Les 4V - Karim Bouamrane
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 77 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:01OuverteRéponse partielle
Ils ont hésité avec quoi?
- 0:01OuverteRéponse directe
Comment les appréhendez-vous, vous qui êtes un homme de gauche?
- 0:45FerméeRéponse directe
Vous attendez quand même la composition officielle de ce gouvernement?
- 1:29FerméeRéponse directe
Y serez-vous?
- 2:08FerméeRéponse directe
Vous avez dit "non" tout de suite?
- 2:51RelanceRéponse partielle
Ce n'était pas une collaboration pour le bien de la société?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:29K.BouamraneFait
« On arrive premiers et on se retrouve avec un gouvernement de droite sous tutelle du RN. »
- 1:29K.BouamraneFait
« On a vu la colonne vertébrale de ce gouvernement qui se profile. Un gouvernement assez dur en termes de valeurs conservatrices. »
- 2:08K.BouamraneFait
« La gauche doit être dans le réel. On est arrivés premiers. Il aurait fallu être dans un chemin de compromis, de discussions. »
- 2:51K.BouamraneFait
« Nous sommes dans une situation totalement inédite. Personne n'a de majorité. La gauche est arrivée première. »
- 3:35K.BouamraneFait
« Participer à un gouvernement porté par des valeurs libérales, et en plus sous tutelle du RN, porté par une idéologie qui pousse l'antisémitisme... »
- 4:19K.BouamraneFait
« Comment on explique que la gauche, arrivée première, se retrouve dans l'opposition, avec un Premier ministre de droite, sous tutelle du RN? »
- 5:01K.BouamraneFait
« Je regrette qu'on n'ait pas un Premier ministre de gauche. »
- 6:25K.BouamraneFait
« On a repris les principes républicains. L'objectif est de redonner un chemin d'espoir et d'espérance. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Je m'y suis fait. Il va falloir. - M.Lauqué: Ils ont hésité avec quoi? - J.Wittenberg: A l'époque assez lointaine où je suis né, on n'avait pas d'échographie. On ne savait pas si je serais une fille ou garçon. Il me semble que ma maman pensait à "Zoé". - M.Lauqué: Je vous laisse la parole. Vous recevez ce matin dans les 4V le maire PS de Saint-Ouen, K.Bouamrane. - J.Wittenberg: Bonjour, Karim. C'est votre prénom. - K.Bouamrane: Je vais poser à ma mère la question de si c'était son premier choix ou son second choix. - J.Wittenberg: En revanche, on ne connaît ni les prénoms ni les noms du gouvernement. On a quelques noms qui circulent. Comment les appréhendez-vous, vous qui êtes un homme de gauche? Comment la gauche regarde ce nouveau gouvernement qui se met
en place et dont on aura peut-être la composition aujourd'hui? - K.Bouamrane: Avec beaucoup de regrets. En tout cas, en ce qui me concerne. On arrive premiers et on se retrouve avec un gouvernement de droite sous tutelle du RN. On a vu la colonne vertébrale de ce gouvernement qui se profile. Un gouvernement assez dur en termes de valeurs conservatrices. On voit les différentes prises de positions de certaines personnes qui ont été citées sur la condition de l'égalité femmes-hommes, sur la condition LGBT, sur le rapport avec la loi immigration, sur les minorités. Je pense aux rapports avec la communauté juive, la communauté musulmane, la communauté LGBT. Je suis très circonspect. Très inquiet. - J.Wittenberg: Vous attendez quand même la composition officielle de ce gouvernement? - K.Bouamrane: Oui, mais je ne me fais pas de grandes idées sur la capacité à faire preuve de valeurs progressistes. Ca va être un gouvernement de droite, sous tutelle du RN, avec des mesures probablement libérales et surtout portées par une idéologie assez liberticide. - J.Wittenberg: La gauche va aller manifester aujourd'hui, notamment à Paris, à l'appel des organisations de jeunesse.
Il y aura également LFI et les Ecologistes. Y serez-vous? - K.Bouamrane: Non. J'ai un week-end à préparer en raison des Journées du patrimoine. La gauche doit être dans le réel. On est arrivés premiers. Il aurait fallu être dans un chemin de compromis, de discussions. Je reste convaincu que le gouvernement Barnier ne tiendra pas, qu'il sera empêché. C'est vraiment le grand écart sur le plan idéologique, politique, sur le plan des formations politiques. La gauche, nous devons nous préparer pour la suite et faire en sorte qu'il n'y ait pas de bis repetita. Les Français ont besoin de pouvoir d'achat, de santé, de logement. Nous devons être en capacité de répondre favorablement à cette demande. - J.Wittenberg: Vous avez fait partie des personnalités de gauche
que nous avons citées. D.Migaud est finalement le seul nom de la gauche qui est resté. Vous avez dit "non" tout de suite? - K.Bouamrane: Nous sommes dans une situation totalement inédite. Personne n'a de majorité. La gauche est arrivée première. Participer au gouvernement de M.Barnier ça aurait été faire preuve de compromission, en ce qui me concerne. - J.Wittenberg: Ce n'était pas une collaboration pour le bien de la société et dans l'idée de régler les problèmes qui se posent? - K.Bouamrane: J'entends ça. Mais lorsqu'on est de gauche et qu'on fait de la politique, on a des marqueurs.
Participer à un gouvernement porté par des valeurs libérales, et en plus sous tutelle du RN, porté par une idéologie qui pousse l'antisémitisme... - J.Wittenberg: Les responsables du RN ne sont pas là. - K.Bouamrane: Pour les droits des LGBT, c'est factuel. Je ne pouvais pas participer à ce gouvernement. Surtout, la gauche est arrivée première. Comment on explique que la gauche, arrivée première, se retrouve dans l'opposition, avec un Premier ministre de droite, sous tutelle du RN?
- J.Wittenberg: La gauche est arrivée première, mais votre parti, le PS, a contrecarré la possibilité que B.Cazeneuve, pourtant ancien socialiste, devienne Premier ministre. Le regrettez-vous? - K.Bouamrane: La question, c'est moins le "qui" que le "quoi" et "avec qui" et "pourquoi". On a manqué de méthode. On aurait dû appréhender des discussions avec les formations politiques pour faire en sorte que le Premier ministre, comme c'est l'usage dans la Ve République... - J.Wittenberg: Vous regrettez que M.Barnier soit à Matignon? - K.Bouamrane: Je regrette qu'on n'ait pas un Premier ministre
de gauche. Ce n'était pas une histoire de nom, mais une histoire de méthode qui nous a menés dans une impasse. L'objectif, c'est sortir de cette impasse. - J.Wittenberg: Vous avez votre propre scénario pour sortir de cette impasse. Vous allez lancer votre propre mouvement. On va peut-être voir l'affiche de ce mouvement qui va se lancer le 3 octobre. Ca va se lancer à Saint-Ouen, votre commune. Vous êtes maire de cette ville. Les couleurs appellent l'affiche de B.Obama. Est-ce voulu?
- K.Bouamrane: Oui. On a repris les principes républicains. L'objectif est de redonner un chemin d'espoir et d'espérance. - J.Wittenberg: Vous lancez un nouveau parti. - K.Bouamrane: Je reste socialiste. Je suis fier d'être socialiste, mais je côtoie énormément de personnes qui me disent qu'elles aimeraient bien participer et être actives mais pas forcément au sein d'une organisation politique traditionnelle. C'est la raison pour laquelle j'invite tout le monde, toutes les personnes qui veulent apporter leur pierre à l'édifice, à être présent le 3 octobre au stade Bauer. - J.Wittenberg: Quelle matrice politique pour ce parti? Est-ce qu'il est l'allié de LFI?
Est-ce qu'il est dans le NFP? - K.Bouamrane: Ce sont des citoyennes et citoyens qui se demandent souvent comment faire en sorte d'arrêter ces chamailleries, d'arrêter de monter les populations les unes contre les autres, les Blancs contre les Noirs, les croyants contre les non-croyants... - J.Wittenberg: Comment on fait ça? Vous avez dénoncé les discours de LFI. - K.Bouamrane: Je stigmatise toutes celles et ceux qui ne sont pas dans le réel, toutes celles et ceux qui sont dans l'entre-soi. Je ne cherche pas à monter les formations les unes contre les autres, mais à rassembler. La France qui gagne, c'est celle qui donne la possibilité de soigner tout le monde, la possibilité d'avoir un logement et un salaire décent.
- J.Wittenberg: La politique, c'est des moyens. Souhaitez-vous vous allier à ce qu'est la gauche aujourd'hui,
Karim Bouamrane