SMART IMPACT - Le pilotage des stratégies ESG
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 0:47OuverteRéponse directe
Et quand on dit ESG, ça veut dire quoi, Nexans ?
- 2:31OuverteRéponse directe
Comment abordez-vous la question contrainte ou opportunité de la réglementation ESG ?
- 3:59OuverteRéponse directe
Est-ce que vous dites que finalement c'est un boulet pour l'Europe, ou c'est aussi une chance ?
- 6:04OuverteRéponse directe
Quel rôle la technologie joue déjà dans vos processus de transformation ?
- 7:28OuverteRéponse directe
Comment l'IA se concrétise aujourd'hui dans les services que vous accompagnez ?
- 9:14OuverteRéponse directe
Comment s'assurer de la façon dont on crée de la valeur avec ces outils IA aujourd'hui ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:35InvitéFait
« Nous sommes leaders de l'électrification durable. »
- 1:41InvitéChiffre
« On a 6 600 clients dans le monde. »
- 1:47InvitéFait
« On est en Europe depuis une bonne dizaine d'années. »
- 2:46InvitéFait
« Chez Nexans, par l'impulsion de notre directeur général, Christopher Guérin, qui a été remplacé maintenant par Julien Weber, on a décidé de prendre le parti de l'intégrer au pilotage opérationnel. »
- 3:02InvitéFait
« Tout ça nous a fait construire, via un modèle opérationnel, qu'on a créé in-house, un modèle qui s'appelle E3, E3 pour engagement, économie, environnement. »
- 3:34InvitéFait
« Nous sommes le deuxième acteur mondial dans l'électrification durable. »
- 3:47InvitéFait
« Comment est-ce qu'on se positionne de manière pragmatique pour avoir un retour sur capitaux employés, mais un retour sur carbonémie, et un retour sur capital humain engagé. »
- 4:22InvitéFait
« Le premier, c'est la contrainte réglementaire, vous l'avez dit, on l'a bien senti, puisque ça se traduit directement sur notre portefeuille d'opportunités. »
- 4:33InvitéFait
« On avait bien senti il y a quelques années la vague CSRD, puis le reflux avec le règlement Omnibus. »
- 7:02InvitéFait
« Si on veut en faire une trajectoire de décarbonation, par exemple, il nous faut modéliser, il nous faut scénariser. »
- 10:50InvitéFait
« On a travaillé avec les équipes de Workiva pour venir entraîner la machine à aller récupérer cette information-là et répondre aux enjeux de ces questionnaires. »
Temps de parole
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Notre
débat porte sur le pilotage des stratégies USG. J'accueille David Graal, bonjour, bienvenue. Bonjour Thomas. Vous êtes le vice-président développement durable et transformation groupe de Nexans et Alexis Sainte-Beuve, bonjour et bienvenue à vous aussi. Vous êtes directeur commerciale France de Workiva.
On
va présenter en quelques mots et peut-être en lien avec la thématique qui est la nôtre de l'ESG. Nexans en quelques mots ?
Alors Nexans,
c
'est un grand groupe industriel français qui a une longue histoire, 140 ans d'histoire. Nous sommes leaders de l'électrification durable. Nous produisons des systèmes de câblage et des solutions d'électrification partout dans le monde et nos 13 000 collaborateurs interviennent un petit peu partout dans les régions du globe.
Et quand on dit ESG, ça veut dire quoi, Nexans ?
L'ESG, qu'est
-ce
que ça veut dire ? Déjà, c'est un pilier de la stratégie de Nexans. Ce n
'est
pas un élément qui est à côté. Ça fait partie du fondement et de l'ADN. On est un groupe industriel. On part de l'extraction minière. On utilise du cuivre, de l'aluminium lorsqu'il faut produire des câbles et ses solutions d'électrification. Il faut donc mettre cette stratégie en regard des enjeux de la planète. Et on ne peut pas produire les milliers de kilomètres de câbles sans faire attention à la manière dont on les produit, en faisant attention aux matières premières, à l'eau et aux salariés, bien évidemment, qui forment cette chaîne de valeur.
Oui, effectivement. Workiva
en quelques mots.
Nous
sommes un éditeur de solutions SaaS américain. Et notre vocation, c'est vraiment d'aider les équipes finance, développement durable, contrôle interne, risque à piloter tout leur processus de reporting,
que
ce soit usage interne ou externe, voire réglementaire, évidemment. On a 6 000 quelques chiffres. On a 6 600 clients dans le monde. On est en Europe depuis une bonne dizaine d'années. Avec maintenant 1 000 clients, on vient juste se franchir la barre. En France, c
'est
à peu près 110 clients. Et pour vous donner un ordre de grandeur, c'est à peu près les deux tiers
de
grands groupes
type
Nexans, donc SBS 120, K40, un tiers de belles ETI.
Et
on travaille quotidiennement chez nos clients avec des partenaires tels que les Big Four, Deloitte, PwC, etc. Et des cabinets de conseil un peu plus spécialisés. On a travaillé par exemple avec Magellan chez vous. On travaille avec Reportwise ou d'autres noms chez d'autres clients.
Alors évidemment, on va beaucoup parler de CSRD, de reporting extra financier, avec, alors moi ça fait des années qu'on traite ces débats ici, qui sont d'ailleurs passionnants, avec à peu près toujours ce balancier, la contrainte ou opportunité. Comment vous l'abordez cette question
-là
? Alors,
la réglementation, elle est souvent vue comme une contrainte, du fait de l'empilement des réglementations, depuis une dizaine, quinzaine d'années. Chez Nexans, par l'impulsion de notre directeur général, Christopher Guérin, qui a été remplacé maintenant par Julien Weber, on a décidé de prendre le parti, de l'intégrer au pilotage opérationnel. C'est de se dire que comment ce pilotage opérationnel, au même titre que la performance financière, vient alimenter la réglementation et pas l'inverse.
Donc
tout ça nous a fait construire, via un modèle opérationnel, qu'on a créé in-house, un modèle qui s'appelle E3, E3 pour engagement, économie, environnement, et qui nous permet de mesurer la performance de ces trois piliers,
à
l'aune de la réalité de notre chaîne de valeur, et de se dire comment on essaye de réaliser la meilleure des performances, sans que cela soit au détriment des deux autres piliers. Et ça c'est clé chez nous, parce que ça nous permet, un, d'embarquer nos 13 000 salariés,
de
piloter opérationnellement notre performance, d'être performant, puisque nous sommes le deuxième acteur mondial dans l'électrification durable, mais surtout, ça nous permet de ne pas répondre à la réglementation pour la réglementation. C'est de se dire comment, de manière pragmatique, un euro était un euro d'investissement, surtout dans l'industrie où les marges sont faibles, comment est-ce qu'on se positionne de manière pragmatique pour avoir un retour sur capitaux employés, mais un retour sur carbonémie, et un retour sur capital humain engagé. Et c
'est
ça la clé pour nous.
Et alors cette question contrainte ou opportunité, Alexis Sainte-Deuve, vous qui avez une vision globale, mondiale, du marché, est-ce que vous dites que finalement c'est un boulet pour l'Europe, ou c'est aussi une chance ?
Non, c'est une chance, même s'il
y a
un aspect de contrainte au début. Schématiquement, il y a trois raisons,
c
'est-à
-dire
bonnes raisons, qui scumulent de venir nous solliciter sur ces sujets. Le premier, c'est la contrainte réglementaire, vous l'avez dit, on l'a bien senti, puisque ça se traduit directement sur notre portefeuille d'opportunités. Donc on avait bien senti il
y a
quelques années la vague CSRD, puis le reflux avec le règlement Omnibus. On sent que ça revient doucement. Mais il
y a
une deuxième raison qui est plus intéressante, je pense, c
'est
une exigence aussi croissante de transparence, vis-à-vis des stakeholders internes et externes, et beaucoup de clients qui ne sont même pas soumis à la réglementation ou à la contrainte CSRD viennent nous voir pour ça. Mais le troisième cas de figure, et c'est le plus intéressant et le plus porteur de valeur, c'est quand un projet de mise en œuvre d'une plateforme comme celle de Workiva s'inscrit dans une démarche beaucoup plus stratégique et transformationnelle, pour utiliser un mot un petit peu compliqué,
et
c
'est
le cas typiquement du projet qu'on a mené ensemble chez Nexens.
Oui, ça veut dire que votre outil va aider à piloter cette transformation stratégique.
Exactement.
Je pense qu'il
y
a deux choses qui remontent un petit peu dans le temps. Autant les équipes finance de nos clients ont l'habitude depuis 20 ans, 30 ans, je dirais, de collecter des données, produire du reporting interne, externe, etc., faire face à des évolutions réglementaires quasiment tous les ans. Autant, pour les sujets de durabilité, c'est beaucoup plus récent. Donc, quel que soit le point d'entrée dans ce genre de projet, on retrouve toujours un chantier assez important sur la data, où est-ce que je vais chercher mes informations, dans quel système, comment je les centralise, comment je les mets en cohérence, etc., pour alimenter un process
qui,
au bout du bout, aboutira, encore une fois, au reporting interne ou externe. Donc là, j'enfonce une porte ouverte, mais effectivement, on ne peut piloter que ce qu'on mesure. Voilà.
Oui, mais c'est bien de le rappeler. Il y a
quelques portes comme ça ouvertes qu'il faut enfoncer. Quel rôle la technologie, David Graal, joue déjà dans vos processus de transformation
? Je vais me permettre de rappeler que, dans mon titre, j'ai deux postes, dont celui de la transformation du groupe. Et c'est clé parce qu'une transformation, elle se fait autour de quatre piliers majoritairement. Les gens qui la font, les processus, la techno et la data, comme tu l'as dit, et la partie organisation. Chacun des éléments a un rôle à jouer dans l'équation. Et c'est là où Voir qui va est venu nous aider sur la partie tech et data pour structurer cette performance non financière, plus communément appelée sustainability, ESG, RSE, pour venir se dire comment est-ce qu'on essaye d'être le miroir de la performance financière.
Comment on construit un écosystème qui nous permette d'agir sur les personnes, sur les processus, sur la techno et la data, comme étant une colonne vertébrale, et sur les organisations pour piloter le business, et non pas répondre juste à un enjeu réglementaire. Si on veut en faire une trajectoire de décarbonation, par exemple, il nous faut modéliser, il nous faut scénariser. Les éléments que l'on a pu construire avec les équipes de Workiva nous ont permis de scénariser, modéliser, agréger tous ces éléments produits au même titre qu'une information financière.
Oui,
il faut avoir la même exigence, en quelque sorte, c'est ce que je comprends. Et la même discipline. Oui, et la même discipline. Alors évidemment, c'est difficile de parler technologie, Alexis Sainte-Beuve, sans parler d'IA aujourd'hui. Comment elle se concrétise aujourd'hui dans les services, les organisations que vous accompagnez
? Tout
le monde sent que c'est vraiment un gisement de productivité, de qualité extrêmement important, à un certain nombre de conditions. D'abord, dans tous les services qu'on offre, que ce soit du reporting, du contrôle interne, de la prévention des risques, etc., l'isage de l'IA peut être partout. Dès qu'il s'agit de collecter des données, de les mettre en cohérence, de les calculer, etc., on imagine bien. Dès
qu
'il s'agit de produire du narratif dans un environnement multilingue, multiréglementaire, etc., on voit bien l'intérêt de l'IA générative, etc. Si on va un petit peu plus loin dans des exemples qui sont peut-être plus parlants et qui se rapprochent plus du projet Nexence, pour produire des analyses de double matérialité, on brasse
beaucoup
de données, qu'on croise avec des retournes, des parties prenantes internes, etc. Donc on voit bien que l'IA peut rendre de grands, grands services en la matière. Mais notre vision, donc on y va à fond en termes de roadmap, c'est probablement le sujet absolument numéro un de tous nos investissements aujourd'hui. Simplement, il y a deux conditions. Une émise par nos clients qui tombe sous le sens, et une autre aussi qui tombe sous le sens compte tenu de ce qu
'on
fait. La première, c'est
la
sécurité et la confidentialité de données. Il n
'est
pas question que les données de Nexence servent à entraîner un modèle LLM américain ou même une autre contrée du monde. Ça,
c
'est la première chose. Et la deuxième chose, c'est que l'exigence qu'on a
avant
l'IA est la même, et elle doit être même renforcée après l'IA, compte tenu du fait que la force de frappe de l'IA peut-être nous met en position de faire des bêtises beaucoup plus rapidement et à une plus grande échelle. Donc ça, c'est extrêmement important. Une IA, oui, mais une IA qui doit être gouvernée et avec la même exigence en termes de trazabilité et d'auditabilité de tout ce qu
'on
fait.
Avec
une question aussi, c'est de s'assurer de la façon dont on crée de la valeur avec ces outils IA aujourd'hui
?
Oui, bien sûr. Alors là, on voit que nos clients et les groupes sont à des degrés un petit peu différents de maturité, qu'il
y a
encore beaucoup de questions qui se posent sur mes corbeilles.
Est
-ce que je prends l'IA de Workiva ? Ou est-ce que je signe avec Claude ou au chat GPT qui va dialoguer avec Workiva ? C'est typiquement ce genre de questions. Mais
il
y
a
encore beaucoup de questions non répondues en termes d'adoption et en termes, effectivement, comme vous l'avez dit, de génération de valeurs qui restent à prouver. Pour pas mal de choses, c'est évident. Encore une fois, les premiers cas d'usage que j'ai mentionnés qui permettent de gagner en productivité, qualité des données, traiter toujours plus d'informations et pas plus de moyens, la proposition de valeurs est effectivement assez nette, aux conditions qu'on a évoquées tout à l'heure. Mais si on prend l'IA sous un angle beaucoup plus large et transformationnel, il
y
a encore beaucoup de
zones
à éclaircir.
David Garland, un mot peut-être là-dessus sur l'IA, la place que l'IA prend déjà chez Inexence, avec ces deux interrogations qui sont, je ne
sais
pas si elles sont à part égale, mais en tout cas la sécurité et la création de valeurs.
Elles sont à part égale. C'est-à-dire qu'on ne peut pas ne pas penser à la sécurité et dans le même temps, aujourd'hui, une entreprise ne peut pas lancer une initiative s'il n
'y a
pas un retour sur investissement et création de valeurs.
Nous,
on a commencé à embarquer certains des éléments de Workiva,
d
'intelligence artificielle, pour les tester en grandeur nature.
Vous
savez, le nombre d'agences de performance non financières qui donnent des scores, CDP, Ecovadi, CMSCI. C'est à ce titre que, vu le volume de données que l'on a à traiter, on a travaillé avec les équipes de Workiva pour venir entraîner la machine à aller récupérer cette information-là et répondre aux enjeux de ces questionnaires en y mettant la couche managériale de revue, il ne faut pas l'oublier, mais en tout cas, ça nous fait gagner du temps pour aller chercher cette information-là, la traiter, la coordonner et l'agréger pour la rendre la plus lisible possible par les propres modèles d'IA, de ces agences de performance non financières. Tout cela crée de la valeur. Ça permet à mes équipes
de
travailler sur des cas à forte valeur ajoutée et de ne pas aller chercher de l'information, mais plutôt de travailler cette information. Donc oui, c'est un enjeu qui est critique, c'est un enjeu qui est clé. Il n'est pas qu'au niveau de la sustainability, il est au niveau de
toute
la chaîne de valeur de l'activité dans un industriel. Aujourd'hui, si on parle data center, l'important, on réfléchit avec des hyperscalers. Comment on peut leur amener des solutions avec nos produits pour les aider à se décarboner eux-mêmes ? Et tout ça, ça se fait via des modèles entraînés,
mais
là, on n'est pas encore là.
On
fait beaucoup sur du benchmark aussi, c
'est
-à
-dire
la capacité pour une excellence de se comparer à ces pairs en allant chercher automatiquement, grâce à des agents, des informations disponibles.
Merci beaucoup à tous les deux d'avoir participé à ce Smart Impact. À très bientôt sur Bsmart4Change. On passe tout de suite à notre rubrique Startup et Innovation.
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