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Conférence de presseValérie Pécresse· 13 juin 2025 134 minAutoproduitFond programmatiqueÉducation & rechercheSécuritéSolidarités & familleTravail & emploi

Réparer et libérer l'École ! Le colloque de Libres ! en replay

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 63 %Attaque 21 %Défensif 16 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Quelles sont les deux priorités absolues pour réparer l'école ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Comment expliquer la baisse continue du niveau scolaire en France ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Quelles solutions concrètes proposez-vous pour lutter contre la violence à l'école ?

  • 11:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi l'attractivité du métier enseignant est-elle en crise ?

  • 15:00RelanceRéponse directe

    L'amxicité sociale est-elle compatible avec l'excellence académique ?

  • 18:00RelanceRéponse directe

    Être défenseur de l'enseignement privé n'est-il pas contradictoire avec la mixité sociale ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00Valérie PécresseFait
    « Dans d'autres pays voisins, dans l'Allemagne par exemple quand les études PISA ont montré une baisse de niveau, il y a eu ce qu'on appelait le PISOC, c'est-à-dire qu'il y a eu une réaction de l'intégralité de la nation allemande pour répondre à cette baisse de niveau. »
  • 6:00Valérie PécresseFait
    « Le métier enseignant est devenu un métier exposé et un métier difficile. »
  • 8:00Valérie PécresseChiffre
    « Le niveau des élèves était directement corrélé non pas à la situation sociale des parents, mais au niveau de leur professeurs et à la qualité de leur professeur. »
  • 10:00Myriam MeyerFait
    « Mieux vaut un psychopathe connu qu'un inconnu. »
  • 17:00Christophe TerraChiffre
    « Nous investissons en France 10 % de moins dans l'école primaire que nos voisins mais 30 % de plus pour le lycée. »
  • 21:00Alexandre PortierFait
    « Tous les gros paramètres de l'enseignement privé sont gérés par l'État lui-même, définis par l'État lui-même, les postes au concours, le cadre de la formation, les postes con dans les établissements, les clés de répartition des financements. »
  • 1:00Valérie PécresseFait
    « On est tous convaincus qu'une société où il y a de la mobilité sociale où on peut apprendre réussir mélanger les gamins est une bonne chose. »
  • 3:00Valérie PécresseFait
    « L'école ne peut pas tout et il faut qu'on arrête de demander tout et n'importe quoi à l'école. »
  • 7:00Valérie PécresseFait
    « Il faut qu'on laisse beaucoup de respiration à l'école, faut qu'on lui permet d'être un peu plus libre. »
  • 9:00AlexandreFait
    « Le privé ça doit pas être le beau mix facile de toutes nos frustrations. Ça doit être lié pour répondre à la mission de service public. »
  • 11:00ChristopheChiffre
    « La jeunesse favorisée, c'est à peu près 23 % des étudiants, mais c'est 65 % des grandes écoles. La jeunesse défavorisée, c'est 35 36 % de la jeunesse française et c'est 5 % des grandes écoles. »
  • 13:00ChristopheFait
    « La France, c'est 10- dans quel milieu je te dirai qui tu es à 20 ans. Et à 20 ans en France, on est le même à 40 et à 60. »
  • 17:00AlganChiffre
    « 60 % des jeunes français à l'âge de 15 ans pensent qu'ils sont nuls en math par nature. »
  • 0:15PécresseFait
    « on a un vrai problème de protection fonctionnelle des enseignants »
  • 5:00PécressePromesse
    « augmenter les rémunérations beaucoup et déjà 25 % contre un temps supérieur 3 »
  • 5:30PécresseFait
    « Les territoires en tension si vous n'augmentez pas les rémunérations vousz bientôt »
  • 6:00PécresseChiffre
    « On a fait le prix de 10 % dans sa vie »
  • 6:30PécresseChiffre
    « des petites 5000 en est dans toute l'Île de France hein »
  • 7:00PécresseFait
    « il faut considérer que les professeurs exercent un métier essentiel et les rendent prioritaires dans l'attribution des logements sociaux »
  • 8:00PécressePromesse
    « doubler la prime de professeur principal »
  • 8:30PécresseFait
    « faciliter les cumules de rémunération dans les écoles publiques privés et sous-contrats »
  • 9:30PécresseFait
    « il faut une autonomie des établissements »
  • 10:30PécresseFait
    « il faudrait les faire dans les quartiers les plus défavorisés pour leur donner davantageur chance »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] Bonjour à tous. Nous n'allons pas commencer aujourd'hui. Alors écoutez, je voudrais vous remercier d'être d'être nombreux ce soir pour ce colom préparé l'école.

Oui. Euh je crois que malheureusement l'actualité s'est rappelée à nous aujourd'hui de manière extrêmement violente. Euh ce colloc était décidé de faire une date et il fait il rentre en résonance terrible avec l'assassinat absolument aussi tragique que stupide qui s'est produit à nos gens en haute marme ce matin.

Et moi, je voudrais, si vous me le permettez, que nous nous levions et que nous fassions une minute de silence à la mémoire de cette jeune assistante d'éducation qui est morte de la façon la plus absurde soit lors d'un contrôle des des armes blanches dans son collège. Il était victime là aussi d'un acte d'une barbariat sur Merci à tous et nous pensons à ses proches, à sa famille et à toute la communauté éducative en vie. Merci à tous. [Musique] Je crois que je n'ai pas de programme.

Jeis je vois. Merci. Donc notre colloque ce soir s'intitule réparer et libérer l'école.

Au départ, nous voulions parler de deux priorités, les deux priorités absolues. Aujourd'hui, répondre à la chute continue du niveau de nos élèves et de nos écoles françaises. Parce que vous savez dans d'autres pays voisins, dans l'Allemagne par exemple quand les études PISA ont montré une baisse de niveau, il y a eu ce qu'on appelait le PISOC, c'est-à-dire qu'il y a eu une réaction de l'intégralité de la nation allemande pour répondre à cette baisse de niveau.

Et je crois que nous devons faire face aussi à un payage choc et nous devons y répondre. Donc on voulait parler d'abord de la question du niveau scolaire mais bien sûr nous voulions parler aussi de tous les coûts qui sont aujourd'hui portés à l'école de la République la violence avec l'État des scolaires. Nous avons tous ici grandi avec une confiance dans le fait que nos établissements scolaires étaient des sanctuaires, qu'ils étaient protégés.

Cétait une espèce de bulle dans laquelle on transait les savoirs dans la bulle de transmission. Aujourd'hui, on le voit bien et on le voit encore plus depuis ce matin. Nul n'est pas par ce qui est très choquant et encore plus choquant dans dans la tragédie nos pas eu lieu en Île-de-France.

Elle n'a pas eu ces grandes aurobelles qu'on connaît depuis très longtemps ce phénomène de violence. Non, elle a eu lieu dans une petite ville de la France la plus profonde. Et ça aussi ça marque.

Ça veut dire que toute la France aujourd'hui est touchée par ce phénomène de violence. Elle n'a pas eu lieu dans un lycée avec des adolescents de 15 ou 16 ans. Elle a eu lieu dans un collège, c'est-à-dire avec un adolescent beaucoup plus jeune et qui est qui avait à de multiples reprises déjà commis des actes de violence et été exclus de son établissement.

Donc ça veut dire que le meurtrier, il était déjà à 14 ans un multiécidiste et déjà à 14 ans un pol. Donc ça veut dire que pour ces cas-là, il va falloir trouver des solutions et des solutions très singulières parce que on connaît la détresse de tous les chefs d'établissement qui sont obligés de réinscrire les politiques sud dans leur établissement en sachant bien que ce sont des élèves qui vont poser des problèmes, qui vont renforcer la fragilité de certains établissements qui est déjà forte en matière sociale ou en matière éducative. Donc on a un vrai problème spécifique à régler avec le cadre de gens qui se réglera pas avec les solutions, simpliste.

Et je tiens à le dire avant même que vous évoquiez vos propres solutions, mais j'ai réémé il y a quelques semaines les proviseurs de toute ville-de France pour faire le point sur les situations de violence qui sommes en permanence confrontée. Et je voulais savoir s'il y avait pas des solutions qui nous auraient échappé à la région parce qu'à la région vous savez on a mis des caméras, on a mis des brigade régional de sécurité, on a mis des clôtures, on a essayé de faire des s à l'ouverture des des établissements pour éviter les intrusions, pour éviter les les attentats aussi. Bref, on a fait mis plein de mesures de sécurité périmétrique en œuvre et on a rajouté de la présence humaine.

Mais je me suis dit peut-être on a oublié quelque chose, notamment cette question des fameux portiers aux entrées des des établissements scolaires. Mais la réponse des proviseurs et des et des secrétaires généraux des établissements a été ça servira à rien. D'abord, ce sera complètement contourné dans 80 % des établissements scolaires.

Si on veut mettre une arme blanche sous une grille, on peut très bien le faire. Donc voilà, si on veut des fortifici que ça sonne, on va les mettre ailleurs et puis par ailleurs, il y a plein d'armes qui ne sonneront pas. que faire d'une règle qui a été préalablement taillée, que faire des ciseaux qui sont nécessaires ou des compats de cours, des pluteurs pour la technologie, bref et puis les coutures de céramique.

Enfin bref, il y a plein d'armes par destination qu'on pourra pas empêcher de rentrer. En revanche, alors on est sûr que le portique, il va sonner pour les coupe de ceinture, il va sonner pour les montres, il va sonner pour les portables. Bref, ça va être un total à l'entré de l'établissement, ça n'importera pas la solution.

Il n'y a pas de réponse technologique toute fait à la violence. C'est une question éducative. C'est une question éducative très profonde.

Une question éducative très profonde, ça veut dire qu'il faut prendre tout champ de l'éducation, de la prévention jusqu'à la sanction. Sanction, c'est pas un gros mot, ça fait partie de l'éducation. Voilà.

Pardon, c'était un petit mot que je voulais dire en passant. Alors oui, les atteintes à l'école, la violence, mais aussi les atteintes à la laïcité aux valeurs de la République. Donc sur tous ces sujets-là, évidemment, on va entendre nos intervenants avec beaucoup d'attention.

Mais moi, j'ai un sujet qui me mine personnellement, c'est la question de la perte d'attractivité du métier ancien. Alors, je suis une fille de prof, vous le savez peut-être et moi-même, j'ai voulu dans ma jeunesse être enseignante. J'ai un peu enseigné aussi.

Je je pense cette terme d'attractivité et le signe profond d'un déclin français. Et quand j'étais ministre de l'enseignement supérieur, le CNRS avait fait une recherche qui montrait que le niveau des élèves était directement corrélé non pas à la situation sociale des parents, mais au niveau de leur professeurs et à la qualité de leur professeur. Alors, vous allez me dire je découvre je découvre le tien.

Non non parce que souvent on dit il y a de la reproduction sociale en fait c'est le niveau social des parents qui se reflètent dans les élèves sans doute aussi mais le premier facteur c'est la qualité des enseignants. Et quand on parlait de Lucer de la République qui faisait émerger des jeunes de la ruralité des jeunes des milieux ouvriers c'était ça ce qu'on disait. Donc le sujet de l'attractivité des métiers est crucial.

Et dans un monde où on télétravail, dans un monde des 35 heures, dans un monde où les cadres finalement sont bien protégés, le métier enseignant est devenu un métier exposé et un métier difficile. Et donc, je crois qu'il faut changer complètement de regard sur ce métier et se rendre compte que la question de l'attractivité est absolument crée. Mais elle va aussi avec la question des statuts, la question du recouvement, de l'affectation desements, de la protection des enseignants aussi de leur rémunération.

Voilà parce que le métier protesseur a changé et que la société aussi a changé. Et puis enfin, je voudrais qu'on parle de sujet un petit peu plus tard si vous me le permettez. La liberté, la confiance dans les établissements, la décentralisation, les sujets qui fâchent.

C'est vrai qu'on a toujours voulu nous croire en l'état. l'état nouno, l'État protecteur, l'État garant. Mais moi, je trouve que l'État il est loin.

L'État il est parfois très loin de certaines réalités et il faut qu'on s'adapte aux réalités du terrain. Et s'adapter aux réalités du terrain, c'est aussi oser la décentralisation. C'est aussi oser la culture du résultat local, c'est oser la différenciation des établissements.

C'est oser la confiance au chef d'établissement et peut-être le recrutement local. des choses que enfin en tout cas on peut pas se dire qu'on a tout essayé sur l'école parce que la vérité c'est qu'on a toujours été assez frileux dans les innovations en matière scolaire et aujourd'hui on a une chance extraordinaire on va avoir 16 % de baisse démographique 16 % de baisse démographique d'ici 2030 dans les établissements donc ça nous permet de tout repenser toute l'organisation d'ailleurs avec un vrai sujet c'est comment est-ce qu'on va préserver aussi les écoles dans la ruralité donc mais C'est mais ça nous permet de tout repenser, de tout réorganiser. Et moi je pense tout en profonde pour repenser les programmes, pour repenser la place des mathématiques, les fondamentaux, l'acquisition des connaissances, les évaluations, on peut tout repenser avec un peu de bon sens mais beaucoup d'énergie.

Et je vous propose vraiment aussi mes propositions à la fin. Mais avant cela, nous allons entendre sous un format très ramassé qu'on appelle un format TEDEX dans le jargon des communicants. C'est-à-dire vraiment ils vont donner la suite scientifique moelle de leur pensée et ils vont la donner face caméra de façon à ce qu'on puisse diffuser des petites pastilles.

L'objectif c'est que toutes les personnes qui ont été choisies ont une pensée iconopoclass et ils ont des choses puissantes à dire. Donc si les en format ramassé qu'on les diffuse grâce à la puissance des réseaux sociaux qu'on va diffuser dans Donc nous aurons d'abord un diagnostic sur les mots de l'école, l'âchip du niveau, la perte de l'autorité et il y aura des questions de la salle. Nous accueillerons Myiam Meyer, professeur de lettre classique en réseau d'éducation prioritaire, auteur de Wesh Madame Riv et large du prof de banlieu.

Nous accueillons aussi Sébastien Volpouette qui a été secrétaire général du SNGM qui évoquera ben ce que c'est qu'être un proviseur de lycée en Île-de-France aujourd'hui au Créin Bè et toute toute son expérience de représentant de tous les chefs d'établissement de Ville-de-Fance et Bernard Ret qui est professeur et auteur de principal de collège au imam de la République et qui évoquera des question de séparatisme et d'atteinte à la laïquité. Et ensuite, nous aurons la grande confrontation et je le salue, je salue notre ministre Alexandre Portier qui a accepté de débattre avec Christophe Terra. Alors nous, on a l'habitude de dire que le recteur de Paris, il a presque rendre ministre.

Donc voilà, donc c'est un duel au sommet. Euh et le député du Rône face au de l'ancien recteur de l'Académie de Paris, ancien directeur de cabinet de du ministre Jean-Michel Blan. On reviendra sur les années blancaires et on parlera évidemment de de l'avenir de l'école, mais je sais que vous avez tous les deux des propositions assez icô classes à faire valoir là-dessus.

Et ensuite on arrivera à nos propositions, mais je pense qu'on aura déjà dans la première tableau ronde avec Yan Algan qui est professeur d'économie doyen à HC et qui évoquera l'investissement dans l'école et le sujet des compétences à acquérir. Euh je rappelle que Yan Alband était avant à ScienceP aussi et nous aidé à faire un nombre de manuel scolaire en économie pour les lycéens. Nous accueillirons Jean-Baptiste Moy qui fondateur de d'excellence ruralité parce que le sujet de la ruralité est évidemment quelque chose que nous devons tenir dont nous devons tenir compte à l'î de France.

Lue- de France estim de personnes qui habitent dans des villages je le rappeler avec les risques de gilets jaunes que ça comporte. Patrick Vivier, secrétaire général du SNTA FO qui est le premier syndicat et professeur de la voix professionnelle et il parleront des lycées professionnels qui sont vraiment pour nous un faire de lance de notre action pédagogique en Île-de-France et qu'on a dont on don pour lesquels on a lancé un plan de rénovation à coup de milliards. Nous aurons aussi Patrice Lamotte que je ne connais pas. pas tout ça qui est le PDG de PE.

Alors, je ne le connais pas mais je devrais le connaître parce que Paul Greur de contenu euh numérique de la région Île-de-France et il nous racontera comment la pédagogie peut évoluer grâce justement à ces nouveaux outils qui pourront peut-être nous augmenter nos intelligences, espérou-le. Et puis nous aurons Delpine Gira qui est fondatrice de Vigilance Collège lycée. Je pense que le nom de vigilance collège lycée pas pour lui-même.

Voilà. Et bien écoutez, je vais laisser la parole à la première table ronde et j'accueille Florence Portielli, première vice-présidente de la région de France et maire de Taverni mais aussi vice-président de [Applaudissements] et du coup je vais accueillir nos invités donc qui ont été présentés qui venir avec moi Sébastien Si vous pouz je sais pas comment ça alors pour cette première table déjà je vais quand même commencer par récouter une petite règle c'est qu'on essaie de tenir au grand maximum 30 minutes. Vous avez maximum 20 chair parce que l'idée c'est quand même que la salle puisse se poser deux trois questions en disciplinant si.

Alors euh la première tablance comme Valérie, les mots de l'école qui sont extrêmement nombreux qui sont aussi parfois vois dans nos collectivités de reflet aussi des mots de la société de la société s'invite à l'école de plus en plus directeur principaux proviseurs et professeurs et estime qu'il est extrêmement difficile de travailler parce que justement les problèmes de la maison s'importent à l'école la violence la science d'autorité l'éclatement familial parfois problème deisation les po de champ et cetera donc il y a ce problème là il y a le fait aussi que comme l'a dit Valéri les classements sont de plus en plus catastrophiqu par exemple et mathématiqu donc on a parlé du preuve de la lecture du preuve de la maîtrise du français donc j'imagine que vous allez en parler et puis beaucoup de parents qui considèrent aussi que quand il eux-mêmes ne sont pas déficients ce qui concer notre sujet c'est que la difficulté à l'école c'est que finalement on peut pas y faire régner la discipline parce qu'on a des gamins qui sont complètement imperm l'idée d'autorité. Donc c'est vrai que enseigner dans une classe où les disciples ne peut même pas être respecté pour les choses extrêmement difficiles. Donc je me tourner vers vous Meer donc qui a enseigné 5 ans je crois en REP euh il y a 10 ans et justement qu'est-ce que quel est votre alors d'abord merci pour cette invitation.

Euh moi, j'ai adoré mon expérience en réseau d'éducation prioritaire. Donc, je vais je voudrais casser un petit peu tout de suite cette idée que c'est un cauchemar, c'est une condamnation. J'ai adoré enseigné parce que d'abord j'ai eu la chance d'avoir un personnage de direction extraordinaire.

C'est un sujet dont on qu'on aborde pas assez souvent quand on est enseignant parce qu'il y a toujours cette espèce de petite bataille sourde et et stupide entre enseignant et personnel de direction. Moi, j'ai eu la chance d'avoir une principale et un principal agement hors du commun sur lesquels je pouvais m'appuyer. Ça c'est la première chose et qui fait toute la différence.

On a un problème aussi aujourd'hui de chef avec l'idée que il puisse avoir une autorité, qu'il puisse avoir une verticalité. Moi, je une direction qui assumit totalement sa verticalité avec beaucoup d'humour et beaucoup d'intelligence mais beaucoup de fer aussi. Euh la deuxième chose c'est que je suis arrivée dans cet établissement en me disant bah je vais transmettre ce que j'ai appris.

Donc ça va être formidable. On a travaillé Baudel, on va travailler à femme, ça va être fantastique. Au lieu de quoi, je passais 2h en 3è expliquer que il fallait pas brûler les cheveux d'une camarade.

Pourquoi ? Ben parce que ça ne se faisait pas tout simplement. Donc évidemment, il y avait quand même toujours un petit euh un un un petit une petite différence hein entre le le la volonté de départ et et le but de poursuivi.

Cela étant dit, donc j'ai adoré cette expérience parce que j'ai eu la chance de rencontrer des élèves qui étaient très volontaires, très désireux de réussir. Et je crois que c'est ce qui me peine le plus dans l'état actuel de l'éducation nationale, c'est que c'est pas une majorité hein honnêtement qui casse les pieds des enseignants, qui menace les personnels de direction, qui va cracher sur la date de la cantine. C'est une poignée d'élèves qui vont poser de vrais problèmes comportementaux, disciplinaires qui sont dans la négation de l'autorité, dans la négation des forts, dans la négation euh comment dire ? démont les plonges dans une espèce de de sidération totale et et comme il y a un sentiment alors pardon pas un sentiment d'impunité, il gagne l'impunité réelle aujourd'hui à tous les niveaux de la société une poignée d'élèves peut comme ça perturber une classe perturber un établissement entier peut coller des des professeurs en dépression peut pousser des élèves à la phobie scolaire ça c'est un coup caché l'impunité dont on parlait c'est peu mais c'est des enseignants qui les méditionnent ses personnel de direction dans la maladie et cetera, ces gamins qui ne retrouvent plus le le chemin du collège ou du lycée, c'est un vrai problème.

Donc moi, c'est ce qui m'a vraiment frappé, c'était de me dire "Mais en fait, il y a qu'une prenier gosse à chaque fois qui pose qui pose problème euh avec l'impression, un sentiment d'impuissance série parce que vous savez et je pars contrôle des deux perdir, j'aime pas d'er comme ça, les deux perds d'ici présent. Quand on a un élève problématique euh dans une dans collège, on se dit tout le temps "Mais est-ce que ça vaut la peine de faire passer en conseil de discipline ? Vous connaissez le truc hein ?

Est-ce qu'il vaut mieux un problème qu'on connaît qu'un problème qu'on ne connaît pas encore ? traduction la nature et l'ordre du vide et l'exation nationale encore plus si on vire Matthéo Abugay qu'on connaît bien et bien le risquons fort de nous retrouver avec Thomas ou Mohamed qui est aussi problématique et d'une façon différente. Voilà.

Et donc c'est les chaises musicales, c'est-à-dire que comme me l'avait dit une prof qui était partie à retraite, elle m'avait dit "Mux vaut un psychopathe connu qu'un psychopathe inconnu." Bon alors évidemment on en rit. On en rit parce que honnêtement quelquefois quand on est au bord du au bord de de vraiment de comment dire la catastrophe absolue, on préfère rire parce que c'est ça où on tombe en dépression aussi mais ça pose un vrai problème parce que vous avez le niveau qui va baisser aussi.

Pourquoi ? Parce que quand vous passez un temps fou à faire de la discipline en cours, à rater des choses évidentes. Non, on ne met pas les mains sur les fesses de sa camarada.

Non, on ne peut pas passer son heure à dormir. Non, on ne peut absolument vraiment sous aucun prétexte se permettre d'avoir des termes racistes homophobes antisé. Quand vous passez euh 30 % de votre cours, 50 % de votre cours à faire de la discipline, excusez-moi hein, mais le le pronom personnel et l'accord de participation, il pleure dans un camp.

Donc ça ça fait partie aussi des problèmes qui moi m'ont frappé de dire on a des gamins qui sont identifiés euh qui sont effectivement poly multirécidiviste qui multiplient, voyez, toujours à la frontière comme ça la la petite exclusion. Alors, on les envoie faire une semaine d'intégration citoyenne. Moi, je me souviens d'un gosse qui avait brûlé les cheveux de ses camarades en qu il avait pris une semaine d'intégration citoyenne.

Alors, autant on peut dire que le contenu de la semaine d'intégration citoyenne, on va faire n'importe qui. Mais bon, il était ravi parce qu'il avait pas travaillé pendant une semaine. Je m'étais dit mais quel quel genre de comment est-ce qu'on peut être plus au sérieux en tant qu'adulte quand on dit à un enfant tu as brûlé les cheveux d'une fille ?

Ben pendant une semaine, je vais aller écouter des éducateurs te dire que la République c'est formidable et que la République c'est super et qu'on est tous frères, ça marche pas. Je veux dire, je cesser mieux connaître les adolescents et certains adolescents que pensez qu'on va être pris au sérieux. Ensuite, il y a autre chose qui m'a attrapé qui frappe de plus en plus.

Et là, je suis désolée mais je vais faire la profaleuse parce qu'on fait ça extrêmement bien. Mais nous avons une institution qui est maltraitante. Alors, je sais que quand un prof dit ça à droite, on entend toujours cette petite musique.

Les profs sont des raleurs, les profs sont des syndicalistes, les preuv sont des terminants, les preuv sont des effayants. Je crois qu'aujourd'hui on est arrivé à un point de rupture qui fait que c'est inaudible et que réellement on a une institution qui est totalement déconnectée. Mais totalement déconnecté.

On l'a vu avec la mort de d'assassinat Samel Pathy. On lui a dit on va éviter un petit guide critique là pour aider les professeurs à mieux enseigner la laïcité. On le voit quotidiennement avec un système d'affectation, un système de mutation qui sont obsolètes, un système de ressources humaines qui n'existe pas et un système de pay.

Je racontais ça à à monsieur Hou il y a quelques jours. Moi je suis professeur depuis plus de 11 ans. La troisème fois que l'éducation nationale oublie de me payer.

Vous voyez, j'ai eu un salaire ce mois-ci de 108,7 centimes. Pas mal. Pas mal.

C'est vous dire que au rectorat, ils se sont dit il y a pas de problème, on saisit une pille de 100 € c'est normal en France. Erreur de saisie et donc on premet encore un mois avant d'être pété et cetera. Des petites choses comme ça accumuler des retards de payer effectivement on a un problème de de niveau de traitement aujourd'hui, l'insécurité permanente, l'explosion de la demande de protection fonctionnelle + 29 % depuis 2022. l'augmentation du taux de l'émission, le fait qu'onarrive plus à embaucher d'enseignant et que donc il faut quand même mettre des adultes devant vos enfants.

Donc Josian 50 ans qui a eu trois enfants passe devant le récon et elle se dit ben pourquoi pas moi ? Chose qu'on accepterait jamais pour un boulanger, pour un chirurgien, pour un plombier, on l'accepte et on le trouve tout à fait normal pour des enseignants. Donc je vous dis honnêtement bah j'ai été arrêté pendant 3 ans pour un cancer, je reprends le temps en septembre.

J'adore ce métier. J'ai vécu des choix extraordinaires. Je me sens utile.

Je crois que Latin et Grèc ont beaucoup pas apporté à notre société. Mais je me suis profondément inquiète et pour la première fois de ma vie, je me suis dit est-ce que je vais être capable de reprendre ? Est-ce que je vais être capable de tenir ?

Et quand ce matin on m'a annoncé ce qui s'était passé pour cette jeune femme, je me suis dit on a déjà du mal à recruter les gens. Voilà une jeune femme qui décide de faire une reconversion professionnelle qui décide de devenir qui voulait devenir à eux à sache qui a une médecine plus attriste et plus et qui s'est assassiné. Vous vous comprendrez avec moi qu'en terme de de d'attractivité, ça limite beaucoup la zone.

Alors, pardon pour ce discours très très noir. Encore une fois, j'adore mon métier, mais comme justement c'est un métier essentiel et qu'on a des élèves extraordinaires qui méritent d'y arriver, je crois qu'il faut vraiment effectivement ne pas avoir peur des solutions en costaud. Alors, merci beaucoup.

Sébastien Sébastien votre êtes proviseur depuis une quinzaine dernier je crois au lycé du vous êtes également dans un syndicat connu d'établissement vous-même avez été de agressé ça des moins au sein de votre syndicat est-ce que justement entre cette admission aujourd'hui puis aussi par rapport à ces 15 années dans un lycée du créatre est-ce que vous constatez une dégradation des comp central, une dégradation aussi du niveau des élèves. Et malgré ça, qu'est-ce qui vous donne encore envie privé et qu'est-ce que vous proposez pour améliorer ça ? Bien, merci.

Bonsoir à toutes et à tous. Je précise que je ne parle pas au nom de mon syndicat ce soir. Je je suis libre.

Euh donc je prends cette liberté et la présentation effectivement fait référence à syndicat mais ça ce que je veux dire ne l'engage pas pour être tout à fait clair. Donc cela fait 6 ans maintenant que je dirige ce grand lycée du CR lundi effectivement c'est là que je suis personnel de de direction. Euh pour vous répondre d'abord sur sur l'agression euh vous demander si on pouvait en parler.

Oui, on peut en parler. Je pense que c'est important d'en parler. J'ai été agressé.

Camarade de droite a également subi une tentative d'homicile comme cela a été qualifié. Euh c'est c'est très perturbant sur le coup parce de tant qu'on ne sait pas pourquoi on est agressé. Et je pense que ça c'est quelque chose qui qui restera.

Je j'en parlais justement à mon collègue. Je ne sais aujourd'hui toujours pas pourquoi j'ai été adressé dans cet établissement. Euh si ce n'est le fait, je vais faire le lien avec ce que vous dites, euh de porter une cravate, même si vous voyez que je porte un jean euh et d'être devant un établissement scolaire à incarner l'autorité.

Bon, c'est peut-être sur un moment de de chau comme on en connaît parfois dans les établissements, ce qu'on appelle avec bienveillance et je le regrette des blocus. Je pense que les blocus ne font pas partie de l'acte de passage nécessaire pour devenir adulte. Je pense même le contraire.

Je pense que l'autorité elle se respecte et queil y a d'autres façons dans une démocratie en tout cas de réclamer éventuellement indu peut-être que la contestation est légitime ou de demander de meilleures conditions de travail puisque c'était à peu près le sujet pour ces blocus du mois de d'octobre. Et bien le fait de porter une travail mais sans raison d'être agressé par un ancien élève qui en plus ne me connaissait pas. était pas scolarisé dans l'établissement.

Donc ça c'est c'est un choc sur le coup. Ensuite, comment vous me dites comment j'y vais tous les matins ? Bah pour tous les autres parce qu'effectivement dans une dans certaines classes, pas dans toutes, vous avez une minorité.

Euh nous sommes libres d'emmerdeur parce qu'ils sont en langue de bois dont on ne sait que faire hein. Moi je je partage complètement ce constat dont on ne sait que faire ou en tout cas dont les réponses pour lesquelles les réponses ne sont de toute façon pas adaptées. Vous avez parfaitement décrit le pingpong des exclus ou des poliexclus.

D'ailleurs, une seule exclusion, c'est la même chose. C'est le jeu de des gestions de flux de notre institution parce qu'effectivement notre institution se doit de scolariser tout le monde, y compris les élèves qui se comportent mal. Et pour le coup, il n'y a pas d'autre réponse aujourd'hui que celle d'une autre classe, d'un autre établissement scolaire autre que celui d'In.

Donc pour tous les autres le matin, je j'en ai extrêmement chargé, mais beaucoup aussi de succès parmi les élèves que nous croisons, que nous avons accompagné sur nos carrières respectives et tous ceux que nous allons accompagner. On a de nombreux sourires, on a de nombreux retours lorsque vous visitez les uns et les autres. Je vois beaucoup d'égtaissements scolaires.

Euh c'est bien cette image là que vous avez et ce sont bien ces jeuneslà que vous rencontrez. Donc oui, on arrive à se lever le matin. C'est parfois plus difficile que certains jours, mais vous l'expliquiez.

Euh en tout cas, c'est eux qui nous motivent sur euh le constat de la baisse de niveau. Bon, on va pas se mentir hein, il y a il y a une baisse de niveau. J'ajouterai une nuance et et un autre point.

La la nuance, c'est que je pas rappeler l'osage respectif aux uns et aux autres, mais grosso modo euh pour les programmes qui vont concernés, il y a quand même 50 ans, donc un demi-siècle de connaissance supplémentaire par rapport aux générations précédentes. Et ça, il ne faut pas l'oublier. Par curiosité pour ce soir, j'ai regardé le programme de mathématiques de 4e aujourd'hui et le programme de mathématique en terminale dans les années 70.

Ça va vous surprendre mais il y a beaucoup plus de concepts donc de théories dans le programme de 4e en 2025 que dans le programme de terminale en dans les années 70. Deux exemples, la programmation de Python n'existait évidemment pas dans les années 70 et on ne parlait pas d'algorithme en 1970 au terminal, mais on en parle aujourd'hui aux élèves de 4e. Donc c'est la nuance que je voudrais faire pour ne pas être non plus parce qu'on on recherche pas la caricature et ça c'est important de le dire.

Un mot sur PISA. PISA nous dit effectivement que le niveau baisse. Rappelons quand même que PISA c'est 2000.

Donc le niveau baisse depuis 2000. En réalité la discussion que nous avons ensemble on l'inscrit quand même dans un peu plus un spectre plus lointain que 2000. En réalité, je pense que Pizza nous dit parfois plus des professeurs que de nos élèves ou en tout cas autant. ce que je veux dire par là, pardon, mais le niveau baisse aussi chez les enseignants.

Je ne parle pas forcément de leur culture académique et encore on peut en discuter, mais mettons ça de côté. le niveau messe dans la pratique de leur profession, vous évoquez des usars motivés qui effectivement sont allés chercher tes générations et les ont conduits dans une belle égalité républicaine à pleine de nos vœux à réussir à progresser et et ce qui a conduit d'ailleurs à la massification de l'enseignement qui nous porte ce soir à réfléchir à comment on peut finalement la gérer parce que nous ne sommes là que dans une conséquence de la de la massification. Les professeurs ne savent plus enseigner au public qu'ils ont devant les yeux.

Je précise, ce n'est pas parce qu'ils sont feignants, c'est parce que leur statut n'est plus adapté à 2025 et que les 15h pour un agrégé et 18h pour un certifié, ça doit exploser, ça ne doit plus exister. La formation initiale enfin est vide, pardon, mais elle est totalement vide et on se gargarise à longueur d'année en particulier depuis des dernières à nous dire qu'on va réformer la formation initiale et qu'on le fasse mais que l'on fasse cette fois-ci en apprenant aux enseignants à apprendre. Ça vous paraît très simple et une phrase tout à fait banale, j'enfonce les portes ouvertes, mais aujourd'hui les enseignants que je reçois qui au passage sont nés en 2000, bizarre.

Euh, ils sont nés en 2000, ils ont 25 ans les contractuels qui arrivent, hein. Oui, pas tous ceux qui arrivent au CR 2017, je vous garantir qu'ils ont 25 ans, ils ne savent pas euh en comment on enseigne. Et les réformes que nous avons eu jusqu'à présent, vous parlerez des années blancaires, sont des réformes de structure.

Elles ne sont pas des réformes de ce qui se passe au sein de la classe. minute par minute faire faire que chaque minute soit utile à un élève. Ça les professeurs n'ont pas cette conscience là.

Il est vrai qu'ils peuvent être perturbés par un certain nombre de comportements d'élèves, mais ils sont aussi perturbés par tous les suiveurs, par tous ceux qui finalement n'ont pas d'occupation parce que le jour est construit de telle façon. Est-ce qu'il est normal que les jeunes pens à vos enfants et à vos petits petits enfants ? Est-ce que entre 11 et 15 ans la vocation a resté 6h assis derrière une table pendant 5 jours ?

Vous les voyez courir le weekend, vous les voyez courir la semaine. Je crois que le collège, je pense que le cœur du du réacteur, j'en terminerai par là, c'est le collège. Il faut faire exploser le collège.

Il faut que les pédagogies, la didactique soit véritablement au cœur d'une réforme de l'éducation pour que nous ayons des profs qui enseignent dans l'explicite parce qu'aujourd'hui nous en train de tout ça mais nous n'avons qu'un enseignement totalement implicite et qui ne fonctionne que pour quelquesuns. Bien, merci. [Applaudissements] Oui.

Alors, vous avez je me dire si vous Oui, je pense que c'est écrit. Voilà. Oui, je bon moi je je suis je suis le méditerranéen de de la soirée.

Bon, j'ai vécu 15 ans comme principal de collège en rêve Z plus des profs enthousiastes. J'en ai vu beaucoup comme vous. J'en ai vu aussi qui arrivé euh j'avais un bon copain qui était directeur adjoint et j'avais souvent je lui disais souvent en rigolant tu me prépares des dermatologues et moi j'ai besoin de médecin du salut.

Et je pense que cette réalité là, cette réalité, bah oui, Aristophane, on l'a pas convoqué ce matin. Euh, on a peut-être convoqué le petit dealer de hier soir, mais qui est un gentil à l'intérieur de l'établissement. Ça aussi hein, je crois qu'il faut se dire que ne nous cachons pas cette réalité de moi je disais de manière un peu ironique à mes profs, vous savez on est plus près de l'ONG pédagogique que de la belle institution qu'on vous a appris à l'époque c'était l'UFM.

Aujourd'hui, je pense que la réalité, on a une présidente de région qui est là et je crois que les politiques qui sont qui sont là, on est en face d'un état d'urgence éducative. Urgence éducative, c'est-à-dire que le bateau coule, le bateau coule. Alors, pizar, pas Piza, et cetera.

Moi, j'ai été étonné. Je vais vous raconter une petite anecdote. J'étais très impliqué à la micracisme et l'antisémitisme et je travaillais avec les élèves de l'école est des masters de d'un graphique sur le nageur de juach.

Je rentre et je suis effaré des masters de la plus prestigieuse école la graphique de France niveau de connaissance en histoire géo vraiment c'était inquiétant. On travaille, j'expose un peu l'histoire de ce de ce héros quelque part et je suis effaré. Je reviens à la semaine suivante.

Ils avaient tous cherché, ils avaient tous trouvé des choses que même moi qui avais bossé en tant qu'historien n'avait pas trouvé. Donc moi je pense que quelque part à travers cette expérience là, moi j'aurais envie de dire que il faut tout remettre en question mais peut-être c'est de se poser la question où se fabrique le savoir et aujourd'hui je dire on se rend bien compte que ce monopole de la transmission du savoir l'école ne l'a plus et j'allais dire comment on travaille un petit une sorte d'un peu de bousol en matière de pédagogie c'est Jean et Jean disait former des élèves capables d'esprit critique. Donc là je dirais je pense qu'il faut qu'on qu'on se j'aime bien qu'on se culpabilise pas.

Je pense qu'aujourd'hui le mode de transmission des savoirs doit faire que l'école doit se redéfinir par rapport et en particulier. Je crois qu'un de nos drames, on l'a vu avec Samuel Pathie, moi je peux plus prendre la parole sans évoquer le danger des réseaux sociaux. ce danger des réseaux sociaux qui nous bascule et je vais faire très court mais il y a pas que la dégradation des savoirs.

Madame PES a évoqué tout à l'heure. Moi mon combat c'est la laïcité, c'est l'antisémitisme. comment aujourd'hui l'enquête fa par les FOP au mois de mars monte par-delà les des atteintes antisémites en des actes qui ont qui ont augmenté de manière exponentielle et dont on ne connaît que le tiers hein puisque on attend toujours un rapport sur la scolarisation des enfants juifs par exemple.

Je dirais que notre institution est très frileuse là-dessus. Pourquoi je je parle de ça ? c'est de se poser quand même la question de se dire l'école ça doit être un lieu de construction de valeur.

Or aujourd'hui tout à l'heure le mot de sanctuarisation a été prononcé et cette construction des valeurs, elle pose vraiment pour moi comment on a des des nombres importants d'élèves qui croient que la terre est plate. Comment on a un nombre important d'élèves, toute religion confondue de clainale qui pensent que la loi de 1905 est une loi verticide. Alors qu'est-ce qu'on a raté ?

Et puis je pourrais vous en citer et puis je vais et puis je vais m'arrêter là en se disant ben il y a euh toutes ces valeurs. Alors toutes ces valeurs où on se pose la question l'absence de formation de prof de vraie formation professionnelle et j'allais dire le wisme de l'université qui fait quand même on a 35 % je m'excuse auprès des collègues enseignants. 35 % des jeunes enseignants de moins de 35 ans qui sont pas convaincus que la loi de 2004 est une loi importante.

Donc quand on est dans cette espèce de magma, dans cette espèce de bourbier où la problématique elle est que en plus de tout ça ben il y a il y a l'éducation nationale mais je sais pas quel est le prochain premier ministre qui aura la bonne idée de faire un ministère d'éducation parentale parce que je crois qu'aujourd'hui tout à l'heure vous l'évoquiez madame la présidente la l'idée de la sanction l'idée de dire que les parents sont dans un champ de responsabilité. Alors moi mesure que j'ai testé sur un collège qui marchait plutôt bien, c'est l'obligation des parents à le jour de la rentrée, on fait rentrer les parents une demi-journée et ça permet déjà de repérer ceux qui viennent pas. Ils le savent au moment où ils inscrivent leur gamin au mois de mai, hein.

Il y a ceux qui viennent pas, ça peut déjà nous mettre des tips tout seul. Est-ce qu'ils viennent pas parce que socialement ils ont pas pu se libérer ? Est-ce qu'ils viennent pas parce qu'il y a un refus de l'école ? parce que je dis rejeté et je suis élu d'un petit village de la Drô, je discutais avec la directrice de l'école et qui me disait "Bon, on fait des journées du patrimoine euh où les gamins sont très impliqués et je disais mais ton CP il est génial cet il fait des trucs vraiment il réagit c'est tout et puis là elle me dit oui ben détourne-toi j'ai dès le CP des élèves qui ont adhéré au système et DCP des élèves qui sont en dehors du système.

Et ces gaminsl ils traîneront ce boulet. Alors là, on est plutôt, j'allais dire dans la néoruralité mais ce boulet et je m'arrête là. Quand un gamin de 5 ans refuse de donner la main à la maîtresse parce que c'est une femme, que fait-on ?

Comment ce bobo de la République qui défend tous ses enfants, comment on a une enfance en danger ? Et je reviens à l'idée de l'urgence éducative partie la deè tableau qui va intervenir rapidement. Trois questions du public court rapide et des réponses courtes des invités. [Musique] On prend les trois questions entendu.

Merci à vous. Merci de cette de ces trois interventions. Je fais partie de cette nouvelle génération de professeurs.

Celle qui est née en l'an 2000. On parlait Sébastien Volpouette. J'enseigne en la philosophie en scène et Marle.

Et euh je souhaiterais euh indiquer simplement deux chiffres qui ont qui apparaissent dans le livre, le dernier livre de l'inspecteur Rubin, celui qui avait édité un rapport en 2004 justement sur la scolarisation des enfants juifs puisqu'il a été dit que on attendait des études plus récentes. C'est la dernière étude complète sur cette question. Et dans le dernier euh dans la dernière étude de l'inspecteur Robin, il a il est fait mention euh d'un professeur sur c ayant été menacé ou ayant été frappé pour des raisons religieuses et d'un professeur sur 6 ayant été agressé physiquement à un moment de la carrière. 1/ 5 ou 1/ 6 sur un corps de 800000 agences, ça fait quand même beaucoup de monde.

Et je pense que cette question de la sécurité des agents et des établissements est directement lié à la question du niveau parce que c'est ça qui explique aussi l'autocensure de certains professeurs dans la manière dont ils font cours. C'est qu'une partie du programme n'est pas couverte par crainte d'éventuelles reprises. Allez, je vous remercie.

Merci beaucoup. Alors une question là et après monsieur désolé je prends tr sinon il arrive pas ça va pas attends il y a une question de là stop à je dans l'ordre je dans l'ordre désolé hein c'est [Musique] je suis aussi l'ancienne de la maison qui continue puisque je traverse toute la France en ce moment avec des conférences précisément sur les drames de l'éducation nationale. Vous avez envoyé une phrase qui m'a beaucoup intéressé.

Mieux vaut un psychopathe connu qu'un inconnu. Ça contient, c'est grave. Ce que vous avez dit est très important.

Je me dis qu'aujourd'hui avec les populations scolaires que nous avons, il y avait autrefois une forme de sectorisation dans l'établissement, dans le collège surtout puisque c'est surtout au collège que l'on souffre. Nous avions les répartitions des élèves qui pouvaient suivre à leur parcours, qui pouvaient suivre un parcours moyen et des élèves étaient très en difficulté. Ce sont ceuxl qui posent, les 110000 enfants qui posent des difficultés.

Je pense qu'il nous faudrait revenir vers ces formes de sectorisation pour mettre ces enfants dont certains sont psychopathes face à des enseignants qui les connaissent individuellement. l'individualisation pour ces enfants est extrêmement importante. Donc je pense que l'inclusion générale où je discute avec des professeurs d'enseignement professionnel qui sur h élèves en formation dans un atelier de cuisine ont quatre élèves en difficulté avec leurs adjointes, je pense qu'il faudrait aussi revenir sur cette grande générosité.

Très bien. Et dernière question monsieur très rapidement désolé. Merci.

Mes questions va être très rapide. Euh quand j'étais jeune, quelques temps, pas si longtemps, mais quelques temps, euh j'avais un petit copain euh qui faisait beaucoup l'imbécile à l'école, il s'est fait pas par lycée hein, il il avait changé de lycée, il avait changé une deuxième fois le lycée et la troisème fois il n'avait plus de lycée. C'est-à-dire que vous vous nous dites le l'école doit scolariser tout le monde.

Et ben à l'époque, il avait il avait terminé par le CNDE, il a terminé comme professeur de MAT. D'accord, on l'a récupéré quand même mais à l'époque on on se posait pas la question de se dire qu'est-ce qu'on fait s'il en fait un peu trop. On le sentait du lycé carrément.

Alors rapidement, je pense que la la plus une intervention, un point de vue. La question qui a été posé, c'est en fait la remise en cause aussi peut-être de du collège unique, entre les cas du collège français et la question de monsieur je sais pas. Bon, pour ma part, je suis pas pour l'orientation précoce parce que de toute façon, on a vu que ce n'était pas efficace.

Donc il faut des voies qui permettent de prendre en charge des structures qui permettent de prendre en charge. Enfin la totalité quand même d'une génération doit pouvoir être élevée ensemble parce que sinon on fait la partition. Je suis pas sûr qu'on on provoque pas d'autres problèmes.

Je pense que le mot qu'on a peut-être pas suffisamment utilisé c'est la question de l'autorité. Juste deux choses. La première, c'est que je so avec mes enseignants, je me demande quand nous avons cessé d'exiger de euh nos enfants, de nos petits-enfants et donc de nos élèves.

Ça, je pense que c'est la base de la discussion sur l'autorité. Et la deuxième, c'est je pense on parle beaucoup de l'autorité des enseignants. Moi, je dirais que l'État que nous représentons dans un établissement puisse recouvrer son autorité.

Juste pour l'anecdote, quand j'annonce à la fin d'un conseil de discipline où 14 personnes se sont prononcées à la majorité et très souvent en réalité à l'unanimité, on peut pas le dire mais c'est la c'est la vérité. Une sanction. Je dis voilà après avant avoir vous avoir écouté le conseil le conseil de discipline a déliméré, il a décidé une exclusion définitive du lycée sans surcis.

Point. On peut se dire parfait. l'autorité est posée par les représentants de l'État et en particulier par le proviseur.

Sauf que je suis obligé de dire une phrase juste après, c'est que cette décision est susceptible d'appel et toutes les informations pour faire appel auprès de monsieur le directeur ou la directrice vous sont indiqué dans le voyer recommandé que vous allez recevoir. Et bien là, je mets tout de suite déjà en déséquilibre total la sanction que je viens de prononcer qui n'est donc plus valide. Et notre société est faite de recours, de nombreux recours dans tous les sujets et c'est à mon avis en terme de lisibilité de la sanction une un trou dans le filet qui fait qu'on on a des soucis d'autorité importants.

Exécir la euh Oui oui oui oui oui oui. D'ailleurs je j'ajoute de plus en plus de parents qui sont assistés d'un avocat pour les conseils de discipline. Madame, je voudrais revenir sur ce que vous disiez.

Je rappelle d'abord que ce terme de psychopathe était un terme évidemment caricatural et humoristique que je n'avais pas diffusé et je crois qu'il faut pas tout confondre. Moi, j'ai eu plein d'élèves, des élèves qui avaient des vraies difficultés mais qui ne posaient aucun problème de comportement. Les élèves aujourd'hui qui sont en fait de médecine qui sont en train de monter leur boîte de TPP.

Donc faut vraiment pas tout confondre. Moi, je n'ai absolument aucun problème. Je n'ai absolument aucun problème d'avoir une classe hétérogène.

C'est extrêmement intéressant. Les plus les ceux qui ont plus de facilité, ils vont trouver souvent vers le haut. Je l'ai beaucoup observé ceux qui pénètrent.

Le vrai problème pour moi fondamental, c'est l'élève qui existe une fois, deux fois et qui a ce sentiment d'impunité totale. Maintenant euh pour revenir sur rapidement ce que vous disiez sur la question de l'autorité, il y a beaucoup d'enseignants, certains enseignants pardon qui n'arrivent pas forcément à incarner cette autorité parce que même n'ont pas bénéficié de figure d'autorité. Pourquoi ? parce que l'autorité est un gros mot et je suis navrée de le dire mais moi en IUFM, je l'ai entendu cette petite musique, la petite musique de l'élève est au même niveau que l'enseignant.

Vous êtes là pour faire jaillir la science infuse du cœur de vos élèves. Alors écoutez-moi la quand on participe passé, c'est jamais ça jamais jailli tout seul hein. Bon donc il y a aussi un travail sur les IUFM qui sont déconnectés.

On avait des formateurs qui avaient pas vu d'élèves depuis 10 15 20 30 ans et qui comme certains mauvais acteurs qui ouvrent leur cours de théâtre venaient nous expliquer comment il fallait enseigner alors qu'ils avaient fait absolument tout ce qu'ils pouvaient pour quitter l'enseignement. Donc là on a une vraie réformate à part aussi. Je je vous rejoins là-dessus. [Applaudissements] pour [Musique] Bonsoir à tous.

Sans transition, est-ce que le micro vache ? Cette soirée consacrée à l'avenir de l'école, nous allons vous proposer de manière inédite un débat confrontation de 15 minutes chrono, sous le chronomètre. Et pour cela, nous avons convié deux personnalités.

D'abord un serviteur public du monde éducatif. Je me demande d'accueillir Christopheer [Applaudissements] ensuite un parlementaire très engagé dans cet objet singulier qui est le monde éducatif comme vous le dites vous-même. Il a été ministre délégué à la réussite scolaire.

Vous pouvez accueillir Alexandre Portier. Vous avez beaucoup de points d'accord sur la maîtrise des savoirs fondamentaux, sur la valorisation nécessaire de l'enseignement professionnel, mais vous avez aussi des différences et c'est celle qu'on va tenter de mettre en exerge et surtout on ne va pas se concentrer sur le diagnostic. Nous venons de le faire dans la première table ronde et on va essayer d'exclusser des solutions concrètes pour réformer le J'ai lancé le débat avec vous Christophe.

Vous êtes d'origine sociale modeste, c'est vousmême qui le dites. Euh vous avez ravi tous les échons de la République, ça professeur, puis proviseur, puis inspecteur, puis recteur, puis directeur et directeur de qualité d'un ministre de l'éducation nationale, pas les moindres Jean-Michel Blanquer. Et j'ai vu votre ouvrage qui s'intitule l'école n'a pas son moto.

Je vous incite à lire et dans cet ouvrage, vous dites clairement que vous avez désormais une priorité qui est celle de la mixité sociale. Vous avez d'ailleurs vous-même expérimenté des mesures pour tenter le rééquilibrage social et pour lutter contre le séparatisme scolaire avec par exemple des bonus pour les collèges qui viennent de quartier défavorisés. Alors, je vous pose la question de manière un peu provoque.

L'amxicité sociale au Québec jusqu'où et dans quel mesure est-ce compatible avec l'excellence académique ? Vous avez la parole. Merci.

Alors, compliqué hein de réduire l'éducation à une entrée vraiment très compliqué. C'est la quand j'étais recteur de la Paris. Quand je suis arrivé, j'ai constaté qu'il y avait des lycées de niveau, donc des lycées hyper attractif tout le monde voulait aller.

Évidemment, il y avait pas suffisant que tout le monde beaucoup de postrer et des lycées très peu attaqués où personne n'allait où les avent échoué où les professeurs étaient très malheureux. Donc j'ai pris une décision parce que d'une certaine façon tout le monde bien citait. les politiques euh en général, les parents d'élèves, les professeurs, les chefs d'établissement, il y avait une réalité, une réalité parisienne où on était au bord de la sécession de de la guerre autour de la FN et de ses résultats début juillet.

Et donc quand on est recteur, donc le premier fonctionnaire à la tête de l'éducation nationale sur une académie, on se doit réagir par rapport à des spécificités. Donc c'est en ce sens-là que j'ai agi euh parce que euh d'une certaine façon, je pouvais pas comme républicain me résoudre à cette espèce de de hiérarchie d'élycées qui entraîit euh euh un séparatisme, une fuite vers l'enseignement privé. Donc j'ai agi pour cela, jeurais pas forcément agi de la même façon dans une autre académie.

Et je pense que c'est très important cette fixité sociale et cette fixité scolaire parce que sinon on va se créer un pays qui a qui sera un pays où plus personne ne se parlera. Pays comme on en voit en Amérique du Sud où on crée des forteresses a des pauvres et des riches. Donc voilà pourquoi j'ai ag mais la grande priorité c'est de miser sur les 2000 premiers jours de la vie. en lien étroit avec des parents parce que aujourd'hui on parle beaucoup de l'autorité mais les professeurs ne peuvent rien si les parents eux-mêmes abdiquent le soir avec la tablette à 23h.

D'accord ? Donc c'est une il faut jamais oublier que deux choses. D'abord l'école c'est le reflet de la société donc quelle école nous voulons c'est un sujet collectif et deuxièmement cette phrase de Guiso.

La civilisation est assée sur une mine immense de barbarie. Pas une nouveauté. C'est ce qu'il disait au parlementaires et ce qui a justifié la création de l'école primaire en 1830.

Est-ce que vous auriez un exemple concret de ce que vous voudriez faire pour mettre en valeur la mixité de ce que vous avez tenté de faire avec Jean-Michel Blanquer et qu' n'avait pas réussi à faire ? c'est deux choses différentes parce que j'étais un peu j'étais un peu seul à Paris mais non j'ai été soutenu par la présidente de région et par l'avenir de Paris c'est et on a fait je crois quelque chose qui est posé absolument je suis très heureux d'avoir cette très entre vous mais on a on a réussi une chose c'est par exemple on va prendre l'exemple de Berksam qui était le lycée dans le temps le plus évité de Paris on y a associé un lycée qui était à 200 m qui avait l'indice de position sociale le plus élevéon le plus faible c'est brassin on l'a intégré et depuis ce tempsl il y a pas une logique vertueuse. La présidente de région a émis des moyens au plateau technique pour les élèves danseurs et cette mixité elle fonctionne bien à tel point que les professeurs eux-mêmes le disent en parlent et trouvent que c'est donc là on a quelque chose de vertueux qui a bien fonctionné donc il faut sortir je crois d'abord des du dogmatisme.

L'éducation il faut en quelque sorte la dépolitiser mais la repolitiser au sens de la police. C'est ça l'enjeu et pour ça il faut donner une sorte de dessin national. Ne jamais oublier que l'école de la République de Julferie est née sur un double désastre historique, une guerre civile, une défaite, une invasion.

Qu'il n'y avait que 45 % de locuteurs français en France en 1970. En 1914, on avait 90 %. La République au fond du tout, elle a réussi cela.

Et donc si on s'y met collectivement, si on a un dessin, on peut redonner de l'espoir. Je crois que les professeurs, les parents et les chefs d'établissement, les cadres, ce qu'ils attendent, c'est un message d'espoir et quelque chose vers lequel aller. Je l'ai fait modestement à Paris sur la visité sociale scolaire.

Je crois queon a réussi à l'entraîner parce qu'il y avait un projet commun. et la France rien ne s'est fait d'en prendre sur la grandeur. Vous dites souvent que l'éducation n'est pas une dépense mais un investissement.

Oui. Alors ça, j'ai pas réussi à convaincre les politiques, mais c'est vrai que j'oublir un chiffre encore. Nous investissons en France 10 % de moins dans l'école primaire que nos voisins mais 30 % de plus pour le lycée. les choses un peu à Alexandre Portier, beaucoup vous connaissent déjà, vous êtes Normalien, vous avez enseigné la philosophie, vous êtes devenu ensuite député les républicains du rô puis ministre délégué chargé de la réussite scolaire et de l'enseignement professionnel dans l'effet gouvernement.

Vous étiez d'ailleurs, on va le dire souvent en désaccord avec votre sur la cit défenseur de l'enseignement privé. Vous avez d'ailleurs beaucoup défendu Stanisas lors de la polémique audier. Euh est-ce que être un ardent défenseur d'enseignement privé, c'est pas aussi antidomie avec la volonté de mixité que je viens de dénoncer Christ ?

Merci de la question qui me permet de poser tout de suite les choses. Non, je ne suis pas un ardent des François enseignement plus. Je pourquoi je dis comme ça même vous avez été et dansen enseignement public et dansignement.

J'ai fait mon parcours scolaire sur les deux un petit peu plus dans le privé que dans le pardon làdessus intéressant un petit peu plus dans le public que dans le privé. J'ai enseigné dans le public, je suis marié de professeur de l'école qui enseigne dans le privé donc je suis au carrefour des deux et je le et je le vis très bien. Pourquoi est-ce que je dis que je ne suis pas un défenseur ardent du privé ?

Parce que en fait je défends le privé quand on tape sur le privé et je défends le public quand on tape sur le public. Ce qui m'intéresse, c'est défendre l'école, toute l'école sous toutes ses formes parce que je suis attaché à la liberté de l'enseignement en France parce que ça je crois que c'est un trésor de notre histoire nationale qui m'a aide d'être préservé et j'aime pas les oppositions caricaturales qui masquent en réalité un la diversité des territoires comme vous l'avez dit préjustement de la diversité aussi des parcours des élèves. Il peut y avoir des moments de la vie d'un enfant d'une famille on a besoin de telle ou telle solution.

C'est ça moi qui m'a amené à un moment de mon parcours à me retrouver dans un dans un établissement privé, c'est ça facilité la vie de mes parents et qu'en fait tout regarder depuis Paris, depuis l'Assemblée, depuis la la rueelle avec les vérités absolues définitives sur ce que serait et l'enseignement public et l'enseignement privé, c'est une chimère l'esprit qui n'existe pas. Et avec monsieur recteur, on a évidemment des points d'accord, on a des points de désaccord et c'est normal et c'est bien qu'on puisse exprimer. Il y a un point d'accord qui est important, c'est que il a rappelé que l'expérience qu'il a mené, il l'a mené à Paris.

Et ça c'est pas un petit point, c'est un point fondamental. Il faut qu'on arrête en matière d'éducation. Et dès lors notamment quand on parle de séation et je reviens sur la formulation, dès lors qu'on revient sur les questions de mixité, mais lors qu'on revient sur la question du privé, il faut qu'on arrête de vouloir plaquer partout en France les schémas qu'on observe à Paris parce que l'enseignement privé que je connais chez moi dans ma circonscription qui est une circonscription périorette rurale n'a rien à voir avec celui qu'on trouve à Paris.

Et si vous allez en Bretagne, il y a peut-être des annuis Bretagnes ici. Si vous allez en Bretagne, quand vous avez quasiment dans certains départements un établissement sur de qui est privé, vous comprenez assez vite que il y a pas un élitisme avec des gens qui ont forcément euh un prisme uniquement privé. C'est juste qu'il y a des territoires où structurellement, historiquement, l'enseignement privé a joué un rôle de complément de l'enseignement public et qu'on a été bien content de le trouver par moment.

Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi euh je je défends le privé, je le défends contre l'attaque parce que c'est bien pratique finalement parfois de faire porter à l'enseignement privé tout ce qu'on a pas réussi à traiter dans le public.

Et on a un débat qui est devenu totalement tronqué, totalement biaisé, totalement falsifié notamment avec l'idée finalement que l'enseignement privé entretiendrait une forme de ségrégation scolaire voulu, désiré, provoqué par le privé. Mais tous ceux qui ont juré les affaires scolaires, monsieur le recteur en particulier, savent bien que le fonctionnement du privé qu'on a dans notre pays n'a de privé que le nom. En réalité, tous les gros paramètres de l'enseignement privé sont gérés par l'État lui-même, définis par l'État lui-même, les postes au concours, le cadre de la formation, les postes con dans les établissements, les clés de répartition des financements.

Tout ça est défini par l'étap. Donc à la fin euh on est un système qui est quand même plus proche d'un système socialisant, très administré, très étatiste que de l'ultralibéralisme ou d'un système angloaxon. Il faut quand même qu'on nomme les choses et qu'on dise clairement euh ce qu'on voit aussi euh aux uns et aux autres.

Et en fait ce qui moi me ce qui déplaît me me gêne particulièrement dans le débat sur l'ité aujourd'hui c'est que évidemment évidemment je pense qu'on a le même attachement à la nité sociale. On est tous convaincus ici qu'une société où nos gamins peuvent commencer tout au bas de l'échelle et arriver à occuper des fonctions importantes. C'est fondamental.

Moi, c'est ça a été le parcours de ma vie. J'avais des grands-parents qui n'avaient quasiment pas fait pas fait d'école. C'est justement l'école qui m'a permis de accéder aux s auquell j'ai accéder par la suite.

Donc j'en suis intimement convaincu. On est tous convaincus qu'une société où il y a de la mobilité sociale où on peut apprendre réussir mélanger les gamins est une bonne chose. Sauf que aujourd'hui c'est pas ça du débat c'est qu'aujourd'hui on nous tartine du matin au soir de l'ité sociale faute de pouvoir répondre au vrai problèmes de l'école.

C'est-à-dire, c'est-à-dire que en fait euh la mixité sociale ou l'absence de la mixité sociale aujourd'hui, elle est d'abord le reflet de l'absence de mixité scolaire pour d'abord le reflet de l'absence de mixité sociale tout court. Quand vous prenez une carte scolaire, si vous avez des établissements aujourd'hui où les baisses montes, c'est simplement le reflet de la sociologie et de la géographie de la commune territoire pardonné. L'école, elle est pas hors, elle est entrée dans un territoire et on a jamais raison contre la géographie, on a jamais raison contre l'urbanisme, on a jamais raison contre la géographie.

Et en fait, c'est ces problèmes là qu'on arrive plus à traiter aujourd'hui et on demande à l'école de voir de vouloir les traiter à notre classe. Mais un sujet qu'on doit traiter, c'est la question de l'accès à l'immobilier. C'est des territoires aujourd'hui, les territoires entiers où les jeunes couples, des jeunes familles ne peuvent plus s'installer, ne peuvent pas acheter où il y a pas assez de logement locatif.

C'est ça la la question qu'on a traité et en fait on demande à l'école aujourd'hui à travers des bibilages permanents qu'on a obligé de sur le plan administratif de pas lié à ça parce qu'on aurait pu adopter les mots réels du pays. Sauf qu'à un moment il faut le dire l'école ne peut pas tout et il faut qu'on arrête de demander tout et n'importe quoi à l'école parce que sans ça évidemment on narrivera jamais à redresser la barre. Il faut qu'on laisse beaucoup de respiration à l'école, faut qu'on lui permet d'être un peu plus libre puisque c'est évidemment le mot le mot d'ordre de ce soir et qu'on lui permette de respirer.

Mais euh moi, il y a un terme qui euh je finir par là parce que je sais que je suis très long mais c'est mon habitude. Il y a un terme qui me gêne particulièrement, c'est celui qu'on emploie de ségrégation et je le dis euh je conteste totalement cette notion de ségrégation scolaire. Euh la ségrégation, c'est pas un petit mot quand même dans l'histoire des idées.

Ségrégation, ça renvoie des choses qui sont assez fortes. La ségrégation, c'est l'Afrique du Sud. La ségrégation, c'est la polyn.

Moi, ça me fait pas trop rire quand j'entends la ségrégation. Il y a des problèmes de mixité, des problèmes de mobilité. On peut pas aller, je parler de ségrégation sociale ou sécrégation scolaire.

On n'est pas en France dans un pays qui entretient la partite et je refuse totalement l'idée que cet appartê cette séparation sociale elle serait organisée voulue par l'État et accessoirement parce que c'est souvent comme ça qu'on dit par le privé Alexandre puis Christophe est-ce que finalement vous Alexandre défendez privé des publics vous ne pourriez pas concevoir que le mode d'organisation de l'enseignement privé pour être une source d'inspiration pour l'enseignement public avec par exemple ce qui existe en Suède en Bretagne Chapter School où il y là le contrat avec les enseignants qui sont volontaires, le contrat avec l'État de projet éducatif innovant et puis aussi le contrat avec les parents et les élèves est-ce que pour vous c'est une source d'inspiration acceptable ? D'abord Alexandre parce que c'est lui qui parle beaucoup du privé, peut-être saute pour réagir. Alors il faut il faut voir le privé comme un outil qui vient challenger le public qui vient le challenger parce que on construit dans un établissement privé un rapport collectif qui est un petit peu différent de ce qu'on peut trouver dans un établissement public.

C'est une richesse et ça ça doit aussi quelque part de leçons. Un établissement qui marche qui soit public ou privé c'est un établissement qui construit une identité. Donc ça c'est pas un gros mot. une identité sur un territoire, une identité euh collective qui arrive à fédérer les équipes autour de de projets commun, autour de provision commune.

Ça peut être y compris la question de l'amité sociale et l'idée qu'on doit faire n'importe quel gamin. Il y a un secteur dans lequel on le voit, n'est-ce pas monsieur Lier ? C'est l'enseignement professionnel parce que les établissements, c'est l'ADN de l'enseignement professionnel sont toujours armés, il faut qu'il le soit le plus possible sur les réalités économiques, sur un bassin de vie, sur un territoire, sur un ancrage avec des entreprises qui sont autour et ça crée forcément du côté de l'équipe un engagement qui est qui est singur qui est fort.

Donc premièrement, ça doit être un outil qui challenge. Deuxièmement, le privé peut aussi être un outil qui nous permet peut-être demain et le disait tout à l'heure de répondre à la question de la baisse démographique. Si on a des établissements privés qui arrivent à faire ce que font des établissements publics moins chers et qui arrivent à résister dans certains territoires où c'est devenu difficile pour l'enseignement public qui envoyent des enseignants.

Pourquoi on s'empêcherait de les laisser développer ? Je pense notamment évidemment à l'expérience sur la ralité. On a tout un tas de territoire et c'est devenu difficile aujourd'hui pour nos institutions de trouver des candidats pour aller enseigner.

Si on a des établissements privés, des réseaux d'établissement privés qui sont capables de trouver une combinaison financière budgétaire plus incitatif pour ses enseignants et que ça permet d'assurer une mission de service public auprès de examen, ben moi je cite tout de suite. Évidemment, je préfère ça plutôt que plus d'école du tout. Je préfère qu'on ait un service qui soit sous contrôle plutôt que demain de d'écoles sur lesquelles on aurait pu tout la main.

Et c'est pour ça qu'on doit aussi revoir totalement la manière dont on gère les relations entre le public et le privé. Le privé ça doit pas être le beau mix facile de toutes nos frustrations. Ça doit être lié pour répondre à la mission de service public.

Christophe, il me semble que vous serez d'accord sur l'enseignement professionnel parce que vous avez démissionné votre poste de recteur lorsque la ministre de l'éducation et a décidé d'abandonner le projet. Ne restez pas professionnel, c'est bien ça. Oui.

Oui. Alors peut-être quand même sur la reproduction sociale pour revenir là-dessus. Euh quand même un mal français est obligé de de dire parce que c'est Pisa qui nous le dit depuis 25 ans à français.

C'estàd que la reproduction sociale et la reproduction et l'assignation géographique des personnes, c'est quand même un très grand sujet en France. les deux hein, c'est-à-dire que vous avez la la jeunesse favorisée, c'est à peu près 23 % des étudiants, mais c'est 65 % des grandes écoles. La jeunesse défavorisée, c'est 35 36 % de la jeunesse française et c'est 5 % des grandes écoles. sur les 150 reçus à la dulgation de l'histoire, 110 dernières session venaient avait fait toute leur scolarité sur Paris.

Bon ça ça interroge quoi. En tout cas moi ça m'interrog Oui. Bon donc ça ça interroge.

Je veux dire il y a un problème qui a un problème qui dépasse l'école de reproduction deation. La France, c'est 10- dans quel milieu je te dirai qui tu es à 20 ans. Et à 20 ans en France, on est le même à 40 et à 60.

Il y a aucun PDG apprenti hein, pas chez Volkswagen, chez Pche. Bon, donc cette reproduction elle existe, c'est une réalité et c'est pour ça que j'insiste sur le fait qu'il faut quand même qu'on en compte et que l'école de ce point de vue doit reloter le coût de la promesse républicaine. Voilà.

Ensuite, il s'agit pas d'opposer les deux écoles. Moi aussi, je métais désespéré en 3è mais j'ai un douboulé dans un dans un collège privé et j'ai été sorti d'affaire. Donc pas pour moi l'idée de un grand service public d'éducation.

Simplement, j'aime bien l'idée de concurrence mais sûr que ce soit arm égal. Voilà. Alors aujourd'hui dans polémique, j'ai vérifié mes chiffres, l'enseignement privé ne prend que 10 % des règles en situation des 90 % c'est l'enseignement du bon.

Or quand on sait qu'à l'école primaire les élèves en situation du handicap sont la base de 50 % des incidents et de la souffrance des PE, je dis il faut répartir la charge. Voilà. Et donc c'est toutes ces questions en fait qu'il faut se poser mais je veux dire encore une fois de façon dépolitisée.

Là je pré souscontrat il y a un contrat l'État est en droit de le renégocier sur un certain nombre d'objectifs à atteindre ensemble. Voilà. Merci.

On pourra pas tout aborder. Il nous reste quelques minutes seulement mais je voudrais juste aborder un autre point qui n'a pas grand chose à voir maison de thèmes ce soir ensemble. leis je le dis parce que Christophe vous étiez donc le directeur du cabinet de Jean-Michel Blanquier auquel succédé Papel n'est pas tout à fait sur la même ligne que son prédécesseur Alexandre vous avez comme ministre pour lutter contre ce qui était proposé par votre ministre de tutelle et pour lutter contre l'idéologie du genre est-ce que là-dessus vous êtes à peu près sur la même gouvernement peut-être Alexandre rappelle-nous ce que tu as fait quand tu géné quand tu en fait c'est ça peut une bonne transition parce que j'aurais aimé rebondir au sujet précédent je vais essayer d'être bref mais comment est-ce qu'on résout la question de la reproduction aujourd'hui sociale qu'on résout par une école qui est forte et qui est sur le même partout sur tous les territoires partout en France ce qui n'est plus le cas n'est plus le cas parce qu'il y a des territoires où les enseignants ne veulent plus aller où on manque de candidat et il y a des territoires où ben évidemment on a du mal aussi euh derrière à engager à engager les parents.

Ça c'est la réalité. Mais il faut sortir de l'idée que ce débat là ne pourrait se structurer qu'autour de l'opposition publique privée. J'ai dans ma circonscription des communes avec des avancements publics.

Don l'IPS est supérieur à celui du établissement privé de de mes circonscription. Donc cette lecture arithmétique avec uniquement les statistiques INC ne tient pas la route très longtemps face à l'arrêté d'une salle de classe. Et le vrai sujet c'est de se donner des moyens d'avoir la même exigence partout.

Je prendrai un seul exemple. Un seul exemple on connaît tous l'histoire de d'Albert Camu. Est-ce que dans l'histoire d'Albert Cam d'incidence sur son parcours, c'est son origine sociale ou le travail de son de son instituteur monsieur Germain ?

La réponse, on la connaît tous, c'est l'instituteur. C'est la conviction, la qualité, l'engagement de son enseignant qui a fait la suite dans son parcours et qui lui a donné l'idée qu'il pouvait avoir un espoir un petit peu longue. Et c'est cet espoir là qu'on doit porter de manière équitable et égal partout, surtout le territoire.

Et aujourd'hui, quand je ça c'estàd que l'école, elle doit se rentrer sur une notion qui est fondamentale et on a toujours des débats sur instruction éducation. surtout que la notion d'éducation nationale, les prégabodés, ce qu'on attend tous de l'école de manière sûre et certaine aujourd'hui, c'est d'abord l'instruction. Éduquer nos enfants, ça c'est notre boulot par faisonsnous tous bien déjà et demandons à l'école elle de se concentrer sur l'instruction.

Pourquoi ? Parce que peut-être qu'à individuel, certains aiment bien l'histoire, d'autres les maths, certains la philosophie et que peut-être on est capable dans ces domaines là de pouvoir instruire nos enfants, de pouvoir leur donner un bagage mais il y en a aucun d'entre nous qui est capable de tout le enseigner et c'est pour ça qu'on a besoin de l'école. C'est là sa plusvalue, la plus belle la plusvalue sociale de l'école dans une société, c'est l'instruction.

C'est pour ça qu'on va la resserrer. Et c'est là que ça fait euh le lien avec ta question, c'est que je vois année après année s'empiler la liste des injunction qu'on donne à l'école, qu'on donne à nos enseignants et après on s'étonne qu'il n'arrivent pas à boucler leur programme. On s'étonne qu'il soit déprimé, on s'étonne qu'il soit euh abattu devant la charge des missions non pas administrative mais quasiment moral qu'on leur demande de remplir en permanence.

Premier exercice que j'ai fait quand j'ai été le député puisqu'il s'agit de voter des lois et d'écrire des lois en matière scolaire, c'est de regarder le code de l'éducation. qu'on en était à l'époque en 2022 et je voulais noter notamment les priorités qu'on donnait à l'école. Je me suis dit ça va aller vite, je trouve mon crayon, mon papier, je vais bien en trouver trois rapidement.

Vous connaissez le code de l'éducation malheureusement, je commence à noter une page, deux pages. J'avais même plus une soixantaine de priorités différentes formulé de plein de manières et je me suis dit qu'avec autant de priorités, c'était pas possible à la fin que quiconque s'y retrouve. Et donc, il faut qu'on recente l'école sur ce qui est son cœur de métier.

Et notamment, on a eu un sujet à la fin de l'année euh qui a été la question des programmes d'éducation à la sexualité. Et je l'ai dit euh de manière simple, qu'on protège le gamin contre les violences intrafamiliales, je serai le premier engagé. Qu'on euh explique euh à nos enfants dans une société qui est hypersexualisée ce que sont les bases des relations humaines évidemment, mais il y a un moment où il y a différen entre l'instruction et l'idéologie. et un son de formules qui ne sont jamais neutres dans les programmes et j'ai simplement dit que le programme au moment où il avait été posé sur nos tables respectives n'était pas acceptable.

Je remarque que j'ai bien fait de le dire puisque et la ministre de l'époque et la ministre suivante l'ont profondément modifié et j'en suis content parce que ça sert à une chose, ça permet de faire vivre le débat et ça montre chose c'est qu'on perd jamais à défendre ces idées. à la fin, ce qui est pour moi le point le plus important la matière, surtout que ce programme d'ess Paris, on le sait tous ici, ne dit pas forcément tout de ce qui va venir après dans les classes et dans les sur toutes ces questions de société, je pense que l'État devrait être très prudent, très économe, que l'éducation nationale devrait être prudente dans les injonctions qu'elle donne au terrain quand on sait qu'elle n'est pas toujours capable de contrôler ce qui se passe ensuite dans les salles de classe. Et moi, j'ai pas envie que demain, il y ait un tas d'associations militantes qui se qui se substituent à des professeurs qui ont été formés, qui ont été recrutés pour ça et qui a sur un terrain qui est très loin de ce que les parents peuvent attendre de l'école le matin en merci éducation instruction je débar à votre saint-est pour le 1789 bon je pense qu'aujourd' Aujourd'hui, surtout on s'y prend mal sur l'éducation, c'estàd on fait du texte, on fait de la norme, on fait du texte.

Les textes ne sont pas lus, n'est-ce pas ? Ce mod ça même vous les donc ça sert à rien. En je pense pas qu'on puisse se permettre de renoncer à l'éducation nationale nationale depuis 1932 dans un moment comme vous avez dit monsieur JP d'urgence éducative.

C'est là où peut-être je suis peut-être d'accord avec vous, je pense que la période ne est trop grave pour que l'État se désengage complètement ces notions. Je m'explique. Les questions de respect entre les individus, de respect de la laïcité, homme, femme, la violence à tous les étages.

On peut dire bon l'éducation c'est le rôle des parents et les parents quand vous êtes dans un hôtel d'urgence là à Paris 10 dans une même pièce dans un je ne sais pas quelle est la notion parce que les gosses il ne dorent même pas ne dorment même pas la déstructuration de la société fait que l'État un moment doit prendre ses responsabilités et je pense que au lieu complètement d'écrire des circules sur je sais plus trop quoi là machin il com s'appelle en quelques secondes ça oui bon moi j'ai j'ai fait une expérimentation à Paris dans les maternel les dames de cantine ne servaient plus les enfants. les enfants qui servaient eux et la dame les dames de elles étaient des pédagogues qui expliquaient comment je fallais faire pour que les uns ramasser ses déchets à la fin de la journée. Tout ça se trait très tôt, très tôt et les enfants si vous les y habitué très tôt ça marche.

Au moê des petits seigneurs et des petits rois. Alors là, c'est terminé et on rattrape pas ça au collège au lycée. C'est très important.

Dans les pays du nord, on fait ça très bien. Les enfants qui font la cuisine pour les autres, les garçons les filles. Ça aussi ça fait beaucoup plus pour les qualités filles garçons que 40 circulaire de sans avec des associations un peu bizarres qui viennent de son mil.

Bon donc simplement pour dire on doit pouvoir travailler sur l'éducation et l'éducation l'état doit prendre sa part et les professeurs effectivement l'école de cour mais il faut un grand projet un grand dessin pour arriver à quelque chose et donc un message d'espoir merci beaucoup à vous deux vous pouvez les app [Applaudissements] le dernier exercice avant les propositions de de c'est euh si je connaissais pas ce terme barbare mais qui veut dire que chaque intervenant va venir et pendant 6 minutes sera chronométré vous venez un devra faire ses propositions pour l'école hein 5 minutes réduit donc je vais commencer par Algan qui est professeur d'économie de la chaussée spécialisé dans le studio d'éducation et qui v depuis 5 ans une é importante sur des compétences socioortementales. [Musique] Donc sur ces compétences sociortementales et son dans l'éducation je la parole d'accord commence tout de suite. Je peux le faire comme voilà comme en essayant d'éviter ou alors ça commence alors moi je vais vous parler d'un certain nombre de compétences pas des compétences académiques mais des compétences socioortementales.

Alors ça ça semble être un gros mot. Il s'agisse juste de compétences complémentaires des compétences académiques et en particulier des compétences qui vous permettent justement dès le départ de développer votre savoir. Qu'est-ce qu'on met derrière le terme de compétence socio-comportementale ?

En terme de comportemental, c'est surtout votre confiance en soi ou alors chose très importante, votre grosse mindset, votre esprit de développement. Est-ce que vous pensez que l'intelligence est donnée et fixe ou est-ce que il s'agit de la développer comme un muscle ? Autre type de compétence, c'est compétences sociales.

Quelle est votre capacité à coopérer, à comprendre les intentions des autres et à pouvoir créer une organisation ou une société de confiance ? Alors, ces compétences socioentales, on nen parle pas beaucoup. ou peut-être parce qu'on s'est fait en terme de marketing, hein, c'est sûr que c'est pas très vendeur.

Si vous avez des idées pour les relabiliser, c'est très bien. Et ce qui est très étonnant, c'est que c'est pourtant celles-ci qui sont les plus déficitaires chez nos jeunes enfants français. Si vous regardez les enquêtes plus, peut-être que le niveau semble baisser un peu, mais là où on est, on est quand même dans la moyenne.

Là où on est très déficit, c'est dans tout ce qui est confiance en soi et capacité. à vraiment lutter contre la fatalité. Je vous donne juste un exemple. 60 % des jeunes français à l'âge de 15 ans pensent qu'ils sont nuls en math par nature.

D'accord ? Lorsque vous leur posez la question est-ce que ça dépend vos notes dépend de l'effort ou alors est-ce que ça ne dépend pas de vous ? Il vous répondent ça dépend pas de vous.

Ça dépend des réseaux de leur relation social de leur naissance et cetera. Sachez que la moyenne de l'OCDE c'est juste 15 % de jeunes qui dépend ça. OK ?

Comment vous voulez que des jeunes puissent ensuite travailler en mathématiques, puissent s'investir si dès le départ il pense qu'ils sont mauvais ? Alors bien sûr, il faut peut-être dédoubler les classes et autres, mais si vous ne changez pas l'état d'esprit initial, ça ne sert à rien de rajouter des ordres mathématiques à strictement rien. Deuxème type de compétences, les compétences sociales.

Là, c'est pareil lorsque vous interrogez les jeunes français, quelle est votre collaboration avec les professeurs, avec vos camarades ? Est-ce que vous apprenez à travailler sur les projets collectifs ? dans la moyenne de l'CDE, on n'est pas dans la moyenne, on n'est pas avantdernier, on n'est pas avant avantdernier, on est dernier mais de très loin 2 tiers du temps en France est consacré à prendre des notes au tableau en silence.

Et quand vous interrogez des jeunes français à l'âge de 15 ans, 70 % vous disent n'avoir jamais travaillé dans des projets collectifs de leur scolarité. Or, on peut remédier à cela et tout ce que vous montre l'ensemble de la recherche internationale et en particulier tout ce qu'on a pu mener aux États-Unis ou au Canada, c'est qu'en fait investir dans ces compétences, c'est un triple dividende. Premier dividende, ça accroit vos compétences académiques.

C'est exactement ce que je vous dis. Si vous travaillez sur la confiance en soi et sur votre esprit de développement, si vous même juste en montrant des petites vidéos au départ à des élèves de CP pour leur montrer que le cerveau c'est comme un muscle et puis petit à petit à force de l'exercer, vous avez des neurones qui se connectent, tout d'un coup les enfants changent d'état d'esprit. Alors ce qui est étonnant c'est que parfois les profs aussi changent d'état d'esprit.

Certains ne savent pas que l'intelligence n'est pas donnée. Deuxième évidente, c'est que vous investissez aussi sur le marché du travail. On a montré dans énormément d'expérimentations, en particulier avec Jim Mcman qui est prix Nobel économie et avec Richard Trembley qui a qui vient de recevoir l'équivalent du prix Nobel de psychologie et de la criminologie.

On a fait des études sur le long terme où on prend toutes les expérimentations qui ont été faites sur des jeunes où on développe ce type de compétence au plus jeune âge et puis on les suit. On arrive à appareiller leurs données avec leur réussite académique mais aussi avec leur insertion sur le marché de travail lorsqu'ils ont 40 ans 50 ans. C'est des études sur le très long terme.

Et là c'est vraiment incroyable. Le rendement est très élevé et je reprends ce que disait Christophe, monsieur le recteur. C'est un investissement d'éducation.

Le rendement en particulier lorsque vous investissez tôt est très élevé sur le long terme. Et enfin troisièmement, c'est un dividende, un rendement sur votre vie de citoyen. Investir sur les compétences sociales, votre capacité à coopérer, c'est la meilleure façon de recréer une démocratie, une société résidente.

Et pour ça, il faut former les professeurs sur ce type de compétence. Et c'est ce qu'on a lancé avec Motivaction, un nouveau programme OCP grâce au rectorat de Versailles, la de Versailles, grâce au rectorat aussi de Paris. Maintenant, c'est une expérimentation qui a été essé dans pratiquement tous les rectorats où on forme les professeurs sur ces compétences.

Ça a changé complètement leur dispositif sur la façon dont ils font travailler la classe ensemble. par exemple sur le fait de travailler en groupe dans le programme de CP, vous leur vous apprenez à faire une phrase, toi tu fera le sujet, toi tu fais le verbe, toi tu fais de la l'adjectif, ils sont obligés de s'écouter, ils sont obligés de travailler ensemble et ça ça a des résultats spectaculaires sur leurs résultats et aussi sur leur confiance. Merci beaucoup. [Applaudissements] Girard qui est professeur de l'associfondatrice de porte-parole porte parance collège lycée membre du conseil de la réité des président du public donc vous allez [Musique] bonjour bonjour je remercie votre invitation descendu si vous faites la lumière et Justement, je tiens d'abord à vous dire que je trouve que la dialectique que vous avez proposé est fort juste parce qu'on parle souvent de réparer l'école mais il me semble que réparer l'école et la libérer sont les tenants d'une même problématique et c'est une dialectique particulièrement pertinente.

Pourquoi ? parce que l'école l'école souffre bon de mots multiples. Je prends la parole pour la dernière, je ne vais pas les récapituler.

Mais le principal, c'est évidemment l'ascenseur social qui est griffé et et la mission première de l'école, si vous interrogez n'importe quel parent, n'importe quel enfant, la mission première de l'école, c'est de tenir sa promesse républicaine qui est évidemment de permettre, vous l'avez fort bien dit, à des jeunes Albert Camu de devenir un jour médecin, professeur, ministre. cette ascension, cette ascension sociale, il est grippée euh pour les gens qu'on a numéré, mais il est il est grippé aussi parce que l'école est passablement malade d'elle-même. Euh elle est malade de de l'ambition qu'elle a abandonné de de proposer à chaque enfant un une possibilité d'accéder à un héritage culturel qui n'est pas le siècle.

Et moi, je partage le constat et aussi l'expérience de ma collègue de classique. J'ai j'ai grandi dans une dans une bonlieu difficile. Je suis la première de trois générations à avoir mon baccalauréat.

Je suis fille d'une double immigration. Ma mère italienne, mon père vietamien, des beaux people. Euh j'ai découvert le latin et le grec parce que j'ai été un jourée par euh la passion d'un enseignant euh qui euh qui m'a fait lire du en 4e.

Une ambition pédagogique que je voudrais même pas faire avec mes plus grandes classes. Inextinolade et les misérables la même année avec une ambition assez sévère et assez affirmée qui était de dire c'est pas parce que vous êtes dans le grand lieu difficile, c'est pas parce que chez vous personne n'a jamais ouvert un livre que vous allez pas lire l'iliable et vous allez pas aimer les misérables. Et et je dois reconnaître que c'était un professeur qui était au nid d'une partie de la classe, adoré de d'une autre et parmi cette deuxième moitié dont je suis, on est très nombreux à avoir eu l'agréation de l'être classique pour pas avoir à être devenu médecin pour d'autres.

Et ce que je veux dire, c'est que le l'école est trop souvent regardée avec une forme de de condescendance, de commissération, de comme si c'était uniquement le lieu de l'enfance, une enfance qu'il fallait choyer, qu'il fallait prémunir, à laquelle il fallait faire attention et qu'il fallait pas élever un peu au sens propre, c'est-à-dire la sortir d'elle-même, la forcer un petit peu à sortir d'elle-même et forcer les enfants à à souffrir à souffrir pour accéder à la beauté euh à souffrir pour accéder à une culture qui n'est pas la leure, à s'arroger un héritage qui n'est pas le leur euh fut-il en passant par des moments difficiles ? Fut-il en passant par des échecs ? Et à force d'éviter l'échec, à force de de choer nos enfants et bien sûr, il faut choer nos enfants, mais choyer nos enfants, c'est d'abord leur permettre de de devenir des lecteurs d'OM et des lecteurs de de Victor et donc je trouve que une des un des moyens peut-être de réparer notre école, c'est peut-être justement de la libérer euh de ce qu'on a appelé longtemps le pédagogisme.

Je m pas beaucoup le terme parce que il est polémique mais en tout cas de la libérer de de cette injonction à préserver euh les enfants les plus en difficulté ou des milieux sociaux les plus difficiles au lieu de les aider à se faire violence et à et à s'arroger un héritage culturel qui n'est pas faveur euh l'ambition pédagogique elle se retrouve pas par des des moyens très simples. Je vais pas vous proposer des des mesures très mais je pense qu'il faut remettre davantage d'heures de français. on pe extraordinairement en 4 heur, je ne sais pas si vous parvenez vous à faire quelque chose mais c'est très difficile. le latin et le grec, les humanités, la philosophie redonner vraiment l'enseignement est éparpillé par 1000 choses qui n'ont qui n'ont finalement pas prêt à l'instruction effectivement et à tout ce qui permet aux s'élever, d'aller au-delà d'eux-même, de s'arroger un héritage commun et je pense qu'il faut retrouver une ambition qui permette à chacun d'avoir dans tout le difficiles des ateliers de théâtre, du latin, du Grec.

Moi en 20 ans, je n'ai enseigné que deux fois le Grec parce que faute faute faute de faute de moyen. Il faut il vous faut 15 élèves madame la présidente pour ouvrir une face de grec. C'est tout à fait inaccessible lorsque vous enseignez la vitrée sur scène euh sauf euh comme on le fait lorsqu'on est jeune débutante sur ces heures bénévolement le midi.

Mais enfin on peut pas attendre de de tous les professeurs qui soient comme ça christiques pour avoir du grec en bo difficile. Et voilà, je pense qu'il faut simplement redonner à l'école une véritable ambition pédagogique qui permette à chaque enfant de devenir descal. [Applaudissements] Vous êtes euh général du premier syndicat et professeur du lycée professionnel et euh et vous êtes opposé à la dernière forme.

Si vous voulez que je vous parle des des dernières formes, on a j'ai mon ancien ministre sous la main. C'est bien pouvoir l'étrangler et c'est pas lui et c'est pas lui. Et c'était pas lui.

Euh j'ai entendu beaucoup de choses sur sur l'école depuis tout à l'heure fort intéressant et et ce que je voudrais dans les mesures, c'est d'abord d'avoir du débat sur l'école. L'école n'intéresse pas grand monde, sauf quand on a des enfants dans le primaire. Sauf quand on a un enfant qui passe le bac et là on parcours donc vous entendez à chaque fois à la télé à la radio parler de l'école quand il s'agit du primaire et je disais à la vice-présidente tout à l'heure le grand débat politique qu'il y a eu et qui a fait qui a vraiment mobilisé c'était la semaine des 4 jours ou des 5 jours parce que ça touchait les parents.

Donc ça ça a été un vrai débat politique et l'autre débat c'est par contre les deux on ne s'intéresse à l'école que quand il y a des faits la dangerosité et cetera. Donc moi déjà je vous dis la révolution à l'école elle sautera quand on aura un ministre qui aura compris qui aura débattu préalablement et qui aura compris qu'il faut aller très vite dans l'école. Il faut aller très vite.

Donc il faut qu'il y ait du bas. Moi, je m'occupe de l'enseignement professionnel et c'est la 5è groupe du caros. Peu de gens parle de l'enseignement provincial que on parle du bac général et technologique, on parle du parc au suc et on oublie un/3 des lycéens qui sont en lycée pro.

Ce tiers du lycéen une sociologie qui a vraiment euh changé. Il faut savoir que 60 plus de 60 % des lycéens en situation de handicap sont en lycée pro alors qu'on représente que 1/3 des lycées. Il faut savoir que 80 % des jeunes issus d'immigration sub-saharienne sont en lycée pro.

Donc on on a de plus en plus on recollecte toutes les difficultés de l'école mais également de la société et on dit vous allez faire avec ça devient de plus en plus difficile et ça intéresse peu de gens alors que vous dès ce soir si vous avez une panne vous allez affaire un plombier vous avez besoin d'un mécanicien vous avez besoin d'un électricien c'est eux dans forme donc la vraie question centrale de l'école c'est à quoi sert l'école qu'est-ce que les gens veulent de l'école Comment on définit le minimum commun ? Et on a parlé du softle commun des connaissances qui veut pas dire grand-chose dans l'éducation nationale. On on fabrique des formules.

Donc là aussi, il faut simplifier. Simplifier, c'est pas forcément caricaturé mais c'est réellement simplifié. Qu'est-ce qui fait que entre vous et moi, on peut se parler, on va se comprendre, on va débattre, parfois s'écharper avec le sourire, c'est ça le commun culturel.

Ce sont des mots qui sont tabou. Tabou. Quant au collège, j'ai entendu parler et je sais que dans ce mouvement politique, d'ailleurs dans la droite républicaine, vous parlez souvent collège unique par collège unique.

Je vais vous dire, c'est les débats qui sont déplacés. C'est le dernier creuset de la société. C'est le dernier creusé où vous pouvez avoir, malgré les différences géographiques, et je suis d'accord avec vous, monsieur le ministre, mais euh euh c'est là où vous pouvez rencontrer le fils du notaire, fils du boulanger, le fils du contremaître de l'ouvrier spécialisé.

C'est le dernier endroit. Alors quand je dis ça bien sûr il y a ce qu'on appelait les collèges de centre-ville vous allez mais malgré tout cette dernière creusette. Donc ça être ensemble c'est déjà très important.

Comment on repère les gamins qui sont en difficulté ? Et bien écoutez on le fait très très mal parce que l'école ne sait plus ce qu'elle a à faire puisqu'on ne répond pas à la question à quoi sert l'école ? À quoi sert l'école ?

Où est la place des parents ? Je fais très attention à la place des parents parce que là-dessus, je suis d'accord chez le le recteur quand des parents n'ont pas éduqué, c'est à nous de le faire. Et donc moi, je tiens encore à l'éducation parce qu'on le fait souvent par des petites choses qui sont presque pas visibles mais on le fait très souvent.

Et si on répond à cette question à quoi sert l'école ? De quel citoyen on veut à 10, 15 ans ? Personne ne pose cette question.

Tout de suite vous allez zapper. Oui, on va s'intéresser à une question de sécurité et qui est hyper importante, mais la question de l'école est souvent la cause de ce qui va se passer plus tard. Donc, il faut qu'on traite euh la question de l'école.

Je pense que euh voilà pour vous parler du lycée pro, je vais essayer de leur parler du lycée pro en vitesse. C'est vraiment ce qui est mis de côté et pourtant on a euh des jeunes qui vont devenir de futur professionnels, des ouvriers, des contemaes, des assistants d'ingénieur et d'ingénieur. Il faut savoir qu'il nous manque dans ce pays 200000 ingénieurs, 300000 assistants d'ingénieurs qu'on manque partout et vous allez dans les territoire des pancartes où on cherche des fénétriers, des couvreurs et on ne les trouve pas.

Donc là aussi, je suis d'accord sur le terme de ségrégation mais il faut savoir que nos élèves qui arrivent en lycée pro ils savent et ils ont intégré l'échec scolaire. Ils savent qu'ils sont là parce qu'ils n'ont pas réussi à l'école et j'allais dire c'est trop tard. Alors moi, j'ai connu une ministre qui était euh infernal et qui disait "Vous êtes la cause du décrochage." Non, c'est parce qu'on ne sait pas repérer très tôt les difficultés et c'est parce uniquement les repérer.

C'est qu'est-ce qu'on donne à ces jeunes-là pour qu'ils réussissent ? Moi, j'ai les élèves qui à 70 % d'entre eux en CAP ne savent pas lire, écrire. Alors, on vous met des mots.

On il y a 10 ans, on vous disait que c'était un alphabet. Mais comment voulez-vous qu'à 15 ans vous puissiez rattraper un retard alors qu'ils n'ont pas été repérés ? Et ça la question du repérage et qu'est-ce qu'on donne n'est pas très dans les [Applaudissements] qui est cfondateur d'excellence pluralité et qui vraiment est très impliqué dans les questions de fracture territoriale et rural.

Bonsoir à tous, Noyac. En 2017, je me suis installé avec une équipe de quatre jeunes professeurs à l'affaire en Picardie, une petite ville de 3000 habitants qui compte 50 % de décrochage scolaire, 40 % de chômage des jeunes. Et avec une équipe de quatre jeunes compressurs, on a essayé de développer un modèle de collège pilote adapté aux besoins des enfants de ces territoires s installé sur le parking un ancien qu'on a retapé.

On a mis euh des LGC sur le parking, ça a fait des classes et des cours de récré et on a commencé comme ça avec 11 élèves. Aujourd'hui, on a que 110 élèves du CP à la 3e que des enfants dont l'IPS les situé dans les 10 % les plus défavorisés, des enfants don l'IPS même inférieur à l'IPS moyen du territoire que des enfants qu'on accueille sans aucune sélection, sans aucun filtre sur le niveau scolaire, sur les les comportement non plus et à qui on essaie d'offrir les meilleurs outils pédagogiques, ceux qui sont réservés aux enfants des grandes métropoles dans des établissements très sélectifs, des petits effectifs, un sujet personnalisé, des professeurs qui sont aussi des éducateurs qui vont passer du temps avec eux, qui vont essayer de les comprendre de et puis de les amener à progresser sur aussi sur les savoir-êtres. On va entretenir une relation étroite avec les parents et ça compte beaucoup parce qu'il y a il y a tout un projet éducatif à rebâtir avec eux pour les aider àenir les premiers éducateurs de leurs enfants.

Il s'agit pas de faire à leur place, il s'agit de les aider à se ressaisir du sujet parfois solé. Et puis il y a un autre aspect qui est important je crois dans la pédagogie qu'on met en place peut-être une recette de cuisine que on a dans dans notre établissement un directeur qui a un vrai chef d'établissement qui recrute ses profs qui les choisit et du coup on attire un certain nombre de jeunes profs qui ne se seraient pas posé la question de passer concours d'éducation nationale de jeunes diplômés qui ont fait 2 3 5 ans dans le privé qui cherchent du centre ont été ingénieurs une école de commerce qui en fait avaient cette vocation au fond d'eux mais qu'ils avaient jamais à laquelle ils avaient jamais [Musique] On a commencé à documenter nos nos résultats et du coup on a vu commencer juste par un collège et ensuite on a ouvert un primaire. Ce qu'on a vu c'est d'abord que nos élèves de collège et bien ils appartiennent au 10 % de plus défavorisés.

Ils obtiennent à leur à aux épreuves écrites du brevet du collège les mêmes notes que les 10 % les plus favorisés. C'està-dire que sur ces élèves-là, on arrive à inverser un petit peu le déterminisme social. C'est des outils effectifs, c'est c'est des c'est des c'est des petits ça fait que 3 4 ans que c'est comme ça.

Mais je on pense fondamentalement que c'est c'est révélateur de quelque chose. D'autant qu'on a aussi mesuré les résultats aux évalutions nationales en primaire et nos élèves qui arrivent avec un niveau inférieur à la moyenne des RP plus en début de CP, il terminent avec un niveau supérieur à la moyenne nationale en fin de CME. Euh donc je crois qu'il y a la matière à à attirer des enseignements notamment quant à la à la capacité de l'école à tenir sa promesse à tous qui est qui est au fondement en fait de notre démocratie car si personne ne peut si on ne peut pas accéder aux charges et aux responsabilités supérieur et il n'y a aucun sens à accepter d'être gouverné par des élites qui se reproduisent systématiquement et donc il y a un vrai enjeu de cohésion je crois à aller tenir cette promesse dans les territoires est favorisé.

Si je devais résumer quelques idées pour l'école, je crois que un un des enjeux importants qu'on a évoqué, la question de la sécurité encore plus aujourd'hui euh avec le le drame de nos gens et bien moi pour vous donner juste une anecdote, la première année, j'avais un élève que j'avais accepté dans l'établissement qui s'appelle Steven et c'est un élève que j'ai dû renvoyer parce qu'en fait il avait frappé un prof et beaucoup de profs du public me disent mais en fait vous avez de la chance d'être dans le privé vous pouvez recruter et ils ont raison. Le le truc c'est qu'en fait ce privilège là je devrais pas l'avoir. Un établissement public devrait pouvoir aussi envoyer un élève qui est dangereux pour les professeur qui est dangereux pour d'autres élèves et pas se passer d'un établissement à l'autre. on sait ce qu'on perd, on sait pas ce qu'on gagne, on le garde.

Et et en fait le le l'enjeu ce serait justement de pouvoir imaginer des établissements, des internats éducatifs adaptés qui permettraient d'accueillir ces enfantsl pour leur proposer un chemin. Euh il y a un autre aspect qui me semble important, c'est la question de la promesse de l'école. On intervient dans les territoires euros.

Pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui h des petits départements les plus touchés touchés par des couchages scolaires, ce sont les départements euraux. Euh aujourd'hui, l'éducation prioritaire, vous avez de trois fois moins de chance d'y accéder quand vous êtes un jeune rural que quand vous êtes un jeune urbain.

Parce qu'en fait notre éducation prioritaire, elle est pensée comme une annexe de la politique de la vie. Éducation prioritaire aujourd'hui, il faut appartenir à un QPB, il faut il y a plus aucun critère scolaire et en fait elle n'est pas du tout basée sur une une question de niveau scolaire. Là récemment, ils ont sorti des évaluations nationales par commune.

Bah, si on regarde ces évaluations nationales, on pourrait très bien choisir ce critère là comme un critère unique pour affecter les moyens d'éducation prioritaire, piloter du coup cette politique d'éducation prioritaire en fonction des résultats des élèves. Et je crois que ce sera un moyen d'avancer vers un une élévation du niveau avec peut-être petite touche finale qui plera peut-être pas à tout le monde mais je crois qu'il est important. Nous dans nos établissements, on interdit l'utilisation du téléphone portable.

Les téléphones portables sont proscrits. Je crois que ça ne va pas assez loin. Je crois qu'il faut que on décide d'interdire l'usage du smartphone au aux jeunes de moins de 15 ans parce que ça commence pas uniquement à l'école, c'est aussi en dehors de l'établissement que question problème se pose et que je crois que demain on nous jugera très sévèrement d'avoir laissé des des jeunes de 15 ans utiliser ce genre d'outil.

Comme on juge aujourd'hui, c'est vraiment des époques où les enfants pouvaient voir de la bière à l'école. Voilà [Applaudissements] pour terminer Patrice Cot qui est cfondateur et PDG de et qui va nous associer divisement éducation et numérique. Super.

Micro marche. Merci technologie. Euh OK.

Donc la vraie question, je pense que vous me posez probablement à ce stade, c'est qu'est-ce que la technologie je suis pas très je suis PDG de société de technologie technologie de pertement qu'est-ce que ça peut bien avoir avec l'école à part à quoi Je déjà bon déjà pour commencer c'est matière à l'école he les technologies donc il y a déjà un et ensuite il y a peut-être une autre raison à voir c'est que la nature des technologies en général c'est faire de chosesorter des rêves et tout seul technologie il va sort de c'est et même d'apporter des solutions. Jeessis de prendre trois exemples, trois exemples de rêves et de solutions. Alors, notez que ça déjà été fait avant d'interdire les smartphones aux enfants de moins de 5 ans, de moins de 15 ans, de moins de 5 ans 5 ans.

Euh avant tout ça, pensez à des choses comme Wikipédia, Spotify. Spotify c'est toute la musique du monde depuis de tr siècles. Le catalogue d'avoir un bar terrible et à partir de l'Europe, on commence à avoir des choses très bien à la portée de chacun.

Très très peu cher. Ce rêve un vrai semblable. C'est un rêve pour lequel bon disons lui 14 donné tr qu châteaux tr qu duchets.

Donc les rêves et les rêves réalisés existent. Le problème c'est qu'on les oublie souvent. Donc je vais prendre moi je reste 3 minutes.

Je vais prendre des rêves qui sont pas les bien sont des rêves classiques des mondes de l'éducation. Donc vous connaissez peut-être le jeu des perles de verre. C'est l'idité d'une communauté d'éducateur une communauté armorée utopique où une activité est l'activité principale le jeu des ver de ver le point c'est qu'on ne sait jamais exactement ce que sont les ver de ver on sait pas à quoi son on sait pas si elles sont sans monde.

On sait ce qu'elles font. La première chose qu'elles font c'est de permettre à chacun d'organiser sa propre connaissance. toute sa connaissance, c'est-à-dire vos tiroirs, vos placards, vos livres, vos disques, pouvoir ranger tout ça et d'avoir ça porter la main et de pouvoir évidemment la partager que c'est une activité principal de collège de rassembler des ressources de partager de transmiss très concrètement C'est ce que fait dans le lycée de France peur en particulier pe je des per de mais concrètement ça permet à chacun de récupérer tout ce qu'il trouve sur la planète de la musique des éléments cyclétiques des auteurs arts des idées qu'il a créé rangé de les avoir.

La solution c'est la manière de le faire concrètement aux dernières nouvelles. qu'on va avoir sur la plateforme de l'Î de France sur World Tries 500 euh 50 ça c'est l'échelle de la France 50 millions de contenus organisés quand même entendu quand même par 50000 professeurs et à peu près 500000 élèves genre donc ça veut dire des centaines de contenus organisés qui ont du sens pour les professeurs qui sont concrètement des moyens de transmettre les choses. premier élément du rêve.

Deuxème élément du rêve et si ces conflits n'étaient pas que ceux des professeurs, s'ils avaient été créés par des inspecteurs de l'académie, par euh tu sais potentiellement d'anciens acteurs, ça pourrait même arriver et qu'il soi des contenus de haute qualité que chacun puisse utiliser, modifier, lire et se transmettre. C'est ce que sont dès aujourd'hui d'une manière assez assez massive tellement massif que les de ti des professeurs concern les utilisent les c'est 100000 contenus créationnaux et trè élément de rêve bon on reste très peu de temps mais Herman des avait fini par penser que ses paires de verr créer elles-même de pensées démultiplier les pensées qui existent déjà on pouvait combiné une symphonie avec une peinture et que ça allait créer d'autres choses. C'est fondamentalement ce que fait génératif. comb des idées et pensées que des êtres humains ont fait.

C'est très humain pour créer des choses qui sont belles pour des humains. Donc trè élément brève, imaginons que tout ça sert à créer de la connaissance pas à la place des professeurs pour les professeurs. Imaginons qu'on le mette dans ce dispositif de p de paire de verre, ce serait une troisème fois de solu.

C'est ce que fait Spirit. il y a génératif qui n'y remplace pas la région dans ce qui est déjà utilisé de manière courante profonde par 100000 professeurs juste dans la région pour étendre leur pensé [Applaudissements] concur [Applaudissements] je peux conclure justement c'est très c'est très dur et c'est très juste bon de toute façon je vais conclure simplement en gros je disais que la technologie c'était des rêves et des solution Bon, peut-être une solution introduire du [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] pour que une bonne région se termine de 2h. Nous sommes très très limités, presque autant milités que nous intervenons mais je crois que ça a été passionnant ce soir.

Moi, j'ai retenu le mot conce et j'ai retenu aussi plein de nouvelles idées qu'il va falloir qu'on intègre dans notre notre réflexion de notre cadre de la réfléchi. Mais d'abord, je me dis qu'on a bien fait pas parce que personne n'en parle mais finalement il faut en parler et on est tous ici convaincus que c'est de l'urgence, l'urgence absolue pour pour faire. Alors, je vais vous proposer quelques propositions.

Je jette en peinture hein, c'est les propositions martyres. Euh d'ailleurs Alexandre m'en a m'en a même m'en a même soufflé une autre je dirais à la fin. Euh mais je pense que le sujet c'est de refaire de l'école le lieu de transmission des fondamentaux.

C'est la première mesure. On a un breci mais ça a été très bien dit paran Alban. Le sujet c'est la pédagogie, c'est rendre ludique les apprentissages.

Moi, j'ai été nul en mat et en fait je suis devenu bonne en mat et pour ça il a suffi une étincelle d'un prof un tout petit peu plus intelligent ou pédagogue plutôt parce que c'est pas une question intelligence pédagogue que les autres qui m'a montré les mat c'était totalement lutique en fait les mat c'est drôle voilà et quand je suis devenu ministre de la recherche moi qui n'étais toujours pas très matteuse j'ai rencontré des très grands scientifiques et je me suis rendu compte que pour les mat un jeu alors pourquoi certains ont accès à ce jeu Et pourquoi pour les autres c'est complètement rébarmatif ? Donc le sujet c'est là on n'est pas bon en math et d'ailleurs il faut pas présenter ça comme des maths. Si vous présentez pas ça comme des maths, le CVRS avait plein d'étude mais ils vont devenir bons en math et notamment par exemple la géométrie si vous le présentez comme du dessin ils vont devenir bons en géométrie.

Donc en réalité vous voyez tout ça c'est complètement psychologique. Donc je pense que le sujet des maté voilà il est clé comme le sujet de la lecture de l'écriture les savoirs fondamentaux. Donc moi, je pense qu'on a trop baissé les horaires.

Alors je sais que c'est pas très populaire de dire et que tout le monde va m'expliquer que non non, il faut qu'à 4h tout le monde soit sorti. Moi je ne sais pas ce que font les enfants entre 4h et 6h du soir, les parents travaillent. Je voudrais comprendre donc le sujet c'est je pense qu'il faut que la scène école soit reportée à 27h et je pense qu'il faut qu'on puisse avoir 3h pour la pratique sportive.

C'est vrai. Donc une demi-heure par jour c'est la réponse banquière, elle est parfaite pas. mais qu'on double les heures de mathématiques.

Je pense qu'on ne peut pas faire à moins de 2h et dem par jour si on veut rendre les maths vraiment comestibles. Et ça a été vraiment dit. Le cerveau c'est un muscle et plus grand le muscle est meilleur il est.

Je pense qu'il faut les heures de mathématiques. Je dirais bien moitié math moitié française si vous me le permettez. Je prends et je suis prête dès l'année prochaine parce qu'on organise trois olympiades interrégionals de calcul mandal de dicté et de poésie au primaire et déloquence dans le secondaire. dire ça y est super qui est de retour mais exercer sa mémoire exercer sa mémoire mes amis c'est comme ça qu'on vient intelligent c'est du basique de chez basique et puis ça passera par de l'éloquence dans le secondaire ça marche très très fort et objectivement l'éloquence les mots c'est déjà renoncer en partie à la violence donc ça c'est sur les fondamentaux procès et mat c'est les fondamentaux et il faut qu'on les qu'on les acque.

On nous a parlé de des 70 % de jeunes qui rentrent dans l'enseignement et qui savent pas lire écrire et compter. Comment voulez-vous faire ? Comment voulez-vous faire un mécanicien ou électricien qui ne sait pas faire les quatre opérations ?

Comment vous voulez faire un menuisé ? On parle souvent d'enseignement manuel. Ah, il faudrait qu'il fasse du travail manuel mais moi je ne sais pas faire du travail manuel sans calcul.

Je ne sais pas et je ne sais pas non plus faire du calcul manuel sans de travail manuel sans savoir lire une notice. Donc je ne vois pas donc on peut pas annoncer. Ensuite, on a un sujet dont on a pas parlé mais qui c'était très court et vous ne pouviez pas parler du tout, c'est le fléau des remplacés.

Moi en Îne de France, nous avons des élèves qui ont jusqu'à un/ers de l'année où ils ont pas de matière. Donc moi je propose qu'on crée un crédit d'heur non remplacé, un compte épargne de temps de l'élève et chacun qui ne peut pas être remplacé au moment de l'absence du professeur le soir, le trimestre ou l'année suivante et même éventuellement dans d'autres matières peu importe du moment qu'il apprend. Euh et ça je pense que c'est vraiment c'est les parents ne supportaient plus ça et ils ont raison.

Je propose ça c'est aussi très retour en arrière mais de proposer au aux professeurs volontaires de devenir vivalents contre une rémunération à des avancements de carrière. Je beaucoup ont essayé mais ça devrait devrait pouvoir y arriver un jour. Reconquérir le mois de juin.

Là les classes sont littéralement vides mes chers est vide mais totalement vide. Euh donc le sujet c'est les conseils de classe. Si on pouvait ne pas tenir pardon monsieur le providur, ça va pas être populaire.

Les conseils de classe avant la dernière semaine de juin. J'ai commencé 20 mai. Bah voilà voilà voilà et et peut-être mettre les épreuves terminales au mois de juin pour éviter la santé le record parce que la santé c'est pas très proche he c'est aussi la santé des élèves.

On pourrait en reparler mais alors remettre l'exigence au cœur de l'école. Comment ça a été dit ? Je je pense qu'il y a un sujet qu'on rate, c'est la transition primaire colère.

On ne peut pas laisser rentrer au collègues des des qui ont pas les bases en français. On le sait tous, on le fait et on sait tous qu'on va s'inscriv comme des poulets jusqu'en 3è et on sait tous que c'est les élèves qui vont mettre le souffle dans les dans les classe et on sait tous que il y a de moins en moins d'élèves donc que les élèves perturbateurs entraîneront les sueurs et on va avoir des classes des classes qui vont des le sujet de l'examen de CM2 mais évidemment pas de remettre le certificat d'étude on va être car mais c'est de créer les 6è de consolidation et qu'est-ce qu'on fait dans les 6e de consolidation vous allez dire je suis obsessionnel du français français et les MAD parce que le sujet c'est quand même de métriser le français et les MAT algémie. La réalité de l'Îde-Fance c'est qu'on a quand même des élèves qui sont complètement àophones qui ne parlent pas de français en arrivant et qui avec grâce aux chef de cav ne vont pas la prendre en regardant la télé.

Donc il parle le français, bah c'est un drame, c'est un drame pour l'éducation du français. Et donc le sujet c'est qu'on a des élèves qui n'entendent le français que 6h x 4 24 he par semaine en primaire. C'est pas beaucoup pour apprendre une langue qui n'est pas la bonne.

Donc le sujet de l'examen en CM2, il permettrait de faire des 6è de consolidation dans lesquels évidemment on commencerait par reprendre les bases. Si on les reprend pas en 6e, on les reprendra pas en fonde hein. C'est clair.

J'ai un sujet sur le brevet. Je sais qu'il est très à la dire que les élèves qui ont cheveux au brevet doivent pouvoir passer en seconde et qu'on doit leur faire alors le e par contre on va leur faire une seconde de consolidation préparation à la droge. Bah tout ça c'est ridicule.

Moi, j'ai pas créé 20000 places de lycée pour des pour des jeunes qui n'ont pas le droit d'être, ça pas possible. On les a pas ses classes et je pense que le sujet c'est vraiment des salles de rattrapage, c'est de la animaux. On peut pas accepter en ce moment des gens qui ont échiffoué au brevet.

Je pense qu'on est en train de tout mélanger. Donc je ne suis pas favorable à ça. Euh et puis je vous ai dit que je voulais généraliser l'interdiction des portaments cours jusqu'en terminal.

Je sais que ça n'est pas du populaire en dessiner la mesure ça pas du populaire mais je propose qu'on associe les familles à ce choix et qu'on propose un petit référendum familial sur la mesure. Je pense qu'on aidera énormément les parents. Vous savez que la statistique 70 % des élèves du lycée, on a fait l'enquête, 70 % des élèves du lycée font leur devoirs avec leur portable allumé.

Je vous laisse juste imaginer la qualité. Mais 70 % des élèves de à partir de la seconde dorment avec leur portable allumé. Je vous laisse.

Imaginez la qualité de sommeil de l'élève dor avec son portable. Donc je pense que les parents ont besoin de nous et ont besoin des politiques pour dire à un moment on arrête la déconnexion est un voilà une hygiène du cerveau et pour nos élèves on en a vraiment besoin. Je suis désolé de le dire.

Alors c'est pas du tout populaire on fait des lycées maintenant qui sont tellement sobres et que les portables passent mal à l'intérieur des classes. J'ai beaucoup beaucoup de régation. J'ai dit bah oui pas très fan en fait ça pas dans les classes. [Musique] Le le sans lier.

Alors la violence évidemment réparer l'école c'est refaire l'école sanctuair alors là je vais être près hein je je pense qu'il faut qu'on protège les professeurs et les équipes de direction et je veux qu'on responsabilise les famill donc moi je propose que la moindre injure à un prof ou à un membre d'équipe pédagogique soit crédité immédiatement d'une amende une amende pénale de 150 [Applaudissements] leon risque lorsque on vient avec une trottinette dans le métro. Donc franchement je pense que l'isesseur ça doit être aussi des ou alors quand on va s'acheter du chiffre dans un nombre 150 € et je propose que ça puisse ici sur les allocations et notamment s'il s'agit d'un parent parce que malgré tout les agents peuvent venir aussi des parentsêm je pense que les violences doivent être systématiquement continues par les parquet et encore par monsieur s'il s'agit d'un mineur depuis de 16 ans ou un parent. Je rappelle qu'il y a des parents qui viennent violenter les profs donc c'est quand même un truc qu'on imagine oui mais vous dire stop si vous le problème.

C'est c'est incroyable c'est mais à un moment donné la société pas si on considère que c'est normal ça n'a pas de raison de s'arrêter. Euh alors j'ai une autre proposition totalement éconass qui ne va pas du tout passer dans le milieu scolaire. Je tiens à le dire tout de suite et je pense qu'il faudrait que le conseil de discipline soit pour présidé par le même chef d'établissement se tiennent en et je pense qu'en parallèle il faudrait remettre une obligation d'un conseil des droits et devoir des familles dans toutes les villes de plus de 10000 c'était obligatoire avant ça a été supprimé je sais pas pourquoi mais le conseil du droit et du famillah ça va avec le fait de faire ce cité et le maire doit être mis en responsabilité le problème du maire c'est qu'il connaît pas, il a pas l'information ce qui se passe dans ses propres écoles et ça s'annue énormément à sa politique éducative dans la vie.

Alors oui, je veux que les cartes protèges nos enseignants. Donc moi je pense qu'on a un vrai problème de protection fonctionnelle des enseignants. Vous avez dit que ça avait 22 % de production fctionnelle en plus mais avec le PA 39 mais avec le P c'est très compliqué d'obtenir la protection d'enseignant et moi je propose que on ait pour chaque chef d'établissement chaque enseignant une assurance professionnelle obligatoire prise en charge par l'état ça coûterait 10 € par par avant si on répartit ça bien et si on négocie ça bien mais comme ça si on est majorier si on est victime de violence on a une assisturance on peut payer ses avocats et on peut porter Bâtiment parce que le sujet c'est quand même aussi de harceler les harceleurs hein.

Il faut à un moment donné que le droit se retourne contre ceux qui l'utilisent et ça c'est tout à fait possible. Et puis je propose c'est plus plus classique la création d'un numéro unique qui permettra à chaque enseignant de signaler des faits qui s'appelle à la radicalisation de la violence pour al solliciter des conseils et de l'aide aussi parce qu'ils sont quand même très démis parfois ils savent pas très bien où est la frontière. Ensuite, nous avons fait à la région de France le brigade régional de sécurité.

Le fond juridique de ces brigades de sécurité est un petit peu encertant, n'est-ce pas ? Donc, on a eu à un moment donné un petit peu peur que voilà les régions nous les fassent annuler. Heureusement, les recteurs ont fait des cours, mais je pense qu'il faudrait compter forte le fait que les régions et les départements sur le territoire des brigades de sécurité dans les collèges et des lycées formés à la médiation scolaire.

Ça marche très bien. 1400 en Île-de-Fance. Réparer l'école, c'est mettre fin à la crise des locations parce que vous l'avez dit entre tous mais moi j'ai entendu des enseignants extraordinaires ce soir.

Le vrai problème c'est où la majorité ? Vous n'êtes plus que la minorité voyez ? Donc le sujet c'est que on a vraiment besoin de mettre cette vocation pour donner envie aux jeunes de redevenir professeurs en cessant de les MLT.

Je pense qu'il faudrait envisager d'interdire l'affectation des professeurs néotitulaires en répérer plus sauf ce que leur part. Donc je sais que ça être simple mais euh commencer par celle plus dur ça me paraît pas une bonne façon de déliser je pense qu'il faut régionaliser logiquement et les affectations des professeurs de collèg lycé je sais que la ministre levisage mais parce que évidemment c'est plus facile d'enseigner dans les grand en réalité et amener des jeunes profs de province ou du rural dans les quartiers politiques de la ville c'est à mon avis un choc quand même de culture quand même très difficile En revanche, je pense qu'il faut qu'on aille chercher les talents de nos quartiers populaires et qu'on les emmène vers l'éducation professeur parce qu'un pas plus simple, ça n'est pas facile. Et je suis sûr que si on les amenait avec des courses comme ça existait par le passé, je pense qu'on arriverait à avoir une vraie élite des quartiers populaires qui aimeraient enseigner dans les quartiers populaire et j'y crois vraiment beaucoup.

Ensuite, je pense que il faut faciliter l'entrée dans le métier des personnels pour exercer une première carrière dans un autre secteur en valorisant un peu laité professionnelle parce que quand vous avez 50 ans ou 45 ans, vous avez élevé vos enfants. Alors effectivement si vous avez été maire au foyer, donné vous êtes commencé une carrière mais si vous avez 20 ans de carrière vous la question c'est qu'il faut quand même valoriser professionnelle d'une manière. Ensuite, il faut rendre des carrières plus attractives.

Moi, je crois qu'il faut augmenter les rémunérations beaucoup et déjà 25 % contre un temps supérieur 3. Et puis il faut augmenter les primes les primes les primes dans les dans les territoires en tension. Les territoires en tension si vous n'augmentez pas les rémunérations vousz bientôt.

On a fait le prix de 10 % dans sa vie. Moi, j'ai toujours pas compris pourquoi la scène Saille. Parce que moi des petites 5000 en est dans toute l'Île de France hein.

Le record des des des R c'est les sommes, c'est pas la scène 5. Donc le sujet aujourd'hui, on a besoin d'avoir dans toutes les tout territoires en tension des vrais primes d'installation propre comme on a des problèmes ensuite je pense qu'il faut considérer que les professeurs exercent un métier essentiel et les rendent prioritaires dans l'attribution des logements sociaux. Pourquoi ? parce que le problème c'est et ça ça revient à complètement cause de la LCRU et je pense que de toutes les façons on doit donner priorité dans le logement social à tous les travailleurs essentiels ville et c'est comme ça qu'on liance logement et travail pour envie de travailler parce que ça a l'air idiot mais le logement c'est quand même unur d'émancipation très fort et puis je pense on a pas fait parler par hasard mais je pense que c'est pas normal que l'éducation nationale pas tous les les professeurs une vraie dotation numérique un ordinateur un assistant numérique une facilite la préparation des cours demain qui aidera à la correction de copies ça à la mais désormais on va avoir des i pourront corriger les copies et comprendre pourquoi l'élève a fait la faute c'est qu'est-ce qu'il a pourquoi est-ce qu'il a donc on va avoir aujourd'hui une possibilité pour les enseignants de rendre leur travail beaucoup plus intéressant parce qu'ils pourront se consacrer vraiment à la pédagogie et à la différenciation d'enseignement vis-à-vis de leurs élèves.

Alors, je propose aussi de mieux valoriser les professeurs qui assument des responsabilités, doubler la prime de professeur principal, il y a des professeurs principaux, personne ne veut faire ça. Donner un vrai statut au directeur d'école pour leur permettre d'avoir une rémunération à la hauteur de leur responsabilité. Personne ne va être directeur d'école et puis faciliter les cumules de rémunération dans les écoles publiques privés et sous-contrats et les universités puissent aller faire davantage de recours à un professeur assez précieux. son savoir est précieux quand même dommage qu'il aille enseigné en petit cours privé plutôt que d'enseigner dans des établissements scolaires.

Voilà. Et puis euh alors réparer l'école, c'est aussi la libérer des cartans qui les trouvent. Nous nous pensons que il faut une autonomie des établissements.

L'établissement doit pouvoir adapter les cours en fonction des élèves et les niveaux qu'ils ont qui puissent s'organiser, qui puissent prévoir leur organisation, déterminer le les heures dédiés à chaque matière, recruter leurs professeurs. Voilà, je propose aussi qu'il puissent muter les professeurs qui se sentent en phase avec le projet de l'établissement. Voilà, je suis désolé mais faut mettre dans le plat.

On un certain nombre de professeurs qui polluent vraiment la vie d'un établissement. He, je ne sais pas comment on peuter ça mais euh je pense qu'il faudrait qu'on recrute des professeurs sur l'aide des motivations et entretiens dans une commission présidée par chef d'établissement. Et puis par ailleurs, je suis très favorable à ce qu'on puisse avoir ce contrat et pas seulement hors contrat des établissement que j'appellerai public ce contrat, c'est-à-dire non sélectif à financement essentiellement public et qui serait inspiré du charter school britannique sois, c'est-à-dire avec un un contrat entre l'État et l'établissement et un contrat aussi entre les professeurs et l'établissement, un contrat entre les élèves, les parents et l'établissement et avec une seule règle.

Si vous ne respectez pas le contrat d'établissement et ben vous êtes viré et si vous le respectez, vous êtes gardé. Et à ce moment-là, et bien évidemment ça change tout parce que bah les FL sont tenues et je pense que ces ces établissements, il faudrait les faire comme excellence. Il faudrait les faire, il faudrait les faire dans les quartiers les plus défavorisés pour leur donner davantageur chance.

Alors vous avez dit évidemment ce sera des établissements don pourra virer les élèves. Bah et donc ça m'amène à la dernière proposition qui me tient très à cœur parce que c'est une proposition que j'ai faite à de nombreuses reprises et dans de nombreuses fonctions, c'est que je pense qu'il faut arrêter de les intégrer automatiquement à l'épile. Quand on exclue définitivement dans l'établissement, on doit être réinséré dans une structure adopte parce qu'on doit plus pouvoir venir perturber l'établissement dans lequel on est.

Et c'est très important parce que c'est un signal qu'on va donner alors là pour le coup d'autorité massive parce que ça voudra dire quand on est exclu, on est exclu. On n'est pas exclu pour aller dîner tranquillement dans l'arbre. on est exclu pour retrouver une salle de classe avec un encadrement renforcé et là montrera que la société a vraiment de l'autorité et qu'elle arrive à l'imposer.

Alors, j'ai bien retenu la question de l'appel juridictionnel sur toutes les décisions des conseils disciplinaires. Je ne sais pas comment est-ce qu'on va pouvoir traiter cette question jurédiquement d'appel des sanctions disciplinaires. Il faut qu'on y réfléchisse mais c'est ce sera le fait de d'un futur colloque.

Mais je viens de cette idée parce que je considère que toute cette juridicialisation de l'autorité et des figure d'autorité est quelque chose qui est extrêmement toxique parce que ça veut dire qu'en réalité remet systématiquement en cause et c'est une puissance autorité à chaque fois qu'elle ose s'exercer et particulièrement dans l'éducation et donc là-dessus il faut encore travail mais un immense merci à tous j'espère que c'est pour [Applaudissements] Et pour revenir sur ce sur ce qu'a dit Christopheero et notre ministre, moi je dirais quand même que le privé pourrait être mis à contribution et qu'on pourrait avoir un un pact de gagnant gagnant avec le privé en le permettant d'augmenter ce nombre de places à condition de les réserver à des étudiants m entiers parce que le sujet du privé aujourd'hui mais le sujet aujourd'hui du privé c'est que c'est devenu le refuge des amis qui sont dans l'équipement scolaire on les comprend très très bien mais à un moment donné s'ils veulent faire 20 % des élèves et bien ils pourraient le faire mais à condition de venir dans des territoires un petit peu plus défavorisés et qui ont besoin d'eux et je crois qu'ils arriveraient très bien et je crois même qu'ils en ont pour un grand nombre d'entre eux en que j'ai discuté avec un grand nombre de lycé privés de la capitale qui ont desal enant des situation morale de le faire et [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements]