La brutalité tranquille : j'analyse le meeting d'Edouard Philippe ! - Stream du 06/07/2026
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 11 %Attaque 59 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Évidemment, je vais commencer par ce qu'il y a de moins intéressant. Je vais vous parler de moi. »
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« Quand tu as besoin pour te revendiquer d'une origine populaire de remonter à tes grands-parents, voir ici à ton arrière-gr-père, mon arrière-gr-père était Docker. »
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« il a au moins l'honnêteté d'admettre que ouais, je viens de la classe moyenne, je ne viens pas de la classe populaire. »
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« C'est la France de Peggi, la France de Camu, la France de Zola, la France de Félixboué. »
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« En trois générations, ma famille est passée des docs du Havre au Pon de Matignon. »
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« elle a été au cœur de la République pendant un siècle, de 1880 à 1980. Un siècle de destin républicain. »
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« Édouard Philippe était déjà en politique. Édouard Philippe était un soutien de Nicolas Sarkozy. Édouard Philippe a entendu ce discours à Ville-pinte. »
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« Je suis père de trois enfants, Anatole, Léonard et Sarah 23, 21 et presque 16 ans. »
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« la grande cause nationale du quinquena décrétait alors qu'il était lui-même premier ministre, grande cause nationale décrété alors qu'il était lui-même premier ministre et qu'il est resté plusieurs années ensuite a été la lutte contre les violences sexistes et sexuelles »
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« Quel métier vont-ils exercer avec l'intelligence artificielle qui arrive, qui est là et qui s'imissent ? est en fait dans tous les domaines de la production, de la réflexion, des échanges. »
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« On ne fait pas assez pour les former et les préparer au monde qui vient. On ne fait pas assez pour leur indépendance financière et leur capacité à investir. »
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« La signature du macronisme, c'est le rejet de toute responsabilité. C'est jamais de leur faute. »
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« Il a été premier ministre d'Emmanuel Macron pendant 3 ans, plus de 3 ans même, je crois, pendant 3 ans. »
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« Notre projet est-il de préserver la situation actuelle en la faisant financer par nos enfants ou sommes-nous prêts déterminés à les aider à construire leur avenir ? »
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« La réforme des retraites d'Emmanuel Macron avait pour conséquence que chaque année plusieurs milliers de personnes supplémentaires allaient mourir sans bénéficier d'une seule journée de retraite. »
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« L'État promet tout s'occupe de tout. Quand on a 100 priorités, 1000 politiques publiques, on a plus de priorité et on rate ces politiques publiques. »
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« Quand tout est prioritaire, plus rien n'est prioritaire. »
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« Je crois que nous pouvons remettre la France sur la bonne voie. Je crois qu'une majorité des Français pensent comme moi et aspire à ce que l'État fasse son travail et à ce que les politiques préparent l'avenir. »
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« L'ordre républicain qui permet à chacun d'être libre parce qu'on est jamais libre quand on a peur de sortir de chez soi ou seulement quand on a peur d'être soi-même. »
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« La justice du 21e siècle ne peut plus être rendue avec les réflexes des méthodes et des traditions du siècle passé. »
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« Il y a eu un cruel manque de moyens. Et ça c'est ce sont les rapports successifs émis et rendus depuis 2022 qui le donne. »
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« Je veux aussi donner au maire un pouvoir de sanction pénale pour réprimer les infractions qui pourrissent la vie de millions de français. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
peuple de YouTube, peuple du podcast, bonjour. On l'attendait mesdames, messieurs, depuis si longtemps, des semaines et des semaines que nous n'attendions que ça. Il est présent, il est là, il est avec nous, il est enthousiaste. Et nous aussi ou pas, on ne sait pas, on ne sait plus. Ce qu'on sait c'est que Édouard Philippe mesdames messieurs, il était à l'Adidas Aren de Paris devant 4000 5000 6000 8000 personnes. On ne sait pas, lui-même ne sait pas. Personne ne sait mais ce qu'on sait c'est qu'il était là, il a parlé. Alors est-ce que tout le monde attendait ? Est-ce le moment où son programme massif promis sera révélé ou est-ce un nouveau meeting éclaté dans cette précampagne ?
Mesdames, messieurs, incroyable mais vrai, on y est. C'est le dernier grand meeting avant la pause estivale et c'est tout de [musique] suite dans le café rétorique. Incroyable. Et oui, bonjour. Bonjour peuple du futur. J'espère que vous allez bien. On va parler on va parler du meeting d'Edouard Philippe évidemment. Alors, attendez, je je ne je ne je ne serai pas Merde, je fais n'importe quoi. J'ai fait n'importe quoi. Attends, bouge pas, bouge pas Edward. Ça arrive, ça arrive. Voilà, voilà, c'est bon. Évidemment, je je ne serais pas digne du titre de Roublard en chef si je ne profitais pas de ce meeting d'Edouard Philippe à l'Adidas Arenade Paris samedi dernier, dimanche dernier.
Meeting qu'on va analyser aujourd'hui. Je ne serai pas digne du titre de président de la Roublardie si je n'en profitais pas pour vous rappeler que moi-même, comme vous le voyez, je serai en spectacle en janvier-février prochain dans de nombreux zénites un peu partout en France et notamment le 16 février à l'Adidas Aren de Paris. Incroyable mais vrai. Euh voilà. Euh qu'est-ce que qu'est-ce que que dire de plus ? Les billets sont en vente, vous pouvez les prendre. Un jour, il y en aura plus. Enfin, je je nous le souhaite, je vous le souhaite pas à vous, mais je nous le souhaite à nous.
Euh donc n'hésitez pas si vous voulez si vous voulez venir comparer le meeting d'Edouard Philippe à l'Adidas Arena avec l'antimeing électoral que sera cette toute dernière tournée du spectacle, n'hésitez pas, nous nous vous accueillerons avec plaisir à l'Adidas Arena et ailleurs euh voilà quoi. Bon, est-ce que j'ai d'autres trucs à vous raconter ? Bah non, je pense pas. Je pense pas. peuple du futur. Euh on est sur la dernière Préparez-vous euh peuple peuple du podcast et du YouTube, on est sur la dernière ligne droite là. Aujourd'hui, on couvre le meeting d'Edouard Philippe. Euh dans la semaine, on va couvrir la condamnation ou non de Marine Le Pen.
On couvrira les suites de cette condamnation s'il y en a et notamment la disqualification de la justice qui ne manquera pas d'advenir, les éventuels discours de Marine Le Pen et ou Jordan Bardella pour annoncer l'avenir du Rassemblement national dans la campagne de 2027. On va essayer de couvrir tout ça de manière un peu un peu fine et attentive et puis une fois que ce sera fini et bien et bien on se souhaitera bonnes vacances pour un petit mois euh ce qui nous amène jusqu'au entre le 10 et le 15 juillet quoi. On va dire si tout se résout assez rapidement.
Je pense que le 10 juillet, on est en vacances et si ça traîne, que ça rebondit, que il y a des déclarations en pagaille, qu'il faut analyser tout ça, peut-être qu'on est ensemble jusqu'au 15, quelque chose comme ça, quelque chose comme ça. Mais donc on est sur la dernière ligne droite, on attaque les 10 derniers jours, voir la dernière semaine avant la pause estivale, pause méritée parce que je crois que moi comme vous, on est éclaté après cette année euh ma foi anxiogène au demeurant. Le 15, je me fous en slip dans mon canal. [rires] Et là solution. Ouais, arrêtez. Parlez pas de malheur. Parlez pas de malheur.
Ça tout le monde s'en souvient de 2024 où avec PEM, on est en train de se dire "Ah, on a bien travaillé cette année. Ah, ça va faire du bien de pouvoir lâcher prise, lâcher la rampe, faire des streams un peu plus légers depuis Avignon quand soudain dissolution." [rires] Ça, on s'en souvient. Ça on s'en souvient. Ne le reisons plus jamais. [rires] Plein déménagement. C'est vrai. Euh, tu vas parler de la potentielle censure d'aujourd'hui ? Alors franchement non, je je vais être franc avec vous hein, parce que il y a zéro enfin il y aura pas de censure quoi. Il y aura pas de censure. Le RN a déjà annoncé qu'il voterait pas.
Donc de toute manière, même si tous les partis issus de l'ancien NFP se rassemblaient pour tous voter cette censure, ce qui ne sera pas le cas. Je je sais pas ce qu'a annoncé le PS, mais je serais bien surpris que le PS vote celle-ci, sachant que ils n'ont pas voté les précédentes. Mais même si même si le tout le PS votait cette censure, euh ce ne serait pas suffisant pour renverser le gouvernement. Donc j'ai j'ai envie de vous dire non, on va pas enfin tu vois enfin on peut on peut jouer si vous voulez, on peut on peut jouer à se faire des petits frissons, il y a pas de problème hein.
Moi je veux si vous voulez que je vous dise on va suivre la le vote de la censure peut être la fin de Sébastien le cornu ? Je peux si vous voulez qu'on fasse un peu d'actu d'acting, on peut hein. C'est intéressant. C'est c'est un c'est un jeu drôle mais bon [rires] euh voilà. En plus vous êtes nombreux à dire que euh alors certains disent "Le PS a pas pris la parole", d'autres disent "Le PS a dit" non. Mais en fait, dans un cas comme dans l'autre, de toute façon, la censure ne peut pas être ne peut pas être votée. Donc donc non, non, on va pas on va pas suivre ça. Après, si si les autres chaînes qui la suivent font de l'actualité, elles ont bien raison, il y a pas de Ah, le PS a dit non.
Oui oui. Bon ben donc écoutez-moi, je préfère regarder Édouard Philippe. Je préfère regarder Eddouard Philippe. Je préfère m'infliger ça. Regardez comme il a l'air content. N'est-ce pas ? Est-ce que ça fait pas du bien pour une fois de voir quelqu'un qui a l'air joyeux ? Regardez-moi ça. Cet arrêté sur image, c'est même pas comme je le disais avant que vous soyez là, j'ai même pas triché. C'est littéralement la première frame de sa vidéo officielle postée sur son compte YouTube. C'est la première image, c'est celle-ci. Donc regardez-moi ça. Si ça c'est pas un homme heureux. Un homme heureux. Je veux être un homme heureux, disait l'autre disait le poète. [rires] Euh voilà. Très bien.
Euh on va dire, écoutez, voilà, j'ai j'ai rien d'autre de spécifique à vous raconter, je pense. Euh on va euh on pourrait parler un Ouais, écoutez, on verra plus tard. On va dire bonjour au peuple du plus que futur euh parce que on sait jamais, on sait jamais. Peut-être une petite vidéo YouTube, voilà pour voilà pour comme ça quoi. Parisienne. Parisienne, j'ai envie de vous dire. peut-être une petite vidéo YouTube. Donc on va dire bonjour au peuple du plus que futur puis on y va. Euh qu'est-ce que qu'est-ce que je peux raconter ? Euh de toute façon, on va faire une intro une intro courte, hein. On va faire une intro courte. On on va faire la même intro que tout à l'heure en plus court.
Ce sera très bien. Ce sera très bien. Peuple de YouTube, on y est. Enfin, c'est incroyable un événement que l'on attend depuis des semaines et des semaines. Je trépignette d'impatience à l'idée de découvrir enfin le meeting d'Edouard Philippe à l'Adidas Arena. D'accord. Personne n'attendait ça évidemment. Et pourtant, et pourtant, ça a eu lieu ce dimanche, c'était à Paris euh dans cette toute nouvelle arena, la plus neuve des trois arénas parisienne avec la défense Arena, la plus grande, l'Arena de Bery, la plus légendaire et désormais l'Adidas Arena, inaugurée, je crois, pendant les derniers Jeux [raclement de gorge] Olympiques la plus récente.
Et bien, Édouard Philippe était dans cette salle immense pour inaugurer le lancement de sa campagne, le lancement officiel de sa campagne. cette fois, ça y est, il veut lui aussi montrer qu'il a envie. Il a envie d'avoir envie, il a envie de montrer qu'il a envie. On ne s'y retrouve plus, mais il y a quelque chose de cet ordre. Bref, il est là, il est en meeting. On va analyser ça comme on l'a fait pour tous les grands meetings de cette période de précampagne électorale. On va revenir bien sûr sur la scénographie, la salle, la réalisation vidéo, tout cela ça compte pour déterminer le succès ou l'infortune d'un meeting.
Et puis bien sûr, on va analyser la rhtorique d'Edouard Philippe sur la forme. Il y a pas mal de choses à en dire sur le fond. Bon, sur le fond, il y aurait trop à en dire. Donc on va on va on va on va se limiter à quelques points de commentaires et pas un fact checking/ash décryptage complet de l'intégralité de son discours. Ça nous entraînerait dans les limbes de la nuit et je ne suis pas sûr que ce soit nécessaire à ce stade. Par contre, on va revenir sur les les grandes punchlines, les grandes stratégies rhtoriques qu'il a déployé.
Bref, on appréhende ce meeting comme les autres, c'est-à-dire comme un objet rhtorique, comme un un élément de campagne dont avant de savoir s'il nous convain, on peut déjà chercher à savoir s'il est ou non efficace. Et c'est à minima question qu'on va tenter de trancher. Sachant que quant à savoir s'il nous convain ou non, j'ai je me fais il me semble que cette réponse là appellera peu de surprise. [rires] Voilà. Alright. Et ben écoutez, c'est parti. C'est parti. On va commencer par regarder l'entrée d'Edouard Philippe. On la regarde et puis on la commente ensuite. Dès l'entrée, il y a déjà presque 1000 choses à en dire. On y est.
Regardez, c'est la première image dans ce replay officiel du meeting d'Edouard Philippe. La première image commence sur cette expression d'exaltation. C'est vraiment une une joie intense, un bonheur indescriptible. Un bonheur indescriptible que l'on peut lire ici sur le visage d'Edouard Philippe. Le point est levé, la démarche est vigoureuse, l'attitude est déjà glorieuse. Vous le voyez, son nom son nom est en gros derrière ce slogan avec Édouard euh qui horne tout à la fois l'écran en fond de scène et les je sais pas si c'est un écran d'ailleurs mais qui orne en tout cas à la fois le fond de scène et les pancartes. Et puis il est là Eddouard Philippe, il va parler.
On regarde l'entrée en scène d'Edouard Philippe, ancien premier ministre sous le premier quinquena d'Emmanuel Macron, maire du Havre et bien évidemment candidat déclaré à la prochaine présidentielle. Ah, j'ai raté mon effet.
[musique]
[rires] [rires] Attendez, attendez, attendez, je remets, je remets. Ah là là, j'adore. [rires] C'est dur. [rires] Et oui, c'est difficile. [rires] Alors euh, tant de choses à dire. Bon, euh la musique, on est d'accord, c'est de l'IA probablement. La musique c'est probablement de Lia, j'imagine. J'imagine que Ou alors une une espèce de musique libre de droit téléchargée pour YouTube dégueulasse. Euh donc c'est évidemment catastrophique. Alors c'est pas cher. C'est pas cher he vous le savez. Le problème c'est que avoir une une musique originale, ça demande tout à la fois de euh ça demande tout à la fois de payer un compositeur et ensuite de lui payer les droits d'une manière ou d'une autre.
Il y a des sessions de droit qui sont possibles, mais sur une campagne comme ça, c'est pas forcément facile à négocier et les compositeurs ont bien ont bien raison. Euh si tu veux prendre un son qui existe déjà, tu vas être obligé là aussi de verser des droits d'une manière ou d'une autre, probablement en tout cas. Donc la solution de facilité, c'est d'aller sur du copyright free, voir sur de la musique en a dégueulasse comme ça. Tu es sûr qu'il y a que toi qui l'a. Elle est moche, hein. Elle est moche. Elle a pas d'âme. Elle elle transpire la médiocrité par toutes les croches. Mais au moins, c'est que la tienne, elle est qu'à toi. Donc voilà. Voilà où on en est.
Pourquoi forcément de Lia, c'est juste du libre de droit. Bah, on sait, on sait pas. Ça peut être l'un ou l'autre. Ça peut être l'un ou l'autre. Mais mais dans un dans un cas comme dans l'autre, c'est vraiment la musique est vraiment pas ouf quoi. H une spécificité un peu étrange, c'est euh c'est le fait que Eddouard Philippe alors au-delà au-delà de la musique qui est-ce qu'elle est, ce qui rend cette séquence un peu étonnante parce que moi je trouve ça un peu étonnant, vous je sais pas mais ce qui rend cette séquence un peu étonnante, c'est le fait qu'Edouard Philippe arrive sur scène depuis l'estrade d'elle-même.
Donc il fait il fait une entrée sur scène depuis le plateau, depuis les coulisses, enfin directement sur le plateau depuis les coulisses et non pas en fendant la foule comme l'ont fait à peu près tous les autres hein, que ce soit Raphaël Gluxman, Gabriel Atal, vous vous souvenez, Bruno Retaillot, tous ont fendu la foule, se sont montrés entourés de leur soutien, serrant des mains, claquant la bise, disant quelques mots à l'un, quelques mots à l'autre, des petits clins d'œil Et là non, on a Édouard Philippe qui fait une entrée sur scène qui est beaucoup plus scénographiée, beaucoup plus alors héroïsé, elles le sont toutes, mais en tout cas une entrée où son exceptionnalité est davantage mise en avant plutôt que sa représentation d'un collectif.
Quand tu te montres en train de fendre la foule, tu te montres entouré de ton collectif, de tes soutiens, de tes militants, de tes lieutenants. Et au fond comme le primous interparèse, le premier parmi les paires, quand à contrario comme Édouard Philippe ici, tu fais une entrée sur scène depuis les coulisses, là tu te montres comme étant la seule personne sur laquelle tous les regards sont centrés. Celui qui arrive directement en surplomb quand tous les autres sont en contrebas. en terme de de d'intention, je ne sais pas, mais en tout cas de connotation, ça c'est sûr, les l'univers de sens véhiculé est pas exactement le même.
[raclement de gorge] Bon, donc c'est une campagne presque peut-être même encore plus héroïée que les précédentes qui init ici Édouard Philippe. Le seul problème, le seul problème c'est que et c'est là où je trouve que ça marche pas trop, pour moi, quand tu fais une entrée sur un plateau, tu tu la tu ne fais pas que la scénariser, tu la chorégraphies. C'est-à-dire et d'ailleurs c'est l'entrée, on peut aller voir tiens par contraste. Enfin voilà, tu la chorégraphies, c'estàd que tu minutes très précisément l'entrée par rapport à la musique. Tu te débrouilles généralement et tu peux totalement le faire dans une salle aussi grande que celle-là. C'est très grand la dit Arena.
Tu peux tout à fait le faire dans une salle aussi grande que celle-là. Tu te débrouilles pour avoir une une scène de marche où tu vois la personne s'approcher progressivement du pupitre et puis il marche lentement dans cette scène de marche. Là, il peut faire des gestes de motivation. Là, il peut envoyer comme ça des petits checks à la foule et puis une fois qu'il arrive derrière son pupitre, là le discours va commencer. Et c'est comme ça d'ailleurs que le on va on va voir ensemble. Je crois que c'est comme ça que le meeting de SarkoZi à Villeinte était scénographié. Alors, attendez. Hop.
qui est un meeting comme ça où Sarkozi, si ma mémoire ne me trompe pas vient depuis le fond de scène dans un dans un dispositif particulièrement impressionnant et fait pour être impressionnant. Alors, attendez. Sarkozy Ville euh 2012. Tout à fait. Euh discours de Nicolas Sarkozy. Alors, je sais pas si on a le je ne sais pas si on va avoir l'entrée en scène. Euh, on va aller voir. Attendez. Hop. Si on l'a. Ah non, je suis je suis mauvaise langue. Il fait la même chose. Il fait à peu près la même chose. Hop. Ah si si. Regardez regardez. C'est exactement ce que je vous disais. C'est exactement ce que je vous disais.
Voyez l'entrée sur scène de Nicolas [musique] SarkoZi pour son grand meeting à Villeinte. On était en 2012. L'entrée, elle est chorégraphiée. On le voit marcher arriver. Il c'est l'homme qui s'approche du pupitre. Il s'arrête, voyez, pour saluer la foule, mais il s'arrête dans une marche qui le conduit à un point final. et tout le monde sait que quand il arrivera à ce point final, il commencera son discours. Il y a quelque chose qui est assez bien fait, bien chorégraphié dans cette image parce que à aucun moment Nicolas Sarkozyine a l'air perdu.
Vous voyez là, on l'a vu s'arrêter au milieu, mais c'est un c'est une pause qui est intentionnelle pour saluer la foule et tout le monde sait que voilà, au moment où il arrive derrière le pupitre, il peut commencer son discours, mes chers amis. Et effectivement, il commence son discours. Donc vous voyez là, il y a quelque chose qui a été littéralement chorégraphié et qui a été chorégraphié pour que jamais Nicolas Sarkozi n'ait l'air perdu sur le plateau. C'est-à-dire qu'il arrive de loin, on le voit arriver. Ce temps où on le voit arriver est un temps nécessaire pour construire la hype, pour construire les attentes, pour construire la tension, pour construire l'envie.
C'est-à-dire qu'on le voit maintenant, on veut qu'il parle mais il ne part il ne parlera pas tout de suite. Donc c'est un moment à la fois où la foule voit son enthousiasme et sa frénésie monter. C'est un moment où l'orateur peut se gorger de tout l'amour et et toute la gloire que lui renvoie les personnes présentes. C'est un moment qui est euh visuellement très beau, très impactant pour les télévisions présentes. Et le le le point d'arrivée de cette chorégraphie, c'est bien sûr le pupitre. Dès qu'il arrive au pupitre, il commence à parler pour à aucun moment ne donner l'impression d'être, comme on dit au théâtre, en caraf, c'est-à-dire d'être perdu comme ça sans savoir quoi faire.
Et le contraste avec Nicolas Sarkozi vous montre à quel point est-ce que l'entrée d'Edouard Philippe est une entrée qui se veut être similaire, c'est qu'il ne fend pas la foule, il arrive directement sur le plateau mais qui a été beaucoup moins chorégraphié où un déplacement long n'a pas été prévu. Et donc ça donne Édouard Philippe qui vous allez voir, on on la revoit à cette tô maintenant depuis le début qui arrive et qui a l'air paumé qui a l'air paumé. C'està-dire que il a à la fois l'air comme ça un peu frénétique, très content et en même temps lui-même a l'air de ne pas trop savoir comment prendre la parole. Et alors vous allez voir, on va laisser maintenant dans la durée.
Euh ça n'est pas seulement une impression, ça va réellement être le cas. C'estàd que lui-même ne va pas savoir comment faire pour reprendre la main, reprendre l'ascendant sur sa propre foule. Voyez là, le déplacement est beaucoup trop beaucoup plus court. Et là, ça y est, il est déjà à son pupitre. Là, normalement, il devrait commencer à parler et à la place il a il se balade, il fait des petits gestes comme ça. Alors la réalisation, la musique fait que cette gêne, elle est pas si perceptible que ça. Mais bon, quand même, tu sens que c'est un peu long, quoi. Là, vous voyez, c'est grand la arena. Voyez là, il est en train de voyez là là tu vois quand même quelqu'un en carafe quoi.
Là tu vois quand même clairement quelqu'un en carafe là. Là voilà ça c'est la définition d'une carafe au théâtre. Alors lui il est en train de se gorger de il est vraiment en train de se gorger d'énergie, se gorger d'amour mais euh mais sc [rires] mais scénographiquement ça ne marche pas très bien. Il y a il y a un côté un peu approximatif. Voilà, c'est ça le mot que je cherchais. Il y a un côté un peu approximatif, une espèce d'impression d'érance qui se dégage davantage que maîtrise. C'est quand même fou, hein. C'estàd que quelque part quelque part [rires] je vais je vais je vais sortir une comparaison polémique qui va faire exploser le chat.
Mais quelque part, c'est là que tu vois que les meetings électoraux euh c'est un peu comme le nucléaire. Il y a eu une perte de compétence en France. C'est-à-dire que du temps de Nicolas Sarkozi, on savait faire des beaux meetings, on savait scénariser tout ça, on savait faire en sorte qu'il y ait pas un seul accro. Et en fait, quand tu regardes aujourd'hui les meetings électoraux chez Horizon, chez Gabriel Atal, chez je vous parle même pas de Raphaël Gluxman, tu vois que ils sont paumés quoi. C'estd que ils ne ils ne savent pas comment les capter, ils ne savent pas comment les organiser. Il y a à chaque fois un truc qui va pas.
Souvenez-vous de Gabriel Atal et et de son de son petit pupite flingué dans lequel on voyait un vieux rouleau de gaffeur euh qui était clairement visible sur le contre-champ. Enfin, à à chaque fois, il y a un truc qui y a un truc qui merde. Et en fait, je pense que ce qui merde, c'est littéralement de la perte de compétence. C'est-à-dire que quand Nicolas Sarkozi vient et fait son meeting, il le fait au sein de l'UMP. l'UMP euh le nouveau nom du RPR qui est un un parti euh très ancien où il y a une une vraie compétence de gens qui savent organiser des meetings, qui savent ce qu'il faut faire, ce qu'il faut pas faire.
Bon, en fait, quand tu regardes à à contrario, Horizon, c'est un parti relativement récent. Je sais pas exactement qui est à l'organisation de tout ça, mais euh il y a peut-être moins de talent, moins de personnes qui organisent des meetings depuis moins longtemps. Euh je ne vous parle même pas de Raphaël Guxman parce que là, on a vu que l'amateurisme était complet et qu'ils ont bricolé avec des des des bouts de ficelles. Mais même chez Renaissance qui est un parti relativement neuf. Alors certes, ils ont fait des très beaux et très efficaces meetings avec Emmanuel Macron, mais peut-être que tout cela a été organisé par des prestataires.
Après après chez Renaissance, il y a pas vraiment d'excuses en réalité. Ils ont déjà su organiser des meetings très maîtrisés et ils ont l'argent pour prendre des prestats. Donc il y a pas vraiment des il y a pas vraiment de raison. Euh pour l'instant tout cela fait très amateur. Le vous vous êtes nombreux à me parler de LFI. Pour l'instant, Jean-Luc Mélenchon a fait un seul meeting en plein air qui est toujours un type de meeting un peu différent. Donc pour moi, on peut pas les analyser exactement à la même ha. Par contre, ce qui est vrai, c'est que LFI a acquis un vrai savoir-faire en organisation de meeting et pour le coup, la plupart du temps, c'est quand même très maîtrisé.
Là, bon, tu vois que tu vois que c'est le début quoi. Tu vois que c'est le début. La typo de Edward avec Eddard Philippe, elle est complètement approximative. Je ne comprends pas ce qu'ils ont voulu faire ce E dégueulasse avec la barre. Je sais pas si vous voyez bien mais la barre supérieure du E qui a l'air d'être un peu pas pleine quoi. Je je sais pas ce qu'ils ont voulu faire. Je trouve ça moche. Je trouve ça moche. Euh je trouve ça je trouve ça approx je comprends pas. Bon écoutez, ils ont tenté ça. Bon alors vous allez voir parce que ça n'est pas fini hein. Ça le Oui, bien sûr, évidemment.
Il y a le bleu, blanc rouge, mais mais euh là c'est peut-être il y a peut-être une inscription, je sais pas ce que c'est. Bon, on va voir. Peut-être qu'on peut-être qu'on saura dans le meeting. Euh, c'est pas fini. Vous allez voir la carafe d'Edouard Philippe, son sa torture d'être sur scène et de ne pas savoir comment prendre la parole ne fait que commencer. Alors là vous l'entendez pas mais on entend donc la la musique voyez la musique finit par s'étioler lui ça y est il est derrière son pupitre il va parler enfin mais écoutez soudain soudain un petit tambour apparaît. Et là, là c'est long là là c'est un homme en souffrance. Le petit tambour. Qui a amené un tambour ?
Qui qui est-ce qu'on a laissé rentrer avec un tambour ? Ça ne s'arrête pas. C'est long c'est très très long. C'est c'est très très long. Et il sa il sait plus quoi faire. Il sait plus quoi faire. Il est en caraf. Il essaie de prendre la parole. Il arrive pas. Mes amis, ça ne marche pas. Ça ne marche pas. Il n'a il n'a pas de charisme. [rires] Ça ne marche pas. Mesdames, messieurs, euh ce sourire, c'est le sourire d'un homme qui comprend qu'il a moins de charisme que le tambour. [rires] [souffle coupé] C'est un homme qui comprend qu'il a moins de charisme que le tambour, qui est en train littéralement de monopoliser [rires] la parole.
[gémissement] Les amis, [rires] deuxème tentative, c'est toujours un échec. Voilà voilà. [rires] [souffle coupé] Euh bon, ça c'est vraiment très raté. Ça c'est vraiment vraiment très raté. Euh déjà parce que l'intro était longue. Alors évidemment je suis vous vous me dites "Tu es dur". Je suis un peu dur. Je suis un peu dur mais je trouve l'intro honnêtement très peu maîtrisée. Je la trouve très peu chorégraphiée. Je trouve que c'est vraiment une intro qui a été sous-travaillée par rapport à l'enjeu. J'ai fait une pause volontairement ici. On va parler de la scénographie dans un instant.
Je trouve que l'intro a été vraiment sous-travaillé, sous-choréraphié, sous-scénarisé par rapport à la hauteur de l'enjeu. Ils ont réservé une arena, enfin c'est pas rien. Et à la suite de cette entrée mi figin pas forcément catastrophique mais pas réussi non plus, cette séquence tambour où clairement lui il a envie de commencer à parler, lui il sent que là il y a un un moment de flottement, qu'il y a un moment d'incompréhension ou sinon d'incompréhension en tout cas qu'il y a un moment de d'attente et et il ne parvient pas à reprendre la parole. Il est coupé par le tambour. ce petit tambour qui continue, ça je pense que c'est pas bon he comme image.
D'autant que d'autant que les connotations attachées au tambour, la marche militaire, la marche au pas de loi renvoie quelque chose qui alors certes est tout à fait congruent avec le discours d'Edouard Philippe he dont on voir dont on va voir que c'est un discours aussi qui est un discours martial, qui est un discours autoritaire, qui est un discours très dur et à ce titre le petit tambour un peu militaire n'est pas absurde. Mais ici comme ça maintenant dès le début, je suis pas sûr que c'était du tout une bonne idée et je me je pense même que lui en a conscience au moment où ça se passe.
Donc voilà pour voilà pour ce début de meeting qui n'est pas catastrophique mais qui clairement aurait pu être largement optimisé et c'est dommage de ne pas l'avoir optimisé dans une telle salle avec un tel enjeu. Ce meeting pour le coup, ça doit leur coûter une fortune. Ça doit vraiment leur coûter une fortune. Ça doit leur coûter très cher et et je trouve que c'est dommage de pas avoir ça doit leur coûter très cher. C'était organisé relativement tard dans la saison. Je pense qu'il y avait le temps normalement d'affiner chaque point et clairement ils ne l'ont pas fait.
C'est même assez incompréhensible he de ça de comprendre comment ça se fait que tu peux avoir une entrée sur scène comme ça qui soit à ce point enfin dans dans laquelle il y ait autant d'approximation. Autant d'approximation. Un mot sur le sur la scénographie. euh franchement qui est plutôt réussi, assez sobre, assez simple euh assez évidente mais quand même plutôt réussie. Vous voyez que euh Eddouard Philippe a fait une scénographie alors assez classique dans une arena. Il a fait une scénographie cubique, c'està-dire que il s'est mis sur un cube. Alors le cube est constitué d'escalier, ce qui lui donne une petite connotation un peu de temple grec. Il y a il y a un côté très institutionnel.
Euh on peut presque avoir l'impression qu'il parle depuis le oui le parvis de d'une cathédrale ou d'un temple et donc évidemment d'un temple plus que d'une cathédrale d'ailleurs. Et et bien sûr que cette connotation là dans le cadre d'un tu vois, c'était pas la scén prévue à la base mais vu qu'ils ont dû revoir la chose, ça a donné ça. Ah tu Non, je comprends pas. OK. Euh j'aimerais bien savoir. Alors je vous OK, je je j'ai pas j'ai pas l'histoire de cette scéno. Je vous dis moi ce qu'elle m'inspire. Mais je vous dis moi ce qu'elle m'inspire. Euh il y a pas autant de monde que Ah ok. Alors alors très bien. Donc OK, j'ai compris. J'ai compris.
C'est J'ai j'ai exactement compris ce qui s'est passé. J'ai exactement compris ce qui s'est passé. Donc le Édouard Philippe s'est mis au milieu d'un cube, ce qui est assez classique dans une arena, ce qui est assez classique dans une arena et même c'est ce que tu as envie de faire à l'Adidas Arena de Paris quand tu fais un meeting électoral, c'est de faire une scène quadrifrontale. Et on voit clairement que cette scène a été prévue pour un meeting en quadrifrontale. C'est-à-dire que c'est une scène cubique. Une scène cubique, c'est totalement fait pour que dans une arena, tu puisses parler de chaque côté et avoir des gens de chaque côté.
Euh, d'ailleurs, vous le voyez, on a même au-dessus le petit cube. Alors, il est un peu petit, hein, il est un peu moche. Franchement, tu sens qu'ils ont tu sens qu'ils ont dû faire des des compromis sur les écran parce que d'ordinaire sur une sur une sceno comme ça, tu t'attends à avoir un cube qui fasse euh vraiment toute la toute la périphérie. Enfin, tu t'attends à avoir un cube d'écran qui fasse toute la périphérie du cube scénique sur lequel la personne parle. C'est ce qu'avait fait notamment Emmanuel Macron à la défense Arena pour l'élection de 2022. Là, tu vois ce petit cube un peu ridicule avec la le tout petit écran d'Edouard Philippe là.
Euh, je trouve ça discutable comme choix, mais on voit clairement que tout avait été pensé pour faire un une intervention en quadrifrontal et infé, vous le voyez, Eddouard Philippe, il parle en trifrontal seulement. Il a des il a des spectatricistes à 180° avec en fond de salle ces trois écrans dont celui-là un peu moche sur la vue du sur la vue de loin. Je trouve que ce split entre l'image en 169 du père du du candidat qui parle et puis lec Edouard en dessous, je trouve ça assez moche. Mais c'est vrai que quand tu es en quand il est en plan rapproché, du coup on voit juste le avec Eddouard et c'est beaucoup plus propre. Donc là-dessus, il y a pas de il y a pas de il y a pas de problème.
Il semblerait que il semblerait c'est c'est quelque chose qui se qui se murmure, mais il semblerait que effectivement Édouard Philippe avait prévu un meeting en quadrifrontale. Il avait prévu d'avoir du monde tout autour de lui et ce cube en est le témoin. Et semble-t-il que il y avait moins de gens que prévus et comme il y avait moins de gens que prévu, ils ont dû revoir avec juste une partie de la salle. Là, il y a il y a des tribunes derrière ici qui sont vides. Et donc, pour que ça ne se voit pas, ils ont fait ce qu'on fait dans ce cas-là.
C'est-àdire qu'ils ont tendu ici, j'imagine, un immense rideau noir et ils ont mis devant le rideau noir des écrans qui donnent l'impression qu'il y a un fond de salle. Alors que, en réalité, ce qui s'est passé, Attendez, je regarde. Euh, yes. Ah oui, voilà. Super, super super. GG PEM, merci beaucoup. Alors que en réalité ce qui s'est passé c'est vraiment juste que ils ont dû ils ont dû restreindre leur leur scénographie initiale parce qu'il y avait pas assez de monde. Bon c'est un peu dommage mais en même temps il y a pas de monde. Il y a pas de monde ça tu vas pas tu vas pas inventer tes spectateurs. Alors attendez PM vient de m'envoyer incroyable mais vrai une preview.
Ce compte n'existe pas. Comment ça ? Ah ça y est je l'ai. P vient de m'envoyer une preview de ce que ça aurait dû être. Attends vraiment c'est c'est bien on est d'accord. OK, je vous le montre. Refuser les coquin non nécessaires. Pourquoi est-ce que je suis paumé ? Voilà, je vous le montre. [toux] Voilà, les jeunes les jeunes Horizons avaient il y a un peu moins d'un mois révélé ce visuel. ce visuel qui est probablement fait en intelligence artificielle. Euh est-ce que c'était la scénographie prévu ? Difficile à dire.
Euh j'ai l'impression qu'ils ont voulu ça ça ressemble quand même à un terrain de basket et c'est vrai, on est d'accord hein, ça ressemble un peu un terrain de basket et c'est vrai que euh à laadita d'Asarina de Paris, il y a notamment du basket et donc je j'imagine que c'est ce qu'ils ont voulu c'est ce qu'ils ont voulu utiliser. Ils sont peut-être partis. Ouais. Non, je pense pas. Je pense vous savez ce que je pense ? Je pense que là, ils sont partis d'une photo initiale où ici tu avais un terrain de basket et ils ont demandé à Lia de transformer le terrain de basket en meeting d'Edouard Philippe et derrière vous voyez que les trucs ont été rajoutés à l'arrache. C'est dégueulasse.
Je pense que c'est je pense que c'est ça qui s'est passé et donc je pense pas que ça c'était la scena prévue initialement. Je pense que c'est une scèno inventée par Lia à partir d'un à partir d'une d'une image de de basket à la Didas Arena. C'est euh c'est ce que j'anticipe. Mais là où PEMF a parfaitement raison, enfin là où PEMF a parfaitement raison, euh là où ce que dit PE fait ce que moi je vois sur les images est tout à fait congruent, c'est que ils ont dû réduire la jauge parce que ils avaient prévu plus de personnes.
Et comme je vous dis, ce cette esplanade qu'ils ont construite et qu'il leur tient un lieu de plateau, ça ressemble quand même à quelque chose qui était prévu pour du quadrifrontal. C'est ces écrans-là aussi ressemblent à quelque chose qui était prévu pour du quadrifrontal. Il se retrouve en trifrontal. Bon euh cela étant c'est une belle salle là dit Sarin. Vous voyez que tu as tu as du monde tu as du monde loin loin loin loin et haut. Euh éclairage bleu blanc rouge de la salle très classique. Éclairage bleu blanc rouge absolument classique. Tout à fait tout à fait tout à fait déjà vu mais maîtrisé maîtrisé. Ça donne ça donne cette image qui est franchement c'est pas dégueu.
Franchement c'est pas c'est pas dégueu. Attendez, qu'est-ce que vous êtes en train de dire ? Ouais, fais voir. C'est chipose. Attends, il y a des gens qui disent quelque chose. Le cube d'écran. Ouais. Euh bref, le alors après, est-ce que vraiment est-ce que vraiment Philippe il aurait fait un vrai meeting en quadri quadri ? Pas sûr parce que on voit que le meeting a quand même été prévu pour être fait avec un pupitre et en fait un meeting en quadri frontale, tu le fais sans pupitre. Le des meetings en quadri frontale. Alors vous êtes nombreux à dire "Mais est-ce que c'est classique ça ? Est-ce que ça se fait ?" Oui, ça se fait.
Euh le premier euh le premier à l'avoir utilisé régulièrement ses Mélenchons, clairement, je vous le montre hein. Euh par exemple ici avec son meeting immersif, voyez où il est sur une scène en quadri frontale. Est-ce qu'on a Est-ce qu'on peut avoir des des visions un peu un peu loin de la scène ? Bon là, de toute façon, c'est pas lui qui parle. Voilà, voyez, ça c'est Mélanchan sur une scène en coadrée frontale pendant le meeting immersif avec des écrans partout sur les murs autour de lui. Et c'était loin d'être le premier meeting en quadrée frontale que Mélenchon faisait. Donc ça pour Mélenchon, c'est c'est c'est clairement lui qui a inauguré ça.
Mais celui qui a embrayé le pas et qui l'a fait d'une manière très maîtrisée, c'est Macron à la défense Arena qui était le seul meeting de son le seul meeting de sa campagne de premier tour en 2022. Et je vous montre, vous allez voir. Hop, hop. Euh là, vous avez une idée de ce que ça peut et de ce que ça doit donner un meeting dans une arena. Alors, attendez, il faut faut que j'arrive à trouver un endroit où on a un plan large. Voilà, voyez, ça donne ça. Ça donne ça. Bon, alors ça c'est la défense arena, c'est la plus grande salle d'Europe. Donc là, pour le coup, c'est ça doit être trois ou quatre fois l'Adidas Arena, je pense.
Et vous voyez, Macron, il avait fait un alors son son lui son plateau était hexagonal pour figurer bien sûr la France. Il y a des plans plus larges où on voit que au-dessus de lui, il y a des murs d'écran qui sont absolument immenses. Et vous le voyez, il n'a pas de pupitre. Il il se balade sur son sur son plateau et il a des prompteurs aux quatre angles, ce qui lui permet de toujours garder un lien avec voyez. Ah si, il avait un pupitre, excusez-moi du je excusez-moi, il y avait il y avait bien un pupitre mais il il ne s'en était pas moins baladé. Non, il s'était pas baladé, je dis des bêtises. Il y avait bien un pupitre.
Autant pour moi, j'avais le souvenir de quelqu'un qui s'était qui s'était Si si si si. Regardez, regardez, regardez. Il y a bien deux pupitres ici. Il y a bien deux pupitres ici et sans doute un troisième derrière. Et donc il pouvait se balader et à chaque fois il avait ses le nécessaire pour pouvoir le nécessaire pour pouvoir faire son discours avec ses voz. Regardez là, il est au milieu du au milieu de l'écran. Enfin, au milieu de la la de l'estrade. Voilà, ça c'est ce que tu fais normalement dans une arena quand tu viens te te caler dans une arena pour faire un discours. Bon, Édouard Philippe, je dirais sa scénographie comme son entrée, bien mais pas top. Je dirais bien mais pas top.
Euh bon, maintenant qu'on a commenté pendant une demi-heure, ce qui manifestement et la seule chose qui m'intéresse, c'est-à-dire la réalisation du meeting, on va pouvoir commencer à écouter Philippe, ce qui est ce qui m'intéresse manifestement le moins. Mais écoutez, on y va [acclamation] mes amis, mes amis, [rires] les amis, les amis, laissez-moi parler. Pardon. [cri] [gémissement] Ah, c'est le retour du Pardon, j'avais oublié de vous dire que c'était pas fini. Là, tu vois que vraiment il en peut plus. Il voit sa vie défiler devant ses yeux euh et c'est le retour du tambour. Et à nouveau, il a moins de charisme que le tambour. président président.
Alors, par ailleurs euh le gars au tambourg euh tout sauf un musicien [rires] parce que là, il tape un rythme vraiment très aléatoire. [gémissement] [cri] Mes amis, il a fait saturer les micros. [rires] Il a fait saturer les micros tellement il en peut plus. Voilà mes amis, voilà le moment où nous allons engager cette campagne pour la France. Et il parle trop fort. Il parle trop fort du coup et il fait saturer les micros quand il a fait des tests avant. Il parlait moins fort et euh et là forcément avec l'enthousiasme avec le avec le tambour avec les avec les gars qui crient "Eder président". Du coup il veut couvrir la foule de sa voix.
Il parle trop fort, trop près, il fait saturer tous les micros. C'est que c'est c'est ballot, hein. [acclamation] Dire dire qui on est, ce qu'on veut faire, comment on veut le faire et avec qui dire où l'on veut emmener la France. Voilà ce que c'est qu'une campagne présidentielle. Le reste, c'est de l'accessoire. ici avec vous tous aujourd'hui, nous lançons cette campagne présidentielle. Ouais. l'exorde du discours. Donc les les premiers mots, les premiers mots prononcés qui s'apparentent à une forme d'exordexabryto, c'est-à-dire une entrée en matière abrupte, une volonté de plonger immédiatement son public dans le cœur même du discours est pas complètement raté.
C'est pas complètement déconnant. Euh il y a pas il y a pas d'introduction a il y a il y a pas de mot d'introduction, il y a pas d'entrée en matière, on est directement dedans. Dire qui l'on est, ce que l'on veut, comment on veut le faire. Voilà une campagne présidentielle, le r c'est de l'accessoire. Le reste c'est de l'accessoire. Il est directement dans le vif de son sujet. Euh bon, c'est pas ça c'est pas mal. Ça c'est ça c'est ça pour le coup c'est pas mal. Ça marche pas trop mal. Il manque ça manquait d'une petite punchline. C'est dommage de pas l'avoir travaillé un peu mieux.
C'est dommage de pas avoir trouvé quand même quelque chose d'un peu plus mobilisant pour soit introduire, soit conclure cette petite séquence initiale. Mais bon, c'est pas c'est pas c'est pas déconnant. Ah, c'est reparti. [rires] Le petit tambour, le petit tambour aléatoire est toujours là. Et elle ne commence pas. Et elle ne commence pas à n'importe quel moment de notre histoire cette campagne présidentielle. Elle commence dans un pays inquiet, en colère, fatigué de voir les problèmes s'accumuler sans que les solutions ne suivent.
un pays qui doute de lui bien souvent, qui doute de son école, de son état, de ses élites, de ses choix passés et parfois même de sa capacité à faire des choix pour demain. Mais cette campagne, elle commence aussi dans un pays qui n'a pas renoncé. Donc évidemment lancement classique de début de meeting et de début de campagne, la dramatisation du contexte. Notre pays doute. Notre pays ne sait plus où il va. Notre pays a perdu ses repères. Les citoyennes et les citoyens n'ont plus confiance mais nous pouvons redresser la barque. On est dans le pivot classique peur solution.
On on suscite de la peur quant à une situation que l'on présente comme dramatique pour ensuite euh apporter de l'espoir en faisant miroiter une solution simple, la nôtre, celle que nous proposons et qui a vocation à convaincre les auditeurs et les auditrices. Euh très classique rhthoriquement, début de discours pour le coup très canonique. c'est et que l'on a retrouvé de manière quasiment identique chez une bonne partie des candidats qui se sont exprimés avec des discours comme ça un peu creux, un peu mobilisateur. Gabriel Gabriel Atal en tête un pays le nôtre qui a tout pour réussir.
Un pays qui construit des avions exceptionnels, des trains à grande vitesse, des vins merveilleux, des objets de luxe recherchés partout dans le monde. Un pays qui dispose encore d'une industrie cinématographique exceptionnelle. Tu sens que c'est un meeting de droite he parce que pour valoriser les choses exceptionnelles que construit que construit le pays, bon certes, il y a des trains, des avions, mais il y a surtout des vins merveilleux, des objets de luxe exceptionnels. Tu tu sens le meeting de droite quand même he ? Un pays qui regorge partout. Ah oui, on construit pas. Oui, certes, vous avez raison. On ne construit pas du vin. Passez lui. Passez-lui cette approximation.
Admettons que c'était une métaphore. On va on va pas commencer Moi, je vous trouve un peu dur. On va pas commencer à tout critiquer non plus, dit-il après s'être moquée de chaque image jusqu'à présent de pépite humaine, culturelle, patrimoniale, productive, industrielle. Un pays qui sait très bien, je le crois, que tout n'est pas perdu pour peu qu'on lui dise la vérité, qu'on lui montre la route et qu'on tienne enfin ce compromet. ici maintenant, nous lançons l'effort collectif qui va nous permettre de reprendre en main le destin de notre pays. Nous allons, mes amis, prendre le pouvoir. Bon, ça c'est les trucs mobilisateurs.
Évidemment, tu as tes électeurs et tes électrices en face de toi, tu veux susciter leur enthousiasme. Donc, tu leur dis nous allons gagner, nous allons prendre le pouvoir, nous allons triompher. à la fin, vous verrez, nous réussirons, le changement c'est maintenant et et toutes ces euh toutes ces banalités de meeting là, c'est purement mobilisateur, hein, quand il dit quand il dit tout ça, c'est vraiment que du jeu émotionnel. Euh un petit euh une petite introduction centrée sur des émotions d'angoisse plutôt. L'angoisse face au déclin, l'angoisse face au renoncement et puis immédiatement une bascule vers l'espoir, l'espoir d'un monde meilleur.
Et cet espoir se cristallise en une solution miracle, celle de prendre le pouvoir. Alors évidemment, nous allons prendre le pouvoir de la part de quelqu'un qui l'a eu [rires] pendant 3 ans. La chose pourrait paraître audacieuse. L'affirmation pourrait paraître euh Oui, l'affirmation pourrait paraître audacieuse, mais il va s'en expliquer. Il va s'en expliquer, j'imagine. J'imagine. Merci Hugo pour le raid. Merci beaucoup, c'est gentil. Bienvenue. Bienvenue Hugo. Bienvenue les Raiders et les Raiders. J'espère que vous avez passé un bon live. On est en train d'écouter Douard Philippe. Euh, on critique tout. Sachez-le. Euh, sachez-le, on critique tout. J'ai tout critiqué.
J'ai critiqué la musique, j'ai critiqué la gestuelle de l'entrée, j'ai critiqué que ça durait trop longtemps. Euh, j'ai critiqué le tambour. On n' pas fini de critiquer le tambour, j'ai critiqué la scénographie, j'ai tout critiqué. Alors là là pour le coup et maintenant on critique le discours lui-même donc c'est le début, il nous il nous reste 1h et3 à nous enfiler. Bienvenue en tout cas et bon courage. Et merci Hugo. Nous allons. [gémissement] Nous allons prendre le pouvoir. Le gars qui a ramené son tambour, il va se faire il s'est fait crucifier dimanche soir. [rires] Ça, je vous le dis, un tambour a été maltraité à la fin de ce meeting, c'est sûr et certain.
Démocratiquement, ça va s'en dire mais ça va bien en le disant. Pacifiquement, ça va s'en dire mais ça va encore mieux en le disant. résolument pour trancher, pour faire pour réparer quand il faut pour avancer quand c'est nécessaire pour que la France cesse de subir et recommence à choisir. Nous allons le faire ensemble avec vous tous qui êtes ici aujourd'hui avec tous les visages. La phrase était construite bizarrement. [rires] La phrase la phrase était quand même construite très bizarrement. Nous allons démocratiquement, nous allons pacifiquement, nous allons résolument, nous allons le faire. Ah si, si il était là le verbe. Nous allons le faire. Nous allons prendre le pouvoir.
Oui, mais il fallait le répéter du coup Édouard. C'est c'est mal écrit ça. Non, ça c'est mal écrit. Alors ça c'est mal écrit ça pour le coup. Pardon, mais moi j'appelle ça mal écrit parce qu'en fait évidemment euh les les le le adverbes se rapportent à un verbe que tu as énoncé à la phrase précédente. Nous allons prendre le pouvoir. Nous allons pacifi démocratiquement, ça va s'en dire mais ça va mieux en le disant. Nous allons pacifiquement, ça va aussi s'en dire mais ça va aussi mieux en le disant.
Nous allons résolument en fait là entre la démultiplication des adverbes et les incises que tu as rajouté dans ta phrase, en fait le verbe auquel se rajoute les adverbes, c'est-à-dire prendre le pouvoir, il commence à dater. Il est euh il a été énoncé plusieurs dizaines de secondes auparavant. Et donc normalement, tu peux faire enfin et donc tu peux faire ce genre de phrase avec une accumulation d'adverbe, avec une énumération, avec des incises qui viennent rallonger et scander les numérations. Tu peux écrire comme ça, mais il va falloir à un moment donné retomber sur tes pattes. Et retomber sur tes pattes ici, ça aurait impliqué normalement répéter le verbe auquel tu te réfères.
C'est-à-dire, nous allons démocratiquement, ça va s'en dire mais ça va mieux en le disant. Nous allons pacifiquement, ça aussi ça va s'en dire mais ça va mieux en le disant. Nous allons résolument prendre le pouvoir et virgule et puis là derrière tu continues. Mais là nous allons le faire. Le la conclusion de sa de sa séquence, la conclusion de sa phrase, elle est trop abrupte. Elle ne répète pas le le verbe de référence auquel se rapportent tous les adverbes précédents. Donc on est un peu paumé, donc on sait pas exactement où il va. Donc ça crée de l'incertitude et donc ça euh introduit un flottement dans notre écoute. Bref, tout ce qui se passe quand ton texte est littéralement mal écrit.
Donc c'est mal écrit. C'est mal écrit. Euh tu peux remettre. Bah je vous remontre. Je vous remontre. Vous allez voir. C'est c'est littéral. Ça c'est mal écrit et c'était pas compliqué de bien écrire vraiment en le disant prendre le pouvoir prendre en main le destin de notre pays. Nous allons, mes amis prendre le pouvoir. Ça c'est le verbe de référence. Ensuite regardez ce que je vous dis. Ensuite déjà, il y a du temps d'applause qui va éloigner la suite du verbe de référence. Du temps d'applause et de tambour, ça va s'en dire. Nous allons OK, ça y est, j'ai déjà envie de tuer le tambourin là. Le le tambourinos là, le tambourinos.
Ça y est, j'ai déjà envie de j'ai déjà envie de commettre un meurtre. Et étonnamment étonnamment et à ma à ma propre stupéfaction, ça n'est pas la personne sur scène que que j'ai envie de violenter. Mais monsieur tambour, c'est insupportable. C'est insupportable là vraiment. Donc regardez maintenant. Donc là il y a du temps. Donc nous allons prendre le pouvoir. La suite. [raclement de gorge] Nous allons prendre le pouvoir démocr Ah oh ouais. Non, il le répète au début. Autant pour moi. Nous allons prendre le pouvoir démocratiquement. OK. Autant pour moi. Autant pour moi. Autant pour moi. J'ai j'ai j'ai là, j'ai un peu critiqué. C'est OK. Donc c'est pas c'est pas mal écrit pour le coup.
C'est juste mal branlé mais l'écriture ça va à peu près. Pratiquement ça va s'en dire mais ça va bien en le disant. Pacifiquement ça va s'en dire mais ça va encore mieux en le disant. Résolument pour trancher, pour faire pour réparer quand il faut. En fait le le là le problème est différent. Du coup la phrase je retire la phrase est bien écrite. En tout cas la phrase est syntaxiquement correcte. C'est autant pour moi. Autant pour moi. Je reviens en arrière. La phrase est syntaxiquement correcte. Je me suis moqué pour rien. Elle est quand même elle est quand même pas excellente en terme de dynamique de discours parce que nous allons prendre le pouvoir démocratiquement.
Donc là, les adverbes en fait se réfèrent euh au verbe qui vient d'être énoncé mais comme tu as une succession d'adverb, tu finis par perdre le début de la phrase et du coup quand tu arrives le pour trancher, tu ne sais vraiment plus à quoi tout cela se se rapporte. Donc oui, sur le papier à l'écrit "La phrase, elle est correcte". À l'oral, c'est trop long, il y a trop d'incises, il y a trop de parenthèses, il y a trop de détours qui font que là, au moment où il dit pour tancher, pour faire tu sais tu sais tu ne sais plus où tu es. Donc je reviens, je je reviens en partie sur ce que j'ai dit.
Ça n'est pas incorrect syntaxiquement, mais ça reste une reste une écriture très approximative pour ce genre de meeting pour avancer quand c'est nécessaire pour que la France cesse de subir et recommence à choisir. Et bien sûr tout ça, ce sont des concepts mobilisateurs, c'est du vide absolu, ça ne veut rien dire. Ce sont des grands mots positifs. Nous allons faire trancher qu'on arrête de subir, qu'on avance. Ce sont des grands concepts mobilisateurs qui suggèrent le mouvement sans jamais dire ce qu'il va faire. Tout ça, tout ça c'est du vide, hein. Là, depuis le début, il n'a encore rien dit.
Nous allons le faire ensemble avec euh vous tous qui êtes ici aujourd'hui, avec tous les visages amis sur lesquels depuis si longtemps je sais pouvoir compter quand les enjeux se corsent avec tous ceux qui nous ont rejoint et que je salue amicalement et à qui je dis vous avez fait le bon choix et avec tous ceux qui nous rejoindront, le moment venu. Le tambour est là. avec nos amis d'outre mer que je vous demande d'applaudir. Je commenc à moins tout le temps pour les Polynésiens qui sont venus jusqu'ici aujourd'hui avec les nombreux maires qui sont présents ici que je veux féliciter que je salue en tant que collègues pour leur réélection. Mes amis, vous pouvez applaudir les maires de France.
Ah, il une phrase qui est pas partie là. Il y a une phrase qui est pas passée. Alors, notez qu'on commence à comprendre que le tambour, ouh là, bizarre cette image. Notez qu'on commence à comprendre là que le tambour est totalement volontaire. Euh la la le tambour, c'est clairement la solution qu'ils ont trouvé pour remplacer des chauffeurs de salle. C'est le tambour qui incite le public à applaudir. Et donc, c'est de leur faute he vraiment. C'est pas juste un mec qui a amené un tambour et qui se fait son petit kiff. C'est eux qui ont organisé ça et euh c'est un fiasco avec vous tous qui venez des quatre coins de France, d'où que vous veniez.
C'est un bonheur de vous voir ici et avec un petit mot particulier, vous le comprendrez bien, pour les normands qui doivent être quelques-uns dans cette salle. Oui. Bon, la petite blague clientelliste, c'est normal. C'est normal parce que lui-même, il est normand le Havre, tout ça. [acclamation] Oh ! Est-ce que vous l'entendez ? En plus du tambour maintenant, il y a un mec qui a ramené un sifflet. [rires] C'est de pire en pire. Ce qui va se jouer. Ah, l'aléatoire du tambour, c'est quelque chose. C'est quelque chose, franchement. le tambour là, on dirait moi au spectacle de fin d'année de du groupe de musique de l'école primaire quand j'étais en CM1.
[rires] Sachez que cette anecdote est totalement réelle. Euh je je vous je vous la raconte du coup. Je je ne sais absolument plus comment ça s'est passé. Je ne sais absolument plus comment ça s'est passé, mais je m'étais retrouvé euh dans le le le groupe de musique de l'école primaire quand j'étais en CM1 ou en CM2, CM1, je crois. Et euh je sais plus pourquoi mais je m'y étais retrouvé de manière un peu bizarre genre en fait je l'avais pas fait. Euh c'était de la flû he bien sûr, c'était un groupe de flû en fait flut et coral j'imagine.
Et en fait j'avais pas fait le truc mais je m'étais quand même retrouvé dans le je sais pas pourquoi ils avaient dû décider qu'il fallait que je sois quand même quelque part j'imagine pour que mes parents soient fiers dans le [rires] dans le spectacle de fin d'année. Donc il m'avait collé là-dedans euh et il m'avait dit "Bah c'est pas grave Clément, vu que tu connais pas les paroles bon bah tu peux pas chanter. Vu que tu as pas appris le morceau de flû bah tu peux pas jouer la flû. Mais tu vas faire le rythme et le tambour, tu sais. Frapper en rythme. J'avais dû dire bah ouais, nos problèmes quoi.
Et donc et donc je m'étais retrouvé, cette anecdote est 100 % vraie, je m'étais retrouvé en dessous de l'estrade, genre tu avais l'estrade, tout le monde était sur l'estrade et moi j'étais assis devant l'estrade par terre avec mon petit tambourin à taper des rythmes de morceaux que je connaissais pas. Et en fait euh j'avais sans doute euh de très loin surestimé ma capacité à taper en rythme sur un tambourin. Et ça donnait à peu près ça, je pense. [rires] Ça donnait à peu près ça, je pense. Et euh je sais que je sais que mes mes parents dont l'objectif de la maîtresse, j'imagine, était de les rendre fiers.
Mes parents ont passé un excellent spectacle de fin d'année, mais parce que pour eux, c'était un spectacle comique évidemment [rires] avec moi par terre, les yeux dans le vague comme ça qui tapaient mais un peu à toi en se disant "Bon, si je tape souvent, il y en a bien une ou deux qui seront en rythme. [rires] Il y en aura bien une ou deux avec un peu de pot, il y en aura bien une ou deux dedans." Voilà. Voilà. Sachez que cette scène cette scène a existé. Et ben euh [rires] et ben je pense que la la maîtresse qui a dû me coller un tambourin dans les mains à mon avis c'est une soutien d'Edouard Philippe. [rires] Je pense je pense c'est elle qui était présente.
Elle avait le même petit tambourin c'est sûr. Moi, pour moi, pour moi, c'est certain. Ils ont filmé tes parents ? Bah non, mais vous savez, moi je suis moi j'ai 42 ans les amis. Donc là, je vous parle d'un temps, on était dans les années 80, personne n'avait de camescope à l'époque. Enfin, si, mais c'était c'était la classe, tu vois, quand tu avais un camescope. Moi, mon papa des fois, il empruntait dans son dans son dans l'entreprise où il travaillait, des fois, il empruntait un camescope au comité d'entreprise. Donc, il y a quelques films mais je crois pas que je crois pas que ce je crois pas que cette soiré-el a été filmée.
[rires] Ce qui va se jouer dans cette campagne, ça n'est pas seulement le choix d'un président, c'est le choix d'un cap, c'est le choix d'une foi dans la France, d'une confiance avec les Français. Au-delà de vous, je voudrais m'adresser à tous les Français mais leur dire que les méthodes d'évitement qui ont tant de fois contourner les problèmes, la méthode plutôt que de s'y attaquer, ne marcheront pas plus demain qu'elles n'ont fonctionné hier. La colère ne suffit pas pour gouverner un pays. Je crois pour ma part à une autre voie. Le petit tacle à LFI là bien sûr hein, le petit tacle à LFI et ORN. On va voir que évidemment il va faire il y aura un passage sur les extrêmes.
Alors vous noterez que il a volé le cap à Raphael Gman. Euh effectivement Raphaël Gusman, lui il avait le cap clair. Il faut un cap clair. Et là maintenant Eddouard Philippe lui a revolé le cap. C'est c'est terrible. C'est terrible. Euh Oh ! Ah ouais, pas mal, pas mal. OK, ils ont Alors, il y a pas de prompteur. Regardez la il y a pas de prompteur mais par contre ils ont écrit le texte du discours sur les sur le sur le bandeau. Alors, c'est catastrophique. Alors, c'est catastrophique. Euh pourquoi c'est catastrophique ? Parce que ça ne sert à rien. Évidemment, ça ne sert à rien puisque c'est pas dans le champ en fait, c'est pas dans le champ des caméras.
Donc en fait, ça ne sert pas de sous-titrage, ça sert éventuellement de surtitrage, mais bon, tu peux partir du principe que les gens qui sont venu à un meeting, a priori, ils arrivent à entendre le texte. Alors bien sûr, évidemment évidemment c'est de l'accessibilité sur le fond. Tu sais jamais, peut-être qu'il y a des gens qui sont venus pour soutenir Édouard Philippe, mais d'ailleurs, c'est pas vrai ce que j'ai dit. En fait, sur le fond, c'est de l'accessibilité et c'est très bien.
Peut-être que en effet, il y a des gens qui sont venus pour soutenir Eddard Philippe parce que c'est leur candidat, mais ils ont des problèmes d'audition et là comme ça, ils peuvent soutenir Édouard Philippe tout en suivant le discours. Donc fondamentalement euh on va pas se plaindre du fait qu'ils aient fait de l'accessibilité. Par contre, en terme de communication politique, c'est vraiment catastrophique. Pourquoi ? parce que cela vientiner une réalité que tout le monde sait mais qu'il est bon de laisser sous le tapis néanmoins. Une qu'il est bon de laisser inexprimer le fait que tout le discours est écrit à l'avance. Alors bien sûr nous on sait que tout le discours est écrit à l'avance.
D'ailleurs, on voit Édouard Philippe lire son papier. D'ailleurs, parenthèse ici, je ne comprends pas pourquoi Edward Philippe ne s'est pas fait installer devant lui deux ou trois plutôt deux. Je ne comprends pas pourquoi il ne s'est pas fait installer devant lui deux ou trois prompteurs transparents comme ils le font tous aujourd'hui. Ce qui permet de ne pas avoir le regard rivé sur les note. Vous verrez, faites attention à partir de maintenant. Édouard Philippe pendant tout le discours, il a son regard rivé vers le papier.
Alors c'est pas grave hein sur un discours d'unh30 avoir besoin de ses notes, c'est en réalité tout à fait tout à fait je dirais euh euh acceptable et même normal pour un orateur. Euh surtout quand tu veux faire un discours que tu prétends avoir un peu travaillé, un peu ciselé. Euh c'est tout à fait euh euh c'est tout à fait respectable de parler avec des notes dans un cas comme celui-là. Mais aujourd'hui, il y a des techniques qui te permettent de ne pas avoir à plonger ton regard vers tes notes. Notamment les fameux deux petits prompteurs euh à 45°grent de donner l'illusion que tu balayes la foule du regard alors qu'en fait tu vas d'un prompteur à l'autre. Euh eux, ils ont pas fait ça.
Mais le truc, c'est que euh même s'il y a des prompteurs et qu'on les voit à l'image, même s'il y a des notes et qu'on voit Édouard Philippe les lire, il y a toujours une espèce de de d'illusion euh euh qui flotte qui est que l'orateur est en train de dire un texte, comment dire ? Il subsiste malgré tout une espèce de suspension temporaire d'incrédulité. On va dire ça comme ça, pour employer un terme euh qui est qui est plutôt lié à la fiction, il subsiste une sorte de suspension temporaire d'incrédulité, une espèce de fiction qu'on se raconte qui est que le discours, il sort de l'orateur. Il sort pas de sa feuille, il sort pas de son prompteur, il sort de l'orateur.
Et cette cette fiction, on en a besoin. On en a besoin pour être captivé, accroché pour avoir le sentiment qu'il se passe quelque chose sur scène à ce moment-là et pas que on a juste un mec qui est en train littéralement de lire un papier. Euh et bien quand tu écris ici textuellement le discours et que tu l'écris à l'avance he parce que je crois à une autre voix, la vérité, le travail, la liberté, il l'a pas dit encore ça. Quand tu écris ici tout le discours et que tu l'écris à l'avance, tu es en train de de crier aux personnes présentes que ce qu'elles entendent a été écrit à l'avance et sera prononcé à la virgule près.
Ce qui est une manière de rompre cette fiction, ce récit, cette suspension temporaire d'incrédulité qui fait que quand on va écouter un orateur, on aime bien imaginer que ce qu'il dit sort de lui et pas de sa feuille. Et bien cette fiction là, elle est rompue ici. Et je trouve que alors certes, en terme d'accessibilité, en vrai c'est pas mal. En vrai, c'est pas mal. Mais par contre, en terme de communication politique, je trouve qu'on perd une espèce de magie du discours, quoi. On espère on perd une magie du discours qui n'existe pas, qui est un art de la prestigitation, mais dont il est mais dont on aime croire qu'il qu'elle existe néanmoins. Je sais pas si je suis clair en disant ça.
J'espère Je sais pas si c'était clair tout ça. Ah, c'est que quelques citations qui sont affichées. Ah, OK. Bon, si c'est que quelques citations, c'est un peu moins grave. Moi là, je pensais vraiment qu'ils avaient tout mis quoi. Si c'est que quelques citations, c'est un peu moins c'est un peu moins grave. C'est un peu moins grave mais du coup c'est un peu moins grave mais du coup on se voit pas trop à quoi ça sert. Du coup on voit pas trop à quoi ça sert et ça enlève tout l'argument de ça fait de l'accessibilité. Bon j'ai de la pub qui commence dans 40 secondes que je peux pas couper. On va laisser partir du coup et puis on continuera ensuite hein.
Hop, petite pub de petite pub euh très courte et puis on continue à fin de la pub. Fin de la Il y a deux tambours. Comment ça il y a deux tambours ? Moi, j'en entends qu'un. Ah ou alors il y en a deux. Ou alors c'est pour ça que ça a l'air approximatif. Ça donne une impression de 8 minutes dont 10 de tambour. Il [rires] se reproduisent. Très bien. Il tous plus plus à la fin. Très bien. OK. On t'écoute Edouard. La vérité, la lucidité, le travail, l'effort, la liberté, la confiance. Une voix exigeante. Il a juste fait une énumération. On sait pas pourquoi il dit tout ça. Française. Une voix qui ne promet pas tout mais qui s'engage à faire ce qui compte. Cette campagne, elle se lance.
Alors, je vais commencer par ce qu'il y a de moins intéressant. Je vais vous parler de moi. OK. Donc ça c'est la punch du discours. Évidemment, je vais commencer par ce qu'il y a de moins intéressant. Je vais vous parler de moi. C'est c'est la punch de son discours. Une manière de parler de lui, donc de fixer son éthos, de fixer son image d'orateur et au-delà d'orateur de candidat. Tout en prétendant que parler de lui n'est pas intéressant parce que ce qui compte, c'est la politique. Bon, il va quand même parler de lui pendant une heure. Euh moi, c'est la séquence qui précède, que je trouve un peu bizarre. J'ai l'impression que tout ça est très aléatoire, hein.
C'estàd que là, on a presque l'impression qu'il enchaîne des mots un peu au pif. Une voix exigeante, une voix française, une voix qui ne promet pas tout mais qui s'engage à faire ce qui compte. Cette campagne, elle se lance. Alors, je vais commencer par ce qu'il y a de moins intéressant. Je vais vous parler de moi. Cette Ah, OK. Cette campagne, elle se lance. Alors, je vais OK, d'accord. Alors oui oui. Non non, c'est en fait c'est c'est il y a il y a des choses bizarres dans le rythme. C'est la deuxième fois que je tic sur la phrase en me demandant si elle a été bien écrite.
Et il y a des choses étranges dans le rythme qui devaient fonctionner à l'écrit et qui à l'oral créent des sortes de contrepieds. Euh joue avec tes attentes euh d'une manière malhabile. C'est-à-dire que au lieu de créer de la surprise et de l'enthousiasme, j'ai l'impression que ça crée plutôt du déséquilibre et de l'incertitude. Euh et je sais pas si c'est l'écriture, je pense que l'écriture a été l'écriture est perfectible et je pense que ça prosaudie donc la la musicalité de sa voix, la manière qu'il a d'interpréter son discours, l'action oratoire pour dire encore autrement. Je pense que ça aussi c'est très perfectible. De toute façon, cette campagne, elle se lance.
Alors, je vais vous parler de moi. C'est pas beau. Le L se lance. Cette campagne, elle se lance. La phrase est moche, quoi. Tu tu pouvais mettre autre chose. Euh cette campagne est à son début, elle commence enfin. Et donc enfin, je vais commencer par Tu vois, bon alors le enfin est pas bon, mais je pense que il y avait moyen de faire autre chose que cette campagne, elle se lance. Alors, bizarre quoi. Je vais pas exhiber ma vie privée ou ma vie familiale, c'est pas le genre de la maison. et et je pense qu'un responsable politique est beaucoup plus ce qu'il est que ce qu'il prétend être sur les réseaux sociaux. Évidemment, ça c'est une punchline pour Gabriel Atalin.
[rires] Ça c'est une petite punch envoyée pour Gabriel Atal. Comme toujours, comme toujours, dire ce qu'on est, c'est dire ce que les autres sont pas. Donc lui, il pas il se présente comme authentique ce qui est par contraste une attaque envers Gabriel Atal qui lui est présentée comme inauthentique, faux, fabriqué, artificiel, tout cela étant parfaitement vrai évidemment. Donc ça c'est le petit taquet pour Atal. Voilà. Mais je sollicite je sollicite la confiance des Français et ils ont le droit de savoir qui je suis et ce qui me constituente. Donc là, il vient littéralement de dire [rires] euh c'est pas très intéressant de parler de soi, c'est le moins intéressant.
Euh et puis moi j'aime pas parler de moi et puis je pense que un homme politique c'est ce qu'il fait et pas ce qu'il montre sur les réseaux sociaux. Mais bon, je vais quand même parler de moi. [rires] Mais bon, je vais quand même parler de moi. Et donc là, c'est on est on n'est pas très loin de la préérition. On n'est pas très loin de dire "Je ne voudrais pas parler de moi parce que je pense que c'est le moins intéressant mais peut-être simplement vous dire que virgule et ensuite parle de lui pendant une heure bien évidemment.
C'est très classique." Alors, la préération c'est une technique rhtorique qui te permet à la fois de bénéficier de l'efficacité de la parole et de l'élégance de l'absence. C'est-à-dire, tu as l'eff plutôt ça te permet de bénéficier de l'efficacité d'un procédé et de l'élégance de son absence. L'efficacité du du procédé, c'est-à-dire tu es en campagne, tu sais que tu vas convaincre en partie sur ton image personnelle, donc tu parles de toi pour fixer ton image personnelle. Ça c'est l'efficacité du procédé et l'élégance de son absence. Toi tu prétends, tu prétends que toi tu ne parleras pas de toi. Tu es au-dessus de tout ça, ça ne te ressemble pas.
Et et c'est d'ailleurs pour ça que la prétérition est très souvent utilisée pour masquer euh bon en malant et très souvent de manière très artificielle, mais masquer néanmoins des attaques personnelles. Euh parce que évidemment une attaque personnelle, ça peut avoir l'efficacité du procédé. C'est-à-dire que si tu arrives à disqualifier l'autre, bon bah tu as gagné. Mais tout le monde voit que ça n'est pas élégant et ça peut même te coûter à ton image publique. Et donc c'est pour ça que tu vas dire des choses comme écoutez je je ne voudrais pas basculer moi moi je ne veux pas basculer dans euh les coûts en dessous de la ceinture.
Voilà je je ne rappellerai pas vos différentes affaires encore en cours. Je ne dirai pas que vous avez été condamné il y a de ça à peine quelques mois pour détournement de fond. Je je pense que les français ne méritent je pense que les Français méritent mieux que ça et que nous devons nous concentrer sur le fond. le font qu'elle est-il ? Voilà donc typiquement ça, tu viens de faire une attaque personnelle, tu viens de rappeler que l'autre a été condamné, mais tu prétends toi te retrancher dans l'élégance de celui qui ne parlera que du fond.
C'est exactement ce que vient de faire Édouard Philippe ici avec sa sa petite prétérition plus ou moins assumée qui consiste à bénéficier de l'efficacité du procédé. Il va parler de lui et de l'élégance de son absence. Moi je moi je je ne mange pas de ce pain là. Moi je ne parle pas de moi. La seule chose qui m'intéresse, ce sont les Français. Je crois que c'est Saintxupéri qui disait qu'on est de son enfance comme on est d'un pays. Moi je suis normand né à Ran. [acclamation] Né à Rouan en 1970. Mes parents étaient professeurs de français. Je suis un fils de la classe moyenne. Mon arrière-gr-père Louis Philippe, je vous jure que c'est vrai.
Mon arrière-gr-père Louis Philippe était docker à vrai chez GT. [acclamation] Bon, alors quand pour quand alors ça c'est la règle, n'oubliez jamais ça. Euh quand pour euh te euh revendiquer, voilà, quand pour te revendiquer d'une origine populaire, tu as besoin de remonter jusqu'à tes grands-parents, voir tes arrières-grands-parents, c'est que en fait tu n'es pas du tout d'une origine populaire. Je vous racon je vous rappelle que ce qui compte dans la transmission du capital, que ce soit le capital social et le capital culturel, ce qui compte c'est tes parents parce que ce sont tes parents qui vont te fournir ton éducation.
Ce sont tes parents qui vont te transmettre qui vont te transmettre leur langue éventuellement leur langue au pluriel. Ce sont tes parents qui vont forger euh toute ta culture primaire, celle que l'école ne t'apporte pas forcément et qui même au contraire va te donner toi un avantage comparatif à l'école si tu as la chance d'avoir des parents professeurs comme ici, chercheur, journalistes, avocat, scientifique, homme politique, syndicaliste, et cetera. Donc ce qui compte c'est ce que tu reçois de tes parents, soit en capital culturel, soit en capital social et économique.
Quand tu as besoin pour te revendiquer d'une origine populaire de remonter à tes grands-parents, voir ici à ton arrière-gr-père, mon arrière-gr-père était Docker. Vous vous rendez compte ? C'est que ton origine n'est pas populaire. purement et simplement. C'est aussi simple que ça. Bon, cela dit, vous noterez que ici Édouard Philippe n'est que euh partiellement coupable puisqu'il dit lui-même "Je suis né dans la classe moyenne." Euh il ne prétend pas euh comme pouvait le faire quelqu'un comme Emmanuel Macron, il ne prétend pas venir du peuple et le connaître, hein. Euh il assume de de d'être né dans la classe moyenne.
Donc en l'espèce, même si le ce besoin de mentionner son arrière-gr-père Docker vient quand même créer quelque chose que je trouve moi assez illégitime parce que même s'il même s'il a assumé de venir de la classe moyenne derrière, il se revendique quand même d'un arrière-gr-père Docer. Donc bon, il y a pour moi là, il y a quand même une une fraction d'illégitimité dans le procédé qui est extrêmement agaçante. Malgré tout, à minima et contrairement à d'autres, lui il a au moins l'honnêteté d'admettre que ouais, je viens de la classe moyenne, je ne viens pas de la classe populaire. Doeur cégtiste. Oui. Oui. CGT, communiste et fier de l'être.
Et mon grand-père, son fils Charles Philippe a commencé sa vie professionnelle en travaillant sur les docs jusqu'ose lui interdise d'exercer une activité incroyablement physique. Comme il pouvait plus être docker, il a été commis, chauffeur, coursier puis classeur de coton. Mon père Patrick a été le premier Philippe à décrocher son bac. Dans ma famille paternelle, on a connu la grandeur du Havre, sa destruction complète, sa reconstruction lente, le travail sur le port, la promotion sociale. Ma mère, elle est dans la salle, je l'embrasse tendrement. Et ça marche toujours. Ça marche toujours ça. Ça ça marche toujours.
[applaudissements]
Ma mère donc vient d'une famille du nord, des Flandres françaises, de l'île, de ce nord que j'aime tant, où on aime le travail bien fait et la bière bien fraîche. De ce nord où on Ouais, OK. [grognement] travail bien fait et la bière bien fraîche. Ah, on est sur du jeu sur les sonorités quoi. On est à mi-chemin entre les assodonances et la paronomase. Bon. Ouais, flemme. Fait les choses sérieusement sans se prendre au sérieux. Mes deux parents étaient professeurs de français. On était pas riche mais on était pas pauvre non plus. J'ai grandi dans un HLM des Haut de Rand. J'ai appris à l'école publique et au conservatoire.
J'ai joué au club de foot de la Grand-Mar où a été prise la première photo de moi qui est paru dans la presse locale à 9 ans. Cette photo n'a aucun intérêt. Personne ne la trouvera jamais. Je n'ai manqué enfant. Ça c'est un peu marrant [rires] ça pour le coup. Pour ça pour le coup c'est un peu marrant. De rien. C'est une chance immense. Mieux encore grandi dans une famille dans laquelle je savais que j'étais aimé. Absolument. Et quoi qu'il arrive, ça n'était pas toujours exubérant ou peut-être assez pudique chez les Philippes, mais c'était la plus belle chose que des parents puissent transmettre à leurs enfants. Souvenez-vous que il a dénigré le fait de parler de soi.
Euh il a dit "Je vais parler un peu de ce qui est le moins intéressant de moi." Il a dénigré le fait de parler de soi et là ça fait bien 10 minutes qu'il est en train de nous raconter littéralement son enfance. l'assurance d'être aimé et accompagné comme pour des milliers et des millions comme pour des millions d'enfants de la classe moyenne. La seule manière ou en tout cas la manière la plus évidente de progresser, c'était de travailler à l'école. Je voulais progresser, donc j'ai travaillé, j'ai travaillé dur mais j'ai eu de la chance. D'abord parce qu'on aimait les livres à la maison et que les livres ont été ma première patrie.
Les romans, les livres d'histoire, les bandes dessinées, tous les livres. Tous les livres étaient bons à lire. Bon, alors là, évidemment, il y a une vraie contradiction au fond et dans les termes puisque il t'explique que comme les enfants, comme tous les enfants de la classe moyenne, la seule manière de s'élever c'est l'école. et il a travaillé et il a travaillé dur et donc il te donne l'idée que s'il s'est élevé c'est par son mérite personnel bien sûr par son effort par son travail et immédiatement aprè il te dit à la maison on aimait les livres et et il y avait plein de livres et il était clair pour tout le monde que c'était important de lire.
Bah oui mais ça Édouard ça c'est du capital ça ça c'est du capital culturel. Vivre dans une famille où la culture est valorisée, où la lecture est valorisée et où les livres sont présents, c'est une chance inouie, une chance dont fort peu de gamins disposent. Et c'est notamment cette chance-là qui n'a absolument rien à voir avec son mérite individuel et avec son travail personnel. C'est notamment cette chance-là et même peut-être si on le suit avant tout, cette chance-là qui lui a permis de devenir l'homme qu'il est.
Donc là, comme toujours, vous avez cette vraie contradiction euh entre euh celui qui fait mine de comprendre que il a de la chance puisqu'il nous l'a dit, il nous a dit "Voilà, moi j'ai eu de la chance, j'ai grandi dans une famille où j'étais aimée, j'ai grandi dans une famille où tout se passait bien. Je sais que c'est une chance." Donc il fémine de comprendre qu'il a au fond des privilèges pour immédiatement après valoriser son travail, son effort, son mérite là où il laisse de côté en réalité le privilège.
enfin, il laisse de côté là où il minore considérablement le privilège le plus essentiel et le plus important dont il a bénéficié, c'est-à-dire la transmission d'un capital culturel qui lui permet derrière de s'élever dans les classes sociales mais qu'il ne mais mais qu'il lui donne dans cette élévation un avantage absolument déterminant. Déterminant et il ne fallait pas choisir, il fallait les lire le plus possible et grandir avec les livres. Ensuite, j'ai eu de la chance parce que j'ai eu d'excellents professeurs. Mes parents, il a dit "J'ai travaillé mais j'ai eu de la chance." Ah là, il a Oui. Ouais, c'est vrai. Peut-être j'écoutais pas assez bien.
Pardon, je je m'ennuie un peu donc peut-être j'écoutais pas assez bien. J'ai eu de la chance, je voulais progresser. Manière la plus évidente de progresser, c'était de travailler à l'école. Je voulais progresser. Donc, j'ai travaillé et j'ai travaillé dur. Ouais. OK. Autant pour moi. C'est vous qui avez raison. J'ai eu de la chance d'abord parce qu'on aimait les livres à la maison et que les livres ont été ma première patrie. Les romans, les livres d'histoire, les bandes dessinées, tous les livres. Tous les livres. Vous avez vous avez 100 % raison. C'est le discours qui tient, c'est exactement celui que je vous disais. Donc c'est livr ma critique était pas.
Ensuite, j'ai eu de la chance parce que j'ai eu d'excellents professeurs, mes parents d'abord puis des professeurs qui ont cru en moi, qui m'ont poussé, qui m'ont parfois bousculé, qui ne m'ont jamais lâché. Si je me trouve aujourd'hui devant vous, c'est grâce à eux. C'est grâce à monsieur Pingué en CM2 qui portait quoi qu'il arrive à la fin des années 70 un costume trois pièces qui était sévère, exigeant et en même temps incroyablement humain. C'est grâce à monsieur Priet au collège, professeur d'histoire extraordinaire qui lui aussi m'a appris qu'on pouvait être sérieux sans se prendre au sérieux.
C'est grâce à messieur Cabanel et Lardique, deux professeurs d'histoire et de philosophie exceptionnelle que j'ai eu en terminale. Les premiers de Cordeux, mes amis, les premiers de Cordé, c'était eux. Les premiers de Cordé, c'était eux. C'est professeurs de lettrre, de musique, de sport, de math, de science, d'histoire, grâce à qui le fils de deux profs de la banlieu ruanaise a réussi ses examens et ses concours. pas toujours de la première fois, parfois tout juste, mais grâce à qui je suis devenu fonctionnaire, magistrat au Conseil d'État, puis avocat, puis maire, puis premier ministre, premier ministre de droite en plus, enfin ça ils n'y sont pour rien.
Bon, alors très inintéressant hein euh [rires] très inintéressant vraimentin. Euh après, alors là, on commence à voir la rhtorique d'Edouard Philippe. Edward Philippe, c'est quelqu'un qui a un peu d'humour et euh et qui et qui s'en est toujours un peu vanté et et en a toujours un peu joué. Donc là, vous commencez à le voir. Mais euh effectivement, il avait prévenu. Alors pour le coup, pour le coup, ce qu'on peut pas ce qu'on peut pas lui retirer, c'est qu'il avait prévenu. Il avait dit "Je vais commencer en parlant de ce qui est le moins intéressant, c'est-à-dire de moi." En effet, ça n'est pas très intéressant. En effet, ça n'est pas très intéressant.
Euh, grosso modo, il y a quand même une cohérence. Il y a alors pour anticiper sur la suite, il y a quand même une cohérence interne au sein du discours à commencer comme ça parce que par la suite vous allez voir que il va utiliser l'école, la jeunesse et les générations à venir comme son premier levier pour nous vendre une politique de droite dure et étouffante. Et donc venir nous raconter d'abord dans un premier temps comment est-ce que c'est l'école qui l'a forgé et comment est-ce que c'est sa jeunesse et les chances que sa jeunesse lui ont donné. euh que que et les chances que sa jeunesse lui a donné, qui ont fait de lui l'homme qu'il a pu devenir.
C'est une manière d'anticiper sur le moment où il va nous dire pour que nos enfants aient les mêmes chances que j'ai eu et que nous avons eu, et bien nous devons nous faire des efforts, c'est-à-dire accepter une politique dure qui va absolument massacrer le corps social. Mais ça ça viendra ensuite. Mais donc vous voyez là, il est en train déjà de poser des jalons qui vont servir de prémisses en réalité à la suite d'une partie de ces raisonnements. Donc en fait nous on a l'impression que c'est totalement inutile mais il est quand même en train déjà argumentativement de construire quelque chose. Par contre c'est un peu long quoi. Un petit peu long.
En trois générations, ma famille est passée des docs du Havre au Pon de Matignon. C'est pour moi un immense honneur, c'est pour mes parents un immense honneur et c'est pour mes professeurs un immense honneur. Et ce que je vous dis ici, ça n'est pas une réussite personnelle, c'est une réussite collective, celle de l'école publique à qui je dois tout,
[applaudissements]
[acclamation] à qui je dois tout. Et dans la France des années 80, elle marchait encore. Tout n'était pas à rose à l'époque, si j'ose dire. La crise était là, l'inflation était forte, la désindustrialisation commençait à se faire sentir. Mais mes parents avaient une conviction, pour autant qu'ils travaillent dur à l'école et qu'ils marchent droit, leurs enfants auraient un meilleur avenir. Cette conviction, cette confiance, cet attachement des Français à leur école. Bon, alors je suis d'accord avec ceux qui disaient "En vrai, les plans larges sont chouettes. En vrai, j'ai été un peu critique mais je suis d'accord avec vous, les plans larges sont pas déconnants.
Autant l'entrée d'Edouard Philippe, c'était un peu un peu le calvaire quand même, c'était mal géré. Autant on sent que euh cette scénographie, elle appelle normalement un vrai quadrifrontal. Enfin, il est sur un cube quoi. Donc c'est c'est c'était quand même ça le plus le plus évident. Autant les plans lares sont quand même beaux. Les plans lares sont quand même beaux. Ça ça reste probablement le plus beau discours qu'on a vu jusqu'à présent en terme de scénographie, je pense hein. J'en suis même sûr. C'est sans aucun doute le plus beau discours. C'est la plus belle salle en même temps. C'est la plus belle salle.
Euh bon pour le reste pour le reste on va attendre la suite de sa phrase mais effectivement le fait de dire à l'époque à l'époque l'école marchait encore bien quand on sait que c'est lui qui a été le premier ministre de Jean-Michel Blanquer et que c'est Jean-Michel Blanquer notamment qui a massacré l'école publique, c'est un peu fort du café mais qu'est-ce que vous voulez ? Si on commence si on commence à attirer l'attention sur ses propres responsabilités, on n pas fini. Elle a été au cœur de la République pendant un siècle, de 1880 à 1980.
Un siècle de destin républicain, de savants, d'ingénieurs issus du monde paysan, d'écrivains et d'entrepreneurs, fils de femmes de ménage ou de veuves de guerre, de présidents, de généraux, d'académiciens, d'industriels venus des quatre coins du pays et parfois des quatre coins du monde. C'est la France de Peggi, la France de Camu, la France de Zola, la France de Félixboué. Ça c'est une C'est du plagia, c'est du Nicolas SarkoZi. Euh c'est SarkoZi euh SarkoZi à Victor à Ville. C'est le discours que je vous montrai tout à l'heure. Euh hop, je vous le montre. Ah, pourquoi est-ce que ça me fait ça à chaque fois ? OK. Euh SarkoZi,
[applaudissements]
effort immense. Non non, c'est bon, c'est bon. On va pas t'écouter tour en plus. Ça va. Pardon, pardon pour ce Pardon pour ce petit jump scare. Est-ce que je vais le retrouver ? Est-ce que je vais le retrouver ? Attendez, attendez, je je pense que je peux le retrouver facilement. Euh c'est beaucoup C'est bien plus tard que ça. C'est bien plus tard que ça. OK. Voilà. Regardez, regardez, regardez, regardez. Je l'ai. Donc je vous remets alors je vous remets Édouard Philippe hop devains et d'entrepreneur fils de femmes de ménage ou de veuves de guerre de président de généraux d'académiciens d'industriels venus des quatre coins du pays et parfois des quatre coins du monde.
C'est la France de Peggi la France de Camu, la France de Zola, la France de Félixboué, c'est la France de Marie Curry. Alors vous allez voir, vous allez voir, c'est très impressionnant. retenait bien non seulement la structure rhthorique mais au-delà la prosodie retenez bien la musique de sa voix parce que Nicolas Sarkozi à ville peinte 20 ans plus tôt 25 ans plus tôt cette France c'est la France de jeune d'art c'est la France de Victor Hugo c'est la France de De Gaul c'est la France de Schumane [rires] c'est la France de Monie c'est la France des humanistes et aidez-moi voilà c'est littéralement la même séquence C'est c'est copiercollé absolu. Même prosodit, même structure rhtorique.
C'est pas les mêmes figures qui ont été cité parce que ça a été un peu adapté à l'ambiance, à l'époque, au contexte et à l'orateur, mais on est exactement dans la même séquence discursive, dans la même séquence de meeting. C'est un plagia pur et dur. Alors là, vraiment un plagia pur et dur. Euh [rires] diluer quand même. Non, c'est vraiment c'est là c'est c'est là là c'est c'est vraiment la c'est vraiment la même chose. C'est on enfin je peux je peux vous remettre Philippe mais du pays est parfois des quatre coins du monde. C'est la France de Peggi, la France de Camu, la France de Zola, la France de Félixboué, c'est la France de Marie Curry. Pardon pardon. Excusez-moi.
C'est pas c'est pas un plagiaat. C'est de ma faute. C'est de ma faute. J'ai l'esprit mal tourné. C'est pas un plagiaat. Bien sûr. It's un hommage. It's un hommage. C'est la France de Suzanne LCOR, fille d'un charpentier corésien institutrice et une des trois premières femmes à être ministre dans le gouvernement de Léon Bloom.
[applaudissements]
Mais faites sortir le tambour, c'est pas possible. C'est la France de ça reste un classique pour un discours. Ben alors, c'est un classique au sens où euh fondamentalement fondamentalement en en terme rétorique, qu'est-ce que c'est ? C'est une anaphore, donc une succession de phrases qui commence par le même mot ou le même groupe de mots. Une anaphore courte avec des périodes courtes. Une anaphore en période courte dont chaque période se conclut par un terme mobilisateur. En l'occurrence non pas un concept mobilisateur mais une figure mobilisatrice. À ce titre, une anaphore en période courte chacune se concluant par une référence mobilisatrice à ce titre.
Oui, c'est un classique des discours. Ce genre de construction, tu vas la retrouver dans absolument tous les discours de meeting. Maintenant, c'est pas juste que la structure est classique, c'est que la formule elle-même, c'est la France de machin, c'est la France d'un tel, c'est la France de tel autre, c'est la France de celui-ci, c'est la France de celle-là. Bon là à la fois dans la la rédaction elle-même, dans le choix de l'anaphor et dans la prosodie, on est sur une décalque complète de SarkoZie. Ne me dites pas c'est un hasard. Euh il y a il y a 25 ans en en 2012, il y a pas 25 ans, qu'est-ce que je raconte ? C'était pas il y a 25 ans, c'éit il y a 15 ans.
Il y a 15 ans, en 2012, Édouard Philippe était déjà en politique. Édouard Philippe était un soutien de Nicolas Sarkozy. Édouard Philippe a entendu ce discours à Ville-pinte parce que c'était le plus gros discours de Sarkozy de la campagne. Il était même peut-être présent sur place pour soutenir le candidat de l'UMP. Donc ça n'est pas du tout en hasard. Je pense que lui-même a conscience pour le coup. Je pense que lui-même a conscience quand il écrit et quand il dit ça ou quand il fait écrire et quand il dit ça que il est littéralement en train de repomper Sarkozy. Mais de toute façon, bon c'est ce qu'ils font tous hein.
Enfin souvenez-vous, on a trouvé des on a trouvé des références rhtoriques à Sarkozy chez chez Atal chez chez Gluxman. C'est SarkoZi et est peut-être peut-être aujourd'hui l'orateur politique le plus copié actuellement. dans les dans les discours de de dans les discours présidentiels, enfin dans les discours de campagne euh en France et pour et pour en plus pas une mauvaise raison, c'est que euh SarkoZi est à la fois sans doute le en fait Sarkozy est un très grand était et parce que bon aujourd'hui bon mais Sarkozy était un très grand orateur et c'est sans doute le plus facilement copiable des grands orateurs.
C'est très dur de copier Mélenchon parce que toute une partie de la rhtorique de Mélenchon est improvisée. beaucoup plus facile de copier Sarkozy parce que Sarkozi sa prosodi est beaucoup plus identifiable, ses gimmiques beaucoup plus simples et donc beaucoup plus facile à imiter en réalité. Lucy Samuel, future Lucy Obrac, fille d'un jardinier gérante bistro, agrégé d'histoire, résistante femme de lettre et grande officière de la Légion d'honneur. C'est la France de Claudieur plus récemment qui a commencé sa scolarité au Creuse à l'université de Dijon avant de devenir une scientifique brillante. J'avoue, j'avoue. Il nous fait du Ruffin maintenant.
[rires] Maintenant Maintenant il nous fait du il nous fait du rupin. Moi je pense à Karine. Je Ça y est, ça y est. Là il nous fait du ruf hein. C'est moi où on s'ennuie ? Ah on se fait chier là pour l'instant. On se fait chier. Fils de lambiste. La première femme française dans l'espace. Cette confiance qu'a fait la force de la République, elle est aujourd'hui érodée, corrodée, affadi et remise en cause. Et c'est à nous qu'il appartient de la reconstruire avec détermination. Bon, la structure émotionnelle du discours est très claire, hein. C'est le faire miroiter un âge d'or, déplorer qu'il soit perdu, promettre qu'il puisse être reconstruit.
C'est très classique dans le discours politique, dans le discours de campagne. C'est vraiment un pivot émotionnel et un pivot narratif, même plus qu'émotionnel. C'est un pivot narratif qui est très très classique. Euh louer la grandeur d'une France déchue, déplorer euh sa déchéance, mais promettre qu'elle puisse être reconstruire si seulement on pouvait voter pour lui, pour Édouard Philippe. Voilà, donc ça c'est vraiment très classique. Notez que ce cette structure narrative c'était exactement celle de la première campagne de Donald Trump, le fameux Make America Great Again. fait rendre à l'Amérique sa grandeur passée.
Make America Great Again, c'est exactement la structure narrative de de Donald Trump. C'est celle qu'on retrouve aujourd'hui chez Édouard Philippe, mais c'est celle qu'on a retrouvé aussi chez Bruno Rotaillot, chez Gabriel Atal et d'une manière générale dans tous ces discours libéraux extrêmement vide, extrêmement creux qui utilise le le miroir de de la peur de la déchéance pour faire avaler des réformes qu'il présentent comme nécessaires. Alors, c'est aussi un une structure narrative qui a été utilisée par le fascisme et notamment le fascisme en Italie, mais pas seulement en Italie, en Allemagne aussi. euh en le nazisme en Allemagne.
Mais bon, ça ne veut pas dire que toutes les personnes qui utilisent ce ce cette structure narrative soient des fasciste. Ça peut le devenir. [rires] Ça peut le devenir confère Donald Trump. Mais mais cette remarque, elle est elle est elle est pas forcée. Enfin voilà. Donc donc cette remarque est vraie, elle ne signifie pas qu'Edouard Philippe soit un fasciste. En tout cas, peut-être pas encore. Et sans trembler, c'est la condition pour la République de sa survie et de son développement. La deuxième chose qui me constitue, c'est que je Oh merde, il y a c'était pas la fin. Bon bah, c'est parti. Je suis père de trois enfants, Anatole, Léonard et Sarah 23, 21 et presque 16 ans.
Je les aime et je ne prétends absolument pas être objectif quand je parle d'eux. Il doit Petite blague, petite blague, petite blague, petite autodérision, petite blague. Voyez, on les voit venir, hein. C'est vraiment des blagues très Édouard Philippe, des blagues très flegmatiques, une sorte d'humour anglais en fait chez chez chez Édouard Philippe. Non, de droite. Moi je dis rien. Anatol, je trouve c'est stylé. Moi moi pardon Anatole, je trouve que c'est stylé hein. Moi je je suis pas avec vous les gars. Je trouve que Anatole, il y a un côté des moi ça me plaît. Zéro rire surtout. Après c'est pas non plus an Comment ça Anatole en 2026 c'est de la maltraitance ?
Mais mais vous y êtes pas mais vous y êtes pas. C'est c'est totalement in. Naruto, c'est stylé. Nom de perso de de clair obscur. Ah moi j'aime bien Anatole. Moi j'aime bien humour normand. Ouais. Ouais. Je sais pas. Je sais pas si c'est ça l'humour normand. Bon, peu importe. Sourire en m'entendant. Je suis un père trop peu présent et assez loin d'être parfait. Je dis qu'ils doivent sourire en m'entendant mais ils sont pas là. Ils me souhaitent de réussir je crois et je crois que j'aurais eu du mal à faire ce que j'ai pu faire sans leur soutien et sans celui de leur mère. Et dites qu'elle aussi quelque part dans cette salle. Mais nous avons Mais nous avons qui s'en fout, hein ?
C'est c'est vraiment ça [rires] qui s'en fout. Euh c'est un peu long. Tu peux nous expliquer l'usage du tambour en discours politique ? Ah, je ne peux absolument pas expliquer l'usage de ce tambour, hein. C'est je je ne me l'explique pas. Euh si je peux vous je peux vous expliquer à quoi ça sert. C'est censé lancer les applauses. C'est un peu l'équivalent d'un chauffeur de salle quoi. Euh mais euh moi surtout je trouve que c'est un truc qui casse la tête, qui est moche, qui a embarrassé Édouard Philippe sur euh sur son entrée euh et qui en plus euh transmet une petite connotation militariste qui à ce en ce qui me concerne ne me gorge pas de joie et de félicité.
Après, d'autres ça peut leur plaire, mais moi le petit côté on marche au centre du tambourin, bon c'est pas c'est pas c'est pas ma cam. Bon, après là-dessus, c'est très personnel, c'est subjectif donc mais mais non, je vois pas pourquoi quoi. C'est je trouve que c'est vraiment une très mauvaise idée. Nous avons décidé de ne jamais les exposer et ils se tiennent éloignés de la reine politique. Vous ne me verrez pas poser dans Paris match avec eux. Ce sont de jeunes adultes, ils ont leur vie et je respecte leurs soucis de discrétion comme j'espère que tout le monde dans cette campagne le respectera. Trois enfants.
Donc Charles Peggy disait que les pères de famille étaient les derniers aventuriers du monde moderne parce que les pères dès qu'ils sont pères cessent de se faire de la bile pour eux et commencent à s'en faire pour leurs enfants. Ah les mères aussi non ? Il aurait dû dire le bon Charles Peggy que les plus grands héros de l'histoire du monde étaient les mères de famille parce que le tambour n'en peut plus lui-même d'être tapé. Des mago ? Oui. Oui. Bah oui, totalement des mago. Totalement totalement DMA. Bien sûr, on rappelle on rappelle que la grande cause on rappelle qu'il a été premier ministre 3 ans cet homme. On rappelle qu'il a été premier ministre 3 ans.
On rappelle que la grande cause nationale du quinquena décrétait alors qu'il était lui-même premier ministre, grande cause nationale décrété alors qu'il était lui-même premier ministre et qu'il est resté plusieurs années ensuite a été la lutte contre les violences sexistes et sexuelles et avant tout les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes et que euh le bilan à cet égard est absolument inexistant. J'en veux pour preuve définitive et incontestable le fait que Emmanuel Macron a refait pour son deuxème quinquena de la grande cause nationale de ce deuxième quinquena la lutte contre les violences faites aux femmes.
Évidemment, s'ils avaient eu des résultats pendant le premier quinquena, il n'aurait pas été nécessaire d'en refaire la grande cause urgente et nationale. Pour le second, généralement, quand à plusieurs reprises, tu décrètes la même volonté, le même objectif, c'est que les fois d'avant, il n'a pas été rempli. Et c'est bien sûr le cas ici. C'est d'ailleurs ce que disent absolument toutes les associations féministes. Donc là, j'ai envie de dire culotter mais comme je vous le disais tout à l'heure, si on commence je si on commence à rentrer dans le fond et à tenir Édouard Philippe pour responsable de ses propres échecs passés, on n pas fini hein.
Parce que oui, bien sûr, il va nous promettre Mons et merveille, cet homme qui a participé à la maltraitance de la France pendant 3 ans. Mais bon, ça qu'est-ce que vous voulez ? Ça c'est autre chose. Ça c'est autre chose. Quand je vois celle qui est autour de moi, ma mère, ma femme, ma sœur, mes amis, conjugent activité professionnell, vie personnelle, obligation familiale, je suis admiratif et pas seulement admiratif, reconnaissant et pas seulement reconnaissant. convaincu que notre société se portera mieux lorsque les femmes auront toujours plus les moyens de leur liberté, toujours plus d'autorité dans les décisions collectives. la posture de l'allié.
Euh ouais, un peu important de mon gars. Place aux femmes. Oui, c'est toujours un peu compliqué hein. Celui qui dit "Je veux que les femmes aient toujours plus de place dans le dans les délibérations dans les décisions collectives quand Bref." Bon, en fait, c'est euh si lui-même avait fait quoi que ce soit, si lui-même avait fait quoi que ce soit pour aller vers plus d'égalité en France entre les femmes et les hommes, on pourrait on pourrait admettre ce discours, mais comme je vous disais, il a été le premier ministre de la grande cause nationale du quinquena qui était la lutte contre les violences faites aux femmes. Son bilan en l'espèce est inexistant, hein.
que là, on a envie de lui dire "Frère, euh je veux dire promets de faire mieux si tu veux, mais en attendant la ramène pas trop non plus. Pas trop, pas trop quoi. On peut s'en réjouir de ce qu'ils disent cela. Bah non, en fait non, on peut pas alors enfin, on peut s'en réjouir qu'il disent cela. Oui, on peut se réjouir qu'il s'empare de cet enjeu. Bon, après euh il y a Mais je saurais pas bien l'expliquer. Attendez, j'ai mon j'ai mon oreille qui me gratte. Euh je saurais pas bien comment expliquer pourquoi, mais moi j'ai trouvé dans sa phrase qui se qui est une phrase d'allié, j'y ai vu quelque chose de très patriarcal malgré tout.
Euh je saurais pas l'expliquer mais euh j'y ai vu même dans la manière de présenter les choses. Je veux que les femmes aient toujours plus accès à la décision. J'y ai vu quelque chose d'assez infantilisant euh comme si euh il allait leur faire le privilège et la gentillesse et l'amabilité de leur laisser plus de place dans les décisions. Euh mais je saurais pas exactement expliquer ce qui me donne cette impression là dans sa manière de le dire. J'aurais du mal à l'expliquer parce que fondamentalement je trouve la phrase pas déconnante quand tu l'as déconstruit. Et pourtant, elle m'a laissé un arrière-goût de patriarcat dans la euh dans la bouche.
Donc mais je je alors je suis honnête avec vous, je ne saurais pas vous expliquer d'où ça vient et je pense que c'est parce que moi-même j'ai des angles morts et que en fait il faudrait demander ça à une chercheuse qui a travaillé sur le féminisme ou une militante féministe et qui sans doute réussirait bien plus précisément que moi à mettre le doigt. Donc euh donc voilà, je je confesse ici mon mon incapacité de mettre le doigt sur ce qui va pas.
Mais il y a dans la posture de celui qui dit "Je veux que les femmes aient plus accès aux décisions, c'est peut-être dans le est plus accès aux décisions." Euh non, en fait c'est on va pas il s'agit pas de leur donner un peu plus accès aux décisions comme on jetterait une croquette à un chien qui a bien travaillé euh ou ou qui ou qui s'est bien comporté. il s'agit de créer l'égalité pleine entière et et pleine entière et incontestable. Bon voilà, c'est c'est bon mais peut-être que peut-être que là quand je c'est aussi pour ça que je me méfie de mon analyse à cet endroit-là parce que je n'ai pas [rires] je n'ai pas une image préalable d'Edouard Philippe tout à fait positive.
Euh je suis pas un fan du bonhomme pour employer un euphémisme. Donc forcément je me méfie de ce genre de séquence où en fait je peux avoir tendance à percevoir négativement quelque chose qui en fait était pas si déconnant et que si c'était quelqu'un que j'appréciais qui disait ça, peut-être que ça ne me ferait pas ticker. Euh donc bon voilà, je je je suis prudent de ça comme comme la scénographie que j'ai critiqué jusque jusque ses moindres jusque ses moindres ses moindres recoins. Alors que en vrai le meeting il a il a de la gueule.
Euh bon donc voilà, c'est c'est les endroits où je me méfie un peu de moi-même et de ma propre subjectivité qui peut qui peut et qui inévitablement d'ailleurs biaè enfin qui peut biaiser et même inévitablement biaè une partie de mes analyses. Par contre, là où j'ai une certitude dans l'analyse, c'est que et c'est l'autre partie de son discours qui le enfin et c'est c'est l'autre élément qui rend son discours insupportable, c'est que entendre Édouard Philippe venir la bouche en cœur et la main sur le cœur nous expliquer que il veut faire beaucoup pour redonner le pouvoir aux femmes quand lui premier ministre n'a à ce sujet absolument rien fait.
quand lui premier ministre tous les ministres régaliens dans son ministère enfin dans son gouvernement étaient des hommes. Enfin, je vous rappelle que à l'époque d'Edouard Philippe, le ministre de alors Nicole Boubet ministre non même pas. À l'époque d'Edouard Philippe, le ministre de la le ministre de l'intérieur était un homme, Gérard Colomb puis Christophe Castaner. Le ministre de l'éducation nationale était un homme, Jean-Michel Blanquer. Le ministre de l'écologie était un homme, Nicolas Hullot. Le ministre de la justice initialement était un homme, François Bairou et puis ensuite il y a eu Boubé mais le choix initial c'était un homme.
Le ministre de l'économie était un homme, Bruno Lemire. Et d'une manière générale d'une manière générale le tous les tous les principaux ministres, j'en ai fait la fait la liste, tous les principaux ministres nommés étaient des hommes à la seule exception de Belloubé. Mais Belou, ça a été le second choix parce que Bairou a été empêché. Donc de la part de celui dont le premier gouvernement était composé à 100 % d'hommes pour les ministres, pour les ministères régaliens les plus importants, encore une fois, je prends François Baou, venir derrière nous dire euh moi je veux que les femmes aient plus accès à la décision. Oui. Bah peut-être que tu aurais pu le montrer à l'époque.
À l'époque peut-être que tu aurais pu te contenter non pas de le dire ici et de le promettre aujourd'hui, mais de le faire hier. quand il était en mesure de le faire, c'est-à-dire qu'il était lui-même premier ministre. Alors, attendez, il y a quelqu'un qui dit quelque chose. Euh, il parle des femmes, mères, épouses, c'est essentiel la place des femmes a un rôle précis. Euh oui, oui, je vois je vois ce que vous voulez dire. Après, il parle quand même de de les quels aient plus de pouvoirs de décision, mais oui, oui, je suis d'accord. C'est vrai, c'est vrai. Euh bref, donc pour pour toutes ces raisons, pour toutes ces raisons, j'ai envie de dire euh un peu culotté quoi. Un peu culotté.
Un peu agaçant. On t'écoute Édouard, on t'écoute douloureusement mais on t'écoute quand même. Pardon, j'ai raté. Ça ne s'arrête jamais hein. Ça ne s'arrêtera jamais. Toujours plus d'autorité dans les décisions qui a donné un tambour au moteur fou de la République en marche. C'est très drôle. Collectif toujours plus d'opportunités de briller dans le monde scientifique, industriel, entrepreneurial, politique. Je suis pas né avec cette conviction. Elle m'est plutôt venue sur le tard. Mais j'ai la voix du convertier. Sur ce sujet, je ne lâcherai rien dans ce combat que je vous propose de mener tous ensemble. Ah les tambour là. [acclamation][applaudissements] [cri] Oh [ __ ] !
Cont-tetemps oh là père ou les cont-temps sont même contre le temps. C'est très compliqué. Père ou mère l'inquiétude l'intranquillité c'est la marque des parents. Étude vie sentimentale risque lié aux mauvaises rencontres aux addictions. Difficulté d'orientation difficulté d'insertion professionnelle. Oh là là c'est les maternels. J'ai on regarde un épisode des maternels. Mesdames messieurs. Qu'est-ce qu'est-ce qui lui arrive à Édard Philippe là ? parents, c'est être inquiet.
Je ne suis pas un inquiet de nature et j'ai confiance en mes enfants, mais je sais ce que nous pensons tous quand nous nous projetons et que nous essayons de deviner quel sera le devenir de nos enfants à 5 ans, à 10 ans, au-delà. Quel métier vont-ils exercer avec l'intelligence artificielle qui arrive, qui est là et qui s'imissent ? est en fait dans tous les domaines de la production, de la réflexion, des échanges. C'est merveilleux la technologie. Mais qu'est-ce que cette révolution va impliquer pour nos enfants ? Dans quel état vont-ils trouver la planète sur laquelle ils vivent ? Comment vivront-ils si l'été 2026 est effectivement le plus frais des 50 prochaines années ?
C'est dommage parce que vu qu'il a été premier ministre pendant 3 ans euh ça aurait été un bon moment pour se poser ces questions-là et pour agir. Pardon, pardon, pardon. Encore une fois, c'est de ma faute. J'oublie à chaque fois, j'oublie à chaque fois que il faut pas commencer à les rappeler à leur responsabilité passée. Euh c'est pas c'est pas ça les règles du jeu. Ça n'est pas ça les règles du jeu. À chaque fois, c'est moi qui oublie. Pardon. Pardon. Dans quel environnement vont-ils élever leurs propres enfants ? Quel premier logement vont-ils acheter ou louer ? Auront-ils les moyens d'en acheter un ? C'est pas bien parti. Oui, mais la faute à qui ? Pardon, pardon, pardon, pardon.
C'est de ma faute encore. Hors jeu, hors jeu, pardon. hors jeu. Euh c'est de ma faute, c'est de ma faute. J'ai encore joué hors jeu. J'ai encore j'ai encore rappelé sa responsabilité dans dans dans l'état de la France aujourd'hui et le fait que toutes les bonnes idées qu'il est aujourd'hui, c'est dommage, il aurait pu les faire quand il était par exemple au pouvoir. Pardon, il y a eu les dissolutions. Oui, oui, il y a eu il y a eu la dissolution. Il ne vous aura pas échappé qu'il y a eu la dissolution. Vous avez raison. Vous avez raison. Bien sûr, bien sûr. Auront-ils l'envie, les moyens d'accueillir eux-mêmes des enfants ? Vont-ils vivre en paix et en sécurité ?
Et comme des millions de parents, je m'interroge sur la manière dont notre société traite ses enfants. Bon, pardon de revenir là-dessus. Euh vraiment vous allez vraiment je vous autorise à quitter le live parce que ça va être insupportable mais euh pourquoi pourquoi est-ce que la barre supérieure du E n'est pas en rouge monobloc comme le reste tu vois ? Alors là ici ça déconne un peu, mais pourquoi est-ce que ici tu as une espèce de dégradé moche ? C'est quoi cette histoire là ? Enfin, je veux dire il y a que moi que ça le fait ou pardon j'obsède là-dessus. Euh ça me triggere vraiment. C'est c'est quoi c C'est quoi ? C'est l'accent. Mais non mais c'est l'accent d'Edouard pour faire l'accent.
Oh les cons. Oh les cons ! C'est l'accent Oui, c'est l'accent du C quoi. [rires] Oh les cons. Oh oh mais personne leur a dit que c'éta mauvaise idée. Mais cir sur le P qu'il y a sur le pupitre. Oui, le P est pas pareil. Eddouard Philippe, le P est pas pareil sur le pépite. Je suis d'accord. Ah ! Oh les con ! Ah ! Ils ont voulu Ah ! Ils ont voulu faire un effet. Ah, personne leur a dit, je crois, hein. Personne leur a dit. Euh, très bien. Euh [rires] Queoir, oui, que c'est vrai que c'est dommage parce que là vraiment on est à une lettre de on a une lettre de quar quoi. Et ben ou pardon, excusez-moi, attendez. Je je C'est pas pour faire un rappel au logo de Horizon.
Ah non, mais personne le connaît le logo d'horizon. Puis fallait le mettre dans ce cas-là parce que sinon bon pardon pardon pardon. Euh attendez, il vient de dire un truc, c'était plus important de réagir dessus. Je crois par je m'interroge sur la manière dont notre société traite ses enfants, dont elle les protège, dont elle les prépare. Ah oui, voilà. Évidemment, c'est le truc plus intéressant, c'était de rappeler que il soutenait la majorité au moment de l'affaire Betaram. Bien sûr. [rires] Voilà.
Donc je crois que en ce qui concerne le fait de savoir comment une société protège ses enfants, je crains que lui, comme tous ceux qui ont soutenu François Baouot à l'époque, n'ai que peu de leçons à donner dont elle leur accorde ou non la priorité. Et ce que je vois alors effectivement hein pour revenir à ce qui importe le pai de Philippe qui c'est Édouard Hilip pardon mais moi je dis je lis Edouard Hip ou Édouard P Hilip [rires] en fait moi je dis je lis Edouard P H Philip comme Monkey d Louffi tu vois [rires] moi je lis ça moi je lis euh Édouard Pilip comme Monkey Doufi. Euh c'est c'est quoi cette histoire ?
Filf, c'est pour ça je pense euh il y avait pas assez il y avait pas [rires] assez d'encre. Edward P Hilip Non mais c'est c'est qu'est-ce que c'est ? Qu'est-ce que qu'est-ce que tu fais laadidas Arena, il y a 5000 personnes présentes et il y a pas la bonne imprimante. E mais ils me font câbler hein. Euh bon pardon. Gum gum dis solution un dégradé mais rien d'autre n'est dégradé en fait. C'est ça qui rend dingue, c'est que tout est monobloc et c'est pas mal, tu vois. C'est propre, c'est moderne, un peu un peu tarte à la crème mais sauf le E enfin sauf le la barre horizontale du E dans les écrans qui là ici est tout à fait normal. Et là le P de Philippe, qu'est-ce qu'ils ont voulu faire quoi ?
Ça fait V2 en vertical, hein. Ah, je sais pas. Son image est dégradée. Son image quoi ? Le le derrière là dans l'écran. Je sais pas. En tout cas, c'est catastrophique. Le raccorde ou non la Ah oui, son image. Ah oui, c'est une blague. Pardon, j'avais pas la blague. OK, je l'ai, je l'ai. Et ce que je vois me consterne souvent et me révolte encore plus parce que chaque fois qu'il faut choisir, nous sacrifions l'avenir. À chaque fois, la dette est abissale. La dette est à Bissal. Abissal. Pas si grave, nous disent Marine Le Pen, Olivier Fort ou Jean-Luc Mélenchon. On la financera très bien. Elle ne coûte pas si cher. Nos enfants la rembourseront d'ailleurs. Faut-il vraiment la rembourser ?
On ne veut pas réformer pour réduire la dépense publique. Notez que ce serait intéressant de se demander qui a creusé une dette à Bissal. Ce ce ça pourrait être intéressant de de savoir qui a diminué les recettes de la France euh en supprimant enfin en supprimant ou en diminuant plusieurs des impôts qui pesaient auparavant sur les entreprises, y compris les grandes entreprises, euh les personnes avec de hauts revenus ou de hauts patrimoines. Ce serait intéressant de savoir qui a diminué ses ressources, ses recettes et ce faisant à creuser le déficit français et donc a cru la dette. Ce serait ce serait marrant de de savoir qui est responsable de de ça.
Ça pourrait ça pourrait être pourrait être intéressant. Par exemple, alors on coupe dans les dépenses d'avenir apprentissage, insertion des jeunes, recherche, innovation, environnement. [grognement] Ce serait intéressant de savoir qui a coupé dans le budget de la recherche ces dernières années, hein, y compris sur les trois premières années du quinquen à Macron. sera intéressant de savoir qui a coupé dans le budget de la recherche, de savoir qui n'a pas fait les investissements écologiques nécessaires, qui d'ailleurs a été condamné directement dans l'affaire de Grande Saint par la justice française pour une action climatique. Ce serait marrant de savoir ça.
Ça pourrait ça pourrait être intéressant. Je sais pas moi je me dis ça pourrait être intéressant de de savoir ce qu'a dit le le haut conseil sur le climat sur le conseil pour le climat concernant l'action d'Edouard Philippe par exemple sur les premières années du quinquen à Macron. Ça pourrait ça pourrait être intéressant. Ce serait intéressant de savoir qui a désorganisé l'école.
qui [grognement] a désorganisé l'école avec une réforme du bas catastrophique, qui a mis les les collèges et les lycées sans dessus dessous les lycées plus que les collèges mais dès les collèges euh qui a mis les collèges et les lycées sans dessus qui a introduit parcours supéforme la plus stressante de l'histoire de l'éducation nationale peut-être pour les lycéenses et les lycéens ce serait intéressant de savoir tout ça mais ça passe. Mais ça passe. Au Qag aujourd'hui, ils ont dit que c'était Hollande qui a été condamné pour une action climatique. Alors, c'est vrai aussi. C'est vrai aussi. Il y a deux condamnations pour une action climatique.
La première concerne le quinquena de François Holland et la deuxième concerne le premier quincana d'Emmanuel Macron. Donc, les deux sont vrais. Notre école décline. Ah non, parcours supérieur. Parcours supron. Non non, parcours supr sur le site, c'est pareil. va voir alors. Attendez 2 secondes. Attendez 2 secondes. Alerte. Euh le site ça doit être Eddouard Philippe 2027 j'imagine euh avec Eddouard. Mais mais c'est pas possible ça. Mais c'est quoi ce truc ? Non merci. Effectivement, c'est du monobloc avec un petit un petit dégradé sur Alors là encore bon même là c'est moche. Même là c'est moche. Mais mais sur le Edward Philippe c'est catastrophique quoi.
Alors là ça va parce que tu vois là oui là tu dégrades tout là. D'accord tu dégrades tout c'est OK mais tu dégrades pas juste une lettre. Là pareil tu as tout dégradé. Bon c'est moche quand même mais Ah ouais OK. Le dégradé il change. Mais ça n'a aucun sens. C'est moche hein, [ __ ] Bon ben écoutez euh bravo, bravo au graphiste d'Edouard Philippe qui a l'air d'être le même que celui d'Élizabeth Born manifestement. Euh go faire un don. [ __ ] cauchemar. Notre école décline. Plus personne ne le ni mais personne n'avance si ce n'est pour proposer des gadget et personne ne voit dire personne n'avance si ce n'est pour proposer des gadgets.
Quand tu as été responsable de parcours sup, quand tu as fait une réforme du bac qui a été catastrophique, qui a mis sudessous le lycée, qui a créé du stress pour les les lycéens et les enseignants. Franchement, dire ça quand tu as eu un ministre de l'éducation nationale dont la première préoccupation c'était l'islamisme à l'université quand même c'est c'est quand même un peu culotté. Je je pardon de pardon d'en revenir toujours aux mêmes analyses mais le toupai quoi. Le tout paix mais le toupai non franchement c'est pas possible. Oh là là ! Bon mais en même temps, tucoutes tu écoutes tu écoutes Édouard Philippe, tu as l'impression queil est responsable de rien.
Mais comme d'habitude hein, je vous l'ai toujours dit, la la signature du macronisme, c'est le rejet de toute responsabilité. C'est jamais de leur faute. Il ils ils font et feront tout pour ne pas pouvoir être tenu pour responsable de leurs actes, de leurs paroles et de leurs décisions à chaque fois. à chaque fois que d'autres pays confrontés à des défis au moins aussi considérables dans leur propre système éducatif, l'Allemagne, la Finlande, la Corée du Sud, Singapour ont su eux inverser la tendance. La vérité c'est que nous ne prenons pas des décisions difficiles et que nous feignions de croire que nos enfants n'en péront pas le prix. Et que dire, mes amis ? Que dire du pire ?
C'est c'est quel dommage que quel dommage que lui n'ait pas été au gouvernement ces ces 10 dernières années à un moment ou un autre. Peut-être même premier ministre parce que là il aurait pu prendre des décisions difficiles du coup selon lui hein dans dans sa propre logique économique. Des crimes sexuels, des violences au sein des familles, du périscolaire parisien de l'aide sociale à l'enfance qui ne parvient pas à faire face. Ce serait marrant de parler de Betara mais pas seulement du périscolaire parisien parce que le périscolaire parisien c'est un scandale, on est d'accord. Scandale absolu et il a bien raison de le mentionner mais il pourrait mentionner Betaram peut-être.
Euh ah non c'est marrant ça. Pour quelle raison ? De l'exploitation sexuelle des mineurs qui se développe à toute vitesse. Nos défaillances collectives sont terribles. Il a soutenu Baou. Mais bien sûr. Ah ben tout Horizon a soutenu Bairou. De toute façon, t tous les macronistes euh de près ou de loin ont soutenu Bairou de toute manière à bout de bras, hein. Donc venir derrière parler des euh des violences faites aux enfants et notamment des violences sexuelles. Quand tu as soutenu à bout de bras quelqu'un qui a une part de responsabilité dans le scandale de Betara, une part seulement, mais une part tout de même. Ça me semble moi abject et et inaudible. Inodudible, inaudible, scandaleux.
Mais bon, qu'est-ce ça passe. Qu'est-ce que vous voulez ? passe lorsque l'école dysfonctionne, lorsque la justice n'est pas la hauteur, lorsque les dispositifs qui accompagnent la jeunesse sont les premiers à faire l'objet des coupes budgétaires. Lorsque nous renonçons à adapter nos villes et à nos nos équipes, attends, il a parlé des coupes budgétaires, je rêve ou lorsque l'école Ah, pub, j'avais pas vu la pub. Pardon, pardon, j'avais pas vu la pub. On va faire une vraie pause parce que j'ai plus de j'ai plus d'eau gazeuse. J'ai plus d'eau gazeuse. Donc on va faire une vraie paube. Une vraie paube. Une vraie pause. On revient dans dans 3 minutes. À tout de suite. OK. De retour.
De retour évidemment. Il est parfaitement camoufl. Ah oui, j'avoue, il est très camoufl. De retour évidemment pour la suite du meeting d'Edouard Philippe. Je sais même plus où j'en étais. On a écouté 24 minutes, il reste précisément 1 heure. Au bout d'un moment, on va commencer à Au bout d'un moment, on va commencer à zapper dans le discours. Vous inquiétez pas, il y a juste deux trois passages qui sont intéressants et puis voilà. Col disfonctionne lorsque la justice n'est pas la hauteur, lorsque les dispositifs qui accompagnent la jeunesse sont les premiers à faire l'objet des coupes budgétaires.
Lorsque nous renonçons à adapter nos villes et à nos nos équipements à la transformation climatique qui vient. C'est marrant parce que là-dessus, il a il a il a il a buté. Vous avez vu ? Vous avez vu qu'il a un peu il a un peu buté sur lorsque nous renonçons à adapter nos équipement à la transformation climatique qui vient. Vous avez vu que il a il a buté là-dessus. Je me demande pourquoi. On réécoute. Sont les premiers à faire l'objet des coupes budgétaires. Lorsque nous renonçons à adapter nos villes et à nos nos équipements à la transformation climatique qui vient. C'est marrant hein que qu'il ait du mal à prononcer cette phrase.
C'est marrant que on sent on sent qu'en la disant lui-même se dit franchement Edward culotté. Tu vois même lui-même en la disant se dit ah je l'aurais peut-être pas tenté en fait celle-là. J'aurais peut-être il fallait peut-être pas la garder. Parce que lui-même se rend compte qu'on va se rendre compte nous à quel point il se fout de notre gueule. Bien sûr, puisque s'il y a une personne qui a définancé ce l'écologie, qui a définancé l'école, c'est quand même bien lui. S'il y a une personne qui a désorganisé le lycée, c'est quand même bien lui.
S'il y a une personne qui n'a pas procédé aux investissements en matière de transformation, enfin aux investissements en matière d'adaptation au changement climatique, c'est bien lui. Donc là, lui se rend compte que là, ça va commencer à se voir. Et et ce qui est drôle, c'est que ça se traduit en terme d'action oratoire par des bafouillements, des hésitations répété dans la même phrase. Donc là, tu sens vraiment que c'est pas juste un petit accident que clairement il est en train de se rendre compte que peut-être c'était un peu trop audacieux. Peut-être peut-être.
Lorsque nous préférons conserver pour nous plutôt que construire pour eux, nous ne sommes pas à la hauteur de nos responsabilités. Aucun. Donc là, vous commencez à comprendre par ailleurs le schéma argumentatif plus général qu'il va utiliser pour nous vendre euh contrairement à ce qu'il dit, mais pour nous vendre du sang et des larmes, pour nous vendre des efforts et des sacrifices. Le schéma argumentatif qu'il veut utiliser, c'est nous devons penser à nos enfants. Nos enfants sont plus importants que nous. Et donc pour que nos enfants vivent bien, il faut que nous-mêmes acceptions de faire des sacrifices pour eux.
Euh évidemment, cette rhtorique, elle est complètement fallacieuse et complètement faillible. On y viendra dans un instant. Aucun parent ne dirait pour ses enfants ne sont rien, ça va être pire mais tant pis pour eux. C'est marrant, c'est ce qu'ils ont fait sur le climat. personne, aucun parent ne se dit ça. Et pourtant, collectivement, c'est ce que nous acceptons trop souvent. En effet, sur le climat et de son fait, la vérité, c'est que nous ne faisons pas assez pour nos enfants. Nous ne faisons pas assez pour la France de demain. On ne fait pas assez pour les former et les préparer au monde qui vient. On ne fait pas assez pour leur indépendance financière et leur capacité à investir.
On fait pas assez pour leur protection sociale à eux qui avec une démographie en Berne sera forcément différente de la nôtre. On ne fait pas assez pour les préparer au changement climatique, au développement de l'intelligence artificielle. On ne fait certainement pas assez pour leur défense dans un monde de plus en plus dangereux. Alors ne comptez pas sur moi pour désigner les coupables. Bah non, [rires] ce serait dommage, il serait dedans. Évidemment, ne comptez pas sur lui pour désigner les coupables. Ce serait dommage, il serait dedans. C'est la solution de ceux qui n'ont pas de solution. Je préfère chercher des solutions plutôt que chercher des coupables.
Oui, bien sûr, parce que s'il fallait chercher des coupables, il est serait dedans encore une fois. Et alors là pour le coup, pour le coup, c'est intéressant parce que alors ça c'est intéressant parce que pour une fois c'est explicite comme je vous l'ai dit, la signature rhtorique et au-delà d'être rhtorique, la signature politique de la République en marche depuis le début du macronisme dans son ensemble dont celui d'Edouard Philippe, leur signature c'est le rejet de leur responsabilité. le fait de tout faire pour ne pas avoir à assumer ce qu'ils ont fait.
Et alors d'ordinaire, ça ça passe par euh des fourberies rhtoriques, des tournures de phrases, l'utilisation du passif plutôt que de que de la voix active, des métaphores, euh simplement des mensonges pur et simples, euh voir parfois simplement l'ignorance de l'enjeu et le fait de venir faire un grand discours sur ce qu'il faut faire à l'avenir sans jamais sans jamais euh euh évoquer ce que l'on n' pas fait par le passé.
Donc généralement pour rejeter leur responsabilité, les responsables de la République en marche utilisent tout un arsenal rétorique, un arsenal rhtorique efficace, un arsenal rhtorique tout à fait tout à fait étoé, un arsenal rhtorique efficace, un arsenal étauffé mais un arsenal qui leur permet de ne pas avoir à l'assumer. Édouard Philippe, alors pour le coup, on peut au moins lui faire grâce d'une forme d'honnêteté. lui il l'assume. Moi, je ne veux pas parler du passé et chercher les responsables. Je ne veux pas le faire. Je ne veux pas le faire. Je pense qu'il faut mieux trouver des solutions. Je ne veux pas chercher des responsables.
Il il verbalise le fait de ne pas vouloir chercher les responsables de la situation actuelle puisque s'il devait le faire, il devrait admettre que parmi ses responsables, il est en bonne sit en bonne position. Il est en bonne situation. Euh il a été premier ministre d'Emmanuel Macron pendant 3 ans, plus de 3 ans même, je crois, pendant 3 ans. Euh donc à la fois c'est audacieux, à la fois c'est totalement falacieux mais en l'occurrence, enfin fallacieux, c'est à la fois audacieux comme ça elle est toujours chez la République en marche. C'est profondément antidémocratique.
Je vous rappelle que l'une des définitions de la démocratie, c'est du moins l'une des définitions de la démocratie représentative. C'est euh un régime dans lequel les gouvernants acceptent de rendre des comptes au gouverner. C'est un des éléments de définition de la démocratie représentative. Euh donc c'est culotté, c'est profondément antidémocratique, mais en plus c'est malhabile. En plus c'est malhabile. Et pour une fois c'est explicite. C'estàd que là pour le coup Édouard Philippe euh à la manière de euh comment elle s'appelle déjà ?
Euh Marlen Chiapa à la manière de Marlen Chiappa qui nous disait "Ma stratégie est la suivante, réponds rien, répond jamais, embrouille-les." Lui de la même manière nous dit explicitement "Ne cherchons pas le responsable, nous sommes au-dessus de ça." Non, c'est juste que lui serait embarrassé. Mais c'est juste que lui serait embarrassé. Mais au moins, il l'admet le mec, il l'admet. Clair et net. Par ailleurs, mes amis, je ne suis pas le candidat de la lutte des classes. Ça n'a échappé à personne. Quelle stupéfaction ! Quelle surprise ! Mais je ne serai pas non plus celui de la lutte des classes d'âge parce qu'une nation divisée entre ces classes d'âge, c'est une nation en danger.
Je veux surtout que l'élection de 2027 soit l'occasion de trancher la question la plus importante. La question que nous aurions dû nous poser en 2022. Notre projet est-il de préserver la situation actuelle en la faisant financer par nos enfants ou sommes-nous prêts déterminés à les aider à construire leur avenir ? Voilà. Donc évidemment la lutte des classes d'âge donc c'est un bon mot. C'est un bon mot. Un joli calembour qu'il nous a trouvé. On peine à comprendre exactement ce qu'il veut dire. Cela dit, on peine à comprendre exactement ce qu'il veut dire. Donc c'est un bon mot, c'est vrai, mais dont le sens politique, la signification politique reste pour l'instant flou. plus importante.
La question que nous aurions dû nous poser ne serait pas non plus celui de la lutte des classes d'âge parce qu'une nation divisée entre ces classes d'âge, c'est une nation en danger. Je veux surtout que l'élection de 2027 oui. Bon, c'est d'accord mais qu'est-ce que ça veut dire exactement ? Quoi ? Soit l'occasion de trancher la question la plus importante. La question que nous aurions dû nous poser en 2022. Notre projet est-il de préserver la situation actuelle en la faisant financer par nos enfants ou sommes-nous prêts déterminés à les aider à construire leur avenir ? Un avenir dans lequel ils pourront vivre mieux que nous ?
Donc là, vous comprenez hein, voilà tout l'artifice rhtorique d'Edouard Philippe euh nous faire accepter des reculs considérables sur le modèle social français, la protection sociale, les retraites, l'assurance chômage, les services publics. Bref, nous faire accepter un recul sur tout ce qui constitue aujourd'hui l'État providence français au motif que c'est dans l'intérêt de nos enfants pour lutter contre la dette sauver nos enfants des conséquences néfaces de nos actions présentes. Alors évidemment euh pourquoi est-ce que c'est complètement falacieux ? Pour une raison assez simple, c'est que déjà d'une part, il y a d'autres manières de lutter contre la dette.
Plutôt que de couper dans les dépenses, tu peux aux surprises roulement de tambour augmenter les recettes. Mais ça c'est un choix économique hein, c'est une c'est une différence idéologique qui oppose Édouard Philippe à la gauche d'une manière générale. [grognement] Première remarque. Deuxième remarque et surtout si tu démolis le système social français aujourd'hui pour les adultes qui en bénéficient aujourd'hui, tu le démolis aussi pour les enfants de demain. C'estàd que une fois qu'on aura massacré la retraite et fait voter la retraite à 65 66 voire 67 ans puisque je vous rappelle que c'est ce qu'il envisageait lui il y a encore quelques années.
Une fois qu'on aura complètement euh euh laminé l'assurance chômage, une fois qu'on aura détruit toute une partie des services publics, c'est nos enfants qui devront vivre dans une société où tout cela est absent. Donc c'est là où l'argumentation d'Edouard Philippe est complètement fallacieuse. Il nous fait croire que nous devrions nous accepter des sacrifice pour le bien de nos enfants alors que le système social français, l'État social français, l'État providence français, une fois qu'il aura été maltraité, rétracté, amputé, massacré, saccagé, c'est nos enfants qui ont souffriront.
Et donc, on pourrait totalement renverser l'argument d'Édouard Philippe en lui disant "Mais c'est justement parce que nous pensons à nos enfants que nous voulons qu'il bénéficie de l'état social qui a protégé nos parents et qui continue encore aujourd'hui malgré tout de nous protéger moins certes mais de nous protéger malgré tout nous-même." C'est justement parce que nous voulons que nos enfants puissent vivre dans la France qu'on connu nos parents et que nous avons nous-mêmes connu et que nous souhaitons continuer à connaître que nous allons nous battre pour maintenir ce modèle social.
Ça c'est ce qu'on pourrait lui opposer à cet argument qui est fondamentalement fallacieux et qui repose sur un seul ressort qui est un ressort émotionnel, c'est le ressort de la culpabilisation. Le ressort d'Édouard Philippe, le ressort émotionnel de ce discours, c'est vraiment un pivot. Alors, c'est un pivot émotionnel qu'on a pas l'habitude de voir dans les discours qui est relativement peu présent. En tout cas, c'est un pivot émotionnel qui n'est pas le pivot le plus utilisé mais qui là est au cœur du discours d'Edouard Philippe, c'est le pivot culpabilisation concession. Tu culpabilises ton auditoire et parce qu'il est culpabilisé, tu lui fais accepter une concession.
Sachant que en dehors de la culpabilité et si on examinait la situation de manière critique et euh à être et à être reposé, peut-être que on et sans doute que on s'opposerait à la concession qu'il nous demande. Et encore une fois, comme je vous disais, cette concession est totalement fallacieuse puisque si elle pèse sur nous, elle pèsera aussi sur nos enfants une fois que le système de retraite aura été massacré.
Une fois que l'assurance sociale, enfin une fois que l'assurance chômage aura été massacrée, les prestations sociales massacrées, les services publics massacrés, une fois que tout cela aura été fait prétendument pour sauver nos enfants du poids de la dette, nos enfants eux-mêmes n'en bénéficieront pas et cette promesse que eux est un avenir meilleur que nous disparaîtra puisque eux ne bénéficieront pas du filet de sécurité dont nos parents ont bénéficié et dont nous-même nous continuons encore malgré tout en partie en partie peut-être seulement mais en partie au moins à bénéficier. C'est ça la question. C'est la seule question qui vaille.
Et c'est la seule c'est la seule question qui m'intéresse. Ce qui m'intéresse, ça n'est pas la France d'hier. [rires] Là, vous êtes tous, ils sont contents. Ils sont contents. Il y a un côté, c'est moi ou le chaos. Ah bah oui oui, par ailleurs. Alors, vous avez raison. Vous avez bien sûr raison. Par ailleurs, par ailleurs, c'est plus généralement c'est enfin par ailleurs, c'est aussi en terme rhtorique, c'est aussi un faux dilemme. C'est aussi une manière de dire il n'y a que deux solutions. Soit aujourd'hui nous acceptons de concéder toute une partie du système social français, voir l'essentiel du système social français, soit nos enfants seront malheureux.
Donc évidemment que confronté à ce dilemme, tu as envie de dire "Bon bah d'accord, moi je vais faire quelques efforts, moi j'ai pas envie que mes gamins vivent malheureux. Mais bien sûr que ça aussi c'est totalement fallacieux puisque il y a d'autres politiques possibles. Alors, sont-elles meilleures ? Ne sont-elles pas meilleures ? Serait-elles couronnées de succès ou d'infortune ? On ne sait pas, on ne verra bien. Mais il y a d'autres politiques économiques possibles qui permettent tout à la fois de sauvegarder pour nous-même notre système social et de redresser les comptes pour que nos enfants puissent continuer de bénéficier de ce système social.
Après, on estime que ces programmes sont réalistes irréalistes, euh raisonnable des raisonnable, possible impossible, ça c'est un débat politique mais les programmes existent malgré tout. Et le fait de prétendre qu'il n'y a qu'une seule solution, une seule, si on veut agir dans l'intérêt de nos enfants, c'est de faire des sacrifices pour nous-mêmes. Euh ça c'est bien une structure typique du faux dilemme. Grosso modo, Édouard Philippe, c'est Édouard Philippe nous dit "C'est soit moi, soit le malheur de nos enfants. Maintenant, choisissez. Je l'ai aimé la France d'hier.
Elle est merveilleuse, elle n'était pas que glorieuse mais je l'ai aimé dans son entier et je n'ai pas envie de l'avoir remplacé par la prétendue Nouvelle-France. de ceux qui banalisent les délires ethicocommunautaires, qui attisent les colères, qui dressent les Français les uns contre les autres. Bon, alors on on y est pas tout de suite mais quand on y sera, je vais le zapper, il y a tout un passage du discours sur les extrêmes, ils sont pas bien. Flemme. On on se l' tapé chez Gabriel Atal, on va pas se le taper une deuxième fois. C'est exactement le même discours. Donc flemme de ouf. C'est la même rhtorique.
Bon, mon obsession c'est la France de nos enfants, leurs études, leurs réussite, les conséquences de l'IA sur leurs emplois, les conséquences du changement climatique sur leur ville. Je l'ai dit, je vais le redire. Ouais, mais le problème c'est que les conséquences du changement climatique, il y en a un qui pouvait s'en préoccuper dans le passé et qui l'a pas fait. Pardon, pardon, excusez-moi, mais ça rend fou, hein. Ça rend fou. Je je le dis pour l'extérioriser quoi parce que sinon sinon tu ça reste à l'intérieur et ça te ronge hein.
Mais mais c'est le ce ce en fait Édouard Philippe comme Gabriel Atal, il faut quand même en avoir conscience parle comme s'ils comme s'ils évoluaient dans un enfin comment dire Gabriel Atal et Édouard Philippe s'expriment comme si il vivait dans un autre monde que le nôtre. Les discours de Gabriel Atal et d'Édouard Philippe que nous entendons dont nous sommes dépositaires aujourd'hui sont des discours qui n'appartiennent pas à notre univers.
Ce sont des discours qui appartiennent à un autre univers, un univers parallèle, un autre une autre branche du multivers, une branche dans laquelle ils n'ont pas été premier ministre, ils n'ont pas été au pouvoir pendant 10 ans, ils n'ont pas gouverné la France, ils ne sont pas responsables de la situation dans laquelle nous sommes. Mais ces discours n'appartiennent pas à notre univers. Le Édouard Philippe et c'est ce que tout le monde devrait dire et lui dire, Eddouard Philippe quand il s'exprime ainsi, il est littéralement incohérent. C'est incohérent. C'estd que ça ça devrait être la seule chose qu'on lui répond, c'est "Mais mec, tu es incohérent.
Tu ne peux pas déplorer l'inaction passée en matière de climat alors que cette inaction tu en es responsable. C'est pas possible. Ça n'est pas ça n'est pas saint d'esprit. Ça ça n'est pas Saint-Esprit. Tu es irrationnel. Il y a une logique qui est rompue. C'est très inquiétant. C'est et c'est ce que tout le monde devrait lui dire. Le discours d'Edouard Philippe là, c'est un discours qui appartient à un autre univers où il n'a pas été au pouvoir.
Mais tu ne peux pas avoir pendant 3 ans diriger la France parce qu'il a été premier ministre, puis pendant 7 ans voter tous les budgets du gouvernement pour ensuite venir dire euh rien n'a été fait sur le changement climatique, je le déplore, c'est à maintenant qui c'est maintenant qu'il faut s'y engager. Ça n'est pas cohérent, ça n'est pas possible. Et encore une fois, derrière cela, il y a le rejet de toute responsabilité. Et je le dis, on pourra pas me pour le coup, c'est quelque chose que personne ne pourra me retirer. Je le dis depuis le premier jour.
Depuis le premier jour, depuis les J'ai commencé à dire ça, je pense, dans les deux premières années du premier quinquen d'Emmanuel Macron, j'ai dit "Mais c'est incroyable, il rejettent en permanence la responsabilité de ce qu'ils disent." la responsabilité de ce qu'ils font. Ils ils ont une rhtorique qui est profondément antidémocratique parce qu'elle vise à ne pas accepter la responsabilité de ce qu'ils ont fait et à ne pas l'assumer devant les électeurs et les électrices, c'est-à-dire devant ceux qui les administrent, devant ceux qui subissent ces décisions. C'est antidémocratique, c'est grave, c'est nouveau à ce point-là. C'est nouveau.
Il y a toujours eu bien sûr un peu de malice, un peu de jeu, un peu de rejet du rejet de son propre bilan pour pour tenter de paraître en homme neuf. Il y a eu Nicolas Sarkozy qui prône la rupture en 2007 alors que il a été au gouvernement sous le premier quinquenachirak. Donc tout cela a toujours fait partie du jeu. Mais à ce point, en allant aussi loin dans le rejet de sa propre responsabilité jusqu'à venir déplorer l'inaction passée en matière d'adaptation au changement climatique alors qu'il en est responsable. À ce point-là, on touche à une audace, à un degré d'audace et de culot qui selon moi confine à l'irrationnel. C'est et c'est ce que tout le monde devrait dire à Édouard Philippe.
C'est pour moi c'est c'est la seule question qu'on devrait lui poser. Euh les journalistes ne devraient lui poser que cette question-là. Mais Édouard Philippe, dans votre discours, vous avez déploré l'inaction climatique, vous avez été euh premier ministre 3 ans et soutien du gouvernement. Vous avez voté, votre groupe a voté tous les budgets qui s'en suivaient pendant les 7 années suivantes. Vous C'est c'est vous c'est pas possible. Vous en êtes responsable. Vous êtes en train de vous êtes en train de critiquer votre propre pilan. Vous êtes en train de pointer du doigt ce que vous n'avez pas fait, ce qui n'a pas marché en disant que c'est grave et déplorable.
Donc vous êtes littéralement en train de vous tirer des balles dans le pied et de nous expliquer pourquoi il ne faut pas voter pour vous. On est bien d'accord. C'est la seule chose qu'il faudrait lui dire. Mais bon euh apparemment il y a eu un bug dans la matrice. Apparemment, il y a eu un bug dans la matrice. En fait, nous entendons les discours d'Edouard Philippe et de Gabriel Atal d'un autre univers en parallèle au nôtre où ils sont aussi candidats mais où ils ont été dans l'opposition pendant 10 ans. Bon bah écoutez, c'est intéressant hein. C'est c'est c'est une expérience de pensée. Attendez, je me sers.
C'est un peu de un peu de pardon, je me sers un peu de un peu de un peu de comment ça s'appelle ? De de d'eau gazeuse. OK. Euh, c'est reparti parce que c'est ça l'enjeu de l'élection. leur liberté d'avoir des enfants, leur épanouissement et oui mes amis, leur bonheur, le bonheur de nos enfants doit rester notre ambition. Leur bonheur passe bien avant notre confort. Mettons-nous ça dans la tête. Bon, alors ça évidemment ça c'est abject.
C'est alors c'est abject parce que c'est à nouveau le même schème argumentatif que celui qui l'utilise depuis le début, mais surtout parler de confort euh comme si comme si le fait pour des ouvrières et des ouvriers qui ont le le le cœur brisé, le moral euh écartelé comme si leur demandait 2 années de travail supplémentaire quitte éventuellement à ce qu'il décède avant d'avoir eu un seul jour de retraite comme si c'était simplement renier un peu leur confort comme si aujourd'hui les comme si les étudiantes et les étudiants qui pendant lors de quinquena ont dû aller faire la queue à la soupe populaire, ont dû avoir recours à l'aide alimentaire parce qu'il n'arrivaient plus à se nourrir parce qu'on était en plein Covid et que le gouvernement ne se préoccupait absolument pas du du devenir des étudiants qui n'avaient plus aucune source de revenu, qui ne pouvaient plus faire leur petit boulot, qui n'avaient pas de source de revenu parallèle et qui du coup devaient aller comme il pouvait à l'aide alimentaire, au resto du cœur vers les associations pour tenter de simplement manger parce que le gouvernement ne faisait rien pour eux comme si c'était du confort, comme si les 200000 personnes supplémentaires qui vivent à la rue depuis le début du quinquena Macron dont des enfants comme si ces personnes-là ce qu'on leur demandait de renier, c'est du confort, comme si les personnes au chômage qui tombent plus vite au RSA qui du coup potentiellement ne peuvent plus régler le prêt de leur maison, ne peuvent plus régler leur loyer, ne peuvent plus se nourrir, ne peuvent plus vivre, tomber éventuellement à la rue comme si ces personnes-là qui subissent de plein fouet le les attaques successives sur l'assurance chômage comme si ces personnes-là ce qui était roié c'était leur confort, comme si l'absence d'adaptation au changement climatique et le fait que certaines personnes vivent dans des fours, vivent dans des bouilloirs thermiques, décèdent des adolescents, des bébés, des personnes en bonne santé qui décèdent parce que le la les le parce que le climat s'est dégradé, parce que les canicules sont sur nous, parce que la France vit désormais dans un enfer climatique qui ne va faire que s'empirer et que rien n'a été fait pour s'y adapter, absolument rien.
Comme si ces personnes-là, comme si les adolescents, les bébés, les personnes en bonne santé, mais aussi les personnes âgées, mais aussi les personnes à la rue qui décèdent, les travailleurs qui décèdent du fait de la chaleur parce que rien n'a été fait pour lutter contre, pour s'y adapter. comme si ces personnes-là, ce qui était en jeu, c'était leur confort. Je vous rappelle que la grande idée d'Edouard Philippe, c'est quand même de faire travailler les gens jusque 65 66 voire 67 ans.
Je vous rappelle aussi que à l'époque de la réforme des retraites d'Emmanuel Macron, le calcul avait été fait le calcul avait été fait par si je me souviens, enfin le calcul avait été fait euh par un économiste et publicisé par euh euh Michel Zemour. Le calcul avait été fait par un économiste et et publicisé par Michael Zemour. Je vous rappelle que la réforme des retraites d'Emmanuel Macron avait pour conséquence que chaque année plusieurs milliers de personnes supplémentaires allaient mourir sans bénéficier d'une seule journée de retraite.
Je répète, la réforme des retraites d'Emmanuel Macron a eu de facto comme conséquence que chaque année, plusieurs milliers de personnes supplémentaires décèd sans avoir pu bénéficier d'une seule journée de retraite dans leur vie alors que toute leur vie, ces personnes ont cotisé à la retraite. Édouard Philippe, lui, il veut la retraite à 65, 66 voir 67 ans. Donc, il veut que des milliers et des milliers et des milliers de personnes encore supplémentaires, encore en plus décèdent avant d'avoir pu bénéficier d'un jour de retraite. et nous dit-il ces personnesl elles peuvent bien accepter qu'on rogne un peu sur leur confort.
Bon à ce niveau-là, moi j'appelle ça de l'indessence et de l'obscénité, mais qu'est-ce que vous voulez ? Bonjour le chat, tu m'as [ __ ] ma conclusion de ma séquence, ça aurait fait un bon short. Tu me diras en même temps, peut-être que peut-être qu'il faut que je mette des photos de toi comme short. Ça ça ça peut-être de faire monter l'attention de tous les de toutes les personnes qui me suivent sur Instagram. Bon, je refais je refais la dernière phrase. On sait jamais des fois que ça finisse des fois que ça finisse sur internet. Moi à ce niveau-là, pardon, j'appelle ça de l'indessence et de l'obsénité. Voilà, c'est bon, c'est bon. On mettra on fera un petit une petite coupe.
Pardon, je me suis énervé. Pardon, pardon, pardon, je me suis énervé. C'est ma faute. C'est ma faute. C'est ma faute. J'avais promis pourtant de ne pas m'énerver. Ça va Pias Tu cherches, tu cherches un endroit manifestement. Attendez, je regarde parce que je pense qu'il veut Ah non, il veut juste aller manger. OK, on écoute la suite. Et on est fier. Et lui, on est fier. Il il vit sa meilleure vie. Les gens lui disaient de voir président. [ __ ] ce E à moitié effacé là, le E à moitié effacé que tu as l'impression que juste il a pas été bien imprimé. E mais moi je tolère plus un Pardon hein, pardon, excusez-moi, excusez-moi, pardon. Euh moi, je tolère plus l'incompétence.
Moi, je vous le dis, je ne tolère plus l'incompétence. Ça ça m'énerve. C'est bon. Euh moi, j'essaie de bien travailler. Moi, je me donne, j'essaie de j'ai j'ai le le goût du travail bien fait. Je je [raclement de gorge] j'attends que ce qu'on me met sous les yeux ce il y ait le il y a un minimum de standard de qualité quoi. Enfin là pardon. Non mais c'est Non mais regarde-moi ça. Tu as vraiment l'impression que le le logo il est effacé quoi. Tu as l'impression qu'ils avaient plus assez de qu'ils avaient plus assez d'angle dans l'imprimante. Mais c'est pas possible. C'est pas possible. En plus d'être à ce point abjecté au dieu d'être totalement incompétent.
Enfin je veux dire ça ça se voit là que c'est une mauvaise idée. Tout tout le monde le voit là. C'est c'est enfin c'est littéralement écrit dessus. Pardon, pardon, je suis encore je me suis encore agacé. Pardon. Bon ben, c'est reparti. Allez, on essaie on pardon. Essayez de pas regarder le e et de pas vous agacer du tambourin. Essayez aussi de pas écouter Édouard Philippe. En fait, cassez-vous, franchement, vous serez mieux ailleurs. [rires] J'ai pas mieux à vous dire. C'est pourquoi c'est pourquoi l'intérêt de nos enfants devrait être la boussole du nouveau quinquena. Chaque grande décision, chaque choix que fera mon gouvernement sera passé à ce amis.
Est-ce que nous préparons l'avenir de cette jeunesse ou est-ce que nous l'abîmons ? Bon donc là, je vous ai dit hein, ça c'est vraiment le le cœur de sa rhtorique. C'est son son ressort argumentatif. C'est le levier qu'il a trouvé pour nous faire accepter des sacrifices. J'ai eu l'occasion de vous dire à quel point est-ce que tout cela était falacieux. Est-ce que nous les protégeons ou est-ce que nous détournons une nouvelle fois le regard comme lorsque nous avons retardé la réforme des retraites pour finir en paix le quinquena actuel ? Est-ce que nous leur reverrons une liberté ou est-ce que nous leur transmettons une dette, une peur, une dépendance ? Ouais.
Alors bon, la dette écologique, on pourrait en parler, mais manifestement, c'est pas celle-là qu'il a à l'esprit lui. Je voudrais que cette fois-ci, on ne laisse personne prendre cette présidentielle en otage. Personne la réduire à une guerre d'identité ou à une guerre de génération. Personne la réduire à une comparaison de posts sur Instagram ou sur TikTok. Je voudrais que pour une fois on parle de la France de nos enfants. Voilà. Donc ça c'est un petit évidemment à Jordan Bardella et Gabriel Atal les les deux stars de TikTok bien sûr. Euh lui il parle de la France de nos enfants. Bon le le problème c'est que il y a plein d'autres problèmes quoi. Mais ça c'est un petit petit quoi.
Petit [ __ ] le tambourin quoi. Et j'aimerais bien qu'on voit, j'aimerais bien qu'on ait au moins un moment un plan sur le tambour quoi. On a envie de le maintenant parce que ce mec là qui qui nous casse les oreilles depuis le début maintenant on a envie de le voir. Moi moi j'ai envie de savoir quelle est l'image de l'ennemi. [rires] J'ai envie de savoir quel est le visage de l'ennemi. Je cette personne que je déteste et qui va désormais hanter mes cauchemars, j'aimerais au moins savoir à quoi elle ressemble.
Alors oui, j'ai trois enfants et je refuse qu'au second tour de l'élection présidentielle qui vient, ils aient seulement le choix entre deux colères, entre deux mensonge, entre deux impasses. Le Rassemblement national va nous dire comme il le fait à chaque fois pendant les campagnes que tout est de la faute des étrangers, de l'Europe, des riches, des fénéants, des villes qui méprisent la campagne. Mais enfin, qu'est-ce qu'il vous prend ? On siffle pas les autres ici. On se bat. [rires] Oh, c'est mal fait. [rires] Attends. Voilà. Qu'est-ce qu'il vous prend ? On ne siffle pas les autres ici, hein ? [rires] Studio. Salut Xavier. [souffle coupé] Aïe aïe aïe. Ah oui 5 minutes. Ouais ça fait 3h.
Nous ça fait 3h qu'on s'inflige ça. On a écouté 29 minutes en 3h. C'est c'est dire c'est dire l'ampleur de ce qu'il y a c'est dire l'ampleur de ce qu'il y a à purger dans ce discours. Bon bah acteur studio quoi. Du Macron. Oui oui. Alors ça c'est la tactique de Macron évidemment. Donc c'est de la [rires] c'est de la C'était pas parodique. Ah non non non ça je pense que c'était pas parodique hein. Je pense que c'était Salut le chat. Ça va ? Ouais. Non mais c'est mignon. Mais après plus personne n'est concentré. Après, j'ai envie de dire, je pense que c'est vraiment dans l'intérêt psychologique de tout le monde que personne ne soit concentré sur le discours.
Euh oui, donc bien sûr, évidemment, c'est la c'est le c'est la fameuse c'est la fameuse séquence Macron. La fameuse séquence Macron de on ne siffle pas ici qui est une manière de fixer là aussi son éose, de fixer son image. C'est ce que fait euh Gabriel Atal. Est-ce que c'est est-ce que est-ce que Gluxman nous a fait la même ? Je me demande si Gluxmann nous a pas fait la même. Je crois que Gman ait je sais plus. En tout cas, c'est clairement la tactique qui vise à paraître bienveillant, apparaître ouvert, apparaître démocrate. Une manière de dire "On ne siffle pas nos adversaires, nous sommes dans le débat d'idée, pas dans la projection de haine", virgule nous.
Et cette tactique là, c'est celle qui avait utilisé Emmanuel Macron à l'époque où il ne parlait pas du fond. D'ailleurs à l'époque où il ne disait absolument rien de son programme, tout ce qu'il disait c'était "Oh, on ne siffle pas, on neut pas, pas de ça chez nous." Et donc là, Eddouard Philippe essaie de faire la même chose. Alors lui, il le rate par contre, c'est ça qui est assez intéressant parce que on voit quand même poindre son côté très autoritaire. Là, pour quelqu'un qui essaie de se rendre sympathique depuis le début du discours, là tu tu sens quand même que tu sens quand même qu'il est pas il doit pas être si simple que ça dans le privé le le Édouard Philippe.
Chaque fois pendant les campagnes que tout est de la faute des étrangers, de l'Europe, des riches, des fénéants, des villes qui méprisent la campagne. En fait, le problème c'est qu'il va trop vite en fait. Pourquoi ça marche pas ? parce que il met fin trop vite et il le fait de manière trop brusque et donc du coup ça fait vraiment papa autoritaire quoi. Ça fait vraiment père autoritaire. D'ailleurs, écoutez la suite, vous allez voir. Enfin, qu'est-ce qu'il vous prend ? On siffle pas les autres ici. Ça c'est vraiment le c'est le ton du c'est le ton du papa autoritaire, le fameux mais enfin mais qu'est-ce qu' vous prend ?
Mais mais c'est pas ça que je t'ai enseigné, mais enfin qu'est-ce qui te prend ? le faux étonnement, l'étonnement joué du père devant son fils ou sa fille qui a fait une bêtise qui dit "Mais enfin, mais qu'est-ce que tu fais ? Mais enfin, qu'est-ce qu' te prend ?" C'est vraiment même le "qu'est-ce qui te prend ?" qui est littéralement la forme la la forme verbale qu'on va utiliser face à un enfant qui a fait une bêtise. Et derrière par la suite le "O ne fait pas ça ici, on ne siffle pas". C'est le fameux on paternaliste du père qui s'adresse à ses enfants. "On débarrasse la table avant d'aller jouer dans sa chambre. On finit son assiette de légumes, on est gentil avec sa sœur, s'il te plaît.
C'est le fameux on paternaliste de la vérité générale énoncée par celui qui dispose de l'autorité pour le faire que l'on retrouve dans là encore le langage des parents, mais aussi dans celui d'Edouard Philippe. Donc c'est assez intéressant parce que ici il essaie de fixer son éu, c'est de passer pour quelqu'un de bienveillant, d'ouvert, de démocrate, de respectueux, mais il le fait d'une manière tellement autoritaire que c'est vraiment l'inverse qui est créé. Pour moi là, pour moi, après je parle avec ma propre sensibilité, mais pour moi, il se rend vraiment très détestable.
C'estd que là, tu vois de lui une part de sa personnalité qui n'était pas apparue jusque-là dans le meeting et qui fait pas envie, quoi. Qui fait pas envie. Tu trouves ça autoritaire ? Ah moi oui. Après voilà, peut-être que je sais pas, peut-être que peut-être que j'ai eu après moi j'ai peut-être que j'ai eu une éducation laxiste post 68. C'est possible. C'est possible. Mais oui, je trouve ça catastrophique. Moi on se bat pour nos idées. On a aucun besoin de siffler les autres. Aucun. Ils sont dans le débat démocratique. Je suis pas d'accord avec eux. Vous non plus d'ailleurs. Et c'est très bien. Continuez. Mais on croit en débat démocratique respectueux.
Bon euh ça le problème c'est que en fait ça c'est vraiment c'est une la ficelle se voit comme en fait comme d'habitude he comme d'habitude dans la communication politique euh quand tu vois les ficell le procédé perd toute efficacité. Quand dès lors que tu identifies un procédé comme un procédé, comme un truc, comme une astuce, il cesse d'être efficace. Pour être efficace, il doit paraître spontané, il doit paraître authentique, il doit paraître neuf. Euh or là, c'est du Macron dans le texte. C'est c'est clairement devenu une tactique et je pense que tout le monde le sait.
Donc non seulement pour moi, c'est contre-productif au sens où ça le fait paraître autoritaire, mais en plus le procédé lui-même, il est claqué au sol maintenant. C'est ça ne peut plus fonctionner selon moi. Bon euh c'est c'est tu me diras c'est conforme c'est conforme à la tipo, tu vois. [rires] C'est conforme à la tipo. Le RN est dans le débat démocratique. Par ailleurs, non, [rires] me semble-t-il. Mais bon, ça ça c'est encore une autre question. Alors, on va euh on va zapper. Alors, attendez, je regarde un peu parce que j'ai j'ai minuté le j'ai quand même j'ai quand même essayé de travailler un peu.
On va zapper toute la partie sur le RN etf, ils sont méchants et les extrêmes, c'est pas bien. Comme je vous le disais, on l'a déjà entendu avec Gabriel Atal hors de question que je m'inflige ça une seconde fois. Euh ouais, on peut faire ça. Euh alors, attendez, je cherche. Où est-ce qu'on reprend ? Les nœuds gordiens. Quelle flemme quelle flemme j'ai de la suite de ce discours. On peut reprendre Édouard Philippe Merduavre à 37 minutes. Hop là. Alors oui, je suis père et mère. C'est la troisème chose qui me constitue. Je suis maire du Havre et j'ai été premier ministre. Vous l'avez, je suis père et mère. Vous l'avez vous avez le vous avez vous avez l'homophonie ou pas ?
[rires] Vous avez l'homophonie ? Vous avez le vous avez le calembour ou pas ? Euh c'est rigolo ça. Ah vous aimez bien le Ah là le tambour il est [rires] habile lol. Ah vous vous vous aimez bien. OK. Moi, je trouve ça claqué. Mais euh moi je trouve ça vraiment je trouve ça vraiment claqué quoi. Enfin le le jeu de mot sur mer eh moi je trouve ça vraiment catastrophique. Mais c'est littéralement le nom d'une série télé. Mais apparemment euh j'ai pas compris. Explique-moi. Constitue je suis maire du arbre et j'ai été premier ministre. Presque niveau tire mon doigt. [rires] Je suis d'accord. Presque tout ce que j'ai appris, il a été PM et aussi P et M. Ouais, c'est c'est le même niveau.
[rires] Absolument. Si parent, c'est c'est tu tu es presque tout ce que j'ai appris en politique, je l'ai appris au Hav. Dans une mairie, il y a pas beaucoup de punchline. On écoute, on réfléchit, on se retrousse les manches. Pendant 9 ans avant de devenir maire, puis depuis 16 ans que je suis maire, j'ai écouté, j'ai bâti, j'ai dessiné l'avenir, j'ai fixé des priorités, j'ai investi, j'ai conduit des travaux, j'ai servi les avrais et les avré du mieux que j'ai pu. Il est visé par une instruction. On est d'accord Edward Philippe, on est d'accord qu'il est visé par une instruction ou une enquête. Il y a une punchline de Oui, hein, tout à fait.
Dans le cadre de son dans le cadre de sa de sa gestion du Havre, de son administration du Havre. On est on est on est bien d'accord de tout ça. C'est c'était juste je rappelais ça juste pour qu'on soit sûr de voilà. Pendant 16 ans, je me suis attaqué comme tous les maires à des problèmes incroyablement concrets. La sécurité, la lutte contre les incivilités, la fermeture ou la construction de nouvelles écoles, la rénovation urbaine, la construction de trois lignes de tramouet, l'adaptation de la ville. au changement climatique et au vieillissement démographique. La promotion du livre et de la lecture, 1000 choses encore.
Et j'ai comme tous les maires mouillé la chemise pour convaincre des usines de s'installer. C'est au Havre que fonctionne la plus grande usine française d'Elien Offshore pour développer le port du Havre qui est une chance pour la France pour Universatir. Ah oui, ah pardon, j'ai j'ai coupé au mauvais moment. Bon, tout ça, il faudrait fa checker, il faudrait regarder, il faudrait aller en détail dans le bilan du Havre et c'est impossible à faire. Voilà, c'est impossible à faire et c'est même très difficile à faire si tu n'es pas à vrai ou à vraise toi-même.
Donc on laissera les on laissera la presse locale ou les les journalistes d'investigation aller creuser le véritable bilan d'Edouard Fillip Havre pour développer le port du Havre qui est une chance pour la France pour univers pour universitariser l'hôpital du Havre. [acclamation] Et mesdames et messieurs, derrière ce mot compliqué sur lequel j'ai buté mais que je vais reprendre, l'universitarisation. Vous avez vu là, j'ai été très bon. Derrière ce mot compliqué, derrière ce mot compliqué, il y a un enjeu absolument essentiel de modernisation des hôpitaux qui ne sont pas des CHU universitarisé. OK. OK. OK. OK. Pas mal. Euh alors, ouais. Ah !
Est-ce que on nirait pas plutôt directement Est-ce qu'on irait pas plutôt directement en réalité ? Euh bon, il va parler de Matignon, il va nous dire qu'il a eu un excellent bilan. On connaît ça par cœur. En utilisant seulement les indicateurs qui l'arrangent, je pense qu'on peut s'épargner ça. Il y a un passage qui est intéressant qui est celui où il revient sur sa maladie. Mes amis, tout cela tout cela ne me donne aucun droit, aucun privilège, sauf peut-être celui de l'expérience. Et pendant toutes ces années à faire, à proposer, à gérer, j'ai appris appris à tenir un cap dans la durée, à faire confiance à mes équipes. J'ai appris à déléguer et à respecter les compétences de chacun.
On ne gouverne pas seul, on ne dirige pas seul, on ne réussit pas seul. J'ai appris que les pouvoirs publics doivent se concentrer. Notez que pour quelqu'un qui disait que ce qui était le moins intéressant, c'était de parler de lui. Là, ça fait quand même littéralement trois quarts d'heure qu'il ne parle que de lui. Sur ce qu'ils peuvent faire et laisser les Français libres. Ah oui, c'est vrai, il passe un aussi en embauche. Ça c'est très juste. [rires] [souffle coupé] C'est vraiment très juste. Là, c'était vraiment le la partie de l'entretien d'embauche où tu donnes tes compétences que tu as acquises dans ton précédent poste. C'est incroyable.
Appris à déléguer et appris à tenir un cap d'enfer. à proposer, à gérer. J'ai appris appris à tenir un cap dans la durée, à faire confiance à mes équipes. J'ai appris à déléguer et à respecter les compétences de chacun. Ça c'est vraiment ça c'est vraiment l'entretien RH. Qu'est-ce que vous avez appris ? C'est l'entretien c'est l'entretien RH quand tu sollicites la promotion un poste supérieur. Et qu'est-ce que vous pensez avoir appris dans le cadre de vos présentes fonctions ? tu euh les présentes fonctions, je pense que elles ont été une vraie préparation au métier de manager.
Euh là, le fait d'avoir à gérer une équipe, alors certes limité, mais une équipe de deux personnes, j'ai appris à déléguer, j'ai appris à me reposer sur les talents des autres, à les faire monter en compétence, euh j'ai appris moi-même à savoir me dessaisir de certains sujets pour permettre aux autres de s'en emparer. J'ai appris bien sûr à conduire un projet dans la turée, à regarder dans le temps long. J'ai appris que parfois il fallait délaisser les objectifs court terme pour se concentrer sur les objectifs long terme. Euh je pense aussi avoir beaucoup appris sur la gestion des réunions.
Je me suis rendu compte que parfois euh et c'est vrai que ça a été une surprise pour moi, mais peut-être que parfois on faisait des réunions qui n'étaient pas nécessaires. Euh c'est vrai que certaines réunions m'ont m'ont fait me demander si il n'était pas possible de gérer la même chose par un mail plutôt que par une rencontre qui durait parfois 3h. Donc donc j'ai appris ça aussi voilà à peut-être faire un peut-être he faire un peu moins de réunion. Je sais que c'est pas vraiment dans la la politique de l'entreprise mais c'est peut-être là où situe ma petite singularité. Voilà, ma ma proposition personnelle. Euh [rires] c'est vraiment ça quoi. C'est [rires] c'est vraiment l'entretien RH.
C'est vraiment l'entretien RH d'Edouard Philippe, c'est les mêmes phrases. [rires] C'est c'est terrible. [souffle coupé] C'est vraiment terrible quoi. Très bien. Et ben super Doudou. Alors Doudou alors je sais pas pourquoi. Donc Doudou effectivement c'est le c'est le surnom d'Edouard Philippe. Doudou Edouard c'est le surnom d'Edouard Philippe mais principalement au Havre. C'est le c'est le surnom de voilà d'Edouard Philippe. Euh et on pense très fort à Medine évidemment. Bien sûr, [rires] on pense très fort à Médine, la puissance du port du Havre, vous êtes 12 millions à spammer le à spammer la citation dans le chat. Mais c'est c'est tout à fait naturel.
On ne gouverne pas seul, on ne dirige pas seul, on ne réussit pas seul. J'ai appris que les pouvoirs publics doivent se concentrer sur ce qu'ils peuvent faire et laisser les Français libres d'inventer la vie qui va avec. [ __ ] le tambour quoi. J'ai appris à définir des priorités parce qu'en 6 ans dans une ville où à 5 ans à la tête de l'État, on ne peut pas tout faire. C'est mon ambition pour cette élection présidentielle. Je diraiis au français ce que je crois être bon pour le pays et dangereux pour lui, même si ça déplaît, même si ça me coûte, je me présenterai sans masque. La vie et aussi la maladie. Et la mienne, j'ai de la chance, elle est très visible mais elle est sans gravité.
Mais la vie et la maladie m'ont appris le poids du regard des autres. C'est parfois cruel un regard, mais je ne les crains plus. Et je dis à tous ceux qui dans leur vie intime, dans leur chair, voi leur corps se transformer, ne se reconnaissent plus vraiment dans la glace. À tous ces jeunes enfants, à ces jeunes femmes ou à ces jeunes hommes qui m'ont dit que le cancer ou la lopie ou le vitiligo bouleversait leur vie à cause du regard des autres, je leur dis qu'ils ne sont pas leur maladie. Attendez, attendez, attendez, attendez, attendez.
Alors euh évidemment grand respect et grande compassion pour toutes les personnes qui souffrent et la souffrance est toujours psychologique et et et subjective et interne et interne. Et pour quelqu'un qui avait fait de notamment de sa barbe son image publique souffrir d'alopie et du coup de voir modifier l'image par laquelle on est perçu, on peut imaginer que tout ça ce soit pas anodin. C'est quoi sa maladie ? La lopie. C'est le fait que c'est le fait que euh du jour au lendemain, il a euh eu sa barbe qui a blanchi, puis qui est tombé, puis ses cheveux également. Euh et Viligo aussi. Plus du Viligo. OK. Mais euh mais mettre il a eu les deux.
Mais mettre ça dans la même énumération qu'un cancer. Ah, je sais pas. euh mettre ça dans la même énumération qu'un cancer. Pardon mais pardon mais moi je je trouve ça il met pas à égalité. Ah il les a mis dans la même énumération. Je sais pas je sais pas je sais pas. Je marche prudemment parce que les les les maladies elles sont toutes graves et et leurs conséquences elles sont toutes subjectives. C'estàd que il y a des choses qui peuvent faire intensément en souffrir. Euh euh il y a des enfin voilà, il y a des choses qui peuvent faire intensément souffrir notamment de manière psychologique notamment.
Mais je sais pas là, je bon écoutez, je sais pas, je sais pas terrain glissant, moi ça moi ça me met un peu mal à l'aise. Moi je vous je vous cache pas que ça met un peu euh l'énumération m'a m'a mis un peu mal à l'aise. Alors évidemment, ce qui me met encore plus mal à l'aise, ce qui me met encore plus mal à l'aise, c'est que il est lui-même [grognement] coresponsable avec d'autres mais corresponsable malgré tout de la destruction de l'hôpital public.
Il est lui-même coresponsable de la destruction de l'hôpital public et donc venir derrière euh parler comme ça des malades avec beaucoup de compassion dans la voix en disant "Je sais que c'est dur, ce serait peut-être moins dur s'ils avaient pas massacré euh l'hôpital public, supprimer des lits d'hôpitaux. euh euh désorganiser le fonctionnement des hôpitaux. Enfin, on leur doit aussi tout cela. Ces jeunes hommes qui m'ont dit que le cancer ou la lopie ou le vitiligo bouleversait leur vie à cause du regard des autres, je leur dis qu'ils ne sont pas leur maladie, qu'ils ne sont pas le regard qu'on leur jette, que ceux qu'ils vivent les forgent et renforcent le métal dont ils sont fait.
Je leur dis que je les comprends et que ressentir cela et que ressentir cela m'a sans doute rendu meilleur et en tout cas assurément plus libre. Je ne jouerai pas un personnage, je ne promettrai pas ce que je ne crois pas. Je ne vais pas fabriquer du spontané. Mais lorsque les Français auront tranché, je ferai ce que j'aurais dit. Je ne changerai pas de direction à la première difficulté et je ne changerai pas de priorité tous les 6 mois. Un cap, ça se fixe et puis ensuite ça se tient dans la tempête comme partant calme. On ne construit rien sans cohérence ni sans constance et je serai ce président de la Constance. Euh alors le retour du Cap Clair bien sûr hein, le retour du Cap Clair.
Euh il a rien dit encore. Non non, il a encore rien dit tout à fait. Mais là après là il va parler après là on arrive au moment on a passé la première moitié du discours. Là maintenant il va nous dire son il va nous dire ce qu'il veut faire et on va peut-être pas tout écouter en détail mais on va en écouter au moins une partie.
Euh, évidemment, dire euh "Je ne reviendrai pas euh je serai le président de la Constance", c'est une manière de dire comme Emmanuel Macron, euh "Je n'entendrai rien, je n'accepterai aucune critique et quoi qu'il arrive, quel que soit le nombre de personnes dans la rue, je ne reculerai pas." Donc on sait maintenant que ça c'est tout à fait inquiétant hein chez un responsable politique, le fait de dire "Je serai le président de la Constance, je ne reviendrai pas sur mes décisions." On a vu le résultat avec Emmanuel Macron pendant 10 ans. Euh bon, on va pas on va pas détailler long, enfin on va pas s'attarder sur cette question de de la maladie. En fait, c'est toujours très compliqué.
C'est toujours très compliqué parce qu'on est sur un domaine alors c'est moins vrai ici et mais encore que on envoie un petit exemple mais moi j'ai surtout le souvenir d'Edouard Philippe chez quotidien il y a 3 4 ans euh à l'époque où à l'époque où j'y avais moi-même une petite chronique et j'ai le souvenir qu'Edouard Philippe était venu et une chroniqueuse je crois que c'est Maya Mazorette il me semble lui avait posé une question là-dessus sur sa sur sa sur sa calviciie sur son enfin sur son alopéie plus exactement vraiment sur son alopie et euh les les maladies qui l'ont frappé et qui ont en tout cas modifié son apparence physique.
Et il avait fait une réponse qui était en vrai très touchante, très touchante dans laquelle il laissait voir pas mal de vulnérabilité où on sentait que tout ça ça l'avait quand même beaucoup affecté et on peut le comprendre. Enfin, je veux dire, c'est vrai que un peu moins aujourd'hui parce qu'en fait, on a oublié presque le visage d'Edouard Philippe de quand il était premier ministre. Mais c'est vrai que pendant plusieurs années, on parlait beaucoup plus de son look Édouard Philippe que de ses propositions politiques, son positionnement politique et cetera. et on peut comprendre que ce soit tout à fait désagréable et même douloureux et euh et difficile à vivre pour un responsable politique.
Bon, et il avait parlé un peu de ça. Euh il avait il avait dit il avait utilisé, je me souviens très bien de la séquence, il avait utilisé à peu près le même argument que qu'il utilisait là en disant "Moi, j'ai de la chance, ma maladie, elle est très visible euh et très bénine." Et donc il avait réussi quelque chose qui était vraiment un équilibre absolument parfait de euh laisser voir ses failles et sa douleur et en même temps relativiser et être capable de montrer que tout cela n'est pas si grave. Enfin, les conséquences ne sont pas si graves médicalement. Et il le sait, il en a conscience.
Et il avait fini en disant euh en disant euh quelque chose comme "Je sais que des gens aiment pas ma gueule, qu'est-ce que vous voulez ? de ma gueule, j'en ai qu'une. Et euh et en fait, j'avais été assez gêné comme je suis gêné ici parce que et c'est là où on touche à un sujet qui est en rhtorique et à la fois intéressant et délicat, on touche émotionnel, on touche au sujet de l'utilisation stratégique des émotions et notamment l'utilisation stratégique des émotions sincères. Euh grosso modo, je vous donne le dilemme et puis et puis on avance parce qu'on va pas s'attarder, mais je trouve que c'est un bon endroit pour en parler.
Euh le il y a une règle en rhtorique, c'est que un discours émotionné devient émotionnant. Si tu vois quelqu'un qui parle en étant touché, tu vas toi-même touché. Si tu vois quelqu'un qui parle en ressentant de la de la douleur ou de la souffrance, tu vas toi-même par empathie ressentir une part de cette émotion. Et donc une des manières une des manières premières de susciter de l'émotion dans un discours, c'est en laissant voir sa propre émotion. Montrer sa colère pour susciter de la colère, montrer sa tristesse pour susciter de la tristesse. Montrer son indignation pour susciter de l'indignation. Ça marche, j'ouvre une parenthèse que je referme immédiatement.
Ça marche pour presque toutes les émotions sauf une qui est la peur. Montrer de la peur ne suscite pas de la peur. Montrer de la peur suscite du doute ou du rejet. C'est pourquoi quand tu veux susciter de la peur, tu ne le fais jamais en montrant ta propre émotion. Tu le fais avec d'autres stratagèmes rhtoriques, des effets de présence, de la description, bon et cetera. Euh quand l'émotion que tu montres est une émotion authentique, ce procédé émotionnant peut-être considéré comme euh légitime. C'estàd que si effectivement le sujet suscite en toi une grande colère, montrer ta colère euh et donc provoquer de la colère chez l'autre, c'est quelque chose de légitime.
Ça devient illégitime si tu fins une émotion pour la produire chez l'autre. Là, ça devient stratégique. Là, ça devient, au-delà même d'être stratégique, ça devient potentiellement et partiellement fallacieux, euh contestable, dénonçable et cetera. Euh vous allez me dire "Comment est-ce qu'on sait quand une émotion est légitime chez quelqu'un ?" Si cette personne est bon acteur, on ne le sait jamais. Donc de toute façon, toutes ces questions là posent des dilemmes multiples. Mais et c'est là où je voulais en venir et c'est là où je trouve que toutes ces questions là sont intéressantes. Ça n'est pas parce qu'une émotion est réelle et authentique que son expression n'est pas stratégique.
Et c'est là où moi j'ai toujours un problème avec les responsables publics qui suscitent l'empathie et la sympathie des auditeurs et des auditrices en utilisant leur propre douleur, leur propre souffrance. parce que oui, cette douleur et cette souffrance peut être légitime, enfin peut être réelle [raclement de gorge] et donc son expression peut-être légitime. Et en même temps, les responsables politiques sont des professionnels de la parole publique. Ils sont en maîtrise de leurs propos et de leurs émotions. Ils choisissent si oui ou non ils laissent transparaître une émotion qui par ailleurs est authentique.
Et donc c'est là où il y a un dilemme qui est complexe qui est que quand un responsable politique réussit à te à te susciter de l'empathie, de la sympathie parce qu'il laisse voir ses failles, ses faiblesses, ses souffrances, ses douleurs, ses hésitations, il y a toujours une question qu'il faut se poser qui est est-ce que là c'est une émotion qui vient de déborder de lui-même ? Et donc on est dans un espèce de moment de vérité dans le discours où est-ce que on est face à quelqu'un qui ressent certes une émotion mais qui se dit stratégiquement je vais laisser filtrer cette émotion. Je vais laisser filtrer cette émotion et je vais euh me servir de cela pour susciter la sympathie du public.
auquel cas l'émotion tout en étant authentique reste stratégique et on peut la dénoncer comme un procédé stratégique qui vise grosso modo à tirer les larmes du public pour s'attirer le leur sympathie, bloquer le recours à leur esprit critique et attirer leur attention sur ce que nous on a ressenti plutôt que sur la réalité de notre action publique. Ce qui tout cela me semble dommageable dans du point de vue du discours public. Tout ça pour dire que je suis toujours mal à l'aise quand je vois quelqu'un comme Édouard Philippe qui tire nos larmes sur la maladie qu'il a eu et la modification de son apparence et cetera. Je ne doute pas que sa souffrance soit réelle.
Je n'en doute pas une seconde et soit et être était réel. Je ne doute pas une seconde que l'émotion qu'il explique ici qu'il exprime ici soit authentique. Mais je ne doute pas non plus une seconde du fait qu'il le fait en sachant exactement ce qu'il fait. euh et est en pleine conscience de ce que ça va susciter dans le public. Et à ce titre, on rentre dans une une utilisation stratégique des émotions qui moi euh provoque toujours chez moi un mouvement de recul et même un mouvement de de critique qui consiste à dire "Bon, c'est pas là où situe le débat public." Euh voilà.
Donc là, on est sur un espèce de dilemme où je je n'y pas dans c cette séquence euh où je je je sais que ce que dit Eddouard Philippe, je pense je je pense que c'est authentique. Euh mais euh je sais aussi que c'est stratégique et qu'il l'a mis dans le discours et qu'il l'a écrit, qu'il l'a rédigé à dessin pour susciter les larmes et les émotions des personnes qui le regardent. Et du coup, ça devient une stratégie de fixation des toses. Et cette stratégie de fixation des tos quand elle vise à bloquer le recours à l'esprit critique, ce qui est pas totalement le cas ici par ailleurs, elle elle me semble plus discutable.
Bref, voilà, c'est une espèce de je sais pas si je me suis bien exprimé, mais là il y a il y a une une dialectique sur la question des émotions qui est pas évidente, quoi. Parce que tu peux pas juste dire "C'est une utilisation purement stratégique des émotions, c'est purement inauthentique, purement fallacieux, c'est de l'ingénierie émotionnelle et ça doit être dénoncé comme tel parce que c'est pas vrai." Mais tu peux pas non plus te contenter de dire c'est une émotion authentique, c'est une souffrance réelle, il faut la respecter parce qu'il y a une part stratégique qui reste indéniable et que on peut analyser et éventuellement critiquer comme tel.
et et dans cette dicotomie plutôt dans cette dialectique, il faut réussir à se positionner et c'est pas évident quoi. Euh voilà, je je voulais et donc moi je suis toujours mal à l'aise avec ce ce procédé et le fait de voir qu'Edouard Philippe il l'avait utilisé à l'époque chez quotidien et ça avait très bien marché par ailleurs. Ça avait très bien marché.
Je me souviens très bien que la séquence, elle avait fait des milliers et des milliers et des milliers de retweet et que tout le monde avait dit "Oh, c'est fou comme il est humain, c'est fou comme il ose s'ouvrir." Et et moi j'étais là genre "Mais non en fait c'est il cherche ça, il veut provoquer ça." Et donc ça m'avait déjà à l'époque un peu dérangé et là aujourd'hui c'est exactement les mêmes mots qu'il emploie. On pourrait on pourrait aller retrouver la séquence de quotidien, j'ai un peu la flemme mais de mémoire c'est les mêmes mots ou peu sans faut qu'il emploie. C'est les mêmes procédés émotionnels qui visent à créer le même ressenti et la même réaction chez son auditoire.
Et donc c'est tout aussi stratégique qu'à l'époque. Euh donc voilà, on est dans Je voulais en parler parce que je trouve que c'est c'est des choses qui sont pas faciles à c'est des choses qui sont pas faciles à commenter parce que tu es pris entre euh toi ta légitimité à critiquer le procédé parce qu'il est en partie stratégique mais l'autre sa légitimité à exprimer une émotion parce qu'elle est réelle. Et je trouve que c'est intéressant en tout cas comme comme dilemme euh comme dilemme rhtorique. Voilà, je voulais je voulais en profiter pour parler de ça. Bon, c'est une pure parenthèse. C'est vraiment une pure parenthèse. Mais euh je trouve ça carrément répréhensible.
Ça bloque l'esprit critique. Ça, sachez que euh parenthèse que euh parenthèse que j'ouvre dans la parenthèse, ce débat que j'ai là devant vous euh je l'ai eu à l'époque sur France info quand j'étais chroniqueur et que euh Éric Dupont Moretti avait été mis en examen et vous vous pourrez retrouver la la vous pourrez retrouver aisément la chronique he elle est elle est encore sur YouTube. Éric Dupont Moretti venait de d'être mise en examen, je sais plus dans quelle affaire et il a fait une grande soirée sur BFM TV, je crois si je me souviens bien où il répondait à plein de questions et notamment les questions de Bruce Toussin.
et Bruce Toussin avait amené sur le sur la table le sujet de sa mise en examen en lui disant est-ce que c'est pas quand même embarrassant un garde des saut qui est mis en examen et qui du coup va de va devoir répondre à la justice alors qu'il dirige la justice lui-même et Éric Dupont Moretti avait euh répondu sur le fond euh de manière tout à fait fallacieuse. Enfin genre il avait fait comme s'il y avait pas d'affaires, il avait fait comme si tout cela était absurde. Il avait fait comme si on lui reprochait quelque chose de d'exubérant alors que pas du tout. Le dossier était très sérieux.
Et derrière, elle avait dit "Mais mais surtout monsieur Toussin, moi je vais vous dire, je pense à ma mère. Je pense à ma mère parce que vous savez, elle l'a appris à la télévision. Vous savez, ma mère, elle a vu vos bandeaux Éric Dupont m'aurait été mis en examen et elle a vu ça à la télévision et elle en était très meurtrie et je lui ai au téléphone le soir même et pour elle, c'était très dur. Et vous ne vous rendez pas compte du mal que vous faites quand vous amenez avec autant de légèreté des sujets aussi graves. Monsieur Toussin.
Et donc Brus Toussin complètement paralysé par l'accusation, par ailleurs complètement neutralisé par le l'évocation de la pauvre mère d'Éric Dupont Moretti qui a souffert laisse tomber et ça passe à un autre sujet. Et donc moi, j'avais fait une chronique pour dénoncer l'utilisation stratégique d'une d'une émotion par Eric Duporéti.
Et j'avais dit, je sais plus si je l'avais dit dans la chronique, mais je sais que j'avais eu cette discussion avec le le rédacteur en chef euh qui m'avait dit "Mais c'est quand même pas un peu chaud ?" Et j'avais dit "Ben non, qui m'avait dit ça ?" qui m'avait dit "Mais peut-être que ce qui dit est vrai." J'avais dit "Mais bien sûr que ce qui dit est vrai." Et bien sûr que euh on peut imaginer que quand tu es mis en examen et que tu le vois sur le bandeau, pour ta mère qui découvre ça à la télévision en direct, ce soit un choc et que pour elle ce soit difficile et cetera. Mais là, ramener cette émotion là fut-elle lég-elle réelle et authentique à ce moment-là ?
illégitime parce que la question qui lui est posée, elle est légitime parce que l'affaire elle est grave et parce que il peut pas utiliser la douleur de sa mère fut àelle réelle pour échapper à une question qui se pose et qui se pose de manière tout à fait précise, factuelle, enfin précise, étayé et et grave du point de vue de la la de la de la de la République. Et donc mon mon rédact chef avait dit "Bon ben, tu m'as convaincu, pas de problème, fais ta chronique." J'avais fait ma chronique et derrière Éric Dupomoritti avait été extrêmement fâché. extrêmement fâché.
Je crois que pendant plusieurs mois, il avait refusé de venir sur France Info parce qu'il avait trouvé que cette chronique était honteuse, scandaleuse, que [rires] que elle venait remettre en cause l'émotion de sa maman qui encore une fois je pense était réelle. Euh [rires] et donc c'est intéressant quoi. Et là pour le coup autant sur Édouard Philippe, bon c'est un petit passage au milieu d'un d'un meeting dans lequel en fait il cherche à forger son étos et donc c'est assez classique qu'il mettent ça et on peut presque pas l'en vouloir. Lui en vouloir, on peut le critiquer mais on peut le comprendre aussi. Ça me semble stratégiquement presque inévitable qu'il utilise ça.
Autant dans le cas de de Dupont Moretti c'est c'était clairement une manière d'échapper à une question qui se posait légitimement. Et là pour le coup, c'était vraiment une manière de bloquer le recours à l'esprit critique. Bon pub euh et on avance, on écoute la suite. C'est le moment où Edward Philippe va nous expliquer son programme. Je renourai Je renourai avec le sens des priorités. Je renai mes amis avec ce sens des priorités. L'État promet tout s'occupe de tout. Quand on a 100 priorités, 1000 politiques publiques, on a plus de priorité et on rate ces politiques publiques. Alors, on gère, on colmate, on achète la tranquillité avant.
Tu veux dire comme la politique pénale de Gérald Armadin qui avait 100 priorités et qui à cause de ça a été infoutu de prioriser par exemple les violences faites aux enfants. C'est est-ce que c'est de ça qu'on parle ? Alors, Gérald Armanin qui soutient implicitement Édouard Philippe si vous ne le saviez pas.
Géraldin qui soutient implicitement Édouard Philippe si vous ne le saviez pas parce que tous les tous les ministres proche de Gérald d'Armanin par exemple Ma Bréon euh par exemple le ministre insupportable là qu'on a découvert récemment Mathieu Le Fèvre ont tous fait allégence à Édouard Philippe, ils étaient d'ailleurs présents dans la salle et c'est interprété par tous les commentateurs sans doute à juste titre comme un signal que Gérald Armanin soutient viendra dans la campagne Édouard Philippe, Gérald Darmanin qui rêvait un peu de pouvoir se présenter lui-même et qui en fait va se mettre derrière Édouard Philippe.
Euh et euh et donc c'est intéressant de dire quand on a 100 priorités, on en a aucune parce que c'est exactement exactement au mot près ce que disaient les syndicats de magistrat concernant la politique pénale de Gérald Armanin. Géral Armanin, vous vous souvenez vous vous souvenez qui disait concernant l'affaire Liana, moi j'ai donné comme priorité la lutte contre les violences faites aux enfants. Donc je suis irréprochable, c'est pas moi le problème. Et les magistrats avaient souligné que dans sa circulaire pénale, il fixait une quantité invraisemblable de priorités. En premier lieu, la lutte contre le crime organisé et la lutte contre le narcotrafic.
Et en second lieu seulement, la lutte contre les violences faites aux personnes dans lesquelles vous aviez à la fois les violences faites aux femmes, euh les violences faites aux personnes euh d'ordre général dans la rue, les violences faites aux forces de l'ordre, mais aussi la lutte contre l'antisémitisme, la lutte contre le racisme et donc au milieu de tout ça, la lutte contre les violences faites aux enfants qui donc n'était pas du tout une priorité de la politique pénale. Et les syndicats de magistrat avaient eu cette phrase qui avait marqué tout le monde quand tout est prioritaire, plus rien n'est prioritaire.
C'est intéressant qu'Edouard Philippe qui est soutenu par Gérald Armanain et qui loue l'action de Gérald Armanin utilise la même phrase ça. Certains pourraient trouver ça hypocrite. Ah je dis ça comme ça. Priorités l'État promet tout s'occupe de tout. Quand on a 100 priorités, 1000 politiques publiques, on a plus de priorité et on rate ces politiques publiques. Alors, on gère, on colmate, on achète la tranquillité avant les élections. Pendant ce temps, les problèmes s'accumulent, ils s'aggravent et on les repousse. Je veux un état concentré sur ses missions.
Protéger ses enfants, éduquer, garantir l'ordre, tenir les comptes, sécuriser les retraites, garantir les soins, préparer les transformations, préparer la défense du pays, bâtir des infrastructures et si seulement on faisait déjà ça bien, ça admirait parfaitement. faire mesdames et messieurs moins de choses mais les faire bien et jusqu'au bout. Juste après 1968 George Pompidou avant de devenir président là quand on dit ça moi je j'ai toujours envie de dire mais qu'est-ce que l'État fait qu'il pourrait ne plus faire ? L'État fait trop de choses. Mais d'accord mais enfin explique-nous quelles sont les politiques publiques en trop d'une part de rappeler qu'il a été premier ministre.
Euh mais comment ça ? Oh Media Part qui raide. Salut les amis, merci beaucoup, c'est trop gentil. Merci, merci. Bienvenue. On écoute Edou Warard Philippe euh ou plutôt on écoute que Douard Philippe puisque le logo est tout à fait discutable et absolument incompréhensible. Bienvenue, merci pour le raid. Des bisous, des bisous. On embrasse évidemment Miaapart. Suivez Media Part, abonnez-vous si vous le voulez. C'est quand même en c'est pas quand même, c'est un organe de presse absolument précieux et essentiel dans le contexte actuel, me semble-t-il. Donc vraie question quoi, que ceux qui disent l'État doivent faire moins de choses mais doivent les faire mieux. D'accord.
Mais enfin du coup qu'est-ce qu'on fait ? C'est on privatise les écoles, on privatise l'hôpital, on privatise quoi ? Le police, l'armée, la justice, qu'est-ce que l'État fait en trop ? Euh l'action culturelle. Bon oui alors oui. Alors ça effectivement à droite ils auront tendu à ils ont ils auront tendance à répondre l'action culturelle. Oui effectivement on peut économiser un peu d'argent sur l'action culturelle. Après euh me semble-t-il que c'est plutôt une bonne chose moi de soutenir la culture en France mais bon manifestement certains ne sont pas d'accord mais c'est intéressant quoi. Il faudrait savoir quand il dit faire peu de choses moins de choses mais les faire mieux.
Oui mais dans ce cas-là qu'est-ce qu'il cesse de faire ? Il ne le dira jamais. bien sûr avait écrit un livre formidable que je vous recommande sur les nœuds gordiens de l'époque. Chaque époque a ces problèmes qui apparaissent tellement touffus qu'il faut non pas les démêler mais les trancher pour en sortir. Et bien je vous propose une chose, pas de tout régler mais de m'attaquer au nœuds gordiens qui paralysisent la France et qui condamne nos enfants. Tout le monde les connaît ces nœuds. Tout le monde les connaît même ceux qui font mine de ne pas les voir. Bon nœud gordien c'est la métaphore qu'il a choisi pour dire ses priorités. Bien sûr je les nommerai.
Je les trancherai les uns après les autres. Ils ne sont pas si nombreux. Ils sont bien serrés, c'est vrai. Mais nous allons les trancher.
[applaudissements]
Ils ont l'air de se faire chier les gens quand même quand tu regardes un peu. Regarde, lui il se fait chier. Elle a l'air de se faire chier. Lui, il a l'air de se faire chier aussi. Tout à l'heure, il y avait un lui, il a l'air de se faire chier au dernier degré. Les gens sont pas surenthousiastes, quoi. Ils sont assis. Euh lui, lui son âme a quitté son corps. Lui, il se demande ce qu'il fout là. Euh c'est quand tu regardes le contre-champ là, les gens ont l'air ont quand même l'air de s'ennuyer. Après nous, on s'ennuie aussi hein. [cri] On est pas loin de la tronçonneuse. C'est vrai, il profite de la clim.
[rires] Mes amis, à 55 ans, je sais où j'habite, je sais en quoi je crois et je crois que nous pouvons remettre la France sur la bonne voie. Je crois qu'une majorité des Français pensent comme moi et aspire à ce que l'État fasse son travail et à ce que les politiques préparent l'avenir et pour le reste à ce qu'on leur laisse vivre la vie qu'ils souhaitent. Pour cela, il faut remettre de l'ordre chez nous. Je crois mes amis, en l'ordre républicain. Ah bah quelle surprise ! [rires] Vous voulez dire que le premier nœud gordien d'Edouard Philippe, ce sera rétablir l'ordre. Rétablir l'ordre. Rétablir l'ordre. J'ai déjà entendu ça quelque part me semble-t-il.
Qui n'est pas la loi du plus fort et qui n'est pas la puissance du plus riche. L'ordre républicain qui permet à chacun d'être libre parce qu'on est jamais libre quand on a peur de sortir de chez soi ou seulement quand on a peur d'être soi-même. Lorsque la République est en crise et ça lui est arrivé, il appartient au républicain de rétablir l'ordre. C'est ce qu'a fait Gambetta au début de la 3e République. C'est ce qu'a fait Clémence en 1906. C'est ce qu'a fait le général de Gaul en 1958. Aujourd'hui, il nous revient à nous tous de remettre de l'ordre dans les affaires de la France, de l'ordre dans la rue d'abord. Et pour cela, il faut que police et justice fonctionne mieux.
La justice, si seulement il avait été premier ministre pendant 3 ans pour commencer à faire ce qui devait être fait, c'est c'est quand même terrible. C'est la première mission régalienne de l'État et c'est le symbole aujourd'hui d'une confiance populaire qui se fissure entre dysfonctionnement, répétition, surcharge, lenteur, manque de moyens financiers, retard numérique et méfiance à l'égard de la police. La justice du 21e siècle ne peut plus être rendue avec les réflexes des méthodes et des traditions du siècle passé. Alors oui, la justice a besoin de beaucoup plus de moyens financiers, humains et numériques.
Et oui, ce rattrapage a été engagé lorsque j'étais premier ministre sous l'autorité du président de la République et accéléré depuis grâce notamment à l'action des gardes d'Asaut successifs dont cell de Gérald Darmanin. Et nous devons poursuivre cet effort. Bon, donc évidemment alors pas vrai du tout euh le le l'effort budgétaire sur le ministère de la justice, c'est surtout à partir de Dup Moretti, donc c'est surtout après Édouard Philippe. Euh il faudrait retourner voir si le budget de la justice a augmenté ou non pendant le les trois premiers les tris années de premier ministériat d'Edouard Philippe.
Mais ce qui est sûr, c'est que le le vrai investissement qui a qui a existé, c'est à partir d'Éric Dupont Moretti. Euh et puis et puis surtout bon, on a vu à l'occasion du débat autour de de du meurtre de la petite Liana et là on a vu à quel point est-ce que cet investissement restait cruellement sous-dimensionné et comment est-ce que la justice française ne fonctionnait pas. Certes, il y a eu des défaillances individuelles, mais aussi il y a eu un cruel manque de moyens. Et ça c'est ce sont les rapports successifs émis et rendus depuis 2022 qui le donne et même le rapport de c'est quoi ? C'est une inspection.
Le rapport d'inspection concernant l'affaire Liana elle-même qui a bien pointé les défaillances de la de la justice et le fait que ces défaillances n'étaient pas seulement d à des erreurs individuelles mais aussi à un cruel manque de moyens. Donc un peu, moi j'aurais tendance à dire un peu culotté, un peu culotté de dire ça quand tu sais que Édouard Philippe, il a été l'un de ceux qui est responsable parmi plein d'autres mais l'un de ceux malgré tout qui est responsable de cet état de la justice et que Gérald Armanain dont il loue là les qualités, c'est celui euh pour qui tout était prioritaire et donc plus rien ne devient prioritaire.
celui qui a émis euh plus d'une centaine de circulaires en un an et demi de ministériat, ce qui a participé à paralyser et à ralentir le travail des magistrats, euh c'est celui à qui on a rendu des rapports alarmistes sur le manque de moyens et sur le manque sur le manque de moyens qui menait des enquêtes à ne pas être menées, qui menaient des non lieux à être prononcés, pas des non lieux, qui menaient des classements sans suite à être prononcés, faute d'avoir pu faire les actes d'investigation. nécessaire, y compris concernant des actes de violence contre des enfants et il n'a évidemment rien fait. Bref, un peu culotté quoi.
C'estd que quand tu as le bilan qu'ils ont sur la justice et quelques semaines avant après l'affaire Liana venir dire ouais ouais avec nous tout ira mieux alors qu'ils ont une part de responsabilité dans le fait que ça aille très mal. Ça me paraît culotteré. Mais bon, encore une fois, pardon, pardon, c'est de ma faute, c'est de ma faute. J'oublie, c'est de ma faute. J'oublie que j'écoute le discours du monde parallèle dans dans lequel Édouard Philippe n'a jamais été en responsabilité. Pardon, pardon, c'est de ma faute. Je me suis encore trompé. Pardon. Mais ça n'est pas seulement, pas une question de moyen. Ça n'est pas seulement une question de moyen.
La justice a aussi besoin de changement. Pas forcément nombreux, mais cruciaux pour remettre de l'ordre. Renforcer la coopération avec police et gendarmerie d'abord. Trop de procédures sont abandonnées et trop de malfras échappent à la sanction parce que le formalisme des procédures est trop lourd et que les systèmes d'information ne se parlent pas. Il ne se parle pas. C'est dommage si seulement il avait pu résoudre ce problème quand il était premier ministre. Salut chat. Recruter différemment des magistrats ensuite. Des magistrats plus âgés qui ont eu des expériences professionnelles plus diverses.
Parce que juger bien, c'est certes bien connaître le droit mais c'est aussi bien connaître la société. faire en sorte qu'il soit possible de condamner très tôt à des peines de prison très courtes systématiques sans attendre la récidive qui est toujours celle de trop. renforcer l'autorité du garde des saut renforcer l'autorité du garde des saut sur le parquet aussi parce que comme partout il faut un pilote et des leviers et un de ces leviers c'est la possibilité d'adresser des instructions individuelles au procureur par écrit et évidemment disponible dans le dossier.
Vous savez, il y a 20 ans, on a décidé de couper le lien entre le parquet qui poursuit les criminels au nom de la société et le gouvernement qui est responsable devant le parlement. parce que dans quelques affaires par an, peut-être une dizaine sur les 80000 que traite la justice, on se méfiait à juste titre de possible conflits d'intérêt. Je crois que c'était une erreur. [rires] Voilà. Donc ça c'est la position deana aussi qui veut le retour des instructions individuelles que le ministre de la justice peut donner au parquet.
Ce qui évidemment est un lien qui a été coupé à l'époque par Christian Tobira et qui participe à rendre la justice plus indépendante, pas totalement indépendante mais plus indépendante de l'exécutif. Je pense que tout le monde s'accordait à dire jusqu'à présent que c'était plutôt une bonne chose. Et bien euh voilà désormais que dans le cadre ou plutôt dans les suites de l'affaire Liana, Gérald Armanin comme maintenant vous le voyez Édouard Philippe veulent revenir en arrière et donc revenir euh sur cette réforme qui pourtant a été décrite par tous les magistrats à ma connaissance comme étant une des réformes qui a permis de donner plus d'indépendance à la justice de notre pays.
Et voyez que là Édouard Philippe lui-même reconnaît que oui oui effectivement oui plusieurs dizaines de fois par an. C'est quand même ce qu'il dit hein. Oui oui plusieurs dizaines de fois par an il y a des conflits d'intérêt. Bon bah c'est pas grave. Écoutez hein, je donnerai au Conseil supérieur de la magistrature des moyens très étendus pour prévenir absolument les conflits d'intérêt mais dans tous les autres cas qui sont l'immense majorité. L'autorité du gouvernement sur les parquets sera rétablie et j'assumerai sur ce point de modifier la loi Tobira
[applaudissements]
et je veux aussi donner au maire un pouvoir de sanction pénale pour réprimer les infractions qui pourrissent la vie de millions de français. Attends, donner au maire un pouvoir de sanction pénal, mais ça veut dire quoi ? Donner au maire un pouvoir de sanction pénal. Mais quoi ? Attendez, attendez, attendez, attendez, attendez. Euh, j'ai bien entendu là. Donner au maire un pouvoir de sanction pénale. Mais qu'est-ce que ça veut dire ? C'estd que le maire devient juge, mais ils vont devenir des judge dread. Mais ils vont grave devenir des judge dread. C'est pas c'est même pas les maires policiers, c'est les maires magistrats. Sachant qu'ils ont déjà un pouvoir de police.
Alors, ils ont déjà un pouvoir de police, mais un pouvoir de sanction, enfin, c'est pas la même chose. Un pouvoir de sanction pénal, enfin, je comprends pas. Attendez, il va peut-être développer mais donner au maire un pouvoir de sanction pénal pour réprimer les infractions qui pourissent la vie de millions de français et que la justice [rires] n'a pas le temps de sanctionner. Je veux une justice qui s'exerce vite avec des garanties vite et bien pour les petites infractions. Une justice du bout de la rue si vous Mais comment ça fonctionne ? Mais mais comment comment c'est possible ? Ils auraient les deux police et justice. Mais oui, mais qui va donner au maire un pouvoir de sanction pénale ?
Il a bien dit au maire. Donc c'estàd que le maire peut mais le maire peut le maire peut décider de condamner quelqu'un à quelque chose. On est d'accord ? Un shérif. Mais il mais il y a que moi qui trouve ça déconnant ou euh ou alors vous aussi. Il y a que moi qui a l'impression que c'est quand même une vraie remise en cause pour le coup de la séparation des pouvoirs. Le maire a déjà des pouvoirs judiciaires. [toux][raclement de gorge] Non. Des pouvoirs judiciaires ? Non, pas du tout. Lesquels ? Il en Non. Oui. Non mais dites-moi lesquels dans ce cas. Et c'est quoi les c'est quoi le pouvoir judiciaire du maire ? Il peut mettre des PV. Mais c'est pas la même chose. Pas sur le pénal.
Ah, pas sur le pénal parce que là c'est vraiment c'est vraiment des infractions qui seraient directement sanctionnées par le maire. Ça ça me semble là c'est du enfin là c'est du pénal quoi. Bon ben écoutez, on va attendre. On va attendre. Je pense qu'on aura pour l'instant on a déjà on a du mal à voir comment ça pourrait fonctionner. Par ailleurs, le chat est extrêmement mignon en ce moment même. Déjà, d'une part, on a du mal à comprendre comment ça pourrait fonctionner, qui exercerait ce pouvoir ? Est-ce que c'est le maire directement, le conseil municipal ? Est-ce qu'il y aurait une nouvelle institution, une sorte de tribunal municipal présidé par le maire ?
Enfin, je veux dire, quelles seraient les sanctions, quelles seraient les infractions concernées et les sanctions prononçables ? Donc on va on va attendre de voir ce qu'en diront. On va déjà attendre de voir qui soit plus précis dans sa proposition et on va attendre de voir aussi ce qu'en diront les magistrats, les syndicats de magistrat qui ne manqueront pas de réagir. Mais ça m'a l'air complètement déconnant non ? Ou euh ou enfin voilà, moi je là je Ah pour le coup, on pourra pas dire que lui il a pas des propositions. C'est l'expression. Imaginez les mères RN. Ah oui oui. Non non mais c'est oui voilà c'est ça.
Je sais que lorsque les citoyens d'une démocratie ont le sentiment que la justice ne passe pas ou qu'elle est débordée, le lien social et la confiance républicaine se fragilise et le désordre s'installe durablement. C'est en les rassurant sur le fait que la justice passe toujours bien fermement en entendant les partis que nous retrouverons la paix civile. Il faudra et il faut également rétablir remettre la France sur la bonne voie et et remettre de l'ordre à nos frontières. C'est le deuxième point. La France est évidemment souveraine lorsqu'il Ah bah dis donc. Alors après le premier point à rétablir l'ordre, vous voulez dire que le deuxième nœud gordien c'est roulement de tambour.
L'immigration ? C'est fou ça. Mais il y a qu'un c'est moi où ça commence à ressembler au programme de Bruno Retaillot, au programme de Marine Le Pen. C'est après il y a peut-être que moi que ça le fait hein. Mais dis donc c'est quand même marrant hein. Rétablir l'ordre, combattre l'immigration, c'est c'est étonnant hein. C'est quand même vraiment on s'y attendait pas. Il s'agit de dire qui a le droit de ses journées sur son sol. Oui mais la France a déjà le droit de dire qui a le droit de ses journées sur son sol.
Bien sûr, ça c'est ça c'est comme toujours, c'est les formules à l'emporte-pièce de de l'extrême droite, pardon de l'extrême droite en l'occurrence la France a totalement le droit de choisir qui réside sur son sol. La France est souveraine dans la délivrance, enfin dans le fait de délivrer des des permis de séjour et des visas ou non. C'est mes amis, c'est l'honneur. Ah eux ils sont tout bleu, ils se font chier quoi. Mais regarde-moi ça. Les gens s'ennuient hein. C'est l'honneur de notre pays et de son histoire d'autoriser le droit d'asile sur notre sol. Et ce droit ne peut pas être dévoyé. Or, il l'est trop souvent.
Il reviendra au Parlement de voter tous les ans une liste de pays sûr qui permettra d'accélérer les procédures et de mettre un terme aux dérives. Car ces dérives sont en train de tuer littéralement notre capacité à traiter comme nous le devons. Attends, une liste de pays sûr. Mais là, il mélange tout en fait. Alors donc euh donc là il parle de l'asile, donc des des personnes qui qui demandent l'asile sur le territoire. L'asile étant euh un droit international, un droit international reconnu euh à chaque individu de pouvoir demander à l'asile dans un pays où il pose le pied. Euh là, Eddouard Philippe a employé l'expression pays sûr.
C'est une expression qu'on a effectivement déjà employé dans le cadre de la politique migratoire et notamment de la politique du droit d'asile pour désigner d'éventuels pays dans lesquels on peut renvoyer euh les déboutés du droit d'asile. C'est dans ce cadre là qu'on parlait de pays sûr par exemple en disant et ben ce qu'on va faire c'est que on va mettre des guichets à l'extérieur des frontières de l'Union européenne dans des pays qu'on considère comme sûrs. Comme ça les personnes qui viennent demander asile peuvent demander asile dans le l'ambassade française ou le consulat français de ce pays sûr. Par exemple la Turquie, c'est souvent le le pays qui est sur qui est cité.
On peut demander à près de la France dans l'ambassade de France ou le consulat ou l'un des consulats français en Turquie. Et si on est débuté du droit d'asile, on est dans un pays sûr et donc tout va bien. C'est c'est souvent comme ça qu'on a parler de pays sûr. On a parlé de pays sûr comme des pays dans lesquels on pouvait renvoyer ou laisser ses journées les débouter du droit d'asile. et pour éviter l'argument qu'on fait souvent qui est que les gens partent de Libye qui est un état un pays où l'État est failli, un pays où le le règne où règne la la force et la puissance des des bandes des groupes armés, des milices où il y a deux fêtes de l'esclavage et cetera.
Euh et donc tu peux pas renvoyer les gens en Libye parce que parce qu'évidemment tu les envoies dans un à une situation absolument absolument atroce. Donc c'est c'est dans ce sens-là que généralement tu parles de pays sûr. Mais là Édouard Philippe il dit "Nous allons établir une liste de pays sûr dans le cadre de la procédure de demande d'asile pour que les procédures aillent plus vite." Donc en fait je crois que ce qu'il est en train de dire c'est pas la même chose.
Je crois que ce qu'il est en train de dire, c'est une liste de pays où on sait que la la les circonstances économique ou géopolitique sont terribles et dont on sait que les personnes qui demandent asile vraisemblablement le font pour de bonnes raisons. Et en fait alors je je je là c'est un décryptage à chaud, il faudra attendre là aussi de lire ce qu'en diront les spécialistes. Moi je suis pas expert de cette question, je la connais un petit peu mais j'en suis pas expert. Donc on attendra de voir les analyses des experts et des spécialistes de ces questions. Je vous dis ce que moi je sais. Je sais deux choses. La première, c'est que c'est déjà très largement le cas.
C'est c'est déjà très largement le cas. C'est-à-dire que euh de fait aujourd'hui quand euh euh quand tu viens d'un pays où est commis où est où est commis un massacre de population, un pays où euh les dirigeants sont sont connus, enfin où le régime est connu pour être ultra oppressif, tu arrives par exemple d'héritré, tu vois quand tu arrives en France d'héritré, euh c'est rare que les Éréens demandent demandent C'est l'héritré. Oui, c'est ça. Qui est un des pays les plus fermés au monde avec la Corée du Nord. C'est rare que les Éréens demandent demandent refuge en France. Ils vont avoir plutôt tendance à demander asile en Ouanda ou en fait dans des pays qui sont proches de l'hériterré.
Euh si un si unitréen arrive en France et demande l'asile en France, l'héritrée étant un pays euh dont le régime est plus ou moins totalitaire et en tout cas incroyablement fermé et oppressif des droits des droits humains. Quand un héritrayen qui arrive jusque la France et que j'espère pas me tromper mais je crois je suis quasiment sûr que c'est l'héritré et que il demande l'asile, le de facto la procédure va plus vite parce que bon bah tu tu sais que tu sais que la personne vient d'un endroit où vraiment c'est très compliqué quoi.
Donc un déjà d'une part c'est déjà très largement le cas me semble-t-il de ce que je connais en tout cas du procédure de droit des procédures de droit d'asile et deux surtout c'est interdit. C'est interdit c'est-à-dire que le le droit d'asile est un droit individuel. Quand tu demandes l'asile, tu demandes jamais l'asile en tant que je viens d'un pays où les droits humains sont opprimés. Tu demandes l'asile en tant que mes droits humains à moi sont opprimés.
Et donc en fait la demande d'Edouard Philippe, je pense qu'elle n'est pas conforme au droit international ou du moins elle n'a pas d'application pratique pour une raison simple, c'est que l'examen du droit d'asile, il est toujours individuel. C'est-à-dire que admettons que la France euh fasse la liste de 10 pays sûrs.
Encore une fois, l'expression est pas bonne, mais en tout cas des pays dont elle dit "Bon, les gens qui viennent de ces endroits-là, il faut acc il faut il faut étudier les dossiers vite parce que a priori c'est effectivement des lieux où il se passent des choses absolument atroces." Euh quand bien même tu as quelqu'un qui vient d'Algérie, du Maroc, euh de de de d'Ukraine, de n'importe où en fait, en disant "Je demande d'asile en France, tu dois examiner sa demande d'asile et tu dois le faire individuellement en allant regarder ce que cette personne a vécu, dans quelle situation elle est, pourquoi elle demande l'asile.
Et c'est sur la foi de cette de cet examen individuel que tu vas décider ou non de lui donner l'asile. L'asile est un droit individuel. Donc la deux la proposition d'Edouard Philippe, un je pense que il se gour sur le terme pour moi un pays sûr c'est pas ça. Euh de à ma connaissance c'est déjà le cas. C'estàd que de fait quand tu viens d'un pays qui est un pays totalitaire ultra oppressif où les droits humains sont sont totalement bafoués de ce que j'en connais la procédure elle va déjà de toute façon un peu plus vite que si tu viens d'un pays qui est considéré justement davantage comme sûr.
Encore une fois, c'est là que tu vois qui s'est vraiment gourré pour moi sur le terme et puis trois surtout fondamentalement, je pense que cette proposition, elle est soit sans effet, soit même enfin soit sans effet, soit contraire aux engagements français et au droits international puisque le droit d'asile est un droit individuel. Euh on attendra d'avoir des experts de la question du droit d'asile qui s'expriment là-dessus parce que même si moi j'ai un peu creusé tout ça, je suis loin d'être un fin connaisseur de ces questions mais euh vu de loin euh ça a l'air catastrophique. Celles et ceux qui viennent en France bénéficier d'un droit d'asile juste, ancien et historique.
Tu as un poste d'administr international, ça vient d'une directive européenne. Ah, vous êtes plusieurs à dire ça. Ça viendrait d'une directive européenne auquel cas euh au quel cas de toute façon c'est pas sa pas sa proposition. Faudrait voir ce que dit la directive. Ça existe déjà hélas. Bon de toute façon tu peux pas empêcher. Enfin je veux dire un allemand qui arrive en France et qui demande après un allemand il a le droit de s'installer en France. De toute façon, c'est l'espace Schengen. Mais euh un un américain bah un américain bon euh un canadien voilà.
un canadien qui arrive en France et qui demande l'asile, de toute façon, tu ne peux pas ne pas tu vois, tu ne peux pas ne pas examiner la demande. C'est un droit individuel. Nous devons sauver ce droit d'asile en écartant fermement toutes celles et ceux qui l'utilisent un contre-emploi. Alors, c'est c'est la c'est sur cette phrase- là en fait que j'aurais dû m'arrêter, pardon, j'ai buggé sur sa proposition, mais c'est cette phrase là qui vient de proposer, qui vient de prononcer, qui est incroyablement fallacieuse et détestable. Écoutez, sont en train de tuer permettra d'accélérer les procédures et de mettre un terme aux dérives.
Car ces dérives sont en train de tuer littéralement notre capacité à traiter comme nous le devons celles et ceux qui viennent en France bénéficier d'un droit d'asile juste, ancien et historique. Nous devons sauver ce droit d'asile en écartant fermement toutes celles et ceux qui l'utilisent à contreemploi. Donc ça c'est de la manipulation. Ça pour le coup c'est c'est du vrai gas lighting. Euh c'est de la pure logocratie. C'est pas de la pure logoie, mais c'est plutôt vraiment de la stratégie d'emprise. C'est du pur guest lighting, c'est de la déloyauté pure et dure puisque littéralement Eddouard Philippe vient de dire pour sauver le droit d'asile, il faut restreindre le droit d'asile.
Pour que les personnes continuent de bénéficier du droit d'asile, il faut que moins de personnes bénéficient du droit d'asile. Et donc, c'est complètement un renversement argumentatif. C'est-à-dire que ce que tu t'apprêtes à restreindre, ce que tu t'apprêtes à saccager, ce que tu t'apprêtes à euh Oui, c'est ça. à restreindre, voir à saccager, tu prétends que tu veux le sauver. Alors que c'est évidemment le contraire. Euh ce que veut faire Édouard Philippe, c'est pas sauver le droit d'asile, c'est restreindre le droit d'asile, mais il prétend qu'il veut le faire pour le bien des demandeurs d'asile.
Donc là, il y a quelque chose qui est qui est d'une très grande perversité puisque il est en train de nous dire que la France accueillera moins, que la France sera que la France accueillera moins, qu'elle sera davantage sévère, qu'elle donnera moins de titres de séjour à des personnes qui demandent l'asile et ce qui va évidemment créer, s'il va au bout et s'il parvient à le faire, des centaines et des centaines de personnes qui demanderont l'asile, qui doivent, devraient, pourraient en bénéficier, qui n'en bénéficieront plus et qui devront se débrouiller comme ça et bien ces personnes-là, il faudra leur expliquer que euh le rejet de leur demande d'asile, c'est pour sauver le droit d'asile.
C'est une vraie inversion de de c'est une vraie inversion de la de la réalité, hein. Euh attaquer une attaquer une institution ou une législation en prétendant la sauver. note que Édouard Philippe est coutumier du fait hein, puisque euh c'est déjà lui qui voulait euh réformer le régime de retraite, qui a réformé le régime de retraite et l'argument était exactement le même. Nous allons saccager le régime de retraite pour, prétendons-nous, sauver le régime de retraite. Donc c'est à chaque fois la même chose. C'est à chaque fois la même chose. Et et en effet, hein, on n'est pas très loin de de on n'est pas très loin du procédé de double pensée cher à à George Orwell.
Ce que fait Édouard Philippe, c'est ici, c'est quasiment demander à ses électeurs et ses électrices d'accepter en même temps deux phrase contradictoire. Il veut saccager le droit d'asile pour sauver le droit d'asile. Il voulait saccager les retraites pour sauver les retraites. Euh on n'est pas très loin du la guerre, c'est la paix de de George Rell. Pas très loin. L'argument est pas falacieux dans son essence, ça dépend de son application. Alors oui, c'est en soi en en soi c'est c'est je suis d'accord avec ça. Je suis d'accord avec ça. Chat Ah ou ou attention attention les pièces. Ça y est ça. On va on va on va on va approcher du moment bagarre manifestement en fait.
Tu peux avoir des contextes dans lequels c'est c'est tu peux avoir des contextes dans lequels l'argument est audible mais mais en l'espèce l'argument est totalement fcieux parce que le le droit d'I n'a pas besoin d'être sauvé. Il fonctionne très bien en France et même au contraire la France a la France accueille plutôt peu sur son territoire contrairement enfin comparativement aux autres pays européens et c'est là où l'argument devient totalement falacieux. S'agissant de l'immigration indépendamment du droit d'asile. Nous aurons et disons-le besoin d'accueillir dans les années qui viennent des étudiants, des médecins, des aides soignants, des ingénieurs étrangers sur notre sol.
Ne ne prédentons pas le contraire, mais faisons en sorte de maîtriser ce flux plutôt que de le subir en accueillant ceux qui respectent la France, ses valeurs de liberté, d'égalité et de fraternité qui viennent travailler dans des domaines dont nous avons besoin et en respectant les valeurs qui sont au cœur de notre promesse républicaine. Bon, ça c'est e mais on entend plus le Attendez, est-ce que c'est parce que c'est moins vite ? On entend plus le tambour là. Tambourman, il s'est il s il s'est calmé. Non. Bon, ça c'est le discours.
Oui, bah c'est c'est le c'est le discours non pas du RN parce que le RN pendant un temps, alors je sais pas ce qu'ils disent aujourd'hui, de toute façon il change il change d'avis comme de chemise mais le RN pendant un temps, ils avaient un discours d'immigration zéro. Euh je je sais plus du tout je sais plus du tout où ils en sont aujourd'hui hein puisque ils ne cessent de de changer. Mais c'est le discours d'extrême droite dans le RN, il disent immigration zéro. C'est ça. En tout cas, c'est c'est le discours classique visant à dire je crois que Gabriel Atal tient exactement le même visant à dire la seule immigration qui vaille, c'est l'immigration du travail.
c'est l'immigration du travail dans les métiers dont on a besoin. C'est une forme d'instrumentalisation au fond de l'immigration et de point de vue de l'immigration, enfin et de regard porté sur l'immigration qui est celui d'une d'un regard porté sur une ressource qu'on utilise et pas sur des êtres humains qui viennent s'installer chez nous et dont on peut se réjouir qu'ils veuillent venir s'installer chez nous. Euh c'est une vision voilà c'est ça. C'est une vision totalement utilitariste de l'immigration. Ah bah si, c'est celle euh de Gabriel Atal et c'est celle du MEDF également. Le MEDF dit la même chose que qu'Édouard Philippe qui est surpris d'ailleurs.
Le MEDF dit "Non, non, mais nous on veut accueillir des travailleurs, on a besoin de travailleurs. Tu tu restreint l'immigré au rang de main d'œuvre utile, efficace et nécessaire sans évidemment te poser la question sérieusement de l'accueil des nouveaux arrivants, du respect de leurs droits, de la promesse républicaine de leur offrir un véritable avenir. sans parler évidemment sans parler évidemment de la régularisation des personnes qui travaillent d'ors et déjà sur le territoire. Bon et cetera et cetera. Et nous pouvons en la matière nous pouvons la matière nous inspirer de ce qu'on fait d'autres pays européens de toute couleur politiques.
Le Danemark gouverné par des sociaux-démocrates, la Suède gouverné par le centre ou l'Allemagne gouverné par une droite alliée à la gauche. Prenons les mesures nécessaires pour garantir le contrôle de ces flux. Ces pays n'ont pas modifié leur constitution. Ils ne sont pas sortis de la Convention européenne des droits de l'homme, ils ne sont pas sortis des traités européens. Et bien, nous ferons comme eux en veillant notamment à ce que les étrangers délinquants soient expulsé et n'ai plus le droit aux aides sociales. Et mes amis, parce que je suis républicain et parce que je suis maire, je n'ai pas renoncé à l'intégration dans notre creusée nationale de ceux qui deviennent français.
Oui, la France doit continuer à fabriquer des Français. Nous avons raté bien des choses au cours des dernières décennies en matière d'intégration, [applaudissements] mais là aussi c'est un combat républicain qui doit être livré et je ne lâcherai rien en la matière d'ambition et d'exigences sur ce terrain. Alors, je viens de capter que depuis le début, j'étais euh Est-ce que vous êtes comme moi trigger par ces deux trucs noirs moches là ? Depuis le début, ça me trigger ça. En fait, je viens de capter que c'est juste le micro qui passe ici qui passe à travers un petit trou là. Hop. D'ailleurs, tu vois le gaffeur ? Tu vois le gaffeur qui a été utilisé pour je sais pas quoi et hop.
Est-ce que c'est pas genre giga moche ? Enfin là, je viens de capter que depuis le début, on voit le vieux câble du micro qui repasse derrière alors que juste tu pouvais faire un petit coffrage là, un petit coffrage joli et puis on voyait pas ça et c'était vraiment beaucoup plus joli quoi. C'est vraiment très low cost. C'est c'est très moche. C'est très moche. Depuis tout à l'heure, je suis je suis trigger par ça en fait. Moi, pardon, mais ça c'est un truc qui me bute quoi. Tu fais l'Adidas Arena, ton meeting, il te coûte je sais pas combien, tu es pas foutu d'avoir un pupitre propre quoi. C'est c'est du niveau de Gabriel Atal et de son Rouau de gaffeur. Non, c'est pas bon hein.
C'est pas bon du tout. Bon, alors attendez euh je vous annonce qu'il y a six nœuds et qu'on en a fait deux. Il est hors de question qu'on fasse les six. On va tous mourir. Il est 20h passé là. Au bout d'un moment, il faut il faut savoir conclure. On va choisir les les nœuds qu'on a envie d'écouter. Euh, on va écouter Ahis mais écoutez euh il nous donne son programme. C'est un programme de droite ? Est-ce qu'on a vraiment envie de l'écouter ? Moi, j'ai envie de savoir ce qu'il dit sur l'intelligence artificielle parce que depuis le début, il parle de l'intelligence artificielle comme d'un défi et notamment d'un défi pour la jeunesse. On va aller écouter ce qu'il dit. On a faim patron.
On va aller écouter ce que dit Edward Philippe de l'intelligence artificielle. Euh j'imagine que comme tout le monde on va voir parce que il en parlait il en parlait depuis tout à l'heure plutôt comme de quelque chose de de plutôt comme quelque chose de de comme un défi posé à la jeunesse. Alors spoiler, ça arrive après. Alors je je spoile, ça arrive après qu'il a parlé de l'école et mais j'ai trop la flemme d'écouter les 6 minutes de l'école.
Euh quand il parle de l'école, il nous explique que il va falloir introduire l'IA à l'école pour que l'IA devienne l'assistant, enfin le tuteur personnalisé des élèves et que ce soit encadré par les professeurs qui du coup auraient un rôle d'animation quoi. Voilà, je vous le dis hein, je vous le dis. Donc euh la manière qu'aard Philippe de gérer la question de Lia à l'école euh que lui-même présentait comme un défi pour les enfants, c'est de faire de Lia le tuteur des enfants. On va quand même aller écouter ça. Attendez, parce que là, j'ai quand même envie de l'écouter.
Euh 1h22, mais j'ai tellement la flemme d'entrendre Édouard Philippe pendant 6 minutes parler de de l'éducation et dire qu'il faut revaloriser le salaire des professeurs alors que lui il l'a pas fait quand il était premier ministre. Mettre la France sur la bonne voie, ça n'est pas seulement restaurer l'ordre républicain, c'est préparer l'avenir. Et préparer l'avenir, je vous le disais tout à l'heure, c'est refonder l'école. C'est là où tout commence. C'est la première des batailles. C'est c'est l'école qui doit renouer avec son ambition républicaine. Instruire, élever, exiger, valoriser, faire progresser. Et pour y parvenir, il va falloir tout repenser.
D'abord, d'abord donnons de la liberté aux établissements. Liberté d'adapter les méthodes, les heures, les équipes aux besoins des élèves. Liberté d'imposer ou non, s'ils le veulent, le port d'un uniforme. Liberté de fixer. Voilà, [rires] c'est c'est pas assez suptissement, mais waouh. Les règles en matière de discipline en fonction des établissements.
liberté de choisir et d'évaluer les professeurs à charge pour les directeurs qui doivent devenir les nouveaux patrons d'école et qui doivent alors ça c'est ce [grognement] qui se passe dans le privé donc là il veut il veut que le public soit géré comme le privé avec des des directeurs d'école qui soient des vrais patrons avec la capacité j'imagine de recruter leurs enseignants ou non on va voir les moyens d'être ses patron de rendre des comptes de rendre des comptes dans des conseils d'école qu'il nous faut rénover pour qu'on y parle plus seulement cantine et entretien des murs mais aussi résultats pédagogiques parce que la liberté ça va avec la responsabilité.
Alors, il y a plus de il y a plus de tambour. Ensuite, faisons, mes amis, du métier d'enseignant un métier envié, honoré et respecté. Faisons en sorte que les professeurs soient recrutés différemment, mieux formés, mieux accompagnés lors de leur prise de poste. Ah oui, Tambourman, il frappe ses baguettes maintenant, vous entendez ? frappe ses baguettes les unes contre les autres et plus le plus le tambour. On a dû lui dire frère arrête c'est insupportable. Coup plus soutenu dans le combat contre toute forme d'obscurantisme et surtout bien mieux rémunéré. Voilà. Quel dommage qu'il ait pas été premier ministre pendant 3 ans. Il aurait pu le faire.
[applaudissements]
Pardon les pièces. [applaudissements][acclamation] Soyons logiques. Si la priorité c'est l'école, si c'est ce que nous croyons le plus important, alors il faut faire en sorte de la faire avec les meilleurs. Et les meilleurs, ça se payent, ça se paye. Mettons le paquet sur les savoirs fondamentaux. Lire, écrire, compter. Pas parce que il faudrait revenir à l'école du passé, mais parce que lire, écrire, compter ses savoirs fondamentaux, ce sont les savoirs grâce auxquels on est capable. Il a écisé ce tok de tambour. capable d'apprendre d'autres choses. Aucun autre savoir n'est accessible. Bon, ça les les savoirs fondamentaux, c'est déjà ce que fait l'école.
Enfin, ça c'est vraiment c'est la c'est les vieilles obsessions de la droite. Lire, écrire, compter, c'est déjà ce que fait l'école primaire. Les priorités de l'école primaire, c'est déjà ça. C'est déjà l'essentiel, sinon la quasi totalité du programme et de ce que font les professeurs de de du CPO CM2. C'est c'est les fameuses choses qui sont déjà là mais que la droite ne cesse de répéter parce que ça donne l'impression que ça n'est plus le cas. Alors que c'est encore le cas. Ça n'a jamais cessé d'être le cas. Le travail des professeurs de primaire. Bah ma mère a été institutrice toute sa toute sa carrière. Le travail des professeurs de primaire, c'est lire, écrire, compter.
C'est ça qu'on enseigne aux enfants. On fait un peu d'histoire, on fait un peu de on fait un peu de poésie, on fait on fait on fait ces choses-là. Mais mais fondamentalement le le les savoirs fondamentaux restent au cœur des programmes encore aujourd'hui. Bien sûr, euh il y a une pub qui va se lancer, je peux pas la retarder, je suis désolé. De retour évidemment. Euh merci à Chrisalia qui sub à l'instant. Hop là. Euh c'est parti. On va bientôt savoir ce qu'il dit sur l'intelligence artificial à l'école. Vous allez voir, c'est fou.
Si on est en de ça de ce qu'il faut en matière de savoir fondamental, mais faisons aussi entrer l'école dans le 21e siècle en intégrant par exemple l'intelligence artificielle dans la dans la pédagogie. Nos enfants passent des heures et des heures sur des écrans et tous les parents sont débordés par ce phénomène. Alors protégeons les plus jeunes en fixant des limites partout au.
Je vois dans les écoles maternelles des professeurs des écoles qu'il me disent que des enfants maternels, que des enfants passent des heures devant les écrans n'arrivent plus à se positionner dans l'espace ont des retards en matière de langage absolument considérables parce qu'ils sont laissés des heures et des heures chaque jour devant des écrans. Si nous ne protégeons pas nos enfants, si lorsqu'ils sont très jeunes, nous ne réglementons pas cet usage des écrans et lorsqu'ils sont plus âgés, nous ne leur apprenons pas à utiliser le potentiel formidable des nouvelles technologies, alors nous rons tout.
Nous leur donnons le pire des deux mondes, [applaudissements] cette transformation pédagogique. Alors, évidemment fallacieux. Euh évidemment fallacieux parce que euh les gamins passent des heures devant les écrans, peut-être. Est-ce que c'est dommageable ? Sans doute. Faut-il légiférer d'une manière ou d'une autre, peut-être. Mais euh les enfants ne passent pas des heures devant l'intelligence artificielle. C'est là où il y a quelque chose de totalement falacieux, c'est que tu peux totalement lutter contre le fait que les les enfants passent des heures et des heures devant les écrans sans pour autant promouvoir l'utilisation de l'intelligence artificielle à l'école.
Tu peux faire les deux en même temps. Ça ça a même l'air plus cohérent parce que lutter contre l'utilisation des écrans par les enfants tout en renforçant l'utilisation des écrans par les enfants à l'école, ça a l'air selon moi, d'être légèrement contradictoire. Donc là l'argument est totalement falacieux. Mais il y a vraiment aucun lien logique entre le prémis, les prémisses et la conclusion.
Cette transformation pédagogique, elle doit être au cœur de la refondation de l'école et je souhaite que chaque élève de France ait accès à un soutien scolaire universel combinant assistant IA personnalisé et brigade de professeur voire peut-être d'anciens professeurs et d'étudiants volontaires de façon à ce que personne ne soit laissé sur le bord du chemin. Voilà donc là c'est subreptisme mais Édouard Philippe vient de dire que grosso modo maintenant le soutien individuel à l'école lui il veut que ce soit de l'IA. Il veut que ce soit de lia avec des brigades de professeurs, voire d'anciens professeurs, voir d'étudiants. Oui. Bon bah écoute, pourquoi pas ? Pourquoi pas ?
C'est après tout, pourquoi s'emmerder à payer des profs pour qu'ils fassent cours ? Tu prends des brigades d'anciens professeurs qui sont retraités que du coup tu as pas à payer ou d'étudiants que du coup tu peux sous-payer et puis tu les mets en soutien dans une classe où les élèves sont complètement abrutis devant leur écran où en fait ils sont chacun atomisés à parler à quoi ? À leur assistant IA qui est devenu leur professeur de tout manifestement. Et c'est génial. C'est vraiment euh c'est la c'est la Ah c'est le nouveau monde hein. Ah bah ça fait bizarre le nouveau monde quand on n'est pas préparéin. Ça fait bizarre. Donc voilà le le voilà le le monde d'Edouard Philippe.
Alors c'est c'est quand même celui qui était inquiet au début de son discours des conséquences de l'IA pour nos enfants et qui veut confier l'éducation ou sinon l'éducation du moins à minim soutien scolaire de nos enfants. Al bien sûr évidemment là c'est littéralement une contradiction dans les termes pur et simple. Bien sûr, c'est juste que ça coûte moins cher. C'est juste que ça coûte moins cher. Évidemment, on n pas dupe. Faisons, mes amis de la transition démographique qui va voir notre école perdre 1 million d'élèves dans les 5 années qui viennent.
Faisons de cette transition démographique une chance pour mieux payer les professeurs, revoir le fonctionnement du périscolaire, rénover nos établissements scolaires. Enfin, adaptons l'école. Alors, une chance pour mieux payer nos professeurs. Donc, grosso modo ce qu'il est en train de dire là, ce qu'il a dit, vous vous en êtes pas rendu compte, mais ce qu'il a dit, c'est que le fait de mieux payer nos professeurs irait de paire avec le fait d'avoir moins de professeurs. Et nous dit Édouard Philippe, ça c'est une chance, c'est le la transition démographique.
Donc grosso modo, au lieu de payer mieux les professeurs et d'en conserver le même nombre pour avoir en parallèle des classes de moins en moins chargé, Eddouard Philippe nous dit grosso modo oui, on perdra mieux les professeurs mais avec l'argent des professeurs qu'on ne va pas remplacer et donc des classes qui vont rester tout aussi surchargé. Après comme en fait ce sera Grock manifestement qui va faire l'éducation de nos enfants, c'est pas si grave si on a si on a si on a moins de professeurs. J'ai envie de te dire bon de toute façon Lia est là. Mais c'est exactement ça qu'il a dit.
C'est exactement ça qu'il a dit quand il dit "Faisons en sorte d'avoir moins de professeurs mais des professeurs mieux payé et et profitons pour cela de enfin profitons de la transition démocratique démographique pour avoir des professeurs mieux payés." Ça veut dire que on ne remplacera pas tous les professeurs qui partent à la retraite et que donc l'espoir d'avoir des classes moins surchargées est un espoir que vous pouvez directement oublier si d'aventure Édouard Philippe accédait à la présidence de la République. Euh je veux vous faire écouter le la punchline à 57 que beaucoup de personnes ont évidemment euh noté. Alors attendez, je reprends le début. Euh où est-ce que ça commence ? 5707.
OK. Hop. Euh je voulais zapper ce moment mais il est important. C'est aussi rétablir ses comptes parce qu'avec une tête qui explose et un déficit public qu'on arrive plus à maîtriser, on va bientôt plus pouvoir décider de quoi que ce soit. Les solutions existent là encore. D'autres en Europe les ont mis en œuvre et ils s'emportent plutôt mieux que nous. Nous sommes tout à fait capables de le faire aussi en baissant la dépense plutôt qu'en augmentant les impôts et en travaillant plus. Alors je sais on va vous dire son projet c'est du sang et des larmes. C'est c'est la grande formule. Dès qu'on parle des forts et des larmes. Enfin, revenons à l'essentiel.
Churchill prononce cette phrase en 1940. Lorsque l'Angleterre doit se battre seule face à l'Allemagne nazie, lorsque les bombes tombent sur Londres, lorsque des milliers de jeunes anglais héroïques, 20 ans après leur père, risquent leur vie et laissent parfois leur peau dans la bataille d'Angleterre. Mes amis, soyons sérieux. Il s'agit pas de sang ou de larme. Il s'agit peut-être d'un peu de sueur. Oui. D'effort, de sérieux, de détermination. Alors donc là, ce que fait Édouard Philippe, grosso modo, c'est que il répond à une critique qui est souvent portée à son encontre. Le fait que le programme d'Edouard Philippe, ce serait du sang et des larbes. C'est le cas, je vous rappelle.
Non, un, non seulement c'est le cas, mais de sur croix, il en est sur le responsable. Si cette image lui colle au basque, c'est notamment lui tout seul comme un grand qui avait souvenez-vous en 2021 choisi de dire dans une interview au magazine challenge que selon lui la retraite, il fallait aller jusque 65 voire 66 voire 67 ans. Bon bah tu peux pas t'étonner derrière que tu deviennes monsieur du sang et des larmes quand tu as parlé de porter l'âge légal de départ à la retraite à 67 ans. Euh donc évidemment, il veut répondre à cet argument et donc toute cette tout cette toute cette partie, c'est une forme de réponse à une objection comme on dit une prolpse. L'art de la prolse, c'est quoi ?
C'est l'art de répondre à une objection qu'on ne t'a pas encore objecté et que tu soulèves toi-même de ton propre chef. Quand tu es dans un quand tu es dans un discours, une prole. Donc le le fait de dire soi-même alors je sais ce qu'on me dit. On me dit que mon programme ce serait du sang et des larmes. Et bien pas du tout parce que virgule et là tu insères ta réponse. Faire une prolse dans un discours, c'est souvent une bonne idée si tu sais que l'objection en question elle est à l'esprit des auditeurs et des auditrices, qu'elle circule déjà dans l'espace public.
C'est une manière de répondre à une objection sans qu'on puisse t'opposer une réponse en retour puisqueévidemment tu es seul à parler. Donc c'est pas complètement idiot de la part d'Edouard Philippe de de répondre à cela à ce moment-là. Le problème c'est que je pense que personne n'est dupe. L'argument d'Edouard Philippe c'est de dire "Non, c'est pas du sang et des larmes parce que cette expression elle vient de l'angle elle vient de Churchill pendant la Seconde Guerre mondiale à l'époque où des gens meurent et où le sang est littéral. On sait Édouard, on a compris que l'expression était métaphorique.
On a bien en tête que c'est une comparaison historique et que par nature elle ne met pas les choses terme à terme. Enfin, elle ne met pas les choses dos à dos, pied à pied. On a bien compris que les gens n'allaient pas saigner et pleurer littéralement encore que parce que derrière ce que fait Édouard Philippe, c'est bien sûr une euphémisation, une opération d'euphémisation en disant c'est pas du sang et des larmes, c'est peut-être un peu de sueur. Un peu de sueur. Un peu de sueur. Souvenez-vous au début au début du discours, il avait dit renoncer à notre confort. Alors là aussi un peu de sueur dans un cas, renoncer à notre confort dans l'autre.
Ce sont évidemment des opérations d'eophémisation qui visent à minorer clairement et très volontairement les conséquences absolument terribles, dures, cruel voire funeste dans certains cas de sa politique. Je vous rappelle que sur la retraite, faire travailler les gens plus longtemps, c'est amener, je le disais tout à l'heure, une partie des travailleurs et des travailleuses à mourir avant d'avoir eu un seul jour de retraite. C'est pas un peu d'inconfort, c'est pas un peu de sueur, c'est du sang, c'est des larmes pour le coup littéralement et même pour les autres, même pour les travailleurs qui c'est vrai atteindront la retraite peut-être 2 ans, 3 ans plus tard.
Pour ces travailleurslà, c'est pas un peu de sueur, c'est pas un peu moins de confort. Ça aura été plusieurs années qui vont continuer de détruire, de ravager leur corps, plusieurs années qui vont continuer de mettre leurs psychés à l'épreuve, plusieurs années qui vont les faire arriver à la retraite dans un état encore plus difficile. Euh quelques années invivables pour certains ou certaines, c'est pas un peu de sueur, c'est pas un peu moins de confort.
Donc ça c'est une opération d'ophémisation qui vise à évidemment tenter de dédramatiser les conséquences de son programme mais les conséquences de son programme tout le monde les connaît ce sont en réalité les mêmes que François Fillon en 2017 c'est au fond le même programme le programme 200 le programme tissé de sueur de sang de sueur certes d'un confort clairement mais aussi de sang et de larmes pour les plus fragiles. programme qui va laisser toutes celles et ceux qui bénéficiaient de la protection sociale sur le bord de la route, marche ou crève. Si vous avez ce qu'il faut, tant mieux pour vous, vous aurez davantage.
Si vous n'avez pas ce qu'il faut, tant pis pour vous, crevez, personne ne vous tendra la main. C'est ça fondamentalement l'état d'esprit de de ce de ce programme qui vous l'avez entendu, il le dit lui-même, vise à réduire les dépenses plutôt qu'augmenter les recettes. Réduire les dépenses plutôt qu'augmenter les recettes, ça veut littéralement dire ne pas aller prendre davantage d'argent aux riches, mais diminuer les services et les prestations qui sont avant tout utilisé par les pauvres.
Bon, le le l'orientation politique et économique ici, elle est très claire et il l'assume, il l'assume mais il la masque, il la camoufle, il la déguise derrière cette expression qui est un euphémisme qui est un un euphémisme insupportable, insoutenable, non pas du sang et des larmes, mais un peu de sueur. Ah, je voulais je voulais en passer par là. Je voulais je voulais que vous l'entendiez quand même cette cette formule qui est qui est au cœur de son discours. Alors euh OK euh on va écouter maintenant ce qu'il dit sur l'intelligence artificielle 11 puisque il nous a déjà dit qu'il voulait mettre l'intelligence artificielle à l'école. Donc voyons ce qu'il a à en dire.
Société à la transformation climatique et mes amis. Alors oui, avant il disait "Oui, vous inquiétez pas pour le climat, tout va bien se passer et cetera. Bon je j'y reviens pas. Je c'est lui qui a été condamné pour une action climatique, c'est la décision de Grande Sainte. Il veut développer l'IA alors que l'IA, c'est clairement l'une des technologies qui va qui va faire exploser enfin qui va contribuer au réchauffement climatique. Bon, je bref hein, on va y arriver. serait intéressant de se renseigner sur ce que sont les projets actuels des enseignants qui réfléchissent à intégrer des titia dans leur pratique.
Euh oui, alors ça effectivement ça c'est ça je vous avoue que c'est un sujet que je n'ai pas que je n'ai pas creusé. Après bref, enfin moi je pense que c'est je pense je vois pas comment je vois pas je vois ouais je vois pas bien. En tout cas c'est pas c'est pas l'école dont je rêve quoi. Mais bon [rires] c'est pas l'école dont je rêve mais mais merci maître du Ramo pour les c abonnements offerts. Merci 1000 fois c'est trop gentil.
[applaudissements]
[acclamation] Disons que je suis dubitatif quoi. Disons que pour tout vous dire, pour bien pour pour avoir été prof moi-même, étudiant longtemps et connaître un petit peu ce qui se passe dans le domaine de Lia, euh [rires] a priori, je suis pas avec vous. A priori A priori, on n pas ensemble. A priori, je suis un peu dubitatif, mais bon. [rires] Mais euh je connais pas les je connais pas les projets en question. Je je pas j'ai pas jugé sur pièce et sur j'ai pas juger sur pièce. Donc donc je je peux pas en dire plus hein.
Et peut-être que ma vision est caricaturale c'est tout à fait possible et peut-être qu'il y a des usages que je que je vois pas mais mais moi c'est pas le problème des usages, c'est plutô le problème des réflexes en fait. C'est c'est en fait c'est comme tout quoi. C'est-à-dire que le le enfin bref, moi si je me lance dans ce sujet, c'est infini, mais je suis extrêmement dubitatif sur le fond. C'est pas c'est pas juste comment on l'utilise, c'est pas juste quel est le modèle.
Je suis extrêmement dubitatif au fait d'encourager les élèves dans le cadre d'un d'une en fait pour moi une classe ça devrait être l'endroit où on apprend aux gens à aux gamins à faire sans et ça devrait l'être de plus en plus pour euh parce que avoir de l'esprit critique face à Lia, c'est savoir faire sans elle. Et donc moi je vois vraiment une contradiction dans les termes entre utiliser l'Ass.
Sachant que pour moi ce que doit apprendre l'école c'est à faire sans lia parce que savoir faire sans lia c'est éventuellement quand tu l'utilises savoir penser dans ses interstices savoir remettre en cause ce qu'elle te dit et d'ailleurs je me souviens à l'époque comme quoi je suis pas le seul à penser j'avais entendu une j'avais entendu Mikod en parler Mikod qui est vidéas youtubeur qui parle beaucoup de nouvelles technologies qui est qui est plutôt technophile et friendly et il racontait, il parlait d'un de ses d'un de ses stagiaires, je crois euh euh d'un de ses stagiaires ou d'un de ses alternants, je sais plus, qui euh euh qui utilisait l'IA pour coder et notamment qui utilisait l'IA pour coder à partir d'un code que lui-même maîtrisait de manière rudimentaire.
Et du coup, il rendait des des copies qui étaient enfin, il rendait des des des blocs de code qui étaient bourrés de bourré d'erreurs que lui réussissait pas à résoudre et dont il demandait à Li de les résoudre mais comme lui il savait pas exactement comment c'était structuré, bref, il s'en sortait pas quoi. Et euh et Mikod racontait, je l'ai je je lui ai interdit d'utiliser l'IA pendant un mois et il a continué de coder et du coup il s'est il a appris à utiliser vraiment ce code en en le codant de lui-même pendant un mois.
Donc il était beaucoup moins productif mais il a développé des compétences et derrière quand il a recommencé à utiliser Lia pour le coup il était beaucoup plus et beaucoup mieux capable de voir les endroits où Lia s'était trompé ou alors les endroits où Lia avait fait des choses pas comme lui voulait et il devenait pour le coup vraiment plus efficace. Et moi c'est ce que j'observe. Moi, je l'ai observé enfin et moi je suis convaincu que c'est vrai de manière beaucoup plus générale quoi, que l'école, elle doit venir t'apprendre à analyser un texte, analyser un document, faire tes calculs, euh avoir de l'esprit critique, écrire écrire toi-même.
Ce qui te permet d'ailleurs de pas être tributaire de Lia. C'est si tu as jamais appris à rédiger ou à à rédiger un texte ou à structurer un raisonnement, tu demandes à de te faire une note ou de te faire un truc ou de te faire un machin, elle te sort un truc, tu es pas foutu toi de rentrer dans la machine pour modifier la structure, pour modifier l'écriture, pour aller le remettre à ta sauce. Tu es vraiment tributaire. L'IA devient une pure boîte noire et pas un outil que tu peux derrière réutiliser toi pour éventuellement t'aider dans ton produit fini. Et même ça, on pourrait discuter ensemble de est-ce que c'est bien, est-ce que c'est mal ?
Bon, mais euh mais pour le coup, ça à ma je je ceux qui disent "Le bateau a quitté le port, je suis moi c'est ma take ma take que la boîte de pandoir était ouverte et de toute façon qu'on s'en félicite, qu'on le déplore, je vois pas comment on revient dessus. Euh mais euh j'ai plus tout temps ce mot à le déplorer, mais peu importe enfin peu importe de de ce de ce que je pense. Par contre, il y a un truc qu'on peut faire, c'est ne pas mettre les l'IA à l'école pour justement s'assurer que les gamins continuent d'avoir les compétences élémentaires nécessaires qui leur permet de travailler avec Lia et ne pas d'être tributaire de l'IA.
Euh et je vous donne un bon du coup, j'avais dit que j'ouvrais pas la la boîte de Pandor et je l'ai ouverte et je vous donne une anecdote et ensuite on avance. Euh moi je l'ai vu ça mais je l'ai vu avec la révolution technologique précédente qui a été internet. Moi, j'ai fait mes études euh dans un monde où il y avait pas grand-chose sur internet. Euh quand j'arrive à quand j'arrive à l'université, on est en 2002. En 2002 sur internet, tu as tu as pas tuas tu as pas des masses de trucs. 2002, oui, c'est ça. 2002 sur internet, tu as pas des masses de trucs. Et notamment dans le domaine universitaire, tu as pas grand-chose. Tu as pas grand-chose. Enfin, 2002, faut se rendre compte, hein.
YouTube n'existe pas. Les réseaux sociaux, bien sûr, n'existent pas. Euh, tu n'as pas, il y a peu de ressources universitaires sur sur internet. Il y a Wikipédia et c'est tout. Enfin, pas c'est tout mais il y a Wikipédia et peut bon et donc euh moi j'ai passé toutes mes études à l'université où quand j'avais besoin de rédiger un exposé ou une analyse de documents ou de texte ou une dissertation, je n'avais d'autre choix que d'aller à la bibliothèque, d'emprunter les livres, enfin de de de faire venir les livres et de regarder les livres et d'aller chercher dans les livres. Moi, j'ai fait des histoires, de regarder les livres, de chercher dans les livres et de mettre ça dans mes copies.
Et j'ai été prof, alors aujourd'hui ce serait peut-être un peu différent d'ailleurs, mais moi j'ai été prof au moment où euh il y avait beaucoup plus de choses sur internet. Donc je suis devenu prof, bah j'ai commencé à enseigner en 2007-2008 et j'ai enseigné la science politique. Je parle pas de rhtorique, la rhtorique je l'ai enseigné jusque très tard, mais j'ai enseigné la la science politique pendant à peu près 5 6 ans. Donc de 2008 à mettons 2013 quoi. Euh 2008- 2013, c'est la période où il commence à y avoir beaucoup plus de choses sur internet. Euh il y a des vidéos, il y a un peu plus de vidéos sur YouTube.
Euh Wikipédia, il y a plus de choses, c'est un peu plus riche, mais c'était avant que il y ait par exemple tous les articles universitaires qui soient accessibles sur internet, ce qui a beaucoup changé les choses quand même, mais mais partiellement seulement. Et donc dans ces années-là, moi j'ai vu mes étudiants, les très bons étudiants, ils continuaient d'aller à la bibliothèque, il continuait d'emprunter les livres et il continuaient de rendre des très bonnes copies et d'avoir des très bonnes notes.
Et grosso modo, la moitié la moitié de mes étudiants qui étaient un peu un peu fénias qui [grognement] avaient pas envie de trop se donner, je dirais la moitié les 2/ tiers peut-être, euh faisait leurs exposés en utilisant en faisant que des recherches internet. Ils avaient la flemme d'aller à la Biblie, d'emprunter les bouquins, de les lire. Donc il tapai les trucs dans Google et derrière il faisait alors pour les pires, il faisait du copiercollé, il se prenait un zéro pour plagia. Euh pour les moins pires, il faisait un peu de paraphrase avec ce qu'il trouvait sur internet, mais il y avait pas grand-chose. Et ça donnait des des copies qui étaient incroyablement médiocres.
Et je n'arrêtais pas de dire aux étudiants, allez chercher les livres, vous ne vous rendez pas compte que internet est beaucoup plus limité que ce que vous pensez. ce serait peut-être moins vrai aujourd'hui mais il le faisait pas et du coup il rendait des copies qui étaient des copies que de montant on aurait considéré comme indécente de de indécente parce que manquant de matière quoi.
Et donc là, j'ai vu combien est-ce que alors que de montants on avait pas le choix et tout le monde allait chercher la connaissance dans les livres et donc même quand tu faisais un mauvais un mauvais exposé, bah tu l'avais fait au moins en l'irriguant d'un bouquin et bon à une période où vraiment déjà un tout les exposés se ressemblaient. Du coup du coup ça tout devenait cliché. Tu recueillais pas les recherches ce que tu recueillais comme prof c'était pas les recherches documentaires de ton étudiant.
C'est-à-dire que même si la copie était médiocre, au moins elles étaient toutes médiocres différemment parce qu'ils allaient tous chercher dans des bouquins différents, tu avais ce que Wikipédia et ou Google te donnait sur bon bref. Et donc il y a eu de la vraie destruction de compétence quoi. Et donc il y a eu de la vraie vraie destruction de compétence. euh le la dictature de la commodité a fait que me semble-t-il, peut-être que je suis un boomer et peut-être que c'est de montant c'était mieux, mais me semble-t-il que dans ces années-là, chez les étudiants euh chez les étudiants les les moins investis en tout cas euh les les copies ou qui s'investissaient le moins pour un exercice ?
parce que bon ça veut dire ça veut rien dire les étud les moins investis h les copies moyennes disons que les copies moyennes étaient devenues plus moyenne encore que à l'époque où les étudiants comme moi étaient au moins obligés d'aller chercher un peu dans les bouquins quoi.
Et alors, je pense que ce serait un peu un peu différent aujourd'hui parce que je pense qu'aujourd'hui, vu qu'il y a énormément d'articles et même quelques livres et même des livres parfois qui sont inextens sur internet, je pense qu'aujourd'hui tu peux euh beaucoup plus que à l'époque où moi j'étais prof, tu peux aujourd'hui beaucoup plus facilement faire des exposés pointus, étayer, documenter, irriguer de la recherche en en faisant tout depuis ton ordinateur. Donc les les choses ont un peu changé, mais tout ça pour vous dire que pour moi LIA, c'est pareil quoi.
C'est-à-dire que euh enfin moi en tant que prof, j'utilisais les requêtes Google mais j'utilisais les requêtes Google parce que j'étais capable de mesurer tous les angles morts, tout ce qui manquait, tout ce qu'il y avait pas dans Wikipédia parce que je connaissais l'étendue de ce que je trouvais dans les livres et pouvais trouver et pouvais aller chercher si j'en avais besoin. Et bref, c'est bon, c'est ma take sur Lia quoi. Bon, je je depuis tout à l'heure, je je touille la même idée. Ma take sur Lia, c'est vraiment ça, c'est vraiment que l'école, ça devrait être le sanctuaire où elle où elle n'existe pas.
Qui t'a rév enfin voilà, qui t'a évidemment du coup tu peux plus donner des devoirs à faire à la maison parce que les devoirs à faire à la maison sont faits par l'IA. Donc, il faut trouver d'autres maît, faut Oui, d'accord. Il y a une révolution pédagogique qui est nécessaire, mais pour moi la révolution pédagogique c'est comment on fait pour transmettre aux étudiantes et enfin aux lycéens au lycé aux élèves et aux étudiants comment on fait pour leur transmettre les compétences qui leur permettront de travailler avec l'IA et non pas d'être tributaire de l'IA. Et donc pour moi et voir Philippe c'est c'est catastrophique. C'est c'est c'est ma tech.
Je sais pas pourquoi je suis parti là-dedans, mais mais pour ça, il faut l'utiliser. Oui, mais de toute façon, enfin, je veux dire, ça c'est ça c'est pas ça honnêtement, c'est pas une bonne objection. Euh c'est pas une bonne objection parce que de toute façon, les les jeunes utilisent l'IA. Enfin, je même si tu bannis l'IA de l'école, les jeunes quand ils rentrent chez eux, ils ils utilisent l'IA. Tu vois, c'est ils se posent une question, ils font pas une requette Google, ils utilisent Lia. Enfin, c'est pour pour moi c'est pas de toute façon. Enfin voilà justement quoi. C'est pour ça c'est justement parce que les jeunes l'utilisent et l'utiliseront et ne cesseront plus de l'utiliser.
Et là-dessus, je suis d'accord avec ceux qui disent le le bateau a quitté le port, la boîte de Pandor a été ouverte. Je suis d'accord avec vous. Je le je le déplore mais je ne peux que vous donner raison. Euh et mais c'est justement parce que les les jeunes l'utilisent dans leur dans leur quotidien que à l'école il faut leur donner les compétences qui leur permettent de ne pas en être tributaire. Bon, ça c'est mon c'est ma take hein. Pas que les jeunes. Oui, mais là on parle de l'école. Bon, on va écouter Philippe sur sur l'IA parce que là, il parle d'IA. Justement, seconde transformation sur lequelle je veux dire un mot, l'intelligence artificielle.
Ce n'est plus une question de spécialiste, c'est devenu une question politique de pouvoir, de prospérité, de liberté. C'est une question sociale aussi. On est loin de faire la course en tête mais l'Europe s'est enfin réveillée peut-être un peu brutalement et il est encore temps de réagir encore temps de nous doter à 27 d'infrastructures souveraines et d'affirmer notre puissance. D'adapter en France notre enseignement supérieur, notre formation, nos process industriels et nos filets de sécurité parce que chaque français est irremplaçable.
Il faut que les partenaires sociaux se parlent pour que chacun étudiant ou senior puisse se former, se reconvertir et trouver sa place dans ce nouveau monde. C'est assez éclairant de parler avec les grands patrons de ces technologies, les grands aventuriers de cette conquête technologique moderne ou les grands patrons qui sont en train de transformer leur façon de produire grâce à l'intelligence artificielle parce qu'il voi tous les opportunités et tous les risques, tous la capacité à produire mieux et plus vite et tous l'impact potentiellement très déstabilisant pour les populations. Ces deux choses-là sont vraies et on peut mettre la tête dans le sable tel la proverbiale autruche.
Petit en même temps là, mais ce sujet là donc il faut le prendre au sérieux et le traiter sérieusement. Il est aussi temps aujourd'hui de mettre l'intelligence artificielle au service de l'État, de le transformer notre état grâce à l'IA pour avoir des services publics plus efficaces, pour avoir des décisions rendues en une demi-e au lieu de 6 mois pour avoir moins d'agents bloqu Oh w Vous l'avez entendu passer ou pas ? Vous vous étiez pas vous étiez pas concentrés parce qu'il y a eu le chat. Mais vous avez entendu ou pas ? Euh attends pièce parce que là là là tu es en train d'appuyer sur la barre espace mais tout le monde t'aime très fort. Juste n'appuie pas sur la barre espace.
Vous l'avez vous l'avez entendu après avoir voulu donner des pouvoirs de juge au au maire, il veut donner des pouvoirs de décision à l'IA. Alors là c'est là c'est fou là c'est là c'est terrible là ce qu'il vient de dire c'est terrible. artificiel au service de l'État de le transformer notre état grâce à pour avoir des services publics plus efficace pour avoir des décisions rendues en une demi-e au lieu de 6 mois pour avoir moins d'agents bloqués. Donc ça des décisions rendues en une demise au lieu de 6 mois, ça veut dire que sur des questions administratives euh qui sont aujourd'hui tranchées par des agents de l'État, Édouard Philippe veut les faire trancher par l'intelligence artificielle.
Alors, j'imagine qu'il va imaginer des j'imagine qu'il va imaginer des voies de recours, mais ça veut dire que sur des questions qui parfois sont absolument crucial, essentielle capital pour les individus, c'est l'IA qui va décider. Et donc là plus aucune négociation n'est possible puisque là c'est littéralement un robot en face qui a qui a décidé pour toi. Bon aujourd'hui dans bien des cas aucune négociation n'est déjà possible avec l'administration mais ça ressemble quand même vraiment à une dystopie ça. Ça ressemble quand même vraiment à une dystopie. C'est déjà le cas. L'IA décide de qui ou non reste inscrit à France travail et mesure la pertinence de la recherche d'emploi.
C'est vrai ça ? Si c'est vrai c'est terrible. C'est vrai, c'est vrai, ça me semble ça me semble vraiment terrible. J'ai déjà du mal avec les humains de franche travail. Al les Ouais, il a un bureau et plus sur le terrain au contact du public. En France, en France et en Europe. En France et en Europe, nous avons toutes les intelligences pour le faire. Nous avons les ingénieurs, nous avons l'énergie, nous avons la taille de marché. Il nous manque la capacité à mobiliser les financements. C'est vrai, il nous manque une réglementation. Bon, donc voilà sur Lia, c'est ce que je voulais vous montrer en fait.
sur Li à Edward Philippe, il a exactement en fait il a la même taille que tout le monde même si lui il va plus loin. C'est peut-être le plus technophile de Tu me diras Atal on l'a pas vraiment écouté sur Lia. Euh je sais pas quel ding il a sorti mais comme Atal il fait des discours complètement creux, j'imagine qu'il a pas sorti grand-chose. Mais euh Eddouard Philippe c'est peut-être le plus le plus technophile et même le plus techno aventureux voire le plus technoêtre brûlé, je sais pas comment il faut dire des différents politiques. Même si sur l'IA, il y a une forme de vrai consensus aujourd'hui hein.
C'est-à-dire que jusque Jean-Luc Mélenchon, il y a une vraie consensus pour dire il faut que la France développe une IA souveraine. Et donc là on sent que les patrons de Mistral ont tout d'un coup la côte auprès de tous les de tous les de tous les responsable politiques pour des raisons effectivement de souveraineté et de et d'autonomie stratégique he tout le monde a été marqué par ce qui s'est passé avec le modèle d'entropique, le modèle Fable 5 que Trump a pendant 2 semaines réservé aux entreprises et aux utilisateurs, mais notamment aux entreprises américaines États-Uiennes. Et donc là, on a une forme de consensus. On a une forme de consensus qui va jusque Jean-Luc Mélenchon.
C'estd que il y a pour l'instant on n pas eu de grands candidats à la présidentielle qui nous a dit il faut refuser le tournant de l'IA, il faut lutter contre la généralisation de l'IA, il faut réguler l'intelligence artificielle. Non, tout le monde dit il faut que la France et l'Europe développent leur propre modèle d'IA. En cela, Édouard Philippe dit la même chose que tout le monde. Il va quand même un peu plus loin puisque lui vous le voyez, il parle d'introduire l'IA, on le disait tout à l'heure, à l'école et même on le voit ici dans l'administration.
Donc lui ce qu'il veut c'est carrément supprimer des fonctionnaires pour que certaines décisions soient rendues directement par l'intelligence artificielle. Alors là pour moi ça ressemble vraiment à une dystopie. Euh ça ressemble à un monde où euh des décisions parfois vitales, parfois existentielles pour les individus vont être rendus par un robot avec qui tu ne pourras pas discuter littéralement. Euh moi je je j'ai du mal à voir comment on peut se réjouir d'un tel monde, mais bon écoutez, c'est le c'est le c'est le monde que semble vouloir que semble vouloir Édouard Philippe.
Alors entre les deux, il y a eu tout un passage que je vous ai coupé où il parlait d'écologie et où il dit grosso modo "Oui, oui, il faut aussi lutter contre le réchauffement climatique et s'adapter au changement climatique." Euh je vous l'ai pas mis parce que franchement insupportable évidemment. Euh je vous rappelle que euh la la condamnation de Grande Sainte, c'est une pour une action climatique de l'État français. Elle le concerne lui directement puisque c'est l'époque où il était premier ministre et donc il n'a absolument aucune leçon à donner à qui que ce soit.
Euh et au-delà de ça, je vous rappelle que son parti Horizon a soutenu absolument tous les gouvernements qui se sont succédés depuis 10 ans et que donc il est largement corresponsable de l'absence d'adaptation de la France au changement climatique. Donc venir derrière le voir nous donner des nous donner des leçons tout en disant en parallèle il faut prendre le tournant de l'IA et mettre de l'IA partout, ce qui est littéralement une catastropheale. Enfin, il y a rien qui va quoi. Il y a rien qui va là. C'est c'est l'hypocrisie la plus totale. Mais bon, qu'est-ce que vous voulez ? C'est c'est comme ça. Euh on va aller écouter la fin. On va écouter la fin. Euh ça commence à 115.
On va écouter la grande envolée. On va écouter les 5 minutes finales. On va écouter la la grande envolée finale. Hop là. Pour voir comment il conclut rétoriquement. Alors ça commence où ? 1547. Hop, c'est parti. Grand envolé final mesdames messieurs. On arrive à la fin de ce discours. Ben moi je ne crois pas. Je crois qu'ils sont un grand peuple pas seulement intelligent mais fier, généreux, volontaire. Mes amis, j'ai foi en la France, en cette nation vieille de 1000 ans, 1000 fois en danger, 1000 fois sauvé. Une nation qui a tout vécu, tout souffert et tout vaincu,
[applaudissements]
a commencé par elle-même. Elle a vaincu elle-même. Très bizarre ça. La France, elle se perd quand elle s'abandonne. Moi, je ne veux pas qu'elle s'abandonne et je ne l'abandonnerai jamais. Oui, je crois à la France et oui, je crois la République.
[applaudissements]
Très bizarre ce slogan avec Eddouard quand même. Ah oui, Vichi. Oui oui oui bien sûr, il fait référence à Vichi. Oui, enfin au régime de Pétin. Mais oui oui bon. Oui, c'était pas c'était pas c'était pas explicite. Ah, tambourman a définitivement cessé de tambouriner. Je crois en la République, en notre République laïque, sociale, fraternelle, universaliste. [acclamation] Celle qui ne connaît qu'une seule communauté, la communauté nationale. [acclamation] Bon, purement mobilisateur, tout ça, c'est totalement vide de sens.
dans laquelle la seule différence qui non gros grou c'était gratos fallait pas payer compte c'est celle du mérite [acclamation] je crois en la force de ces principes fondateurs. Non aucune croyance religieuse ne passe avant la loi de la République. Et oui. Et oui. Il faut imposer des limites claires. La République, mes amis, ne baissera ni les ni la tête, ni les yeux, ni la garde devant le fondamentalisme, l'entrisme, le séparatisme, l'obscurantisme. Ah, un peu d'islamophobie quand même pour finir pour bien mobiliser tout le monde. République, elle ne se discute pas.
[applaudissements]
Elle ne se négocie pas. Elle est un bloc. Un bloc dont rien ne peut être retranché. Et si j'ai une certitude, c'est qu'avec moi, la France de mes enfants sera laïque. Elle sera généreuse avec ceux qui partagent son idéal et qui lui apportent ses talents. Elle sera implacable avec ceux qui la haïsent ou la trahissent. [acclamation] Ah, tu sens qu'il est fin il est fatigué, hein ? Tu sens que là, il est fatigué. Il va il va piocher tout ce qu'il a. Là, il y a eu un petit baisse de tempo alors que on est sur on est sur un une envolée, un créchendo. Après, nous, on est épuisé aussi hein.
[applaudissements] [applaudissements]
Et oui, comme vous, je crois en l'Europe politique que nous construisons avec nos partenaires. Je crois dans une Europe forte, une Europe forte qui refuse le déclin et la vassalisation silencieuse. Ouais, mais ça a foué, c'est c'est vraiment la même rhtorique catal. Enfin bon, après qui est surpris ? Une Europe que nous devons approfondir pour rester libre. En matière d'intelligence artificielle et de technologie, en matière de défense, en matière d'énergie, en matière de marché financier, nous devons oser construire une souveraineté européenne. Bah, il se répète là, Coco, tu nous en as parlé de tout ça là, faut faut que ce soit plus court.
C'était bien le début, c'était mobilis, c'était bien non mais en tout cas c'était mobilisateur. Il y a eu une envolée, les gens étaient avec toi, ils s'enlevaient, fallait en profiter. Fallait fallait fallait prendre fallait prendre la vague, fallait faire monter la sauce, créer un créchendo pour quel besoin de retourner dans le fond des dossiers de de venir ressasser des choses dont il a déjà parlé. C'est c'est pas bon ça. C'est c'est mal écrit, c'est mal structuré intégral sans quoi nous serons d' tu t'en tu là tu vois que les gens sont tout toute la mayonnaise est retombée là. Toute la mayonnaise est retombée. Tout est à refaire. toujours à la merci des plus nombreux ou des plus forts.
[rires] Et je sais, il a raison. Je sais, mes amis que l'Europe ne sera jamais puissante si la France reste faible. [applaudissements][acclamation] Voilà. Alors, je crois là, c'est l'Europe sera jamais puissante si la France reste faible. C'est un clin d'œil au au slogan de Sarkozi en 2012. une France forte bien sûr. Oh là là, je crois mes amis au rebond de la France. Je connais son histoire et je la rarde en J'ai l'impression de voir un mauvais Marvel. Tu sais quand tu regardes quand tu regardes HTMAN 2 et que tu as l'impression d'avoir déjà vu le film. Mais en fait c'est c'était pas le même film. [rires] Passe cette histoire car on ne comprend pas la France.
Si on oublie Louis X et sa reprise en main de l'État. Si on est ignorant de Richelieu ou de Turgo, de Bayard ou de Turen, de Jean d'Arc ou de Jeanchette, on ne comprend pas la France. On ne comprend pas la France si on occulte la Saint-Bartelémi ou les dragonades Svennol, si on écarte par confort parce qu'on ne veut pas l'avir, la rafle du Veldive ou le massacre de Cétif [acclamation] si on ne s'aime pas au Mont Saint-Michel. intéressant de le voir citer le massacre de Cétif qui effectivement est une pierre noire dans la mémoire française des des violences coloniales, même pas seulement des violences mais des massacres coloniaux dont peu de gens parlent.
intéressant de de l'entendre parler de ça. Comprends rien, grosso modo là. Alors, cette partie-là, franchement euh elle fait plutôt plaisir en vrai. C'est cette toute petite énumération là. Elle est étonnante et elle est et c'est étonnant de le voir arriver ici. Et grosso modo, ici, ce que fait Édouard Philippe, c'est que il s'oppose à euh le au roman national tel qu'il est poussé par l'extrême droite de d'Éric Zemour à Bruno Retaillot en passant par le Rassemblement national. roman national qui veut qui voudrait occulter les pages sombres et même humiliantes de la République française.
Euh et il parle que ce soit la Saint-Bartelémémiie, donc les les violences religieuses euh en France pendant les guerres de religion, mais même il parle du massacre de céf, c'est-à-dire des violences coloniales et des massacres coloniaux commis par la République française en l'occurrence en Algérie. Et je trouve que c'est je trouve que c'est plutôt bien de dire ça quoi, de de s'opposer à de s'opposer au roman national, de s'opposer à ceux qui fustigent la repentance comme le faisait Nicolas Sarkozi. Je trouve c'est pas mal. Alors bien sûr, quel dommage que ça vienne de celui qui a dit que la colonisation n'était pas un crime contre l'humanité.
[rires] Forcément, ça ça a atténu quelque peu la portée de cette conclusion. Mais bon, ne boutons pas notre plaisir. Ça fait plaisir que même un mec de droite voir particulièrement à droite comme Édouard Philippe que il tombe pas dans les facilité du discours hier de Sarkozi aujourd'hui de Zemour Rota ou le rassemblement national qui consiste à fustiger la rependance et à la repentance qui est en fait un travail de mémoire et promouvoir au contraire un roman national qui est en Normandie d'ailleurs. Il a juste énuméré. Si si, il a dit il a dit qu'il fallait les regarder en face.
C'est pas mal si on ne s'aime pas au Mont-Saint-Michel à Sainte Cécile d'Alby ou devant la cathédrale de Charte si on ne frémit pas au mur des fédérés ou au bagnes de l'île du diable si on ne vibre pas tous ensemble à l'évocation du dimanche de Bouvine, du soleil d'Osterlitz ou du serment de Coufra. Là, ce qui est marrant, c'est que vraiment 99 % des auditeuristes, ils ont il leur manque des rêves, voir toutes les refs. Il y a une vraie question. Ouais, de toute façon, il faut pas se poser la question "Est-ce que le texte a été écrit par Ria ?" Il faut pas se poser cette question là parce qu'on saura jamais de toute façon.
Euh mais c'est vrai que dans ce genre de longues énumérations comme ça avec plein de références vaguement savante ça ça ressemble un peu ça peut ressembler à ce que tu sortes chat GPT quand il te trdige les mauvais discours. Alors oui, je crois en nous [acclamation] et je crois en l'avenir de la France. Je crois en sa jeunesse, en ses professeurs, en toutes celles et ceux qui travaillent. Je crois en ces médecins, ces infirmières, ces aides soignantes, ces chefs d'entreprise, ces ingénieurs, ses ouvriers, je crois, ses agriculteurs, ses marins pêcheurs, ses fonctionnaires, ses policiers, je crois en son armée, je crois en ses maires et ses élus. J'y c'est dommage.
Là par exemple, il fait une longue envolée avec une longue montée cresendo. Les gens s'étaient levés. Il est à il est littéralement à 1 minute de sa de sa de son dernier mot, de sa conclusion. Euh il est dans ce qu'on appelle la péroraison, c'est-à-dire la dernière envolée à la fin du discours. Et il a complètement laissé tomber la la mayonnaise. He c'est dommage d'avoir foiré ça. Vois partout en France des atouts exceptionnels de vitalité sur lesquels restaurer notre puissance. Ces talents, ils sont faits pour servir, ils sont là pour construire et même pour reconstruire. Je crois en cet orgueil français qui nous fouette le visage face à l'adversité.
Je pense que le pays sait où il est et que les Français ont envie de réagir. Alors, rien, absolument rien, ne me fera perdre foi dans mon pays. Mes amis, alors ceux qui disent "C'est hyper creux, non". Oui. Oui, bien sûr. Bien sûr, c'est totalement creux. Là, on est au moment où vraiment ça ce ne sont que des références mobilisatrices. Tout ça est fait juste pour susciter l'enthousiasme et la ferveur de la foule et finir sous les ouras euh à à tout cela n n'est qu'une longue rampe de lancement dû "Vive la République et vive la France". Il y a plus un atome de contenu là-dedans. Le discours d'Edouard Philippe, cela dit, n'était pas vide.
On peut pas le dire mais là à ce moment-là, il l''est complètement bien sûr. Oui, mais c'est classique, c'est toujours le cas. [acclamation] La France n'est pas condamnée. Les Français ne sont pas résignés. Ça c'est la même rhtorique catal. Exactement. Nos enfants ne sont pas réduits à vivre moins bien que nous. [applaudissements][acclamation] Notre pays n'est pas contraint à subir l'histoire écrite par les autres. Le destin de la France est encore dans les mains des Français. Il dépend de notre effort, il dépend de notre courage, [acclamation] il dépend de notre constance. Il y a vraiment des accents de SarkoZi, hein. J'entends SarkoZi en 2007-212, c'est fou.
De notre imagination, il dépend de nous. Alors oui, [acclamation] dans ce moment décisif, je vous appelle à croire en la France. [acclamation] Je vous appelle à agir pour nos enfants. OK. Ça c'est la dernière péroraison là. Là c'est le enfin c'est la c'est la dernière c'est le dernier crchendo. C'est la dernière période. On est sur la fin de la péoraison. On va vers la conclusion. Là c'est la c'est la rampe de lancement du vive la République Vive la France. Je vous appelle à agir pour nos enfants. Je vous appelle à croire ce que nous pouvons faire ensemble. [acclamation] Je vous appelle à croire en nous. Vive la République et vive la France. [acclamation]
[applaudissements]
[acclamation] [rires] [acclamation][applaudissements] Il a per content. Il l'air content. Tu viens de faire ton discours àadena. Est-ce qu'il est [acclamation][applaudissements] [rires] le langage pas ? Il est génial. [applaudissements][acclamation] Ah non, ça ne marche pas. Quel dommage. Bien tenté. [acclamation] [rires] [rires] Bon, on va arrêter le massacre. [souffle coupé] Wou ! B. Ah, c'était euh c'était c'était intense, hein. C'était intense. Euh 5 he de décryptage. Euh bon courage. Bon courage à Je sais plus qui doit monter la vidéo. Je crois que c'est pas Pf Pem il est sur les perles. Euh [rires] bon courage à Bilou. Je crois que c'est Bilou qui monte la V. Bon courage.
[grognement] Euh attendez, faut un faut un je sais même pas je sais même pas comment conclure comment écoutez comment conclure euh c'est un alors le discours d'Edouard Philippe est pas un discours totalement creux. C'est un discours dans lequel il révèle une grande partie de ses de ses orientations, même si il les assume pas, même s'il va pas jusqu'au bout, même si il y a des silences qui parlent davantage que ces mots, notamment sur la retraite, là où on sait que il a auparavant promu une retraite, enfin un âge légal de la retraite qui serait reculé à 67 ans, il est resté évasif, il donnera à jamais Salut le chat. il est resté évasif, il donnera à jamais d'âge précis ici.
Euh, il y a des mesures à peine ébauché qui font font sérieusement cligner des yeux, hein, quand il parle des pouvoirs de justice qui veut conférer Homè en donnant au maire la capacité de punir les délits pénaux. Euh bon, comment, jusqu'à où, avec quelle procédure, on peut quand même s'inquiéter ? ce qu'il dit sur l'IA et notamment la place de l'IA à l'école ou dans l'administration, ça me paraît moi extrêmement inquiétant. Mais on peut pas reprocher à Édard Philippe de n'avoir rien dit pour le coup.
Euh tout son discours pivote autour d'un raisonnement comme je le disais qui est largement falacieux ou sinon falacieux du moins largement contestable qui consiste à dire pour que nos enfants vivent mieux il va falloir nous consentir quelques efforts, un peu de sueur et renoncer à un peu de confort. Et évidemment, c'est un argument, comme je le disais, qui moi me paraît tout à fait tout à fait contestable, voir davantage puisque le système social français, tout ce qui en aura été enfin tout ce qui aura été supprimé du système social français, tout ce qui aura été saccagé dans l'État providence, ce seront des droits et des protections dont ne bénéficieront pas nos enfants.
Et donc cela même que lui prétend protéger. En réalité, il va tout comme à nous les priver de toute une partie de ce qui jusqu'à présent a fait le système social français et l'État providence français et dont je crois on peut s'en orgueillir et se féliciter.
Donc là, il y a il y a quelque chose qui qui me paraît moi fallacieux, c'est-à-dire il nous dit grosso modo, c'est soit mon programme, soit vous êtes pour mon programme, soit vous êtes contre l'avenir des enfants alors que son programme va obérer les la la la vie de nos enfants en même temps que la nôtre puisque tous les droits qui seront supprimés seront difficiles sinon impossible à reconquérir bien évidemment seront disons seront d'autant plus durs à reconquérir donc tout cela et est particulièrement falacieux.
Et puis et puis surtout ce qui ce qui frappe quand on écoute Édouard Philippe, il y a a il y a deux choses au fond qui frappe quand on écoute Édouard Philippe, quand on écoute ce discours. La première c'est trois choses. Il y a trois choses qui frappent quand on écoute ce discours. La première c'est je dirais la médiocrité générale du discours. C'est pas catastrophique, c'est vaguement maîtrisé. le le discours est le discours est correctement convenablement rédigé non obstant quelques maladresse. Le l'action oratoire, la prononciation du discours est pas complètement au fraise. Euh la scénographie aurait pu être mieux.
Elle est pas lamentable non plus et ça reste aujourd'hui sans doute la plus belle scénographie qu'on a vu depuis le début de la campagne, même si c'est aussi le plus grand meeting qu'on a eu depuis le début de la campagne. Si on laisse de côté le meeting en extérieur de Jean-Luc Mélenchon qui est qui est euh particulier. Donc le discours n'est pas une catastrophe, il est pas formidable non plus. Édouard Philippe n'est pas un brillant n'est pas un brillant orateur. On pouvait avoir un peu de Il a pourtant plutôt cette réputation. Il a plutôt la réputation d'être un homme à l'humour ravageur, être un homme capable de captiver les foules.
Là, on a découvrir, on a on a quand même découvert quelqu'un d'assez terne euh qui tentait souvent de reprendre euh les procédés, la musique, les tics euh de Nicolas Sarkozy sans en avoir le talent euh qui va jusqu'à le plagier, presque mot pour mot sans réussir à provoquer la même mobilisation et la même ferveur. Bref, c'est pas l'orateur de l'année. Ça n'est pas le nouveau Nicolas Sarkozi. ce ne sera pas le nouveau tribin Édouard Philippe. Donc ça c'est la voilà, c'est c'est pour moi la première observation, c'est que sur la forme, c'est pas la Qata, mais on est quand même déçu et euh et globalement, on s'est quand même pas mal fait chier. On s'est quand même pas mal fait chier.
Euh on n' pas été mobilisé. Euh même dans l'appréciation de la forme, c'est c'est quand même pas formidable. Bon, sans être non plus une totale Bina. Euh ensuite, il y a il y a deux choses qui moi sur le fond me me frappent dans le discours d'Edouard Philippe. Le caractère discutable de de sa de la logique de base qui consiste à utiliser l'avenir de nos enfants pour nous faire accepter trois choses. Il y a trois choses qui me frappent dans le discours d'Edouard Philippe sur le fond. Nous faire accepter enfin utiliser l'avenir de nos enfants pour tenter de nous faire accepter du sang et des larmes même s'il s'en défend.
et il s'en défend si mollement avec un euphémisme qui qui là aussi me paraît difficilement supportable he parler de sueur et de et de parler de d'accepter un peu de sueur et de renoncer à un peu de confort pour désigner des politiques publiques qui vont être dures, cruelles, assassines pour les plus pauvres, assassines littéralement pour les plus pauvres puisque là encore le le recul de l'âge de départ à la retraite qu'on qu'on imagine dans son discours, il sera assassin pour les plus fragiles, les plus pauvres, les plus précaires et ceux qui font les travaux les plus pénibles parmi nous. Donc moi cette logique là, je la trouve difficilement supportable.
Utiliser utiliser le l'investissement enfin utiliser la puissance émotionnelle de de nos enfants pour tenter de nous faire accepter une politique cruelle envers les plus pauvres. Je je je trouve je trouve que c'est je trouve que c'est difficilement soutenable. Ça c'est la première chose qui me frappe. La deuxième chose qui me frappe, c'est d'à quel point son programme est à droite quand même. Là on a un programme de droite qui va très très loin. Enfin, les les pouvoirs de justice en matière pénale conféré au maire. Mais mais où ça va ? Enfin, qu'est-ce que ça crée ?
le l'IA qu'on met à l'école, l'IA qu'on met dans l'administration, mais c'est Édouard Philippe, il nous décrit quand même quelque chose qui ressemble à à une bonne partie de notre dystopie et ça ça je je en tout cas moi ça me frappe.
Et puis la troisème chose est la plus importante, c'est que on a écouté un orateur qui vient d'un univers parallèle où il n'a jamais été premier ministre, où son parti Horizon n'a jamais soutenu pendant 10 ans tous les gouvernements macronistes et venir donner des leçons, venir déplorer que rien n'était fait en matière d'environnement, que rien n'était fait en manère en matière d'adaptation, venir déplorer que les finances publiques soient parties à volot et que les les déficits que les déficits se soient creusés, que les dettes se soient accumulées de la part de celui lui qui a géré la France pendant 3 ans et été à la tête d'un parti qui a soutenu tous les gouvernements macronistes qui ont qui ont suivi.
Bon ben, ça me semble au-delà d'être fallacieux, c'est surréaliste. C'est surréaliste. C'est une rupture franche presque à la logique elle-même. Bon ben et et ça je je pour moi c'est la seule chose qu'on devrait retenir de ce discours et ce sont les seules questions qui devraient lui être posées. Comment Édouard Philippe pouvez-vous vous permettre de fustiger ce qui n'a pas été fait quand soit c'est vous qui avez pris les décisions en tant que premier ministre, soit c'est votre parti qui a voté les budgets en tant que groupe horizon à l'Assemblée nationale.
Quelle fumisterie que de déplorer l'accroissement de la dette quand il a élaboré les trois premiers budgets et quand c'est son parti Horizon qui a voté les euh sep budgets ultérieurs. Enfin là, il y a un caractère absolument falacieux et et qui en fait ne nous surprend pas n'est pas nouveau. Ça n'est rien d'autre que la nouvelle illustration, comme je l'ai toujours dit, de la colonne vertébrale ou plutôt la nouvelle illustration de ce qui unit la macronie de ses premiers jours jusqu'à ces derniers, c'est-à-dire le refus de toute responsabilité. Voilà pour ce discours.
Bref, quelque part et euh je vais le constater, je vais je vais je vais poser ce constat avec douleur, mais quelque part, je finis par me demander si la meilleure chose dans ce discours finalement c'était pas le tambourin. On en est là. On en est là. Je me demande vraiment en définitive après avoir écouté la totalité de ce discours si finalement la meilleure chose dans ce discours c'était pas le mec au tambourin. [rires] Non. Merde. Si finalement la meilleure chose dans ce discours c'était pas le mec au tambour. Et ça dit quelque chose quand même. Allez voilà c'est bon. Ou c'est bon. J'ai fini. J'ai fini. Euh pardon pour le stream. absolument interminable.
Bravo aux 3500 personnes qui restent encore là. Je ne sais pas comment vous avez fait. Euh peuple du futur, on va pas trop traîner sur cette fin de sur cette fin de replay. Merci je je sais pas comment si vous êtes jusqu'au bout, je ne sais pas comment vous avez fait. Euh si vous êtes jusqu'au bout, commentez. Si vous êtes resté jusqu'au bout, commentez tambour dans les commentaires. Peuple du podcast, pareil. Merci à vous si vous êtes encore là. Et puis voilà. Euh je vous dis à bientôt pour de nouvelles aventures. Prenez soin de vous et de vos proches particulièrement dans cette période où le la température se réchauffe encore. Euh prenez soin des gens fragiles autour de vous.
Évidemment, ça va s'en dire, mais c'est important de le dire quand même. Euh je pense à vous si vous êtes euh dans un moment où il fait chaud et où vous ne parvenez pas à vous rafraîchir. Et je vous embrasse. À bientôt peuple du futur pour le le prochain replay. Des bisous. Yeah.