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videoyoutube.com· 12 juillet 2026

Procès du RN : Jean-Philippe Tanguy assure que les Français "jugeront" Marine Le Pen dans les urnes

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

L'accord de cassation par l'intermédiaire de Rémi Hedt a dit qu'elle se prononcerait au plus tard début avril. Le premier tour, c'est le 18 avril. Donc si son rôle est d'infirmer ou de confirmer l'arrêt en appel, il n'en demeure pas moins que si son pourvoi est rejeté, sa condamnation sera définitive et elle devra alors porter un bracelet électronique dans les derniers jours de sa campagne.

Elle a toujours dit qu'elle ne ferait pas campagne avec un bracelet. Mais la campagne sera finie. Déjà, nous ne pensons pas que Marine Le Pen sera condamnée.

Ça a été peu compris par un certain nombre d'observateurs et surtout d'adversaires politiques. Mais c'est un coup de poker que vous faites. Vous dites qu'on ne pense pas, mais vous ne savez pas.

Non mais c'est-à-dire que Marine Le Pen, par définition, ça aussi ça a été moqué, alors c'est une évidence, c'est qu'elle est innocente. Donc elle pense qu'elle va pouvoir prouver son innocence. La justice en décidera.

Mais la cour de cassation ne se prononce pas sur le fond, M. Tanguy. Elle se prononce sur le droit, sur du juridique.

Oui, mais ça c'est un peu abscon, parce que si vous voulez, en fait, ce qui va être attaqué...

C'est la réalité. Non, oui, ce qui va être attaqué, c'est le centre de l'accusation, c'est le cœur de l'accusation, à savoir l'utilisation d'un article qui pour nous n'est pas adapté au cas de Marine Le Pen pour qualifier les faits qui lui ont été reprochés. Donc si cet article, l'utilisation de cet article tombe, l'accusation tombe, et au-delà du fait qu'on rejoue, on refait un procès d'appel, le cœur d'utilisation tombe.

Pour résumer, l'article dont vous parlez, c'est l'article qui dit que c'est de l'argent qui est pour des fonds publics pour de l'argent français, alors qu'en réalité, ça a été utilisé au niveau de l'Europe. Mais ça reste une mission de service public. Ce sera le cas de la cour de cassation devra décider.

Et de toute façon, Marie Le Pen, elle ira au bout, et comme elle l'a dit, les Français jugeront, non pas pour remettre en cause la décision de justice, Elle dit ce matin qu'elle ira au bout, même si la cour de cassation...

Elle l'avait déjà dit sur TF1. Elle la condamne définitivement, ça veut dire qu'elle fera d'autres recours pour éviter d'avoir apporté ce...

En tout cas, il n'y aura pas un changement de candidat dans les derniers jours. Évidemment non, Marine Le Pen. Évidemment non, ça va mieux en le disant.

Oui, il n'y a pas de difficulté à le dire, d'autant plus qu'on est tous ravis, heureux, que Marine Le Pen soit candidat. On fait ce pourvoi en cassation, mais même s'il ne m'est pas favorable, je continue quand même. C'est ça ce qu'elle dit.

Mais on prendra acte de la décision de justice. Vous savez, de toute façon, les Françaises et les Français, cette décision de justice, ils l'ont bien comprise. Parce que ça fait 12 ans, je crois, que ça dure.

On allait aux élections avec l'enquête, le soupçon, la première instance, maintenant l'appel. Les Françaises et les Français sont au courant, ont bien compris les enjeux, et ils jugeront, si je puis dire, Marine Le Pen sur le fond, en votant pour elle de manière très large. Mathieu Bocoté.

Mais pour ce qui est du procès, au fil du temps, votre discours à propos du procès a un peu changé. À un certain temps, vous disiez que c'est un procès qui a une dimension politique, c'est un procès politique. Diriez-vous encore aujourd'hui que c'était un procès politique de bout en bout ?

De bout en bout, non. On est revenu, que ce soit dans la tenue de l'appel ou dans le délibéré, à des considérations juridiques. Je suis désolé, lors de la première instance, il y a eu des incidents de séance.

Par exemple, le procureur ou la substitue, je ne sais plus, qui a un prévenu envers lequel elle demandait la relaxe, disait « ça me fait de la peine » ou « ça me fait trop de mal » de demander la relaxe, alors qu'il n'y a rien, c'était quand même un incident de séance. Vous avez un certain nombre d'attendus dans le délibéré de première instance sur l'invention du trouble à l'ordre démocratique, faisant de la candidature et de l'élection probable possible de Marine Le Pen un trouble à l'ordre démocratique qui n'existe pas dans le droit, une considération sur l'enrichissement partisan qui n'existait pas dans le droit. Il y avait un certain nombre de problèmes.

Et ce faisant, l'exécution, la condamnation avec exécution provisoire, qui a posé un problème, pour le coup un trouble à l'ordre démocratique, tant et si bien que la Cour d'appel est venue quand même corriger ce trouble réel pris contre l'ordre. Que la justice puisse dire une chose et à peu près son contraire d'un tribunal à l'autre, est-ce qu'il n'y a pas une part de subjectivité telle qu'aujourd'hui, on a moins besoin de juristes finalement que de cartomanciens théologiens ? Ce qui est certain, c'est que l'erreur judiciaire est toujours possible.

C'est pour ça que nos adversaires politiques, moi je ne remets pas en cause la justice, mais que nos avertures politiques, par opportunisme, aient totalement manqué, comment dire, d'à propos, de modestie, de réserve, quant à l'interprétation du premier jugement. Ça montre bien que l'état de droit, parce que c'est quand même, au-delà du cas de Marine Le Pen, je sais qu'elle-même, la première, ne veut pas de faire son cas une généralité, ça n'a pas d'intérêt. Mais par contre, politiquement, l'invocation de l'état de droit par nos adversaires en permanence, on voit bien que c'est de l'opportunisme, ce n'est pas de la sincérité.

Parce que quand M. Attal dit que c'est de la guérilla judiciaire que Marine Le Pen aille devant la cour de cassation, alors que c'est l'état de droit dans sa pure interprétation, on voit bien que ces gens, en fait, tout est politique pour eux. Enfin, tout n'est pas politique, tout est politicien.

Voilà, c'est, nous on parle de fond, eux, ils traînent, ils se pavanent dans les bas-fonds. Oui, mais Mathieu le disait, Marine Le Pen, elle a quand même changé de ligne de défense lors du procès en appel, puisque le propri procès, elle dit, c'est un procès politique, dans le deuxième procès, ce n'était plus du tout ça. Il y a aussi une évolution de son côté.

Parce que l'audience ne s'est pas du tout tenue de la même façon. Tous les journalistes qui étaient présents, tous les spécialistes, les journalistes spécialistes des affaires judiciaires qui étaient présents, le ton n'était pas le même, sincèrement. Et tant mieux d'ailleurs, on s'en félicite.

C'était peut-être une meilleure ligne de défense, quand on voit le résultat. Ce que les prévenus avaient dit à l'ouverture de l'appel, c'est que tenir compte de la première instance, c'est respecter l'autorité judiciaire. Donc nous, on respecte l'autorité judiciaire.

Je rappelle que Marine Le Pen est avocate. Alors beaucoup prennent ça comme une anecdote. Mais moi, pour, je ne vais pas prétendre bien la connaître, mais en tout cas travailler avec elle, ce n'est pas du tout anecdotique.

Marine Le Pen a une analyse juridique très poussée, très fine, et elle tient à son innocence. Et je crois d'ailleurs que beaucoup ont sous-estimé cette soif de justice de Marine Le Pen dans les grands choix politiques qu'elle a faits à l'occasion de se délibérer.