Marion Maréchal sur Sarkozy: "Les logisticiens de l'attentat du Bataclan ont pris de 2 et 5 ans"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
C'est la députée européenne Marion Maréchal qui est avec nous. Marion Maréchal, président du mouvement identité et liberté. Bonjour.
Bonjour. Bonjour à tous. Vous avez échappé à la mort cet été.
Comment allez-vous ? Écoutez, oui, en effet, j'ai vécu un véritable miracle puisque j'ai échappé à un accident à près de 100 km/h en frontal mais comme vous le voyez, je vais bien. Voilà, malgré quelques petites côtes cassées, voilà, quelques petits malâs de dos.
Vous pensez que vous avez une bonne étoile ? Euh bah de fait en tout cas là, j'ai eu un ange gardien d'élite était très efficace. Pas pas de séquel ?
Ça va. Rien de rien de grave. Rien de grave.
Quelques douleurs mais bon écoutez on va dire que l'adrénaline de rentrée politique voilà compense tout ça. Alors là on parle beaucoup de Nicolas Sarkozi depuis ce matin dans les grandes gueules. J'ai lu réaction si Nicolas Sarkozy était de gauche, est-ce que vous auriez les mêmes réactions ?
Écoutez, moi je je tâche de manière générale à être la plus cohérente possible. Donc quand je pose des réflexions et des principes euh elles valent pour tous. Mais c'est vrai qu'indéiablement, on a vu peu de cas similaires à gauche.
C'est bien ça justement ce qui m'interpelle, c'est qu'on a le sentiment d'une sorte de poids de mesure avec d'une part énormément d'exemples au quotidien, je vous en donnerai quelques-uns, une forme de laxisme judiciaire euh détestable et en même temps une forme d'intransigence totale à l'égard des dirigeants de droite. Voyez quand on voit aujourd'hui cette cette décision qui consiste à vouloir absolument faire dormir Nicolas Sarkozi en prison avant même la tenue de l'appel quand dans le même temps les personnes qui ont lyché le policier à Tourcoin, reconnu et sortent avant même que leur jugement ait eu lieu. Quand on se souvient encore de je crois que c'était le tribunal de reince de de mémoire euh Oui, c'est ça. qui avait pris un Afghan qui avait en l'occurrence violé un adolescent qui avait pris seulement 5 ans de prison ferme puisqu'on parle d'association de malfiteur parlons celle qui a vu condamner tous les logisticiens hein du de l'attentat du Batacllan.
Je rappelle morts he 430 blessés qui ont pris chacun entre 2 et 5 ans maximum. Euh donc si vous voulez, ça me choque et et pas seulement ça parce que deux poids de mesure. Oui, je et puis au-delà de ça, il y a et c'est particulièrement vrai pour les dirigeant de droite, il y a une forme de comment dire de violation euh euh et honté de grands principes judiciaires qui devraient tous nous rassembler. qu'il s'agisse bien sûr du secret de l'instruction violé dans ces affaires de manière quasi systématique.
C'était vrai d'ailleurs également pour Marine Le Pen, c'était vrai pour François Fillon, la présomption d'innocence de fait, le double degré de juridiction, c'est-à-dire qu'en fait moi, je suis pour la justice pour tout le monde, mais je considère que tout le monde doit être à la même enseigne. Et excusez-moi, j'en finirai par là parce que je crois que c'est ce qui me dérange le plus dans cette affaire, c'est on a quand même le sentiment, pas seulement un sentiment d'ailleurs assez bien documenté, d'une forme de mécanique bien huilée là qui voit le une association de malfaisants là pour le coup à la fois médiia part, parquet national financier, juge rouge qui dans une forme de de bah de oui, c'est ça de mécanique voit une petite équipe parce que c'est toujours la même. Je sais pas si vous avez noté que l'une des magistrats du parquet national financier euh était la même d'ailleurs qui euh a été engagée dans l'affaire de Marine Le Pen et l'une des magistrates qui juge Nicolas Sarkozy était la même exactement qui a jugé Fillon et dont on apprend pardonnez-moi qu'elle a par le passé manifesté politiquement contre Nicolas Sarement.
Ouais. Voilà. Donc tout ça est quand même extrêmement gênant si vous voulez pour la confiance que les Français malfaisant.
C'est c'est très grave comme Oui, parce que parce que je note he que le parquet national financier a plus de mal par exemple à bouger quand il s'agit d'aller traiter par exemple les frais de mission indu de madame Anniealgo à la mairie de Paris. Voilà, je constate qu'il y a quand même une attention, une célérité de la justice, une décision, des décisions particulièrement lourde et qui et qui m'inquiète parce que quoi qu'on en pense, quoi qu'on en pense, même si les affaires sont très différentes, à l'issue de tout ça, on voit quand même successivement un candidat à la présidentielle François Fillon empêché. Euh, on voit une candidate à la présidentielle la mieux placée empêcher de pouvoir se présenter et on voit un ancien président de la République sans rentrer sur le fond de l'affaire qui n'a même pas le droit à l'appel et qui va donc dormir en prison à D'accord.
Mario Maréchal, on pourrait vous répondre que peut-être que les dirigeants de droite se comportent moins bien que les autres et que voilà et que Oui, bien sûr. Évidemment, évidemment la vertu est toujours du côté de la gauche, mais enfin je note quand même qu'il y a entre 26 et 27 ministres proches d'Emmanuel Macron qui ont vu qui ont été inquiétés par des affaires mais dont je constate que soit elle n'avance pas, soit elle ne débouge sur rien. Je quand même pardonnez-moi de penser que malgré tout on est face à une magistrature qui une fois de plus s'est attestée dans les faits prend position politiquement.
Je rappelle que une fois de plus cette femme cette qui cette magistrate qui est dans le le PNF est cadre au syndicat de la magistrature. De quoi on parle le syndicat de la magistrature ? Ce sont des gens qui tiennent des stands à la fête de l'humanité et ce sont des gens qui prennent position politiquement contre la droite aux élections.
Ce sont des gens qui font des murs des dans lesqu magistrat de pouvoir faire la politique de se synder. Je pense qu'on devrait interdire au magistrat de se synder. Je je vous pouvez pas leur interdire de penser.
Même s'il se synd pas, il aura sa sensibilité. a le droit de penser. Mais il y a quand même une grande différence quand on a la vie de personne entre ses mains.
Euh imaginez d'aller demain exprimer publiquement ses position, faire des appels au votes, se rendre à des événements politiques. Je trouve ça extrêmement choquant et ça me semble gréver la confiance que les Français ont dans la justice. Non, écoutez, hier j'ai préparé notre échange avant de savoir ce qui allait arriver à Nicolas Sarkozy et je me suis dit peut-être que je vais vous parler d'écologie, sauf que vous allez me répondre migration puisque vous répondez toujours ça.
Ou alors je vais vous parler d'économie mais vous allez répondre migration. Ou alors je vais vous parler de sécurité bon vous allez répondre migration. Je je pourrais même vous parler de droits des femmes mais vous allez me répondre car ma position madame.
Vous écoutez pas beaucoup qui est incroyable c'est que on vous parle Nicolas Sarkozy et vous répondez les Afghans, ils sont pas en prison. Euh donc en fait même de de on parle de l'écologie à Nicolas Sarkozy, votre réponse est toujours la même. Je l'ai entendu dans votre français vous répondrait madame, c'est que oui, quand il y a un Afghan qui rentre sur le sol français qui a un statut de réfugié qui viole un adolescent et qui prend 5 ans de prison.
Oui, je suis désolé. Ça faitte dans l'esprit des Français quand un ancien président de la Répub émus par l'affaire Nicolas Sarkozi pens aux je vous garantis que si vous et je vous garantis si et je vous garantis que ma seule obsession c'est la justice telle que son nom l'indique. C'està-dire que oui, je vais vous le dire, je considère qu'un prim délinquant n'est pas un récidibis.
Je considère qu'un délit financier est pas tout à fait la même chose que une agression au couteau. Je considère ah bah si et je considère que la dangerosité d'une personne qui viole des enfants n'est pas la même que que la dangerosité prés. Oui, mais question.
Non, bah ma question elle est simple. Pourquoi vous liez tout à l'immigration et comment vous faites de cette obsession votre colonne vertébrale politique idéologique ? C'est votre droit mais au quel cas vous êtes pas euh enfin vous êtes député européenne, vous avez plus que l'immigration comme sujet à traiter.
Donc c'est un peu limitant quoi, c'est tout. C'est plus une réflexion. Madame, manifestement, vous vous dites avoir travaillé cette intervention. manifestement pas tant que ça parce que si vous travaillez un peu davantage, vous auriez vu l'ensemble des intervations que j'ai faites depuis un an au Parlement européen et vous auriez vu que je traite de sujets extrêmement varié.
Pardonnez-moi, pardon, de vous rappeler que cette obsession, comme vous l'appelez, prenons ce mot si ça vous fait plaisir, elle est précisément partagée par l'immense majorité des Français. L'immense majorité des Français que ça vous plaise ou pas, dans tous les sondages d'opinion, entre 65 et 85 % disent "Il y a trop d'immigration en France. Nous voulons réduire cette immigration.
Nous vouons un référendum sur l'immigration ou d'autres sujets. C'est la première la première ou la deuxème dans tous les sondages préoccupation des Français. Donc c'est bien qu'elle révèle quand même qu'il y a des conséquences sociales, culturelles, sécuritaire, économiques parce que oui, que ça vous plaise ou non, cette politique d'immigration telle qu'elle existe, elle a des impacts sur tous ces sujets et des impacts extrêmement forts et incontournabl que oui, on en parle.
Je suis désolé de vous dire que votre aveuglement écologiste ne me surprend pas, mais il est pas celui des françis. C'est il y a quelques jours devant la tribune des Nations- Unies a fustigé les Européens qui sont en train de mourir car ils ne font rien contre l'invasion migratoire. Il a cité le maire de Londres Sadican en disant que ce maire laissé faire la la charia dans sa propre ville.
Est-ce que Donald Trump a raison finalement un peu de nous engueuler et de dire que l'Europe est en train de disparaître à cause de cette vigue migratoire ? Écoutez, je je pose déjà le cadre avec trois chiffres. Vous savez qu'aujourd'hui en France, il y a plus de décès que de naissance.
Il y a aujourd'hui dans l'Europe entière plus de migrants qui entrent que d'enfants qui naissent. Et il y a chaque année au Nigéria plus de naissance que sur l'ensemble de tous nos pays européens. Ça veut dire quoi ?
Ça veut dire que la situation migratoire telle que nous nous la vivons aujourd'hui avec toutes les conséquences extrêmement lourdes, parfois douloureuses et parfois même dramatique, je en parler à l'instant sur le plan sécuritaire, sur le plan culturel, sur le plan économique, sur le plan social, ça n'est même pas le début. Ça n'est même pas le début de la crise migratoire. Oui, mais s'il y a plus de naissance, on aura justement besoin de cette main d'œuvre.
Je vais au bout du raisonnement. Et ce qui m'interpelle et ce qui m'a frappé dans ce discours de Donald Trump, vous avez raison, c'est qu'on a l'impression d'avoir un président américain qui est plus conscient des menaces graves qui pèse sur l'Europe que les dirigeants européens eux-mêmes. Et pas seulement conscient, même inquiet.
On a l'impression que c'est lui qui s'en inquiète le plus. Donc moi, je trouve que ce discours est bienvenu parce que s'il peut permettre encore davantage de bousculer les esprits et d'appeler à une réaction, tant mieux. Mais ce que je note malheureusement, c'est que nous sommes encore très loin d'avoir une réaction concertée au niveau européen dire.
Il y a moins de naissance, il y a il y a trop de migrants. Mais enfin, les migrants viennent aussi palier le fait que nous sommes nous sommes nous sommes un continent vieillissant qui aura besoin d'une main d'œuvre que malheureusement nous ne fournissons plus par la naissance. C'est précisément le sujet, c'est que depuis des années, au lieu de mener une politique familiale, au lieu de mener une politique nataliste, qu'est-ce qu'on a fait ?
On a recouru à l'immigration, même pas de travail. D'ailleurs, on a régularisé bien souvent des clandestins qui sont rentrés légalement sur le sol français pour palier à ces difficultés au lieu d'anticiper le problème. Et on continue de faire ça aujourd'hui.
Pourquoi ? Parce que c'est commode, parce que c'est moins coûteux, parce que c'est idéologiquement plus fâce que aujourd'hui parler de famille, parler de naissance, c'est antiféministe, c'est conservateur, c'est réactionnement. Je vous dire, c'est très simple si vous regardez les chiffres sur le sujet.
C'est pas qu'en France, c'est partout dans dans les p sauf que sauf que ce qui est malheureux quand on lit les chiffres, c'est qu'il y a une différence entre le désir d'enfant et les enfants véritablement obtenus. Ça veut dire qu'il y a des gens qui beaucoup de gens, millions de Français qui dans ce pays aimeraient avoir davantage d'enfants et qui ne le peuvent pas pour des raisons bien souvent d'ailleurs économiques. Et donc la question c'est de savoir comment on répond à ce désir d'enfant sur évidemment la politique économique qu'on mène avec un travail qui devrait mieux payer et une meilleure conciliation de vie professionnelle et vie personnelle.
Je veux dire, moi je suis une maman, j'ai des enfants. Je peux vous dire que le le sujet de l'accès à la crèche, on est obligé de se le poser 10 mois avant la naissance sans même avoir la certitude d'avoir accès à une crèche. Je veux dire, et j'ai la chance de vivre dans un endroit urbain, dense plutôt favorisé.
Donc imaginez pour les Françaises qui vivent dans des endroits plus contre l'IVG ? Je suis absolument pas contre l'IVG, je n'ai jamais milité. Non mais pour le coup, on va revenir à vos obsessions à vous si vous le si vous le voulez.
Euh en revanche, je crois qu'il y a beaucoup de femmes aujourd'hui qui aimeraient pouvoir faire autrement que d'avorter et à qui on ne donne pas les les moyens de pouvoir éviter cet avortement. On en parlait à l'instant notamment sur les questions économiques. Alors, on va vous faire écouter Marine Le Pen à propos de l'Union des droites.
Moi, je suis pas pour réunir la droite, moi je suis pas là mais pardon, mais moi je ne suis pas là pour sauver la droite. Moi, je suis là pour sauver la France. C'est pas exactement pareil.
Moi, j'ai été élu, je suis élu et j'ai été réélu dans une circonscription qui a été pendant 80 ans sociolo-communiste. Il y a donc bien des socialistes et des communistes qui un jour se sont mis à voter pour le Rassemblement national. Je ne compte pas leur fermer la portée, mais pour faire l'Union des droites, il faut se positionner à droite.
Moi, je me positionne au-dessus de cela. Voilà, je suis ni de droite ni de gauche. Euh le ne pas l'union des droites, ne pas faire l'Union des droites, c'est une faute.
Oui. Euh ça vous aura pas échappé que aujourd'hui si je ne suis pas au Rassemblement national, c'est précisément parce que j'ai un certain nombre de de différences, voire de divergences sur des propositions. Celle-ci bien sûr en fait partie et je fais partie de ceux pour le coup qui avec Marine Le Pen et d'autres appellent à la dissolution au retour aux urnes.
Mais je pose une question préalable. Retourner aux urnes, c'est bien mais pourquoi faire ? C'est-à-dire que si dans la configuration actuelle, et c'est ce que disent les sondages, on se retrouve au lendemain de l'élection avec une absence de majorité absolue de nouveau et donc une impossibilité de pouvoir constituer un gouvernement cohérent et donc de mener une politique cohérente, ça n'a pas d'intérêt.
Et je et je le dis mais je le dis non pas parce que je veux sauver la droite, je m'en fiche de sauver la droite dans l'absolu, c'est pas mon c'est pas mon but, je le dis parce que je ne vois pas d'autres chemins d'alliance ou alors va falloir me les montrer et me les expliquer hein, que celui de la coalition des droites. J'ai la faiblesse de penser que oui, il y a suffisamment de choses en commun malgré des singularités, malgré des différences entre eux aujourd'hui Marine Le Pen, Jordan Bardella, Laurent Voquier, Bruno Retaillot, Éric Zémour, même Nicolas Dupont Aignant, moi-même pour qu'on soit capable de se mettre autour de la table et de dire "OK, on a conscience de l'urgence migratoire globalement, on a à peu près envie de libérer les classes moyennes des impôts." On sait qu'il y a un besoin de restauration de l'autorité de l'État et d'une politique pénale plus ferme.
Bon bah commençons par ça, discutons-en et pour ce sur quoi on n'est pas d'accord, on va négocier et on va faire des compromis. C'est ce que font tous les pays du monde. C'est ce qu'a fait George à Méloni en Italie que tout le monde aujourd'hui on fait un modèle de George à Mélonie. con elle a une autre stratégie et ben ça fait par et précisément c'est le rôle que et la mission que j'essaie de me donner c'est de bousculer ça.
C'est pour ça d'ailleurs que j'ai fait intervenir George Méloni lors de notre événement de rentrée parce que je pense que c'est une voix aujourd'hui qui porte à droite qui est entendue au-delà d'ailleurs on va dire simplement des LR tout le monde l'érige en modèle pour ses résultats économiques, sa fermeté migratoire. Très bien. Allons au bout du raisonnement.
Le succès Mélonie c'est aussi un succès de coalition. Merci Marion Maréchal d'avoir été je sais on va la frustration de Charles Consigni et d'Emmanuel De Villier mais je vais être très franc avec vous mes petits camarades de on est tenu par les temps de paroles voilà qui sont fixés par le législateur et on est obligé d'arrêter on doit pas comme veille exactement maréchal si vous êtes une élu politique si vous voulez changer les choses ce sont les députés qui décident de ça on est obligé de se de s'en tenir à la seconde prè donc merci d'être passé parçon on avait rien à dire moi ils ont jamais rien à par, on est sauvé par cette règle parce que
Marion Maréchal