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Audition parlementaireCTV INFO· 19 octobre 2025 212 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & famille

Assemblée nationale : le gouvernement Lecornu échappe à la censure, revivez la séance

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 60 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:02Aurélie TrouvéChiffre
    « Il a volé par 493 2 années de retraite au Français. »
  • 4:14Aurélie TrouvéChiffre
    « Les instituts économiques le prédisent. Ce budget nous fera terminer l'année avec les pires résultats économiques des puissances européennes. »
  • 4:57Aurélie TrouvéChiffre
    « 30 milliards de nouvelles coupes budgétaires et évidemment un très grave effet récessif. »
  • 5:40Aurélie TrouvéChiffre
    « Vous amputez de 84 % le budget dédié à la sortie des pesticides. »
  • 7:05Aurélie TrouvéChiffre
    « La baisse des pensions de 17 millions de retraités de 300 € en moyenne par an. »
  • 17:59Marine Le PenFait
    « Les faillites d'entreprises et en particulier de TPE et PME battent tous les records depuis des décennies. »
  • 18:43Marine Le PenFait
    « L'immigration, je l'ai déjà rappelé, est, elle aussi comme notre dette publique, hors de contrôle. »
  • 35:44Nicolas MedzdorfChiffre
    « Une absence de projet de loi de finance au 1er janvier 2026 aurait des conséquences lourdes estimées à 11 milliards d'euros, soit 0,4 points de déficit. »
  • 37:11Nicolas MedzdorfChiffre
    « L'instabilité nous a déjà coûté 0,2 % de notre PIB selon le gouverneur de la Banque de France, soit l'équivalent du budget annuel du ministère des affaires étrangères. »
  • 1:27:19Chiffre
    « La facture pour les Français d'une nouvelle dissolution serait de 15 milliards d'euros. »
  • 2:11:19Fait
    « ils sont prêts à dire à leurs électeurs nous avons préféré défendre Bernard Arnaud ou Vincent Boloré plutôt que celui ou celle qui bénéficie d'une retraite très faible et qui a tant de difficultés à fin de mois ? »
  • 2:11:35Fait
    « Est-ce qu'il défendent les salariés ou est-ce qu'ils défendent le patronat ? »
  • 2:11:57Fait
    « Non, Emmanuel Macron n'a jamais eu raison de ne pas entendre ce que le disaient les Français. »
  • 2:12:15Fait
    « Ils ne pourront plus procéder avec le 493. Ils ne pourront plus avancer sous la contrainte du parlementarisme rationalisé. »
  • 2:12:35Fait
    « Nous allons défendre ce que nous avons défendu devant nos électeurs quand nous suspendons la réforme des retraites. »
  • 2:13:07Fait
    « Si vous voulez que la réforme borne se prolonge, votez pour les macronisques. Si vous voulez qu'elle s'interrompe, votez pour la gauche. »
  • 2:13:46Fait
    « Nous sommes les seuls à vouloir corriger la copie. »
  • 2:41:22Fait
    « Ce gouvernement qui procède d'un coup de force du président de la République, de son entêtement à maintenir les siens et sa politique au pouvoir finira par tomber »
  • 2:42:03Fait
    « On voit bien les nuances, les divergences et même les oppositions frontales entre monsieur Macron et ses anciens premier ministres. »
  • 2:42:46Fait
    « Le budget qui nous a été présenté est une régression sociale sans précédent sous la 5e République. »
  • 2:43:30Fait
    « C'est une claque à tous les jeunes qui vont avoir leurs APL être supprimés. C'est une claque au retraité parce que leurs pensions vont être gelées puis désindexé. »
  • 2:47:09Chiffre
    « il aura manqué seulement 18 voix pour les faire tomber »
  • 2:47:53Fait
    « un pouvoir qui comme d'habitude veut être doux avec les riches et dur avec le peuple »
  • 2:48:36Fait
    « Nous lançons un appel solennel au pays. Ne vous résignez pas, ne perdez pas courage, ne vous divisez pas à la base. »
  • 2:56:45Fait
    « L'UMPS que Marine Le Pen avait prophétisé il y a tant d'années. On savait que cela existait. »

Temps de parole

  • ?98 %

≈ 0,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:00
Non speech

[Musique]

0:09
Locuteur

Bonjour à tous. La séance est levée et ouverte.

0:15
Non speech

[Applaudissements]

0:20
Locuteur

Vous constaterez que je suis bien réveillé. Alors l'ordre du jour appelle la discussion commune et le vote sur les motions de censure déposées en application de l'article 49 alinéa 1 de la 2 de la Constitution par madame Mathilde Panot et 86 membres de l'Assemblée d'une part et par madame Marine Le Pen, monsieur Éric Sioti et 56 membres de l'assemblée d'autre part. La parole est à madame Aurélie Trouvé pour une durée de 10 minutes.

0:50
Non speech

[Applaudissements]

1:18
Locuteur

Madame la présidente Chers collègues, monsieur le premier ministre, savez-vous ce qu'est un moine soldat ? Un homme qui mène une guerre sacrée, qui croit servir une cause supérieure et qui pour cela brûle tout sur son passage ? C'est bien ce que vous êtes. Vous l'avez dit vous-même, vous êtes un moine soldat, celui de monsieur Macron. Vous servez un pouvoir minoritaire persistant et pour ça vous saccagez les fondements mêmes de la démocratie. Le président Macron impose désormais son pouvoir contre la volonté du peuple. Il n'est plus garant des institutions de notre pays. Il n'a pas écouté une seule fois la colère qui s'exprimait dans les rues et sur les ronds-points.

Il a volé par 493 2 années de retraite au Français. Il a décidé tout seul d'une dissolution de l'Assemblée nationale puis a ignoré le vote des Français. Battu dans les urnes, il a poursuivi une politique rejetée par le pays et il s'arroge à nouveau le droit de désigner un gouvernement de vaincu. Nous sommes en ce moment même un tournant de l'histoire, la politique néolibérale en faveur des riches et des multinationales, celle de monsieur Macron, est massivement rejetée par le peuple. Elle ne peut continuer qu'en étant imposée contre le peuple. Nous y voilà. C'est le néolibéralisme autoritaire et vous en êtes le moine soldat.

Monsieur le Premier ministre, avec vos pauvres armes faites de tractations de couloir, de discussions secrètes, de d politiciens méprisables. Vous trahissez l'esprit de la République et son principe premier. le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple. Dès lors, ce n'est pas vous l'enjeu, monsieur le Premier ministre, c'est la France. Chers collègues, censurer aujourd'hui, c'est exprimer notre attachement viscéral à la démocratie. C'est sauver la République du fanatisme de ceux qui prétendent aimer la France tout en la mettant sous tutelle.

C'est dire à nos concitoyens que leur voix, elle compte encore, qu'ils peuvent être respectés et qu'en ce lieu la conscience républicaine n'est pas morte. Monsieur le Premier ministre, comme moine soldat de monsieur Macron, vous avez participé pendant 8 ans au sacage de notre économie. Il n'y a jamais eu autant d'entreprises qui ferment. Les salaires, les investissements productifs chutent. Les souverainetés industrielles et alimentaires sont en très grave danger. Les fin de mois des Français deviennent insoutenables. Vous avez dévasté l'économie du pays et votre budget que vous dites sérieux, fiable va amplifier le désastre. Les instituts économiques le prédisent.

Ce budget nous fera terminer l'année avec les pires résultats économiques des puissances européennes. 30 milliards de nouvelles coûpes budgétaires et évidemment un très grave effet récessif. Par la baisse du pouvoir d'achat de toutes les classes populaires. Ce sera un sacage pour les centaines de milliers d'auto-entrepreneurs qui devront désormais payer la TVA.

Un sacage pour les TPE du bâtiment qui subiront de plein fouet la nouvelle baisse des aides à la rénovation énergétique des logements et tant d'autres les agriculteurs qui subissent les traités de libre échange boulanger bouché face à la hausse des factures d'énergie votre politique dévaste la production et des millions de petites entreprises. Tous les budgets qui font l'unité de notre nation seront amputés, ceux du logement, l'aide alimentaire ou encore le budget des outremères avec une baisse de 200 millions d'euros. Ce sera aussi un saccage de notre planète et de notre santé.

Vous amputez de 84 % le budget dédié à la sortie des pesticides et dans le même temps, les gens qui souffre de cancer liés à ces pesticides et bien ils devront payer encore bien plus cher pour se soigner. Votre budget reliève d'une forme de dévotion, une dévotion cruel, une dévotion au marché financier et à la dette qui ne peut pas finir entremement qu'en sacage. Alors, je le dis à tous ceux qui ont été élus pour rompre avec le macronisme, ce sacage budgétaire aura lieu si nous ne c'ensurons pas. 1493. Certes, mais le moindre soldat emprêtera bien d'autres chemins pour réussir sa mission à commencer par les ordonnances.

J'en viens maintenant au cœur du débat de ces derniers jours, la réforme des retraites et son devenir. Ne nous y trompons pas mes chers collègues. Si ce gouvernement demeure, il poursuivra la démolition de notre système par répartition. Car la suspension annoncée n'est qu'un l'heure, une tremperie, un subterfuge au mieux un très bref report glissé par un amendement budgétaire dont rien ne garantit la présence dans le texte final. Et même s'il s'y trouvait, cet amendement confirmera la retraite à 64 ans. Cet amendement sera payé très cher par les retraités. La baisse des pensions de 17 millions de retraités de 300 € en moyenne par an.

Et cet amendement sera noyé dans un budget de destruction de la protection sociale. Entendez bien, doublement des franchises médicales baisse des allocations de 13 millions de famille, de plus d'un million de personnes en situation de handicap, BSDAPL de 300000 étudiants. Et pour faire passer cet amendement de petit décalage de la réforme des retraites, collègues socialistes, il faudra voter tout le budget de sécurité sociale, voter par exemple la remise en cause de l'aide médicale d'État. Et ça, vous ne le pouvez pas et vous le savez. Enfin, cette grâce de monsieur le cornu rouvrira la voix à la retraite par capitalisation par la conférence sociale.

Alors vraiment, si cette pseudouspension des retraites est une victoire, c'est bien pour le président et pour tous ceux qui le soutiennent. Mais vous tous qui avez été élu pour abroger la réforme des retraites vant vous vraiment vous laisser abusé par cet hommone en trompeleœuil. Chers collègues, il n'y a que deux options ce matin. Continuer le macronisme, le néolibéralisme ou bien rompre avec eux. Les Français ne veulent plus du chaos des marchés. Ils veulent un état qui protège. Ils veulent la sécurité, celle du quotidien, pas celle qui fait de l'étranger un bouquetmissaire. Ils veulent un travail qui permet de vivre.

Un médecin à moins de 30 minutes, une école qui n'abandonne aucun enfant. Ils veulent que la République reprenne la main, que les besoins humains l'emportent sur ceux de la finance. Ils veulent la souveraineté populaire face aux féodalités économiques. Alors, arrêtons maintenant de liquider les ressources du pays pour enrichir la finance. Le monde change, c'est maintenant qu'il faut investir des dizaines de milliards d'euros dans la relance écologique et sociale. Maintenant qu'il faut transformer notre production, maintenant qu'il faut censurer, censure, retourne aux urnes. C'est le seul espoir d'un souffle nouveau, le seul espoir de régénérer notre contrat social.

Voilà le sens profond du vote de 2024 et du programme de rupture du Nouveau Front populaire grâce auquel nous avons été élus et grâce auquel nous avons gagné.

10:26
Non speech

[Applaudissements]

10:28
Locuteur

Enfin, je veux dire aux millions de gens, aux travailleuses travailleurs qui ont combattu la réforme des retraites en faisant grève et en manifestant. Oui, c'est grâce à vous et seulement vous si la volonté d'abroger la réforme des retraites reste aussi majoritaire dans l'Assemblée nationale et dans le pays. Et à vous tous qui avez fait grève, avez manifesté, je vous dis ne vous trahirons pas. Nous continuerons le combat et nous censurerons. Respectons le mandat de nos électeurs. Pensons à l'espoir que nous avons soulevé. Il est des moments où l'attentisme devient de la lâcheté et nous y sommes. Jean Jor disait le courage c'est d'aller à l'idéal et de comprendre le réel.

Je m'adresse ici à tous ceux qui se disent héritiers de Jean Jorè montrer ce courage et censurer. Merci beaucoup madame la députée. La parole est à présent à madame Marine Le Pen, présidente du groupe Rassemblement national.

12:06
Non speech

[Applaudissements]

12:09
Locuteur

Monsieur le premier ministre, madame la présidente, chers collègues, le général de Gaulle pour désigner le règne des partis avait une formule, le régime de malheur. En disant cela, le général croyait décrire le passé celui de la 4e République. Il se voulait historien pour le plus grand malheur de la France et des Français. Vous en avez fait un prophète. Car ce régime de malheur, c'est précisément la situation politique à laquelle nous faisons face aujourd'hui du fait de la piteuse coalition des partis du système qui se relie à la tête de l'État depuis 50 ans et n'ont aujourd'hui qu'un seul but. durer se maintenir quelques semaines de plus au détriment du peuple et de la nation.

Ce régime de malheur, toutes les institutions de la 5e République avaient été conçues pour les rendre impossible. Mais à force d'entente électoral et d'accord de couloir, vous avez réussi à transformer notre loi fondamentale en étouffoire de la démocratie. Ce dévoiement de nos institutions a atteint aujourd'hui un paroxisme. Les Français ne comptent même plus les motions de censure déposée, débattu et voté depuis la réélection d'Emmanuel Macron en 2022. Ils ne savent même plus qui siège au gouvernement, qui leur en voudrait puisque la durée des ministères des ministres pardon se compte aujourd'hui parfois non plus en mois, non plus en année mais en heure.

Ce spectacle pathétique est un poison pour notre démocratie car il exaspère nos compatriotes et les détourne du goût de l'action publique. Or, une démocratie ne vit que par l'énergie et par l'engagement des citoyens. J'espère donc que le théâtre des manœuvres auquels se sont livrés tous les parties du système depuis plus d'un an n'aura pas gravé dans le marbre pour des millions de français un profond dégoût pour l'action politique. Mais venons-en au fait. La représentation nationale est aujourd'hui réunie pour décider si votre gouvernement, monsieur le premier ministre, doit être censuré au regard de votre projet de budget. Je dis votre budget, pardon.

J'aurais peut-être dû dire le budget de monsieur Bairou, le budget de Bery car ce budget n'est tellement pas le vôtre qu'il n'intègre même pas la promesse que vous aviez faite au Parti socialiste de suspendre la réforme des retraites imposée au 493 par Ellisabeth Borne. C'est même pire. La trajectoire de la réforme borne est incluse dans votre projet de texte. J'y reviendrai. Ce budget donc est un véritable musée de toutes les horreurs coincées depuis des années dans les tiroirs de Berily. Ce n'est pas une année blanche mais une année noire pour les Français et en particulier pour ceux qui travaillent et paient des impôts. Il y a d'abord la poursuite du matraquage fiscal.

19 milliards d'impôts supplémentaires dont 10 pour le seul impôt sur le revenu par le pas du gel du barê qui il y a moins d'un anzit pousser d'ailleurs des cris d'or frais. Vous allez faire entrer 200000 foyers de la classe moyenne dans l'impôt sur le revenu. Sans doute une récompense pour la France qui bosse alors que notre taux d'activité est l'un des plus bas en Europe. Il y a ensuite la poursuite de la GAVJ des dépenses publiques. 28 milliards de dépenses supplémentaires au-delà de l'inflation. Aucun effort sur le train de vie des administrations. Aucun effort de rationalisation du maqui des agences et organismes divers qui coûte des dizaines de milliards par an.

Il y a également l'absence totale d'efforts sur l'immigration, l'absence totale d'action pour faire baisser ne serait-ce que d'un eur milliard que nous coûte chaque année l'aide médicale d'État et le dispositif fou des visas pour soins qui bat chaque année tous les records. Enfin, et c'est sans doute le pire, il y a aussi des mesures d'indcence sociale. Je pense à la fiscalisation des emplois étudiants mais aussi et surtout à la fiscalisation des indemnités versées par la sécurité sociale en cas de maladie de longue durée.

Nous avions déjà eu la hausse des franchises médicales, le déremboursement des médicaments et de pansement, mais aujourd'hui, c'est au plus vulnérable à ceux qui sont éloignés de l'emploi et parfois réduit à la solitude que vous entendez faire payer la note de vos lâchetés et de vos renoncements.

Monsieur le Premier ministre, je ne veux pas ajouter au débat politique déjà marqué par le règne de la médiocrité et des effets de manche inutiles la moindre pierre, mais quand même sérieusement, comment voulez-vous faire accepter aux Français une année de plus après des décennies de course à l'abîme qu'on les polie encore de leurs droits sociaux par incapacité à toucher à ceux que nous avons octroyé de manière totalement irrationnelle à la terre entière. Comment pouvez-vous imaginer que le pays le plus fiscalisé, le plus socialisé au monde ne vous sanctionne pas, ne vous rejette pas, en voyage chaque année ?

s'allonger la liste des injustices et des spoliations toujours au détriment des Français les plus faibles, jamais au détriment de l'immigration massive et incontrôlée qui mine nos comptes sociaux et rend nos rues chaque année de plus en plus violentes. Tout cela vient alimenter un climat de division et de ressentiment. Tout cela vient aggraver la situation déjà gravissime de nos finances publiques après 8 ans de quoi qu'il en coûte macroniste sous l'œil effaré des marchés financiers qui nous prêtent des fonds mais aussi des contribuables, ménage et entreprises qui devront payer la note fiscale de ce champ de ruine budgétaire.

Voilà pourquoi, monsieur le premier ministre, nous voterons sans hésiter la censure de votre gouvernement. Tout simplement parce que ce budget n'est pas un budget, c'est-à-dire la somme de choix politiques. Ce budget est l'acte ultime, nous l'espérons, d'un système politique à bout de souffle, à bout d'idées et qui n'aura rien produit d'autre qu'un pays à bout de force à force de saigner fiscal et de brutalisation sociale. Il n'y a qu'à observer, pour s'en convaincre, les statistiques publiques, les faillites d'entreprises et en particulier de TPE et PME battent tous les records depuis des décennies.

Le taux de pauvreté, les difficultés d'accès aux soins médicaux ou au logement explosent et l'immigration, je l'ai déjà rappelé, est- elle aussi comme notre dette publique, hors de contrôle ? Tel est l'état de la France que nous laisse Emmanuel Macron. Tel est le pays que nous devrons redresser car tôt ou tard, c'est au Rassemblement national que reviendra cette mission et nous l'amènerons à bien. Mais ce que je viens de rappeler, monsieur le Premier ministre, ce sont des évidences. Je crois et même j'espère ne rien vous avoir appris en disant tout cela et c'est sans doute ce qu'il y a de plus lamentable dans la situation politique que nous traversons.

Les mots de la France sont parfaitement connus sauf peut-être un carteron de gauchistes enfermés dans le déniel. Les remèdes aussi sont connus. Il ne manque qu'une chose, le courage de les mettre en œuvre. Mais quand la classe politique fait le choix collectif du déniel pour préserver ses petits intérêts, rien n'est possible. C'est précisément cela que nous vivons aujourd'hui. Tout a révélé au cours des derniers jours que votre seul objectif était d'éviter de nouvelles élections, de contourner le peuple, de le réduire au silence, de l'invisibiliser.

En déposant ce budget, vous assumez de vous couper un membre en renonçant à la seule véritable réforme qu'Emmanuel Macron a conduite, celle des retraites. Une réforme pour laquelle soit en passant, vous aviez mis le pays à feu et à sang avant d'y renoncer 18 mois plus tard pour un fauteuil passablement élimé. L'Assemblée nationale va voter dans quelques instants deux motions de censure. Et si une majorité de députés veulent votre départ, l'insondable sautise des postures des uns et des autres pourrait vous sauver.

Si LFI refuse de voter notre motion et les quelques LR convaincus par la censure, celle déposée par LFI, ils condamneraient ainsi par leur sectarisme et leur égoïsme le plus stupide et obtu les Français à subir votre budget de malheur

20:30
Non speech

[Applaudissements]

20:33
Locuteur

après votre accord avec Jean-Luc Mélenchon au second tour des législatives. C'est aujourd'hui donc à Olivier Fortnitez peut-être votre maintien temporaire aux affaires. un dirigeant visionnaire qui jusqu'à hier ne savait même pas par quel véhicule juridique allait être suspendu puisque c'est là l'objet de l'accord de la honte conclu par les socialistes la réforme des retraites d'Élisabeth Born. Cet accord après de multiples rencontres entre vous les alliés de monsieur Fort apprécieront n'est pas seulement honteux. Il est placé sous le signe de la tromperie et de la malhonnêteté.

Car rien ne nous dit que cet amendement suspendant la réforme borne survive à un rejet du PLFS, à une réécriture par le Sénat, au passage au CMP, à une possible censure du Conseil constitutionnel en tant que cavalier budgétaire, voire à sa disparition en cas de budget par ordonnance. Oh, vous aurez alors beau jeu de vous cacher derrière sa censure puisque c'est un sport national en Macroni. C'est ainsi que vous avez laissé votre loi sur l'immigration être vidé de sa substance l'an dernier. Ce qui avait comblé d'est, paraît-il, Emmanuel Macron lui-même.

Mais il y a encore mieux que les mesquines trahisons habituelles, il faut bien l'avouer des socialistes qui se retrouvent à cautionner la brutalisation sociale des plus faible et le gel une année de plus du point d'indice de la fonction publique. Il y a donc mieux. Il y a monsieur Voquier, il y a LR. Après avoir fait campagne pendant des mois sur son refus de se dissoudre dans le macronisme, monsieur Vquier donc a enfin clarifié sa position. C'est parce qu'il préférait en réalité se dissoudre dans le socialisme et soutenir d'un même geste la suspension de la réforme borde et la désindexation des retraites. Merci monsieur Vaquier pour cette clarification. Bienvenue.

Vos électeurs apprécieront. Voilà donc le visage monsieur le premier ministre de ceux qui vous permettront aujourd'hui peut-être de durer quelques semaines de plus. Tous est parti unis par la terreur de l'élection. À tel point qu'ils en ont oublié qu'il devaient, dit notre constitution, concourir à l'expression du suffrage. Désormais, ils sont tous d'accord pour concourir à éviter la tenue d'élection.

Et par pudeur, par pudeur, je n'évoquerai pas les déclarations de vos propres alliés entre Édouard Philippe qui appelle à la démission du président de la République mais refuse la dissolution et Gabriel Atal qui dit ne plus rien comprendre à Emmanuel Macron mais continue d'afficher son soutien au gouvernement. On s'y perd. Tout cela est pathétique. Tout cela sera bien vite, je l'espère rangé au rang de mauvais souvenirs. La vérité, chers collègues, et j'en terminerai par là, c'est que vous n'échapperez pas au vote des Français.

Vous aurez tout fait, tout entrepris, tout sacrifié pour éviter de retourner aux urnes, mais vous y retournerez et vous devrez, la tête basse et la mine déconfite retourner devant vos électeurs avec le déshonneur de ceux qui pendant des mois auront joué la montre. Le Rassemblement national, lui attend le jour de la dissolution avec une impatience croissante. Nos 140 députés du RN et de l'UDR ont hâte de retourner devant les Français car ils pourront eux regarder leurs électeurs droits dans les yeux.

car ils pourront eux rendre compte avec fierté de leur action à l'Assemblée nationale car ils pourront eux dire qu'ils ont fait honneur au contrat moral qui les lie à leurs compatriotes car ils seront eux les artisans du grand redressement national au sein d'une majorité claire qui sera rendue à notre pays par son seul souverain le peuple et ce n'est pas à vous que je veux m'adresser maintenant, mais à nos concitoyens, mes chers compatriotes, ne laissez personne vous dire que nous traversons une crise politique.

Ce n'est pas une crise politique, c'est une crise politicienne, une crise de vieux partis fatigués qui n'ont pour seul projet que d'empêcher le Rassemblement national d'arriver au pouvoir. Mes chers compatriotes, ne laissez personne vous dire que nous traversons une crise de régime. Ce n'est pas une crise de régime, c'est la crise d'un régime, celui des partis et il est en train de prendre fin. Mes chers compatriotes, vous allez demain retourner aux urnes et la nouvelle assemblée que vous aurez élu pourra alors voter dès son installation une loi spéciale et le nouveau gouvernement présentera ensuite son budget, un budget reflétant les choix politiques exprimés par le vote du peuple français.

Et ce sera enfin le retour de la vraie stabilité, pas celle des postes de vieux notables fatigués. s'il vous plaît, mais celle d'un pays et d'un peuple à qui nous aurons enfin redonné confiance et espérance dans tous les cas, car c'est en démocratie de loin incontournable. C'est à vous, peuple souverain, que reviendra le dernier mot. Avec toute notre force et notre détermination, nous nous rendrons le pouvoir. Voilà aujourd'hui le seul chemin à prendre. celui de la démocratie. Je vous remercie madame Le Pen. Je vous remercie. La parole est à présent à monsieur le Premier ministre.

26:41
Non speech

[Applaudissements]

26:50
Locuteur

Merci madame. Allez s'il vous plaît. La présidente de l'Assemblée nationale. Mesdames et messieurs les députés, mesdames les oratrices. Je vous ai écouté attentivement l'une et l'autre et ce qui me frappe le plus c'est la convocation du peuple comme une convocation d'un peuple imaginaire comme s'il n'était pas exprimé lors des dernières élections législatives. Et d'ailleurs, on ne peut pas dire que ce gouvernement madame Le Pen a peur du peuple puisque dans quelques instants, soit l'Assemblée nationale l'aura censuré, soit l'Assemblée nationale l'aura confirmé. On peut pas dire que nous avons peur du peuple.

Madame la présidente Le Pen, vous avez été candidate à l'élection présidentielle en 2017, vous avez été battu. Vous avez été candidate à l'élection présidentielle en 2022, vous avez été battu. Il y a eu des élections législatives anticipées que votre famille politique a demandé en réclamant la dissolution. Vous n'avez pas eu la majorité absolue. Et ce que je dis, madame la présidente, ce que je dis, madame la présidente, avec respect, c'est que personne précisément n'a eu de majorité absolue et qu'aujourd'hui se présente devant vous un gouvernement soutenu, et nous le verrons dans quelques instants ou non par un socle suffisamment grand de députés pour pouvoir se maintenir ou non.

Allez, s'il vous plaît, s'il vous plaît. Et puisque vous défendez la constitution du général de Gaulle, vous savez vous savez que les membres du gouvernement tiennent aussi leur légitimité du président de la République par sa nomination. Et ça c'est la constitution de notre pays. Mesdames et messieurs les députés, je ne ferai pas de longs discours. Je pense que tout a été dit lors de la déclaration de politique générale. Ce que je retiens aussi, c'est que notre esprit de compromis, la volonté de faire en sorte que les débats soient ouverts et lieu sont au fond le meilleur détecteur de la bonne foi ou de la mauvaise foi.

avec l'abandon du 493, avec le temps nécessaire pour mener l'ensemble des débats, s'exprimer ici ce matin à cette tribune en laissant croire à celles et ceux qui nous écoutent que la copie budgétaire telle qu'elle a été déposée est la copie budgétaire définitive. comme si les parlementaires n'avaient pas le loisir, le droit, la capacité de le modifier, de l'amender, de transformer pls collègues, est-ce que vous pourriez s'il vous plaît un petit peu respecter le premier ministre qui est en train de s'exprimer et qui s'e côtés des deux côtés s'il vous plaît un peu de silence des deux côtés. Attendez, ça suffit. Allez, s'il vous plaît, monsieur le Premier ministre, poursuivez. Merci.

Merci madame la présidente. On ne peut pas faire comme si dans le moment de notre procédure budgétaire, il n'y avait pas un texte sur la table qui n'a pas encore démarré sa discussion. Et de cela et de cela, vous ne pouvez pas mentir devant les Françaises et les Français en disant "Voici le projet de budget, voici ce que nous souhaitons censurer alors que vous avez refusé et que vous êtes en train de refuser de le discuter et de le travailler." La réalité, mesdames et messieurs les députés, soit on rentre dans les débats, soit on rentre une bonne fois pour toutes dans la crise politique.

Et de cela, vous devez l'assumer, parlementaire de la France insoumise avec les parlementaires du Rassemblement national parce que c'est évidemment le moment de vérité. Est-ce que l'on souhaite l'ordre républicain avec des débats qui ont lieu à l'Assemblée nationale ou est-ce qu'on souhaite le désordre ? Est-ce que l'on souhaite le ralentissement du pays ? Censurer sur un texte avec lequel on n'est pas d'accord, on peut le comprendre. censurer sur la base de l'absence d'un texte, c'est tout simplement manquer de bon sens.

En tout cas, mesdames et messieurs les parlementaires, ces motions de censure ce matin sont assez inédites dans l'histoire de la 5e République parce que ça serait au fond un peu la première fois que l'Assemblée nationale déciderait de se censurer elle-même et de refuser d'entrer dans les débats parlementaires. L'histoire, en tout cas, jugera très durement ces manœuvres politiciennes dans lesquelles on aura confondu au fond la tribune de l'Assemblée nationale avec une tribune publicitaire. L'élection présidentielle viendra. Vous aurez l'occasion de faire campagne. Pour l'instant, ne prenez pas en otage le budget de la nation et le budget de la sécurité sociale. Merci.

Merci beaucoup, monsieur le Premier ministre.

31:35
Non speech

[Applaudissements]

31:39
Locuteur

La parole est à présent à monsieur Nicolas Medzdorf pour le groupe ensemble pour la République.

31:46
Non speech

[Applaudissements]

31:54
Locuteur

Merci madame la présidente, monsieur le premier ministre, mesdames et messieurs les ministres, chers collègues, le général de Gaul disait notre constitution est à la fois parlementaire et présidentielle à la mesure sûr que ce que nous commande à la fois les besoins de notre équilibre et les traits de notre caractère. Nul ne doute du trait de caractère unique de l'Assemblée nationale qui se tient devant nous aujourd'hui. Bien que profondément divisé, elle n'a jamais eu autant de pouvoir. À ses côtés, désormais un gouvernement réaliste qui souhaite plus que jamais laisser la loi se faire au Parlement comme l'a clairement rappelé le premier ministre.

Le gouvernement propose et l'Assemblée enfin dispose. Il apparaît donc regrettable que la Chambre Basse puisse envisager de se dessaisir de ce pouvoir. La censure est un acte grave, fort et solève qui engage la stabilité de la nation et qui doit être mis à l'ordre du jour lorsque la situation l'exige. Malheureusement, depuis quelques années, la censure est devenue l'outil indispensable du bon opposant qui promet à chaque occasion de faire tomber un gouvernement de France comme si la chose pouvait être légère. Depuis 2 ans, cette assemblée ne renverse plus des gouvernements. Elle renverse le sens même de notre engagement politique.

Nous avons confondu le contrôle du pouvoir avec la jouissance de l'obstruction. Or, la beauté de notre promesse ne réside pas dans la paralysie de l'État, mais dans l'espoir que nous pouvons susciter chez les Français d'avoir une vie meilleure. Le vrai courage n'est pas de renverser des gouvernements ou de dissoudre des assemblées, mais de réussir à gouverner ensemble malgré tout. La vérité, c'est que la 5e République est aujourd'hui plus affaiblie par son parlement que par ses gouvernements successifs. À force de tout remettre en cause, scrutin après scrutin, motion après motion, nous prenons le risque d'épuiser non seulement les institutions, mais la confiance en notre pays.

Ce n'est pas le gouvernement qui vaille, c'est la parole publique toute entière qui se fragilise. Dans cet hémiscycle, chacun peut avoir ses désaccords, ses priorités, ses convictions, mais il est un principe qui nous oblige tous, celui de la continuité de la France. C'est de la solidité de nos institutions que dépend la place et la voix de la France et des Français dans le cancer des nations. Quand la France parle, le monde écoute encore, du moins encore un peu. Mais si elle continue de se diviser, le monde ne pourra qu'être sourd à ce qui ne sera désormais plus que les murmures d'une puissance devenue régionale.

Quelle ironie de nous voir tomber de par nos propres mains à l'heure où nos ennemis deviennent de plus en plus nombreux. Ce qui a fait la force de notre pays dans l'histoire, c'est la solidité de nos institutions et la responsabilité de nos dirigeants. Aucun agenda politique ni personnel ne saurait suffire à justifier l'ébranlement de la 5e République. Cette stabilité si importante pour la France est d'autant plus recommandable que nous sommes sur de nombreux dossiers. dans l'urgence. Mais avant de citer les chiffres alarmants de l'absence de budget, si je peux me permettre une référence qui rappellera de bons souvenirs au Premier ministre.

En Nouvelle-Calédonie, le gouvernement local ne peut être démissionnaire moins de 18 mois après avoir été installé. Si cela pouvait inspirer, je serais fier que mon île ait participé à apporter sa pierre à la stabilité de la nation. Ce qui vous en conviendrait démontre quelque peu la gravité de la situation. Le budget donc les délais d'adoption, vous le savez tous, sont désormais sur un fil et une absence de projet de loi de finance au 1er janvier 2026 aurait des conséquences lourdes estimées à 11 milliards d'euros, soit 0,4 points de déficit.

De ces 11 milliards d'euros, 3 milliards sont directement liés à l'hypothèse d'absence de textes financiers pénalisant la croissance notamment en raison de la baisse de consommation des ménages selon les chiffres de la Banque de France. Puis 8 milliards d'euros ensuite simplement en perte de mesures d'économie et de hausse de recette. 3 milliards au titre de la revalorisation des retraites, 3 milliards de rendement liés au plan niche, 1 milliard au titre de la taxe sur les complémentaires, 1 milliard pour le décalage d'un mois des mesures nouvelles.

Ainsi, à l'heure où nous parlons, l'instabilité nous a déjà coûté 0,2 % de notre PIB selon le gouverneur de la Banque de France, soit l'équivalent du budget annuel du ministère des affaires étrangères. Dès lors, une seule question. Avons-nous encore les moyens de nos querelles ? Je ne le crois pas. Alors évidemment, le premier ministre l'a lui-même reconnu. Ce budget est perfectible. J'ai envie de dire que c'est normal puisqu'il n'est pas encore passé par les fourches codines de l'assemblée. À nous de nous en saisir et de trouver les fameux compromis nécessaires.

Jamais dans l'histoire de cette République, les parlementaires n'auront exercé une influence aussi importante sur le budget de la nation. D'autant mes chers collègues, que c'est bien lors de l'examen de ce budget que sera proposé ce que vous aviez tous demandé en plus de l'arrêt des 493, la suspension de la réforme des retraites. Le premier ministre aura donc répondu aux deux principales revendications des oppositions qui justifient les censures jusqu'à présent. Quel parlementaire pourrait alors envisager de dire à ses concitoyens qu'il ne veut pas discuter du budget ? La deuxième urgence de ce gouvernement de mission et c'est à noter, ce sont les outres Mèes.

Un projet de loi concernant la vie chère est prêt. Nos territoires et nos compatriotes en ont besoin tant la situation du pouvoir d'achat est dramatique. Sans gouvernement, les prix continueront de filer et la population continuera de se paupériser. Toute censure aura un impact négatif concret et rapide sur le quotidien de nos concitoyens ultramarins. Je le répète mes chers amis, de par-delà les mères avons-nous les moyens de nos querelles ? Je ne le crois toujours pas. Permettez-moi désormais d'avoir un mot particulier pour deux territoires meurtris. Mayotte d'abord dont les plais de Chido sont encore ouvertes.

Des engagements ont été pris et il est désormais temps de les respecter dans le budget que nous allons examiner. On ne peut pas se contenter de tweeter lors d'une catastrophe naturelle et ne pas permettre ensuite au gouvernement de prendre les mesures nécessaires au rétablissement d'une situation indigne. Nous avons une promesse républicaine envers ce territoire. Nous ne pouvons pas décevoir ainsi leur amour de la patrie. Enfin, la Nouvelle-Calédonie. Je ne sais plus quoi vous dire tellement je désespère de pouvoir un jour aboutir à la fin d'un processus commencé il y a 7 ans maintenant avec l'organisation du premier référendum.

Nous avons connu trop de campagnes électorales, trop de factures, trop de barricades, trop de vies brisées pour devoir désormais être les otages du jeu national. Nous sommes si prêts de tourner la page de la violence et de la haine, si près d'en écrire une nouvelle que je vous demande solennellement d'avoir une pensée pour nous si vous hésitez à voter la censure. Si ce gouvernement tombe, tout espoir de paix s'envole. Combien faut-il de mort pour que la nation se donne le peu de temps nécessaire à achever le processus de paix en Nouvelle-Calédonie ? Combien de vie faut-il voir faucher pour que la politique s'arrête ?

À nous qu'on demande souvent de nous entendre malgré nos différences parce que la Nouvelle-Calédonie le mérite. Je vous retourne désormais cette requête d'unité nationale. Depuis que l'archipel a pris feu en mai dernier, nous avons connu une nouvelle assemblée et cinq gouvernements différents. Alors je sais que nous sommes loin particuliers et que nos voies se noient dans les millions de l'hexagone. Mais nous aussi nous sommes la France.

Je m'excuse d'évoquer dans cette allocution mon territoire avec tant de gravité, mais je crois tout en restant humble qu'il n'y a pas mieux placé qu'un Calédonien pour vous dire, mes chers collègues, que la fracture d'un peuple est un poison qui tue même les pays qu'en pensées indestructibles. Nous avons la possibilité de travailler ensemble ici, de dépasser nos clivages pour sauver la France. Nous l'avons fait trop tard à Numéa, nous pouvons encore le faire ici à Paris. Je sais qu'il y a les militants, les sondages et le calendrier électoral. Je sais les réseaux sociaux et le microcosme parisien. Mais avant tout et plus que tout, il y a la France.

Que le gouvernement de Sébastien Lecnu puisse tenir le plus longtemps possible. Que sa mission réussisse pour la France, pour toute la France. Je vous remercie. Merci beaucoup, monsieur le député. La parole est à présent à monsieur Laurent Baumel du groupe socialiste. Merci madame la présidente. Monsieur le Premier ministre, en préambule de cette intervention, je veux d'abord vous dire que nous comprenons intimement et parfaitement les sentiments et les raisonnements qui conduisent nos collègues des autres groupes de gauche à vouloir ce matin censurer votre gouvernement.

Nous comprenons et partageons l'exaspération engendrée par le spectacle accablant de ce président de la République qui chagriné des mauvais résultats des élections européennes a voulu lui aussi jouer à la dissolution, a perdu les élections législatives qu'il avait convoqué et s'est obstiné ensuite à ennier les résultats en ne consentant à nommer que des gouvernements à sa convenance et ce même lorsque le prê du socle commun qui servait de prétexte à cette dénégation démocratique a volé en éclat il y a 10 jours sous le regard médusé du pays.

Monsieur le premier ministre, en préambule de cette intervention, je veux aussi vous dire que notre non censure d'aujourd'hui n'est évidemment en aucun cas un pacte de non censure. Nous ne nous engageons à rien et surtout pas à voter ou laisser passer le budget récessif et injuste que vos ministres nous ont présenté. Nous ne renonçons à rien et si vous-même ou d'autres ici pouvaient en douter, nous rappelons le précédent de François Berou qui s'était un peu vite bercer d'illusion à notre sujet. Alors, si en dépit de ces rappels, nous faisons néanmoins le choix de ne pas vous censurer dès votre entrée en scène, c'est pour trois raisons que je veux expliciter ici.

La première tient à notre vision, j'allais dire à notre compréhension de la nature même de cette législature. Cette législature absolument inédite parce que dépourvu de majorité absolue et même relative est la première manifestation du tripartisme qui structure désormais notre période politique. Dès son avènement, les socialistes ont admis et énoncé qu'elle ne pourrait fonctionner que sur la base de compromis substantiel entre les forces qui ont composé le Front républicain de juillet 2024.

Dès son avement, nous avons pris nos distances avec l'illusion d'une possible application intégrale du programme du NFP et nous avons conçu le gouvernement que nous avons proposé de former autour de Lucy Castet comme un gouvernement minoritaire appelé à chercher des majorités textes par texte dans l'assemblée telle qu'elle est. Dans notre vision, cette configuration nouvelle n'est pas d'ailleurs nécessairement une régression.

Le système pyramidal structuré autour d'un président tout-puissant appuyé sur une majorité plétorique et docile n'a pas produit au cours des décennies un bonheur politique et une confiance dans les institutions telles qu'il faille à tout prix noiterater de retrouver ce paradis perdu. Au moins, notre assemblée reflète largement le pluralisme réel du pays. À supposer qu'il soit hautement désirable, donc le retour à la normalité de la 5e République ne serait pas en outre garanti par un retour actuel aux urnes, qu'il prennent la forme d'une dissolution ou d'un départ du président. Les Françaises et les Français ne le demandent pas forcément.

À travers nos échanges hebdomadaires avec eux, nous sentons qu'il existe une base sociale dans le pays pour accueillir avec soulagement et peut-être même soutenir demain une expérience institutionnelle novatrice qui parviendrait à concilier le pluralisme et la stabilité, la confrontation naturelle des orientations avec la capacité d'agir que ce pays éminemment politique continue d'attendre de son état. Une expérience qui nous sortirait de l'image déprimante d'un pays bloqué par la somme de ses intransigences.

La seconde raison de notre noncensure tient à notre conception de l'action politique, celle qui a fondé historiquement l'identité du socialisme démocratique et la distingué des mouvements révolutionnaires ou gauchistes. Depuis toujours, nous préférons nous battre ici et maintenant pour obtenir des avancées concrètes dans le cadre des institutions pour celles et ceux que nous défendons. Plutôt que de travailler sans cesse à approfondir des contradictions et des crises, censé faire advenir des grands soirs sans cesse différés et souvent décevant.

Dans le moment présent et même si je le répète, nous partageons l'exaspération devant l'attitude présidentielle, nous ne sommes pas convaincus que faire tomber à la chaîne tous les gouvernements qui passent pour précipiter une élection présidentielle à l'issue incertaine soit le meilleur service que la gauche puisse rendre aux couches populaires qui ont besoin d'elle. Fort de nos 69 députés, nous préférons exercer des rapports de force, asir dans l'hémicycle pour essayer d'inscrire dans le droit positif les propositions politiques issues de notre programme commun. Nous croyons à la nécessité et à la valeur du compromis. Nous voulons des avancées concrètes pour les gens.

Et la troisème raison, monsieur le premier ministre, pour laquelle nous faisons le choix de ne pas vous censurer au lendemain de votre déclaration et que vous avez à travers l'annonce de la suspension immédiate et complète de la réforme des retraites que nous vous demandions publiquement fait une concession réelle qui est aussi une avancée réelle. Une concession réelle. Oui, nous connaissons l'attachement quasi obsessionnel du président de la République et de vos amis pour ce totem du bilan macroniste.

Nous nous souvenons de la façon dont les outils de la coercition et de l'obstruction parlementaire ont été mobilisés pour l'imposer et le maintenir coûte que coûte face à une assemblée et un pays récal citron. Une avancée réelle. On peut ici ou là ergoter, minorer, dévoiler notre supposée naïveté. Nous nous sommes fiers d'avoir exercé cette pression, ce rapport de force qui permettra demain à 3 millions et dei personnes usé ou fatigué par une vie de travail de partir plus tôt, si elle le souhaite, à la retraite. Mais je termine, monsieur le Premier ministre, je termine par là où j'ai commencé.

Pour la première fois de cette législature, vos amis et vous-mêmes semblez comprendre que la pérennité de cette législature a un prix. À la différence de votre prédécesseur, vous semblez vouloir nous épargner les leçons de moral ou d'économie pour nous traiter comme on traite ses opposants en l'absence de majorité. En ne joignant pas ce matin nos voix à la censure, nous faisons le pari que vous continuerez à le comprendre dans le budget, dans le débat budgétaire qui vient. sur la suspension des retraites. Je vous le dis solennellement ce matin, il n'y aura pas d'entourel ou de russe procédurale. Vous êtes le garant qu'à la fin du processus, la suspension devienne une réalité juridique.

La pérénité même de votre gouvernement est désormais liée à cet engagement pris à cette tribune devant des millions de français. Monsieur le Premier ministre, vous avez renoncé au 493. C'est un progrès démocratique qui permettra aux majorités parlementaires de corriger votre copie. Chacun sera mis devant ses responsabilité et assumera ici les classes sociales et les intérêts qu'il défend. C'est infiniment mieux qu'un budget imposé par ordonnance.

Mais ce geste, monsieur le Premier ministre, ne vous exonère pas de votre responsabilité de faire de nouvelles concessions sur la trajectoire financière, sur la justice sociale, sur le pouvoir d'achat si vous voulez, si nous voulons que la France ait un budget et un gouvernement à la fin de cette année. Monsieur Rota vous accusera peut-être d'être notre otage. Ce n'est pas notre sujet. Nous nous demandons simplement que les idées validées par un/ers des Français lors des élections législatives trouvent leur place légitime dans le budget de la nation. Monsieur le Premier ministre, je conclus.

Nous faisons le paris qu'une forme d'intelligence politique collectif peut-être encore émerger du bourbier créé par l'apprenti sorcier de l'Élysée. Un automne parlementaire ne suffira pas à recréer l'amour des Français pour leurs institutions, mais nous pouvons commencer à leur redonner du crédit. Nous pouvons agir pour éloigner le pire, les souffrances, les malheurs, les désordres, les salissures de notre République auquel notre échec collectif pourrait désormais rapidement nous conduire. Voyez donc, monsieur le Premier ministre, cette non censure comme un surcis et comme un appel au sursaut. En ce mois d'octobre 2025, les Français nous regardent, vous regardent, ne les deux pas.

Merci beaucoup, monsieur le député. La parole est à présent monsieur Jean Didier Berger pour le groupe droite républicaine.

50:18
Non speech

[Applaudissements]

50:31
Locuteur

Non. Madame la présidente, monsieur le premier ministre, mesdames et messieurs les ministres, mes chers collègues, nous éprouvons ensemble l'expression d'un yatus démocratique inédit. Il y a 15 mois, chacun d'entre nous a gagné dans sa circonscription. Nous avons tous gagné. Et pourtant, ici désormais, personne n'est vraiment vainqueur puisqu'il n'y a pas de majorité claire. Ainsi, par leur suffrage, les Français ont-ils confiant entre nos mains une responsabilité démocratique supplémentaire ? Celle de nous mettre d'accord et de sortir des postures politiciennes. Celle de faire preuve d'humilité et de créativité pour sortir des impasses politiques.

Le vote des Français a retiré du pouvoir à l'exécutif. Vous en avez pris acte, monsieur le Premier ministre, en renonçant expressément à l'utilisation du 493 à l'occasion de l'examen du budget de la nation. davantage de pouvoir et donc désormais entre nos mains. Cette responsabilité nous oblige. Bien sûr, en chacun des députés ici présent raisonne ses engagements, ses convictions, ses idées. Chacun voudrait appliquer son programme à la lettre mais il n'y aura pas de solution chimiquement pure jusqu'à la prochaine élection présidentielle.

Mais si tel est le cas, c'est parce que nous constituons l'assemblée qui est probablement la plus représentative et la plus démocratique de toute la 5e République. Beaucoup d'autres pays européens connaissent cette situation. Beaucoup d'autres pays européens réussissent. L'échec n'est pas une fatalité. Cette situation nous donne même à toutes et à tous une liberté d'action énorme. Une liberté d'action qui engage chacune et chacun d'entre nous. Une liberté d'action qui aujourd'hui à l'occasion d'un vote aussi décisif peut faire basculer le destin d'une nation.

Et lorsque le vote est aussi important, lorsque la liberté d'action est aussi importante, elle doit s'exercer en dehors de toute considération personnelle ou partisane. Plus l'enjeu est impérieux, moins le mandat doit être impératif. Face à la passe de la dissolution, la droite républicaine a assumé l'intégralité de ses responsabilités. Nous avons choisi d'envoyer l'un des nôtres pour être premier ministre avec Michel Barnier.

Nous avons soutenu un autre premier ministre qui n'était pourtant pas issu de notre formation politique, avec qui nous n'avions pas une histoire d'amour très évidente et pourtant nous l'avons fait pour éviter les conséquences qui pouvaient se reproduire à l'issue de la première censure. Des conséquences qui créaient beaucoup d'incertitude pour le pays. Il nous est aujourd'hui demandé de nous prononcer à nouveau sur l'opportunité d'une nouvelle censure. Bien sûr, il y a avec ce gouvernement, monsieur le premier ministre, vous le savez, des points de désaccord importants, des points de désaccord budgétaires importants.

Le Haut Conseil des finances publiques l'a dit, 2025 commence à marquer le début de la réduction des déficits, mais cette réduction des déficits se fait 100 % par l'impôt et 0 % par la baisse de la dépense publique. Comment est-ce possible dans le pays le plus taxé du monde, dans le pays qui dépense le plus ? S'il y avait une majorité et une opposition, comme c'est traditionnellement le cas ici à l'Assemblée nationale, nous serions probablement dans l'opposition et nous voterions probablement contre ce projet de budget. Mais voilà, il n'y a pas de majorité. Et si sans responsabilité il ne reste plus que des oppositions, alors nous serons dans le néant budgétaire.

En moins de 2 ans, la France a connu cinq premiers ministres, nous rappelant ainsi les heures les plus sombres de la 4e République. Le général de Gaul et Michel Debré ont précisément conçu nos institutions et notre constitution comme un renfare face à cette instabilité. Un rempart qui permet à la France d'avoir une stabilité qui lui confère sa solidité. des institutions qui garantissent que l'intérêt supérieur de la nation passe avant tous les intérêts partisans. C'est précisément en considération de l'intérêt national que les députés de la droite républicaine ont aujourd'hui décidé de ne pas censurer ce gouvernement.

Pas seulement parce que les Français sont très major très majoritairement opposés à cette centure, mais parce qu'il s'agit de l'intérêt supérieur de la nation. C'est l'intérêt national qui commande aujourd'hui, mes chers collègues, de trouver les voies et moyens d'un accord, d'un accord pour doter la France d'un budget avant la fin de l'année. C'est l'intérêt national qui nous enjoint d'honorer les engagements de la France pris auprès des instances de l'Union européenne. C'est encore l'intérêt national qui ordonne de comprendre que sous le regard attentif et circonspect des marchés financiers, c'est la crédibilité de la signature de la France qui est en jeu.

Parmi les senseurs ici présents aujourd'hui, qui ira payer les traites égormitant des Français ? qui le fera parmi les senseurs ici aujourd'hui présents, qui ira consoler ceux qui auront perdu leur emploi, les emploi qui seront supprimés et ceux qui ne seront pas créés en raison de l'insuffisance de visibilité des entrepreneurs et des investisseurs qui parmi vous mesdames et messieurs les senseurs ira expliquer aux usagers des services publics que ces derniers ont été supprimés ou moindris par les villes, par les départements, par les régions, par votre faute parce que vous avez créé les conditions de l'instabilité. Aucun d'entre vous n'aura ce courage. Aucun n'ira le faire.

Aucun n'ira expliquer que vous avez choisi la politique de la terre brûlée, celle sur laquelle rien ne repose et qui que vous l'aurez fait au détriment de l'intérêt des Français. Vous n'aurez pas ce courage. Choisir comme vous le faites. L'intransigence idéologique, c'est bien confortable. C'est bien confortable pour vous. Nous ne ferons pas ce choix. Et pourtant, monsieur le Premier ministre, ne pensez pas que nous ne serons pas attentifs et vigilants à chacune de vos décisions. Ne pensez pas, en l'occurrence, que nous pourrons accepter tout et n'importe quoi s'agissant de la réforme des retraites.

Vous savez, nous savons tous, y compris ce qui aujourd'hui s'apprêtent à censurer, ceux qui aujourd'hui demandent même l'abrogation de la réforme des retraites. que cette réforme était non seulement nécessaire mais qu'elle était insuffisante qu'elle était insuffisante et que nous serons nous les élus responsable obligés d'y revenir en 2027 obligés de proposer des nouvelles solutions pour tenir compte de la réalité démographique. Tous les autres pays européens Tous les autres pays européens queles qu'en soient les majorités politiques le font.

Tous les autres pays européens constatent qu'il faut passer l'âge de départ à la retraite à 65 ans, à 67 ans, voire à 70 ans comme l'ont fait certains des de nos voisins. C'est la raison pour laquelle, mes chers collègues, nous euh euh ferons le choix de la vigilance face à toutes ces décisions. Vous avez la responsabilité, nous avons la responsabilité de sauver notre système de retraite. Il y avait il y a 50 ans, vous devriez pourtant avoir au moins un petit peu de mémoire, il y avait pourtant il y a un demi-siècle quatre quotisans pour un retraité. Aujourd'hui, c'est 1,5 cotisans par retraité. Bientôt, un cotisant pour un retraité.

Et quand il y aura moins de cotisans que de retraités, qui payera ? Qui payera, mes chers collègues ? Alors, monsieur le Premier ministre, vous comprendrez que la décision que nous prenons aujourd'hui est tout sauf anodine. Est-ceà-dire que les députés de la droite républicaine qui acceptent de ne pas censurer aujourd'hui, monsieur le premier ministre, vous accorde une confiance aveugle ? En aucun cas, ce soutien sera le plus exigeant que vous connaîtrez. Il s'exercera texte par texte, article par article, amendement par amendement. Il s'appuyera sur la bienveillance avec laquelle vos ministres donneront des avis.

je l'espère le plus souvent favorable s'agissant des amendements que nous aurons l'occasion de déposer. En somme, monsieur le premier ministre, ce soutien dépendra du vôtre. Il dépendra du vôtre lorsque nous proposerons de préférer la baisse de la dépense publique aux augmentations d'impôts. Ce soutien dépendra du vôtre, monsieur le premier ministre, lorsque nous proposerons les outils nécessaires à la revalorisation du travail et la lutte contre l'assistana pour aller vers la location sociale unique plafonnée parce que nous sommes intimement convaincus que ceux qui travaillent doivent toujours gagner davantage que ceux qui bénéficient de la solidarité nationale.

Ce soutien dépendra du vôtre, monsieur le Premier ministre, lorsque nous proposerons de supprimer les titres de séjour pour soins et de transformer l'AME en aine médical d'urgence. Je suis certain que chacun ici sur les bans du gouvernement mesure l'effort que font les députés de la droite républicaine. Un effort qui ne saurait être déçu. Plus que tout, cet effort est dicté par le bon sens. Quand on cherche 44 milliards, on ne commence pas par une censure qui va coûter 12 milliards de plus. Je sais qu'il y a ici et on les entend très bien des gens qui préfèrent instrumentalité instrumentaliser l'outil constitutionnel de la censure à des fins partisanes ou à des fins personnelles.

Je le dis à ceux qui veulent profiter des circonstances pour faire prévaloir la fureur et le bruit. Déstabiliser la 5e République et inventer de toute pièces une nouvelle constitution qui n'offre aux français aucune garantie démocratique. Vous ne parviendrez à désarmer ni la police ni la République. Vous y laisserez jusqu'à votre dernière énergie parce que l'instinct démocratique du peuple français sera toujours plus fort que toutes vos maligances. Je m'adresse aussi à ceux GAPLE glorieux qui font prévaloir les agendas personnels sur l'intérêt national en décrétant pour des mauvaises raisons que vous censurerez désormais tout le temps en vous alignant sur la position de la France insoumise.

Vous avez donné les clés de la négociation au Parti socialiste. Vous avez rendu nécessaire la suspension de la réforme des retraites. Mais peut-être au fond était ce que vous souhaitiez puisque vous-même vous êtes pour l'abrogation de la réforme des retraites. Peut-être au fond est-ce que vous souhaitiez puisque vous avez un programme plus à gauche que la gauche ? Peut-être au fond puisque vous vous dites ni de droite ni de gauche, en réalité vous n'êtes ni de droite ni de droite.

Alors, puisque dans ce pays, il n'existe rien de plus proche que les extrêmes, je le dis à tous les senseurs, les Français, le peuple souverain va vous envoyer à travers la facture de l'histoire le prix du mépris que vous vous apprêtez aujourd'hui à déverser avec des involtures sur l'intérêt national. À l'issue de ce vote, monsieur le Premier ministre, vous avez entre vos mains avec tous vos ministres le dernier fil d'Arian qui relie la confiance des Français aux députés de la nation. Il vous appartient d'en prendre le plus grand soin et nous serons avec tous les députés de la droite républicaine ultra vigilants, aussi bienveillant que vigilant. Merci de votre attention.

Merci beaucoup monsieur le député. La parole est à présent à madame Léa Ballage El Mari pour le groupe écologiste et social. Merci Madame la présidente, monsieur le Premier ministre, mes chers collègues, voter une motion de censure n'est jamais un geste anodin. Ce n'est jamais une posture. En tout cas, ce n'est pas ma conception. C'est un acte grave et je crois qu'il y a plus grave encore, c'est accepter de devenir les figurants d'une mauvaise pièce de théâtre présidentiel. La bonne nouvelle, c'est que nous parlementaires disposons d'un pouvoir inviolable en démocratie. celui de ne pas consentir, celui de ne pas accorder notre confiance, celui de la retirer.

Car la confiance du peuple envers le gouvernement n'est jamais que l'écho. Car la confiance du parlement envers son gouvernement n'est jamais que l'écho de celle du peuple envers ses dirigeants. Qu'est-ce que la confiance ? Sinon, la condition première du bon fonctionnement de notre pays. Or, cette confiance, non seulement vous ne la demandez pas, monsieur le Premier ministre, mais vous ne la méritez pas. Nous ne vous censurerons pas par plaisir. Nous le faisons parce que votre gouvernement, sa composition, sa direction, son intention ne répondent pas à ce que nous estimons juste pour notre pays. Commençons par le décor qui dit parfois l'essentiel.

Je veux partager avec avec vous mon étonnement. Dans le rang protocolaire, le ministre de l'intérieur arrive en premier, suivi de la ministre des armées. Que l'on me comprenne bien, la sécurité intérieure et nationale n'est secondaire pour personne, mais elle ne saurait être enfermée dans les seules limites que vous lui assignez. Pour beaucoup de nos concitoyens, la sécurité véritable, c'est celle du quotidien. L'emploi, la santé, l'environnement, le logement, tout ce qui permet de vivre dignement, de maîtriser leur existence. Monsieur le Premier ministre, et quelle place-vous accordé à l'éducation nationale ou à la jeunesse ? L'arrière-plan ?

Et que dire de la protection de l'enfance dont tous les signaux sont au rouge et qui n'a même pas de secrétariat d'État et l'éducation et et l'économie sociale est solidaire. 14 % de notre PIB privé d'interlocuteurs dédiés sur la composition du gouvernement que vous nous proposez. Si je ne veux retirer à personne ses qualités, il faut bien dire la vérité que ce qu'insting incarne. Des proches du président de la République, des anciens de vos cabines ministériel, des LR exclus, bref un dernier carré de fidèles, des moines soldats, des opportunistes en transition vers de prochaines aventures électorales et ce risindigeste gâteau un gouvernement encore moins paritaire que les précédents.

Voilà donc la modernité macroniste, un air de famille, un parfum d'entre soi. Allons désormais au fond des choses. Le budget que vous nous présentez n'est pas un projet pour la nation, c'est une addition d'injustice. Rigueur extrême pour les classes moyennes et populaires, clémence excessive pour les ultra riches et les grands groupes et un silence assourdissant pour le climat. Vous avez même poussé le zè jusqu'à reprendre 80 % des propositions de monsieur Mirou. Celle la même que cette assemblée venait tout juste d'écarter. Gel des des prestations sociales et suppression des APL pour les étudiants étrangers.

Hausse des timbres fiscaux d'accès à la nationalité comme si la nationalité devenait un privilège sensitaire. Limitation des arrêts de travail initiaux division par de du fond vert déjà diminué l'an passé. Voici quelques exemples éloquents de vos intentions et en augmentant les franchises médicales, vous affaiblissez mécaniquement le financement solidaire de la sécurité sociale. Vous en accélérez la financiarisation. Les mutuels augmenteront, les ménages payeront et chaque centime non remboursé par la sécurité sociale sera un coup de canif dans l'édifice du Conseil national de la Résistance.

Quant à la suspension de la réforme des retraites, réforme pour laquelle vous avez changé trois fois de véhicule législatif en 48 he à croire que vous êtes devenu un défenseur de la multimodalité, elle aurait pu être une bonne nouvelle. Mais ce que vous proposez n'est un report que de 3 mois pour les générations de 64 à 68. L'âge pivot de 64 ans, la cible des 72 des 172 trimestres demeure inscrit dans la loi. Vous suspendez la marche pour mieux la reprendre. Et comme souvent les mots enjolivent la réalité, ce que vous appelez suspension n'est réalité qu'un ralentissement cosmétique. Alors c'est vrai, vous allez accomplir un geste d'une portée inédite.

Vous renoncez à l'article 493 de notre Constitution. L'Assemblée nationale aura enfin le droit de voter. Attention, on frôle la révolution démocratique. Partons de vous le dire, mais faire passer le respect du Parlement pour une faveur censée justifier notre confiance, c'est confondre la démocratie avec une cour royale.

1:06:58
Non speech

[Applaudissements]

1:07:04
Locuteur

Et quand bien même vous seriez tenu de composer avec les forces de cet hémicycle, il ne faut pas se laisser abuser. La 5e République demeure un régime où l'exécutif règne en maître sur la fabrique de la loi et dispose d'un pouvoir réglementaire si vaste qu'il peut gouverner sans nous. Pour le dire autrement, vous laissez à Matignon, monsieur le Premier ministre, c'est assumer la droitisation de l'ensemble de nos politiques publiques et cela nous ne l'acceptons pas. Mais ce qui se joue ici dépasse infiniment la question du désaccord politique.

Ce qui est en cause à travers votre nomination, c'est la manière dont le pouvoir présidentiel se conçoit, s'exerce contre les usages, contre l'esprit d'équilibre et à la fin des fins contre nos concitoyens. Si nous vous censurons, monsieur le premier ministre, c'est un républicain sincère, attaché à la régularité du pouvoir et à la dignité de ces procédures. Il y a un an, le président de la République a pris l'une des décisions les plus graves de la 5e République, dissoudre l'Assemblée nationale dans l'espoir secret que la victoire du Rassemblement national en révèle l'imposture. Il n'était pourtant pas nécessaire de jouer avec la République.

Il suffit de les écouter chaque jour, se contredire. Ce paris dangereux s'est changé en manœuvre cynique lorsque le chef d'état a demandé à ses candidats de refuser le barrage républicain. Emmanuel Macron se révait en Churchill, il se réveille en Finonbourg. Et vous êtes de ceux, monsieur le Premier ministre, qui ont rendu cela possible. Vous vous dites gauliste, mais est-ce que le général aurait dîné en Catimini avec Le Pen pour parler des conflits aux portes de l'Europe comme vous l'avez fait au printemps dernier ? Non, c'est contre cela.

contre cela que les Français et les Français ont voté contre la banalisation de l'extrême droite pour un vrai changement pour la justice sociale pour la protection de l'environnement et la lutte contre le réchauffement climatique. Et pourtant nous y voilà un président qui s'obstine à mépriser le verdict des urnes, qui nomme pour la troisème fois et demi un premier ministre à sa main poursuivre la même politique comme si ne rien ne s'était passé. Un président qui détourne sa fonction de garant des institutions pour échapper à sa propre responsabilité. Un président qui tort la lettre et l'esprit de la Constitution pour mettre la République à son service.

Un président minoritaire devenu hors de contrôle qui veut rester au centre du jeu. Tout désormais concours à épuiser notre démocratie. Et si vous n'avez pas notre accord pour gouverner, c'est parce que nous avons encore la faiblesse de croire qu'en République tous les coups ne sont pas permis. À l'heure où le vin brun souffle sur les de nouveau sur les continents, l'entêtement du président de la République nous rapproche de ces démocraties libérales. Celle qui refuse le partage du pouvoir, celle qui préfère l'autoritarisme à la délibération.

Cet autoritarisme s'était encore exprimé avant-hier lorsque le chef de l'État, non content d'infantiliser régulièrement les Françaises et les Français, a cru bon de nous menacer. Voter cette motion de censure reviendrait selon lui à voter la dissolution. Non, chers collègues, la dissolution n'est pas la conséquence automatique d'une censure, ni la conséquence institutionnelle. C'est une décision politique, une responsabilité qui appartient au président de la République et à lui seul. Emmanuel Macron pourrait parfaitement revenir à la raison et donner enfin un sens au résultat des urnes de juillet dernier.

Et même s'il devait persister dans son aveuglement, vous pourriez-vous, monsieur le Premier ministre, à nommer pour la troisième fois, et ce serait audacieux, admettons-le, proposer une feuille de route fidèle à ce que le pays a exprimé des mesures pour réparer vraiment la France. Je n'ai pas le droit ici de brandir le programme du Nouveau Front populaire, mais il pourrait vous inspirer utilement. pas pour appliquer tout le programme rien que le programme mais un dieè suffirait déjà à répondre à bien des attentes du pays. Vous pourriez même vous appuyer sur des propositions déjà adoptées par cette assemblée.

Je pense par exemple à l'attaque Zucman défendue par mes collègues Evassas et Clémentin alors non, la dissolution n'est pas l'issue naturelle de cette censure. Nous refusons de porter la responsabilité d'un choix qui n'est pas le nôtre. C'est vrai, cette assemblée ne ressemble à aucune autre dans l'histoire de la 5e République. Elle est si fragmentée qu'aucune tendance politique ne dispose de la majorité et les compromis seront nécessaires. Mais c'est précisément parce que cette situation est sans précédent qu'il faut respecter les principes fondamentaux de notre République parlementaire. Deux exigences auraient dû être respectées.

Que le président de la République accepte enfin le résultat des urnes, passe la main, admettre la cohabitation, qu'un projet commun, clair et débattu soit présenté devant les députés accompagné d'une question de confiance. Rien de tout cela n'a été fait. Monsieur le Premier ministre, votre nomination procède d'une décision autoritaire à laquelle nous ne pouvons souscrire. Nous refusons que la 5e République devienne une monarchie élective. Et puisque vous ne sollicitez pas notre confiance, nous sommes contraints de vous offrir la censure. Je vous remercie. Merci beaucoup madame la députée. La parole est à présent à madame Blandine Brocard pour le group démocrate.

1:12:12
Non speech

[Applaudissements]

1:12:39
Locuteur

Madame la présidente Monsieur le Premier ministre, mesdames et messieurs les ministres, mes chers collègues, en prenant la parole face à vous aujourd'hui, ce n'est pas à vous que je veux m'adresser, c'est en pensant au français et à eux seul que je parle parce que nous sommes là, vous comme moi, par leur volonté et nous sommes là pour eux, rien que pour eux. Et à force de ne parler qu'entre nous, on en oublie à qui nous devons vraiment rendre des comptes parce que c'est leur voix, leur colère, leurs espérances, leur vie que nous devons porter, pas nos égos, pas nos ambitions, parce que nous sommes leur représentants et que cela nous oblige profondément.

Cela nous oblige à travailler enlassablement pour eux et non pour des jeux d'appareils ou des postures partisanes qui stérilise le débat public et abîment notre démocratie. Cela nous oblige à privilégier toujours le sens de la construction plutôt que celui de la destruction, le dialogue plutôt que le vacarme, le respect plutôt que la surenchère, le courage d'agir plutôt que la facilité de critiquer, la force de proposition plutôt que le rejet et la censure systématique. N'en avez-vous pas assez chers collègues, de consacrer tant de temps, tant d'énergie à vociférer et si peu à écouter. À je ne dis pas être d'accord mais simplement écouter. C'est la base même du travail démocratique.

Or, depuis des mois, notre assemblée donne trop souvent un piètre spectacle, celui d'un champ de bataille où l'on crie plus fort qu'on ne construit, où le bruit remplace le sens où les infectives tiennent lieu de penser. N'en avez-vous pas assez chers collègues senseurs de confondre opposition et obstruction ? De penser que crier, c'est convaincre de refuser tout débat avant d'essayer de comprendre et de déposer des motions de censure avant même d'avoir entendu la déclaration de politique générale du Premier ministre. Quelle étrange conception du débat démocratique. Quelle curieuse idée de la responsabilité parlementaire.

Et si et si au lieu d'une motion de censure automatique, vous proposiez enfin un projet alternatif, un plan B comme le font nos voisins allemands. Ah, pas tout à fait. Là-bas, là-bas, on pratique la motion de censure constructive. On ne se contente pas de dire non. On doit proposer une autre voix et surtout surtout convaincre une majorité. C'est cela la politique proposer, porter une vision, convaincre, pas juste taper du pied en criant "Censure". La situation du pays et celle du monde exige tout l'inverse, du sérieux, de la responsabilité et du travail. Ces mots semblent devenus désués pour certains, mais ils sont exigés par les Français.

Alors, écoutons-les et mettons-nous au travail vraiment. L'urgence est de redonner du sens à la politique, de la rendre à nouveau lisible et crédible. Soyons dignes des Français. Redonnons du crédit à la parole publique. Refusons que la politique avec un grand paix soit salie, bafouée, caricaturée par le vacarme des siamois populistes et la paresse des cyniques. Alors oui, certains ici ne veulent que le chaos. D'autres prospèrent sur les peurs, sur les colères, sur les blocages qu'ils organisent eux-mêmes. Les uns et les autres rêvent d'un effondrement car c'est la seule manière pour eux d'exister.

Mais nous sommes, j'en suis convaincu, bien plus nombreux et de sensibilités différentes à croire sincèrement à notre engagement, à vouloir servir et non se servir. À ceux qui ne cessent d'être dans les outrances et les caricatures, à malmener nos institutions qui jouent avec la colère et les mensonges comme on joue avec le feu. Stop ! Stop ! Car à force de tout dénaturer, c'est la démocratie elle-même que vous détruisez. car à force de tout balayer d'un revers de la main, c'est notre force d'action et de changement pour les Français que vous freinez. Et finalement, ce n'est pas le gouvernement que vous affaiblissez, c'est le pays tout entier.

La France, ce n'est pas un champ de ruine partisane, c'est un héritage commun, une exigence de chaque jour et un avenir partagé. Elle mérite tellement mieux que nos querelles d'appareil, nos indignations de façade, nos micros tendus pour un buzz. Ah ça, il est toujours plus facile de dénoncer que de proposer, de critiquer, que de construire, de diviser, que de rassembler. Mais si nous ne faisons que cela, à quoi servons-nous ? Pourquoi ne serons-nous pas capable ici de regarder ce qui nous unit plutôt que de brandir sans cesse ce qui nous sépare, de chercher le commun plutôt que la fracture, de parler de la France plutôt que de nos camps ?

Pendant que nous nous invectivons, des jeunes cherchent un logement qu'ils ne trouvent pas. Des familles travaillent dures et ne s'en sortent plus. Des agriculteurs prennent à vivre de leur métier. Des enseignants doutent du sens de leur mission. Des entrepreneurs mettent la clé sous la porte. Des policiers et gendarmes se sentent démunis. Des soignants tiennent à bout de bras nos hôpitaux. Et pendant ce temps-là, et bien pendant ce temps-là, nous nous lançons des adathèmes. J'en entends des deux côtés sans cesse depuis tout à l'heure et nous débattons pour savoir qui criera le plus fort. Mes chers collègues, par ces mots, je nous parle à tous.

Je nous appelle à nous réveiller, à nous rappeler la raison pour laquelle nous sommes ici. Nous ne sommes pas des figurants d'un théâtre médiatique. Nous ne sommes pas des acteurs d'un jeu d'ego. Nous sommes les dépositaires d'un bien précieux, la confiance des Français. Et cette confiance, nous la perdons. Nous la perdons tous jour après jour. Chaque fois que nous hurlons au lieu d'écouter, chaque fois que nous faisons passer nos intérêts avant ceux du pays, chaque fois que nous censurons au lieu de construire, les Français ne nous demandent pas d'être d'accord sur nous.

Ils savent surtout, pardon, ils savent bien évidemment que la politique, c'est aussi le désaccord, mais ils veulent que ce désaccord soit fécond, utile, digne, porteur, responsable et constructif. Le Premier ministre nous assure ne pas faire usage du 493. Saisisons cette occasion pour essayer de nous écouter et à défaut de nous entendre pour construire la nuance. À moins qu'encore une fois la censure repoussée, vous choisissiez de bloquer le débat, de le monopoliser en restant sourd aux attentes des autres. tout mon programme, rien que mon programme, quand on représente qu'un tiers des Français, ça vaut pour tout le monde ici.

et bien c'est oublié les attentes des 2 de tiers car ce salmon car nos divisions vont bien au-delà du spectacle affligeant et mesquin que nous offrons à nos concitoyens qui ne savent d'ailleurs plus vers qui se tourner entre des responsables impopulaires et des irresponsables populaires. Nos divisions, elles nous rendent surtout très vulnérables et nous placent dans une position d'extrême fragilité face à un contexte géopolitique international où les équilibres se tendent et où les menaces se rapprochent. Ceux qui refusent de le voir, au mieux se berent d'illusion, au pire ment et trompent les Français. Pendant que nous nous écharpons sur des postures, le monde lui ne nous attend pas.

On peut bien continuer à se cureler sur l'âge de départ à leur traite alors que soit quand même dit en passant tous nos voisins l'ont relevé. Mais à quoi cela sert-il si dans le même temps les dangers s'accumulent à nos portes ? Ingérances étrangères, dirigeants béliqueux ne jurant que par l'extension de leur territoire. Cyberattaque visant à faire éclater notre démocratie. Risque d'intrusion dans nos espaces aériens et maritimes. Projet d'attentat terroriste sur notre sol. Notre pays n'est pas un protégé de l'extérieur. Nos débats, nos faiblesses, nos divisions, nos clivages sont observés, exploité et manipulé par d'autres puissances.

Face à cela, notre devoir est clair : protéger la France dans son intégrité, dans sa liberté, dans son unité, dans sa souveraineté. Et le premier rempart, c'est la lucidité et non les dogmatismes dont certains se révèlent être une véritable 5è colonne. Et le premier acte de courage, c'est la vérité et non la facilité et la complaisance. Mes chers collègues, nous n'avons pas le droit d'abandonner la politique au cynique. Nous n'avons pas le droit de laisser le doute, la peur et le bruit gouverner à notre place. Nous n'avons pas le droit de décevoir encore. Alors maintenant au travail. Les Français nous attendent et ils ont raison parce qu'ils ont besoin de nous.

Non pas comme d'un triste spectacle mais comme d'un espoir. Redonnons à la politique ce qu'elle n'aurait jamais dû perdre. le sens du service, le sens du collectif et le sens de l'honneur. Merci beaucoup madame la députée. La parole est à présent, monsieur Paul Christophe, président du groupe Horizon et indépendant.

1:22:43
Non speech

[Applaudissements]

1:22:55
Locuteur

Madame la présidente, monsieur le premier ministre, mesdames et messieurs les ministres, mes chers collègues, à force de déposer des motions à répétition, certains semblent avoir oublié que la démocratie ce n'est pas le vacarme permanent. C'est le courage du dialogue, c'est la force du débat, c'est l'intelligence du compromis et ce dans le respect du mandat que nous ont confié les Français. De quoi allons-nous débattre ce matin ? Il nous faut l'expliquer à celles et ceux qui nous écoutent encore, s'il en reste, au vu de la désolante prestation que nous leur offerons ces derniers temps. Il nous faut leur dire tout le ridicule de cette scène.

Nous sommes aujourd'hui réunis pour débattre de motions de censure qui ont été déposées par les extrêmes alors même que le gouvernement ne s'était pas encore exprimé sur ses orientations et ses choix budgétaires. est assez cocasse, vous en conviendrez, puisque cela revient à congédi un salarié avant même son premier jour. Il serait par nature fautif coupable de ne pas venir de vos rangs. Mais il en est ainsi. sans même laisser le premier ministre prononcer le moindre mot, l'extrême droite avec l'extrême gauche avait décidé de s'unir pour bloquer le pays. Voilà donc leur conception du débat démocratique. Censurez toujours, écoutez jamais.

Commençons à regarder à l'extrême droite de notre hémicycle ces élus qui à longueur de discours nous font leurs leçons de sagesse et de supériorité. Observons cette extrême droite faire soudainement preuve d'un enthousiasme politique après des mois d'érance dans les couloirs de notre assemblée. Et souvenons-nous, souvenons-nous qu'en février 2023, le Rassemblement national déposait une motion de censure contre le gouvernement qui proposait alors d'instaurer la réforme des retraites. Et nous voilà en octobre 2025 et ce même parti dépose une motion de censure contre un gouvernement qui propose cette fois de suspendre cette même réforme.

Chercher la cohérence idéologique de l'extrême droite me semble à présent plus difficile que de trouver une aiguille dans une botte de foie comme leur programme désormais introuvable en ligne le Rassemblement national n'a plus aucune colonne vertébrale si ce n'est la haine des autres je vous l'accorde. Je m'étonne donc de cette nouvelle prise d'infection pour la censure. C'est un véritable revirement et je ne saurais croire que votre goût soudain pour le blocage du pays trouve sa source dans un appétit électoraliste attisé par les derniers sondages. Pire pire. Je n'ose imaginer que cela ne soit qu'un moyen de faire oublier vos très récentes déconvenus judiciaires.

De l'autre côté de notre hémicycle, l'extrême gauche n'est pas en reste non plus elle qui a fait du chaos son mantra. À ses yeux, la censure n'est plus qu'un outil démocratique. Elle est devenue un instinct partisan. Ces députés ont une envie chronique de censurer, loin de chercher le débat. Ils ont désormais le réflexe de l'étouffer. Et je n'oublie pas pour ma part que le réflexe n'est rien d'autre qu'un mouvement sans réflexion. Vous ne cherchez ni à construire ni à convaincre. La censure dans votre bouche n'est plus l'expression d'une conviction mais celle d'une stratégie.

Occuper le temps médiatique, saturer le débat, empêcher tout avancé qui ne serait pas le fruit de votre mauvais génie. Vous prétendez défendre le peuple mais vous privez le parlement de sa voix. Quel paradoxe ! Vous vous dites l'incarnation même de la démocratie mais vous en dévoyez les outils. Qu'estfumisterie ! Vous revendiquez l'art du débat mais vous en trahissez aujourd'hui l'esprit en refusant toute contradiction. Et d'un claquement de doigt, les grands débatteurs que vous êtes se transforment en piètre senseur. Par ailleurs, censuré mais dans quel but ! L'instabilité, le chaos, nous en sommes déjà au 3è Premier ministre en un an.

Quand allez-vous enfin penser à l'intérêt des Français ? Quont-il à gagner à voir ce blocage politique se poursuivre ? En réalité, avouez-le, vous espérez que la dissolution est l'instabilité politique. Même si vous n'avez que faire du prix financier, politique et démocratique d'une telle attitude, je veux ici vous le redire. La facture pour les Français d'une nouvelle dissolution serait de 15 milliards d'euros pour refaire ce que le peuple vient tout juste délire. Et pour quel résultat demain ? Un hémicycle où l'extrême droite gagnerait quelques sièges supplémentaires, mais sans pour autant que celle-ci ne dispose d'aucune majorité.

Nous serions alors dans une assemblée toujours aussi fracturée qu'aujourd'hui, tout aussi incapable de s'entendre dans un pays de nouveau, paralysé par les divisions. Et ainsi, les Français douteraient encore davantage de leurs institutions. Le prix le plus lourd ne serait alors pas dans les urnes, mais dans les têtes. C'est la confiance démocratique qu'on érode, qu'on abîme à force de jouer avec les institutions comme avec des allumettes. J'en suis sincèrement convaincu. La France n'a pas besoin de vos calculs stériles, de vos querelles veines. Les Français attendent de nous que l'on travaille, que l'on propose, que l'on argumente.

Dans la tempête politique que nous connaissons dans cette crise larvée que nombreux s'y nourrissent, il devient urgent de revenir à l'essentiel, l'intérêt général. Chez Horizon, nous faisons le choix de la stabilité, de la cohérence, du débat parlementaire et de la vérité. Ces mots qui devraient, nous en sommes certains, guider toute action publique, tout discours politique. La stabilité d'abord, loin d'être le synonyme de l'immobilisme est le signe d'une grande et nécessaire responsabilité. C'est elle qui garantit la continuité de l'État et la confiance des Français envers la représentation nationale.

La cohérence ensuite gouverner c'est tracer une ligne claire et la tenir même si elle n'est pas la plus commode ou la plus populaire. La cohérence c'est la marque de la conviction. Le débat parlementaire, nous le souhaitons. Il dotera notre pays d'un budget qui nous permette de respecter nos engagements et de rétablir nos finances. Enfin, la vérité, si elle n'est pas toujours confortable, elle seule permet de garantir la confiance. Dire vérité, c'est respecter les Français et refuser les recettes magiques et les promesses insoutenables. Stabilité, cohérence, débat parlementaire et vérité. Voilà les quatre piliers d'une action publique digne et durable.

C'est sur ces piliers que le groupe Horizon a la volonté de reconstruire la parole politique quand d'autres se contentent de la rabaisser. C'est dans cet esprit que nous ne souhaitons pas censurer un gouvernement parce qu'il défendrait quelques idées différentes des nôtres. C'est dans cet esprit aussi que nous nous exprimons sans trembler, sans hésiter sur la suspension de la réforme des retraites que nous jugeons déconnectés de toute réalité démographique et financière. Je l'ai dit au moment de notre votre discours de politique générale, monsieur le premier ministre, et je le répète, avec les députés de mon groupe, nous ne voterons pas n'importe quoi.

Nous n'avons aucunement l'intention de renier nos valeurs et nous comptons bien utiliser le temps du débat budgétaire pour défendre avec constance nos convictions. La France a besoin d'un budget crédible, sincère et équilibré. Elle n'a rien à gagner entendre les excès et postures des extrêmes qui ne veulent assurément pas la réussite de notre pays. Monsieur le Premier ministre, vous nous avez rappelé l'essence même du débat du député. Le législateur est ici pour débattre et faire la loi. Alors oui, monsieur le Premier ministre, vous proposerez, nous débattrons, nous voterons. Pour toutes ces raisons, le groupe Horizon et Ind soutiendra pas ces motions de censure mortifère et irresponsable.

Je vous remercie. Merci beaucoup monsieur le président Christophe. La parole est à présent, monsieur Laurent Mazori pour le groupe liberté indépendant, autre mè et territoire. Madame la présidente, monsieur le premier ministre, mesdames et messieurs ministres, mesdames et messieurs les députés, chers collègues, depuis des semaines, les citoyens nous regardent avec méfiance et inquiétude. Ils sont là, voire en colère. Dans ma circonscription dans les Yvelines, j'ai pu rencontrer des habitants de tout bord politique qui avaient un seul et même message à l'Assemblée nationale.

Entendez-vous enfin pour qu'on avance, pour qu'on ait un budget, pour qu'on puisse se projeter et que nos entreprises aussi pour que nos messages et nos priorités soient entendues et fassent l'objet de mesures concrètes mais avant tout réaliste. Il est grand temps que nous puissions exercer des missions qui nous ont été confiées il y a à peine plus d'un an et qui ont été largement compromises par différentes baisses de régime lié à l'instabilité politique qui, si elle retdevaux, a aussi comme effet d'augmenter mécaniquement nos dépenses publiques. Une dissolution largement décriée tant elle a été désastreuse.

trois gouvernements en un an et je ne compte pas celui qui n'a duré que quelques heures qui ont eu pour effet d'exaspérer nos concitoyens, d'augmenter notre instabilité économique et politique et de faire peser un peu plus de poids sur nos finances publiques dont un rééquilibrage était déjà une urgence. Maintenant, nous en sommes à une éème motion de censure qui, si elle devait être votée, aurait les mêmes effets que ceux de l'instabilité dont je viens à l'instant de vous rappeler les méfets et les impacts plus que désastreux pour notre pays. Dans ce contexte, et c'est dans ce contexte qu'une très large majorité des députés du groupe Liot ne votera pas cette censure.

Cela étant réaffirmé, il nous faut maintenant dire avec fermeté pourquoi cette large majorité du groupe ne souhaite pas la voter et ce qu'elle attend donc dans le futur proche, très proche. Tout d'abord, notre groupe l'a affirmé et réaffirmé depuis le mois de septembre. Il est urgent que les voies républicaines de cet hémicycle puissent travailler ensemble en faisant des compromis pour avoir de réel budget et non des budgets spéciaux jusqu'aux élections présidentielles afin que notre France puisse fonctionner et tenir son rang.

Nous voyons déjà tous les jours les dégâts d'une éventuelle loi spéciale et de l'instabilité politique dans nos territoires où des entreprises hésitent aujourd'hui à s'installer et où d'autres ont peur d'investir. Par ailleurs, nous attendons de vous, monsieur le Premier ministre, un réel dialogue avec le Parlement, un investissement ou un réinvestissement considérable dans certains secteurs. Nous les connaissons tous, la justice, la sécurité, la santé, l'éducation. Et que dire de nos territoires ultramarins qui ment cruellement de moyens ? Il deviennent une source de tension et d'exaspération pour nos concitoyens.

Sur le sujet particulier des retraites, le groupe LIOT défend depuis longtemps la suspension de la réforme de 2023 mais afin d'organiser une conférence de financement aussi nous accueillons avec bienveillance mais aussi avec beaucoup beaucoup d'attente votre volonté de la suspendre. Il ne s'agit pas seulement d'attendre 2027 sur ce sujet, bien que les élections présidentielles devront également donner un nouveau souffle à ce débat.

Mais il s'agit aussi dès aujourd'hui de travailler avec sérieux et surtout avec écoute de nos concitoyens mais aussi des partenaires sociaux pour une réelle refonte visant à la fois à protéger notre modèle social en en assurant la pérennité de son financement à long terme dans le contexte démographique que nous connaissons et que personne ne peut nier. Nous attendons également de vous que les débats qui s'annoncent puissent amener à une plus grande justice fiscale. Il n'est pas possible de toujours faire reposer des efforts sur les mêmes. Beaucoup de nos concitoyens ne comprennent plus pourquoi ils travaillent quand ils ont des problèmes pour se soigner, pour se loger, voire pour se nourrir.

Leur pouvoir d'achat diminue quand il voit pourtant que les plus grandes fortunes s'enrichissent davantage chaque année. Dans ce contexte, il est indispensable que les plus fortunés contribuent davantage à l'effort mais pour autant sans impacter le capital productif mais également pour que le travail paye plus. C'est ce chemin que le groupe Liot a toujours souhaité emprunter. Le groupe Liot veillera également à ce que les territoires d'outreemer ne soient pas mis de côté. Chacun d'entre eux a des enjeux spécifiques et urgents. Je pense notamment pour n'en citer qu'un et cela ne vous surprendra pas à Mayotte qui il y a près d'un an a violemment été frappé par le cyclone Chido.

Nous connaissons le bilan de cette catastrophe. Il est temps maintenant d'agir et il est nécessaire qu'enfin une ligne budgétaire spécifique concernant les 4 milliards d'euros prévus concrétise la promesse qui a été donnée ici-même dans cet hémicycle. Par ailleurs, comme l'a déjà rappelé notre président délégué Christophe Neigelen, placé en numéro 13 dans l'ordre protocolaire, le ministère des outremères est un mauvais signal. Symbolique certes, mais c'est un mauvais signal. ne seront donc particulièrement vigilants à ce que tous les territoires d'outreem mais également la Corse soit bien pris en compte.

Monsieur le Premier ministre, il est impératif pour les Français que nous puissions travailler dans la confiance. Pour cela, votre indépendance vis-à-vis du chef de l'État est nécessaire. Le dialogue que vous appelez de vos vœux, j'en suis convaincu, est une volonté sincère de votre part. Mais il ne pourra se faire sans votre libération de la tutelle du président de la République.

Nous ne pouvons accepter qu'il remettent d'ailleurs la responsabilité de l'instabilité sur le Parlement quand elle est indiscutablement le fruit infructueux d'une mauvaise décision, la dissolution de 2024 qui de plus a été une décision prise seule et pour de mauvaises raisons et qui a coûté selon l'OFCE plus de 14 milliards d'euros à la France. sa récente déclaration malheureusement ne l'honore pas et il ne faudrait pas qu'elle soit le moteur dans l'ombre des ressentiments, des débats qui vont bientôt démarrer ici et qui sont plus que nécessaires pour notre pays. Nous ne pouvons pas nous contenter de promesses.

Nous devons donc poser des actes concrets, construire en commun dans l'intérêt seul et unique des Français. C'est un appel que je vous lance à vous mais également à tous nos collègues. Monsieur le premier ministre, si le group en très grande majorité ne votera donc pas la censure, il restera responsable. Mais si à l'avenir le dialogue que nous souhaitons construire avec vous et votre gouvernement pour faire face aux jurs urgenz devait être rompu, notre décision d'aujourd'hui pourrait être différente demain. Quand bien même nous avons le plaisir de voir sur le banc des ministres notre chers collègues, amis et ancien président de groupe Laurent Panifous.

Nous restons un groupe d'opposition mais qui se veut comme il l'a toujours été constructif. Nous espérons que cette position d'opposition constructive permettra d'alimenter des débats sincères amenant à des mesures justes et à un budget le plus équilibré possible dans ces circonstances politiques particulières. Vous avez souhaité renoncer à l'article 493 de la Constitution. C'est une première étape vers une écoute sincère de votre part. Néanmoins, il faut aussi que durant les débats, les propositions que nous ferons les uns et les autres puissent également être entendues et apprécié.

Aller jusqu'au bout des échanges sans prendre en considération les propositions de tous n'aboutirait à aucune mesure efficace pour notre pays et continuerait à alimenter la méfiance de nos concitoyens. Donnons un budget juste à notre pays et je fais ici le vœu que les débats de notre parlement aboutissent à des propositions réalistes et évitant comme on l'a connu l'an dernier toute surenre financièrement délirante. En résumé, je n'ai qu'une chose à dire au travail. Je vous remercie. Merci beaucoup monsieur le député. La parole est à présent à madame Émeline Kerbidier pour le groupe gauche démocrate et républicaine.

Alors on va passer au groupe suivant et puis si elle arrive dans les 10 minutes qui viennent, je donnerai la parole après le président Éric Sioti pour le groupe UDR.

1:39:58
Non speech

[Applaudissements]

1:40:22
Locuteur

Madame la présidente, monsieur le premier ministre, mesdames et messieurs les ministres, mes chers collègues, notre représentation nationale doit choisir ce matin. Un choix difficile, exige, courageux qui engage l'avenir de notre nation tout entière. Oui, nous devons choisir entre la continuité d'un pouvoir usé, usé jusqu'à la corde, sans cap et sans légitimité ou choisir le sursaut de la vérité et du courage, choisir d'effacer ou non le macronisme. Choisir ou non de mettre fin aux souffrances, aux difficultés des Français. choisir ou non de mettre fin à une immigration de masse et à l'ensauvagement de notre société.

choisir ou non de stopper la spirale infernale des 3400 milliards de dettes du record mondial des impôts comme le soulignait encore dans son alerte le FMI qui pointait la gestion calamiteuse du président Macron et qui prévoyait que la dette française allait dépasser à l'horizon 2030 la dette de la de la Grèce. Voilà votre gestion. choisir ou non de sauver nos services publics, de protéger nos concitoyens les plus fragiles.

Avec le groupe de l'Union des droites pour la République, nous avons déposé au côté de Marine Le Pen et du groupe du Rassemblement national cette motion de son sûre, non par calcul mais par conviction parce que tout simplement nous croyons que la France mérite mieux que la survie d'un système qui s'effondre. Depuis 8 ans, les Français regardent ce pouvoir qui promet la réforme et ne fait que livrer la confusion, qui parle d'autorité mais qui pratique la faiblesse, qui prétend incarner la modernité mais ressuscite les inepsies d'une gauche qui aura tant fait de mal à la France. Ce dernier gouvernement n'est pas celui du redressement. C'est celui du renoncement.

Il n'a pas de majorité, pas de vision, pas de légitimité. Il n'a qu'un seul maître, qu'un seul guide, qu'une seule boussole. La peur, la peur du peuple, la peur du peuple français, la peur des urnes. Mais nous ici, représentant de la coalition des patriotes amoureux de la France, la coalition qu'attendent les Français, nous n'avons pas peur. Un homme de droite représentant les aspirations de millions de Français. Je censurerai avec détermination votre gouvernement fanche. Je le fais.

1:43:34
Non speech

[Applaudissements]

1:43:38
Locuteur

Je le fais sans hésitation, sans état d'âme, sans ambiguïé pour une raison simple qui apparaît à tous les Français. Car votre politique est tout simplement socialiste. Oui, je censurerai un gouvernement socialiste. Gouvernement dont monsieur Hollande est devenu le vice-premier ministre. un gouvernement otage du Parti socialiste, prisonnier d'Olivier Fort qui vous tient, qui vous conteindra, qui vous dicte déjà votre ligne. Aujourd'hui, ils vous ont imposé de reculer sur la réforme des retraites. Attendons de voir ce qu'il n'est au final. Le seul totem du macronisme que vous avez bradé à la Soviette.

Mais demain, ils vous imposeront la taxe humaane, le retour à la taxe à 75 % des impôts, des taxes, des normes, des règlements et vous cèderez.

1:44:41
Non speech

[Applaudissements]

1:44:48
Locuteur

Demain à genoux, vous céderez pour survivre piteusement. Vous céderez sur tout, sur les impôts, sur les dépenses, sur la dette, sur l'immigration. sur la sécurité. J'entendais déjà le ministre de l'intérieur avoir des pudeurs pour contester qu'il y ait une submersion migratoire alors que nous avons accueilli l'année dernière près de 550000 étrangers dans notre pays. Nous censurons, je censurerai un gouvernement socialiste et son budget. Un budget qui incarne la recette immuable du socialisme. Toujours plus de dépenses, 30 milliards. Toujours plus de dettes, 77 milliards d'intérêt de la dette. Toujours plus d'impôts, au moins 19 milliards.

Ce budget c'est celui de la fuite en avant d'un gouvernement qui ne sait plus produire, qui punit l'effort, qui dévalorise le travail, qui décourage l'investissement, qui alourdit la fiscalité et qui étouffe la compétitivité. Je sensure ce gouvernement car nous combattons sa philosophie, celle qui prétend que la France maintient par la redistribution et non par le travail, par la dépendance et non par la liberté, par la dépense et non par la responsabilité. Mais quelque part, ce gouvernement traduit le retour finalement aux sources du macronisme. Oui, vous remontez aux origines du fleuve, rappelons-le.

Emmanuel Macron fut l'homel de François Hollande, son secrétaire général à l'Élysée, puis son ministre de l'économie avant certes de le trahir. Derrière l'opportunisme, derrière l'opportunisme, ce pouvoir en réalité n'a jamais cessé d'être celui de la gauche camouflée. Caché sous les habits d'un prétendu nouveau monde. Vous avez berné les Français. Certains ont cru naïvement à la promesse du en même temps, mais ce dépassement au final aura tourner à la confusion. Et cette confusion aujourd'hui, elle se traduit dans la compromission et dans le chaos.

Oui, mes chers collègues, nous censurons car nous croyons en la liberté, en l'identité, à l'autorité, à la responsabilité, à la souveraineté, au mérite, au travail. toutes ces valeurs de pour lesquelles vous avez démissionné et parce que je sais

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et parce que je sais qu'on ne redresse pas la France avec les idées de ceux qui l'ont terriblement affaibli, abaissé, dégradé. À tous ceux qui aiment la France, je veux lancer aujourd'hui un appel sur ces bancs. Votez, votez cette censure au-delà des partis, au-delà des consignes, au-delà des intérêts personnels. N'ayez pas peur, mes chers collègues, n'ayez pas peur du jugement des Français. Ne sacrifiez pas la France à la survie d'un système politiquement déjà mort.

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Comme en 1958, l'heure du courage a sonné. Ne sacrifiez pas les Français à la survie d'un président déchu qui a trahi la patrie. Je m'adresse en particulier, je le dis, même si leurs bancs sont quasi intégralement cher Pierre Cordier vide. Voilà ce que représente aujourd'hui

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Locuteur

la famille politique. La famille politique que j'ai eu l'honneur de présider, celle qui quelque part a été l'héritière du général de Gaul. Elle est absente. Elle est absente au rendez-vous des Français. Elle est vide.

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Alors, malgré leur absence et je parle par l'intermédiaire courageuse de Pierre Cordier qui est là, je m'adresse à mes amis républicains. N'écoutez pas votre peur. N'écoutez pas votre peur. Je la connais. Je l'ai connu. Ne cédez pas aux menaces, aux coups de menton, au calcul à la petite semaine, au tentative de déstabiliser les uns pour valoriser les autres. Écoutez les Français, écoutez vos électeurs, écoutez vos sympathisants, écoutez surtout la France qui vous demande, qui exige d'arrêter ce désastre et de sauver avec nous la France.

Refuser la censure, c'est gagné sans doute quelques semaines sous la tutelle de monsieur Olivier Fort, un hypothétique et court répi avant une dissolution inéluctable. Mais refuser la censure, c'est avec certitude perdre définitivement la confiance de ceux qui vous ont donné un mandat, les représenter et les protéger. Les menaces, la peur ne vous sauveront pas. L'Union. Oui. Empronter le chemin courageux de l'Union comme je l'ai fait l'année dernière. Censuré.

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Ne vous compromettez pas ne vous compromettez pas dans le soutien à ce gouvernement. N'avalez pas cette couleœuvre, ce bois, cet alligator rose. Aucun électeur de droite ne vous le pardonnera. Alors oui, mes chers collègues, avec nous, osez le courage censurer pas pour vous mais pour la France. Je vous remercie. Je vous remercie. La parole est à présent donc à Carbidi pour le groupe gauche des démocrates républicaines. Madame la présidente, mesdames, messieurs les ministres, chers collègues, depuis un an, notre pays est confronté à la plus grave crise politique que nous ayons connu sous la 5e République.

Monsieur le Cornu, vous êtes le 5e premier ministre à se présenter devant notre assemblée depuis 2022. La sortie de crise nécessite assurément le respect mutuel de nos institutions. Le respect, voyez-vous, est basé sur la confiance. la confiance sur l'honnêteté et l'honnêteté sur le respect de la parole donnée. Et pourtant, pourtant depuis votre récente nomination, nous nous avons essuyé vos fausses promesses, promesses de rupture d'abord alors que tant dans la méthode que dans le fond, vous restez fidèle à Emmanuel Macron. On vous attendait avec un gouvernement de gauche.

C'est à droite que vous êtes allé chercher un semblant de majorité avant que cette même droite ne vous laisse seule au milieu du guai. Vous avez promis le dialogue mais vous refusez d'écouter. Vos longues consultations n'ont finalement permis que la reconduction d'un gouvernement composé de derniers fidèles, de derniers soldats appuyés sur un socle qui n'a plus rien de commun ni de majoritaire. Vous vous enlisez dans le dénique. Vous aviez même promis après votre démission de ne plus revenir. Mais vous voilà devant nous aujourd'hui.

Pour rester coûte que coûte, vous promettez encore après que vos amis fait adopter en force contre le Parlement et contre le peuple la réforme des retraites, vous concédez enfin tout juste de la suspendre. Il vous aurait suffi d'un décret, un simple décret pour tenir votre promesse, mais vous préférez nous renvoyer un amendement dans le PLFSS, un amendement que votre socle bancal a déjà promis de combattre de toutes ses forces. De quel moyen entre l'obstruction parlementaire et les rouages du calendrier budgétaire, bien heureux celui qui peut croire encore à cette promesse de victoire.

Et quand bien même quand bien même nous parviendrions à faire adopter un tel amendement, quel maigre résultat ! 9 mois de plus et des pensions au rabé. Vous avez promis aux Français que la facture sera salée. En réalité, nous ne reviendrons pas à l'état antérieur à 2022. Au groupe GDR, nous avons fait de la lutte contre la réforme des retraites, un symbole fort de notre mandat. Nous avons été de tous les votes, de toutes les manifestations dans cette assemblée comme dans la rue. Mais voyez-vous, les symboles, ça ne se brade pas. Alors, pour tenter de nous convaincre, vous promettez toujours, vous faites mine de redécouvrir la démocratie parlementaire.

Voilà que vous promenez vous promettez maintenant d'abandonner l'usage du 493. Et nous devrions vous croire désarmé. Monsieur le Premier ministre, de combien d'autres outils constitutionnels userez-vous pour contraindre les débats et faire adopter votre budget ? Abandonnerez-vous l'utilisation du vote bloqué prévu à l'article 44 alinéa 3 ? Délaisserez-vous l'usage de la seconde délibération prévue à l'article 101 ? Si nous augmentons les recettes, renoncerez-vous à l'article 40 lors de l'examen des dépenses ? Enfin, renoncerez-vous à procéder par voie d'ordonnance comme les articles 47 et 47-1 vous en offrent la possibilité. Autant d'outils sur lesquels vous ne vous êtes jamais prononcés.

Le renoncement à l'article 493 est un leur et vous le savez. Mais même minoritaires, même affaibli, même esselés, vous continuez de vous jouer de notre assemblée. Quant au président de la République, alors que 68 % des Français réclament désormais sa démission, ils s'enferment dans le déni menace de dissolution. Quelle drôle de partition ! Pendant que vous flattez les députés pour tenter de leur faire croire que l'avenir du pays est entre leurs mains, votre mentor rappelle que le véritable pouvoir est entre les siennes. Vous avez en commun de vouloir faire croire que l'origine de la crise, comme sa solution, reposerait uniquement sur notre assemblée.

Habile façon de fuir votre responsabilité. Or, si notre assemblée est morcelée sans majorité, c'est par la faute d'Emmanuel Macron qui un soir de juin 2024 avait pris la décision seul et sans même en informer son camp de dissoudre l'Assemblée nationale. Voilà la véritable cause du désordre politique. Pour compenser son absence de majorité depuis 1 an, il abuse de la Constitution, fragilisant le pouvoir législatif et l'ensemble de nos institutions, mettant à nu les fragilités de notre République, transformant la crise politique en crise institutionnelle. Tout cela dans un unique but.

Préserver ses intérêts et ceux d'une poignée de très riche à qui il a fait des milliards d'euros de cadeaux fiscaux depuis son arrivée au pouvoir. Au détriment des travailleurs, des retraités, des étudiants, des ménages pauvres et modestes de la jeunesse qu'il sacrifie. Votre budget 2026 en est la parfaite illustration. Année blanche, gel des aides sociales, baisse des aides au logement, augmentation du coût des carburants, augmentation de la TVA pour les auto-entrepreneurs, gel des barommes de l'impôt sur le revenu, baisse du nombre de fonctionnaires, déremboursement des médicaments et tente encore. Un budget que vous jugez imparfait, nous le trouvons inadmissible.

Depuis votre première nomination, il est vrai que les rebondissements ont été nombreux et que le recrutement de votre gouvernement n'a pas été une sinécure. Ne croyez pas que je m'en amuse ? Comme la plupart nos concitoyens, nous avons trouvé que le spectacle était plutôt affligeant. Dans cet emploi du temps de ministre fraîchement nommé des missionnaires et remissionnés, vous avez pourtant trouvé le temps de modifier le budget préparé par votre prédécesseur. Vous auriez pu faire mieux. Vous avez choisi de faire pire en limitant l'efforts demandé aux plus riches. Pour les territoires d'Outremer, ce sera la double peine.

Les coupes sur le budget général s'ajoutent au coup de drabo sur la mission Outre mer. Le taux de chômage est déjà deux à trois fois plus élevé qu'en hexagone Cassel tienne. Vous prévoyez une coupe de 350 millions sur la LODOM. L'innovation et l'économie font rayonner la France. Mais vous prévoyez 400 millions d'euros en moins sur l'aide à l'investissement des entreprises en outream. Tous les secteurs sont concernés, le bâtiment, le commerce, le tourisme et les conséquences sont inévitables sur l'emploi, le logement, le pouvoir d'achat. nos territoires que tous les indicateurs économiques et sociaux placent loin derrière l'hexagone avait besoin d'un plan de rattrapage.

Monsieur le premier ministre, vous leur promettez un plan de largage. Au nom de notre appartenance à la nation, vous souhaitez que l'on participe à l'effort budgétaire. Vous avez l'égalité à géométrie variable. Depuis des décennies, nous réclamons des moyens égaux pour nos services publics, l'égalité des droits sociaux et de juste compensation pour nos difficultés structurelles. En 2025, pourtant, il manque toujours des routes en Guyane, de l'eau à Mayotte, des logements à la Réunion. Et sur tous nos territoires, sur tous nos territoires, nous subissons le chômage de masse, la chè de la vie, la pauvreté extrême.

La France ne gère ses anciennes colonies qu'à travers les crises qu'elles traversent et les catastrophes qui les frappent. Crise sociale, environnementale ou institutionnelle. Quand les caméras se déplacent, vos regards viennent à nous. crise d'ailleurs que vous parvenez le plus souvent à créer vous-même comme en Nouvelle-Calédonie où l'entêtement du président de la République sur le dégel du corps électoral avait mis l'archipel à sang et à feu. Avec le report des élections, monsieur le premier ministre, vous lui emboitez le pas sans même vous remettre en question. Monsieur le premier ministre, vous trouvez que la France est malade ? L'outreem agonise.

Vos coupes budgétaires finiront de tuer nos économies. Ce n'est pas par dogmatisme que nous les refusons, mais par réalisme et par amour de nos pays. Chaque coup de rabo creusera un peu plus l'écart en notre développement et celui de l'hexagone. Chaque coup de rabo fera reculer l'objectif de réalité et croyez-moi, nous en sommes loin. Notre message à cette tribune est clair. Pas de coupe budgétaire pour l'outre. Monsieur le Premier ministre, nous ne sommes pas les artisans du chaos pour lesquels vous aimeriez tant nous faire passer.

Mais au nom de quoi devrions-nous nous résigner et accepter un tel budget qui choisit d'épargner les plus riches pour accabler les ménages modestes et les petites entreprises en outre mer plus encore qu'ailleurs pour permettre une hypothétique suspension de la réforme des retraites financée par un gel des pensions parce que vous n'avez vous nous donnez l'illusion de pouvoir débattre en renonçant au 493 alors que votre besme constitutionnelle regorge d'autres outils pour contraindre la discussion budgétaire au nom de la saince stabilité Laquelle ? Celle du président de la République assis sur son trône ou celle des marchés financiers que vous affectionnez tant ?

Mesdames, messieurs du gouvernement, aujourd'hui nous ne censurons pas une femme ou un homme. Nous ne censurons pas un nom. Nous censurons votre budget mortifère pour la France et mortifère pour nos territoires d'outre mer. Nous censurons vos fausses promesses, vos faux semblants, vos mensonges à la face de ceux que vous méprisez. draper dans une démocratie d'apparat. Nous censurons parce que nous n'avons pas d'autres solutions. Parce qu'après avoir essuyé le pire, vous nous promettez encore pire.

Nous vous censurons parce que nous voulons que notre pays sorte de la crise parce que nous sommes persuadés que la seule solution aujourd'hui est le départ du président de la République et votre départ doit lui précéder. Merci beaucoup. Merci beaucoup madame la députée. La discussion commune est close. Je vais maintenant mettre en voie la motion de censure déposée par madame Mathilde Panot et 86 membres de l'Assemblée. Le scrutaire est annoncé dans l'enceinte de l'Assemblée nationale. Je rappelle que seuls les députés favorables à la motion de censure participent au scrutin et que le vote se déroule dans les salles voisines de l'hémicycle. Le scrutin est ouvert pour 30 minutes.

Il sera donc clos à 11h30. La séance est suspendue. Ah. Il y avait

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entre les deux croix. D'accord. D'accord. Non mais franchement c'est très calculé votre truc. Bon, merci d'être là. Nous n'allons pas voter la censure pour une raison qui a été largement explicité par Laurent Baumet il y a quelques instants. Mais je voudrais vous dire aussi que il y a une formidable hypocrisie dans cet hémicycle. Toutes celles et ceux qui vont voter la censure savent que si elle était votée, en réalité le gouvernement procéderait par loi spéciale et tout ce qu'il prétendent combattre serait en réalité imposé aux françaises et aux français.

En acceptant d'entrer dans le débat comme nous le faisons, nous allons au contraire permettre d'amender et de corriger très sensiblement une copie qui n'est évidemment pas la nôtre et qui n'aurait jamais été le projet de budget de financement à la fois de la CQ et de l'État que nous aurions proposé si nous étions aujourd'hui au gouvernement. Mais nous allons permettre donc de grandes conquêtes dans les prochaines semaines alors que celles et ceux qui votent la censure aujourd'hui savent très bien que la conséquence de leur vote s'il était suivi par une majorité et bien permettrait une loi spéciale au gouvernement et que nous n'yons plus jamais la possibilité de corriger la copie.

C'est la raison pour laquelle je suis heureux de avec mes camarades socialistes de faire en sorte que le débat puisse s'engager. Mais je crois que comme toujours dans ces moments-là, il y a des gens qui cherchent davantage le symbole et c'est vrai que c'est beaucoup plus facile d'expliquer que comme ce gouvernement n'est pas le nôtre, on le censure. Mais que veut-on passer d'une censure à l'autre, être d'un gouvernement à l'autre, amené à dire que aucun d'entre eux ne tiendra jamais. Il n'y a pas de majorité dans ce parlement. Aucun d'entre nous n'a la majorité. C'est vrai pour l'extrême droite, c'est vrai pour la droite, c'est vrai pour la gauche.

Et donc nous sommes dans une situation où il faudra forcément agir avec un parlement qui n'est le parlement de personne ou plus exactement qui est le parlement de tout le monde. En tout cas celui que les Français ont choisi il y a un an qui est parfaitement légitime puisque il est celui qui a connu finalement le taux de participation le plus élevé depuis 40 ans et donc nous allons faire avec. Mais que présenté tôt avec les autres gouvernements ? Mais ce qui a changé avec ce gouvernement par rapport au précédent, il s'est rallié à la position défendue par tout le Nouveau Front populaire de ne pas gouverner avec le 493 et donc d'accepter l'idée que c'est le Parlement qui est souverain.

Alors chacun prendra son risque et chacun devra répondre de ses actes devant vous, devant les Françaises et les Français parce que à chaque vote, chacun saura que son vote compte puisque il n'y aura pas de correction possible par le gouvernement en fin de parcours avec un 493. Mais si le parle si le parlement n'était pas respecté, ne tenait pas ses engagements, je pense notamment à la suspension de la réforme des retraites. Il va de soi que nous censurerions immédiatement. Et donc tant que le parlement, tant que le parlement sera respecté, tant que le gouvernement sera loyal avec le parlement, nous ne censurerons pas. Dès lors qu'il ne le serait plus, nous le censurons immédiatement.

Droit de vie ou de mort sur ce gouvernement. une question de droit, de vie ou de mort, mais c'est une évidence que il faut maintenant les parlementaires qui aient l'intelligence de comprendre que nous avons peut-être le moment le plus parlementaire de la 5e. Ça n'est jamais arrivé. Depuis 58, les parlementaires font semblant d'être des députés. Ils ne le sont pas. Ils ne le sont pas parce que à chaque fois qu'ils votent un amendement, ils savent très bien que derrière le gouvernement reprendra la copie et fera ce qu'il voudra.

Pour la première fois, nous sommes considérés pour ce que nous sommes des législateurs et donc peut-être que ça donnera lieu à des débats qui vont être des débats omériques. Je sais très bien que sur la partie fiscale, sur la partie des dépenses, nous allons avoir beaucoup de débats et bien tant mieux et chacun sera appelé à la responsabilité et chacun devra répondre de ses actes devant les Français et les Français et dire s'il a voté la taxe Zukman ou s'il ne l'a pas voté, s'il a préféré taxer les retraités ou taxer les milliardaires. C'est aussi simple que ça.

Et donc moi je le prétends, pour nous allons défendre les retraités, les malades, les gens de la classe moyenne et des classes populaires, les étudiants, les apprentis, tous ceux qui sont aujourd'hui dans le projet actuel qui sont les premières victimes de ce gouvernement. Et nous verrons ce que chacun fait et on verra même dans le bloc central ce qu'ils sont prêts à faire. Est-ce qu'ils sont prêts à dire à leurs électeurs nous avons préféré défendre Bernard Arnaud ou Vincent Boloré plutôt que celui ou celle qui bénéficie d'une retraite très faible et qui a tant de difficultés à fin de mois ? Est-ce qu'il défendent les salariés ou est-ce qu'ils défendent le patronat ?

Et bien chacun sera devant sa responsabilité. Vous Emmanuel Macron avez raison d'insister à remettre à chaque fois un Macron par marché. Non, Emmanuel Macron n'a jamais eu raison de ne pas entendre ce que le disaient les Français. Mais ce que ce gouvernement a compris plus que les autres, c'est qu'ils ne pourraient pas gouverner comme les autres l'ont fait précédemment. Ils ne pourront plus procéder avec le 493. Ils ne pourront plus avancer sous la contrainte du parlementarisme rationalisé. Et donc chaque parlementaire sera désormais maître de ses votes. C'est un changement substantiel et c'est la raison pour laquelle nous acceptons de rentrer dans le débat.

Ça ne veut pas dire que nous partageons le point de vue du gouvernement. Ça veut dire que nous sommes simplement prêts à assumer un débat parce que nous sommes des parlementaires et un parlementaire, il représente, il a reçu un mandat de ses électeurs. Nous allons défendre notre mandat. Nous allons défendre ce que nous avons les raisons pour lesquelles nous avons été choisis mais nous n'accepterons pas évidemment la copie gouvernementale. Et si vous n'arrivez pas mais vous verrez bien. Non mais arrêtez avec l'histoire du NFP. Vous avez Mais nous allons défendre dans l'hémicycle. Qu'est-ce que nous allons défendre dans l'hémicycle ?

Nous allons défendre ce que nous avons défendu devant nos électeurs quand nous suspendons la réforme des retraites. Que faisons-nous sinon répondre d'abord à des gens qui ne voulaient plus de la réforme borne ? Et après, il y aura puisque la suspension ne vaut que jusqu'en 2028, entre les deux, il y aura une élection présidentielle. Cette élection présidentielle remettra euh les horloges à l'heure, si j'ose dire. Si vous voulez que la réforme borne se prolonge, votez pour les macronisques. Si vous voulez qu'elle s'interrompe, votez pour la gauche. C'est aussi simple que ça.

Et donc sur le programme du NFP, est-ce que vous croyez que on a on va défendre autre chose dans l'hémicycle que ce que nous avons défendu depuis 1 an ? Nous allons aller dans les myycles, nous défendrons la taxe Zucmane. Nous allons dans les mystiques et nous allons défendre les services publics. Nous allons défendre l'école. de l'hôpital, les salaires fait en sorte que il y ait des gains de pouvoir d'achat pour les Françaises et les Français. Nous n'allons pas défendre l'inverse que nous avons toujours défendu, mais nous allons pouvoir le faire et donc ce serait absurde de dire on préfère censurer comme ça on est sûr d'avoir une dissolution.

Avec une dissolution pendant ce temps-là, le gouvernement procède par loi spéciale parce que les délais seront forts clos et nous aurons en réalité tout ce que nous ne voulons pas. Nous en ouvrant le débat, nous permettons que cette copie-là soit corrigée. Et ce que les Français et les français doivent comprendre, c'est que nous sommes les seuls à vouloir corriger la copie. Il y a des gens qui vous disent qu'ils sont pour la 6e République, mais ils n'ont jamais été aussi présidentialistes. Ils ne rêvent que d'une chose, de d'être candidat les uns les autres à la présidentielle. Mais si on avait la certitude que la gauche gagne la présidentielle, je vous dirais OK, on y va.

Mais personne ne le sait, personne ne peut en avoir la garantie. Et donc moi, je préfère un parlement qui légifère, qui est responsable et une gauche qui obtient une gauche qui permet des avancées maintenant. Pas euh promettre la lune pour demain, mais permettre qu'aujourd'hui les choses changent. Si vous n'arrivez pas à corriger la copie du budget, est-ce que vous le voterez quand même ?

Mais vous verrez que dans l'hémicycle, la gauche, elle est unie parce que elle procède des mêmes électrices et des mêmes électeurs et elle défendra les mêmes idées et elle défendra les mêmes volontés de corriger en fait un budget qui est un budget très injuste, qui est un budget récessif et donc vous verrez que la gauche est parfaitement unie quand elle est dans les hémicycles et nous serons dans la tranchée avec les uns et les autres et ce sera en fait un débat droite gauche parce que la meilleure meilleure façon d'arriver à mettre fin à cette domination intellectuelle culturelle de l'extrême droite, c'est encore de revenir à un clivage gauche droite où chacun saura où est l'alternative et où chacun pourra se positionner.

Voilà. Merci beaucoup. quand même Oui, mais tu l'as récupéré quand même. Bien ou j'aime bien pas hein le truc de il est pas précis ça va trop vite tu vois la sensibilité ouais ben sûr c'est un bloqué en 461 Je peux quand même le faire. Ça c'est pas mal.

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Alleluia.

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Yes. spécial

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Non. Euh

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chargé touché à 100 pas encore en chargé 45

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Amen.

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Amen. 6 Oui. Non non, c'est

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Amen. euh vous pensez que comment vous réagissez au fait que le si vous demandez une déclaration en fait mais non mais ça Si tu veux lui parler direct, va aller sur côté. Bon, allez, je dis Est-ce que je peux Oui, mais je maintenant Jean plus de C'est pour mieux vous entendre monsieur. Tu reviens ? Oui. Qu'est-ce que tu as fait ? Tu as écrit une discours ? le discours Ah ouais, tu as le négociant de interview exclusif Madame don l'image Ah oui, ça merci pour nous dire ça. C'est vrai un vrai scoop hein que ça vraiment c'est franchement le résultat sera très serré. Ouais. Non non, ça va les audiences du journal il sait durant. Il y a un mec qui parle derrière.

Voici du scrutin majorité requise pour l'adoption de la motion de censure soit la majorité absolue des membres composant l'assemblée 289 pour l'adoption 271. La majorité requise n'étant pas atteinte. La motion de censure n'est pas adopté. Je vais maintenant mettre en voie la motion de censure déposée par madame Marine Le Pen, Siotier et 56 membres de l'Assemblée. Le scrutin est annoncé dans l'enceinte de l'Assemblée nationale. Je rappelle que seuls les députés favorables à la motion de censure participent au scrutin et que le vote se déroule dans les salles voisines de l'hémicycle. Le scrutin est ouvert pour une durée de 30 minutes. Il sera donc clos à 12h10. La séance est suspendue.

Ça ne passe pas bien. C'est pas passé. Un vote donne une décision, il n'abroche pas une conviction. La nôtre demeure intacte. Ce gouvernement qui procède d'un coup de force du président de la République, de son entêtement à maintenir les siens et sa politique au pouvoir finira par tomber parce que dans le débat budgétaire qui s'annonce, nous verrons la vérité des prix. Nous verrons quelle est l'orientation défendue par ce gouvernement qui vise à maintenir coûte que coûte, quoi qu'il en coûte démocratiquement, quoi qu'il en coûte socialement, quoi qu'il en coûte économiquement, la politique injuste et brutale d'Emmanuel Macron.

Euh notre conviction demeure intacte aussi parce que nous constatons la réalité parlementaire. Nous voyons bien que ce pouvoir euh il est assis sur euh une base euh parlementaire euh extrêmement faible, limitée au sein même des du bloc prétendument central de ce disloc commun. On voit bien les nuances, les divergences et même les oppositions frontales entre monsieur Macron et ses anciens premier ministres. Et on a vu le peu d'enthousiasme qu'a mis à défendre ce gouvernement Gabriel Atal et son groupe.

Et donc les choses finalement ne sont que différé et nous nous continuerons avec le groupe écologiste et social à nous battre pour le respect du vote des Français, pour tourner la page du macronisme, pour rompre avec cette politique injuste et brutale et pour offrir ici par le fait de changer de gouvernement des victoires pour les Françaises et les Français en matière sociale, en matière écologique et en matière démocratique. Le Parti socialiste n'a pasé la je fais appel à la raison. C'està-dire que vous êtes raisonnable. Ouais, je le parti socialiste avait annoncé très clairement depuis plusieurs jours sa stratégie, celle de pouvoir négocier pour ne pas censurer.

Les écologistes ont aussi dit très clairement leur position. Monsieur le cornu est une anomalie démocratique. Le budget qui nous a été présenté est une régression sociale sans précédent. sous la 5e République. C'est une claque à tous les jeunes qui vont avoir leurs APL être supprimés. C'est une claque au retraité parce que leurs pensions vont être gelées puis désindexé. C'est une claque à toutes les militantes et les militants de l'environnement puisque le fond vert va encore diminuer. Donc en réalité nous sommes assez constants, cohérents et je crois que notre responsabilité c'est d'empêcher un tel budget et d'empêcher un tel gouvernement. Oui, mais le PS lui ne vous a pas suivi.

Le PS dit nous on choisit la loi de la raison qui ne peut pas censurer pour l'instant. Pas dire qu'il ne faut pas plus tard. Oui, vous savez, on a eu déjà la discussion au moment du premier gouvernement Baou qui est tombé parce qu'à la fin, les socialistes ont voté la censure. Nous, notre conviction c'est qu'au fur et à mesure de la discussion, on verra bien que si ces ministres sont là, si monsieur le Cornu a été nommé, si monsieur Macron s'est entêté, c'est pour maintenir sa politique.

Et nous n'avons pas de doute sur le fait qu'à la fin de l'histoire, la gauche et les écologistes se retrouveront pour ensemble incarner une alternative et faire tomber ce gouvernement et dire au président de la République qu'il ne peut pas continuer ainsi. socialist vous savez, moi je pense à ces milliers de personnes qui se sont levées en juin juillet pour permettre non seulement au nouveaux Fronts populairire d'arriver en tête mais surtout au Rassemblement national d'avoir aucune influence sur nos institutions.

Cette promesse du barrage républicain n'a pas été respectée ni par les macronistes ni par les LR qui se radicalisent de jour en jour et je sais que c'est d'abord cela qui tient le nouveau Front populaire ensemble et donc nous verrons au fur et à mesure des votes que le Nouveau Front populaire continue d'exister parce que nous continuerons ensemble de défendre une justice fiscale beaucoup plus juste pour les citoyennes et les citoyens qui va chercher l'argent là où il est auprès des milliardaires de notre pays auprès des grandes entreprises qui multiplient les profits au détriment des salariés.

Donc en réalité le nouveau Front populaire voilà il va voter, il va vivre pendant l'examen du budget. C'est exactement moi je suis pas porte-parole de monsieur Fort, je suis porte-parole des écologistes. Mais il s'agit pas d'être gentil ou pas gentil. Les socialistes ont démontré leur stratégie. Nous avons été clair sur la nôtre. C'est pas une gentillesse que de reconnaître que les socialistes continuent euh et bien à vouloir que monsieur le cornu soit en place. Ce n'est pas notre volonté. Donc voilà, c'est pas une gentillesse que nous faisons au Parti socialiste. Nous disons très simplement les choses.

Nous avons voté la censure parce que non seulement monsieur le cornu n'est pas là de manière démocratique mais surtout parce que les propositions qu'il fait autour de son budget sont néfaces pour le pays. Je vous remercie.

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avec le gouvernement ça a fini par marché j'ai pas entendu Emmanuel Macon aé à vous remettre un gouvernement macron droite. Qu'est-ce que çaenvoie comme message par marcher ? Je crois que ça envoie un message celui de l'entêtement du président de la République. J'ai parlé dans mon discours d'une figure Emmanuel Macron, il se révait en Churchill, celui qui fait face à l'extrême droite et en réalité c'est un fun Lindenburg, le dernier président qui pourrait laisser l'extrême droite gouverner notre pays. C'est cela dont il faut se rappeler.

Je crois que c'est ça d'abord que montre son entatement, sa conception étriquée de la République qu'il veut mettre à son service et non pas au service des Françaises et des Français. Je vous remercie. Reculer un peu s'il vous plaît. Ici ici ici au milieu. Voilà ici au milieu. Au milieu de Oui.

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Locuteur

Oui. C'est bon pour tout le monde ? Je suis là, je suis là monsieur. C'est bon attention présid il s'en est donc fallu de peu pour que la motion déposée par les insoumis, des ultramarins, des communistes et des écologistes ne fassent tomber le corps nu et son gouvernement puisqu'il aura manqué seulement 18 voix pour les faire tomber. Notre première pensée évidemment pour le pays, pour toutes celles et tous ceux qui vont souffrir des politiques cruelles qui sont annoncées par ce gouvernement dans les budgets qui vont venir avec des retraités qui vont voir leurs pensions de retraite baisser pour 4 années de sous-indexation des des pensions de retraite.

à celles et ceux qui n'arrivent déjà plus à se soigner avec 13 milliards de coupes dans la sécurité sociale, le doublement des franchises médicales mais aussi les attaques contre les personnes qui ont des maladies chroniques. Aux personnes qui perçoivent les APL qui vont voir leur APL baisser là aussi voir supprimer pour les étudiants étrangers aux personnes qui vont voir leur impôts sur le revenu augmenter ou encore pour les 5 milliards de coupes qu'il y aurait à la fois pour les communes et pour les collectivités.

Bref, un pouvoir qui comme d'habitude veut être doux avec les riches et dur avec le peuple et veut faire payer à la fois les chômeurs et les privés d'emploi, les salariés, les retraités, les malades pour continuer ces politiques de cadeau fait au plus riches et au multinational. Nous lançons un appel solennel au pays. Ne vous résignez pas, ne perdez pas courage, ne vous divisez pas à la base. Nous lançons un appel solennel à la résistance populaire et parlementaire pour continuer de lutter contre ces budgets cruels. Et nous le disons, le premier ministre Lecnu, comme le président Emmanuel Macron sont en surcis et plus tôt que tard, le président de la République devra partir.

Nous redéposons donc une motion de destitution du président de la République aujourd'hui. Évidemment, dans ce vote, la direction du Parti socialiste porte une responsabilité historique dans cette noncensure en laissant Emmanuel Macron poursuivre sa politique de malheur dont plus personne ne veut dans le pays. Je le dis là aussi solennellement aux militants et aux électeurs du Parti socialiste qui depuis plusieurs jours ont dit leur dégoût de voir la direction du Parti socialiste rompre avec le programme du Nouveau Front populaire sur lequel ils ont été élus. Rompez les rangs. Ne laissez pas le parti la direction du Parti socialiste vous entraîner dans une alliance avec la Macronie.

Il existe un pôle de résistance dans ce pays, celui que nous incarnons à cette heure. Et puisque désormais il est inéluctable qu'il y ait un affrontement électoral avec l'extrême droite, nous aurons besoin de tout le monde. Nous incarnons à la fois l'alternative au macronisme mais aussi à l'extrême droite autour du programme du Nouveau Front populaire. Plus que jamais une autre politique est possible, plus que jamais un autre monde est possible. Vous diraz que le Parti socialiste est en dehors du NP. Écoutez, le Parti socialiste s' posé un acte aujourd'hui et cet acte est celle d'une alliance de fait avec un accord de non censure avec les macronistes.

Donc de ce fait, ils ont rompu nouveau Front populaire qui dès sa deuxème ligne disait que nous étions élus et que nous proposions au pays et que nous avions mandat de nos électeurs et nos électrices de rompre avec la politique d'Emmanuel Macron, ils ont posé, je crois, un acte qui est contraire aujourd'hui. D'où le fait que nous appelons toutes celles et tous ceux et notamment je pense à la jeunesse socialiste qui a exprimé à de nombreuses reprises sur les réseaux sociaux le fait qu'ils souhaitait que leur direction censure ce gouvernement et bien de rompre les rangs avec la direction du Parti socialiste et de venir aider le pôle de résistance la négocier pied à pied.

Écoutez, je cro je crois je crois que le pays va comprendre très vite qu'il n'y a aucune raison à ne pas censurer un gouvernement le cornu qui, je le rappelle, est illégitime au vu du résultat des urnes et que au vu budget cruel qui est encore pire que celui que proposait le gouvernement Bairou, nous allons être dans une situation où des millions de français vont perdre et donc c'est une question de dignité du peuple français que nous proposons avec cette résistance populaire et parlementaire. puisque le débat se passe à l'assemblée, vous pourrez négocier pied à pied, point par point des articles.

Nous serons euh à pied-dœuvre évidemment dans l'Assemblée pour nous battre sur la question euh du budget, mais euh il ne vous a pas échappé que quand vous voyez par exemple que le Rassemblement national qui est responsable de cette situation puisqu'ils ont refusé par h fois de censurer François Baou puis qu'ils ont refusé par deux fois de voter notre motion de destitution du président de la République qui aurait pu permettre de sortir par le haut de la crise dans lequelle nous a placé le président de la République que le Rassemblement national a par exemple expliqué qu'il ne voterait pas en en faveur de la taxe Zucman qui est juste la base minimum pour mettre fin au séparatisme fiscal des riches dans ce pays.

Et donc nous le savons, le budget qui est proposé est un budget de malheur pour le peuple tout entier. Donc évidemment, nous mènerons la bataille, nous la mènerons à la fois dans l'Assemblée et dans la rue, mais je crois qu'il n'y a absolument rien de raisonnable à laisser un pouvoir continuer puisque je le rappelle encore une fois, nous avons un président de la République qui refuse de reconnaître la souveraineté populaire et dont 73 % des Français souhaitent son départ aujourd'hui. Et bien et bien la bataille qui va avec la question qui a été aussi posée là.

C'est pour ça que nous appelons à rompre les rangs pour toutes celles et ceux qui croient toujours dans le programme de rupture de nouveaux Front populaire. Mais encore une fois, je le dis puisque ça va être expliqué à longueur d'antenne. Ne vous résignez pas. Voilà ce que nous disons aux gens. Ne vous résignez pas. Nous pouvons gagner à la fois les échéances qui arrivent parce que nous retournerons devant le peuple. Et nous l'avons démontré à de nombreuses reprises. Lorsque le peuple s'y met, lorsque le peuple retourne aux urnes, alors nous sommes plus nombreux.

Évidemment que les macronises qui sont en fin de règne et vous n'aviez qu'à voir les bans qui étaient absolument vides pour soutenir le gouvernement le cornu mais aussi que l'extrême droite parce que ce qui s'est passé en 2024 c'est que l'extrême droite a été battue dans les urnes par une mobilisation citoyenne exceptionnelle parce que le pays ne veut pas de l'extrême droite et c'est ce qui a été ressenti profondément en 2024. Nous pouvons le refaire. Donc courage, les mauvais jours finiront. Merci à vous. D'accord. faire pas l'ire mélange C'était 271 le vote. Non Là, C'est

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réponds aux questions. Au milieu des deux croix au milieu des deux croix. Les deux croix. Il y a deux croix. Il a deux crois. Voilà. Allez. Et donc il y a une question où je commence. Hélas, pour le plus grand malheur des Françaises et des Français, ils ont assisté au NOS rouge entre tous les membres du Parti unique. L'UMPS que Marine Le Pen avait prophétisé il y a tant d'années. On savait que cela existait. On savait que les Français ont payé ferment les conséquences et maintenant c'est officiel. Comme l'a dit Marine Le Pen, monsieur Vauquier, toute honte bu a choisi de se dissoudre dans le socialisme et les socialistes ont choisi une fois encore de trahir les travailleurs français.

C'est une journée bien triste pour notre pays car vraiment les contribuables, les Français qui travaillent, les retraités vont devoir être tondu pour que quelques députés lâchent gardent leur siège. Donc ce pacte de l'asteté est conernant mais au moins les masques tombent, la réalité apparaît telle que nous la savions intimement. Il n'y a rien à attendre des députés du système, de tous ceux qui empêchent qui ont pour seule mission dans leur petite vie d'empêcher le Rassemblon national d'accès de pouvoir et de résoudre les problèmes. Mais écoutez, ce qui vous intéresse est une chose. Moi ça m'intéresse pas.

Nous, on va se battre désormais pour protéger les Français, se battre pied à pied, article par article, amendement par amendement sur le projet de loi de finance, sur le projet de loi de finance de la sécurité sociale pour évidemment supprimer toutes ces taxes, ces 19 milliards de taxes pour proposer des baisses de dépenses dans la Gabelie pour qu'enfin la dépense publique baisse dans notre pays et proposer des droits nouveaux aussi puisque si on baisse les dépenses, on peut non seulement éviter les hausses d'impôts, mais on peut baisser les impôts, baisser la TVA, garantir une part fiscale pleine dès le deuxème enfant pour les familles et relancer la croissance parce que ce qui est quand même concernant dans la médiocrité intellectuelle, morale et politique que l'on vit, c'est l'absence de débat aussi sur la relance de la croissance.

C'est quand je lis le rapport du FMI qui a été rendu hier, le chef économiste du FMI dit deux choses. Il dit que si on suit les perspectives du gouvernement de ce gouvernement, en tout cas gouvernement de l'année dernière et c'est pas mieux cette année, la dette française va augmenter de 500 milliards avant 2030. La croissance ne sera pas suffisante pour régler la crise des finances publiques et notre pays va tout simplement vers la situation de la Grèce.

C'est ce qui a écrit mot pour mot dans le rapport du FMI contrairement à ce que j'ai pu entendre sur certaines antennes qui expliquaient que tout allait bien madame la marquise que vous dites au républicain aujourd'hui vous avez s des couronnes de voter cette censure. Qu'est-ce que vous dites pour les publicins qui n'ont pas la voté voter votre motion et qui n'ont pas voté là la notion de Mais je leur dis qu'ils ont trahi même l'apparence de ce qu'ils pouvaient avoir de droite d'apparence de ce qui revendiquaient eux et des valeurs de droite.

Qu'est-ce qui reste comme valeur de droite quand on valide 19 milliards d'impôts, quand on valide la spoioliation des pensions de retraite pendant 4 ans, quand on va accepter plus de 500000 migrants, qu'on cautionne l'effondrement du système éducatif et de santé, je n'ai plus rien à dire en fait aux députés LR qui aujourd'hui ont trahi leurs électeurs. D'ailleurs, les électeurs n'auront plus rien à leur dire non plus à part leur dire de dégager. Vous pensez que le PS va finir par appuyer sur le couton de la soussure ? Moi, je pense que le PS a menti en pleine conscience avec beaucoup de cynisme.

Ils savent qu'ils n'auront pas la suspension de la réforme des retraites et qu'il dire se donneront sans doute un beau rôle en prétendant avoir été trahi par monsieur le cornu alors qu'ils savent que ça ne tient pas de vous. Peut-être qu'un jour ils finiront par censurer ce gouvernement pour essayer de revenir dans l'opposition pour les municipales. Ça correspond bien à leur misérable caractère et il faut bien le dire à leur ligne politique minable. La baisse des dépenses, la baisse des impôts, c'est le programme d'Emmanuel. Peut-être que vous y avez cru en 2017, mais si vous y croyez encore, j'ai quelques spécialistes à vous à vous recommander.

Mais pour nous, c'est encore une défaite, vous appelez à une union des droites tendance à rejoindre. J'ai pas entendu. Est-ce que comme Écout vous appelez à l'union des droites, c'est-à-dire que des députés proches de monsieur Rota rejoint ? Écoutez, je ne sais pas ce que les députés proches de monsieur Rotaillot ont fait aujourd'hui ou voté. J'ai pas encore regardé le détail. Enfin, ils avaient pas l'air d'être nombreux à écouter le président des républicains. Donc, c'est quand même absolument concernant qu'un président des Républicains qui a été élu il y a quelques mois seulement massivement par les adhérents n'est pas l'autorité euh pour faire voter ses députés.

Enfin, moi j'ai un moment, il y a quand même des limites à tout. Euh deuxième chose, on a constaté effectivement qu'un certain nombre de dirigeants des républicains qui n'étaient pas députés, monsieur Rotaillot, monsieur Bami, monsieur Lisna ou d'autres voulit censurer. Enfin, c'est quand même incroyable. Tous les dirigeants LR qui ne sont pas à l'assemblée vous les censurez et tous les dirigeants LR qui sont à l'assemblée n'ont pas censuré ce gouvernement. Donc moi, je veux bien qu'on dise tout, le contraire de tout mais à la fin on dit rien du tout. Monsieur Tangis, c'est encore une défaite de votre camp. Vous en avez pas assez ?

Non mais je vois pas du tout une défaite de mon camp si vous voulez malheureusement c'est pas du tout le sujet du camp du rassemblement national aujourd'hui. C'est un sujet d'intérêt général. dire si vous considérez que refuser 19 milliards d'impôts, ça n'appartient qu'au rassemblement national, moi je veux bien mais vous nous faites un cadeau comment dire qui dépasse les frontières du rassemblement national. Et donc dans les prochains jours, est-ce que la tentif contre une motion de censure à déposer contre motion de censure ? Mais on verra, nous on déposera euh les motions de censure. Et c'est d'ailleurs pour cela que l'ensemble de nos députés n'avait pas signé la motion de censure.

Ce n'était pas évidemment parce qu'il ne la soutenait pas, mais parce que nous voulons garder le plus de signatures possible pour pouvoir déposer une motion de censure dès que ce sera nécessaire et peut-être dès qu'il y aura un changement du côté de ceux qui aujourd'hui ont choisi de sauver Emmanuel Macron pour faire du tort aux français. C'était un coup pour rien. Non, c'était pas un coup pour rien. C'est un coup pour la vérité. Vous savez euh la vérité en démocratie ça compte. Révéler les actes et les soubres pensées de nos adversaires, ça compte.

Et aujourd'hui, je pense que vraiment un pas décisif a été franchi entre les parties du système, nos adversaires et les partis capables de redresser la France, leur assemble national et l'UDR. d'Équ Non mais les insoumis d'ailleurs, il faut aussi euh durement critiquer le comportement des insoumis parce que les insoumis auraient pu aider aujourd'hui à rassembler plus de voix s'ils n'avaient pas déposé avec leur motion de censure un texte provocateur, un texte goiste ridicule et caricatural qui permet à certains députés de voter visiblement notre motion de censure et de ne pas voter la motion des insoumis. Tout ça est pitoyable.

Je pense que les insoumis ont peur aussi de retourner aux élections. Les sondages ne sont pas brillants pour eux euh et qu'ils savent qu'ils perdront aussi beaucoup de plumes. Donc qu'ils s'agitent sur la destitution parce qu'ils savent que ça n'arrivera pas et que ça leur permet de faire oublier qu'ils ont voté deux fois pour Emmanuel Macron président de la République et trois fois pour les macronistes à Matin. Le grand vainqueur aujourd'h Non mais je ne vois pas ce qu'il a gagné monsieur à part de plus de haine du peuple français sans dommage et je ne le sais pas. Comment ?

Mais si vous voulez la la différence entre certains commentaires et questions que j'entends aujourd'hui et ce qui me paraît l'évidence pour toute personne qui vit en France dans le monde réel c'est ce qui se passe est terrible pour les contribables, pour les salariés, pour les retraités, pour les entrepreneurs. Donc je ne vois pas comment ce que va être infligé aux Françaises et aux Français peut-être perçu par Ticon comme une victoire.

Mais si vous voulez m'expliquer en quoi le budget aujourd'hui est capable de résoudre un seul problème des Françaises et des Français et de ne pas tout aggraver, mais écoutez, renseignez-moi, éclairez-moi parce que là vraiment visement, je n'ai pas vos lumières. Oui, mais toute le débat va se passer à l'Assemblée nationale, donc vous pourrez déposer des amendements, vous pourrez débattre articé. Écoutez, vous êtes tous membres de la presse parlementaire.

Euh si vous choisissez collectivement en tant que 4e pouvoir et devoir d'information des Français de cautionner le mensonge de monsieur Lecornu qui consiste à croire qu'il est possible sous laqu République que le parlement fasse un budget à la place du gouvernement et bien vous mentez collectivement avec le gouvernement. C'est faux. Il est impossible avec les institutions de la 5e République et à force avec ce parlement que nous fassions un budget. Ce sera un budget Frankenstein. Il y aura des amendements qui passent, il y aura des amendements qui ne passent pas. Évidemment, cela ne peut pas avoir de cohérence.

Donc nous on fera le maximum pour éviter la casse, pour éviter les taxes, pour éviter les sacrifices des Français. Mais il ne faut pas mentir aux gens. Monsieur le Cornu ment en disant que le 493 est un cadeau. Le 493 a été fait pour assurer la la cohérence entre l'exécutif et le pouvoir législatif. Et la réalité, ce que j'ai dénoncé il y a déjà de semaines et personne ne m'a démenti, c'est que les fonction certains fonctionnaires de Very travaillent aux ordonnances pour faire adopter le budget tel qu'il a été déposé hier par ordonnance au 1er janvier quand le parlement n'aura pas voté. Je l'ai dit il y a de semaines, personne ne m'a démenti.

Et donc je considère que ne rien dire, c'est bien confirmer que moi je dis la vérité. D'ailleurs, j'avais aussi annoncé sur certaines antennes ici dimanche que j'avais vu le budget qui allait déposer mardi et qu'il y avait dedans plus de 18 milliards d'impôts. Il y en a 19. J'ai dit la vérité, je regrette he, j'aurais préféré avoir tort. Est-ce qu'il y aura un budget ? Ah mais il y aura un budget, ce sera le budget de monsieur le Cornu qui était le budget de monsieur Berérou et qui était le budget de monsieur Macron et de Bery.

Donc ce sera un budget avec une hausse considérable des impôts, pas de baisse de dépense, une dette qui part complètement dans le décor, des intérêts qui deviennent absolument insoutenable et une croissance défaillante parce que quand on lit les prévisions économiques du budget, on nous explique qu'en rajoutant 20 milliards d'impôts euh et en privant les retraités d'indexation, la consommation va augmenter et que la TVA va que la TVA va augmenter, que donc les recettes de l'État vont augmenter, c'est juste pathétique pathétique. Voilà.

Donc il y a un moment franchement moi j'invite collectivement les commentateurs et ceux qui parlent de ce budget à arrêter de relayer de de telles inepsi la évidemment quand vous mettez 20 milliards d'impôts sur le dos des gens et que vous privez les retraités de 3 milliards d'euros euh de pension de retraite, la consommation ne va pas augmenter et donc la TVA va baisser. C'est tellement évident que que je sais en fait y a un moment je ne sais même plus comment bien le dire garder mon calme. Vous sortez seul Non, je me sens pas du tout seul. Déjà, on se sentidaire euh des députés euh Rassemblement national et de l'UDR autour de Marine Le Pen et d'Éric Siot.

Et surtout, je pense que nous avons le soutien massif des Françaises et des Français, massifs des entrepreneurs, massifs des retraités et y compris sans doute de plus en plus de gens qui peut-être s'interrogent sur nos analyses économiques et financières et qui se rendent compte qu'en fait nous leur disions la vérité et que le le mozard de la finance est en train de célébrer le le rouem de la France. UDR et le RN d'une majorité, comment est-ce que vousz peser aujourd'hui à la nationale ? Écoutez, je crois que nous pesons beaucoup. Nous sommes la première le le premier parti, le groupe Remblée nationale est le premier groupe.

Euh nous faisons quand même intellectuellement ici l'appui et le votant. On ne parle que des sujet du rassemblement national. Euh c'est pas les thèmes de gauche qui sont au centre des débats dans le pays si ça vous avait échappé. Ce sont uniquement les thèmes que met le Rassemblement national. Donc évidemment l'immigration, la sécurité, les finances publiques, la justice sociale, la localisation industrielle, l'agriculture. Tout ça, ce sont des thèmes que Marine Le Pen a mis au corps de son identité politique il y a 15 ans. C'était pas les thèmes de Mélenchon. Merci. Attendez, attendez juste s'il vous plaît monsieur tu veux faire ? Non non non, je vais le faire. Je vais le faire.

Je vais le faire. Je faire change la batterie. Tiens tiens ça. Tiens ça. Je ne vois pas comment le gouvernement irait mobiliser une majorité pour les faire passer. Donc maintenant la bataille du budget, ça va consister à faire en sorte que ce qui est sur le papier se concrétise et qu'on arrive à battre ces deux budgets qui sont absolument catastrophiques pour le pays, pour les Français, pour les assurés sociaux, pour les salariés, pour tous les travailleurs en général et de faire en sorte que ce soit le plus vite possible pour que de nouveau se pose la question de la survie de ce gouvernement et donc d'une autre motion de censure.

Autrement dit, j'estime que après le résultat de ce matin, ce gouvernement est en surcis, un surcis très court et que la bataille finalement ne fait que commencer. Voilà. Réintre la taxe en choisir la région vous qui choisissez. Mais je vous dis je vous dis une chose, c'est que bien évidemment pour notre part, nous ferons notre travail de parlementaire comme nous l'avons toujours fait pour essayer de faire en sorte de passer des morceaux du programme du NFP dans ce budget. Mais le gouvernement amorce ce budget en ayant bien l'intention de ne pas changer tous les équilibres de ce budget, c'est-à-dire de ne pas transformer ce budget.

Et je crois que il préférera, si jamais il voit qu'il ne peut pas, il préférera le fait de dépasser les délais pour le passer par ordonnance qui est à mon avis un de ses objectifs qui lui permettrait de faire adopter les budgets initiaux. Voilà. Donc on va essayer de pas lui faciliter le travail d'où un nombre d'amendements restreint mais dans tous les cas je pense absolument impossible et je j'invite aucun groupe de gauche à semer des illusions sur l'idée que on pourrait à la fin forcer ce gouvernement à accepter un budget qui tout d'un coup deviendrait un budget gauche ou progressiste.

Voilà, c'est la raison pour lequelle tout en faisant du travail parlementaire je pense que notre objectif à nous tous doit être de maintenant battre ces budgets encore une fois qui sont catastrophiques. On ne peut penser que par exemple si je prends le projet de loi de finance de la sécurité sociale, l'amendement qui contient un sur un simple surcis pour la réforme des retraites et non pas une suspension parce que le 1er janvier 2028 cette réforme reprendrait son cours suffirait à avaler par ailleurs un budget qui prévoit le doublement des franchises médicales qui attaque les assurés sociaux qui attaque la santé publique et cetera.

Donc sauf si le Parti socialiste décidait de voter un tel budget, je ne vois pas comment il passe. Donc aujourd'hui, je vous le répète, la bataille du budget commence et l'objectif, ça va être de battre ces budgets. Bah en tout cas, il y a eu un ils sont dans un jeu de dupe. Alors si je suis gentil, je vais dire qu'ils sont dup. Voilà. Et le seul problème, c'est que ce type de jeu de dip moi ce que je crains c'est que tous les toutes les victimes soient les Françaises. Voilà. Et ça c'est inacceptable. C'est bien pour ça que on compte pas en s'arrêter là.

Je pense que le résultat de ce matin montre que dans les semaines à venir, on peut battre ce budget, battre ce budget, c'est battre ce gouvernement et donc réimposer un retour aux ures. Merci. Pourquoi le plus tard est dans Comment pourquoi le plus tard est dans le Je t' entendu ? Pourquoi le plus tard est dans le jour ? Qu'est-ce qui pourrait changer ? Bah parce qu'aujourd'hui il nous a manqué 18 voix. Je vous dis, je le constate. L'objectif était bien de le battre aujourd'hui. Bah donc maintenant le battre pour la manière de le battre la prochaine fois à partir du moment où il y a pas de 493. remarquez que le 493 c'est aussi pour le gouvernement éviter des motions de censure.

Donc ça veut dire que le le prochain la la manière de le battre pour la prochaine fois ça va être les budgets. Donc il va falloir ça ça faire en sorte de battre les budgets. Oui mais vous êtes contre le semble le regretter mais on est sur sur le principe on est pour une 6e République donc on n'est pas pour que on puisse décider de vote sans le vote de l' de décision sans le vote de l'Assemblée nationale. Et là pour le coup, en retirant le 493, à partir où le gouvernement garde par exemple l'article 40 qui lui permet d'éviter quasiment tous les amendements qui permettrai des dépenses.

Bon et ça, il nous a dit qu'il ne comptait pas lever les gaz sur l'article 40, excusez-moi la technique, mais en gros, il va s'en servir pour consoter le débat. À partir du moment où il a aussi la possibilité au-delà des délais de faire passer le budget par ordonnance, on voit bien qu'il a plein de ceintures de sécurité pour arriver à passer son budget. Donc je crois que euh là encore l'utilisation du 493 tel que le prévoit monsieur le cornu est aussi un leur dans lequel à mon avis il faut pas tomber et c'est pour ça que je vous dis en tout cas pour France insoumise l'objectif ça va être de battre ses budgets. Est-ce que le PS toujours parti ?

Écoutez, en tout cas ce que je constate, c'est qu'il y a beaucoup de militants du PS qui en font toujours partie parce que ils ont exprimé leur désaccord et ça c'est une source d'espoir pour l'avenir. Et nous on les invite à rompre et à rejoindre tous ceux qui vont continuer à se mobiliser sur le programme du NFP. Merci. Merci monsieur Crel. Monsieur Corbière. de à qui je parle pardon il y a une rivalité pas passé aujourd'hui non c'est passé très près Ça montre bien même de manière déformée l'extrême tension qui traverse le pays et cet hmicycle ce qui est bien normal. J'ai voté la censure.

Je pense que c'était un signal qu'il fallait envoyer qui me semble au diapason avec la colère qu'il y a dans le pays en particulier contre le président de la République. Le Cornu 2, c'est la manifestation de l'autoritarisme de Macron qui s'entête. Bon euh on va maintenant rentrer dans un débat budgétaire. Euh je considère que sur le débat sur les retraites est un bouget que je ne veux pas mépriser parce que pour beaucoup de gens une conséquence concrète mais j'ai peur au vu y compris de la technique choisie par le premier ministre pour que c avance qui on n'y arrive même pas.

C'est-à-dire que il faudrait que le PLFS soit adopté pour qu'éventuellement ce petit bouger comme dit Gabriel Zucman soit obtenu. Donc on peut se retrouver au mois de décembre dans une situation quasi à l'identique et d'une censure nouvelle du gouvernement. Je lance un message, je suis un unionniste, je reste un unioniste. Il faut l'union de l'ensemble de notre camp. Je parle comme militant du nouveau Front populaire de la gauche et des écologistes. Et si le ce désaccord stratégique de fonds que je ne veux pas minimiser que j'ai eu avec les socialistes a pour conséquence que nous sommes fracturés, ce serait une double victoire du camp de Macron.

Donc désaccord aujourd'hui avec euh les amis du Parti socialiste. Je pense qu'il fallait voter la censure. Désormais débat budgétaire, il va falloir se battre pour emporter des victoires. Mais quoi qu'il arrive dans les échéances qui auront lieu, en particulier les échéances sociales mais aussi électorales, je crois que nous vons maintenir un front social uni pour une autre politique et en finir avec le macronisme ce qui arrivera bien vite. socialiste a choisi la résion des négociés pourir qui sont prêts à réintroduire la tax. Pourquoi ne pas donner une chance à ça, à la discussion plutôt que vous sortiraz ?

Non, mais il y a un désaccord stratégique aujourd'hui qui n'est pas sans conséquence. Euh les députés socialistes pensent que il y a une chance et qu'on va gagner des choses. Je leur réponds regardez pour obtenir des choses, il faut et en particulier le débat sur les retraites, l'amendement qui fait tant parler sur les retraites de suspension. Il faut que l'ensemble du PLFS soit adopté. Ce qui avouons dans la configuration actuelle de l'Assemblée nationale, ce n'est pas, je suis pas convaincu que ce soit un bon PLFS adoptable sans compter capter. ça partira au Sénat, ça reviendra ici. Bref, il y a beaucoup d'embûes. Voilà.

Donc il y avait je continue à applauder d'abord que le désaccord que j'ai c'est maintenir le cornus et dire non à ce que ce soit un gouvernement de gauche et écologiste qui aurait pu avoir la main lui pour conduire une véritable abrogation de la réforme des retraites. Car le débat ne tournons pas autour du POS. Ce qu'attend les français c'est une abrogation. Si une suspension de quelques mois est un pas vers cela, pourquoi pas ? et je dis qu'on va rentrer dans des un débat budgétaire complexe durant lequel il n'est pas encore évident que cela se concluit-ce que par cette suspension.

Donc face à cette complexité, moi j'ai fait le choix de faire simple, de plus compréhensible pour des millions de gens. Je vote la censure car de toute manière l'existence même dans le cornu 2, le cornu 3, appelez-le comme vous voulez, est toujours en fait le masque d'Emmanuel Macron qui sarqueboute a accaparé le pouvoir à ne rien lâcher alors qu'il subit des fêtes sur des fêtes et il est de plus en plus rejeté dans le pays.

en disant ça ne marchera pas que d'essayer de mais de toute manière désormais je je suis encore député il y a un débat budgétaire qui va avoir lieu et je mènerai la bataille avec je l'espère l'ensemble des députés du nouveau Front populaire pour pour que le budget soit le moins mauvais pour les gens et voir même très bon. Je réponds à une autre question. Je veux pas d'une victoire d'Emmanuel Macron. La victoire d'Emmanuel Macron, la double victoire d'Emmanuel Macron serait le fait que temporairement, de mon point de vue, son gouvernement reste encore en vie, en politique, j'entends et ce serait aussi une défaite si pour nous si nous divisions sur cette affaire.

Macron ne veut qu'une chose, c'est la fracturation du nouveau fond populaire, la division de la gauche et des écologistes. Il rêve de ça, il veut cela. C'est la raison pour laquelle il a dit soit après les européennes. C'est la raison pour laquelle aujourd'hui il continue à agir en pensant que nous sommes divisés. Je dis à tous mes amis, à tous mes amis de l'ensemble du spectre politique du ANFP, à mes amis de la France insoumise, à mes amis socialistes, ne nous divisons pas. La division, c'est le cadeau à Macron aujourd'hui.

Là, je pense qu'il est heureux de cette noncensure, mais ne le rendons pas encore plus heureux en disant "Désormais, nous sommes irréconciliables." Moi, je reste un homme de l'Union même si je l'accorde, c'est plus compliqué aujourd'hui parce que il y a eu un désaccord stratégique sur des questions quand même importantes aujourd'hui. Bon, il faut continuer à se battre. Ça y est, l'union reste un combat d'une manière ou d'une autre mais Emmanuel Macron toutes ces victoires il les remporte que grâce à une chose, les institutions autoritaires de la 5e République. Macron c'est rien. C'est un homme bucérisé dans les institutions antidémocratiques. Voilà.

Alors il fait des institutions, l'irresponsabilité du président de la République lui permet de rester alors que l'ensemble du pays souhaite qu'il parte, alors que l'ensemble du pays souhaite qu'il y ait un autre premier ministre. lui il a le droit de faire ça.

Donc pour laquelle pays pardon l'ensemble du pays ah je pense que l'ensemble enfin la quasi totalité du pays mais là je fais un pronostic rapide mais je comme vous interrogez pour ces news j'espère que ces news ne fait pas croire à ces auditeurs que il y a pas un rejet très fort d'Emmanuel Macron dans le pays on est d'accord donc très bien donc le pays souhaite qu'il y ait du changement enfin au-delà de tout ça de toute manière voilà il y a aujourd'hui un vote c'est passé très près pour ceux qui connaissent L'histoire des motions de censure. Une motion de censure qui se joue de manière aussi serrée démontre que monsieur le cornu et Emmanuel Macron ne doivent pas triompher. Malgré tout.

Le coût est passé très près et de toute manière très prochainement nous reviendrons à une situation où ces gens-là seront battus et une autre politique devra trouver place parce que sinon la crise elle peut prendre des formes extrêmement violentes. Moi je sens beaucoup de colère dans le pays, beaucoup de colère qui se traduisent aujourd'hui par une colère contre le préquatisfaction qui est mené égare à ce que si nous n'apportons pas une solution démocratique et apaisée à cette colère alors ça peut être une tentation autoritaire aujourd'hui donc comprenons bien les choses. Les solutions de rapistolage soit-disant de stabilité aggrave l'instabilité.

C'est la raison pour laquelle j'ai voté l'assension. Dernière mais le je l'ai voté la destitution, je suis pour le départ d'Emmanuel Macron. La seule chose que je vois c'est que la destitution pour qu'elle passe il faudrait que les 2/ tiers du Sénat la votent, ce qui me semble être quasi impossible dans les conditions actuelles. Donc c'est un mot d'ordre d'agitation la destitution. Très bien. Mais je veux dire, ça me semble dans le jeu des institutions inatteignables. Moi, je l'ai signé, il y a pas de sujet là-dessus. Il est peut-être plus probable, mais c'est peut-être pas la psychologie du personnage, qui a un grand geste gauliste de la part d'Emmanuel Macron de partir.

Après tout, le fondateur des institutions de la 5e République a démissionné quand il a vu que il n'avait plus un assentiment significatif dans le pays. Et je dois dire que même en 69, quand le général de Gaul s'en va, il avait encore un soutien plus important qu'Emmanuel Macron. Je compare pas les deux personnages mais continuons nous là encore soyons je m'exprime uniquement comme homme de gauche soyons un bloc qui reste un rassemblé plus de 9 millions d'électeurs la dernière fois c'est à partir de ce bloc qu'il faut élargir que nous avancerons.

Si nous le divisons, si nous nous fracturons, si nous acceptons plus d'être ensemble, alors une fois de plus, c'est une victoire qui est donnée à nos adversaires et même à nos pires adversaires. Je parle là de l'extrême droite. L'union est un combat, vous savez. J'ai entendu des milliers de fois dire l'union de la gauche, c'est terminé et chaque fois elle revit. C'est une longue histoire pour ceux qui ont un peu de mémoire. Dans les années 70, le Parti socialiste et le Parti communiste sont unis avaient beaucoup de désaccords.

Ne votez pas la même chose à l'Assemblée nationale, avait des désaccords sur les sujets fondamentaux, la construction de l'Europe, la fination internationale et pour autant c'est cette union qui permet une victoire en 1981 qui apporte une 5e semaine de projet payé, l'augmentation des salaires et nombre de victoires sociales. Quand on est une militante de gauche sérieux, pas seulement en restant à la surface des choses, on sait que c'est pourquoi est souvent très compliqué. Mais je répète, si on on ne comprend pas le cycle politique dans lequel nous sommes à savoir que l'Union de la droite et l'extrême droite est en marche.

Elle c'est en train de se faire sous nos yeux sur les plateaux télé, les gens le disent, on voit bien comment aujourd'hui ça devient une évidence qu'au moins au second tour, ils se ils s'uniront, ils appelleront à voter pour battre la gauche. Dans tous les cas de figure, ils l'ont fait encore récemment Garon. C'est le moment où je dis que nous notre camp si lorsque l'union la droite et l'extrite en cours, c'est le moment de la désunion de la gauche et de l'écologiste, nous ne sommes pas à la hauteur de ces choses. C'est une question stratégique de pont pour la période qui vient et chacun doit le comprendre.

Les amis du Parti socialiste, les amis de la France insoume, tous ceux qui par s'abandonnent, si je puis dire, à lâcher des phrases méprisantes pour les gens de not. Alors et ça après j'ai bien compris qu'il y avait une force stratégique et je pas mais j'essaie d'avoir dans je de dézoomer et de voir ce qui est en train d'avoir lieu. Ce qui se passe aujourd'hui n'est qu'une manifestation un dernier spasme si je puis dire du Macronisme. OK, ils ont quelques mois devant eux très bien mais à la hauteur de ce qui est en train d'avoir lieu, c'est peu de choses. La roue de l'histoire est en train de tourner, la colère est terrible.

Les petites conduites peuvent durer quelques mois mais fondamentalement nous allons devant des grandes échanges électorales qui devront trancher des grandes questions et je suis d'avu que mon camp ne se disloque pas qu'il reste uni parce que la victoire peut être de notre côté parce que fondamentalement le peuple français de la justice de l'égalité des mesures écologiques et de la démocratie et ça c'est le programme sur lequel je me Tu as vu le socialist élèves quoi les élèves et les socialistes tu les abuses ? Non ça tu les abuses ?

Non mais là oui bah vas-y Ah non oui mais on fera pas attention à toi tu vas tac tac ils vont me tomber dessus un bal il y a des euh vous pouvez traiter votre bag d'abord Vous faites le mien, vous faitez le juste le temps d'aller et de revenir. On a fini là. Non. Ils vont pas venir. Mais pourquoi ils viendrait pas que tu es là pas les LR ? Il y a il y a une faction maintenant. Il y a le canal historique et puis le canal. Ça va le voyons. Non. À quelle heure tu veux partir ? Nous

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