Guerre en Ukraine : «La France n’a plus les moyens de payer cette guerre-là », estime Louis Aliot, maire RN de Perpignan
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:12OuverteRéponse directe
J'aimerais qu'on commence avec l'Ukraine, puisque les émissaires de Donald Trump sont attendus aujourd'hui à Kiev avec une proposition de paix américaine.
- 2:00OuverteRéponse directe
Je voulais vous parler des sondages : Marine Le Pen est annoncée entre 33 et 35% au premier tour de la présidentielle.
- 2:47OuverteRéponse directe
On parle souvent de plafond de verre. Est-il en train de sauter en éclats ?
- 3:25OuverteRéponse directe
Vous parliez de vos adversaires politiques. Ils étaient pour la plupart à la grande braderie de Lille hier.
- 4:34RelanceRéponse partielle
Gabriel Attal s'est moqué de Jordan Bardella sur un accord sur l'immigration clandestine dans la Manche. Quel est le fin mot de cette histoire ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:25Locuteur non identifiéFait
« Vous avez déclaré vouloir couper le robinet à l'Ukraine. »
- 0:52Locuteur non identifiéChiffre
« La vérité, c'est que cette guerre a fait malheureusement des centaines de milliers de morts, qu'elle a coûté un argent fou à l'Europe mais à la France. »
- 1:02Locuteur non identifiéFait
« aujourd'hui la France n'a plus les moyens de payer en quelque sorte cette guerre-là »
- 1:16Locuteur non identifiéChiffre
« le budget est déficitaire et on a 3500 milliards de dettes »
- 3:55Locuteur non identifiéFait
« venant d'un bolchevique et d'un parti passionnément antisémite, tout ça fait doucement rigoler. »
- 5:01Locuteur non identifiéFait
« La stratégie, c'est de coopérer avec les nations qui sont victimes d'immigration pour y mettre fin. »
- 5:23Locuteur non identifiéFait
« la France ne peut plus se permettre d'accueillir toute la misère du monde. »
Temps de parole
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- Présentateur37 %
- ?2 %
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Il est 8h12, l'heure d'accueillir le second invité d'Europe 1 matin. Alexis de la Fléchelle,
vous
recevez Louis Alliot, maire de Perpignan et vice-président du Rassemblement National. Bonjour Louis Alliot. Bonjour. Merci d'être avec nous en direct sur Europe 1. J'aimerais qu'on commence avec l'Ukraine, déjà parce que c'est l'actualité, puisque les émissaires de Donald Trump sont attendus aujourd'hui à Kiev, avec dans leur valise une proposition de paix américaine. Ça a fait grand bruit cette semaine, Louis Alliot. Vous avez déclaré vouloir couper le robinet à l'Ukraine. Édouard Philippe vous répond couper le robinet à l'Ukraine, c'est servir la Russie. Qu'est-ce que vous répondez déjà à l'ex-premier ministre
?
Écoutez, c'est plutôt lorsque tous ces gens étaient au pouvoir qu'il faudrait qu
'ils
regardent ce qu'ils ont fait avec la Russie. Je rappelle que le premier président reçu en grande pompe à Versailles et à Brégançon,
ça
a été Vladimir Poutine. Et à ce moment-là, personne ne se posait la question de savoir si Poutine était un dictateur ou pas. La vérité, c'est que cette guerre a fait malheureusement des centaines de milliers de morts, qu'elle a coûté un argent fou à l'Europe mais à la France et qu'aujourd'hui la France n'a plus les moyens de payer en quelque sorte cette guerre-là, en sachant quand même qu'au moment où le servit, la santé, l'éducation, la sécurité, tout va mal en France, le budget est déficitaire et on a 3500 milliards de dettes, on continue à vouloir dépenser sans compter.
Il n'est pas question de revenir sur les engagements que la France a déjà pris, évidemment avec l'Union Européenne et avec ses alliés dans cette guerre, mais je pense qu'aujourd'hui l'heure doit être à la diplomatie.
C
'est très exactement ce que j'ai dit, rien de plus. Et comme j'allais dire par le hasard de l'histoire, il se trouve que depuis effectivement hier, apparemment, il y a des mouvements de diplomatie et de paix qui se profilent à l'horizon et j'allais vous dire, il serait temps qu
'on
mette fin à cette guerre.
Vous dites que c'est donc une bonne nouvelle. Si on arrivait évidemment à un plan de paix, ce serait une bonne nouvelle, vous le dites très clairement ce matin sur Europe 1. Je voulais vous parler également, Louis Alliot, des sondages. Dans le journal du dimanche aujourd'hui, Marine Le Pen, selon un sondage Opinion Web pour le JDD, est annoncé entre 33 et 35% au premier tour de la présidentielle. Et surtout, elle est annoncée gagnante au second tour dans tous les cas de figure. Vous n'êtes pas un petit jeune en politique, Louis Alliot. Comment on doit réagir face à des sondages aussi favorables ?
Écoutez, on doit réagir, on doit encore plus travailler et encore plus convaincre parce que ce ne sera jamais assez. Voilà, c'est le début de la campagne. Tous nos adversaires n'ont qu'un seul but, c'est d'empêcher que Marine Le Pen arrive aux affaires. Et nous, notre seul but, c'est de proposer un projet aux Français pour rénover et redonner à la France un
avenir. Mais
on parle
souvent, vous le savez,
on parle souvent de plafond de verre. Est-il justement peut-être en train de sauter en éclats
? Écoutez,
le plafond de verre,
on
l'a vu sauter dans des gens, plus de 130 circonscriptions en France. On l
'a
vu sauter dans des dizaines de mairies. Moi-même, à Perpignan, ça fait maintenant deux élections que le plafond de verre a sauté. Je pense que ce n'est plus le sujet. Le sujet, c'est de proposer un projet présidentiel alternatif à la politique qui a été menée depuis 40 ans par la droite et par la gauche. Et je crois que de ce côté-là, les Français veulent tourner une page et cette page-là, ce sera la présidentielle de 2027.
Louis Alliot, vous parliez de vos adversaires politiques. Ils étaient pour la plupart à la grande braderie de Lille. Hier, et on peut le dire, ils lâchent leur coup. Notamment Jean-Luc Mélenchon, qui parle de Jordan Bardella en tant que d'un fasciste, très clairement, sans réputation. Il fait notamment allusion à ce rendez-vous de Jordan Bardella avec Nigel Farage du parti Reform for UK. Ça y est, les coups sont lâchés dans cette campagne. Louis Alliot
?
Écoutez, venant d'un bolchevique et d'un parti passionnément antisémite, tout ça fait doucement rigoler.
De
toute façon, aujourd'hui, dès que vous n'êtes pas d'accord avec la gauche, vous êtes fasciste. Donc tout le monde est fasciste. Et quand tout le monde est fasciste, plus personne ne l'est. Et personne ne s'y trompe d'ailleurs, puisque dans les élections, on voit bien que les Français votent de plus en plus pour le Rassemblement National et que les insultes et les insanités de la France Insoumise n'ont plus de prise sur l'opinion. Ça reste leur dernier combat et leur dernier argument face, il faut bien le dire, à l'inanité de leurs programmes et de leurs idées. Et je crois réellement que cette année de 2027 sera l'année du grand changement.
Est-ce qu'on peut quand même éclaircir un point ce matin ensemble, Louis Alliot ? Il s'est moqué, Gabriel Attal, de Jordan Bardella, sur cet accord que Jordan Bardella a signé sur l'immigration clandestine dans la Manche. Il dit que cet accord prévoit que les Britanniques puissent renvoyer en France des migrants arrivaient chez eux. Attal dit en gros, Jordan Bardella veut moins d'immigration en France, mais signe un accord qui permettrait aux Britanniques de nous renvoyer des migrants. Quel est le fin mot dans cette histoire ? Quelle est la
stratégie ? Écoutez,
je crois que tout ça est très caricatural. La stratégie, c'est de coopérer avec les nations qui sont victimes d'immigration pour y mettre fin. Et précisément, demain, l'Angleterre, le Royaume-Uni sera dirigé par Nigel Farage, qui est un souverainiste anglais et qui veut coopérer avec la France pour lutter contre l'immigration. Et on fera cela avec l'Italie, et on fera cela avec l'Espagne, et on fera cela avec d'autres pays, parce que la France ne peut plus se permettre d'accueillir toute la misère du monde. Pas plus. Oui, mais les migrants auraient pu être accueillis en Grande-Bretagne, et non pas en France. Non, mais ça, le plan interne, très honnêtement, c'est une caricature, M.
Attal, de ce que représente ce plan. Et je n'ai pas les moyens de vous le détailler en 30 secondes à la radio. Mais c'est, encore une fois, tellement caricatural pour nuire, évidemment,
à la réputation de Jordan-Bardé. Oui, dans tous les cas, ce que vous dites, c'est que les
migrants seront de retour à la fin dans leur pays d'origine. C'est très clair. Merci à vous, Louis Alliot, d'avoir été avec nous ce matin en direct sur Europe 1. Je rappelle que vous êtes maire de Perpignan et vice-président du Rassemblement National.
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