Affaire Jean Imbert : une mise en retrait justifiée ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 40 %Défensif 50 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Comment cette mise en retrait est-elle perçue ? Que dit-elle sur le recul de l'impunité et la présomption d'innocence ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Est-ce que la mise en retrait de Jean Humbert est justifiée selon vous ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Comment analysez-vous cette décision de mise en retrait dans un contexte judiciaire ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Est-ce que la médiatisation de ces affaires brouille les situations pour les plaignantes et les mises en cause ?
- 10:00RelanceRéponse partielle
La justice médiatique prend-elle trop souvent le pas sur la justice judiciaire ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Quelles sont les conséquences pour les victimes et les personnes mises en cause dans ces affaires ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:30Jean HumbertFait
« Je travaille avec plus de 1000 personnes. C'est pour eux, par respect, que j'ai pris la décision de me mettre en retrait de mes établissements le temps que la justice fasse son travail. »
- 7:00Delphine MeyerFait
« Il y a d'autres situations où le droit du travail permet à l'employeur de faire une mise à pied conservatoire. »
- 8:30Noémi SchulzChiffre
« Cette enquête là, je suis pas sûr qu'elle dure extrêmement longtemps. Enfin, on ne sait pas mais ça peut durer un an et demi. Oui, plusieurs mois. Absolument. »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Si vous nous rejoignez sur Francef, on s'arrête à présent sur l'affaire Jean Humbert. Le chef étoilé s'est mise en retrait hier de ses établissements. Il est visé par une enquête pour violence conjugal.
Alors, comment cette décision est-elle perçue ? Que dit-elle aussi sur le recul de l'impunité mais également sur la présemption de l'innocence ? On va en débattre avec nos invités qui sont sur ce plateau et que je vous présente.
On est on est avec pardon Delphine Meyer. Bonjour et bienvenue. Vous êtes avocate au barreau de Paris.
Vous avez notamment représenté le cinéaste Roman Polanski. On est également avec Fatima et Zaraben Omar. Bienvenue également à vous. militante féministe et présidente de l'association Cou à coude et on est accompagné de Noémi Schulz que vous connaissez notre journaliste spécialiste des questions de police et de justice.
Bonjour Noé. Bonjour. Avant de vous entendre mesdames si vous le voulez bien, on va se remettre en tête cette affaire Jean Hbert.
De quoi s'agit-il exactement ? C'est Marie Camille Chauvé qui nous explique. Jean Hbert se retire des établissements qu'il dirige au fourneau.
Le travail du chef étoilé est reconnu, médiatisé. Passé par Top Chef, il gère plusieurs restaurants dont le très célèbre Plaza Athéné. Dans la vie intime, il est décrit par plusieurs ex compagnent comme un homme violent.
Une enquête vient d'être ouverte et Jean Hbert n'a pas tardé à réagir. Je travaille avec plus de 1000 personnes. C'est pour eux, par respect, que j'ai pris la décision de me mettre en retrait de mes établissements le temps que la justice fasse son travail.
Le parquet de Versailles s'est saisi de l'affaire. Une plainte avait été déposée lundi par Lila Salé. Cette ancienne actrice avait eu une histoire avec le chef cuisinier.
Aujourd'hui, elle dénonce sur Instagram une emprise psychologique, des violences physiques et dit avoir été séquestré. Il me frappait. Alors, je vous dis pas qu'il mettait les points, d'accord ?
Parce qu'il était encore un petit peu sur la réserve là-dessus, mais il était d'une violence absolue dans ses mots, dans sa manière de me maîtriser, dans sa manière de m'exclure de ma propre famille. Je n'avais plus le droit de rien. Par l'intermédiaire de ses avocates, Jeanber ni les faites.
Il conteste toute séquestration et il conteste fermement, vigoureusement avoir exercé la moindre violence sur Lila Salé. Mais Lila Salé n'est pas la seule femme à parler de violence. Radiographie à l'appui.
L'ancienne Miss France Alexandra Rosenfeld accuse le chef de lui avoir fracturé le nez pendant leur relation. Jean Hbert avoue mign tout caractère intentionnel. Deux autres ex-compagnes dénonçaient en avril dernier son comportement dans la presse.
Allez, on évoque cette affaire avec nos invités Fatima Omar, la mise en retrait de Jeanbert qui l'a annoncé lui-même sur les réseaux sociaux. Est-ce qu'elle est justifiée pour vous ? Est-ce que c'est une bonne chose ?
Je trouve que c'est une bonne chose dans le sens où euh c'est vrai qu'en général quand on a des cas comme ça avec des hommes qui sont accusés par plusieurs femmes, il faut limite qu'il y ait une mobilisation des médias de des médias d'investigation notamment comme Élise Lu par rapport à l'affaire Ullo ou comme Médiia part par rapport à l'affaire PPDA euh pour que il y ait à un moment une mise en branle dans la société pour prendre en en compte ces cas. Là la justice a décidé d'elle-même d'ouvrir l'enquête même si les les faits sont prescrits par rapport à Lila Salé. Euh lui, il se met en retrait, je pense que même par rapport à ses sponsors et par euh tous les systèmes de production qu'il y a autour de lui, euh eux-mêmes, je pense euh euh prennent en compte qu'il y a quelque chose de sérieux.
Quand on est à quatre témoignages de violence extrêmement graves avec séquestration, violence psychologique, nez cassé, euh alcool jeté au visage et cetera. Donc c'est très bien qu'il ait ces c'est cette enquête qui soit menée même si elle mène pas à la condamnation pour la faire Lila Salé mais on voit qu'il y a encore cette mécanique qui va se mettre en place c'est-à-dire d'anciennes potentielles victimes en tout cas plaignantes qui vont qui vont parler là on a déjà vu que pour le cas de Alexandra au début c'était anonyme et quelques mois plus tard elle décide de parler à visage découvert. On voit bien qu'il y a un espèce de délai de l'anxiété.
Au début, on a peur peur des représailles et puis petit à petit, reconnu par d'autres ex, elles vont peut-être former comme il y a eu avec l'affaire PPDA et cetera, un collectif qui va d'autant plus nourrir l'enquête. Intéressant, c'est effectivement la la chronologie dans cette affaire. Tout part d'une enquête du magazine L en avril dernier qui recueille les témoignages de quatre anciennes compagnes.
Deux témoignages sont anonymes et deux sont à visage découvert, notamment Lila Lila Salet. Ce qui s'est passé cet été, c'est qu'Alexandra Rosenfeld a décidé de faire savoir, elle aussi un poste sur les réseaux sociaux, qu'elle était une de ces femmes qui témoignait, la fameuse Éléonore dans l'article et elle dit "J'ai décidé de ne plus me taire, de parler." Et Lila Sal elle-même dit que c'est parce qu'Alexandra Rosenfeld choisit de faire quelque chose de révéler son identité, qu'elle que ça réveille d'abord chez elle des des des souvenirs, de la colère, peut-être des angoisses et qu'elle va déposer plainte et que c'est dans la foulée de cette plainte effectivement que la justice ouvre une enquête le parc de Versailles.
On sait a priori, vous l'avez vous l'avez dit, que ça ne pourra pas aboutir dans cette affaire là à une condamnation puisque les faits sont prescrits. On parle de violence physique, psychologique, le date prescription est de 6 ans. Mais l'ouverture de cette enquête là effectivement là où Jean Hambert n'avait absolument rien fait, il n'avait pas bougé au moment dans la foulée de la la publication de l'article, on avait vu une légère mise en retrait des réseaux.
Lui qui publie assez activement ne publiait pratiquement rien mais c'est à peu près tout ce qui s'était passé. avait continué de travailler. Là, l'ouverture de cette enquête l'amène euh alors on ne sait pas dans est-ce que c'est en concertation avec les propriétaires des nombreux restaurants dont il est le chef, est-ce que c'est vraiment une décision qu'il prend tout seul ?
En tout cas, il il annonce qu'il se met en retrait. Comment vous la lisez, vous l'analysez vous cette mise en retrait d'Elpine Meyer ? Est-ce que vous considérez que c'est une bonne chose dans un contexte comme celui-ci quand une personne qui est connue est mise en cause pour ce type de fait ?
Je considère que c'est un choix personnel et qu'on doit fonctionner au cas par cas, que il y a pas de de loi, il y a pas de système à mettre en place dans ces situations. Al en l'espèce, je ne connais pas précisément le dossier, mais il a décidé de lui-même de se mettre en retrait. Il y a d'autres situations où le droit du travail permet à l'employeur de faire une mise à pied conservatoire, de organiser, d'ordonner la mise en retrait de la personne qui est mise en cause dans la crainte d'influencer euh de de l'aspect réputationnel contre l'entreprise.
Donc là, on est dans cette situation où il fait son choix, où il l'annonce de lui-même sur les réseaux sociaux. Je pense que la pression est doit être très lourde, très forte. Néanmoins, ces avocates ont pris la parole, il contestent, il y a un communiqué de presse, il va y avoir une enquête, il va être entendu.
La difficulté, c'est que les enquêtes sont très longues. Nécessairement, celle-ci va aboutir à un classement sans suite. Euh et néanmoins, la situation de Jean Impère reste très difficile aujourd'hui.
Mais du coup, quand vous quand vous rappelez que les enquêtes sont très longues, ça interroge aussi sur le temps de la mise en retrait. Finalement, il décide lui d'annoncer sa mise en retrait là. La question c'est combien de temps il va se mettre en retrait ?
Est-ce que ça va durer jusqu'à la fin de l'enquête ou pas ? C'est vrai que c'est une question qui peut interroger Noim. Cette enquête là, je suis pas sûr qu'elle dure extrêmement longtemps.
Enfin, on ne sait pas mais ça peut durer un an et demi. Oui, plusieurs mois. Absolument.
Et surtout c'est est-ce que ou plusieurs années ? Oui, c'est c'est déjà produit. Voilà.
Mais c'est surtout est-ce qu'il va pas y avoir d'autres ouvertures d'enquête ? parce que dans ces affaires et vous l'avez rappelé, souvent quand une femme se décide à à porter cette parole et on pense à Florence Porcel dans l'affaire PPDA qui est la première femme à à à publiquement pointer du doigt le comportement de de l'ancien présentateur de TF1, vous avez ensuite des dans le cadre de l'affaire PPDA des dizaines de femmes qui se sont manifestées. Donc là, Lila Salé décide de déposer plainte.
Est-ce que d'autres alors on parle pas de victime, on va parler de plaignante. Vous savez, on est victime que quand la justice vous a reconnu comme telle, avant cela, on est au stade où on dépose plainte et donc on est plignante. Est-ce que d'autres plaignantes vont se manifester ?
Et à ce moment-là, effectivement, combien de temps ça dure ? Et et et où est-ce qu'on s'arrête ? Est-ce qu'on s'arrête avec ce classement sans suite là ?
Mais si une autre enquête a été ouverte à ce moment-là ? Et donc ça pose la question de Jean Hbert va-t-il pouvoir retravailler en tout cas dans à quelle échéance ? Alors là, tout à l'heure vous parliez de mécanique, c'est effectivement là vous êtes exactement coordonné. il y a une mécanique euh de dénonciation qui se met en place et qui et dans les médias puisque j'ai j'en ai vu et écouter certaines euh qui sont passés sur différentes radios ou médias comme celui-ci et euh et s'en suit éventuellement euh malheureusement pour Jean Hbert l'ouverture d'une information judiciaire ou une enquête préliminaire dont les faits ne seraient pas prescrit.
Néanmoins ça lui permettrait une chose, c'est d'avoir un procès. Parce que la difficulté dans ces affaires prescrites, c'est qu'il n'y a jamais de procès. Donc la décision judiciaire de l'enquête préliminaire sur des faits prescrits, elle aboutit à quelque chose qui ne satisfait finalement personne et ça ne permet pas aux mise en cause de d'être innocenté ou d'avoir une décision judiciaire qui le condamne définitivement où la justice est passée où enfin on a une décision qui a un poids vis-à-vis de la société.
La difficulté elle est là. Donc si jamais il y a une enquête préliminaire qui est ouverte ou une information judiciaire qui est ouverte sur des faits non prescrits, ça permettra à Jean Hbert de se défendre ce qu'il ne peut pas faire aujourd'hui. Fatima Zaravanomar.
Euh oui, effectivement l'un des objectifs de l'enquête, c'est de voir s'il y a pas des affaires plus récentes qui ne tombent pas sous le coup de la prescription. Mais vous avez raison aujourd'hui hein, on peut le dire, PPDA est un homme innocent. Il y a plein de femmes, il y a une éventualité que plein de femmes soient d'affreuses mythomanes.
Nicolas Hullo n'a jamais été condamné. euh DSK euh bah finalement, vu comment ça s'était passé aux États-Unis, n'a jamais été candé et tous ces hommes sont absolument innocents devant la loi. C'est par ailleurs par rapport à ce genre de situation parfois que je trouve un peu que nous on dit qu'on croit euh les victimes même si elles ne sont pas victimes.
Et donc je peux vous assurer que de leur côté aussi c'est c'est c'est assez infernal. Mais quand je parle de mécanique, il y en a plusieurs et qui montrent bien tous les les a prioris qu'il y a autour de la question des violences. Typiquement, il y a une plaignante qui dit que euh Jeanbert lui aurait euh enfin plusieurs plaignantes qui disent que Jean Ambert lui aurait envoyé des SMS très récemment pour essayer d'obtenir une réponse positive qui selon lui discréditerait cette affaire.
C'est-à-dire en gros, il lui envoie un SMS sympa, elle répond avec un SMS sympa puis il dit à la justice "Comment voulez-vous que je l'ai maltraité qu'elle m'envoie un SMS sympa ?" Et ça c'est vraiment typiquement l'un des a priori les plus horribles sur les violences. Je peux vous dire par exemple pour avoir par exemple subi un viol que des mois après cela, parce que c'était quelqu'un qui était dans mon cercle personnel, je continuer à lui envoyer des SMS sympas.
C'est le temps de la réparation, c'est le fait qu'on est dans une situation tellement incongrue d'être face à des violences face à quelqu'un qu'on a aimé par exemple que et ben la mécanique pour parler de mécanique c'est de continuer à voir des rapports qui ment quelque chose de normal alors que quelque chose d'anormal est violent s'est passé. Donc cette recherche de drôle finalement de de preuves qui n'en sont pas, ça fait aussi partie des mécaniques. Donc les mécaniques, ce n'est pas que quelque chose qui sort de là, on est dans la caricature de la défense.
On est dans la caricature. On parle pas d'un SMS là. Là, on parle d'agression sexuelle, on parle d'agression, de violence.
C'est pas un SMS sympa qui va disculper qui que ce soit. Et c'est pas comme ça qu'on se défend. On se défend avec des preuves qui démontrent que l'on n'a pas commis de violence.
Et ça s'arrête là. Vous avez fait un abalgame que je reproche au mouvement mitou qui est de mettre dans le même sac DSK et PPDA. PPDA à ce jour n'a toujours pas été jugé.
Et que ces femmes soient mythomanes ou non, on en est pas là aujourd'hui. Il sera un jour jugé avec des circonstances particulières des preuves qui seront établies ou pas. Et ce sera pas la question de la mythomanie.
Là concernant DSK, DSK, il a été jugé. Il a été jugé aux États-Unis, reconnu comme coupable et c'est la justice américaine qui n'a pas du tout reconnu coupable pour les pour les de viol finalement ça a été arrangé rentrer dans l'aspect technique de la situation. DSK a reconnu sa culpabilité PBDA est dans une autre situation, il aura un procès un jour.
Ce n'est pas du tout les mêmes cas de figure. Mais mesdames, c'est pas censé être des cas identiques pour qu'il y a mal ce n'est pas du tout des cas identiques. Mais la la difficulté là aussi je pense et dites-moi si je me trompe, c'est que il y a à la fois le côté judiciaire évidemment avec toutes les règles et toutes les lois qui sont établies et le côté médiatique.
On sait l'importance pour les plaignantes, les victimes présumées de de violence sexuelle ou sexistes de pouvoir parler. Et parfois ça passe d'abord par les médias avant de réussir à aller en justice. On le disait à l'instant.
Néanmoins, le fait d'avoir une parole publique, est-ce que ça ne brouille pas un petit peu les situations à la fois pour les plaignantes mais aussi pour les mises en cause dans le sens où c'est paroles contre parole et parfois il y a pas de procès effectivement. Fatima ezaraben Omar, est-ce que ça a aussi un aspect parfois un petit peu négatif la médiatisation notamment de personnes connues ? Bah en fait on a traversé plusieurs époques.
Moi je suis militante féministe et je suis des victimes depuis 2009. Donc moi, j'ai connu une période très prémitou finalement où la la prise en charge même médiatique des plaignantes était horrible, catastrophique. Et donc on a changé d'époque, c'est-à-dire que maintenant déjà leur voix, elle pèse.
Si on était dans un système judiciaire qui n'aboutissit pas au fait que en cas de plainte seulement, si je prends que ça, il y ait que 10 % par exemple des agresseurs qui soient condamnés, évidemment que je serai dans dans un enfin on serait mais il y a des questions de preuv aussi. Est-ce qu'il y a des fois où il y a pas suffisamment de preuv ? Peut-être ça en tout cas que j'ai accompagné il y avait pas assez d'enquê les enquêtes étaient abandonné précédent si on parle des affaires pas dire ça si vous parlez tout en même temps on va pas vous entendre Noémi ensuite Delphine meilleur si on parle des affaires médiatiques et des personnes qui sont mises en cause et qui du coup il y a une affaire récente c'est le le comédien Harry Abitan qui a été mis en mis en cause il a été inquiété par justice mis en examen et on a conclu un non lieu. habitant a été blanchi par la justice.
Or effectivement pendant des mois il est apparu comme quelqu'un qui avait commis des violence sexuelle grave et effectivement on ne l'a plus vu, il n'a plus tourné, il n'a plus et et là effectivement on peut s'interroger sur les conséquences de cette de cette mise en cause avec au final la justice qui dit en tout cas on n pas pu établir qu'il était l'auteur de des faits tels qu'ils avaient été décrits par par la plaignante. Mais c'était dans cette affaire d'arbitant, on est sur effectivement le témoignage d'une femme et les déclarations d'une femme. Il y a d'autres affaires et c'est le cas pour pour Jeanbert dans le cas d'espèce, c'est la multiplication des témoignages.
Et là, on est déjà à quatre témoignages de femmes. Alors, recueillis certes par des par des journalistes, mais les enquêteurs maintenant vont vont prendre le relais. Des témoignages avec des des descriptions, des faits assez circonstanciers et c'est sans doute aussi face à la multiplicité de ces témoignages qu'il y a cette mise en retrait. sans doute s'il avait été mis en cause peut-être par une seule personne, ça serait peut-être passé différemment.
Ser à lui de répondre Delphine Oui. Non, la difficulté euh c'est que euh j'entends ce que vous dites. Harry Habitan a été mis hors de cause et aujourd'hui heureusement il revient sur le demande de la scène.
Il y en a d'autres. Ibrahim Malouf qui a été condamné devant le tribunal correctionnel, relaxé en appel aujourd'hui à le succès qu'il mérite. Il y en a d'autres, encore un autre que j'ai en tête, Frédéric Begbédé qui avait été mise en cause et qui a été il y a eu un non lieu, il est il est plus du tout concerné par le sujet et il publie des livres et encore une fois je m'en réjouis.
Donc euh les situations sont euh à considérées au cas par cas et je peux souhaiter euh à Jean Abert qu'il y ait un procès pour qu'il puisse euh se laver de tout soupçon ou alors ou être condamné ou être condamné de manière juste et que ce ne soit pas la justice médiatique qui lui impute et le tribunal de l'opinion qui lui impute une condamnation dont il ne pourra pas se détacher. Considérez aujourd'hui que le tribunal de l'opinion ou le tribunal médiatique prend le pas trop souvent sur le tribunal sur la la la sanction judiciaire tribunal judiciaire c'est deux choses très différentes. Vous journalistes, vous menez des investigations qui parfois sont très bien menées mais avec une différence de nombreuses différences vis-à-vis de par rapport à la justice c'est qu'il n'y a il y a rarement du contradictoire que c'est pour les il y a rarement du contradictoire qu'il n'y a pas de règle de procédure.
Rien ne remplace une justice, une décision de justice qui est soumise à des règles très particulières, qui est soumise à des auditions de témoin, soumises à des expertises. Mais après le but de la des médias, pardonnez-moi, c'est pas de se soustra c'est pas la justice. Mais néanmoins aujourd'hui, c'est dans cela que nous allons si je puis me permettre, tout à l'heure, vous sembliez hériter que je mette en cause l'institution judiciaire. ce n'est pas moi.
En 2019, il y a un rapport de l'inspection générale de la justice. Euh, d'ailleurs, suite à des enquêtes de vos confrères du monde qui ont fait des investigation en respectant par ailleurs le contradictoire et qui était qui était et et l'inspection générale de la justice et même à l'époque la ministre de la justice avait reconnu qu'il y avait de graves dysfonctionnements dans la prise au sérieux, la prise en charge de la question des violences conjugales. C'est pas moi qui le dit.
Donc euh on vous pouvez pas juste dire que vous vous êtes euh absolument irrité que on vienne euh insulter l'institution parfait de la justice. Aujourd'hui, il y a un problème de justice patriare. C'est normal que les féministes, même si cela vous dérange, mettent ça au centre du débat parce que nous ce qu'on vit dans notre chair et de l'autre côté de la chaîne, ce sont des milliers de femmes qui n'obtiennent jamais justice et qui surtout quand dès qu'on se penche sur les dossiers, moi j'accompagne depuis le début hein, depuis la première partie du commissariat, je moi je respecte votre travail mais écoutez aussi nous notre bout de la lorniette, je peux vous dire qu'aujourd'hui la marge de manœuvre pour qu'il y ait des enquêtes beaucoup plus qualitatives, je pense que ça se fait aussi sous la pression du débat publique et le débat public dans une démocratie est l'un des piliers.
Il peut pas y avoir que la justice, il peut pas y avoir que les médias et c'est toute la société civile qui qui met au centre de la table des choses qui ont été mises sous le tapis pendant des siècles parce qu'on est issu d'une société patriale. Il est pas question de supprimer le départ, pas du tout. Il est juste question de mener une enquête juste et la justice est faite pour ça.
Vous les journalistes, vous menez des enquêtes qui sont de qui sont différentes par nature qui sont différent. quand même on pose toujours on pas toujours appel 5 minutes avant de publier en tout cas quand médiia part publie une enquête quand le magazine elle ils en il envoient les sollicitations et et ce qui permet normalement à la personne mise en cause et je crois que ça a été le cas pour Jeanbert dans la dans le cadre de l'article duel de répondre point par point et d'ailleurs il avait pu s'expliquer sur effectivement le fameux coup de tête qui aurait été mis alors on savait pas à l'époque c'est Alexandra Rosenfeld et il reconnaissait un geste qui lui avait échappé dans le cadre de violence réciproque. Donc il avait pu répondre quand même à différents points avec effectivement cette difficulté qui était que bah certains témoignages sont sont anonymes et qu'effectivement le le gros de l'article était bien sûr la parole de ces de ces plaignantes.
Ce que j'aimerais qu'on retienne c'est que les avocats, ils sont pas là pour faire barrage obstruction aux paroles des avocats de la défense que je suis souvent obstruction aux paroles des femmes. pas du tout des femmes qui s'estiment plaignantes de d'un homme sur ce terrain des agressions sexuelles. Pas du tout.
On est là pour faire émerger les éléments du dossier et de les traiter de la manière la plus juste. Et la parole des avocats de la défense, elle est fondamentale. Nous sommes des militants de la justice, nous sommes des militants de la défense, nous sommes des militants de la présomption d'innocence.
Imaginez un monde sans présomption d'innocence. Imaginez un monde sans présomption d'innocence. Maintenant, je vous accuse d'agression sexuelle et c'est considéré comme une vérité absolue.
Ce n'est pas la dystopie aujourd'hui. Mais ce que je veux dire par là, c'est que il faut garder en tête le poids fondamental de cette valeur cardinale de la présomption d'innocence qui s'applique à tout un chacun qui est un droit d'accuse. Parce que souvent on parle de la perte d'opportunité des accusés.
Je peux vous assurer, j'étais encore récemment avec les les plaignantes dans l'affaire PPDA que elles on commente beaucoup moins leur portée d'opportunité parce que c'est souvent des femmes aussi qui avaient des carrières d'actrices ou bien de journalistes et tout et qui elles aussi voi leur j'ai interviewé récemment euh Florence Porcel dans dans mon podcast, elle me racontait comment bah du moment qu'elle a été décrite comme une menteuse dans tous les médias pendant des années et ben comme elle est à la base c'est une journaliste scientifique et n'est plus invitée nulle part parce que bah quand on est scientifique la question de la neutralité, de l'objectivité est importante. Donc parlons aussi parfois de de toute la vie détruite aussi de ces femmes quand elles médiatisent leurs affaires. Croyez pas que pour ell s'en sort pas tout et j'en connais une assez bien très rapidement parce que ça se termine.
Allez-y. Pas toutes. Écoutez la parole de Samantha Gamer qui est la victime la seule et unique dont on peut parler concernant Roman Polanski.
Elle elle dit "On a médiatisé ce dossier, je n'ai pas fait en sorte de le médiatiser et j'en souffre aujourd'hui. Je ne demande qu'une chose, c'est qu'on cesse de parler de moi." Donc ça dépend des circonstances choix.
Mais la source à la base, c'est un homme de 43 ans qui isole une gamine de présent dans un ch parle pas de ça. Je vous parle de cette femme. Non, je vous parle de cette femme quiune chose que la méditation s'arrête.
Merci. Merci beaucoup. Fon n'est pas sorti de l'auberg.
Merci mes d'avoir participé à ce débat. Il est important effectivement de de pouvoir reposer les choses et d'entendre toutes les voix. Merci d'avoir été avec nous dans le 113 de France info.
Dans un instant, on va parler toute autre chose. Taxer les plus riches pour diminuer la dette d'une solution de justice sociale prenée à gauche, agité par le Premier ministre et rejeté par les grands patrons. Débat à 11h30.
Donc ce sera juste après l'essentiel de l'actualité avec Valentine desjunes.