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Podcast / conversationSandrine Rousseau· 16 juin 2026 100 minContradictoireActualité / polémiqueJusticeSantéSolidarités & familleInstitutions & élections

Affaire Lyhanna, violences sexuelles sur les enfants : Sandrine Rousseau est l'invitée de Sam Zirah

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 55 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 7:03OuverteRéponse directe

    Quels sont les dysfonctionnements dans notre pays sur les violences sexuelles et que faire concrètement ?

  • 9:36RelanceRéponse directe

    Tu parles de révolution dans la prise en compte des violences sexuelles. Peux-tu préciser ?

  • 10:57RelanceRéponse directe

    Tu évoques un système qui protège les agresseurs. Peux-tu donner des exemples ?

  • 11:32OuverteRéponse directe

    Tu travailles sur l'affaire du Squarnec. Qu'as-tu découvert ?

  • 12:52OuverteRéponse directe

    L'affaire Liana peut-elle faire basculer la société ?

  • 13:37RelanceRéponse directe

    La justice est-elle en mesure d'accueillir cette parole ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 7:03Sandrine RousseauFait
    « Moi, je vais vous dire, je ne connais pas un seul cas de viol unique d'un violeur qui ne ferait qu'un seul viol. »
  • 9:36Sandrine RousseauFait
    « Là, j'ai l'impression qu'avec Liana, on est quand même en train de changer un peu la donne. »
  • 10:18Sandrine RousseauFait
    « C'est une volonté d'écraser l'autre. C'est ça le sujet évidemment de classe sociale. »
  • 13:37Sandrine RousseauPromesse
    « Il va falloir du courage politique. »
  • 17:39Sandrine RousseauFait
    « Plus personne dans la société n'est en capacité d'accepter ça. Et elle est là la révolution. »
  • 42:46Influenceuse (vidéo)Fait
    « En France, nos enfants ne sont pas protégés. C'est une catastrophe. »
  • 50:29Sam ZirahChiffre
    « Dans toutes les classes de France, il y a trois enfants qui subissent l'inceste ou la pédocriminalité. »
  • 51:08Sandrine RousseauChiffre
    « Dans toutes les classes de France, dans toutes les classes de France, il y a trois enfants qui subissent l'inceste ou la pédocriminalité. »
  • 51:30Sandrine RousseauFait
    « L'éducation nationale française n'a jamais jamais mis le moindre programme systématique pour essayer de les identifier, de prévenir, de recueillir leurs paroles et de traiter le sujet. »
  • 51:51Sandrine RousseauFait
    « Les lésions elles sont anales, vaginales, rectales. Il a pratiqué plusieurs positions sur elle. Elle avait 11 ans. »
  • 54:23Sandrine RousseauChiffre
    « Un juge des enfants dans ce pays, c'est en moyenne 500 situations sur le bureau. »
  • 54:57Sandrine RousseauFait
    « Chaque enfant confié à l'aide sociale à l'enfance puisse au moins être assisté d'un avocat parce que ce sont des enfants qui sont confrontés à de très longues procédures judiciaires qui peuvent parfois même durer 18 ans. »
  • 55:35Sandrine RousseauFait
    « Il a manœuvré pendant des semaines en coulisse pour empêcher que ce droit puisse être voté au Sénat. »
  • 56:08Sandrine RousseauFait
    « On attend systématiquement une mort, on attend systématiquement un drame. En fait, on attend que les enfants soient dans le cercueil pour s'en préoccuper dans ce pays. »
  • 1:07:18Chiffre
    « On est le 5e hébergeur européen de contenu pédopornographique en France. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Et on va accueillir tout de suite Sandrine Rousseau qui [applaudissements] est député écologiste et social. Bonjour Sandrine. Bonjour. T'installer là, on peut tutoyer. Bonjour tout le monde avec grand plaisir. Bienvenue sur AJA. Je te présente Sabrina ma sœur. Enchanté. Johan qui est chroniqueur sur l'émission. Pablo. Bonjour. Sabrina également et à Missa, je vous présente Sandrine Rousseau donc député et social. Et merci de nous avoir rejoint parce qu'on va parler de sujets importants. On a un gros dossier malheureusement sur la tragédie Liana. Quels sont les dysfonctionnements qui qu'on a dans notre pays et qu'est-ce qu'il faudrait faire concrètement ?

Qu'est-ce qu'il faudrait mettre en place ? Et Pablo, il va nous présenter son sujet. Donc, on a une rubrique sur Aja Sandrine qui s'appelle les up and down. C'est un petit peu le la tempête émotionnelle des chroniqueurs. Il va te présenter ben son boot de la semaine et tu pourras réagir. Exactement. Alors, moi je vais vous présenter un down, c'est même un double down. Je vais vous parler de deux anciens candidats de téléréalité. Ilan Cassonovo et euh Ad Laurent qui font parler d'eux euh en ce moment pour des raisons euh un peu différentes mais aussi un peu similaire. Je commence par Ilan euh Castronovo.

Euh on a appris euh ces derniers jours dans Mediaappart que Ilan avait été mise en examen pour V. C'est-à-dire que le 13 avril 2026, donc le 13 avril dernier, les plaintes de deux jeunes femmes du Loir et Cher ont été enfin enregistré et donc Ilan Castrenouveau a été mise en examen. Elles avaient déposé plainte il y a de il y a 4 ans en 2022. C'est vous dire quand même la lenteur de la justice lorsqu'il s'agit de ce type d'agression. Elles avaient déposé plainte en 2022 mais les faits remontaient à 2018. Donc encore euh 4 ans euh auparavant. Les faits sont entièrement niés euh par euh par euh Ilan.

Euh juste avant de vous parler euh des faits en question, à noter que Ilan nit tout ce que racontent les plaignantes et qui bénéficie de la présomption d'innocence. Et qui bénéficie bien évidemment de la présomption euh d'innocence. Euh alors les faits les faits date ça date du 31 octobre 2018 dans une soirée où Ilan intervenait comme invité hein. Il est souvent payé en tant que ancien candidat de téléalité. Il est invité dans des dans des boîtes de nuit. Il était invité avec Julien B dans une soirée qui s'appelle Halloween Night spécial infirmière. Une boîte de nuit à fougère sur Bièvre.

Euh et là euh les deux plaignantes euh disent qu'elles n'ont pas de souvenir très précis euh de la soirée euh mais euh elles disent avoir reçu des verres de la part d'y euh et que voilà, elles se sont réveillées euh le lendemain avec des contusions et des des blessures sur le corps. des vidéos ont été publiées de ces de ces traces qu'elles avaient sur le corps. Elles ont été supprimées ensuite sur les réseaux sociaux. Mais des témoins corroborent l'existence de ces de ces vidéos. Ilan, comme je l'ai dit, ni que ça s'est passé comme ça puisque il parle de relation consentie et que les deux plaignantes auraient menti parce que elles avaient des petits copains. Enfin, un petit copain chacun.

Euh alors, elles sont pas les seules à remettre euh à mettre en cause euh Ilan de par le passé. Et là, je vais ouvrir euh la discussion. On se souvient de Alix euh DMX qui avait parlé d'une vidéo qu'elle avait vu euh dans le qui a dans lequel il y avait euh Ilan en tant euh que intervenant et elle avait dit qu'elle avait vu que Ilan avait tiré les cheveux d'une femme en arrière et qu'il l'a forçait à prendre une substance. Euh, elle avait été attaquée d'ailleurs en diffamation euh par Ilan qui avait été euh euh déboutée dans sa dans sa diffamation.

Il y a un autre candidat de téléréalité qui avait porté plainte euh pour viol euh genre sur une autre personne euh et d'après l'avocat de de Ilan, il a il y a eu un un classement sans suite. Et il y a aussi Nathania Sion qui elle avait parlé de harcèlement et d'agression ES qui avait déposé une plainte en 2021 et cette plainte avait été elle aussi classée. Donc là, c'est la première plainte qui arrive au niveau de la mise en examen pour Ilane Cassenovau.

Juste mise en examen, ça veut dire que le procureur a considéré le un juge pardon a considéré que les faits étaient assez caractérisés pour qu'il engage une mise en examen, une procédure contradictoire et un un un un un éventuel procès dont pour l'instant on ne connaît pas la date. Les filles Sabrina et Anissa, vous aviez vécu à l'époque d'Aj. On avait couvert le sujet au moment où d'ailleurs beaucoup essayaient de le cacher dans le milieu de la de la téléalité ou de l'amoindrir. Quels sont les candidats de téléréalité ? Vous vous souvenez qui avait parlé ? Il y a Joseppa qui avait parlé de de New Crois. C'est vrai qu'à l'époque, il y avait déjà une répétition de comportement problématique.

On entendait pas mal de filles s'en plaindre notamment durant les tournages. Hors des tournages aussi avec Natalé sur les apprentis aventuriers qui avait expliqué qu'il était rentré selon ses dir bien sûr dans sa cabane en train de se masturber devant elle. Nathania qui parlait d'acte de masturbation à côté d'elle alors qu'elle ne voulait pas coucher avec lui. Il y a aussi Ana qu'est-ce qu'elle avait dit Johann ? Bah Neya, elle avait accusé que il avait abusé d'elle quand elle était ivre, quand elle avait bu consommer trop d'alcool.

Et il y avait Julien Bert lors de cette soirée qui était mis en cause également parce que au niveau de l'article, je me souv souviens dans l'article de la journaliste Constance Villanova, elle en avait parlé. Julien Bert était à cette fameuse soirée d'Halloween. Mais en fait ça pose des vraies questions.

Marie Alimi qui est l'avocat des des deux plaignantes dit il a eu une phrase mais si vous voulez on peut en discuter mais il a dit de toutes les façons le milieu de la téléréalité est basé sur la domination des femmes par les hommes et finalement Ilan Castronovo n'est qu'un symptôme en fait de cette domination pas systé pas systémique mais carrément systématique des hommes sur les femmes et que ben lui il est juste la démonstration de ça. Et c'est vrai que en fait quand Ilan Castronovo s'est présenté dans la téléréalité, il se présentait lui-même comme je cite un charot.

C'est-à-dire genre en gros un mec qui va il était pendant toute une période au début, il était fier de genre la façon dont genre il il dominait le monde, il dominait le corps des femmes, il prenait ce qu'il voulait et cetera. C'est ça qu'il vendait comme personnage de téléréalité. Et c'est d'ailleurs pour ça qu'il était invité dans la boîte de nuit pour faire genre l'animation. C'est pour ça qu'on parlait de lui. C'est aussi pour ça que les gens le suivaient sur les réseaux sociaux. C'était son attitude. Donc on peut se poser la question de savoir si c'est pas un peu le fond de commerce de la téléréalité que de vendre ce type de de personnages qui sont des des harceleurs et des des violeurs.

Enfin, je rejoins un peu le point de vue en tout cas. Il a bénéficie de la présomption d'en hein. C'est important de le rappeler. D'accord. Il est mis en examen et c'est très important d'être précis là-dessus. Mais c'est vrai que je rejoins un petit peu l'avis de l'avocat parce qu'il faut vous souvenir Julien Guérado accusé aussi de violence conjugale sur son ex. Enfin dans le milieu de la télérité, c'est pas la première fois. Julien Bert aussi est condamné lui pour violence conjugale sur Ilona donc son ex également. Il passé quelque chose avec Fred aussi des anges avec Fred également mais ça ça a pas été jugé. Ricardo également accusé de violence sur sa fille.

Euh je veux dire que c'est pas la première fois c'est assez récurrent quand même qu'il y a des problèmes tu dis de violence dans le milieu de la téléité. Mais est-ce que ça touche que le milieu de la téléréalité ? Je ne suis pas sûr. Il y avait il y avait beaucoup d'arguments. Il y avait beaucoup d'arguments qui étaient dit. Je vais donner la parole Sandrine. Ça nous intéresse énormément que tu puisses t'exprimer sur sur ce sujet-là. Beaucoup de personnes et je me souviens même de Maeva Genam, une influenceuse qui disait Dylan, mais c'est pas possible, il a pas pu faire ça. Il est beau le mec, il est beau, il ne peut pas faire ça.

Je crois qu'on l'a la vidéo, je te laisse regarder et on en parle juste après. Tout ce qu'elle a raconté Alix par rapport à la vidéo, ce n'est pas vrai. Je vais vous dire la vérité. Même moi, même moi, j'ai eu des doutes quand c'est sorti. Quand cette histoire est sortie sur les réseaux sociaux, je vous jure, j'ai eu des doutes. Et vous savez qui c'est qui m'a enlevé ses doutes ? C'est Isabo. Il y avait Ilane et un pote à lui et deux meufs et tout le monde était consentant. Donc à un moment donné, il faut arrêter. Et je vais vous le dire, la Alix, elle a un vrai problème. Et là, ce qu'elle a fait, je vous le dis hein, c'est dégueulasse.

Et pourtant Alix, c'était mon ami, ça fait 1 an qui vit un acharnement à cause d'elle. Mais mais non mais je vous jure, c'est une dinguerie en fait ce qui se passe et ça me fait trop de la peine pour Ilan et je suis obligé d'ouvrir ma gueule. Ilan dans cette histoire il a rien à voir. À un moment donné Ilan c'est un beau gosse, il gère quiil veut, il peut chiner quiil veut. Il est connu, c'est un beau gosse, il a pas besoin de ça pour pour avoir une meuf. Sandrine Rousseau, tu l'entends My Vagam dit il est connu, c'est un beau gosse, il a pas besoin de ça pour être avec une meuf.

Bah comme Patrick Bruel, comme à peu près tous les autres et et je suis d'accord avec ce que tu as dit, c'estàd que on le voit d'ailleurs sur de part Dieu aussi. C'està-dire que ils ont été pris pour leur image de bad guy et de de comme ça de charot, d'être capable de disposer du corps des autres et cetera. Et en fait, ce sont des gens qui ont été pris parce qu'ils avaient un potentiel à jouer ces rôles-là et qui se sont complètement euh peut-être pris dans le jeu. Mais ce qui me fascine dans ce que vous venez de dire, c'est l'ampleur des alertes qu'il y avait eu avant.

Et c'est exactement la même chose que pour Liana, c'est exactement la même chose que dans toutes les affaires de viol et de violence. Moi, je vais vous dire, je ne connais pas un seul cas de viol unique d'un violeur qui ne ferait qu'un seul viol. C'est qu'en fait à chaque fois c'est un mode de rapport aux femmes, c'est un mode de rapport aux enf aux enfants. C'estàd que si vous avez l'habitude de violenter des femmes, ben vous violenterez la suivante, vous violenterez celle d'après. Tant que vous ne serez pas arrêté, vous continuerez dans ce mode de relation.

Et c'est ça qui que je trouve un peu décalé dans le dans le débat qu'on a actuellement sur Liana, c'est qu'on a l'impression que ça n'est que la faute d'un juge qui n'aurait pas vu la dangerosité, qui aurait classé l'affaire et cetera. Alors qu'en fait, c'est tout un système qui protège ces agresseurs-là. C'est tout un système qui n' qui n'entend pas les alertes, qui ne les instruit pas, qui fait de l'argent grâce à des gens qui se comportent mal.

Et derrière, c'est aussi tout un système qui protège parce que je rappelle que ça n'est pas une question d'être beau ou pas beau, qu'il y a des violeurs qui sont sans doute très beaux pour certains et très moches pour d'autres que le sujet ça n'est pas non plus une pulsion sexuelle. C'est une domination sur le corps de l'autre. C'est une volonté d'écraser l'autre. C'est ça le sujet évidemment de classe sociale. C'est une volonté d'écraser le viol. C'est une volonté d'écraser. Et en fait peu importe l'épulsion sexuelle, peu importe la beauté de la personne, s'il a cette volonté d'écraser, alors il agresse.

On l'a vu là avec Patrick Bruel, on le voit d'ailleurs, on y assisté avec Patrick Bruel dans le milieu artistique, dans le milieu de de la musique. Là, c'est le milieu de la de la téléréalité. Moi, je me souviens depuis c'était quand ? Depuis 2019, j'avais donné la parole en interview à des candidates de téléréalité, notamment Natania, notamment Cynthia Khalifé, Aneya aussi avait pris la parole. C'est ça fait quoi ce que tu dis ? Elle parlait mais j'avais vraiment l'impression à ce moment-là que personne n'entendait et voulait que je vous dise mais ça je l'ai déjà ma communauté le sait.

On me mettait au placard certaines productions parce que ça dérangeait ça dérangeait mais je pouvais pas faire autrement. C'est-à-dire pour moi, c'était ça faisait partie de de de ma mission quelque part, de mon métier. Je ne sélectionne pas à qui j'autorise de dire euh ce qui lui est arrivé ou ce qui lui est pas arrivé parce que ça pourrait avoir un impact sur moi. Ça, tu le constates dans différents milieux. Évidemment, euh là, moi je suis en train de faire une enquête sur le sur l'affaire le Squarnec qui est ce chirurgien qui a fait 300 victimes dont l'essentiel sont des enfants. 300. Mais en fait, les gens qui ont essayé d'alerter ont tous été mis sur le côté.

C'est pour ça que c'est pas qu'une question d'un juge, c'est la question d'un système qui s'organise sur la silenciation. Et surtout ces victimes, elles ont jusqu'à présent, elles étaient euh contre le monde entier, contre le courant, contre le système. En fait, elles se battaient toute seule contre un système et très peu étaient euh des alliés. Vraiment, ça se compte sur le doigt d'une main. Et là, j'ai l'impression qu'avec Liana, on est quand même en train de changer un peu la donne.

C'est-à-dire que là, on interroge ben ces classements sans suite, on interroge que si on croit les enfants ou si on croit pas les enfants, si on croit les victimes, si on les croit pas et surtout derrière, on voit que ben le père que le frère que il avait déjà déposé plainte, qu' il était dans une école et que l'école avait pas fait l'article 40 et cetera. Et là, tout à coup, tout à coup, on ouvre la porte non pas sur la parole d'une victime et d'un et l'instruction d'un juge, mais sur tout le système qui protège les violences sexistes et sexuelles. Et pour moi, Liana, c'est une affaire qui va faire date et qui peut faire basculer enfin la société.

Mais je le dis, si on commence à ouvrir cette porte, alors on va s'apercevoir que dans toutes les familles de France, mais dans toutes les familles de France, il va y avoir des violeurs, des agresseurs et que il y a toute une société qui les protège et les et c'est une bombe, ça va exploser et la justice et la justice n'est pas en mesure de d'accueillir tout toute cette parole aujourd'hui. Il le faut pas dans le monde actuel. C'est qu'il faut mettre aussi en face des processus et des et des dispositifs qui permettent d'accueillir cette parole et de la traiter correctement. Et là, la justice est totalement débordée.

Il enfin faut se rendre compte que dans la justice, il y a les juges, mais il y a même plus de de de gens qui sont là pour saisir. Il y a des taux de vacances de postes énormes parce que les gens sont pas assez payés, parce qu'ils sont débordés, parce qu'ils sont maltraités, parce qu'il y a des violences institutionnelles. En fait, je veux dire, il va falloir prendre ça, mais pour ça, il va falloir du courage politique. Il y a un commentaire aussi qui fait beaucoup parler. C'est un commentaire qui a été posté sous la vidéo sous l'article de Media Part. Euh c'est une jeune femme qui dit dans ce commentaire être une ancienne camarade de classe de ce Ilan Castronovo.

Aujourd'hui, elle travaille, elle est adjointe auprès euh d'un maire dans une commune et sous l'article de Média Part, elle a écrit au collège Jean Moulin à Trévou euh dans l'un où il résidait, il y avait déjà des accusations de violence sexuelle à son encontre, dont des viols. Ça n'a malheureusement jamais été suivi de plainte. On s'en souvient, on était là. Ce commentaire, il tourne beaucoup sur les réseaux sociaux parce que beaucoup il voient un écho, il voi un puzzle comme un puzzle qui se construirait. Alors attention, il faut le prendre avec beaucoup de précautions. Ce commentaire ou c'est important mais ce commentaire, il veut dire quoi concrètement ?

Il veut dire que déjà au collège, il se passait des choses. C'est ça que ce commentaire il veut dire ? Ben oui, vas-y, tu Ouais, mais j'ai l'impression que c'est un peu l'illustration en fait de du fil et de la pelote de laine quoi. On commence à tirer puis on se rend compte en fait qu'il y a encore des choses derrière puis qu'il y a des personnes qui ont peut-être alerté aussi euh à leur degré euh des certaines institutions que ce soi les écoles ou quoi mais c'est pas entendu parce que on donne pas de l'importance justement à ça. Mais on va y revenir je pense aussi pour le cas de Liana. Exactement. C'est toujours un petit peu le même mécanisme finalement.

Et puis à ce moment-là, bah il y a une ouverture de parole. Moi je pense que là les gens ont envie de parler et de témoigner. C'est tout à fait logique. Je suis rentrée en contact notamment avec un ancien camarade qui date de cette période du collège. J'ai pu récolter un témoignage pour Aja que je vous propose d'écouter. Vous étiez au collège ensemble et vous faisiez partie de la même bande de potes. Exactement. On était on habitait dans deux villages de l'un voisin. Lui habitait sa mère habitait à Myérieux. Moi mes parents à Saintfém village à côté. Donc, on faisait partie du même collège de secteur.

Alors, les trucs qui se sont passés, c'est qu'on a eu euh au moins euh deux filles du collège qui se sont plaintes d'agissement et de violence sexuelle de la part d'yan, euh dont l'une euh aurait clairement parlé de viol. Euh et euh ça n'a pas plus euh lieu que ça à euh des saisies euh des euh du CPE de l'époque euh du collège. Il n'y a pas eu de plainte euh à que je sache qu'il n'a été déposé à son encontre. Euh voilà.

Et donc on en avait parlé, je me souviens très bien euh avec Ilan euh et dans la cour enfin enfin entre les différents amis que nous avions dans la bande de potes et voilà et son excuse était de dire non mais elles assume pas c'est parce que elles assument plus de de d'avoir des relations aussi jeunes que maintenant elle m'accuse de ça et ça n'était pas aller plus loin. J'ai entendu l'argument comme quoi c'est toi qui disait Pablo que concernant je sais plus quelle jeune femme, il avait dit Ilan Castronovo mais c'est parce qu'elle n'assumait pas c'est ça plus récemment là d'avoir un petit copain.

Et là Sandrine Rousseau, tu l'entends également, une ancienne du collège qui partageait le collège avec avec ce jeune homme raconte que la CPE avait été informée de ces deux deux faits selon elle d'accusation d'agression sexuelle dans dans un viol et ça n'a ça n'a mené sur rien. Mais ça c'est paraît aberrant d'entendre ça. Mais non, c'est pas abérrant, c'est la c'est c'est le commun. C'est c'est absolument normal dans la société dans laquelle on vit actuellement. Je dis pas que c'est normal, que je juge normal, c'est le fonctionnement normal de la société. C'est-à-dire que on ne prend pas au sérieux la parole, on l'enterre, on est bien content quand le truc est passé et c'est tout.

Et en fait, c'est ça la révolution qui est actuellement en cours. Et c'est une révolution puissante, c'est que nous n'acceptons plus ça. Plus personne dans la société n'est en capacité d'accepter ça. Et elle est là la révolution. Et c'est une révolution qui ne fait que commencer. Mais si vous n'acceptez plus euh de cette espèce de protection par le système, par la CPE là en l'occurrence par le collège parce que la CPE elle a peut-être prévenu le le directeur du collège euh le proviseur le proviseur et tout le monde sa tue. Tout le monde s'est tue en fait c'est ça qui est en train d'exploser et ça c'est hyper importante.

Si tu es proviseur du lycée tu fais et que tu apprends que tu as un élève qui en a violé un ou une autre qu'est-ce que tu fais ? 40 tu es obligé. Donc tu fais un article 40. OK. Donc tu préviens la police, ça veut dire que tu vas-y. L'article 40, c'est le signalement au procureur d'un fait qui est délictueux ou criminel. Le viol est un crime, je le rappelle. Exactement. Donc et donc mais dans une certaine mesure, je dis pas qu'il faut pas le faire, bien sûr qu'il faut faire des articles 40 quand il y a des faits de ce type là qui sont dénoncés.

Mais là genre tu te enfin tu ça veut dire que genre le crime qui a été commis va sortir en fait de l'établissement et va aller devant une juridiction et cetera. Enfin, mais concrètement, qu'est-ce que peut faire la société quand tu as un gamin de 14 ans ? Parce que là, on est sur un au collège, qu'est-ce qu'on fait ? Non, mais parce que c'est compliqué en fait pour les gens. Déjà, moi je pense que ce gaminl s'il fait ça à cet âge là, c'est sans doute que lui-même a subi des violences et ça c'est quand même aussi le grand tabou. C'estàd que par exemple les le le l'assassin de l'assassin de Liana probablement aussi qu'il a vécu des violences dans son enfance.

Donc il y a une forme de reproduction. Donc il y a toute une prévention à mettre en place mais là il a besoin même à 14 ans d'aller devant un juge, rendre compte de son comportement. Ça veut pas dire qu'il doit aller en prison à vie et cetera. Après ça c'est la réponse de la société. Mais je rappelle que c'est ça c'est ça. Je pense que genre le CPE ou le ou le directeur en fait il sait pas quoi faire parce que il ne sait même pas en fait quelle réponse peut apporter la société. Tu vas, toi tu penses que c'est juste pas de vague ? Oui, c'est pas de vague. Alors qu'en fait le le CPE, il a une responsabilité pénale.

Normalement, oui, normalement le CPE, il devrait, si nous fonctionnions correctement, le le procureur devrait se retourner contre le CPE qui n'a pas signalé parce qu'en fait c'est tout c'est un ordre, c'est un c'est toute la société qui est concernée. C'est pas juste la victime, c'est un trouble à l'ordre public, c'est un délit, c'est un crime. Toute la société est concernée par ça. C'est pas juste le CPE. Johann, je t'ai vu toucher, je t'ai bouleversé. Je voulais savoir pourquoi. C'est un sujet qui me touche particulièrement. Du coup, dès qu'on en parle, ça m tout va bien. Merci. Ça va ? Tu es sûr ? Oui. Oui. Ça va. Merci ma fille.

Ben moi, je voulais je voulais donner un exemple par rapport à ça. Je sais pas si vous connaissez Marie-Pierre Jacard qui est lanceuse d'alerte. Justement, on est en plein dans le sujet. C'est une enseignante qui a vu passer des rumeurs sur les réseaux sociaux en 2021. Donc elle a questionné ses élèves et elle s'est rendu compte que effectivement les élèves les langues se sont déliées. Il y a eu du harcèlement sexuel par enfin ils accusaient un professeur d'harcèlement sexuel de photosop pédopornographiqu viol. Elle a alerté le recteur de l'Amie de Reince mais rien ne s'est passé. Le prof a continué d'exercer.

L'enseignant aurait aurait été mis à pied qu'à la fin 2023, c'est-à-dire 2 ans après avoir accusé ce ce prof. Et euh à la fin 2023, il s'est suicidé et le recteur Olivier Brandoui qui lui-même qui avait été alerté donc cette enseignante avait écrit une lettre jusqu'au recteur, c'est arrivé au aux oreilles d'Olivier Brandoui qui n'a rien fait. Donc il a été visé par une enquête pour n dénonciation de crime sexuel et ensuite il est devenu aussi directeur agent. Alors moi je comprends pas en fait il a rien faitabinet du cabinet de G Oui du cabinet de Non parce que j'ai pas fini ministre de l'éducation nation. Voilà il a été donc je comprends pas. Attends c'est pas fini.

Et en plus de ça, ensuite, il a été nommé conseiller jeunesse du premier ministre, le Cornu, Sébastien Lecnu. Donc, comment on peut être promu après ne pas avoir été, comment dire sensibilisé par rapport à ce qui s'est passé par avec ses élèves ? Je suis complètement perturbée parce que je ne comprends pas comment se fait que ces gens-là sont soient alertés et qu'à la finale, il y a jamais rien en vrai. Donc c'est là, je voudrais juste savoir. Alors, je vais te dire, s'il avait alerté, il n'aurait pas été promu.

Ben ben oui, mais c'est ça le sujet, c'est que s'il avait alerté, s'il avait fait son job, alors il aurait euh été euh lui-même questionné et cetera et il aurait été identifié de manière consciente ou inconsciente comme un élément problématique, comme un élément qui dérange, comme quelqu'un euh qui est vraiment compliqué dans son fonctionnement. Et moi, je fais le paris qui n'aurait jamais été. Donc on y arrive. Ça veut dire que donc il y a la loi de l'omerta. Donc tu parles, c'est comme dans les productions, téléréalités. Voilà. Maintenant ça se rejoint pour le coup Ilan bénéficie de la présomption d'innocence parental qui a eu lieu attends juste par en même temps s'il vous plaît.

Elan ilan bénéficie même à ma propre sœur, tu vois, je le dis, je dis pas mais il y a pas de souci. Ilan bénéficie de la présemption d'innocence, il est mis en examen mais malgré toutes ces nombreuses et nombreuses, on parle pas d'une accusation, on parle de plusieurs accusations à des moments des temporalités différentes dans des milieux différents, pas que dans le milieu de la téléréalité. Même à l'époque des princes de l'amour, il y avait eu quand il était dedans, il y avait des problèmes de violence qui étaient dénoncé sexist et sexuel. Pourtant, il a continué de tourner. Ça montre quand même un gros problème ça. Bah oui. Et du coup voilà, c'est on comprend pas.

Donc c'est quoi le le on doit faire quoi puisque si on parle et ben on est boycotté. Si on parle pas ce sont des injonctions. Je sais pas. Franchement, c'est en fait moi, j'ai l'impression qu'il y a vraiment un décalage à cause enfin ça fait partie aussi vraiment des des grosses causes du temps que mais la justice a traité ce genre d'affaires. Donc entre le discours et les actes, il y a souvent un timing en fait qui passe.

Et donc j'ai l'impression que les gens ont le sentiment du coup que la justice ne n'est pas rendue parce qu'elle est pas rendue au moment où il y a quand même ce sentiment voilà de d'injustice qui qui nous prend tous alors que la justice elle elle a une temporalité bien différente de la nôtre. Je pense que c'est moi je pense que c'est très intéressant ce que tu dis. C'est dire que on parle ça va pas, on parle pas ça va pas. Et en fait c'est exactement ça la culture du viol et le patriarcat. c'est que tu parles, tu es accusé de parler, de déranger, de mal parler, de peut-être mal comporté et cetera, tu ne parles pas.

On te reproche de ne pas avoir parlé, de ne pas avoir déposé plainte et cetera. Et en fait, c'est exactement ça. C'estd qu'en fait aujourd'hui la culture du viol, elle empêche la prise en compte de la parole parce que jamais la parole ne va parce que elle n'est jamais au bon moment parce qu'elle n'est jamais et en fait ça il faut bien comprendre que c'est précisément le déniément le rouleau compresseur pour protéger les agresseurs, que c'est en fait exactement ce phénomène là qui fait que les agresseurs sont protégés parce que toute parole est contestée dès lors à l'instant même où elle existe. Mais oui. Et c'est pareil avec les candidats de téléalité.

Quand on parle par exemple, je vois que Emma Kitman, elle avait elle a posté aussi quelque chose qu'elle a qu'elle a vu qu' dont elle a été témoin par rapport à Ilane. C'est ce qu'elle dit en saf c'est ce qu'elle dit he selon ce qu'elle dit. Voilà et elle a retiré vite son poste. Je l'ai contacté Emma Katman. Qu'est-ce qu'elle expliquait Emma Katman ? Parce que Sandrine Rousseau, je pense qu'elle connaît pas Emma Katman. comme ça tu vas pouvoir lui expliquer. Et c'est là que j'ai je complètement décalé. [rires] Vas-y. Elle expliquait des choses qu'elle avait donc perçu auparavant. Et pardon, je perds mes mots mais ne t'inquiète pas mon chaton c'est normal le sujet il te touche, je le vois.

Ouais le sujet ça me touche si tu te sens pas il y a pas de problème. On prend on prend on prend la ça te va ? Tu veux un peu d'eau ? Non c'est bon j'en Merci. Tu as ce qu'il faut ? OK et ben on va voir une vidéo justement de la prise de parole des M. T'inquiète pas Johan, c'est très dur d' en parler pour moi là. Dites-vous, je vais aller contacter directos. J'ai vu ça, ça m'a rappelé des souvenirs. Euh les enquêteurs, cette enquête, la police et cetera. Là maintenant [grognement] euh je fais tes story parce que ça fait depuis 2019 que je suis au courant que ce mec j'ai été témoin de scène. Voilà depuis les princes de l'amour. Ma première émission, j'étais très jeune, j'avais 19 ans.

Vous pouvez me haï parlé mais comprenez une chose. Quand on vous embobine le crâne et qu'on vous inculque un peu la peur, euh c'est pas facile d'en parler. Et ça c'est ce qui arrive aux victimes ou aux témoins parfois la peur d'en parler. C'est pour ça que je fais cette story euh parce que aujourd'hui n'ayez pas peur, vous allez vous remercier vous, votre enfant intérieur, vous-même, parlez, parlez-en. Genre vraiment. Donc ce qu'il a fait Ilan Castronovo, c'est qu'il a tout de suite décidé sur son compte Instagram et sur ses réseaux sociaux d'afficher des anciens messages des M Kemman. Ah non, c'est pas possible ça. Non mais non, faut arrêter avec ça.

Évidemment que les gens ils continuent à vivre après ou avant ou au milieu. Évidemment, c'est un monde de survie. Qu'est-ce que tu fais ? Tu continues à envoyer des messages ? C'est c'est en rien d'épreuve les messages. En rien en rien d'épreuve. Et ça faut arrêter avec ces défenses là. C'est pas parce que évidemment que la personne elle continue à vivre et donc elle continue à essayer de faire comme si tout était normal. Et il y a toute une phase après les violences sexuelles où on continue à faire comme si de rien n'était parce que juste en fait on on peut pas on peut pas tout changer. On perd tout si on commence à à changer.

Donc on arrête avec ces messages, on arrête avec le victime blaming, on arrête avec ça vraiment. Et Ilan, je te connais pas mais vraiment tuarrêtes en fait parce que là c'est pas possible. Ça s'appelle comme ça. C'est du je connaissais pas le terme, c'est du victime blaming. C'est le fait tu retournes, tu retournes leour. C'estd qu'en fait la victime, elle s'est jamais bien comportée. C'estàd que le lendemain, elle a pu envoyer un SMS ou ou la témoin, peu importe. Mais elles se sont jamais bien comporté. C'estàd que si le lendemain tu lui dis bah est-ce qu'on peut prendre un café ? Ben regardez, le lendemain m'a dit prendre un café.

Évidemment, évidemment que tu vas enfin je veux dire, tu es dans la même production, tu es dans la même équipe, tu es dans la même communauté. Évidemment que à un moment donné, tu vas juste prendre le temps, essayer de comprendre et puis essayer de continuer normalement. Puis à un moment donné, ça craque. À un moment donné, tu arrives plus. À un moment donné, tu arrives plus à faire semblant. Et c'est là que les paroles se libèrent en général. Et c'est pour ça que c'est jamais c'est rarement immédiat. C'est des c'est des semaines, des mois, voir des années après. Je l'ai contacté ma Keman, je lui ai demandé de m'en dire un petit peu plus parce qu'elle l'a supprimé sa vidéo juste après.

Je crois qu'elle a été menacée de poursuite judiciaire. Je propose de découvrir ce qu'elle a enregistré pour Aja. Non mais en gros là, ces stories si tu veux, elles servent à rien. En fait, on est dans une société où il peut mettre ce qu'il veut sans contexte. Genre il va pas dire ce qu'il y avait avant, ce qu'il y avait pendant, ce qu'il y avait après. Ce sera toujours pour sa faveur. Forcément, c'est pour son cul qui fait ça. Bon, du coup, j'espère qu'il va aussi publier, qu'il n'oublie pas de publier toutes les menaces qu'il fait aux femmes et toutes les vidéos qui qu'il a pris à leur insu. Euh, qui n'oublie pas chaque détail he pas que pour moi, ça serait cool.

On me traite de menteuse, qu'on qu'on me traite pas de menteuse, j'en ai rien à [ __ ] Euh à l'époque, j'avais peur et Lé elle le sait hein. Pourtant j'ai dit et je lui ai dit on est en conversation, je lui ai dit "Meuf, j'ai pensé à toi pendant toutes ces années mais aujourd'hui mais tellement je m'en veux. Tellement je m'en veux. Je suis trop conne. La vérité je suis trop conne. C'est pareil là on a été en conversation avec Anneya [grognement] et je lui ai dit "OK, on me dit bravo et tout". Bah je le prends même pas en fait. Non non, c'est pas bravo Emma.

Non, moi je vais mourir en paix parce que je peux te dire que tous les témoignages que j'ai eu là, du coup de mon côté, moi ça me fait bien rire. Il peut mettre ce qu'il veut en story. Ça faire 3 jours que je suis dessus que mais vraiment quasiment toute la journée parce que j'ai appelé le 116006 aide aux victimes pour me conseiller au début qui je vers je devais m'adresser et cetera. La police nationale, laisse tomber. J'avais l'impression de parler à Unia. Euh après, on m'a dit de euh parler au tribunal de Blois.

J'ai envoyé un mail et après j'ai été contactée par plusieurs filles et du coup on est en train de d'essayer de monter un dossier qui était déjà établi mais voilà pour soutenir les victimes. Voilà donc elle fait référence à Aneya et à Léa qui avait participé aux princes et aux princesses de l'amour 7 qui avait dit à l'époque ma plainte auprès du procureur du TGI de Lyon contre Ilan hier a été déposée et en fait elle explique que si elle a pas parlé en 2019 c'est parce qu'elle était bloquée par la peur. D'ailleurs, elle se confond d'excuses par rapport à ça et elle a décidé d'ouvrir d'ouvrir sa voix. Aujourd'hui, je vous ai parlé sur mes réseaux sociaux pour clôturer ce sujet.

Je vous avais parlé d'une vidéo que j'allais vous montrer. Je vous explique un petit peu le contexte. En 2024, on m'envoie beaucoup de toute façon moi d'éléments et de vidéos. En 2024, on m'a envoyé une vidéo qui m'a bouleversé euh dans laquelle je vais vous expliquer, mais dans laquelle on voit deux protagonistes et une jeune femme. Ce que j'ai fait immédiatement, c'est que cette vidéo, je l'ai envoyé aux autorités compétentes et je me suis mis en relation avec l'avocat des de plaignantes, en l'occurrence de de des deux plaignantes qui ont parlé à à Mediapart aujourd'hui en 2026 et je leur avais fourni cette vidéo. de 2024 à 2026. Je n'ai jamais parlé de cette vidéo.

Aujourd'hui, je pense que c'est important de montrer cette vidéo. Bien évidemment, la jeune femme en question a été floutée. La jeune femme a été floutée. Ça se passe dans une boîte de nuit. Je vais vous montrer des des images qui peuvent choquer. Donc si vous ne voulez pas les voir, ne les regardez pasin. Sur ces images, pour vous contextualiser, on aperçoit Ilan donc je le rappelle qui bénéficie de la présomption d'innocence dans les procédures le concernant. On y voit une jeune femme dont l'État semble particulièrement préoccupant tandis qu'il et un autre homme évoluent avec elle à ses côtés. Je suis pas on n'est pas en mesure de connaître avec certitude le contexte exact de cette scène.

Ce qui s'est passé avant bien sûr, ce qui s'est passé après. Bien évidemment en revanche ce contenu que vous allez voir, il soulève, il peut soulever des interrogations légitimes et il participe aux questions qui entourent aujourd'hui cette affaire. Alors attention, je vous le demande d'être précautionneux, à ne pas tirer de de conclusions attives. Cette vidéo, elle constitue pas à elle seule la preuve d'une infraction, mais je crois qu'être un média, c'est aussi savoir faire preuve de courage. Donc, j'ai décidé de de la dévoiler aujourd'hui cette vidéo. Regardez-la. Vous l'avez vu cette vidéo. Alors là, elle est floutée bien évidemment.

Euh l'accompagnateur qui tient euh qui semble maintenir cette jeune femme euh par les cheveux euh cette jeune femme qui semble dans un état second en tout cas euh euh potentiellement euh pas dans son état normal ou peut-être inconsciente, je ne sais pas. Euh vous l'avez vu non flouter cette vidéo c'est pas la ça fait pas le même effet. Tu l'as vu cette vidéo ? Choqué mais vraiment qu'est-ce que toi tu vois sur cette vidéo ?

Cette vidéo je vois une fille complètement mais inconsciente qui est vraiment hors de maîtrise d'elle-même qui est tenue parle de maîtrise qui semble pardon hors de maîtrise d'elle-même qui semblerait tomber si la personne devant la tiendrait même pas et derrière Ilan qui semble lui complètement ça me choque vraiment. Je suis choqué. Sandrine, elle t'interpelle à minima une agression sexuelle et sans doute un viol. Euh c'est je rappelle que l'alcoolisation, si c'est d'alcoolisation dont il s'agit de la victime est une circonstance aggravante. Agravante.

C'est-à-dire que faire une agression sexuelle sur une personne ivre est une circonstance aggravante et que là manifestement elle n'est pas du tout en mesure de donner le moindre signe de consentement. Elle elle semble en tout cas sur la vidéo être dans un état semble n'être absolument pas en état de donner le moindre consentement. Donc ce que m'évoque cette vidéo, c'est à minima une agression sexuelle et probablement euh un viol. Euh juste quelque chose euh sur la vidéo juste d'abord. Oui, mais c'est un parallèle en fait entre la vidéo et sa mise en examen euh récemment. Euh la mise en examen, ça a été pour viol sur les deux plignons dont on parlait tout à l'heure, c'était pour viol.

Au départ, il avait été fait mention dans viol par administration de substance. Et en fait le viol par administration de puissance qui est une circonstance aggravante a été abandonnée lors de la mise en examen. Je fais un parallèle parce que effectivement là quand on voit l'état à minima débriété de la personne on peut se dire que il y a eu consommation d'une substance qui la met dans cet état. Bah c'est une forme de soumission chimique. Exactement. C'est moi je sais que quand je l'ai reçu en 2024, j'étais complètement bouleversé. Vous l'avez découverte aujourd'hui. Cette vidéo non floutée, je peux vous dire que c'est pire. C'est pire parce qu'on voit le le enfin comment expliquer Sabrina.

Non, moi aussi. Non mais c'est ça quand tu quand tu me l'as montré tout à l'heure, bah je l'ai vu aussi en non flotté. Alors j'étais extrêmement choquée. Moi qui ai travaillé dans le domaine de la nuit, c'est vrai qu'il y a il y a bon, il semblerait il y a vraiment peu de doute qu'elle soit pas dans son état normal cette jeune fille. On voit bien qu'elle est en train de tomber à moitié. Enfin vraiment là c'est c'est c'est vraiment profiter en fait de la de la faiblesse d'autrui. Euh plusieurs des fil de téléraité ont déjà parlé justement que de ce genre de problème un peu similaire.

Ilan profiterait soit d'un état d'ébriété, soit d'un état un peu voilà seconde profiterait, je dis bien au conditionnel euh des des jeunes femmes et là on a un petit peu bah l'exemple en 4K entre guillemets et c'est je suis extrêmement choquée en fait par c'est ça me perturbe un petit peu. Ouais. Sabrina ma sœur et après Anissa. Ben c'est vrai que c'est extrêmement choquant. Alors moi ce que je trouve aberrant al faut faire attention à ce qu'on dit même quand les images sont quand même très équivoques. Et c'est important de le c'est important de le souligner parce que pour moi en fait ça veut dire que même quand c'est équivoque, il faut faire très attention.

Donc ça me soulève autre chose mais bon peut-être que on en redéveloppera plus tard. En tout cas c'est très grave. Là c'est devant tout le monde en plus. Oui, c'est devant tout le monde. Donc c'est une forme de je dirais, je sais pas si je puis dire normalisation ou en tout cas c'est quelque chose, il y a une influence, il y a un impact des réseaux sociaux et euh je pense que la téléréalité euh est en lien avec la réalité, hein, puisque'au final euh ce n'est pas de monde opposé pour moi puisqu'on est vraiment dans des mécanismes pour moi relationnels. Vous parliez de mécanisme institutionnel mais ça va beaucoup plus loin.

Et du coup quand j'entends le mot, je fais faire juste un parallèle, souvent j'entends pervers narcissique. Je vais juste faire un lien. Il y a de la perversion partout. Enfin partout je mets des guillemets, mais il y a beaucoup de perversion et je pense que il y a il y a il y a conscience et peut-être inconscience de ces perversions puisque elles sont elles sont devenues comme une norme en fin de compte. Je sais pas si ce que vous en pensez. En tout cas voilà, moi ça m'inquiète beaucoup. C'est pas une norme partout hein. Heureusement. Non, c'est pas une norme partout.

Là là par exemple, on pourrait enfin si euh si ce qu'on voit est la réalité de ce qui s'est passé, il y a évidemment matière à en plus attaquer pour complicité de commission, de crime ou d'agression sexuelle bien entendu. Mais Anissa, mais moi il y a une question que je me pose. Est-ce que ces candidats ou même ces hommes sont conscients que ce ce c'est une agression ? très très conscient parce que j'ai l'impression que il parce que faire ça en public carrément sans se cacher, il y a des questions quand même à se poser. On se dit mais est-ce que est-ce qu'il sait est-ce qu'il sait qu'il fait du mal ? Est-ce qu'il sait qu'il fait quelque chose ? Est-ce qu'il pense qu'elle est consentante ?

Malgré qu'on a l'impression quand même qu'elle soit sous sous une addiction que ce soit de l'alcool ou de la drogue, peu importe, elle est pas dans son état normal. Elle semble pas dans ce pardon, je suis monsieur relou mais je suis obligé. Alors on est obligé de le dire mais faut faut savoir une chose, c'est qu'on a vu la vidéo pas flouté h et et je suis désolée, il y a un moment donné on doit parler français. Elle est pas dans son alors elle semble parce que faut faut parler comme ça mais moi je suis désolé si je parle en tant qu'anissa et pas en tant que chroniqueuse. Elle est pas dans son état normal. La vidéo on le voit clairement quand c'est pas flouté.

Le gros problème c'est le consentement. Donc pour moi, voilà, le gros problème dans cette histoire, c'est le consentement parce que et est-ce qu'on les enfin est-ce qu'on les éduque assez bien ? Est-ce qu'on le on leur parle à ces hommes pour qu'il pensent que de faire ça en plein en publiquement en fait ? Parce que normalement on a l'habitude d'entendre les viols, c'est en cachette, personne nous voit mais là c'est carrément normalisé. Mais c'est une valorisation même. C'est qu'en fait il se valorise de pouvoir utiliser le corps des femmes.

Enfin parle pas de lui en particulier en cas ce type de comportement il valorise le fait regardez moi je suis maître de ce corps, je peux en faire ce qu'on veut. Et les femmes par ailleurs souvent culpabilisent après en disant mais j'avais trop bu c'est un peu de ma faute et cetera. Je rappelle que boire trop, c'est autorisé dans la loi. Je veux dire, c'est pas bon pour votre santé, mais c'est il n'y a pas de crime à trop boire. Par contre, un viol ou une agression sexuelle est un crime et un délit. Donc en fait, vous avez le droit de boire trop, ça n'est pas bon pour vous et je vous le déconseille, mais vous avez le droit de boire trop.

C'est par contre absolument interdit de commettre la moindre agression ou viol. Donc la culpabilité n'est que d'un côté. Ouais, c'est Merci en tout cas Sandrine. Tu restes avec nous parce qu'on va enchaîner avec le dossier mon petit Johan si tu veux aller te rafraîchir un petit peu. On se retrouve après en Japteur ou et on va accueillir on va enchaîner avec le dossier. Je vais vous expliquer qui on va accueir. J'ai Ilan qui me sur Instagram. Qu'est-ce qu'il te dit ? Bon, donc euh il on est en direct hein. Donc Anissa dis-nous en direct mais attention paraphrase. Oui. Dés euh Oui.

Euh il Ilan que j'ai contacté, j'ai envoyé un mail hein, je lui ai parlé de cette vidéo et je lui ai parlé également du témoignage que j'avais récolté euh pour lui proposer le contradictoire. Il à qui j'avais déjà parlé par le passé parce que je devais faire un sujet avec lui. Donc là, il m'a envoyé un message. Il veut son droit de réponse. Absolument. Donc euh ce serait bien qu'on l'appelle et qu'on lui enfin il veut il veut son bras de réponse. Il me dit voilà non mais moi euh je vous avez sorti une vidéo avec mon ex copine. Donc du coup sur cette vidéo ce serait son excou et qui veut son il a pas eu de mail, il il aurait quoi ?

Ah si je l'ai bien envoyé à l'adresse email qui est sur son compte Instagram quand on fait email. Je peux même la citeradresse email. Alors alors Ilan, tu nous entends on est en direct entends et tu peux répondre. Et le mail fait foidi, l'horaire fait foie. J'envoyais à l'adresse Instagram euh qui est disponible sur son compte Instagram. Voilà. Et et je veux dire, c'est pas parce que c'est une petite copine que ça n'est pas une agression hein. Viol même une petite copine, elle doit être consentante et elle doit à chaque minute, à chaque seconde être consentante aux gestes qui sont sur son corps et c'est alors est-ce qu'on peut le laisser ? Est-ce qu'on peut le laisser ?

Alors là, on a on a un intervenant là juste qui est censé arriver. Il veut répondre de vive voix. Et ben c'est pas Ilan qui décide et c'est pas Ilan qui fait le conducteur de l'émission. Ilan, je l'ai contacté euh euh ce matin, on a un intervenant aussi qui a des choses ex qu'on s'entende je suis obligé de dire ce qu'il dit. Mais tu as raison, tu fais bien de le dire mais je prendrai contact avec il peut répondre à mon email. Je vais lui renvoyer mon email pour être sûr qu'il l'it bien reçu et le doubler même s'il faut d'un message sur Instagram. Mais en l'occurrence, on a un militant pour le droit des enfants lies qui va nous rejoindre en plateau.

Si si, on va te la donner parce qu'il dit que c'est une honte qu'on ne puisse pas lui donner droit de réponse. On va te la donner Ilane tu as entendu Sam a dit qu'il allait t'appeler. Il y a pas de problème. Sauf qu'aujourd'hui bah le conducteur il est il fait en sorte qu'on a pas voilà. On peut clôturer le sujet. C'est pas Ilan qui fait l'émission, c'est moi. Voilà. Désolé mais là moi je peux rien faire. C'est pas mon émission les gars. Je prends le portable. Merci beaucoup. Depuis plusieurs jours, il y a un prénom qui bouleverse toute la France, hein. Tu l'as évoqué Sandrine, c'est celui de Lianas. C'est une enfant de 11 ans dont la disparition puis la mort a provoqué une immense émotion.

Au-delà du drame, il y a une véritable question aujourd'hui que se pose l'opinion publique. Est-ce qu'on pouvait empêcher ce qui s'est passé ? L'affaire lianale est devenue un symbole d'une interrogation nationale. Comment autant d'alertes concernant un homme ont-elles pu coexister avec un système dans un système censé protéger les enfants avec Sandrine Rousseau et avec l'IS qui est militant pour le droit des enfants. On va tenter de répondre à toutes ces questions. C'est le dossier de la semaine.

42:08
Non speech

[musique]

42:13
Locuteur

Liè, merci, merci vraiment d'être avec nous. Merci pour le temps que tu nous as que tu nous accordes. Tu es militant pour le droit des enfants et c'est précieux, tout comme Sandrine Rousseau de vous avoir sur le plateau pour pouvoir parler de sujet de ce sujet qui est très important. On va commencer avec une première vidéo parce que ça a aussi beaucoup touché le monde de l'influence et les influenceuses, les influenceurs qui se sont exprimés. Regardez. Amis des réseaux sociaux, bonjour. J'ai un gros coup de gueule à passer et j'en ai plein le cul et c'est pas je ne mâche pas mes mots.

Vous avez vu l'affaire Liana, donc on est tous attristés par ce qui se passe et c'est pas la première fois et on en a marre parce qu'on se rend bien compte que en France nos enfants ne sont pas protégés. C'est une catastrophe pour moi. Je le dis, je le répète et je le crie au effort, on habite à Pédolande. [musique] Il y a pas d'autres mot. Les prédateurs aujourd'hui sont protégés, sont je ne comprends pas ce qui se passe et je pense qu'il y a beaucoup de gens qui ne comprennent pas ce qui se passe pour qu'on en arrive à ce point-là. Ça fait une heure que je pleure. Attendez, tous les mois, toutes les semaines, on entend des histoires horribles de ce qui se passe.

Mais là, la petite Liana, c'est l'histoire de trop. Personnellement, on vit dans un monde de taré, on vit dans un monde de fou. Ma petite sœur, la dernière, elle a 11 ans et je me dis comment on peut faire du mal à un enfant, dissimuler son corps, lui faire vivre de la misère et dire que le suspect il a autant de plaintes. Mais en fait, on est dans un gouvernement de merde. Et je le dis et j'ai honte. J'ai honte de mon pays sur ça. J'ai honte. On est vraiment un pays de pédocriminel et c'est horrible. C'est odieux et on est tellement d'enfants à subir ce genre de chos et c'est tellement immonde et c'est tellement ignoble et de voir qu'il y en a qui en perd de la vie.

[souffle coupé] Je me dis mais mais c'est quand en fait que vous allez prendre des vraies mesures ? Pourquoi cette affaire elle touche autant les Français ? Pourquoi celle-ci particulièrement ? Pens avec cette affaire là et sans et sans comm une mesure. C'est-à-dire que tout à l'heure Sandrine Rousseau disait il y a une une peut-être un moment de bascule dans le pays par rapport à la manière dont on va traiter les victimes de violence notamment les enfants.

Et moi ce que je vois depuis plusieurs jours, c'est que le pays est choqué non pas uniquement parce que Léana a été tuée par un homme, mais parce que elle a été abandonné par tout un système, parce que le danger n'a pas été évalué, parce que les Françaises et les Français se rendent compte que les moyens alloués à la justice depuis tant d'années sont bien insuffisants par rapport au nombre de victimes. C'est 1600 1600 enfants par an qui sont victimes de violence sexuelle, d'agression sexuelle, de viol. C'est euh plus de 200 enfants qui franchissent chaque jour euh la porte d'un commissariat ou d'une gendarmerie pour des faits de maltraitance. Est-ce qu'ils sont assez écouter les enfants ?

Je pense que la réponse, elle est dans l'affaire Léana, c'est que absolument pas. Euh non seulement les enfants ne sont pas suffisamment écoutés, ne sont pas suffisamment assistés, les violences qu'ils subissent sont constamment minimisées et c'est pour ça que c'est souvent des dossiers entre guillemets qui arrivent en bas des piles euh et puis euh et puis le système qui doit ensuite se charger de leur protection euh qui est en plus multiinstitutionnel hein, l'école, la santé, les services sociaux. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que dans notre société la parole d'un enfant elle compte pas. Sabrina, pourquoi ? Pourquoi pourquoi la parole d'un enfant elle est pas écoutée selon toi ?

Qu'est-ce qui fait qu'elle qu'elle manque de crédibilité aux yeux de l'institution d'adulte ? Alors, il y a plusieurs éléments de réponse mais déjà je vais parler du recueil de la parole de l'enfant qui est un point fondamental. Alors, il y a des protocoles. Il y a un protocole qui s'appelle le protocole Mélanie qui est actuellement celui qui qui s'effectue, mais je crois, si je ne m'abuse, vous m'arrêtez. nich. Enfin, je me permets de de rebondir puisque c'est un protocole visiblement qui a été discuté et expliqué en commission de l'inceste qui a eu lieu récemment de l'inceste parental. Donc déjà le protocole actuel, alors ça met pas en cause parce que je crois qu'on est tous des humains.

Donc ce n'est pas au-delà enfin chaque humain fait ce qu'il peut. Au-delà de la formation, je pense que c'est une question euh peut-être de je reviens sur le recueil de la parole, un enfant euh qui a subi l'impensable, on ne peut pas lui demander de délivrer sa parole à quelqu'un qu'il ne connaît pas, même si ces gens-là sont formés à mon sens, parce qu'ils sont formés, mais je ne pense pas que ça soit forcément évident pour un enfant de de s'exprimer euh facil aussi facilement en tout cas, même si c'est encadré tout ça. Sandrine Rousseau, déjà en fait un enfant il a pas les mots pour décrire un acte sexuel. Il faut comprendre ça. C'est qu'un enfant euh il n'a pas les mots pour décrire.

Il connaît pas le terme féation, il connaît pas le terme pénétration, il connaît pas tout ça et c'est très bien d'ailleurs qu'il le connaissent pas. Mais euh enfin c'est très bien, ça se discute. Mais en tout cas euh il ne sait pas décrire les choses. Il sait juste qu'il a subi quelque chose mais il n'a pas non plus conscience de ce qui est normal et anormal. Il faut comprendre qu'un enfant, il est en train de se construire un rapport au monde, de comprendre ce qui est le ce qui est le bien, ce qui est le mal, ce qui est l'interdit, ce qui est l'autorisé.

Et là, quand il y a un acte sexuel qui est fait sur un enfant, et bien euh il est tout seul, tout seul dans sa petite tête d'enfant à devoir comprendre que quelque chose s'est passé qui n'est pas normal, que en plus on lui a dit de se taire et donc il faut qu'il aille au-delà de la parole de l'adulte pour braver l'interdit et oser parler. Il se dit que sans doute il va faire il va faire de il va créer de la tristesse chez sa maman par exemple. En fait, c'est un monde de culpabilité et de honte qui se met dessus.

Et donc si en plus on l'emmène au commissariat, qu'il est face à à quelqu'un et que cette personne lui dit "Bon bah qu'est-ce qu'il a fait ton papa ?" Enfin, faut faut se rendre compte de ce que c'est dans la tête d'un enfant. C'est énorme. Et donc évidemment que la parole d'un enfant, elle doit être prise pour ce qu'elle est. C'est-à-dire un enfant qui parle et qui ne connaît pas tous les termes. Et surtout ce qu'il faut rappeler, c'est que l'enfant en fait, il reste souvent le seul acteur de la procédure qui n'a aucun pouvoir. Absolument. il faut qu'il passe par le spectre des adultes. Donc les adultes euh qui doivent l'entendre, qui doivent le protéger, qui doivent aussi le représenter.

Donc moi, je pense qu'il y a aussi une faille euh au niveau du système des institutions euh par rapport à la prise en charge de ces enfants. Peut-être les gens ne sont les personnes ne sont pas assez formées à l'écoute aussi de ces enfants. Les écouter, c'est peut-être un moyen parmi tant d'autres pour justement démarrer un dialogue avec l'enfant et pour pouvoir surtout le plus rapidement possible mettre en place même le parent souvent dans ces cas-là, il est pas écouté. Il y a ses histoires de garde et c'est c'est compliqué.

Je veux dire, c'est qui d'équité de c'est attends, c'est la l'influenceuse comment elle s qui a pris la parole récemment qui était en larme qui liait qui lisait une lettre d'une maman qui demandait non pas de l'aide mais qui demandait à être écouté. et qui disait "Mais je suis je suis j'en perds les bras, j'en perds les mots." En fait, le père, il a ce droit de garde. Moi, je préviens. J'ai prévenu des dangers et pourtant il peut venir la récupérer à l'école. Il peut la prendre 15 jours en vacances chez sa grand-mère. Alors, j'essaie de savoir si sa grand-mère, elle est là.

Et puis quand j'apprends qu'elle est pas là, je me dis "Mais qu'est-ce qui va se passer ?" Et qu'est-ce qui va vivre mon enfant ? Donc en fait, comment les protéger ces enfants ? Comment Liana elle aurait pu être protégée ? Mais bien sûr et je vais reprendre les arguments d'une personne qui s'appelle Nicole Feronise, auteur comédienne vraiment qui a été très factuelle. J'ai j'ai vraiment aimé ces arguments très factuels.

Le nombre de gens qui ont alerté hein depuis très longtemps comme elle dit alors la cour européenne des droits de l'homme qui l'année dernière a condamné la France pour ne pas avoir traité correctement les plaintes de viol sur mineur alerté par les syndicats de la magistrature les syndicats d'avocat par les associations de victimes et par la civis la commission indépendante contre l'inceste et contre les violences sexuelles infligées aux enfants. Il y a eu 82 préconisations en 2023 qui à ce jour ne sont toujours pas impliquées. Et pourtant la civise, c'est monsieur d'Harmanin qui a initié cette idée. Et ben Dermanin, il a pris la parole justement sur le plateau de TF1 avec Anneclac Poudré.

Il parle de ses plainte, il évoque 70000 plaintes. Je vous propose de regarder. C'est déjà trop. Il y a une autre dimension que Soulligne la maman de cette petite fille. Elle dit qu'elle a appelé toutes les semaines pour avoir des nouvelles de sa plainte à la gendarmerie et que les gendarmes ont fini par lui dire qu'ils allaient porter plainte pour harcèlement. Est-ce que ça veut dire qu'on a une culture de l'écoute des victimes dramatiquement insuffisante aujourd'hui ? Qu'on a sous-estimé la question des agressions des enfants ? Je veux pas répondre pour la gendarmerie nationale et pour ceux qui apprécie et je crois à la parole de cette dame.

De manière générale, vous avez parfaitement raison. Nous n'écoutons pas la parole des enfants. Notre machine judiciire policière, même si elle a fait des efforts, j'ai créé le premier office de protection des mineurs au ministère de l'intérieur lorsque j'étais en responsabilité. J'ai doublé les effectifs de la brigade des mineurs à Paris. Donc ça ça concerne la la question d'Anneclacoudré, la maman de Rosa, une autre victime de ce Jérôme Badella de du mi en cause en tout cas. Et je te vois réagir Sandrine Rousseau. Oui, mais parce que comment ça se il a été ministre de l'intérieur pendant je ne sais combien d'années. Comment ça se fait qu'il découvre ça en fait ? Ouais.

C'est quoi c'est quoi le sujet ? Qu'est-ce que tu as pas compris en fait dans quand tu étais ministre de l'intérieur sur le traitement de la parole des enfants ? Et moi je vais vous dire dans toutes les classes de France, dans toutes les classes de France, il y a trois enfants qui subissent l'inceste ou la pédocriminalité. Aujourd'hui, à l'heure où je vous parle, l'éducation nationale française n'a jamais jamais mis le moindre programme systématique pour essayer de les identifier, de prévenir, de recueillir leurs paroles et de traiter le sujet. Jamais. Et ça veut dire qu'en fait on préfère ne pas voir.

Ça veut dire qu'on préfère fermer la porte à double tour et laisser les enfants tout seul face à ça. C'est ça le sujet. Et que le ministre il découvre chez Annecler Coudré ce truc. C'est scandaleux, c'est indécent. C'est c'est un c'est un dessin d'incompétence d'incompétence. Et on peut parler français s'il te plaît parce que la petite la parole à la petite victime Rosa. D'accord près de 10 viols. Les lésions elles sont anales, vaginales, rectales. Il a pratiqué plusieurs positions sur elle. Elle avait 11 ans. 11 ans. Comment les la police, la gendarmerie ne croit pas les parents alors qu'il y a des preuves. On va écouter la maman de Rosa. Justement ou ça m'énerve.

Le justice, il a pas fait son travail et je comprends pas comment on peut attendre un homme pour que quelqu'un qui mort. Je comprends pas pourquoi pourquoi il faut attendre autant longtemps avoir de réponses. J'ai appelé tous les lundi matin.

tous les lundi matin le le temps que ma fille elle était chez le psychologue moi j'ai appelé le gendarmerie gendarmerie d'che le gendarmerie de Florence le gendarmerie de lecture le gendarmerie de et chaque fois j'ai eu des réponses l'affaire il est en cours mais je suis le mam de victime je pas je peux pas entendre ça que il est en cours il était pas entendu il était pas convoqué moi j'ai entendu j'ai été entendu deux fois et la dernière fois que j'ai appelé, ils m'ont dit si je continue à harceler, ils m'ont fait pour plainte. C'est un réponse ? Pour moi, c'est pas réponse l'IS. C'est dur d'entendre ça. Enfin, on narrive pas à entendre ça. Franchement, on arrive pas à l'entendre.

C'est c'est insupportable. Ce qui a été dit tout à l'heure. Hyper intéressant. C'està-dire que le recueil de la parole des enfants, ça s'invente pas. Ça requiert des compétences. C'est une technicité, c'est une expertise. Il y a des protocoles, tu en parlais juste avant qui existe. Le protocole niche notamment qui nous vient du Canada et qui permet, si les policiers, les gendarmes sont correctement formés, à recueillir cette parole dans un cadre qui va permettre de de la sécuriser puis ensuite de sécuriser les procédures judiciaires en ne polluant pas notamment la mémoire traumatique. Mais le problème c'est que ces formations là, ça coûte énormément d'argent.

C'est là où moi je suis très très en colère contre Gérald Darrmanin, c'est qu'il continue de faire ce qu'il faisait quand il était ministre de l'intérieur. Il est aujourd'hui ministre de la justice, se [ __ ] de notre gueule quand il était ministre de l'intérieur. Les moyens qui ont été mis sur la table pour renforcer les brigades spécialisées, pour former euh les agents de police et de gendarmerie, au repérage euh des violences faites aux enfants à la au recueil de leurs paroles et ensuite à l'ensemble des actes de procédure qui qui leur incomb dans le cadre de leur mission n'ont jamais été suffisants.

Et aujourd'hui en tant que ministre de la justice, il connaît parfaitement la réalité de son administration. C'est des juges, des enfants qui sont débordés, qui n'en peuvent plus, qui sont à deux doigts du burnout dans énormément de juridiction. Un juge des enfants dans ce pays, c'est en moyenne 500 situations sur le bureau. C'est pas Mais oui, juge, mais bien sûr, avec euh très peu de greffiers à disposition parce qu'on va privilégier les audiences pénales. Donc, on va mettre de côté tout un pan de la justice qui est la justice civile au détriment des victimes.

C'est c'est c'est insupportable parce que il y a encore quelques semaines, vous voyez, avec les collectifs de victimes d'anciens enfants placés à l'aide social à l'enfance donc qui ont été placés suite notamment à des maltraitances, on s'était beaucoup mobilisé au Sénat pour pouvoir obtenir une chose minimale, c'est que chaque enfant confié à l'aide sociale, à l'enfance puisse au moins être assisté d'un avocat parce que ce sont des enfants qui sont confrontés à de très longues procédures judiciaires qui peuvent parfois même durer 18 ans si on est placé à la naissance et jusqu'à la majorité, ça dure des années.

Sauf que c'est des enfants qui se retrouvent seuls face à l'autorité judiciaire, qui se retrouvent seul face à des partis en face d'eux, les parents notamment ou l'institution, l'aide sociale à l'enfance qui peuvent avoir des intérêt divergent. Il a manœuvré pendant des semaines en coulisse pour empêcher que ce droit puisse être voté au Sénat.

Et quand je le vois après l'affaire sur ce plateau télé nous annoncer euh qu'il allait renforcer les moyens et encore que il y a priori un problèmefin de dans le discours puisque euh le président de la République, monsieur Macron, nous faisait croire que c'était pas une question de moyen alors qu'en réalité c'est le fond du problème quand il nous dit que les magistrats enquêteurs vont et notamment les procureurs vont réouvrir plus de 70000 dossiers comme ça et que en un mois on va régler le problème mais c'est absolument délirant. Ça veut dire quoi en fait ça ? D'ici le 14 juillet, ce sera fait mais ça ne sera pas fait, ça ne peut pas être fait.

Il n'y a pas assez de procureur pour pour pouvoir consulter tous ces dossiers en un mois. Il n'y a pas assez de greffiers et quand on le fera, il faudra ensuite qu'il y ait suffisamment de magistrats pour tenir les audiences correctionnelles, voir les assises en cas de viol. On ne les a pas. Il faudra des administrateurs adoc pour représenter les enfants. Il n'y en a pas suffisamment dans ce pays. On a une pénurie d'administrateur adoc. Il le sait. Il le sait pertinemment. Et pour le coup, ça ne l'empêche pas de faire ces annonces là. C'est insupportable parce qu'en fait on attend systématiquement une mort, on attend systématiquement un drame.

En fait, on attend que les enfants soient dans le cercueil pour s'en préoccuper dans ce pays. Il y a un angle mort, je pense, dans le débat euh national qu'on peut euh euh avoir ces derniers temps sur cette affaire, euh c'est la prévention à aucun moment. Euh et c'est ça qui m'énerve aussi, c'est qu'on a un peu un discours fataliste où finalement on va être dans la répression. Il faut condamner les agresseurs, il faut augmenter les délais de prescription, voir rendre les les crimes sexuels sur mineurs. Et moi, j'en j'y suis j'y suis fairent la peine de pédophil. Mais quand est-ce qu'on parle de prévention ? Quand est-ce qu'à un moment donné, on réhausse notre niveau d'exigence dans ce pays ?

Quand est-ce qu'on va améliorer le repérage ? Quand est-ce qu'on va améliorer l'éducation à la vie affective et relationnelle et sexuelle dans les écoles pour permettre aux enfants d'être outil ? Et quand est-ce qu'on va arrêter de faire peser sur les épaules des enfants le poids de la de la enf la responsabilité et le poids des révélations ? insupportable. On se déresponsabilise en permanence quand on est adulte. On attend des enfants qu'il parlent. Il parlent, notre système est pourri, il ne fonctionne pas. Ils sont livrés à eux-mêmes. Mais nous en revanche en tant qu'ad, quand est-ce qu'on se débouche les oreilles ? Quand est-ce qu'on ouvre les yeux ? Quand est-ce qu'on ouvre la bouche ?

On parlait de tout à l'heure Sandrine parlait de des de et vous aussi des nombreuses personnes qui quand elles alertent peuvent voir la situation se retourner contre ell. On a encore des médecins aujourd'hui qui quand ils signalent des violences commises à l'encontre d'enfants se voi suspendre leur autorisation d'exercer par l'ordre national des médecins. C'est grave ça.

Hier à l'Assemblée dans le cadre de l'enquête sur le Squarnec dont je vous parlais tout à l'heure, j'ai reçu des médecins qui ont signalé des des situation de danger pour les enfants lié à de l'inceste du père et qui l'ordre des médecins l'ordre des médecins c'est retourné contre elle parce que c'est des femmes essentiellement se sont retourné ils se sont retournés contre elles et ils ont sanctionné les médecins qui essayaient de protéger les enfants. C'est ça la réalité aujourd'hu C'est pour ça que c'est tout un système. C'est pour ça que je te disais tout à l'heure que le type qui a qui a protégé le harceleur, il devient membre du cabinet. C'est normal en fait. C'est ça la normalité.

Et au contraire, s'il l'avait dénoncé, il aurait été mis au banc et il aurait été il aurait été marginalisé. Il aurait été mis sur dans les commentaires Sandrine disent "L'État est compli de thé." que l'État, c'est pas que l'État, c'est tout le monde, c'est l'école, c'est la famille, c'est le c'est les associations, c'est les associations sportives qui ont pu voir en fait.

Non, c'est juste que la société est construite sur la mise à disposition du corps des enfants et du corps des femmes et que vous êtes valorisé dans la société si vous êtes si vous traitez mal votre enfant d'une certaine manière, c'est-à-dire si vous le si vous le le mettez enfin si vous êtes autoritaire, si vous êtes voilà et pareil sur le corps des femmes, vous êtes valorisé dans la société si vous avez des conquêtes multiples. En fait, c'est ça. Et ça des conquêtes multiples, ça veut dire avoir accès au corps des femmes et se servir dans les femmes qui sont à disposition. C'est ça Sabrina et ensuite Sabrina. Oui. Non, c'est rapide.

Je fais un petit parallèle parce que ça c'est tellement frappant. Je vais pas ouvrir un débat mais la question de la fessée est interdite. Quand je mets en parallèle, je dis pas qu'il faut attention hein, mais je me dis par rapport à ce que vous dites, c'est c'est J'en perd mes mots, vous voyez, c'est c'est tellement grave en fin de compte de un omerta mais c'est c'est comme si tout était imbriqué en fin de compte. Et après, encore une fois, je ne dis pas qu'il faut violenter, mais des fois pour une fessée, on va vous dire, on va vous expliquer alors qu'on a des sujets extrêmement grave.

Euh et quand je mets ça en parallèle, c'est pour ça que ça me saute aux yeux, je me dis mais en effet, c'est incohérent. Maintenant, vous parliez tout à l'heure, on parlait tous d'ailleurs de responsabilité, donc de déplacement de responsabilité puisque c'est des renvois de balles permanents en permanence. En l'occurrence euh je crois qu'à ce jour, à mon humble avis, euh plutôt que de pointer une responsabilité, c'est des solutions pour une chaîne de protection euh cohérente des formations. Des formations, on en a parlé donc la prévention, ce que disait Lièffire Epstein, les dossiers seront ouverts quand ?

Fireste enfin vous l'avez lu le dossier qui est sorti dans Society il y avait un recrutement en France c'estàd que et il y a et aujourd'hui on ne sait pas ce qui va devenir de cette affaire en fait c'est en ça que oui la justice c'est le dernier maillon et c'est le maillon le plus visible et il dysfonctionne mais en fait il y a tellement de dysfonctionnement tellement de dysfonctionnement et je rappelle que le la meilleure gestion d'une violence sexuelle c'est d'empêcher qu'elle se produise. Et parce qu'une fois qu'elle s'est produit, c'est déjà trop tard et donc il va falloir vraiment transformer nos sociétés, nos famille, nos collectifs partout pour que ces violences ne se produisent pas.

Mais madame Russo, j'ai juste une petite question, ça dure même pas 30 secondes. Madame Rousseau, je voudrais juste vous dire, on est d'accord que ce sont pas des erreurs judiciaires, ce sont des habitudes judiciaire que mais c'est vrai un système institutionnel relation qui est hérité d'une histoire politique, culturelle, historique même qui qui qui découle d'un temps très ancien on avait jusqu'à encore récemment des mesures du code napoléonien dans notre code civil où l'enfant n'était pas il y a quelques années, l'enfant n'était pas n'était pas assimilé juridiquement à un humain, c'était un objet.

Il y avait le patters familias, la puissance paternelle en Suisse qui conférait le le droit de vie ou de mort au père sur son sur son enfant. Ça a mis mais des siècles avant d'être aboli cette pratique là. Ça a mis des siècles. L'interdiction des châtiments corporels dont dont tu parles, c'est 2019 dans le code civil. Alors ça l'interdiction des violences à l'encontre des enfants évidemment est bien antérieure au pénal au niveau civil. L'exercice de ce qu'on appelle d'ailleurs l'autorité parentale alors qu'on devrait plutôt appeler ça la responsabilité par 2019. Donc on a vraiment tout un travail de déconstruction à opérer dans ce pays.

La sacralisation des des liens du sang, la la place des enfants dans tous les espaces publics, dans tous les espaces de la société qui n'est absolument pas adapté à leur réalité.

la question enf voilà et ça c'est un travail de longue haleine qui commence à s'opérer parce que il y a quand même j'ai envie de dire une bonne nouvelle c'est que le seuil d'intolérance des Françaises et des Français à l'égard des violences faites aux enfants augmentent je dis pas qu'on est encore à un niveau satisfaisant mais on a quand même de plus en plus de personnes qui aujourd'hui se révoltent de cette situation ce qui n'était pas le cas moi j'observe la situation depuis plus de 10 ans maintenant ce qui n'était pas le cas il y a encore 5 ans. Je pense que le mytho incest a vraiment permis de de créer une culture malgré tout dans la société de protection des enfants.

En tout cas une vigilance plus accru et on le voit notamment dans le nombre d'appels passés au 119 qui est le numéro national pour l'enfance en danger. D'ailleurs que n'importe qui peut appeler s'il est témoin ou s'il a une inquiétude pour un enfant qui pourrait être victime de violence.

Il faut pas forcément avoir de preuves he une inquiétude suffit à déclencher l'alerte et cette alerte se passe quoi derrière pardon mais concernant Jérôme Bar signalement connu 2020 procédure disciplinaire 2021 licenciement 2022 première plainte conation mineur 2024 classement sans suite été 2025 nouvelle plainte juin 2026 affaire Liana juin 2026 nouvelle plainte après la médiatisation parler de repérage Sabrina Sabrina voulait Sabrina Bout voulait s'exprimer oui c'est vrai parce qu'en fait l'affaire Liana réellement c'est une blessure collective On le vit tous comme ça parce que vous le dites tous très justement.

Ce qui choque vraiment au-delà de l'idée de de l'individu qui a fait cet acte là, c'est vraiment le système de protection qui n'a pas empêché en fait l'irréparable. C'est on sent on se sent tous en fait dans une injustice et c'était très intéressant de voir le discours de monsieur d'Armanain suivi de celui de Rosa parce que là on tombe sur un paradoxe en fait. Tout le monde considère que les enfants sont notre priorité mais une priorité ça se mesure au moyen qu'on lui consacre.

Et là, vous en parliez tout à l'heure et très justement, quand on regarde l'état de protection de l'enfance, la pédo euh psychiatrie comme tu l'en parlais aussi tout à l'heure Sabrina, en fait, on voit qu'il existe en fait encore un écart entre les discours et les actes et encore une fois, voilà, les les les institutions euh sont totalement débordées. Il y a vraiment des lacunes et je pense que c'est le fond du problème. Pablo, Pablo, c'est vrai que c'est choquant. Je suis désolée. Quand on voit ça sur les réseaux sociaux, on a même pas envie de l'intellectualiser sa tête là. Je peux plus. On on se dit non. On se dit d'ailleurs à propos de la photo la photo.

Moi j'ai pas compris pourquoi la plupart des médias utilisaient une photo de lui jeune. Bah il le il le protège non encore non je pense pas. Faut pas devenir quelquun la réponse preneur. Mais c'est vrai que on est beaucoup sur les réseaux à se poser la question. Voilà, on le voit il y a une photo du miuse jeune qui a été utilisée et alors que bah la photo justice considère qu'on ne doit pas s'appuyer sur un faciè pour donc en fait qu'il soit jeune ou ça ne change. Oui mais maintenant il faut les il faut les afficher comme ça parce que c'est pédophiles. Je suis désolé je suis même pas pédoin pédophile ils ne sont pas passés à l'action. Le pédocriminel passe à l'action.

Non surtout pédophile ça veut dire qu'il aime les enfants. Or quand on viole un enfant on l'aime pas. Voilà exactement.

Mais ce que je veux dire c'est que les pédo criminels comme ça, on doit les on doit les afficher parce qu'il faut comme ça c'est une prévention aussi c'est de se dire voilà attention à ce monsieur Pablo qu'il sera pas en prison tout à l'heure Sandrine a parlé d'une elle a dit elle a commencé en disant l'affaire Liana c'est potentiellement une énorme déflagration ça peut être une énorme déflagration dans notre société je pense qu'elle a raison parce que en fait on est il aussi à rappeler l'histoire en fait de cette pédocriminalité de ses de ses de ses yeux en fait ça fait quand même assez longtemps en fait qu'on On ouvre les yeux sur les crimes pédocriminels, hein.

Dès le 19e siècle, dans les journaux, il y avait des chroniques en fait sur alors on appelait ça des attentats à la pudeur mais il y avait des chroniques et ça ça faisait des énormes scandales dans les journaux lorsqueon apprenait que tel curé avait violé tel gamin de de 8 ou 9 ans. Enfin donc c'était ça ça existait déjà. On a mis après en en lien ben notre arsenal législatif avec la la réalité de ce que pensait la société de ces crimes. Euh genre le passage de attentat à la pudeur à genre agression sexuelle euh sur mineur, c'est que en 1994. Donc c'est quand même assez tardivement. Et après, il y a eu plein d'autres lois.

Le problème, c'est qu'il y a toujours une tension en fait entre la proposition de ce qu'il y a dans nos lois, de ce que fait l'administration et de l'état de de la société. Et en fait les gens, la raison pour laquelle tu as des dizaines de milliers de gens qui sont allés manifester devant les tribunaux, c'est qu'en fait ils ne ils ne comprennent pas pourquoi ça fait 10 ans en fait qu'il se bat comme un comme un comme un fou en fait sur ces questions-là. Et genre et et il y a de plus en plus de gens tout le monde est d'accord avec les tout le monde genre 100 % genre et les gens ne comprennent pas pourquoi aujourd'hui en fait ça bloque encore.

Hélas je pense que c'est aussi à mettre dans en fait c'est toute notre société qui doute de tout.

Enfin, je veux dire, elle on est là le réchauffement climatique, ben on voit pas trop comment on va ré Sandrine Sandrine et après on va regarder une vidéo justement une image forte avec la statue une statue devant le tribunal de Hondire ce qu'a dit Gérald Narmanin le celui qu'on a entendu tout à l'heure, il a dit "J'ai demandé au au policiers de regarder les connexions au sites pédopornographiques de la dernière semaine et il y avait des connexions à des sites pédopornographiques dans chaque rue de chaque village de France." Et en fait, c'est ça qu'il faut comprendre, c'est que c'est un crime de masse. C'est c'est un un délit de masse. C'est systémique dans notre société.

Et donc c'est et forcément qu'il y a une société entière qui est organisée sur la silenciation des victimes et sur la minimisation de cette parole. Sinon, on n serait pas là. Voilà. Non, mais c'est ouf hein. C'est ouf. Vous savez qu'on est le 5e hébergeur européen de contenu pédopornographique en France. Le 5e et c'est pour ça qu'on peut pas axer toutes les solutions sur le répressif. C'estàd que quand c'est aussi que ça, il va falloir un moment donné qu'on regarde la réalité en face. On va pas construire 1000 prisons cette année pour enfermer tout le monde. C'est impossible en fait. On pourra pas s'attaquer à la racine.

Pour certains influenceurs, pardon, pour certains influenceurs, la solution c'est la peine de mort. Il ils le prennent. On va regarder une vidéo d'un influenceur qui est très ancré sur ses positions. Il s'appelle Jonathan Matijas et ils sont pour la peine de mort ou la castration chimique pour les pédophil. chque on regarde et vous pourrez réagir. Je vais prononcer des mots qui font peur, des mots que les partis politiques évitent, [musique] que certains médias refusent de mettre sur la table, que des associations ont refusé que je prononce devant un palais de justice.

Mais ces mots que beaucoup de familles ont dans le cœur ne devraient faire peur qu'à une seule [musique] catégorie de personnes, les agresseurs. Les peines planchées, la castration chimique. Et oui, la peine de mort. Et oui, la peine de mort. Et oui, ça vous fait réagir ? Yes Sandrine, enfin évidemment que ce n'est absolument pas ma position et j'y suis farouchement opposé pour plusieurs raisons. D'abord parce que c'est une question de droits fondamentaux. Il y a le droit à la vie qui a un principe sacré qui un principe fondamental sur lequel on ne peut absolument pas déroger. D'autre part, on n'est pas à l'abri d'erreurs. La peine de mort, c'est irréversible.

Il y a parfois des erreurs judiciaires. Donc il faut aussi regarder cette cette réalité en face. Et puis surtout dans tous les pays qui ont encore en vigueur la peine de mort, le taux de criminalité est beaucoup plus élevé que pour les pays abolitionnistes. Donc la peine de mort n'a jamais été dissuasif en réalité. C'est ça toutes les études concordent pour l'affirmer. Donc je ce n'est pas la solution la peine de mort. Vraiment moi je voudrais parler de la castration chimique parce que c'est une solution qui est apparu là dans le débat politique. Il fallait la castration chimique. Mais la castration chimique c'est une réponse trop simple et inefficace.

Je veux dire un un mec comme le Squarneck encore une fois la plupart du temps, il le faisait avec les doigts la castration chimique qui gardera ses doigts en fait. Ah ben on lui comprend pas. Oui mais non mais en fait c'est pas possible. C'estàd que encore une fois ça n'est pas une question de pulsion sexuelle. Ça n'est pas une question de pulsion sexuelle, c'est une question de vouloir écraser et dominer l'autre la violence sexuelle. Donc en fait, vous pouvez mettre toute la castration chimique que vous voulez. Si la personne veut [raclement de gorge] écraser autrui, il le fera quand même.

Il le fera avec les doigts, il le fera avec les points, il le fera, peu importe, mais il le fera en fait. Et et donc c'est enfin pour moi c'est vraiment la fausse bonne idée une histoire de la castration chimique. Toi tu es pour ça. Bah oui parce qu'en fait on est en colère donc on essaie de trouver tout ce qui pourrait leur faire mal parce que pareil je suis pas pour la peine de mort parce que voilà je suis pareil pour les droits fondamentaux et tout ça mais euh il y a un moment où quand j'entends Ah bah maintenant il va avoir la perpétuité. Comment ça manger, avoir un iPhone, regarder la télé sur les impôts des français ? C'est ce qu'il a dit le cornus. C'est ça.

Il a parlé de perpétu a parlé de perpéité pour les pédo criminel alors que c'est 20 ans. Je crois pas la comparaison pardon avec les iPhones. Non mais parce que en prison Oui mais en prison c'est pas le club M. Ah bah oui d'accord c'est pas le club M mais pour certains c'est quand même ça reste quand même on est c'est c'est viable quoi. Lolandais il a pu se reproduire par exemple le le taux de surpopulation carcérale il est en France phénoménal. Mais bien sûr pourquoi ? Parce qu'il y a plus de dealers que de pédophile. Pourquoi il y a plus de dealers que de pédophile ?

Je suis entièrement d'accord pour la priorisation de la réponse pénale, on aura un intérêt à agir sur d'autres sur d'autres crimes peut-être. Oui, d'accord. Mais prison, j'insiste, c'est vraiment pas pour le coup, c'est pareil. Ça fait partie des fantasmes comme ça qu'on peut véhiculer dans la société. Ce n'est absolument pas le kilomètre sans pure population phénoménale, des matelas au sol, des rats qui peuvent vous traverser dans la nuit canicule pour criminel. Mais surtout ce n'est pas enfin c'est se donner bonne conscience que de les enfermer ça, c'est ne pas regarder notre responsabilité. collective dans ce qui s'est passé. Et donc il y a des droits humains.

Ces droits humains s'appliquent et euh moi je suis aussi farouchement opposé à la peine de mort pour les raisons qui ont été évoquées par l'IS. Mais encore se dire on va aller sur du tout répressif les enfermer 5 ans de plus ou 10 ans de plus ça c'est éviter le vrai problème qui est quelles ont été toutes les responsabilités jusqu'à la mort de Liana. Mais madame Rousseau moi je suis maman et je vais parler au nom du peuple. Je vais parler au nom du peuple. Pourquoi je vais parler au nom du peuple ? En tant que maman ou même pas même pas besoin d'être maman. Vous savez que ce qui va ce qui va se passer. Vous savez, moi si on avait touché à mon fils aujourd'hui, il a 19 ans.

Mais si on avait touché à mon fils, j'aurais été fière même d'aller en prison. Je le tue. Je vous mens pas. Je le tue. La personne qui touche à mon fils qui qui lui fait du mal parce que ça brise une vie. Mais c'est pour la vie en fait. Psychologiquement l'enfant ne s'en remettra jamais. Mais et et pourquoi tu dis ça ? par mais parce mais parce queon se sent enfermé, on sait pas quoi faire. Qu'est-ce qu'on va faire ? Moi, je voudrais quand même dire aux enfants qui ont subi des agressions et des viols que ils peuvent avoir une vie adulte et que cette vie adulte grâce aux soins maintenant, grâce à l'accompagnement peut tout à fait être bien.

Ça sera pas comme s'il ne s'était rien passé mais ils peuvent vivre avec ça et c'est important de le poser parce que vu le nombre de personnes concernées, il est aussi important de leur donner l'espoir que lors va va peut-être guéri. Donc ça voilà, ça c'est une première chose. La deuxième chose, c'est que je comprends qu'on soit en colère et moi je vais vous dire si j'avais si mes enfants si j'avais appris que mes enfants avaient été agressé et violé, j'aurais aussi eu une réaction évidemment très forte et j'aurais aussi évidemment sans doute voulu m'en prendre à la personne qui leur a fait du mal.

Mais en fait, on a une justice précisément euh pour ça et aujourd'hui cette justice dysfonctionne. Mais là où je vais là où on a un problème, c'est que si on commence à ouvrir les dossiers des violences sur les enfants, mais aussi euh des viols sur les femmes et cetera, la quantité qu'il y a ne n'est pas en ne peut pas être traité par la justice telle qu'elle est actuellement. Donc en fait, il va falloir mettre des moyens considérables sur la justice. Il y a quatre fois moins de procureurs que dans la moyenne nationale. C'est zéro 25 % PIB et c'est 10 milliards chaque année. Alors pour vous donner, je vais vous donner juste une comparaison.

Le système de protection de l'enfance, donc l'aide sociale à l'enfance en France c'est 12 milliards pour 400000 enfants. D'accord ? Et c'est déjà pas assez. Vous connaissez sûrement l'état de l'aide sociale à l'enfance. On est très loin de ce dont on a besoin. La justice pour l'ensemble des citoyens et des citoyennes de ce pays, c'est 10 milliards. C'est 2 milliards de moins que le budget que l'on accorde à l'aide sociale, à l'enfance. Don le problème, il est enfin le problème c'est aussi la tune. Parlons parlons clairement.

Oui, mais pour moi la tuneur pour 100000 habitants pourquoi nous enfant parce que parce que chaque année les députés siègent à l'Assemblée nationale, votent le budget et ce budget n'est pas suffisant.

Mais les enfants ça devrait être le plus important sur Non mais attends mais Anissa là le cornu là qui a à la télé là le cornu il a décidé genre de geler une partie des des crédits pour l'année prochaine comme ça parce qu'il trouvait que vraiment on dépensait trop et la justice est impactée par des baisses 114 millions en moins pour pour la pour la justice cétait il y a quelques mois jours av n'oubliez pas que derrière il y a la question de l'exécution des décisions parce que il suffit pas juste de juger dans son dans son bureau ou en salle d'audience Il faut ensuite que les administrations soient en mesure d'exécuter ces décisions.

Moi je le vois, je vous redonne l'exemple de l'aide sociale à l'enfance parce que c'est celui que qui me touche le plus. Mais on a, je vous le disais tout à l'heure, 200 enfants victimes de maltraitance par jour qui franchissent la porte d'un commissariat ou d'une gendarmerie. Chaque année, il y a des milliers de juges des enfants qui ordonnent des mesures de protection, c'est-à-dire l'extraction de l'enfant de son de sa famille he pour pour sauver sa vie. Euh et bien faute de place à l'aide sociale, à l'enfance, ces mesures judiciaires ne sont pas exécutées.

Le syndicat de la magistrature estimait qu'il y avait 3000 enfants aujourd'hui qui attendit chez eux en danger que quelqu'un vienne les chercher. Et pendant le Covid, on en a renvoyé dans des familles incesteuses. Et comment on va faire pour s'en sortir là ? Sabrina Zira, Sabrina Zira, ensuite Sabrina. Fou quoi. En fait, c'est une question de priorité aujourd'hui et c'est la première fois en France, le budget de l'armée est supérieur au budget de l'éducation nationale. Et ben c'est un problème, je suis désolé, c'est pas grave. Sabrine Sabrina, j'en ai marre. [rires] Ah ça m'énerve Sabrinave. On pourrait en parler pendant des heures.

Je vais me permettre, je vais faire enfin je sais pas si c'est un recentrage. Moi je j'ai dit un mot tout à l'heure à Iliè. Ouiè. Voilà. J'ai parlé de formation. Alors, formation c'est essentiel et moi je vais pas on va dire surdévelopper parce que pas maintenant mais je vais parler de deux axes. Pour moi, il y a les professionnels avec toutes les institutions parce qu'on a beau on parle de moyens, on parle de tout ça mais s'il y a pas de changement clairement ça ne sert à rien. Donc il y a deux axes. Il y a les professionnels, les institutions et il y a à mon humble avis la parentalité qui est une véritable fiche de poste et qui demande d'être accompagnée. Elle ne l'est pas.

Or, dans les situations de mise en danger et qui montent en escalade, bien souvent, il y a les violences psychologiques qui sont certes invisibles à l'œil nu, les violences physiques sexuelles, mais ce qui est très grave, c'est que la parentalité, je dirais, excusez-moi le terme, elle mérite d'être structurée, accompagnée pour pouvoir éviter euh et dans certains cas, ça va très loin et c'est très grave, d'autres violences. Je sais pas si vous me suivez dans dans mes explications. Il y a donc deux axes. Ces deux axes sont essentiels et ça devient urgent.

Donc en fait au-delà des moyens, bien sûr qu'il faut des moyens, bien sûr qu'il faut tout ce que ce qu'on vient de citer, mais là on dresse un état des lieux qu'on connaît tous, on pourrait le répéter encore et encore mais je crois qu'il faut être maintenant dans des plans d'action. Donc là c'est très clair. Et des plans d'action interministérial. Je suis complètement d'accord.

C'est tout on peut plus de fonctionner dans des logiques de travail en cloisant toutes les politiques publiques d'un côté l'éducation nationale de l'autre le ministère de la justice jeunesse et sport là-bas les affaires sociales de l'autre côté arrêter de vouloir que son nom soit sur la politique publique ou la loi là on est dans un concours d' en ce moment c'est délirant oui puis on a plus le ministère de l'enfance donc j' plusieurs problèmes réglés il y a plus personne mais comment le gouvernement va calmer les gens là comment il va les calmer parce que vous savez que là la moi je pense qu'on est au début d'un truc Exactement, c'est ce que je suis en train de dire mais vraiment moi ce qui me fait peur c'est qu'il y a la coupe du monde et ce qui me fait peur c'est que malheureusement bah ouais bah que dans de semaines on oublie alors que ce soit ce soit on est habitué à l'émotion de 3 semaines ça c'est c'est récurrent que ce soit Bam ça avait choqué l'opinion il y a eu une commission d'enquête on l'a oublié les dysfonctionnements de l'aide social à l'enfance pareil on a eu une commission d'enquête on l'a oublié les affaires enfin tout ce qui mis tout inceste on l'a oublié moi c'est ce que j'appelle l'émotion de 3 semaines et je dirais Là-dessus, il va falloir qu'on fasse tous preuve de discipline pour le coup et qu'on se dise à un moment donné réellement stop que à chaque fois on peut pas reproduire les mêmes schémas nous en tant que citoyens en tant que citoyenne en s'alarmant en faisant trois postes sur les réseaux sociaux pendant de semaines et puis ensuite le mois d'après complètement oublié avant la prochaine affaire qui va reproduire le même processus.

Exiger des comptes de vos élus. Allez aller dans leur permanence dans vos départements, c'est très bien d'aller devant les tribunaux continu sur les réseaux sociaux parce qu'on voit beaucoup l'indignation sur les réseaux sociaux et elle est normale cette colère, il faut la sortir. Exactement. Mais demandez-leur de rendre des comptes. En fin d'année, les députés Sandrine notamment et les autres vont voter le budget. C'estàd que ils vont prendre des décisions absolument considérables pour l'avenir du pays, mais pour la protection des enfants aussi.

Madame Rousseau B la protection des enfants dépend du budget notamment qui sera voté en fin d'année mais évidemment Sandrine fait partie c'est des P qui s'investissent à fond énormément làdessus hein ça je m je je [rires] le vois je l'ai vu mais en fait le truc c'est en commission tu avais craqué oui parce que moi j'ai fait une commission d'enquête sur les violences sexuelles dans la culture et c'est en ça que je dis à l'assemblée en fait il y a aussi plein de commissions d'enquête qui se cumulent et c'est comme si on on se tapait dans un contre un mur sur le sur le gouvernement qui veut pas entendre mais là je crois Je crois que la colère est telle que ça ne va pas pouvoir se refermer aussi facilement.

Et en fait, je voudrais aussi dire aux gens qui nous écoutent que c'est aussi des questions priorité budgétaire. C'estàd que aujourd'hui, on a voté 36 milliards de plus sur l'armée alors qu'on avait déjà le budget de l'armée le plus important d'Europe. Et en fait, il faut aussi pas être dupe du bourrage de crâne qu'on nous fait sur l'importance d'investir dans l'armée. Et cet argent-là, il est pris sur l'éducation nationale, il est pris sur la justice, il est pris sur le travail, il est pris sur la santé, sur les hôpitaux, sur la santé. Et donc en fait à un moment c'est aussi un projet de société. Quel projet de société on veut ?

Est-ce qu'on veut mettre tout notre argent sur l'armée ou est-ce qu'on veut retrouver une société euh qui prenne soin de nos enfants, qui euh aient des services publics, où l'école soit un lieu safe et cetera ? Et en fait ça bah c'est en 2027 que ça va gérer. Mais en fait il faut aussi poser la question politique, c'est-à-dire que quelle société nous voulons ? Est-ce que nous voulons du tout sécuritaire et de l'armée ou est-ce que nous voulons une société qui investit dans la prévention, dans la protection et dans l'accompagnement ? Bah c'est en 2027 que ça va jouer et ça nous et le pire c'est que enfin c'est c'est une bonne nouvelle.

En investissant dans l'enfance financièrement, en injectant de l'argent dans notre service public, dans tous les services publics qui vont pouvoir aider les enfants quel qu'ils soit, on récupère de l'argent derrière. Je vous rappelle que un enfant victime de maltraitance et une étude qui avait été publiée dans Elon 7 il y a il y a 2 3 ans perd en moyenne 20 ans d'espérance de vie. Donc ça veut dire que déjà il y a un il y a évidemment un coût humain qui est qui est phénoménal et puis il y a un coût pour la société, il y a un coût économique qui n'est pas négligé.

Pour un euroinvesti, on en récupère le double si on prend soin de nos enfants en somme si on arrête de les maltraiter et qu'on met autour d'eux euh tout un tout un système de protection qui va garantir leur développement, leur bien, la satisfaction de leurs besoins fondamentaux. Donc c'est pour ça qu'on parle beaucoup d'argent là depuis tout à l'heure, mais quand on vous dit que c'est un point essentiel, c'est qu'on le constate tous les jours dans des services publics dès l'abri qui nous coûtent beaucoup plus euh aujourd'hui. Sabrina et c'est l'année de la santé mentale, je vous rappelle pour information. C'est vrai. Vous mettez en fait en avant euh beaucoup de failles du système.

En effet, juste pour rappeler l'affaire de Liana. Le 11 septembre dernier, la fille de Rosa donc a eu ses expertises médicaux donc qui attest de liaison compatible avec du coup ce qu'elle avait dit. Donc les V euh à répétition et pourquoi pas de garde à vue à ce moment-là parce qu'il y a beaucoup de manquements en fait du côté de la justice et notamment sur cette affaire. Je pense que c'est pour ça c'est pour ça que çaur de H expliquer que les en sont toujours entendu à la fin. Mais ça c'est mais c'est dur à entendre. Ce qui s'est réellement passé c'est que la procédure de Rosa a été transférée par courrier postal hein au quartier DOH depuis le parquet de Toulouse donc le 28 octobre 2025.

Pe envoyer les dossiers. Oui exactement. Donc pourquoi déjà elle a pas été envoyée par mail euh en le squ le squarnec c'est pareil on a un vrai problème. Non mais enfin vraiment mais vous rigolez la la procureur de H on va l'écouter comme ça ce sera bien clair pour tout le monde. Regardez il a été tout d'abord retrouvé trace d'un renseignement judiciaire établi par la gendarmerie en décembre 2017. La gendarmerie a été saisie par la mère d'une jeune fille de 17 ans, venant de découvrir que sa fille entretenait une relation depuis quelques mois avec un homme majeur. Aucune infraction n'était susceptible d'être caractérisée.

En effet, son âge, 17 ans au moment des faits, ne permet pas de présumer une absence de consentement. Ce renseignement judiciaire a donc fait l'objet d'un classement sans suite par mon parquet en février 2018. Une procédure le mettant en cause a été reçue au parquet d'Och en janvier 2024. Elle avait été ouverte à la suite d'une plainte déposée au commissariat de Betun en 2022 pour des faits de viol sur mineur de 15 ans commis courant 2020 à montruc sur Gers au domicile du mise en cause. Dans le cadre de cette procédure, une mineure née en 2013 a dénoncé un fait de viol.

Les actes d'enquête diligentés, notamment le rapport d'examens médicaux légal, l'examen psychologique et les témoignages recueillis n'ont pas permis d'étayer suffisamment ces déclarations. Cette procédure a donc fait l'objet d'une décision de classement sans suite le 28 mai 2024. pour le motif que l'infraction était insuffisamment caractérisée. J'en arrive à la procédure qui était en cours au moment de la disparition de l'iana. Cette procédure a été initiée en août 2025, le 22 août 2025, par le dépôt de plainte de la mère d'une mineure née en 2014.

Le 27 août 2025, l'enfant a été entendu et a dénoncé des faits de viol qui auraient été commis sur sa personne par le mise en cause entre septembre 2024 et mai 2025 au domicile de ce dernier dans le Gers. Le 23 janvier 2026, une attache téléphonique a été actée entre la gendarmerie et le parquet Doch, au terme de laquelle il a été prescrit par le magistrat un certain nombre d'actes d'enquête complémentaires, notamment un complément d'audition de la maire de la mineure, des auditions de témoins, des réquisitions téléphoniques. Il était prescrit à l'issue de ces actes d'enquête un placement en garde à vue du mise en cause pour audition.

Cette enquête était en cours au moment de la disparition de Liana. Je tiens à vous informer que dans le cadre de l'enquête en cours qui portait sur l'enlèvement et la séquestration de Liyana, un dirigeant d'établissement scolaire a spontanément contacté la gendarmerie le 31 mai 2026 pour signaler que le mise en cause avait fait l'objet d'un licenciement initié en 2020 alors qu'il était employé par la région Occitanie comme agent d'entretien. Licenciement initié en raison d'une relation inappropriée avec une lycéenne. On boute tous hein. C'est normal. Est-ce qu'il faut sanctionner les magistrats lorsqu'un signalement ignoré débouche sur un drame ?

En fait, ce qui est vraiment extrêmement grave Ouais. Ouais. Non, c'est choquant parce qu'en fait cette enquête, elle a été mise dans la main de la plus petite subdivision en fait qui existe en gendarmerie, c'estàdire la brigade territoriale. Donc il y a pas de proximité qui a pas du tout l'habitude de gér sanctionner les magistrats quand ça débouche sur un drame. Mais il y a pas que les magistrats parce que c'est bien beau de taper toujours sur les mêmes. En vérité, c'est tout un système où ils ont pris l'habitude de réagir comme ça quand on voit c'est eux qui décident de classer affaires. Pourquoi ?

Pourquoi la région Pourquoi la région Occitanie alors qu'ils ont licencié le mec pour comportement inapproprié vis-à-vis d'une mineure 17 ans c'est mineur pourquoi ils n'ont pas fait un article 40 c'estàd pourquoi ils n'ont pas signalé au procureur qu'il licenciait cette personne pour comportement inapproprié sur mineur en fait c'est ça le sujet c'est que oui là on va on va tous taper sur la gendarmerie d'oche on va tous taper sur la procureur d'oche parce que évidemment il y a des dysfonctionnements et elle a pas été à la hauteur. La gendarmerie a pas été à la hauteur, il y a pas de doute là-dessus. Mais ils sont pas les seuls. Oui, ils sont pas les seuls.

Et vraiment, comment se fait-il que la région Occitanie, c'est Carole Delga, pourquoi ils n'ont pas fait d'article 40 alors même qu'ils ont licencié le type ? Donc ça veut dire qu'ils savaient ce qui s'était passé. Ouais, c'est ça. Donc c'est pour ça. Et comment on peut expliquer aussi par exemple, je vais prendre l'exemple de Karine Jambu. Vous voyez Karine Jambu, c'est que c'est la pauvre victime qui s'est faite violer de ses 5 ans à ses 7 ans des centaines de fois. Qu'est-ce qu'elle apprend ? Il y a pas longtemps, il va son son violeur sort 8 ans après. Est-ce que ça c'est normal ? Moi je comprends pas.

C'est c'est-à-dire qu'on les laisse ressortir comme ça facilement comme si la personne elle avait oublié. Oh bah ça y est, il a fait elle a il a fait 8 ans maintenant ça y est c'est excusé. Il y a tout un travail au fait à faire aussi parce que souvent les victimes sont même pas au courant. Mais ils sont pas au courant et ils sont pas préparés forcément de la je reviens sur l'acteur Jacques Boanich que vous avez vu dans plus belle la vie. Moi, je vais en parler aujourd'hui. Je vais même pas je vais même pas rigoler. Il a été condamné en appel pour avoir abusé de sa fille et de la et de la fille de son ex. Il a été condamné à 1 an de prison ferme. Allô Pablo, tu comprends ?

C'est normal hein l'émotion. La colère d'Anissa on la ressent tous cette colère-là. Oui. Bah le la République elle fait une promesse à tous les gens qui la qui la composent. Cette promesse c'est de dire vous pouvez changer. C'est pour ça qu'on a plus la peine de mort aussi.

C'est-à-dire que la peine de mort, ben en gros, on décide "OK, tu as tué, tu as violé, je sais pas quoi, la peine de mort c'est le coup préfal et genre tu ne peux plus changer." La promesse de la République, c'est de dire "OK, tu as commis des choses même absolument innobables comme les choses que tu as rappelé Anissa et ben en fait on va il va y avoir de la prison, donc un moment de privation de liberté, mais on va aussi t'accompagner pour que tu puisses changer." C'est d'ailleurs aussi le sens de la prescriptibilité.

C'est-à-dire que la prescriptibilité, c'est de dire "Bon bah en fait, au bout de 30 ans euh on n'est pas forcément la même personne." Donc des faits qui datent pareil, je je donne une date arbitraire, mais genre avant 30 ans, on était quelqu'un, on peut avoir commis y compris un crime horrible si c'est par exemple ça touche des enfants ou ça ou ça ça met en scène un meurtre. Mais 30 ans après, on est une autre personne. C'est ça la problématique de la République. Après, on peut décider que la République, c'est autre chose et que la République, elle donne des choses genre de de façon lapidaire et absolument finale.

Moi, je pense que il faut plutôt essayer de croire que les gens peuvent changer et y compris, et c'est hyper dur mais y compris pour moi de le dire, y compris les violeurs, y compris les tueurs dans les circonstances les pires que on peut les accompagner. Pour ça, il faut se donner les moyens de les accompagner parce que le problème c'est que en prison, le plus souvent les les pédocriminels, on les met en prison. Mais genre, il y a aussi des des des injonctions de soins et cetera qui sont faits par ou bien enfin par les juges. Mais le problème c'est que c'est jamais par expliquer ça à un parent. Oh ben le violeur, il a changé, t'inquiète pas.

Non, je suis désolée, il y a pas tout à l'heure le parent, tu as raison Anissa. Le parent il veut tuer la personne qui a touché à son enfant. Mais oui, mais le problème c'est que en au au niveau de la société, on ne peut enfin moi je pense que on ne peut pas penser comme ça. Moi parfois j'ai envie de donner des coups à des gens, je ne les donne pas parce que genre je sais que le l'important aussi c'est qu'on puisse vivre. C'est très intéressant ce que tu dis et j'entends parce que du coup c'est aussi le contradictoire, on peut dire d'essayer de comprendre mais tout le monde ne peut pas être accompagné.

Je le crois profondément et là je vais m'avancer enfin m'avancer ou en tout cas donner mon ressenti ou ou mon analyse. Euh tout à l'heure je parlais de deux axes. Je parlais d'accompagnement à la parentalité car c'est une réelle fiche de poste en l'occurrence et c'est aussi une réalité. Il y a des parents euh comment dire qui pour accompagner ça nécessite peut-être de pas savoir mais de de de au moins, je dirais quand on n pas les clés mais d'accepter euh une aide, une pour structurer parce que c'est dur d'être parent. Je suis je suis en train d'expliquer en fin de compte que ça demande d'être accompagné mais tout le monde ne le veut pas.

Et les personnes qui ne souhaitent pas être accompagnées bien souvent euh c'est parce qu'elles ne veulent pas, elles ont des mécanismes, des mécanismes que certains donc vont parler de perversion, tout ça. Donc c'est des mots qu'on met mais du coup c'est compliqué d'accompagner certaines personnes. Il faut aussi le dire, on ne peut pas accompagner tout le monde et ce serait un l'heure de de Oui. Oui. Non, c'est sûr. On focalise le débat sur les sur les auteurs, sur ceux qui ont commis les crimes et encore une fois Oui. et encore une fois, on on ne se focalise pas là sur les victimes. C'est-à-dire que on va pouvoir demander des peines de prison supplémentaire, des délis allongés et cetera.

Mais la victime, elle est là, elle souffre et les politiques publiques qui sont les nôtres actuellement ne sont absolument pas adaptées à sa réalité. Pour enfin, il y a vraiment des enjeux, je pense, de revendication à remettre dans le débat public qui sont essentiels pour commencer à remettre la victime au centre de discussion.

des soins remboursés par la sécurité sociale notamment sans conditions de plainte de dépôt de plainte préalable parce qu'on sait tous qu'on a pas les mêmes moyens pour se payer des thérapies après avoir subi des violences des adaptations du temps scolaire parce que un enfant qui aura été victime de violence quelle qu'elle soit d'ailleurs he qu'elle soit physique, psychologique, sexuelle qui va être confronté ensuite à ces procédures judiciaires, si jamais il y a eu un dépôt de plainte ou si en tout cas l'autorité judiciaire s'est saisie d'elle-même, et bien c'est un enfant qui à l'école aura potentiellement des difficultés des difficultés qui devront être prises en considération avec une adaptation à agir et qui parfois même se sont pris le retour de bâton ce dont on parlait tout à l'heure et bien peut-être qu'il faudra faire venir à la maison une technicienne ou un technicien d'intervention sociale et familiale pour l'épaer parce que le quotidien peut être difficile à vivre et que il y a des choses peut-être à réapprendre en tout cas un étayage à avoir pour assumer sa fonction parentale de manière convenable.

Je dis pas que c'est définitif mais au moins temporaire. Voilà. Et tout ça c'est des choses dont on parle jamais quand on parle de violence, quand on parle de présentation formation, je me permets là s'il y a formation de la chaîne de encore une fois un un choix de société. Moi je voudrais aussi dire que parce que c'est un énorme sujet, les enfants qui ont été euh agressés et violés dans l'enfance, que deviennent-ils à l'âge adulte ? Donc là, on parle des soins nécessaires, mais que deviennent-ils vis-à-vis de violence dans leur propre famille à l'âge adulte ?

Et en fait c'est pour moi c'est aussi très important de prendre en charge des enfants dès qu'il y a connaissance des violences sexistes et sexuel parce que là il est possible que des enfants qui aient déposé plainte même quand il y a des mises en examen qui ne soient pas du tout suivies parce que vous le disiez tout à l'heure la pédopsychiatrie est en déliquence et donc il peut très je peux très bien qu'il y ait plein d'enfants dont on sait qu'ils ont subi des choses qui ont témoigné devant la police. Donc là vraiment on est dans un cadre très connu et pour autant la la la société ne fait rien pour eux.

Mais des enfants qui vont mal comme ça, en fait, c'est des enfants qui ne sauront pas forcément ce qui est bien, ce qui est mal, ce qui euh ce qui euh euh et la limite. Parce qu'en fait, il faut comprendre que pour dans une famille incestueuse, par exemple, et bien toutes les limites sont pulvérisées. C'est-à-dire que on on brouille le parent incestueur, donc celui qui viole ou celui qui agresse, brouille toutes les pistes, brouille toutes les limites pour faire croire que ce qu'il fait est normal. Et donc en fait, il faut presque tout réapprendre après ça, presque tout réapprendre et pour ça, on peut pas le faire tout seul ou très difficilement.

Il faut vraiment et li sa raison qu'il y ait des accompagnements pour réapprendre ce que c'est la limite, ce qui est normal, ce qui n'est pas normal. Est-ce que c'est normal d'être tout nu devant ses parents ? Oui. Non, dans quelle mesure ? Quand on lave, qu'est-ce qu'on a le droit de toucher, pas toucher et cetera ? En fait, c'est vraiment très important de replacer la limite parce que dans les familles incestuelles, même chez les enfants qui n'ont pas été eux-mêmes victimes, toutes les limites sont brouillé.

Et en fait, c'est ça fait le jeu des incestueurs parce que ces agresseurs là et bien ils utilisent ce flou pour dire "Mais t'inquiète pas, c'est normal, c'est au contraire parce que je t'aime, c'est au contraire parce que je t'aime." Combien dit ça ? Et vous imaginez après le rapport à l'amour qu'il peut y avoir aussi et la construction. Donc on est dans des mécanismes relationnels, c'est ce qu'on disait. En parlant de relation, on va se connecter tout de suite à Yannick qui était prévu sur l'émission. Mais c'est vrai qu'on on a beaucoup parlé, on s'est laissé discuter, converser, c'est super qu'on puisse faire ça. Yannick, merci d'être avec nous.

Yannick, c'est je je trouve ça intéressant de te donner la parole parce que tu tu as tu as partagé 2 ans ta chambre en internat avec le mise en cause Jérôme Barella et aujourd'hui on apprend que ce serait peut-être même une histoire de famille parce que le frère également de Jérôme Barella est mis en cause et a été en garde à vue. Le père également la femme de Jérôme Barella est accusée bien qu'elle bénéficie de la présemption des innocence d'avoir organisé des soirées pyjamas pour pouvoir permettre potentiellement à son mari d'accéder plus facilement à des situations qui sont criminelles.

Est-ce que c'était des red flag que tu avais vu toi qui a partagé 2 ans ta chambre universitaire avec Jérôme Barella ? Absolument pas. J'ai rien vu du tout de l'époque. Euh, il était comme vous et moi, quelqu'un de tout à fait normal à l'époque. 2 ans, tu as partagé sa chambre ? Ouais. Ouais. Ouais. 2 ans. 2 ans. Ouais. Tu connaissais son père, ses parents ? Quel ? Pas du tout. Je connaissais pas du tout. Je connaissais juste son frère euh qui a impliqué qui a pareil mais juste de vu son frère. Mais le reste de la famille, non, pas du tout.

Et qu'est-ce que ça qu'est-ce que ça t'a fait quand tu as découvert que tu t'es dit "Mais attends, mais j'ai partagé 2 ans ma chambre avec Jérôme et aujourd'hui j'apprends ça." Et ben écoute Sam sur le cul déjà parce que c'est une histoire qui touche toute la France et une histoire d'enfance ça fait mal, c'est douloureux, la pauvre fille n'a rien demandé comme d'autres enfants dans le monde entier n ne demandent pas ce genre de de sévice ou de de voilà et d'apprendre que c'est quelqu'un qu'on a connu et avec qui on a partagé 2 ans de sa vie matin, midi, soir pendant 2 ans, même si on s'était perdu de vue, il reste enfin est-ce que je peux encore dire ça aujourd' aujourd'hui oui je peux pas cracher dans le dans le sur une amitié ça a été une belle période de belle période de ma vie mais bon quand je vois au cœur d'un j'aurais préféré le voir pour un truc un peu plus plus plus joyeux plus fun que que ça qu après la la très grande force des agresseurs et des violeurs, c'est qu'ils cachent leur jeu et qu'ils se fondent dans la normalité hein.

Si vous avez un entraîneur de foot par exemple qui touche les gamins, ce sera l'entraîneur de foot le plus aimé du club de foot. Ce sera celui qui donnera qui accompagnera les les les gamins pour les ramener chez leurs parents. Donc qui soulagera les familles de faire ce trajet. Ce sera celui qui sera toujours disponible pour aller pour rendre service pour rendre service et cetera. Donc en fait, ils ont une espèce un peu comme peau d'an quoi. Ils ont une espèce de double peau et et ils mettent la peau sociale pour au contraire, c'est un truc d'invisibilité de des crimes qu'il commettent. Merci Yannick. Merci euh bah Yannick d'avoir été avec nous ce soir. Merci pour ton tort.

Pas toujours à vous. Merci. À bientôt. Ciao Yannick. Moi j'ai été amis avec des gens qui se sont avérés à être des agresseurs sexuels. Pas non plus 300 enfin mais deux. Et genre et à à postériori, je j'ai un grand sentiment de culpabilité parce que il y avait des indices. Ah mais il y a toujours des indices.

Oui mais donc c'était pas tu vois et je Oui moi c'était pas il pas d'emprise très important dans pas parlé de certaines choses mais le contrôle coeritif mais c'est pour ça qu'il faut éveiller la société dans son ensemble c'est que pour que tu vois les indices parce que les indices tu les vois à postériori c'estàd que quand tu revois la relation tu relis cette relation à l'ône de ce que tu de ce que tu sais mais en fait pour voir les indices avant la révélation des faits en fait il faut éduquer toute une sociétéou Oui. enfin propose systématiquement de ramener le l'enfant à la maison.

Et bien, il faut s'assurer que l'enfant ne soit pas seul avec lui, que l'enfant puisse parler s'il y a le moindre doute de la part de l'enfant, que en fait voilà et il faut pas non plus tomber dans une forme de suspicion permanente où on ne peut plus rendre service à personne, mais il faut quand même être toujours vigilant à ce que ça soit pas la couverture d'un violeur. On va être obligé de d'arrêter cette émission, ça va être vraiment le dernier petit point. D'accord. Madame Rousseau, quand on a un ancien juge, vous savez le juge de Dijon qui voulait offrir sa fille, vous êtes au courant de cette histoire ? Non. À des pédo criminels. Pourquoi il fait pas de prison ?

Pourquoi il fait pas de prison ? Mais il doit être en prison. Et pourquoi il y est pas ? Mais parce que ça dysfonctionne de partout. Maintenant, je voudrais juste dire des habitudes, c'est pas du dysfonctionnement. C'est bizarre. Oui, c'est c'est ce sont des dysfonctionnements habituels et donc c'est une forme de fonctionnement de la société. Maintenant, je voudrais juste revenir sur une chose que tu as d et et je le dis parce que c'est très important. Tu vois, plusieurs fois tu as dit cette petite fille, elle s'est fait violer.

Je voudrais dire que par exemple, on dit une petite fille, elle a été violée mais tu vois, tu te fais des œufs au plat mais tu as été violé parce que quand tu fais des œufs au plat, tu casses les œufs, tu as une action dessus. Quand tu as été violé, c'est quelque chose que tu subis. Et en fait, même dans notre langue, on est complice de la minimisation des violences que l'on subit. Donc tout cela, on parle pas de pédophile, on parle de pédocriminel parce que la pédophilie c'est ça dit qu'on aime les enfants. Or ceux qui violent n'aiment pas les enfants. Il les dominent, ils veulent les écraser. Ça n'a rien à voir.

Droit d'aimer les enfants mais un pédophile il aim le problème c'est qu'il y a le mot fil et fil ça veut dire aimer. Ah donc il devrait pas exister tout court le mot. En fait c'est un gros mot quand on dit pédophile c'est une manière de minimiser. C'est vous voyez il aimait trop les enfants. En fait il aime pas du tout les enfants. Il veut les écraser au contraire. Tu vois tous ces mots c'est tous ces motsl parce que notre notre langue elle est contaminée par la culture du viol et par la culture de l'inceste et de la merci Sandrine vraiment merci merci Sandrine merci Sabrina merci les chroniqueurs. Franchement merci de nous avoir éclairé c'était pas un sujet facile.

Moi j'aime pas faire des émissions avec des sujets comme ça. Je préfère quand on rigole sur d'autres choses. C'est important. C'est important. C'est important. Je sais. Allez, merci d'avoir été avec nous Ajatrice et à Jateur tout de suite générique et vous restez avec nous pour Jafter et on va dire au revoir à Sandrinet et Lies. On fait tout ça en direct. Voilà. Allez ciao. Merci beaucoup. Au revoir. Merci beaucoup.