d'acheminer la Guyane. Vous voyez ? Donc on s'adapte au territoire.
Mais ça vous l'avez fait principalement pour Airbus ou parce qu'il y avait une demande au-delà de principalement pour Arian pour pour d Non non non pour desservir les territoires de manière générale au-delà de pour tous nos pour tous nos clients. Voilà un exemple d'adaptation. Alors il y a une question de monsieur tout en haut à gauche si quelqu'un veut bien avoir la gentillesse d'emmener un micro. Le monsieur s'est levé. Vous êtes qui juste s'il vous plaît. Alors attendez le micro arrive. Je pense que pour tout le monde et y compris que vous perdiez pas votre voix quand même. Je suis Cyril Comte, président du groupe Citadel, ancien président du MEDF Martinique.
Conquérir les marchés régionaux, c'est une très bonne idée. Il y a un paradoxe, c'est que pour conquérir des marchés, il faut avoir des prix de revient plus bas. Nous, on a une taxe singulière qui s'appelle l'Octro de mer qui fait que même entre la Martinique et la Guyane, on ne peut pas vraiment exporter. Et si jamais vous avez trop de créer un un business qui ne fonctionne pas en Guyane et que vous auriez des débouchés en Martinique, ça veut dire que vous payez deux fois l'octroit de mer pour ramener ces marchandises en Martinique. Pour vendre dans la Caraïbe, il faut des prix de revient plus bas. On pourrait faire du e-commerce, on pourrait vendre des pièces, plein d'autres choses.
Et donc fondamentalement, quand est-ce qu'on supprime l'ctroit de mer pour se mettre à se donner une chance de conquérir les marchés régionaux ? sans ça c'est du c'est du verbi, je suis désolé. Alors là, je suis pas sûr que quelqu'un Louis vous étiez en train de prendre votre micro parce que vous voulez répondre. Je suis pas totalement sûr que votre proposition soit à l'ordre du jour. Euh voilà, je vais le dire un peu un peu un peu un peu directement mais bon je je d'une manière générale les dispositifs fiscaux ils sont voilà il y a des différents dispositifs fiscaux.
ce que vous décrivez entre entre deux territoires et plus généralement dans dans un dans dans dans quelque chose de régional, euh on a une imposition que qu'est-ce qu'elle est en France, elle est en moyenne un peu plus élevée, ça dépend d'ailleurs parce que sur la sur l'impost de société, c'est revenu dans la moyenne européenne mais voilà bon qui nous qui nous empêche pas d'exporter. Je dis pas que c'est simple hein, je dis pas ce que vous dites. Non mais je je dis pas que c'est simple. Puis d'ailleurs, je fais partie de ceux qui qui su qui pensent qu'il suffit pas pardon de le dire directement, d'écrire une convention pour que ça marche.
Je je je c'est la convention, c'est le cadre qui va permettre de nous aider. Mais mais bien sûr on a des exemples de que ça marche. Alors est-ce de toute façon à un moment donné c'est un jeu d'équilibre faire baisser faire baisser les prix de reviens, c'est le coût du travail, c'est la fiscalité attenante, c'est la fiscalité notamment sur l'impôt de production et cetera. Euh on essaie de faire des efforts, on essaie de trouver des choses comme ça.
Enfin, quand à la suppression de l'ctro de mer et je je rien qu'à voir le visage de ceux qui sont en responsabilité sur ce sujet-là me laisse penser que c'est c'est pas tout à fait l'heure du jour et que par ailleurs ça soulèverait d'autres difficultés. Voilà, je je dis pas que ça facilite he c'est pas ce que je suis en train de dire et je je suis pas dans l'incantation de il suffit de revenz chez Business France ça a marché mais je dis simplement c'est que on a quand même heureusement des exemples qui montrent que même avec un DK de fiscalité on y arrive un petit peu quand même.
C'est une r générale mais j'ai pas de doute que je vous ai j'ai pas forcément réussi à vous convaincre mais mais je mais je mais voilà en tout cas je suis pas sûr que vous y a convaincu monsieur mais bon Sébastien ouir peut-être celui qui voudrait là-dessus s'exprimer est-ce que vous aussi vous le vivez par exemple Sébastien de se dire finalement la Martinique c'est pas si simple à cause de cet axe ou vous êtes plutôt sur l'idée de se dire bah si on a quand même un vrai marché donc vous avez dit que vous disiez toujours ce que vous pensiez hein oui mais en En fait sur les sujets de taxe, comment dire ? J'ai eu en gros je mise sur la qualité premium de mes outils.
Donc j'absorbe les coûts tout simplement. Donc vous faites de la valeur ajoutée. Je je fais de la de la valeur ajoutée sur l'ingénierie, ce genre de choses pour gérer le sujet de taxe. C'est vrai que c'est c'est un problème euh mais bon ma fois nous on contourne. Ouais. Vous arrivez à la contourner et à travailler avec. Est-ce qu'il y a une dernière question avant ? Alors là en plein milieu monsieur donc pareil si vous pouvez avoir la gentillesse de vous présenter, de nous dire qui vous êtes et ce que vous faites dans la vie. Bonjour Xavier Benoît, industriel en Nouvelle-Caédonie.
Euh je voulais remercier Nassier Gouamali pour avoir synthétisé rapidement les conditions de succès à l'export pour les entreprises ultramarine. Mais ma question va à Sébastien Louissin. Je voulais savoir si vous avez utilisé les services de Business France pour développer votre activité à l'export. Oui oui, je l'ai dit sur mon intervention précédente. Euh on a utilisé trois ou quatre fois mais je me souviens de deux bien précises où on est parti au salon de l'agriculture d'Abidjan il y a 3 ans avec Business France sur pavillon France.
On était euh ce qui nous a permis de rencontrer beaucoup de personnes et de monter des contrats sur les clients qu'on a actuellement et de rencontrer l'écosystème scientifique de la Côte d'Ivoire. Et ensuite, on avait fait une learning expedition au Bénin euh qui d'ailleurs nous ouvert un certain nombre de portes qui nous amènent à négocier un de nos plus gros contrats euh avec le gouvernement ce moment même. Donc oui, on utilise les services et je le conseille d'ailleurs puisque les il y a quand même beaucoup de boulot en amont abattus et des rendez-vous assez ciblés qui sont super bien préparés et qui me permettent de gagner du temps. Donc voilà.
Et bien voilà, est-ce que ça vous va si c'est le mot de la fin pour cette table ronde. Je vous donne rapidement avant que vous applaudissiez nos invités le programme à venir. Donc dans un instant, Louis Marguerite va rester sur scène puisqu'il va signer la convention ministère des outresemères et business France avec la ministre. Il y aura ensuite l'intervention de clôture du gouverneur de la Banque de France Emmanuel Moulin puisque pour ceux qui l'auraient oublié, on est dans les locaux aujourd'hui de la Banque de France.
Euh il y aura bien évidemment une clôture par la ministre euh qui reviendra justement sur tous les projets d'investissement euh qui vont être faits et qui ont été annoncés aujourd'hui dans dans les outresemers de façon à à clôturer sûrement de la plus belle des manières cette journée. Et puis comme je vous disais tout à l'heure de façon plus humoristique, l'autre temps fort de cette journée, le cocktail de clôture qui aura lieu dans le hall de la Banque de France entre 18h et 19h. Moi, je vais repasser la parole à Mar Christine et je vous demande d'applaudir nos invités. Merci beaucoup Emmanuel. Je vous invite à regagner vos places. Merci beaucoup.
Je vous invite pendant ce temps-là à regagner vos places. Nous allons attaquer deux séquences importantes le temps que la ministre nous rejoigne. La ministre arrive dans moins d'une minute. Ouais. Il est où ? Il est où ? Je pense pas 5 million d'utilisation Ah, il faut faire Merci d'accueillir chaleureusement la ministre Naima Moutu et le gouverneur de la Banque de France, monsieur Emmanuel Moulin. Ah. Monsieur le gouverneur, monsieur le gouverneur, quelques minutes avant, on a une petite convention à signer. Je vous invite à regagner votre place. Voilà, on a été très bien accueilli chez vous.
Je sens que vous voulez qu'on libère la salle, ne vous inquiétez pas, on a été chaleureusement accueilli. Alors avant justement les conclusions, on va passer à la signature de la convention du ministère des outresemèes et de Business France.
J'invite la Minne Naim Mamucho à me rejoindre sur scène et j'invite également monsieur Louis Marguerite, le directeur général de Business France sur scène dans la continuité de la table ronde dans la continuité de la table ronde vous avez souligné, vous avez annoncé que c'est important les conv et ben on va continuer à renforcer le développement et l'export des entreprises ultramarines, renforcer leur accompagnement à l'international et développer la prospection d'investisseur étrangers. C'était le souhait de madame la ministre et de vous-même, monsieur le directeur général.
Donc, je vous invite à passer à la signature de cette convention et je vous laisserai un micro pour dire quelques mots. Ah, merci. Merci infiniment madame la ministre. Quelques mots, monsieur le directeur général. Bien sûr madame la ministre, cher Naïa, monsieur le gouverneur, cher Emmanuel, mesdames et messieurs, en vos grâces de qualité, monsieur le député, mesdames et messieurs les parlementaires et et dans vos grâces de qualité dans très heureux d'être là à nouveau. Euh c'est fait plaisir de voir la grande famille de l'outre qui est réunie sous ton négide cher naima et puis vraiment à la fois humblement mais avec beaucoup d'énergie de l'ensemble de nos équipes.
Ce que je disais c'est qu'évidemment vous pouvez compter sur l'ensemble des équipes de Business France pour continuer en fait pour prolonger la d'ailleurs la la le partenariat que nous avons maintenant depuis un certain nombre d'années. Nous on est présent depuis 18 ans en notre maire par intermédiaire effectivement de la Team France Export, de la team France Invest qui va permettre demain aujourd'hui c'est 250 entreprises que nous accompagnons sur l'ensemble des territoires ultramarins. J'espère demain que ce Sheriff sera 300 et et et même au-delà. Donc voilà, très heureux et en tout cas vous pouvez compter sur l'ensemble de nos équipes. Merci beaucoup. Merci infinitement.
Les entreprises ultramarines ont demandé est-ce bien plus de financement pour leurs entreprises ? Donc je vous invite à les rassurer monsieur le directeur général et la ministre. C'était la question qui m'a été soulevée. Est-ce qu'il y a bien plus d'argent pour les entreprises ultramarines à travers cette convention ? Alors oui, c'était un peu une petite pointe d'humour en même temps et à la fois oui parce que je sais que en ce moment effectivement les problématiques d'argent et de budget elles sont au cœur de nos discussions et c'est bien normal. Mais surtout et merci monsieur le directeur général et cher Louis.
Ce qui est important, c'est que on va pouvoir aussi euh amplifier ce qu'on souhaite faire dont on parle depuis très longtemps, c'est-à-dire se déboucher sur les bassins régionaux. Parce que il suffit pas de le dire, il faut avoir aussi la capacité pour des entreprises à s'exprimer et à aller porter les messages et les sujets auprès d'interlocuteurs qui parlent pas la même langue, qui n'ont pas les mêmes cultures, qui ne travaillent pas de la même manière. Et ben ça c'est très concret.
C'est les outils que nous mettrons en place grâce à Business France et grâce à cette convention pour outiller euh pardon paraphraser mais pour outiller les entreprises de manière à les mettre à l'aise justement dans leur projet et dans et dans leurs ambitions de développement. Parfait. La Réunion doit être rassurée parce que céit une de leurs demandes également d'autres territoires. Vous voici rassuré par les propos de la ministre. Merci infiniment. Merci à vous. Merci beaucoup. Merci infiniment. Je vais inviter maintenant l'OTE qui nous a reçu aujourd'hui et accueilli dans ce bel établissement toute la journée pour l'intervention de clôture.
C'est à vous, monsieur le gouverneur, monsieur Emmanuel Moulin. Madame la ministre, cherima, mesdames et messieurs les parlementaires, mesdames et messieurs, je suis heureux, très heureux de vous accueillir aujourd'hui à la Banque de France dans l'auditorium Jacques Deor pour clôturer ce tout premier choose outreem. C'est d'ailleurs Jacques Deor, président de la Commission européenne qui avait contribué à ancrer les régions ultra périphérique dans le projet européen. Pourtant, comme l'a montré cet événement, les outresem sont tout sauf une périphérie. Ils sont au contraire pour la France, l'Europe une expression concrète de leur ouverture au monde.
Les outremers sont évidemment un atout stratégique pour notre pays et pour et pour l'Europe. Présent sur trois océans, il confè à notre pays la deuxème zone économique exclusive au monde et un potentiel de développement de l'économie bleue. Sont riches d'une biodiversité exceptionnelle, ouvert sur les régions les plus dynamiques de la planète et ils offrent également des perspectives dans des secteurs d'avenir du spatial aux énergies renouvelables. Ils sont au cœur des grandes transitions de notre époque, la transition environnementale bien sûr, car ils sont les premiers confrontés aux conséquences du changement climatique, mais aussi la transition démographique.
leur position circulière s'accompagne de défis spécifiques, la vie chère, la concurrence parfois insuffisante, le poids du secteur public, l'intégration économique régionale qui est encore limitée avec les pays qui les entourent et puis des délais de paiement trop longs. Nous venons de publier le rapport de l'observatoire de délis de paiement. Ainsi, plus d'un quart des entreprises ult ultramarines subissent des retards de paiement pour un manque de trésorerie estimé à 510 millions d'euros, ce qui est une somme considérable pour les entreprises ultramar ultramarines. Alors, face à ces enjeux, la Banque de France est pleinement engagée en outre mer à travers l'Idhomme et lié homme.
Et je salue son directeur général Alexandre Gautier. Leur action contribue à éclairer l'action publique, à faciliter le financement des entreprises, à accompagner les ménages en difficulté, à garantir la sécurité des moyens de paiement, mais aussi à promouvoir l'éducation économique et financière des publics. En outre, dans le Pacifique, l'IOM exerce une responsabilité particulière en émettant le franc-pacifique et en assurant la stabilité monétaire des collectivités concernées. Et c'est particulièrement vrai dans des périodes qui ont pu être troublées au cours des dernières années dans un territoire que qui est cher à mon cœur qui est la N.
La tenue de T Outre aujourd'hui à la Banque de France s'inscrit ainsi dans le prolongement naturel de notre engagement en faveur des territoires ultramarins. Alors Chus Outre il repose cette initiative elle repose sur une conviction partagée. Le potentiel des territoires ultramarins mérite davantage d'investissement et en particulier d'investissement privé. Cette mobilisation de l'investissement privé, elle est indispensable pour accompagner le développement et financer les transformations à venir. En rapprochant investisseurs, entrepreneurs, institutionnel et en mettant en lumière les entreprises innovantes et des projets structurants, cet événement y contribue concrètement.
Son succès tient aussi à l'attention portée au capital humain car l'attractivité d'un territoire se mesure autant à sa capacité à attirer des capitaux qu'à révéler et à retenir les talents. Alors, les initiatives annoncées aujourd'hui et cette dernière convention qui vient d'être signée, qu'il s'agisse de la création d'un fond à impact, des conventions conclues avec par le ministère des outremères avec France travail, avec Business France tel qu'on vient de le voir aujourd'hui, témoigne d'une dynamique collective.
Pour relever pleinement le défi de l'attractivité dans la durée, il faudra progressivement lever les freins qui entrave encore le développement économique des outremères afin de mieux valoriser leurs atouts. Mais cette première édition de T Outremè à l'initiative de la ministre Naima Moutchu, c'est une première étape, première étape réussie et comme vous le savez, Choose France en est à sa 10e édition. Donc je vous donne rendez-vous l'année prochaine et peut-être dans 2 ans et peut-être dans 3 ans et de pour concrétiser et approfondir ces initiatives et la Banque de France sera toujours à vos côtés pour vous soutenir dans cette belle initiative d'autre chose autre mère. Merci beaucoup.
Merci infiniment. Je vais donc maintenant appeler madame la ministre et à vous que revient de conclure ce chose outreem. Monsieur le gouverneur, cher Emmanuel Moulin, mesdames et messieurs, je vous salue en vos grades et qualités pour nous permettre de gagner un peu de temps. Chers amis, puisque nous arrivons au terme de cette journée, je veux regarder avec vous ce qui s'est passé un peu plus précisément aujourd'hui parce que c'était tout l'enjeu de cette première édition. ne passer un moment de plus ensemble à nous dire que les outremères ont du potentiel, ça nous le savons déjà. La question c'est qu'est-ce qu'on en fait ? Et aujourd'hui, je dois dire que il s'est passé beaucoup de choses.
J'ai pris le temps de circuler. On a beaucoup échangé. Je vous ai beaucoup écouté. D'abord, j'ai vu des entreprises qui ont rencontré des candidats. J'ai vu des cartes de visite qui se sont échangées. J'ai vu des rendez-vous avaient été pris. Certains ont utilisé les bureaux qui avaient été mis à disposition pour échanger de manière un peu plus confidentielle. J'ai entendu parler modèle, j'ai entendu parler attractivité, projet et même foncier, export et cetera et cetera. Bref, j'ai vu des choses très concrètes se faire tout au long de la journée. C'est exactement ce que je voulais. Alors, un grand merci à vous toutes et à vous tous.
Merci à tous ceux qui sont venus d'avoir des territoires parfois de très loin. Merci cher Emmanuel Emmanuel Moulin, monsieur le gouverneur de nous avoir accueilli ici à la Banque de France. Je vous ai connu dans de précédentes fonctions et je peux donc dire parce que je le sais que votre intérêt pour les outresemères, il ne date pas d'aujourd'hui. Et d'ailleurs, pour la petite histoire, vous avez immédiatement répondu oui afin même de savoir ce qu'il en était. dans le détail à l'organisation de choses outreem au sein de la Banque de France.
Un grand merci à vous, un grand merci à vos équipes par ailleurs et quel lieu plus naturel finalement que la Banque de France pour entamer ces discussions sur l'avenir économique des territoires. Quelques chiffres quelques chiffres maintenant pour essayer de rendre compte un peu de cette journée qui montre en filigrane, vous allez le voir que la doctrine économique que j'évoquais ce matin se déploie. Je vais reprendre les axes de la doctrine économique, mais je vais aller vite, je vous rassure, les quatre axes que j'ai développé ce matin. Premier axe, le financement.
Bon, le financement, il y a le fond Outre Merwan, vous l'avez compris, vous le connaissez désormais, 35 millions d'euros ce matin avec de nouvelles intentions de financement qui se sont manifestés dans la journée. Ça a fonctionné. C'est exactement la dynamique que je voulais enclencher. Deux premiers engagements qui en appellent d'autres. Un grand merci à ceux qui se sont manifestés. Je veux remercie en particulier Jacques Gadarcan, je ne sais pas s'il est dans la salle. Je vous remercie infiniment monsieur Gadarcan. Merci pour votre proposition d'investissement et pour concrétiser cet engagement.
J'en profite évidemment, je vais pas m'en priver pour lancer un appel à nouveau et m'adresser directement aux investisseurs qui nous écoutent pour leur dire à nouveau de nous rejoindre, pour leur dire à nouveau de se pencher sur ces projets, sur ces marchés qui existent. Challengez-les d'ailleurs si besoin, n'hésitez pas. Et évidemment quand ils sont bons et bien investissez. Et s'il fallait encore vous convaincre de ce que les outremères sont capables d'offrir, je voudrais vous donner un chiffre. Il est costaud ce chiffre, il est massif même.
Je dirais les 100 projets que nous avons recensé dans les outresem, les 100 projets représentent mesdames messieurs, 6 milliards d'euros d'investissement sans projets, sans projet dans les territoires et 6 milliards d'euros d'investissement. Je crois que ça montre la mesure de ce que les territoires sont capables de faire. Je crois que ça change même la dimension de la discussion. C'est sérieux ? Sans projet 6 milliards d'euros et on s'arrêtera pas là. Et on a parlé dans le cadre de ces projets, dans le cadre de ce qui a été présentant ici d'énergie.
On a parlé de tourisme, on a parlé de spatial, on a parlé numérique, on a parlé d'agriculture, on a parlé de transition énergétique, d'économie ble d'infrastructure et encore de plein d'autres choses. De la Guyane au Pacifique, des Antilles à l'océan Indien. Vous voyez, nous voyons bien qu'il y a de la matière. Il y a beaucoup de matières. Alors évidemment tous les projets ne sont pas au même stade, tous n'ont pas la même taille mais tous ont vocation à être mieux connus, à être mieux accompagnés et davantage mise en loation avec des partenaires capables de les aider à les concrétiser. C'est aussi le cas des 150 entreprises qui étaient là aujourd'hui.
Je les remercie infiniment dont une dizaine d'entreprises étrangères. C'est un très bon début. Le deuxème axe deè axe c'était l'environnement régional et donc avec Business France il y a quelques minutes avec Louis Marguerite nous avons signé une convention qui va permettre d'accompagner davantage les entreprises vers de nouveaux marchés avec plus de prospection plus de mise en relation plus d'accompagnement à l'export à des VIP aux réalités des territoires pour aider nos entreprises à s'implanter à développer leur activité dans leur région avec France Trava travail dans le même esprit.
Grâce à la convention également signée cet après-midi, nous ouvrons davantage de possibilités de formation en mobilité dans l'environnement régional. Oui, notre géographie va devenir indébouchée. 3è axe, mesdames messieurs, les compétences. Alors, aujourd'hui, 1800 candidats ont postulé dans le cas des job dating que nous avons organisé. 1800 candidats, 800 offres d'emploi ont été faites, plus de 180 entreprises ont été mobilisées ici et dans les cinq territoires et départements d'outreem. Merci encore à France Travail, à la PEC. Merci infiniment au préfet et aux services de l'État sur place qui ont organisé avec leurs équipes simultanément ces jobs dating.
Toujours sur les compétences, il y a eu les peitch, les fameux peits. Plus de 120 entreprises avaient candidaté, 10 sont venus défendre leur projet. Je veux à nouveau toutes les féliciter bien sûr en particulier les trois lauréa puis souhaiter à chacun bien sûr le meilleur pour la suite. C'est la suite qui nous intéresse bien évidemment. C'est là que Chutoutre se joue vraiment. C'est dans ce jour d'après le 1er octobre et dans la manière on va dans la manière dans laquelle nous allons continuer à agir ensemble. Le 4e et dernier axe 4e c'était le prag c'est le pragmatisme.
Quand je suis venu à votre rencontre tout à l'heure, évidemment vous m'avez aussi parlé de ce qui bloque dans le cadre de vos propres projets, de ce que vous souhaiteriez faire. Parfois, ce qui bloque une entreprise, ça n'est pas qu'un qu'un grand sujet de politique économique. Vous m'avez reparlé des allé de paiement. Il y a eu des cas très concrets qui m'ont été exposés. J'ai dit que dossier par dossier, nous allions nous-mêmes voir ce que nous pouvions faire. Vous m'avez parlé de procédures aussi un peu complexe. Vous m'avez parlé de normes qui n'étaient pas adaptées. Évidemment, j'en ai pris note, mais je veux vous dire, j'y travaille déjà.
J'y travaille à Paris bien sûr, conscient de la situation. J'y travaille à Bruxelles pour ne rien vous cacher puisque vous savez aussi qu'une partie de l'adaptation des normes à la réalité des territoires ultramarins se joue dans les normes européennes.
Et donc, je me rends régulièrement à Bruxelles pour voir les commissaires, les parlementaires, pour leur dire, pour leur rappeler effectivement euh que les outresem sont aussi un élément de puissance pour l'Europe, mais que pour ça et bien il faut appliquer comme il se doit l'article 349 du traité des normes adaptées au territoire avec quelques résultats obtenus, je veux pas rentrer dans le détail mais avec quelques résultats obtenus et nous continuons poursuivons ce travail pour que dans le cadre de l'Omnibus Rup en cours aujourd'hui, nous fassions passer un maximum de dérogation dans un certain nombre d'activités économiques.
Voilà, c'est ça aussi le pragmatisme, vous entendre sur les freins ou les obstacles et apporter des réponses. Et puis bien sûr, mesdames messieurs, nous nous retrouverons tous doit devenir un rendez-vous annuel, un grand rendez-vous économique des outresem. Évidemment, pas seulement ici à Paris, mais je vois que la dynamique dans les territoires, elle est déjà lancée. J'ai eu le plaisir tout à l'heure de de participer à l'annonce avec, je sais pas s'il est là dans la salle de vice-président, monsieur le vice-président, Christopher Gises pour la Nouvelle-Calédonie qui a annoncé le Chose New Caledonia pour mars 2027. Bravo !
Dynamique aussi dans les territoires et j'espère bien que d'autres suivront partout. Et avant de conclure, mesdames messieurs, je voudrais s'il vous plaît remercier ceux qui ont aussi rendu cette chose outre mè possible. J'ai une petite liste mais je ne veux pas je ne veux pas les oublier. Les délégations territoriales, bien sûr. Un grand merci à elle. Il y avait beaucoup de monde dans les dans les stands. J'en ai été ravi. Les entreprises qui ont fait la démarche de venir qui ont pris aussi le risque de se dire on va se lancer nous aussi dans cette aventure d'une chose autre mère. les élus pour leur implication, pour leur engagement.
Nous avons besoin aussi des élus à nos côtés pour répondre en proximité aux besoins des entreprises.
Li d'homme li homme bien sûr la banque des territoires Business France Inco la Fed avec qui nous travaillons beaucoup monsieur le monsieur le président monsieur le ministre l'AFD les entrepreneurs bien sûr l'ex CPME la direction générale des autres maires madame Anne Gale Baudoin sa directrice est présente ainsi que l'ensemble de ses équipes mais également son prédécesseur monsieur le préfet Jacob qui à la tête de la direction a lui-même initié aussi la construction de ce fond à impact l'innovation outreem la main la mission interministérielle aussi en soutient la nouvelle Calédonie BPI les MEDEF les CCI et un mot bien sûr un peu plus personnel mais je veux le dire un grand merci à mes équipes elles ont travaillé mesdames messieurs d'arrache-pied pour que cet événement puisse se tenir.
Merci beaucoup. Bravo. Merci. Un grand merci, un grand un grand bravo. Elles qui travaillent depuis des mois avec beaucoup de détermination. Elles n'ont pas compté leurs heures pour que tout soit prêt du fond à impact aux conventions que nous allons signer à toute l'organisation. Je veux leur dire que je suis très fière. Mesdames, messieurs, ce matin, je vous ai beaucoup parlé de cartes. Et bien, je voudrais finir en vous laissant aussi cette image. Sur une carte, il y a des points. Ce qui compte pour l'économie, c'est que ça circule. Et qu'est-ce qui circule entre ces points ? des projets, des compétences, des investissements et des clients.
Et bien, je crois qu'aujourd'hui nous avons commencé à créer des connexions qui n'existait pas hier et ça c'est ma plus grande satisfaction. Et quand nous nous retrouverons l'année prochaine, je veux que cette carte a changée, pas dans ces frontières, je vous rassure, mais dans ces connexions, encore plus de connexion. Merci à toutes et à tous. Merci d'avoir choisi chose outre mè. Merci de le faire vivre encore. Merci. Bravo. Bravo madame la mine. Ve vous mettre ici. Bravo à vous. Je vais inviter monsieur le gouverneur. Monsieur le gouverneur, je vous invite à venir sur scène. Je vais vous inviter à venir sur scène. Oui, vous pouvez les applaudir pour cette grande journée.
Vous avez remercié madame la ministre, l'ensemble des participants, les partenaires, le public. Je remercie également mon confrère Emmanuel Fut qui a accompagné cette journée. Merci à la technique et aux nombreux confrères présents qui ont couvert cette manifestation. Et le meilleur pour la fin, je vous invite au nom de la ministre des outremères et du gouverneur au cocktail de clôture dans le hall pour partager un dernier moment. Bravo à vous tous et bravo encore pour la photo finale. Bravo à vous pour la photo finale. Je vous invite pour la photo.
Naïma Moutchou