Bruno RETAILLEAU face aux patrons - 12e Sommet de l'Économie de Challenges
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:28OuverteRéponse directe
Quel scénario pour le budget 2025 après votre qualification de "tambouille" ?
- 7:44OuverteRéponse partielle
Comment améliorer la compétitivité française face à l'Allemagne ?
- 15:04OuverteRéponse directe
Réaction sur la complexité administrative et normes pour les entreprises ?
- 25:20OuverteRéponse directe
Quelle place pour l'immigration de travail en France ?
- 35:23OuverteRéponse directe
Craintes sur le pacte Dutreil et transmission des entreprises ?
- 41:54OuverteRéponse directe
Coût du chaos politique pour l'économie française ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:33Bruno RETAILLEAUFait
« Balzac avait dit un jour aucune génération, aucune n'a le droit d'en amoindrir une autre. »
- 10:38Bruno RETAILLEAUChiffre
« Il nous manque 20000 ingénieurs par an. »
- 12:07Bruno RETAILLEAUPromesse
« Je fais un compte social, je ne fusionne rien du tout parce que c'est impossible et ensuite je pilote à vue, je cape à 70 % les revenus de solidarité par rapport au revenus du travail pour m'assurer qu'il y ait un écart. »
- 13:36Bruno RETAILLEAUChiffre
« Je fais une politique familiale mais j'enlève des cotisations qui pèsent sur l'entreprise les 34 milliards d'allocation de cotisation familiale. »
- 27:33Bruno RETAILLEAUChiffre
« 500000 l'équivalent de la population de Lyon c'est criminel parce que ça débouche encore une fois personne ne le dit ça. »
- 28:17Bruno RETAILLEAUChiffre
« 420000 étrangers immigrés en situations régulières qui sont au chômage. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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[musique]
Mat Voilà. Bonjour, je suis Pierre Henri de Menton. Je suis le directeur de la rédaction de de Challenge. Je vous présente en deux petits mots nos trois notre patron et nos deux patrons. Euh donc Jeanne dirige le groupe Lemoine en Normandie qui est une grosse ETI industrielle. Adam est le patron de Grande Torton, donc un groupe international d'audit et de conseils dont il dirige les activités française. Et Alexandre a créé sa boîte il y a une quinzaine d'années qui s'appelle Mister Tump qui est une plateforme de travail temporaire et d'intérim. les deux ou je sais pas, c'est tout à fait la même chose.
Donc c'est eux qui vont euh attaquer cette ce sommet avec vous connaissez la formule, vous l'avez vu dans le programme. Donc un dialogue avec un politique de Orange. Je vais avoir le plaisir de l'accueillir. Bruno Retaillot, donc président de LR, ministre, ex-ministre et depuis quelques jours qui est revenu au Sénat. Alors euh bienvenue d'abord.
[musique]
Merci merci Bruno Retaillot d'être d'être parmi nous. Euh vous êtes revenu au Sénat, je disais il y a quelques jours, sens du timing parfait puisque vous êtes au cœur de l'actualité avec le débat budgétaire. J'avais une petite question avant de laisser la parole à nos patrons. Petite question puisque c'est quand même mon métier euh d'actualité. Euh on sait ce débat budgétaire donc est revenu au Sénat. Vous avez qualifié ce débat de tambouille. Euh ma question c'est savoir qu'est-ce que quel est votre scénario ? Qu'est-ce qui va rester de cette tambouille ? Dans quelques semaines, on en a prévenu une de challenge début janvier sur le budget. On sait pas très bien ce qu'on va mettre dedans.
Euh merci en tout cas. Je je voudrais euh vous saluer. Bravo pour votre initiative. J'imagine qu'il y a beaucoup de chefs d'entreprise, pas seulement sur la scène, mais aussi dans la table, sur la salle. Et ce que je voudrais simplement dire à toutes ces celles qui créent, qui créent de la valeur, qui crée de la richesse, qui embauche, qui entreprennent, c'est que les dernières semaines ont dû être particulièrement éprouvantes pour vous tous.
Euh j'ai assisté en tout cas de loin sur mon écran un certain nombre de débats à l'Assemblée et on voyait bien que la folie fiscale n'avait pas tellement pour objet finalement de remplir les caisses de l'État, mais plutôt de de faire la chasse, d'organiser une véritable chasse à cours à ceux qui réussissent, à ceux qui entreprennent, à ceux qui embauchent. Je voudrais simplement vous dire que c'est une opinion minoritaire et que en tout cas je pense que beaucoup beaucoup de Français quand on voit d'ailleurs quand on voit les sondages et la question sur l'entreprise sur ce que représente l'entreprise pour les Français jamais ces valeursl n'ont autant été portées par nos compatriotes.
Donc il faut pas se désespérer. Il y a un mauvais moment à passer. Je veux bien et je réponds directement à votre question. Il en restera rien du budget. Il en restera rien. Le Sénat va faire son travail. Blanche. Le Sénat Le Sénat va faire son travail. C'est-à-dire que il y aura moins dépôts. On va supprimer la surtaxe, on va supprimer la taxe sur les pourboirs, on va supprimer l'augmentation notamment de la CG sur les revenus du patrimoine et cetera.
On va conforter le du tril, on va conforter la taxe holding, on va la resserrer au minimum sur les questions de de bien somptuire et on va faire beaucoup beaucoup plus d'économie que ce que le gouvernement dans sa copie initiale puisque comme c'était rejeté à l'Assemblée, vous savez que dans le droit parlementaire, le document qui arrive au Sénat, c'est pas celui qui n'a pas été voté évidemment pour l'Assemblée nationale sur la première partie, la partie fiscale, mais c'est la copie du de l'État Et cette copie de l'État, en réalité, déjà, elle avait un vis de fond, c'est-à-dire que euh elle accordait beaucoup d'importance aux augmentations d'impôts.
Alors que le problème pour la France, c'est d'avoir trop d'impôts et notre problème, c'est d'avoir trop de dépenses euh publiques. Si j'avais moi à construire un vrai budget, je le ferais sur trois critères. Pas la tambouille, mais une vraie vision parce qu'un budget, ce sont pas des chiffres, ce sont d'abord des choix. Ensuite, je sortirai du modèle socialtatiste qui est en train depuis 40 ans de miner les Français, d'appauvrir la France au prix d'une dette extraordinaire et d'appauvrir tous les Français.
Euh le modèle socialitatif, Rean l'avait un peu défini un jour, c'est vous vous taxez tout ce qui bouge, ce qui bouge encore un peu, vous le réglementez et ce qui bouge plus du tout, vous le subventionnez. C'est de cela dont il faut vous parler et dont il faut sortir. Et enfin, j'essaierai de faire un budget tourné vers l'avenir et notamment vers la jeunesse parce que je m'y suis opposé il y a 48 heures sur la suspension des réformes des retraites qui est une capitulation et qui est surtout une très mauvaise chose pour les futures générations. Balzac avait une très belle phrase. Balzac avait dit un jour aucune génération, aucune n'a le droit d'en amoindrir une autre.
et bien avec la suspension des réformes de les retraites et je l'ai vu d'ailleurs le Rassemblement national au Sénat peut représenter mais par ses représentants néanmoins c'est associé avec les socialistes évidemment pour que euh on puisse repousser les choses. Voilà ce que je voulais vous dire. Et quand on nous parle de chaos, je termine là-dessus, le gouvernement m'a accusé en disant "Mais monsieur Rotaillot, vous ne voulez pas plutôt la stabilité ?" Et j'ai répondu ceci : "La pire des instabilités désormais, puisque je n'entendais plus parler moi de la réforme des retraites, nos concitoyens l'avaient intégré.
La pire des instabilités, ce de c'est de dire à la rue que désormais quand une réforme un peu courageuse, un peu audacieuse sera votée, alors ce sera un premier round. mais qu'il y aura un autre round et que la rue pourra toujours parvenir à bout de ces réformes courageuses. Quand on sait qu'en 2027, il faudra en assumer beaucoup. C'est là la vraie instabilité, faire penser que des réformes, petites réforme, petites réforme mais réforme néanmoins nécessaire, c'est ça je pense qui caractérise le chaos et l'instabilité structurelle, systémique. Merci, je vous remercie beaucoup.
On va on va revenir sur différents thèmes que vous que vous avez évoqué euh avec un côté, on va dire plus peut-être terrain euh avec nos patrons, on va commencer par une patronne, donc patronne du groupe Le moine. Euh vous êtes Jeanne à la tête d'une petite multinationale. Vous êtes dans beaucoup de dans beaucoup de pays. vous avez [raclement de gorge] une une place de choix pour voir un petit peu le match de la compétitivité entre la France et d'autres d'autres pays. Je voulais savoir un petit peu peut-être sur ce sur ce thème euh sur comment est-ce que vous vouliez interpeller le président Rota ?
Euh ben le président Rotaille tout à l'heure parlait justement de ces entreprises qui créent la valeur, qui crée l'emploi. Mais pour cela, il faut qu'on soit compétitif parce que si nous ne le sommes pas euh nous ne pouvons pas nous développer, nous ne pouvons pas innover et euh en conséquence pas de croissance, pas de développement et notre économie française peut en souffrir terriblement. Donc monsieur le ministre, le coût du travail est franchement un handicap pour pour nos entreprises et notamment de travail qualifié, c'est-à-dire les ingénieurs. Notamment en France, le coût de trois ingénieurs équivaut au coût de cinq ingénieurs en Allemagne.
Donc les prélèvements sur le coût du travail sont de 11 points quand on atteint des des salaires qui sont des salaires qualifiés. Donc euh c'est vraiment un handicap certain euh ce coût du travail plus évidemment les taxes de production qui impactent notre compétitivité. Et on là, je vous parle versus des benchmark qui sont faits avec des pays comme l'Allemagne, comme l'Italie, comme les Pays-Bas, comme l'Espagne qui sont beaucoup plus compétitif que nous notamment en terme de prélèvement sur les salaires. Alors, dans les 100 premiers jours de la présidence Retaillot en 2027, qu'est-ce que vous qu'est-ce que vous faites sur le sur ce thème là du coup du travail, de la compétitivité ?
Euh si on veut retrouver une prospérité, il faut impérativement que on dégage deux voix. Euh la prospérité, ce qu'on appelle la croissance potentielle, la croissance qu'on peut vraiment obtenir au maximum dans l'avenir, c'est le produit de deux choses. C'est le produit de la productivité, de la compétitivité par l'offre de travail. La compétitivité pour moi c'est quatre choses. C'est la compétitivité fiscale. J'en ai un peu parlé rapidement mais on va pas s'étendre. S'il y a des questions, j'y répondrai volontiers. C'est la compétitivité normative. C'est terrible les normes en France. C'est la compétitivité énergétique.
Je pense aujourd'hui que on a fait n'importe quoi depuis 10 ans en matière de politique énergétique. Quand je vois aujourd'hui que l'Allemagne est en train de subventionner le kilowh pour l'entreprise, on voit bien qu'on s'est mis dans un chaos. Là aussi, j'ai des propositions à faire. On a 45 l'équivalent de 45 réacteurs nucléaires de puissance installée pour les énergies renouvelables. Je suis pour moi, les énergies renouvelables. Il y en a encore autant dans les tuyaux. Et depuis 10 ans, la croissance notamment de la demande en électricité, elle est flatte, elle est très plate et on en a désormais déjà installé ce qu'il faut pour les prochaines années.
Moi, je pense qu'il faut pas arrêter les énergies renouvelables, mais arrêter de les subventionner parce que ces technologies sont devenues matures et les Français, les entreprises payent cher sur leur facture cette politique là. Et enfin, une politique de compétitivité, d'innovation. Il nous manque 20000 ingénieurs par an. personne ne le dit, 20000 ingénieurs par an, il faut qu'on redevienne une grande nation d'ingénieurs. Ce que nous avons été, ça c'est la productivité et sur le travail, c'est la quantité de travail et c'est le coût du travail. J'ai fait deux propositions que je vais plus détaillé dans dans quelques dans 15 jours en matière.
Alors alors, faites-nous un petit teasing là de vos vos deux propositions parce que la question c'était celle-là hein quand même. Le travail sur le alors d'abord sur le coût du travail. Moi je pense le problème c'est que alors le problème on a un déficit de travail, on a un déficit de 3 semaines dans une année et on a un déficit de 3 ans dans une vie. Pour ça que la réforme des retraites, elle est capitale. Je ne parle pas de retraite si ce n'est que je suis pour la retraite à 65 ans.
Et euh un étage de capitalisation, là aussi j'aurai l'occasion de le détailler parce que c'est pas le tout de dire capitalisation, faut dire comment on le fait sur 10 ans pour construire euh un comment dirais-je non pas un fond ou des fonds à peu près de 1000 milliards d'euros. Simplement deux propositions. Encourager le travail, décourager l'assistana. Décourager l'assistana, c'est pas l'allocation sociale unique qui sera un revenu universel. C'est de mettre toutes les allocations de l'État, des collectivités de la CAF sur un compte social. Vous avez un compte fiscal, un revenu de fiscal de référence. L'État suit à l'euro près vos revenus fiscaux.
L'État est incapable de dire où vous en êtes en matière d'aide sociale. Moi, je fais un compte social, je ne fusionne rien du tout parce que c'est impossible et ensuite je pilote à vue, je cape à 70 % les revenus de solidarité par rapport au revenus du travail pour m'assurer qu'il y ait un écart. Je parlais avec une présidente de département hier qui me disait que il y avait une personne, trois enfants, elle touchait 2450 € à partir d'aide bien sûr. Voilà.
Donc ça décourager l'assistana et évidemment ce qui est en train de remettre en cause le gouvernement vous le saurez dans quelques jours, la fameuse réforme de l'assurance chômage, il faut la faire converger sur l'égibilité et sur l'indemnisation sur les moyennes européennes. Ensuite, sur le coût du travail, sur le coût du travail, ce que je fais deux choses. Je considère que les cotisations, il y a des cotisations qui tiennent à l'assurance, la retraite et cetera et des cotisations qui tiennent à la solidarité. 34 milliards d'allocation familiale. Je suis me connaissez un peu, pour refonder totalement la politique familiale.
On est aujourd'hui dans cette année qui depuis la 2e guerre mondiale mondiale verra le les décès augmenter et surtout dépasser les naissances. Ça c'est fondamental. Ça veut dire que dans deux générations, on perd 40 % de population. Donc je fais une politique familiale mais j'enlève des cotisations qui pèsent sur l'entreprise les 34 milliards d'allocation de cotisation familiale et je les finance notamment par un certain nombre d'économies. Première proposition. Deuxième proposition pour encourager le travail du côté du salarié et du côté de l'employeur, je fais un seuil libératoire. Je sors des 35h. 35 c'est 1607h.
Je vais au moins jusqu'à c'està-dire 2 jours de plus, c'est-à-dire 1623 he mais on peut faire 1630. Ce sera une négociation. Et je considère que en dessous de ce seuil libératoire 1620 1630 chacun a payé son du paye les cotisations, l'entreprise le salarié. Mais au-delà de ce seuil, on bascule pour l'entreprise et le salarié. Et le salarié travaille pour lui. Zéro cotisation pour le salarié, zéro cotisation pour l'entreprise. Et vous réconciliez enfin la compétitivité d'un côté et le pouvoir d'achat de l'autre côté. C'est mieux que la défiscalisation des heures supplémentaires.
Les PME aujourd'hui contingentent les heures supplémentaires et c'est pour ça qu'il y a que 104 heures supplémentaires par français qui qui les pratiquent parce que les entreprises parce que c'est trop cher. Et je pense que par ce moyen-là on on retrouve de l'air et on change là encore de cadre. Merci beaucoup. Vous avez vous avez parlé dans votre mini déclaration de politique générale de l'enfer normatif.
C'était pas tout à fait le terme que vous avez utilisé mais et et j'aurais voulu faire rebondir à don Nicole là-dessus puisque vous dans [raclement de gorge] vos métiers de de d'audit et de conseils, vous faites beaucoup de compliance et cetera, de suivi euh normatif, il y en a beaucoup surtout dans vos métiers d'audit. Et euh je voulais savoir un peu vous quel quelle était votre réaction par rapport aux différents programmes, au discours qu'on entend puis qu'il y a un espèce de consensus he qui se dégage de la classe politique en disant bien sûr il faut en finir avec la bureaucratie en particulier euh à droite.
Donc je voulais savoir un petit peu avoir à la fois votre témoignage et les propositions que vous pouviez faire pour interpeller Bruno Rota. Bien sûr et merci. Bonjour à tous et merci pour l'opportunité de de parler ce matin. Donc déjà effectivement, on parle de la normalisation de côté réglementaire, de toute la complexité administrative pour les entreprises. Effectivement ces dernières semaines, ces derniers mois ont juste montré à quel point on est incapable de prendre des décisions qui vont dans le sens de l'économie, dans le sens du soutien des entreprises, que ce soit des PME, des ETI, des grandes entreprises.
Et ce que moi je reproche aujourd'hui à nos politiques, c'est que la seule réponse qu'on apporte, c'est de complexifier. À chaque fois, on instaure une modification, une évolution, un allègement de texte ou un allègement de taxes de cotisation sociale. C'est jamais simplement un allègement. Là, vous venez de citer une économie de de 34 milliards en supprimant les allocations familiales. Oui, mais j'en ai la conviction, c'est la même la certitude quand cela viendra, il faudra passer par une dizaine de formulaires, par des contrats spécifiques, par des aménagements de bulletin de pay que personne pourra faire.
Et en plus, si on parle vrai, 3 ans plus tard euh l'entreprise se prendra un contrôle par les Ursaf, par l'administration fiscale. On remettra en cause ce qui a été fait et puis l'entreprise finalement se retrouvera avec une note. Je parle vrai hein, c'est exactement comme ça. C'est exactement que vous voyez, vous le voyez Jeanne dans son métier est quand même confronté à beaucoup de clients entrepreneurs qui sont confrontés à ça. C'est un discours qu'on entend beaucoup effectivement.
Donc nous qui sommes extrêmement exposés à un milieu international, forcément, on a beaucoup d'entreprises qui investissent en France, il y a un ralentissement certain actuel compte tenu des incertitudes politiques, compte tenu de la situation budgétaire et compte tenu de la complexité franchement pour installer une entreprise en France.
Et donc ma question c'est vous avez cité là des économies pour pouvoir justement permettre d'alléger un certain nombre de cotisation de diminuer le coût du travail mais clairement des économies d'une part on voit bien qu'on est difficilement capable de les mettre en œuvre et d'autre part qu'est-ce que vous proposez concrètement et qu'est-ce que vous proposez en terme de simplification pour mener ces économies ? Voilà et moi je complète la question. Il y a euh un projet de loi sur la simplification euh [grognement] qui s'est un peu perdu euh dans les limbes. Euh est-ce que vous avez des nouvelles de ce projet de loi ? Et de vous êtes parlementaire depuis un bout de temps.
Qu'est-ce que vous répondez quand vous dit effectivement euh le parlement est devenu une usine à créer de la la complexité, l'administration mais aussi le législateur ? Ici au collège des Bernardins, je réponds par l'abstinence textuelle. Alors euh vous avez totalement raison, vous savez, je suis vendin. Donc moi j'ai grandi. Euh je je saluais Xavier Fontané il quelques instants qui était un grand directeur de du groupe maintenant qui est devenu mondial pour le plaisance Benetto à l'époque est devenu de Benetto Jano. Mais moi j'ai grandi parmi les chefs d'Andrebri qui sont partis de rien. PME ETI vous les connaissez Sébau, Fleur Michon, Beneto, enfin et cetera.
Donc c'est eux qui m'ont donné une forme de culture économique dont je constate que dans le milieu politique et peut-être aussi chez nos compatriotes, elle est assez faible. Là où vous avez raison, c'est que vous faites une demande de crédit d'impôt recherche. J'envoyais un il y a quelques jours, il me dit "Écoute BR, à chaque fois que je fais une demande crédit impôt recherche, ça se termine par un contrôle fiscal. On marche sur la tête. les propositions précises. Il y a deux champs.
Il y a le champ européen, personne n'en parle mais le le je pense que je parle même d'échec de l'Europe, c'est que l'Europe, elle a d'abord préféré la réglementation à l'innovation et le consommateur au producteur. On aurait pu parler de masque et cetera avec Jeanne, c'est un sujet qu'on connaît bien. au moment du Covid, il fallait absolument implanter pour avoir une souveraineté sur ces questions-là euh des entreprises. Elles ont été implantées et beaucoup ont fait faillite euh et quelquesunes résistent encore. Donc sur l'Europe, deux choses, deux choses.
Un, on arrête par exemple euh CS3D euh CSRD le la délégation il y a 15 jours, petite délégation menée par François Xavier Benami a réussi à obtenir un premier déverrouillage. Je le dis parce que personne n'a su, ils ont pas assez je trouve communiqué. Mais c'est d'abord au niveau européen qu'il faut changer l'Europe. Il faut pas cette Europe qui investit sur tous les sujets. Regardez l'intelligence artificielle. J'ai été pendant 10 ans au Parlement le spécialiste du numérique, du digital. On a réglementé l'intelligence artificielle. Je dis pas qu'il faille pas poser des cadres avant même d'innover.
Quand on dit qu'on est devenu une colonie américaine dans le digital, mais on a tout fait pour. Voilà. Donc un, il y a un sujet européen. De il y a un sujet européen et français, c'est qu'il faut parce que nous on se comporte comme de bons élèves, arrêtez de surtransposer. Et moi, je mettrai une règle pour interdire toute surtransposition parce que le problème c'est que l'Europe règlemente et la France surrèglemente. C'est ce qui a ce qui est en train d'ailleurs d'écraser l'agriculture en 10 ans hein. On était la deuxème puissance et notamment sur la balance commerciale exportation 2è puissance mondiale derrière les États-Unis. On est désormais 5 ou 6e.
On était excédentaire et sur le plan alimentaire et désormais vous enlevez de la balance des paiements les vins les spiritués vous êtes déficit. Première chose de l'Europe. Et deuxième chose euh en France 1 vous ne pouvez pas faire euh du topdown. Si vous dites à un gouvernement, à des parlementaires, à des fonctionnaires, "Faites un choc de simplification", ça se terminera par un choc de complexification. Parce que ce petit monde là n'existe que parce que il crée de la norme. L'exécutif parce que il fait il prend des règlements et le parlement parce qu'il vote des lois.
Les lois sont de plus en plus nombreuses et les lois qui avaient quelques articles jadis très très clairs désormais en comporte des dizaines voire des centaines de moins en moins clair les lois bavardes. Et à partir de ces lois bavardes, les juges surinterprètent et en plus judiciarisent. Je pense que 2è proposition, il y a un vrai problème de la pénalisation de la vie économique. Parce que la pénalisation, la judiciarisation, qu'est-ce qui se passe ?
Tout ça mène à la bureaucratisation parce que évidemment quand un fonctionnaire peut risquer le pénal mais toute la chaîne de décision va ouvrir le parapluie et la bureaucratisation il y a une définition très simple quand le respect de la procédure devient plus importante que l'obtention du résultat. Là, vous basculez dans un système quasi soviétique où il faut d'abord appliquer une procédure, des processés plutôt que viser le résultat. Et ça, cette déjalisation, elle est fondamentale. Personne ne le dit. Et troisièmement, je vais encore plus vous choquer.
Clémanu avait dit un jour Cléo qui m cher, il était ministre de l'intérieur et il est comme vous le savez vendé, il était bouffeur de curé mais quelqu'un de très bien par ailleurs perd la victoire. Clémençois a dit un jour vous plantez des fonctionnaires, il poussera des impôts. Moi, je pense que l'homme ou la femme politique qui vient vers vous et qui n'assume pas, puisque on est à plus de 5 millions5 agent public et croyez-moi, j'ai été prison de département de région et j'étais ministre dans un grand ministère égalien et je sais la valeur de beaucoup de fonctionnaires, mais on a fait le choix en France d'une fonction publique nombreuse qu'on a paupérisé. Il faut réduire.
Il va y avoir coup de chance le bénéfice d'une pyramide des âges qui est bien orientée. 144000 fonctionnaires vont partir à la retraite au 31 décembre et on peut économiser je pense sur les 10 prochaines années sans sans aucun problème et notamment dans l'administration administrante on peut économiser à peu près au moins au moins 200000 postes et revoir l'efficacité. Bien quand il y aura moins de contrôleur, voyez, il y aura beaucoup moins de normes aussi.
Et je termine sur un process où il faut que ça vienne, moi je dirais dans chaque département les entrepreneurs autour des CCI, les agriculteurs, chambre d'agriculture, les artisans, les associations des maires les associations tout courts. Vous faites remonter, vous nous dites voilà les 10 règles les plus absurdes, les 10 règles les plus absurdes. Vous êtes pas capable, OK, bon ben on en fait rien. C'est à vous par département.
Je suis sûr que ça convergerait vers quelques règles et c'est comme ça que on arrivera à défricher, à désherber cette forêt normative qui caractérise la France mais qui est au-delà un esprit de déresponsabilité parce que la liste des interdits augmente au fur et à mesure que l'irresponsabilité grandit. Voilà. Parce que la demande de protection à un moment donné, c'est la demande de nouveaux interdits. Comprenez-le bien, c'est quelque chose de fondamental au-delà de ce que je viens de dire des parlementaires ou des fonctionnaires. Merci. Voilà. Alors, Alexandre de part, votre job, votre entreprise vous intéressé, vous êtes plongé au cœur du du marché du travail.
On a un petit peu parlé tout à l'heure. Euh je crois que vous aviez des petites questions et interrogations à ce sujet. Oui, effectivement, je voulais parler d'un d'un sujet sensible qui est celui de l'immigration. Moi, je vois au quotidien des entreprises qui souffrent de pénurie, de talent et je pense que la santé, l'industrie effectivement, le domaine de la restauration, la collecte de déchets, sont des secteurs qui ne tourneraient pas en pratique aujourd'hui sans avoir recours à une main d'œuvre étrangère. Ma question, elle est simple he c'est quelle est la place qu'on peut laisser ou doit laisser à l'immigration de travail et comment pourrait-on l'encadrer ? Bonne question.
Et quand j'étais ministre de l'intérieur, souvent j'ai dû répondre à cette question puisque j'avais complexifié dans une circulaire au préfet les règles notamment de de comment dirais-je de réglementation et surtout de régularisation. Vous voyez que vous êtes capable de complexifier aussi. Ah non mais attendez mesdames, messieurs, les chefs d'entreprise, vous me dites qu'il y a trop de cotisation. Si vous voulez continuer l'immigration, je le répète qui aujourd'hui dans les conditions elle se fait n'est pas une chance.
Elle est supportée d'ailleurs par les Français les plus modestes qui habitent dans des quartiers où ils n'ont pas les moyens d'avoir une forme de contournement résidentiel au contact avec ce désordre. des ordres migratoires et des ordres sécuritaires. Je peux vous donner les statistiques à Marseille, à Nant, à Lyon, à Bordeaux, à Paris. À chaque fois, c'est plus de 60 %, écoutez-moi bien, de la délinquence de voix publique qui est le fait d'une immigration qu'on ne contrôle plus. Donc moi, je n'ai jamais été pour une immigration zéro.
Je pense que accueillir dans des conditions où on ne peut plus correctement les accueillir et les intégrer et à plus forte raison les assimiler parce que des nouveaux venus pour certains ne veulent plus s'assimiler. 500000 l'équivalent de la population de Lyon c'est criminel parce que ça débouche encore une fois personne ne le dit ça. J'ai étudié de près sur le narcotrafic. C'était moi qui il y a 2 3 ans avait lancé au Sénat d'ailleurs la fameuse commission d'enquête sur narcotrafic qui a débouché sur sur la loi. Mais quand on voit la DZ mafia, ça veut dire des l'Algérie. Mais alors moi je suis à la tête d'un ÉPAD, comment je fais pour embaucher ? Je réponds directement.
Aujourd'hui, on a une immigration de peuplement. C'est ce que je reproche aux accords de d'Algérie de 68. Il faut passer une immigration de travail. Je vous réponds très directement. Moi, j'ai refusé d'avoir des règles simples pour justement régulariser et j'ai dit au chef d'entreprise et j'ai dit au préfet au moment où je vous parle, vous avez 420000 étrangers immigrés en situations régulières qui sont au chômage. Ils sont venus régulièrement, c'estàdire qu'ils ont attendu parfois des mois pour avoir des visas. 4200. On a de l'argent, veux-tu en voilà beaucoup trop d'ailleurs en matière de formation ? Ça fait partie des choses sur lesquelles il faudra réduire la la voilure.
Et bien moi je dis que je ne veux pas que demain il soit plus simple d'avoir une régularisation pour le travail en fraudant nos frontières la loi française que lorsque on applique la loi française. Donc je fais je dis clairement la priorité est aux étrangers qui sont venus régulièrement sur le sol français et qui sont au chômage. Parce que si on dit si on envoie au monde entier le signal que venez, il y a pas de problème, vous serez régularisé, on est mort et après vous viendrez nous reprocher qu'on a un modèle social qui pèse trop.
Mais attendez, aujourd'hui au momentù je vous parle, l'aide médicale d'État qui concerne pratiquement 500000 clandestins abouti au fait que ces gens qui ne cotisent pas ont des meilleurs taux de remboursement dentaires et cetera que des Français moyens ou de la classe populaire qui eux cotisent. Vous pensez qu'on pourra supporter ce dialogue là et en tout cas ce discours longtemps ? Vous savez, je termine là-dessus. J'adorais au ministère d'intérieur tous les mois, il y avait un une réunion avec mes collègues ministre de l'intérieur des Conseils européens qui nous réunissaiit et autour de la table, il y avait 27 ministres de l'intérieur.
Il y en avait de droite, il y en avait de gauche, des socio-démocrates et des conservateurs de droite et de gauche. Ce qui était incroyable sur l'immigration, c'est que de temps en temps, je me faisais doubler par ma droite par des socio-démocrates danois, par exemple. Cette question là aujourd'hui, elle est très consensuelle en Europe. Elle est d'ailleurs très consensuelle en France. Toutes les études d'opinion que j'ai faites sur les propositions un peu choc que je faisais sur l'immigration, c'était pour la droite 80 % et désormais très majoritaire sur la gauche, y compris dans l'électorat de monsieur Mélenchon.
Donc je pense que il faut maintenant reprendre les rennes, avoir une immigration de travail. On a l'immigration la plus concentrée en Europe sur l'aire arabo-musulmane. Moi, mes efforts, j'ai signé par exemple un accord avec le Vietnam. Je pense qu'il nous faudrait une immigration d'origine asiatique pour diversifier euh nos sources, si j'ose dire, entre guillemets. Et par ailleurs, on a l'immigration la moins qualifiée.
Et donc elle ne participe pas à la création de richesse en sol net mais elle coûte et il faut que on vienne l'Inde par exemple quand je disais que il nous manque 20000 ingénieurs par an, il y a toutes ces voiesl qu'il faut développer mais de grâce de grâce si si vous pensez un seul instant d'ailleurs dans tous les pays européens c'est la même chose. Quand les gouvernements ne reprennent pas le contrôle, c'est les populistes qui les remplacent parce que les peuples, et j'espère que comme moi, vous êtes démocrate, parce que les peuples en réalité veulent que nous reprenions le contrôle.
Alors, je sais pas si Alexandre a été convaincu, peut-être vous vouliez compléter, il y a on parlait ensemble d'un d'un cas assez particulier.
Euh vous me disiez que vous pouviez pas embaucher euh de gens qui ont un statut de d'ouvrir c'est statut de alors une situation assez assez assez paradoxale qu'on vit en France et je rejoins effectivement une distinction à faire entre immigration de travail et immigration de peuplement parce que il y a des compétences qu'on a aujourd'hui en France au point où c'est assez paradoxal qu'on a aujourd'hui des gens qui sont en France, certains en situations euh euh régulières, des demandeurs d'asile qui ont des compétences qu'on aimerait embaucher euh qu'on trouve pas par ailleurs euh qui aimeraiit bosser qui aimerait payer des cotisations, à qui on interdit de travailler et qu'on paye à ne pas travailler.
Et c'est vrai que situation un peu aberrente avec des cas de situation humaine désastreuse ou même des gens qui sont venus de faire des usurpations d'identité pour travailler en situation totalement aberrante aujourd'hui. Il y a une sorte de de réglementation datant un peu des années 80 où finalement on a l'image que les immigrés sont là pour piquer le boulot des Français alors que le travail sera un fantastique facteur d'intégration pour des gens qui ont des compétences qui veulent travailler mais également un facteur de d'acceptation aussi la population par des gens qui sont là pour travailler et apporter les cotisations plutôt que pour ce point précis du statut des demandeurs d'asile.
Je je suis d'accord pour dire que le travail c'est bien sûr la voie royale d'une intégration hein. Attention, un certain nombre de terroristes qui ont tué des Français avait un travail. Bon, donc il faut que on prenne les choses globalement et il y a un problème culturel derrière tout ça et d'intégration aujourd'hui. Et c'est pour ça qu'il faut réduire le nombre pour mieux accueillir sur non sur la demande d'asile. Le problème c'est que en France comme en Europe, c'est pour ça d'ailleurs que Kstarmer travailliste est en train de réduire drastiquement. C'est pour ça que euh Mertz en Allemagne est en train de réduire drastiquement parce que c'est une voie de contournement illégale.
Et le problème c'est que si vous confiez un travail dès le premier jour où la personne une fois qu'ils ont le statut de réfugié, il y a aucun problème. Ils peuvent d'ailleurs. Mais avant d'obtenir ce statut et bien si vous leur confiez un travail, ils vont arriver là et vous allez ouvrir une fois de plus un appel d'air. Donc moi, je pense que il faut travailler d'une autre façon. Il faut réduire, c'est ce qu'on est en train le travail que j'avais commencé à faire avec les Européens.
Il faut qu'on ait une liste de pays sûr et ça sera d'ailleurs le cas de l'application du paquet européen sur asile immigration où on retiendra aux frontières ceux qui veulent demander l'asile et on aura une liste de pays sûr. Et on sait parfaitement que quand vous avez moins de 20 % de chance d'obtenir le statut de réfugié, on traite en accélérer et c'est terminé. Et là, on résoudra le problème pour accélérer et faire en sorte que là vraiment les vrais réfugiés euh puissent avoir un boulot. ça posera aucun problème.
Mais là aussi, j'attire votre attention que euh c'est une question aussi européenne parce que on a des frontières externe et euh dans l'application du pacte à partir du mois de juillet prochain, on a prévu ces zones un petit peu un peu de rétention où on va accélérer les procédures et où on dira à des personnes qui ont que très peu de chance de d'avoir le sal parce que les pays sont sûrs. Faut faut pas dévoyer la procédure de l'asile. Quand le pays est sûr, ça sert à rien de demander l'asile. Voilà, vous vous retournez dans votre pays d'origine. Alors, on autre grand défi de notre de notre économie, c'est la grande transmission.
On appelle ça maintenant, il y a un chiffre qui circule, c'est les 9000 milliards de transmission de patrimoine, en particulier de patrimoine professionnel. Jeann, vous êtes à la tête d'une ETI familiale. Il y a un dispositif qui s'appelle le pacte du trail. Je crois on en a beaucoup parlé ces ces derniers temps et j'imagine que vous êtes pour le pacte du trail et euh peut-être vous nous vous expliquez ce qu'attendent des entreprises comme la vô du la tambouille que qu'on décrivait tout à l'heure. Est-ce que vous avez des craintes à ce sujet et des questions à poser à nos retaillot ?
Je pense qu'aujourd'hui les chefs d'entreprise de PME TI familial en effet ont de grosses craintes parce que la tambouille elle a non seulement été à l'Assemblée nationale mais au Sénat avec un amendement défendu par l'Union centriste pour réduire l'assiette de l'exonération au seul bien nécessaire à l'activité professionnelle. Donc quit de la trésorerie. Or la trésorerie elle est nécessaire à l'investissement mais pas que. Elle est nécessaire aussi au paiement parce que les gens pensent que c'est pas du TR, c'est cadeau. Non, c'est pas cadeau.
Euh les entreprise paye la transmission via des résultats positifs et il faut entre 6 à 10 ans pour constituer en trésorerie ce qui est nécessaire pour la génération Je suis première génération créatrice. Mon fils justement a payé une soute à sa sœur puisque j'ai deux enfants.
Et dans ce cadre là de pacte du trait que que j'ai fait signé avec nos enfants dans ce fait là bien aujourd'hui si justement est appliqué alors dites ça va être nettoyé le Sénat n'a pas nettoyéon on va voir ce qui va se passer à la CMP mais qu'est-ce que vous allez faire vous pour sanctuariser le pacte du trail permettre qu'en effet la pérénisation des entreprises parce que sinon si ça n'existe pas, on a réussi grâce au pacte du trail à passer de 4800 ETI à 6800 il y a quelques années et on est toujours en train de grossir en PME de croissance et en ETI. Et ça c'est le c'est ce qui est fait vivre nos territoires, c'est l'écosystème local.
Donc tout cela irrigue en emploi, en création de valeur, en emploi direct et indirect. Qu'est-ce que vous ferez pour sanctuariser et même voir améliorer ce pacte du trail afin de pas fragiliser l'économie ? Parce que c'est tout un tout un pont d'économie qu'on fragiliserait si on peut pas en effet péréniser la transmission. Je vous réponds en trois temps sur le pacte du tril d'abord qui n'est pas un privilège. Sans le pacte du tray. Moi, mon écosystème dans l'Ouest, j'avais fait à la demande de François Fillon, premier ministre à l'époque un rapport important, je pense sur les ETI. Les ETI, c'est le maillon faible de la chaîne française.
On a énormément de PME, quelques millions, 2 million5 ou 6. Voilà, on a des grands groupes et au milieu, il nous manque, y compris aujourd'hui, on a moins de 7000 OTI par rapport à l'Italie, par rapport à l'Allemagne, par rapport à la Grande-Bretagne, c'est le maillon faible. Bon et euh si nous n'avions pas de pack de drail, c'est très clair, nos entreprises devraient vendre et notamment vendraient à des fonds de pension comme on n' pas de retraite, pas de capitalisation qui serait d'abord étranger notamment. Bon, c'est la première chose. Deuxième chose, je veux revenir un instant parce que je pense que euh quand on doit réagir à l'actualité, on doit décrypter, on doit la déchiffrer.
L'acharnement que certains ont mis euh parfois ça a été à droite ou au centre, hein. Vous avez raison Jean. Mais on va nettoyer, je veux vous dire euh l'acharnement, on va nettoyer l'artiste non mais on est dans une situation voilà je vais essayer de parler pour l'avenir mais deuxièmement la question de la transmission parce que on a bien vu vous avez vu la dernière création des socialistes qui est de faire un emprunt rémunéré. Bon euh l'idée c'est que transmettre c'est pas bien. Moi ce qui caractérise ma droite c'est l'idée de la transmission entre les générations.
Parce que si on veut un cadre commun, si on veut faire encore nation demain, et bien il y a un lien invisible entre ceux d'aujourd'hui et ceux d'hier et ceux de demain. La transmission c'est ce qui caractérise l'humain par rapport à l'animal. l'animal ne transmet pas. Et cette idée même de transmission est fondamentale. Euh tous les déconstructeurs depuis 1968 ont cherché justement à briser le pilier de la transmission. Ça c'est révolutionnaire d'ailleurs puisque la tabou la raza, la table rase, c'est une idée révolutionnaire.
C'est la raison pour laquelle aujourd'hui en France qui a toujours une fascination pour ces idées-là, vous avez vu se déchaîner les uns et les autres parfois un peu plus moins loin que la gauche comme vous le disiez sur la transmission. Troisème chose, nous avons déjà fait quelque chose quand j'étais président de groupe, nous avons voté une proposition de loi avec Claude Nougin où on réduisait à quasi néant les droits de succession en contrepartie d'un petit allongement de la durée de détention.
Franchement, je pense que vous pouvez comprendre que l'idée c'est on a un problème constitutionnel, c'est difficile d'arriver à zéro, mais je pense qu'on peut réduire bien en dessous de 25 % les droits de succession à la contrepartie d'un capitalisme patient, lent. Il y a trois capitalismes en dans le monde. Il y a le capitalisme d'État chinois, russe. Bon, très bien. Capitalisme plutôt financier anglo-saxon où on voit bien le le turnover des des capitaux et il y a un capitalisme entrepreneurial et aussi parfois patrimonial et familial. Moi dans mon projet, je veux impérativement aider celui-là.
Et il y a d'autres idées que je présenterai mais qui seraient au-delà du pacte pour que on puisse créer une sorte de capitalisme populaire. pour que voilà un grand-père qui a eu des actions ça se fait plus les actions au DF maintenant bah puisse donner à ses enfants sans droit en l'occurrence c'était pas une bonne affaire hein les actions on est d'accord on est d'accord et pourquoi et par rapport à la politique énergétique scandaleuse qui s'est déployée depuis depuis 15 ans en France il y avait eu un pacte entre les écologistes à l'époque madame Duflot et François Hollande un pacte politicien pour sacrifier le nucléaire sur l'hôtel des intérêts. Il est documenté ce pacte politique, hein.
Donc on on a mis en l'air pour une période donné, heureusement, on est en train de se relever, le nucléaire français qui a pris un peu de retard. Alors, on va revenir à la politique aïe, à la tambouille. Je voulais avoir le témoignage d'Adon Nicole. Vous êtes en contact quand même avec beaucoup de chefs d'entreprise de par votre métier. Vous êtes aussi dans un groupe multinational. Donc vous êtes présent dans à peu près tous les pays du monde, j'imagine Grand Torton.
Je voulais savoir quelle était la facture pour l'instant de euh tout ça, de ce chaos politique qu'on observe depuis euh depuis quelques semaines, quelques mois [raclement de gorge] euh maintenant et quand on entend le président Retaillot qui dit "Il n'y aura pas de budget, est-ce que c'est quand même il ne restera rien du budget plutôt ? Est-ce que c'est quand même pas un poil inquiétant ? Alors je je vais y répondre et puis vous avez le droit bien sûr à une question aussi hein. Je mais ça m'intéressera de observation j'ai j'ai parce que j'écoute attentivement et j'ai deux observations sur laquelle je veux revenir mais je vais d'abord répondre.
Il est clair que aujourd'hui ce qui est en train de se passer on va le payer sur plusieurs années. Nous le concrètement dans les projets que nous accompagnons. Au cours de ces dernières semaines, on a jamais vu autant de projets abandonnés factuellement.
des choses sur lesquelles nous nous sommes investis auprès de nos clients, auprès de nos partenaires et puis qui finalement dans cette instabilité disent "Mais nous la France, le fait de pas avoir de budget, OK, s'il y a pas de budget parce qu' nous n'arrivons pas à un accord, nous n'arrivons pas à mettre en place les choses, on peut considérer que début 2026 les choses vont vont changer, vont évoluer et en arrivera un consensus." Mais le mal est déjà fait.
Euh au cours de ces dernières semaines, le nombre de projets où finalement quand vous avez un groupe international, un groupe international investi là où il y a des infrastructures, là où il y a une stabilité, là où il y a une une main d'œuvre qualifiée, justement on a parlé de la de la formation, là où il y a une sécurité, l'ensemble de ces facteurs, bah finalement c'est une grille d'analyse.
L'entreprise regarde et elle dit "Bah finalement, il y a la France mais j'ai aussi l'Allemagne, j'ai l'Italie, j'ai la Pologne, j'ai d'autres pays qui peuvent être même en dehors de l'Europe." Et donc clairement une fois que le projet d'investissement est réorienté ailleurs, bah c'est perdu, c'est terminé. Un projet d'investissement dans une entreprise, c'est minimum 7 à 15 ans justement le temps de investir, implanter, faire travailler, avoir un retour sur l'investissement. Donc ça, ces choses-là c'est déjà en train de se réaliser, c'est déjà fait et on va le payer pendant des années. Donc en fait tout ce qui est en train de se passer, on va le payer cher.
Maintenant deux observations parce que je je vous écoute très attentivement et je je reste sur donc sur des économies. J'ai retenu que on allait faire la majorité des économies en faisant enfin en diminuant le nombre de de fonctionnaires. Je l'entends euh d'un point de vue personnel, je suis d'accord. Euh mais également à quel moment est-ce qu'on parle de changement plus substantiel et d'une certaine modernisation ? Parce qu'on est quand même à une époque où j'ai pas répondu sur l'économie en général, je répondais sur les normes.
J'ai j'ai donné l'exemple de la fonction publique parce que il me semble que plus il y a de de personnes qui créent de la norme et plus il y a de la norme, c'est tout. J'ai pas répondu à la question globale des économies mais alors que ma question c'était l'économie parce qu'il faut quand même le financer. Donc ça, j'aimerais en entendre plus et surtout dans un contexte où justement si on revient sur les entreprises, vous avez mentionné l'intelligence artificiel, il y a des sujets de technologie. Aujourd'hui, on est dans une une vraie ce qu'on peut évoquer une rupture technologique avec des investissements qui sont forts.
Et vous avez évoqué des vrais sujets de souveraineté en Europe, en France. Mais à quel moment est-ce que l'État français va justement bénéficier, mettre en œuvre, changer et justement changer technologiquement sa façon de fonctionner ? Ça une observation. Et l'autre, puis je m'arrête mais lié sur la formation. J'ai entendu rapidement, vous avez dit il y avait peut-être trop de budget de formation. Peut-être, je vais pas dire continue. Oui, continue.
Peut-être je je il ne enfin ce serait pas à moi de me prononcer sur le le le montant par contre sur l'orientation de ce montant parce que on a quand même des secteurs d'activité où on est en manque de main d'œuvre qualifié et des personnes qui se trouvent dans une situation pérenne de chômage, de difficulté d'insertion, mais parce que on a toujours un dispositif qui est très mal aligné avec des besoins d'entreprise. Et je pense que avant de parler de montant, il faut parler de comment alors deux il y a deux on va retenir vos deux observations. Un sur comment on allie réduction des dépenses et investissement dans les secteurs d'avenir et la formation.
Je vous propose de commencer par le premier [raclement de gorge] sujet assez rapidement. Il nous reste 10 minutes et je voudrais qu'on consacre une deuxième partie peut-être avec un autre témoignage celui d'Alexandre sur la formation et la jeunesse. Alors sur le l'Inst Montagne a fait hier une note que vous avez dû euh voir euh où il propose 140 milliards de réduction de dépenses. On est au-delà de ce qu' ce qu' avait d'ici 2029 quand même. [grognement] Euh avec la le ce qu'ils appellent le trilè, c'est faut réduire les dépenses publiques.
Il faut investir massivement dans la défense et les secteurs d'avenir et il faut essayer de sauver ce qu'on peut sauver de notre système de protection sociale. Alors, comment vous quelle est la comment sur la deuxième partie les investissements d'avenir ? Comment on fait ? Euh, d'abord alors rapidement je suis désolé là, je vais vous c'est minuté comme comme dans le comme au Parlement. Je vais être rapide. Les économies concernent l'État et concernent le système social. Sur l'État, sur près de 600 milliards de dépenses par an, il y en a un peu plus de 300 milliards qui sont pilotables. Pourquoi ?
Parce que vous avez les pensions et vous avez la charge d'intérêt qui va atteindre dans 2 ans 100 milliards. Donc ça, vous ne le pilotez pas. Vous ne pouvez piloter que 300 milliards. Euh et sur l'état, ce que je propose très rapidement, j'ai parlé de la fonction publique, j'ai parlé du périmètre de l'État. Je pense que quand j'étais président de région, j'étais responsable notamment du transport scolaire des collégiens, des lycées. Les cararts, c'était pas des cars de la région, c'était des entreprises privées. Il faut par exemple que pour la gestion de son patrimoine, l'État gère très mal son patrimoine. Donc il faut délester l'État pour que l'État se recentre.
Il faut changer la fonction publique. Pour moi, le statut, ça doit être le régalien. Et sinon, c'est le contrat pour que ce soit mobile et en plus l'a changer ses différentes professions. Vous avez raison. Moi, je me suis battu au ministère de l'intérieur pour que les policiers et les gendarmes qui passent trop de temps, vous les voyez, pour prendre une déposition en appuyant sur la machine avec deux indexes pour que il y ait des logiciels, ça va être c'est en train d'être déployé qui permettent de capter l'oralité et de la traduire. Et en plus, on aura pas besoin de payer très cher euh des pour des dialectes qui sont très minoritaires.
Il vaudra mieux que ces gens-là parlent dans leur langue originelle, dans leur orgue maternelle et le voilà ton client va bouleverser les choses. Ensuite, l'alignement euh de du temps de travail de la fonction publique sur le privé. Par exemple, dans les universités, ça nous coûte 350 millions d'euros. Pourquoi ? Pourquoi l'absentéisme ? Pourquoi il y a 3 jours de plus d'absentéisme dans le public que dans le privé ? parce que il y a pas l'alignement des jours de 40. Bref, on dégage combien alors avec tout ça pour investir ? Attendez, attendez, je je vais Oui, attendez, vous me demandez de parler en quelques minutes et en même temps je conclurai sur les chiffres.
Donc il y a il y a d'abord l'État et ensuite il y a le système social. Sur le système social, il faut d'abord responsabiliser. Ça veut dire quoi responsabiliser ? sur la retraite, il faut on y'y coupera pas allonger un peu et la capitalisation sur la dépendance. Il faut 10 milliards par an. Ce que je propose c'est un régime obligatoire, solidaire, assurantiel, piloté par le privé avec un cadre qui soit défini par le public. En gros, à 12 € par mois, dès qu'on commence à travailler, on aura cette cette assurance.
Ça c'est pour la vieillesse et parce que là-dessus ça c'est 3 milliards la vieillesse hein, le choc de vieillissement de la population c'est 3 milliards en santé et en dépendance tous les ans. Tous les ans. Donc c'est pas là-dessus qu'on peut réduire mais on peut avoir d'autres systèmes. Par ailleurs sur le chômage, oui, je viens de le dire, il faut converger, ça rapportera 4 à 5 milliards d'euros. Converger sur les règles européennes d'éligibilité et d'indemnisation, sur la santé, on a le reste à charge le plus faible de toute l'Europe, à peu près 6 millions d'euros.
Je pense que il faudra là aussi faire en sorte que on ait un certain nombre notamment de franchises sur les consultations pour responsabiliser les gens. Et moi je j'ai vu la note de montagne c'est 140. Il faut en réalité 120. Mais comme il y a la dépense évolue de 6 milliards tous les ans, il faut aussi tous les ans euh contraindre cette dérive naturel spontanée de la dépense euh de ces milliards. On arrive à faire là-dessus euh à peu près 120 milliards sur 5 ans. J'ajoute, j'ai pas eu le temps de dire le conseil d'analyse économique là sur la par exemple sur l'énergie, on gagne dans une première année.
Si on arrête de subventionner les énergies renouvelables hein, en plus on importe de Chine les panneaux solaires et cetera, on continue à installer mais on ne les finance plus, on les subventionne plus. C'est 1 milliard la première année et c'est très vite au bout de 5 ans pratiquement 10 milliards. Voilà, c'est et et on met le paquet bien sûr sur le nucléaire. On allonge comme on fait les Américains.
On a une technologie Westing House américaine de Gait pas trompé et et on allonge à 60 ans et cetera et on fait un certain nombre et on ne on ne duplique pas les réseaux parce que évidemment plus vous avez de parc offshore plus il faut installer les réseaux qui vont conduire les ions, l'électricité produite. Alors que quand on rajoute des réacteurs nucléaires dans les sites qui sont actuellement existants, il y a pas besoin de faire des réseaux. Voilà. Donc il faut bien sûr des énergies renouvelables. Je suis pour un mix. Voilà. Simplement, dites-vous bien qu'on a l'électricité la plus décarbonée au monde. La plus décarbonée au monde. Voilà. Donc je vais je suis désolé.
Je vais vous interrompre parce que j'ai Oui. Alors c'est sur ce sujet-là. Je voulais qu'Alexandre aussi fasse son observation parce que j'ai pas répondu sur la formation. Justement c'est c'est sur ce sujet là. On a tous été un peu interloqués par la petite phrase que vous avez lancé en disant "Dépense trop pour la formation". Or euh alors je voulais juste l'avoir le petit témoignage d'Alexandre et puis on vous on termine sur la sur la formation et la jeunesse parce que c'est quand même la chose la plus importante il me semble. Oui, sur la formation effectivement, moi je je vois tous les jours l'inadéquation entre la formation de nos jeunes et les besoins des entreprises.
Et il y a un truc qui était pas mal qui était mis en place qui est l'alternance pour laquelle on fait bosser les jeunes entreprises. Alors ça coûte cher, il y a plein de choses à améliorer. C'est quand je vois aujourd'hui finalement qu'on cherche à gratter sur l'alternance pour protéger les retraites de nos vieux et même les abattements fiscaux pour nos vieux. Est-ce qu'on n'est pas en train de sacrifier nos jeunes au profit de nos vieux parce que eux ils votent ? Au moins ça c'est interpellant mais mais c'est c'est vous avez 3 minutes. C'est la raison pour laquelle je me suis opposé à la suspension des retraites. C'est c'est un scandale.
C'est un scandale puisqu'on reporte le fardeau sur les jeunes générations. De ce point de vue-là, vous avez raison. J'ai pas parlé de la formation générale. Il y a l'école, ça va mal l'école. Si plutôt que vous il y avait des élèves de 6e, si je posais une question combien a-t-il de quart d'heure en tris qu4 d'heure ? la moitié de la salle me donnerait la bonne réponse. Pourquoi est-ce que en français, en math, au classement PISA, on est parmi les derniers ? Pourquoi est-ce que en France le résultat de nos élèves est le plus corrélé à la situation professionnelle et au revenu des parents ? et on ose parler de l'école républicaine.
Donc il faudra, j'ai quelques idées, je veux pas trop, mais réformer par le bas le système avec beaucoup plus d'autonomie en confiant notamment aux régions les lycées professionnels. Donc la décentralisation sur l'alternance, moi j'avais mis paquet quand j'étais prison de région et on était la première région sur l'apprentissage. Je pense en réalité que les progrès de l'apprentissage ont concerné notamment les niveaux les plus élevés. Moi je pense qu'il faut parce que les amis on a plus de sous. Donc si on veut encourager l'alternance, on le fait du CAP BEP jusqu'au bac pro.
On concentre là-dessus parce que un élève de SCP, c'est génial qu'il soit alternant, d'accord, mais on sait qu'il trouvera du boulot. Bon euh 3è chose, c'est les formations continues professionnelles. Moi, j'étais scandalisé et j'avais vu quand une fois j'étais président de région que les formations les plus longues, au moins 1000 heures, étaient celles qui insérait le moins et les les formations les plus courtes, celles qui avaient le plus grand taux d'insertion.
Ce que moi j'avais fait, ce que je propose, c'est que il y a un engagement et que l'État ou les régions déboursent de d'abord je donnerai toute la formation, les fonds, les crédits aux régions et non plus à l'État parce que je fais un coup de d'accordéon sur l'État et euh je dis voilà aux entrepreneurs, OK, vous allez me sélectionner des profils parce qu'on le sait bien, ce qui est important, c'est la jeune femme, le jeune homme, quel que soit leur rage d'ailleurs, peu importe, qui ont envie de trava travailler, vous allez sélectionner sur un comportement et ensuite on apporte des compétences.
OK, on va payer l'apport de compétence, la qualification, mais vous vous engagez à le prendre parce que vous l'avez d'abord recruté sur des critères humains et là c'est efficace et on fait une formation courte de au moins de au plus pardon de 400 he et enfin là il y a beaucoup qu'à gagner sur le le c'est le compte de formation professionnelle c'est ridicule de financer des cours d'italien quand la personne n'a rien à faire. Enfin, je veux dire, il faut recentrer le compte de formation professionnelle sur le besoin de qualification professionnelle. Le comment dire, j'ai ben l'épanouissement personnel, c'est très bien mais c'est pas l'objet du compte de formation professionnelle.
Je vous remercie Bruno Rotaillot. Merci à tous les trois. On aurait pu parler toute la matinée parce qu'on a balayé beaucoup de choses. En tout cas, merci infiniment de vous être. Attention à vous. Hop. Merci infiniment de vous être prêté à l'exercice. Merci he
[musique]