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interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo· 31 mars 2022 27 min

Recours aux cabinets de conseils, programme de Jean-Luc Mélenchon... Le 8h30 franceinfo spéciale présidentielle d'Adrien Quatennens

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Bonjour Adrien Quatennens, bonjour, c'est Jean-Luc Mélenchon qui aurait dû être à votre place ce matin sur France Info. Il avait d'ailleurs accepté notre invitation avant de se décommander ces derniers jours. C'est donc vous qui répondrez tout à l'heure, si vous le voulez bien, aux auditeurs et aux téléspectateurs de France Info qui peuvent appeler le standard en ce moment même au 0809 40 41 42. Un mot tout d'abord des explications du gouvernement sur le recours au cabinet de conseil depuis le début du quinquennat, ce que les oppositions appellent l'affaire McKinsey.

Le gouvernement jure que tous ces appels d'offres ont été faits dans les règles de l'art, en toute transparence, en toute légalité, que la plupart d'ailleurs des gouvernements européens font la même chose et dans des proportions encore plus importantes. Est-ce que vous êtes rassuré ? Est-ce que tout ça est terminé ?

0:41
Jean-Luc Mélenchon

Non, je ne le crois pas. Je ne conteste pas du tout le fait qu'il y ait des règles de marché public. A la rigueur, ce n'est même pas le sujet. C'est d'abord la place que prennent ces cabinets de conseil privés dans la politique du gouvernement. Ça a été multiplié par deux en termes de dépenses, le recours au cabinet de conseil privé pendant le quinquennat de M. Macron.

0:58
Présentateur

On ne sait pas combien il y en avait dans les quinquennats précédents.

1:00
Jean-Luc Mélenchon

Qu'il y ait des attributions de marché public, ça va sans dire. Constater pour autant que l'un de ces marchés a été attribué à quelqu'un qui est un bon ami d'Emmanuel Macron, l'un n'empêche pas l'autre, dans tous les cas, c'est un constat. Le pire, c'est qu'au-delà du recours excessif à ces cabinets de conseil privé, on découvre, au détour d'une commission parlementaire, que ces cabinets n'ont pas payé d'impôts pendant dix ans. L'un de ces cabinets qui n'a pris que 5% du total des marchés. Et au total, parce que j'entendais un membre du gouvernement dire « aucun cabinet n'a bénéficié à lui seul de plus d'un milliard d'euros ».

Non, ce qu'on dit par contre, c'est qu'a priori, le recours de manière générale à ces cabinets a atteint plus d'un milliard d'euros. Alors, pourquoi ça pose un problème ? D'abord, on a une administration publique de bonne qualité, et là, on a un recours exceptionnel à des cabinets privés qui, en gros, que font-ils ? Je le disais l'autre jour, c'est en gros des gens qui prennent votre montre pour vous donner l'heure, qui font de beaux PowerPoints, qui essayent de vous montrer comment on peut faire mieux avec moi. Et alors, en réalité, le contribuable dans cette affaire se fait plumer trois fois. D'abord, parce que ce sont des contrats qui sont extrêmement onéreux.

On peut citer quelques exemples. Quand vous voyez, par exemple, qu'on dépense un demi-million d'euros pour organiser une conférence des managers de l'État qui n'a jamais eu lieu, on peut se poser la question de savoir, effectivement, où va l'argent et à quoi sert-il. Quand on voit que McKinsey a touché 4 millions d'euros pour, je cite, « une adaptation des agents de l'État à la baisse des APL », donc ça veut dire, d'abord, un, c'est des contrats extrêmement onéreux, deuxièmement, ces gens ne payent pas d'impôts, en tout cas pour ce qui est de McKinsey, et troisièmement, souvent, leurs conseils servent à faire baisser la protection sociale et les services publics.

2:36
Présentateur

Donc, en réalité, le contribuable là-dessus se fait avoir. Arrive à l'Élysée, il n'y aura aucun recours à aucun cabinet pendant tout le quinquennat. Enfin, je veux dire, ça a toujours existé, c'est pas d'aujourd'hui que ces recours.

2:44
Jean-Luc Mélenchon

C'est pour ça que je vous pose la question. C'est la proportion que ça prend. Il n'y aura absolument aucun... Non, ce sera terminé, parce que nous, on pense que l'administration publique a largement les moyens de répondre à ces grandes missions. Et oui, c'est un scandale, il faut le dire. Et le fait, d'ailleurs, que le président de la République ait une certaine forme de fébrilité dans sa réponse, le fait qu'il y ait une conférence de presse dédiée à ce sujet ce matin, montre bien qu'ils ont compris qu'il y avait un problème. C'était hier soir, une conférence de presse.

3:07
Présentateur

Un dernier mot, j'avais déjà dit que c'était un dernier mot, mais c'est vraiment le dernier. Le président de la commission d'enquête du Sénat, qui est un opposant comme vous, lui, il est chez les Républicains, vous êtes chez les Insoumis, disait ce matin sur notre antenne, il n'y a de tout ce que nous savons, puisque c'est lui qui a en quelque sorte allumé cette mèche, rien d'illégal, absolument rien. Vous dites la même chose ? J'en sais rien, à vrai dire.

3:24
Jean-Luc Mélenchon

Je ne vais pas vous dire ce matin qu'il y a quelque chose d'illégal ou pas. Je vois ce que je constate, c'est-à-dire un doublement de ce recours. Ça représente des sommes importantes. Rien en termes de résultats, et puis surtout, il y a cette question fiscale qui est quand même là au milieu et qui est la plus grave, j'ai envie de dire. Donc oui, il y a un scandale, en effet. Allez, le programme, tout le programme, il y a que le programme.

3:45
Invité

Parlons de votre programme, de ce que vous proposez aux Français pour les cinq prochaines années. Adrien Catenin, c'est particulièrement de ce que vous leur proposez pour les nourrir. D'abord, si Jean-Luc Mélenchon est élu, vous proposez un blocage des prix. De quels produits vous parlez ?

3:57
Jean-Luc Mélenchon

C'est-à-dire que, vous le savez, sur beaucoup d'antennes, on entend tous les jours que pour bien se nourrir et prendre soin de soi, il faut manger cinq fruits et légumes par jour. En réalité, c'est à peu près un Français sur cinq qui consomme ces cinq fruits et légumes par jour, notamment pour la raison qu'on ne se pose pas la question de savoir si les Françaises, les Français ont les moyens de se les payer. Et puis, après, il faut interroger aussi notre modèle agro-industriel qui fait que, par exemple, 50% des fruits et légumes sur le marché français sont en réalité importés. Donc oui, nous, on veut repenser ce modèle.

Alors, la question du blocage des prix, oui, c'est le blocage des prix de certains produits de première nécessité. On a beaucoup parlé ces derniers temps du carburant, de l'énergie et également, en effet, de cinq fruits et légumes, oui.

4:36
Invité

Cinq fruits et légumes que vous bloquez pendant combien de temps ? Et qui va décider à quel niveau on les bloque ?

4:41
Jean-Luc Mélenchon

Il faut décider ça de manière démocratique. Vous voyez, par exemple, ça se fait dans les Outre-mer, ça, il y a Braclia. À la Réunion, le préfet a pouvoir, actuellement, d'administrer, de réguler, de décider de 153 prix. Et il y a des conseils citoyens qui co-élaborent la liste des produits dont on régule le prix. Mais je veux dire, c'est quelque chose qui a déjà été fait par le passé en France jusque dans, au milieu des années 80, on régulait les prix. Et bloquer les prix, c'est une mesure qui peut être, en effet, d'exception, non pas nécessairement pérenne.

Parce que pour permettre aux gens d'accéder à une alimentation de bonne qualité, il y a aussi d'autres mesures qui sont moins directement liées à l'alimentaire dans le programme. Je pense, par exemple, quand on augmente les bas salaires en augmentant le SMIC et en le portant en 1450 euros net, comme nous le proposons, eh bien, en effet, ça permet un meilleur pouvoir d'achat et sans doute de mieux se nourrir.

5:27
Présentateur

Mais ça veut dire, par exemple, si vous bloquez le prix de certains produits, donc vous nous dites que la liste n'est pas encore établie aujourd'hui, on la soumettra à un débat démocratique, ça veut dire que les producteurs vendront ces produits à perte ou alors vous allez les indemniser ?

5:38
Jean-Luc Mélenchon

Non, ça veut dire que dans tous les cas, justement, précisément, c'est les producteurs qu'il faut protéger. Parce qu'on est bien conscient de la difficulté de nos agriculteurs aujourd'hui. Alors, on se parle, il y a un agriculteur qui se suicide quasiment tous les jours dans ce pays et 1 sur 5 qui vit sous le seuil de pauvreté. Donc, il faut s'assurer, justement, de prix rémunérateur pour les agriculteurs. Donc, l'État indemnise ? Ce sur quoi il faut jouer surtout, c'est sur les intermédiaires entre les agriculteurs d'une part et le consommateur à la fin. Et vous savez qu'il y a les coefficients multiplicateurs et des marges absolument très importantes sur la distribution.

Je crois que c'est 70% aujourd'hui du commerce alimentaire qui se fait dans la grande distribution.

6:12
Invité

Donc, c'est sur les distributeurs et les industriels ?

6:13
Jean-Luc Mélenchon

Mais si vous supprimez la marge d'un distributeur, il arrêtera de distribuer ce produit-là, tout simplement, non ? Non, je ne suis pas certain, non. Quand c'est des produits dont les Français ont besoin et qu'ils achètent, non. Et puis surtout, il faut voir aussi la quantité de ces marges. On ne peut pas supporter que celles et ceux qui ont la charge de nourrir le pays soient si mal rémunérés, souffrent en réalité, n'arrivent pas à se payer et que de l'autre côté, des Français n'ont pas accès à une alimentation de qualité. Plus globalement, sur l'agriculture, c'est un modèle qu'il faut mettre en cause.

Un modèle agro-industriel qui encourage le gigantisme, qui maltraite les femmes et les hommes qui y travaillent, qui ruinent nos terres, qui maltraite aussi les animaux. C'est un modèle, de manière générale, qu'il faut revoir. Vous savez, aujourd'hui, on a plus de la moitié des exploitations agricoles qui ont disparu en 25 ans. 100 000, ces dix dernières années. Et d'ici à 2030, c'est 200 000 de plus qui vont partir à la retraite. Donc on a le nombre d'exploitations agricoles qui font et un encouragement au gigantisme et à la compétitivité. Par exemple, le modèle de la PAC, la politique agricole commune, il faut le revoir de fond en comble. C'est 10 milliards pour la France.

Ça fait à peu près 30 000 euros par an et par bénéficiaire, avec, vous savez, ces fameuses aides à l'hectare qui encouragent, en fait, le caractère gigantesque d'exploitation. Nous, ce qu'on veut, au contraire, c'est une agriculture paysanne, relocalisée, et on a besoin pour la faire, par exemple, d'installer 300 000 paysans.

7:27
Présentateur

Mais est-ce que ça, par exemple, et votre objectif, qui est 100% bio en France d'ici 2050, c'est-à-dire dans 30 ans, est-ce que c'est compatible avec l'urgence d'aujourd'hui qui est de nourrir tout simplement la France, l'Europe et la planète ?

7:38
Jean-Luc Mélenchon

Bien sûr, c'est compatible.

7:39
Présentateur

On sait que quand on fait du bio aujourd'hui, les rendements sont inférieurs.

7:42
Jean-Luc Mélenchon

Il faut une alimentation...

7:42
Présentateur

Comment vous faites pour...

7:44
Jean-Luc Mélenchon

Il faut une alimentation qui soit saine et durable pour tous. Il faut aussi regarder précisément ce qu'il y a lieu de faire sur l'alimentation industrielle. On est d'accord. Parce que, aujourd'hui, quand vous allez faire vos courses et que vous regardez les étiquettes, c'est plutôt de la chimie que vous faites que de la cuisine.

8:01
Présentateur

On est d'accord pour dire qu'aujourd'hui, le bio, c'est un rendement inférieur à l'agriculture avec pesticides. Oui. Comment vous faites pour nous,

8:07
Jean-Luc Mélenchon

parce que si vous accompagnez des paysans pour s'installer... Alors, il y a plusieurs choses à faire. D'abord, par exemple, on a eu ces dernières années, ces dernières décennies, une financiarisation accrue de l'agriculture avec des agriculteurs qui sont très endettés. Nous, ce qu'on propose, c'est que si on dit demain, il faut qu'on passe à l'agriculture paysanne bio relocalisée, nous proposons d'instaurer une caisse de défaisance pour récupérer la dette qui pèse trop lourd sur ces agriculteurs. Sur les rendements,

8:31
Présentateur

comment vous faites ?

8:32
Jean-Luc Mélenchon

Mais si vous installez énormément d'exploitations agricoles paysannes... Donc, on crée de nouvelles terres agricoles. Bien sûr. Mais vous imaginez, quand je vous dis 300 000 paysans de plus, ça fait du monde qu'il faut installer. Donc, évidemment, il y a la question de la PAC. Par exemple, ces aides qui encouragent... Par exemple, les aides à l'hectare, ça devrait être supprimé. Sinon, on encourage, en effet, les grandes exploitations. Et également, dernière chose, elle est importante. Si vous dites, demain, en France, on décide qu'on sort des pesticides et on encourage nos agriculteurs, on les accompagne pour aller vers une agriculture bio relocalisée.

Ça nécessite une forme de protectionnisme écologique. Parce que si vous demandez à vos agriculteurs de se passer des pesticides, mais que vous autorisez que des produits importés arrivent absolument pourris de pesticides, ça pose un vrai problème. Donc, il va falloir instaurer une forme de protectionnisme à l'import pour faire en sorte que nos agriculteurs soient protégés. Ce n'est pas un protectionnisme chauvin, c'est un protectionnisme qui a des objectifs, notamment écologiques, pour assurer une meilleure alimentation. D'ailleurs, ça ne s'appellera plus le ministère de l'Agriculture, mais nous allons appeler ça le ministère de la Production Alimentaire.

9:29
Présentateur

La Production Alimentaire. 8h40 de L'Eufi L'Info avec Armel Balogog. On poursuit dans un instant avec vous, Adrien Quatennens pour la France Insoumise.

9:36
Invité

20 pistes pour mieux lutter contre l'inceste et protéger les enfants contre les violences sexuelles. La commission indépendante rend son deuxième rapport. Elle demande notamment aux médecins de s'emparer du sujet. Une plainte pour homicide volontaire déposée 5 jours après la mort d'un homme à sevrant, tué par un policier. Selon sa famille, le tireur ne pouvait pas ignorer qu'il allait tuer. L'agent est en garde à vue. Kiev envoie 45 bus à Mariupol pour évacuer les habitants de la ville assiégée. Un cessez-le-feu annoncé par Moscou doit commencer dans une vingtaine de minutes, mais l'Ukraine reste tout de même sur ses gardes.

La vice-première ministre a accusé hier soir la Russie de manipulation. Une vague de froid déferle sur la France, le nord, le Pas-de-Calais en vigilance orange, à la neige et au verglas pour la nuit prochaine jusqu'à 10 cm de neige attendue et c'est assez rare pour un début de printemps.

10:28
Présentateur

France Info L'info juste Élysée 2022 Les matins présidentiels

10:35
Invité

Avec Adrien Gatélins, coordinateur de la France Insoumise. Marine Le Pen, si elle est élue, promet de mettre fin aux abattages rituels musulmans et juifs au nom de la dignité animale. Et vous ?

10:47
Jean-Luc Mélenchon

Il faut que tout ça soit encadré. Y mettre fin me paraît pas possible, mais il faut que ça soit extrêmement encadré. Et puis bon...

10:53
Invité

C'est pas le cas aujourd'hui ?

10:54
Jean-Luc Mélenchon

Si Marine Le Pen... Il y a parfois, on le sait, des cas qu'il faut regarder dans le détail, il faut que ça soit sans doute mieux encadré. En revanche, si Marine Le Pen s'intéresse à la souffrance animale, moi j'ai pas vu grand chose dans son programme pour mettre fin par exemple au fait que 80% des animaux d'élevage aujourd'hui sont des animaux qui en fait subissent l'effet de l'élevage intensif, des fermes-usines auxquelles nous nous mettrons fin. Parce qu'on voyait par exemple qu'une poule a parfois la taille d'une feuille de papier pour pouvoir vivre. Bon, on voit que les animaux sont dans une situation qui est absolument détestable. Cette souffrance-là n'est pas acceptable.

Et donc oui, il faut en finir avec les fermes-usines et une forme d'exploitation qui n'est pas supportable.

11:32
Présentateur

Adrien Quatennens, vous faites partie des candidats, enfin Jean-Luc Mélenchon fait partie des candidats qui souhaitent le retour de la retraite à 60 ans avec 40 années de cotisation. Vous avez une idée du nombre de Français qui pourront prendre leur retraite à 60 ans en ayant cotisé 40 ans ?

11:47
Jean-Luc Mélenchon

Pas précisément, non. Pas précisément. Non, pas précisément. Par contre,

11:51
Présentateur

ce que je peux vous dire, c'est que... Vous connaissez aujourd'hui, c'est pas un piège, mais l'âge d'entrée sur le marché du travail en France ? 25 ans à peu près. 27 ans. 27 ans. Alors, je fais un petit rapide calcul. 27 ans plus 40 années de cotisation. J'arrive à 67 ans et pas à 60 ans. Est-ce que c'est un mirage ce que vous proposez ? Non, pas du tout.

12:06
Jean-Luc Mélenchon

Laissez-moi vous expliquer pourquoi. Allez-y. D'abord, pourquoi il faut le faire ? Parce qu'en réalité, on produit beaucoup de richesses dans ce pays. La productivité s'est beaucoup pas crue ces dernières décennies. Mais les salariés de ce pays n'ont ni vu que leur salaire augmentait en proportion de leur hausse de productivité, ni que le temps de travail diminuait. Je crois qu'un salarié aujourd'hui produit trois fois ce que produisait un salarié il y a 50 ans à lui tout seul. Ça veut donc dire quoi ? Ça veut dire qu'on peut financer plus de retraites et de retraités avec moins de travail humain grâce à cette hausse de la productivité à la condition de partager la richesse produite.

Ce que ne veut pas faire Emmanuel Macron qui lui dit non, vous allez vous-même travailler plus longtemps pour vous payer vos retraites. En réalité, c'est nécessaire de faire la retraite à 60 ans. 71% des Français le souhaitent

12:47
Invité

pour une raison. Avec les 40 annuités à la dernière catégorie, on ne les attend pas.

12:50
Jean-Luc Mélenchon

Mais d'abord, d'un mot, avant de savoir comment financer, je vais vous le dire, pourquoi faut-il le faire ? Parce qu'à 62 ans, un quart des plus pauvres sont déjà morts.

12:57
Invité

Non, c'est 5% du quart les plus pauvres.

13:00
Jean-Luc Mélenchon

C'est un quart des hommes les plus pauvres à 62 ans sont déjà morts.

13:04
Invité

C'est 5% du quart des hommes les plus pauvres.

13:05
Jean-Luc Mélenchon

Vous avez au sein même d'une génération des écarts d'espérance de vie considérables. Par exemple, c'est 6 années entre un cadre et un ouvrier. 13 années entre les 5% les plus pauvres et les 5% les plus riches. Donc, c'est une question de justice que de financer la retraite à 60 ans. Mais alors,

13:19
Présentateur

si on suit votre raisonnement, encore une fois, qui pourra avoir une retraite à taux plein, à 60 ans ?

13:23
Jean-Luc Mélenchon

Dès lors que vous avez... Dès lors que vous aurez 40 années d'annuité. Tout le monde pourra partir à 60 ans, mais ça, c'est important de le dire. Parce que par exemple, Mme Le Pen qui proposait jusqu'à un passé récent... Mais avec une retraite de misère, du coup ? Non, non. Nous, dans tous les cas, quelle que soit votre situation, si vous avez une carrière complète, pas une retraite inférieure... Avec 40 années de cotiser. Mais attendez, c'est important que tout le monde... Parce que ça concerne les gens qui nous écoutent. Si vous avez une carrière complète, pas une retraite en dessous du SMIC que nous allons revaloriser à 1 400 euros. Première chose.

Ensuite, quelle que soit votre situation, même donc en cas de carrière incomplète, pas une retraite sous le seuil de pauvreté qui, lui, est à 1 063 euros aujourd'hui. Voilà. C'est ça, les deux grands principes avec l'âge de départ à 60 ans de la réforme de la retraite que nous allons faire. Alors, comment on finance la retraite à 60 ans ?

14:06
Invité

Pardon ? En réalité, non mais... Juste sur l'accès à la retraite à 60 ans, vous dites toucher le RSA permettra aussi de valider ces trimestres.

14:16
Jean-Luc Mélenchon

dans la période de cotisation. Mais ça veut dire

14:17
Invité

qu'il n'y aura pas de nécessité de travailler le plus longtemps possible dans sa vie ?

14:21
Présentateur

Et ça veut dire si je vous suis bien aussi qu'on pourra par exemple, c'est un cas d'école, Adrien Catenins, avoir touché le RSA à toute sa vie, c'est-à-dire 550 euros de mémoire ce qu'on souhaite évidemment à personne et arriver à la retraite, on touchera plus. Puisque vous dites qu'il y a une retraite minimum. C'est ça.

14:37
Jean-Luc Mélenchon

D'abord, une chose. Il y a aujourd'hui aussi cette réalité qui est qu'augmenter l'âge de départ à la retraite, deux extrémités de la vie active. D'abord, le chômage des seniors qui sont dans des taux d'emploi qui ne sont pas satisfaisants et le chômage des jeunes qui peinent à s'en serrer sur le marché de l'emploi. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que demain, vous faites une réforme des retraites qui réhausse l'âge de départ, vous allez en quelque sorte transférer des comptes de retraite vers les comptes de chômage. Ça, c'est important de le dire. Financer la retraite à 60 ans, c'est par exemple par la création d'activités et d'emplois. Nous, on parlait à l'instant de l'agriculture.

Globalement, le plan planification écologique du programme de Jean-Luc Mélenchon, rien que ça, sans même parler de la diminution du temps de travail qui va créer de l'activité et de l'emploi, rien que la planification écologique, c'est 1,5 million d'emplois nets. Vous répondez pas sur le RSA et sur la retraite ? J'y viens. Ça veut dire donc autant de cotisations en plus pour financer la retraite à 60 ans. Mais dès aujourd'hui, si par exemple, on mettait fin à l'inégalité salariale entre les femmes et les hommes, les cotisations supplémentaires qui en résultent, elles permettraient de financer la retraite à 60 ans. Adrien Quaténin.

Et on peut augmenter sur les plus gros salaires les cotisations à proportion. Alors ensuite, sur le RSA,

15:40
Invité

parce que je me permets de compléter ce que disait Marc, dans votre programme, vous proposez aussi de revaloriser les minima sociaux, atteindre pareil 1 063 euros par mois pour ceux qui ont recours aux minima sociaux. Donc ça veut dire qu'on touche pendant une grande période de sa vie 1 063 euros, même si on est au RSA. Et quand on arrive à la retraite, on est toujours à 1 063. Ça pousse à l'activité, ça ?

16:03
Jean-Luc Mélenchon

J'insiste bien sur un point. Ça n'est pas un revenu universel. Parce qu'il y avait cette idée parfois, un revenu universel, ça veut dire qu'indépendamment de vos revenus, j'ai envie de dire, de la personne qui est la plus pauvre jusqu'à Bernard Arnault, tout le monde touche la même somme. Là, c'est pas ça. Nous, on assume notre préférence pour l'emploi et le travail. C'est marrant parce que ça fait 4 jours, je crois, qu'on prononce le nom de Bernard Arnault ici même. C'est parce qu'il a fait, mais il penche tous les jours. C'est juste parce que comme il est au sommet de la pyramide, c'est facile. Il a droit à être dans d'autres, mais allez-y. On peut en trouver d'autres. C'est pas moi.

Non, ce que je veux dire, c'est que donc, c'est une question en effet de répartition de l'effort. Et financer la retraite à 60 ans, c'est une possibilité, en faisant en sorte que personne n'ait donc une retraite sous le seuil de pauvreté et pour une carrière complète, le SMIC. Et de toute façon, il s'agit simplement de mieux partager la valeur produite. Financer la retraite à 60 ans, c'est simplement faire en sorte que les travailleurs aient leur dû. Ça a été beaucoup le temps du capital, ce sera le temps du travail, tout simplement.

Quand on voyait qu'aujourd'hui, 5 personnes, 5 milliardaires possèdent autant que 27 millions de Français et 40% de la population, en effet, on peut s'interroger sur le niveau minimum. Nous, notre idée, c'est que même si on assume notre préférence pour l'emploi, qu'on souhaite, par la diminution du temps de travail, la planification écologique, relancer l'activité, on veut faire en sorte d'éradiquer la pauvreté qui est insupportable dans ce pays. C'est 10 millions de nos concitoyens qui vivent sous le seuil de pauvreté, 8 millions qui dépendent de l'aide alimentaire, on parlait de l'alimentation.

Ça veut dire que nous, en effet, on souhaite compléter les minimas sociaux jusqu'au niveau du seuil de pauvreté. Aujourd'hui, ça fait 1 063 euros, en effet.

17:28
Présentateur

Adrien Quetenins, vous restez avec nous dans 10 minutes. La parole aux auditeurs et aux téléspectateurs de France Info. Vous pouvez encore nous appeler au standard dont je vous rappelle le numéro. C'est le 0 809 40 41 42. C'est le prix d'un appel local. Le fil Info à 8h50, à présent avec Armel Balogog.

17:44
Invité

Médecins sans frontières espèrent cesser le feu de long terme à Marioupol. Et pas juste le régime de silence annoncée pour aujourd'hui par la Russie le temps d'évacuer les habitants de la ville assiégée. Le Sénat demande plus de transparence au gouvernement dans son recours à des cabinets de conseil. Le président de sa commission d'enquête invité ce matin de France Info, le gouvernement a dépensé près de 900 millions d'euros l'année dernière, deux fois plus qu'en 2018. Et cette pratique n'existera plus si Jean-Luc Mélenchon est élu à la présidentielle, annonce du coordinateur de la France Insoumise Adrien Catenens à l'instant sur France Info.

Santé publique France recommande de jeter à la poubelle les pizzas fresh up de Butoni. Certaines contiennent la bactérie Echerichia coli qui provoque des insuffisances rénales. Les autorités sanitaires se penchent sur 75 cas d'enfants gravement malades, possiblement après avoir mangé cette pizza, deux en sont morts. Le PSG décroche son ticket, les footballeuses sont qualifiées en demi-finale de Ligue des Championnes après un match nul de partout contre le Bayern Munich et ce soir ce sont les Lyonnaises qui affrontent la Juventus.

18:51
Présentateur

France Info L'info juste Élysée 2022 Les matins présidentiels Toujours avec Adrien Catenens, Jean-Luc Mélenchon ces derniers jours, ces dernières semaines à Durcilton face à Vladimir Poutine après l'invasion de l'Ukraine. Pourquoi est-ce que vous ne dites pas tout simplement oui, on s'est trompé, on a sous-estimé la menace russe depuis quelques mois ou quelques années et puis on passe à autre chose ?

19:13
Jean-Luc Mélenchon

Mais parce que nous ne nous sommes pas trompés dans la mesure où ça fait dix ans que sur tous les plateaux télé Jean-Luc Mélenchon alerte sur le fait que la question des frontières en Europe depuis l'implosion du bloc soviétique et quoi qu'on en pense pose des questions. La Russie n'est pas

19:27
Présentateur

un adversaire mais un partenaire Jean-Luc Mélenchon en décembre dernier. La menace n'existe pas ce sont les Etats-Unis qui sont dans la position agressive. 30 janvier dernier même le patron du renseignement français Adrien Catenin s'est fait débarquer hier soir par Emmanuel Macron pour avoir sous-estimé cette menace. Pourquoi vous ne le dites pas tout simplement ? Attendez, attendez, deux choses. C'est pas grave, tout le monde peut se tromper.

19:45
Jean-Luc Mélenchon

S'il s'agit de dire, pour qu'on soit précis, s'il s'agit de dire que nous n'avions pas prévu l'invasion russe, mais alors en effet, oui, tout le monde, parce que personne n'avait prévu que Vladimir Poutine choisirait la guerre. Le président Zelensky lui-même, quelques semaines je crois avant l'invasion russe, disait, détendez-vous, il n'y a pas de risque d'invasion imminente. Non, non, attendez, Marc Fauvel, les seuls, les seuls, les seuls, qui ont dit qu'il y avait une invasion imminente, ce sont effectivement les Américains. Et à chaque fois que Jean-Luc Mélenchon a été réagi là-dessus,

20:12
Présentateur

il a dit, je ne crois pas les Américains, ce sont eux les agresseurs.

20:15
Jean-Luc Mélenchon

Mais tout le monde, attendez, vous mélangez des choses qui rendent les choses immodibles.

20:18
Présentateur

Ce sont les Etats-Unis qui sont dans la position agressive.

20:20
Jean-Luc Mélenchon

Vraiment, je me... Ok, on vous a entendu, mais comme c'est un peu complexe, ça va vous expliquer. D'abord, non, personne n'avait prévu l'invasion russe. Ça, c'est clair. Et quand vous dites Poutine n'est pas une menace, prenez des Etats-Unis. Vous pourriez citer François Hollande qui le disait, Emmanuel Macron... François Hollande n'est pas candidat et quand Emmanuel Macron n'y a pas candidat sur ce plateau, lui poserait la question. Emmanuel Macron qui recevait à Versailles Vladimir Poutine. Non mais juste une chose, quand même, vous savez, il y en a certains qui préfèrent nous calomnier dans cette campagne présidentielle. pro-Poutine, par exemple, n'est pas dans nos moyens.

Que ce soit clair et dit sur votre antenne. Nous sommes des écologistes, des anticapitalistes. En Russie, nous ne voterions pas pour Vladimir Poutine. En Russie, les amis de Jean-Luc Mélenchon sont des gens qui vont en prison dans les geôles de Vladimir Poutine. Des gens qui, parce qu'ils interviennent dans nos meetings et dans le front anti-guerre, prennent des risques de 15 années de prison. D'accord ? Que ce soit dit. En revanche, en effet, ça fait 10 ans que Jean-Luc Mélenchon, lui, est relativement seul, Marc Fauvel. Alerte en disant quoi que vous en pensiez et sans préserver du fait qu'on veuille toucher aux frontières, ce n'est pas le sujet.

Oui, la question des frontières dans plusieurs endroits du vieux continent régulièrement fait naître des tensions. Soit on en parle dans un cadre diplomatique, il appelait de ses voeux depuis 10 ans une conférence internationale des frontières, soit vous prenez le risque de voir des conflits s'envenimer. Et Marc Fauvel, s'il vous plaît, ne pas voir que parmi les éléments qu'on crée la situation qu'on a sous les yeux, bien sûr, Vladimir Poutine, c'est lui qui a choisi la guerre, un mode de règlement des conflits détestable, particulier, c'est lui qui en est responsable.

Mais ne pas voir que par exemple la question, puisque vous parlez des Américains, la question de l'extension de l'OTAN toujours plus à l'Est a été l'un des ingrédients, c'est s'empêcher de faire une analyse géopolitique. Marc Fauvel, pardon, mais qu'on va dire ce matin toutes celles et ceux qui depuis des semaines nous répètent que l'OTAN n'est pas le sujet alors que tiens, bizarrement, on voit que dans les pourparlers qu'il y a en ce moment pour un processus de paix, la question du statut neutre de l'Ukraine et donc son refus d'adhérer à l'OTAN est centrale dans les négociations.

22:12
Présentateur

Parce que c'est une revendication de Vladimir Poutine et parce que Vladimir Poutine a mis ça dans la balance aujourd'hui. Mais donc,

22:17
Jean-Luc Mélenchon

quoi que vous en pensiez et quoi que j'en pense, Marc Fauvel, c'est bien un des sujets. Jean-Luc Mélenchon ne s'est pas trompé là-dessus, il n'y a pas l'ombre d'un méa-coulpe qu'on l'a raconté. Écoutez-moi, c'est confus là votre manière de poser des questions. On ne pouvait prévoir que Vladimir Poutine et n'avait prévu que Vladimir Poutine envahirait la Russie. En revanche, Jean-Luc Mélenchon depuis 10 ans bien seul dit il y a quoi que vous en pensiez des tensions soit on les règle diplomatiquement soit vous prenez des risques et les risques ils sont sous nos yeux avec notamment une guerre entre des réacteurs nucléaires.

C'est pourquoi Jean-Luc Mélenchon par exemple a appelé à ce que les casques bleus soient déployés pour protéger les centrales nucléaires. Quand certains disent que le nucléaire civil ne peut pas être une menace ou un risque en cas de conflit, on voit bien que ce n'est plus le cas aujourd'hui. Bref, je crois que sur la situation non, nous ne sommes pas trop trompés en effet.

23:05
Invité

Adrien Cattelens, Marine Le Pen gagne chaque jour du terrain elle est à 20,5% des intentions de vote au premier tour selon le baromètre Ipsos pour France Info. 55-45 c'est le rapport de force du second tour si elle était face à Emmanuel Macron aujourd'hui. Jean-Luc Mélenchon a annoncé ce matin qu'il consulterait sa base si le duel de 2017 se reproduisait pourquoi ne pas assumer directement de faire barrage à l'extrême droite ?

23:27
Jean-Luc Mélenchon

Bon, d'abord une chose dans tous les cas dans le cas d'une consultation si le second tour devait être Macron-Le Pen mais attendez parce que 80% des Français ne souhaitent pas que cette affiche se reproduise donc moi j'ai bon espoir

23:38
Invité

Sauf que dans les intentions de vote pour le moment le duel c'est celui-là

23:40
Jean-Luc Mélenchon

ne faites pas croire qu'à 10 jours le second tour est déjà prévu jouer d'avance donc de toute manière le vote Le Pen le vote d'extrême droite n'est pas une option pour nous il n'est pas une option

23:51
Invité

Et pourquoi il ne le dit pas aussi clairement que ça ?

23:53
Jean-Luc Mélenchon

Ah mais ça on l'a toujours dit clairement et en 2017 il l'a dit clairement pas une voine doit aller au Rassemblement National ça a été dit en 2017 En revanche en effet le réflexe qui consiste à dire à tout prix votez pour M.

Macron pour faire barrage je crois franchement pour vous dire que ça aurait même un effet contre-productif Par contre ce que je dis à ceux qui nous écoutent à cette heure c'est que si vous en avez plein le dos qu'à chaque élection vous refasse le coup du barrage au second tour ce rayon paralysant qui fait que vous allez courir nécessairement dans les jupes du candidat d'en face quoi qu'il propose et même si c'est un programme de brutalité sociale comme celui qu'a proposé Emmanuel Macron qui veut casser l'école et tout le reste et bien vous pouvez vous offrir cette fois le luxe de chasser dans les urnes l'extrême droite dès le premier tour et pour ça il y a un but un vote c'est Jean-Luc Mélenchon comment ?

24:34
Présentateur

Qu'est-ce qui serait le pire pour vous si Jean-Luc Mélenchon n'est pas au second tour ? C'est un deuxième quinquennat d'Emmanuel Macron ou c'est Marine Le Pen à l'Elysée ? Mais de toute façon ce serait un désastre

24:41
Jean-Luc Mélenchon

dans les deux côtés C'est la même chose Mais sur la question économique en tout cas disons les choses moi je vais m'adresser ce matin peut-être qu'il y a parmi je le pense parmi vos auditrices vos auditeurs des gens qui votent Rassemblement National Ceux que Jean-Luc Mélenchon appelle les fachés pas fachos C'est-à-dire des gens qui sont en colère mais qui pour autant n'adhèrent pas nécessairement aux thèses ethnicistes et à la vision identitaire que porte le Rassemblement National Et moi j'entends cette petite musique où depuis que M.

Zemmour est dans les outrances qu'on lui connaît Mme Le Pen apparaîtrait comme quelqu'un de raisonnable qui peut-être s'occuperait des petites gens et du pouvoir d'achat Et bien je leur adresse un message ce matin Vous vous faites berner Mme Le Pen elle peut venir sur les plateaux télé et dire je refuse l'augmentation du SMIC Les fonctionnaires de ce pays ont perdu 20% de pouvoir d'achat en 20 ans Mme Le Pen ne veut pas déjeler le point d'indice des fonctionnaires Mme Le Pen refuse le blocage des prix des produits première nécessité que nous proposons Mme Le Pen a renoncé à la retraite à 60 ans Mme Le Pen c'est l'autre candidate des riches Et pourtant il y a un tiers de vos électeurs aujourd'hui

25:40
Présentateur

qui sont prêts à voter pour elle au second tour

25:41
Jean-Luc Mélenchon

Mais écoutez que les gens soient en colère et n'en peuvent plus c'est une chose mais moi je crois être clair ce matin c'est que si le second tour est un duel entre Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon alors non seulement on aura un immense événement pas le débat piteux de la dernière fois et un débat sur les vraies préoccupations des français l'élection va à ce moment là avoir un caractère de référendum social est-ce que c'est la retraite à 65 ans avec M. Macron ou la retraite à 60 ans avec Jean-Luc Mélenchon est-ce qu'on augmente le SMIC à 1400 euros avec Jean-Luc Mélenchon est-ce qu'on ne fait rien comme M.

Macron vous savez pour terminer j'ai vu qu'il y avait une chaîne d'info concurrente de la vôtre une chaîne télé qui prévoit ce non-événement de la qualification de Marine Le Pen face à M. Macron c'est-à-dire le remake de 2017 ce serait un tel non-événement qu'il prévoit dès 21h de diffuser le film Les Visiteurs c'est-à-dire en gros c'est le traitement d'une municipale pour la grande élection présidentielle moi j'ai une proposition à faire on a le droit d'aimer jacouille mais moi je propose que le 10 avril au soir il reste au Moyen-Âge et qu'on envoie Jean-Luc Mélenchon au second tour de l'élection ce sera un immense événement et alors on traiterait vraiment des préoccupations des français

26:42
Présentateur

On s'arrête 3 minutes et la parole aux auditeurs et aux téléspectateurs qui vont vous interroger à leur tour sur le programme de La France Insoumise Adrien Catenas Merci