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InterviewHorizons Journal· 10 novembre 2025 3 minComplaisantActualité / polémiqueAgriculture & alimentationEurope & internationalÉconomie & entreprises

Les agriculteurs face à Benjamin Haddad pour parler Pac, Mercosur et taxe sur les engrais azotés

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 10 %Défensif 50 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • agriculteursFait
    « un budget à la hauteur de l'ambition, un budget structuré avec ces deux piliers et pas d'être refondu avec les fonds de cohésion »
  • agriculteursFait
    « Le traité du Mercur, c'est non. »
  • agriculteursChiffre
    « Pour vous donner un ordre d'idée sur mon exploitation, c'est 25000 € supplémentaires cette axe là c'est en gros une centaine d'euros de l'hecte. »
  • Benjamin HaddadFait
    « La PAC qui est proposée aujourd'hui par la Commission européenne, elle n'est pas satisfaisante. La copie ne va pas. »
  • Benjamin HaddadFait
    « on renationalise d'une certaine façon »
  • Benjamin HaddadFait
    « Le MACF, l'idée c'est de dire que si nous on demande à nos industries, à nos entreprises de décarboner, on peut pas aller importer des produits qui en revanche sont fait avec des chaînes de production qui sont très carbonées. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

De Bruxelles à la Senémarne, il n'y a qu'un pas que le ministre délégué à l'Europe Benjamin Hadad a franchi. Alors que l'Europe cristallise inquiétude et colère du monde agricole ces derniers jours, les agriculteurs franciliens ont mis toutes les cartes sur la table. Sur la pâque.

D'abord, ils redisent tout l'enjeu pour la ferme France de maintenir un budget fort et structuré. un budget à la hauteur de l'ambition, un budget structuré avec ces deux piliers et pas d'être refondu avec les fonds de cohésion, avec des arbitrages qui vont approprement parler et c'est sûr être à notre désavantage de pouvoir continuer à accompagner des exploitations qui sont des entreprises et qui veulent gagner l'argent et qui veulent pouvoir vivre, innover, avoir des transitions. Rapidement, les agriculteurs enchaînent les importations de produits qui ne répondent pas aux normes européennes.

Le traité du Mercur, c'est non. Le ministre répond clause de sauvegarde et mesure miroir. La réponse est ferme et bien sûr qu'on soutient les clauses miroir.

Bien sûr qu'onent on soutient les clauses de sauvegarde mais à l'état actuel des choses, on dit que non ce traité ne doit pas être ratifié parce qu'on a aucune garantie sur un le fait qu'on va avoir un vrai organisme de contrôle européen sur l'ensemble de nos frontières de tout ce qui va rentrer en Europe. qu'on n' pas l'engagement des pays qui constituent le Mercosur de pouvoir autoriser les contrôleurs européens à aller voir ce qui se passe sur place parce que il y a des choses comme le bien-être animal ou autres, ça ne se mesure pas par un échantillon de viande. On dit non, c'est pas possible, c'est pas possible.

On peut pas vendre notre agriculture. Sur la taxe annoncée sur les engrais azotés, là aussi les agriculteurs sont vent debout et opposent une fin de non recevoir dans un contexte où les trésoreries sont déjà à sec. Pour vous donner un ordre d'idée sur mon exploitation, c'est 25000 € supplémentaires cette axe là c'est en gros une centaine d'euros de l'hecte.

Nous on a des remontées tous les jours d'agriculteur qui nous disent la goutte d'eau. L'effet ciseaux est trop est trop lourd. Si les cours ne remontent pas et on a pas beaucoup de visibilité sur la remontée des cours, moi j'ai aujourd'hui des récuteurs qui me disent moi je vais arrêter de produire.

À l'issue de ces échanges, Benjamin Hadap concède que bon nombre de copies sont à revoir du côté de la Commission européenne. La PAC qui est proposée aujourd'hui par la Commission européenne, elle n'est pas satisfaisante. La copie ne va pas.

La copie va pas sur les montants. La copie va pas parce que on renationalise d'une certaine façon. Donc là, on est au début de la négociation et on va se battre fermement pour pouvoir défendre les intérêts du monde agricole.

Le MACF, l'idée c'est de dire que si nous on demande à nos industries, à nos entreprises de décarboner, on peut pas aller importer des produits qui en revanche sont fait avec des chaînes de production qui sont très carbonées. Donc c'est pour se protéger de la concurrence desloyales. Mais il faut pas non plus que ça ait des effets délétaires qui sont pas forcément anticipés.

Vous savez, parfois on dit l'enfer est pavé de bonnes intentions. Donc c'est là sur ces problèmes précis qu'il faut trouver des solutions, qu'il faut réfléchir par exemple à des reports, à des exemptes. Prochain rendez-vous le 17 novembre à Bruxelles pour le Conseil européen des ministres de l'agriculture.

Ces discussions s'annoncent denses et les agriculteurs y seront particulièrement attentifs.