Eva Joly
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 75 %Attaque 5 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 0:12OuverteRéponse directe
Pourquoi faire ?
- 0:33FerméeRéponse directe
Donc la priorité c'est d'obtenir le ministère de l'Environnement ou de l'Écologie ?
- 0:48RelanceRéponse partielle
Ça ressemble quand même à une course au portefeuille ministériel.
- 1:39OuverteRéponse directe
L'un des points de désaccord entre les deux formations, ce n'est pas le seul, mais c'est peut-être le plus immédiat.
- 2:29OuverteRéponse directe
Pour vous-même, Eva Joly, qu'est-ce que vous pourriez imaginer ou qu'est-ce que vous pourriez souhaiter ?
- 3:24RelanceRéponse directe
Sur quelle base ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:23Invité politiqueFait
« Il y a la famine au Sahel, il y a la pollution dans le Pacifique, il y a les changements climatiques, tout cela sont des problèmes réels »
- 1:04Invité politiqueFait
« Nous, nous sommes pour la sortie du nucléaire, ça c'est clair. Il n'y a pas de négociation là-dessus. »
- 4:10Invité politiqueFait
« Vous savez que la situation au Japon n'est pas stabilisée. »
- 5:00Invité politiquePromesse
« nous devons fermer un certain nombre de réacteurs à commencer par les quatre réacteurs de Fessenheim »
- 5:28Invité politiqueFait
« Elle a pu empêcher la réouverture de Superphénix, par exemple. »
- 6:40Invité politiqueFait
« sans tenir compte de dizaines de victimes d'harcèlement sexuel »
- 9:01Invité politiqueChiffre
« le budget global que j'ai utilisé est sans doute le plus faible de tous les temps 1,2 million d'euros »
Temps de parole
- Eva Joly60 %
- Présentateur40 %
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France Inter, le 7-9 de Patrick Cohen.
Bonjour Eva Jolie. Bonjour. Europe Écologie Les Verts vient donc d'émettre le souhait de faire partie du prochain gouvernement. Pourquoi faire ?
Mais parce que les écologistes, nous sommes porteurs de solutions qui s'imposent aujourd'hui et les problèmes écologistes ne disparaissent pas du débat. Il y a la famine au Sahel, il y a la pollution dans le Pacifique, il y a les changements climatiques, tout cela sont des problèmes réels et les écologistes portent les solutions.
Donc la priorité c'est d'obtenir le ministère de l'Environnement ou de l'Écologie ? Je pense que cela serait très logique, oui. Que le ministère de l'Environnement ou de l'Écologie...
Rézienne a une ou un écologiste.
Ça ressemble quand même à une course au portefeuille ministériel. Quand on se souvient des voix dans votre camp, dans votre partie, chez les écolos qui disaient, il y a quelques mois encore, par participation gouvernementale, par exemple, sans sortie du nucléaire.
Mais nous défendons nos idées. Nous, nous sommes pour la sortie du nucléaire, ça c'est clair. Il n'y a pas de négociation là-dessus. Nous ne modifions pas notre position. Nous continuerons à travailler pour la sortie du nucléaire. Mais les Français ont tranché, les Français ont décédé que François Hollande est le président de la République. Donc c'est son programme qui va être appliqué. Mais nous avons besoin d'un rassemblement de toutes les forces pour faire face à la crise. Et les écologistes ont toute leur place dans ce rassemblement.
L'un des points de désaccord entre les deux formations, ce n'est pas le seul, mais c'est peut-être le plus immédiat. On en a encore parlé ce matin dans le 7-9. concerne le futur aéroport de Nantes-Notre-Dame-des-Landes, soutenu par le maire Jean-Marc Ayrault. Les écologistes s'imaginent sans problème dans un gouvernement dirigé par Jean-Marc Ayrault ?
Hier, il y a eu un progrès en ce qui concerne la situation à Notre-Dame-des-Landes, car il y a un accord sur le fait qu'il n'y aurait pas d'expulsion des paysans avant que tous les recours soient épuisés.
Les collectivités locales ont fait cette concession. On en a parlé tout à l'heure.
Donc ça, c'est important. Et je pense que nous négocierons pied à pied la situation à Notre-Dame-des-Landes.
Bon, et donc, il n'y a pas d'incompatibilité avec ce gouvernement. Pour vous-même, Eva Jolie, qu'est-ce que vous pourriez imaginer ou qu'est-ce que vous pourriez souhaiter ? La justice, vous l'avez dit pendant cette campagne, vous en rêviez, un poste au gouvernement, une mission anticorruption ?
Je pense que, dans la Vème République, ça n'a fait pas sens de candidater. C'est le Président de la République et le Premier ministre dessiné par lui qui choisit parmi les personnes disponibles.
Ça n'empêche pas d'avoir des envies ou des souhaits. Vous les avez exprimés déjà par le passé. Puis vous venez vous-même de dire que Europe Écologie Les Verts pouvait revendiquer légitimement le ministère de l'Environnement ou de l'Écologie.
Oui, donc notre mouvement est prêt à prendre sa part de responsabilité dans ce gouvernement. Il y a des talents chez les écologistes divers et variés. Nous sommes prêts à prendre notre part de responsabilité.
Sur quelle base ? Vous avez cité tout à l'heure, vous avez dit que François Hollande avait été élu. C'est sur la base du programme de François Hollande ? C'est sur la base. Du projet de François Hollande ou de l'accord conclu entre l'EPS et Europe Écologie Les Verts ?
Pour moi, c'est très clair que dans la Ve République, c'est le président de la République, son premier ministre, et qu'aujourd'hui, c'est le programme de François Hollande, les 60 propositions qui vont être appliquées. Mais les choses ne sont jamais données. Nous sommes, je veux dire, les écologistes, nous sommes dans le sens de l'histoire. Les solutions que nous proposons sont incontournables à une raison plus ou moins rapprochée. Nous savons que la sortie du nucléaire va s'imposer. Vous savez que la situation au Japon n'est pas stabilisée. Et donc, à nous de continuer le travail auprès de l'opinion.
À nous de conduire les débats sur la transition énergétique pour que, peu à peu, la majorité se fête à ce sens-là.
Donc, l'idée, c'est d'entrer au gouvernement pour convertir vos futurs collègues, éventuellement, de l'intérieur, en quelque sorte, à une sortie du nucléaire plus rapide que ce qui a été proposé.
L'idée, c'est de continuer à nous battre pour nos idées et d'être efficaces. Et on est beaucoup plus efficaces à l'intérieur en faisant partie du jeu qu'en tant que spectateurs. C'est ça que les écologistes ont décidé hier. C'est de travailler à cette transformation énergétique et de nous baser sur notre accord qui dit que nous devons fermer un certain nombre de réacteurs à commencer par les quatre réacteurs de Fessenheim et que, déjà, cela est une grande nouveauté dans un pays qui a fait du tout nucléaire un crédeau.
Les expériences passées vous ont convaincu de cela ? Celle de Dominique Voinet qui a été ministre de l'Environnement sous Lionel Jospin. Yves Cochet a pris sa suite.
Oui, mais Dominique Voinet a eu beaucoup de succès. Elle a pu empêcher la réouverture de Superphénix, par exemple. Donc, moi, je pense que la présence d'un ministre écologique, ça fait aussi des arbitrages plus positifs que si les écologistes ne sont pas présents.
Je reviens à vous. Je parlais tout à l'heure d'une éventuelle mission anticorruption, mais dans le domaine de la justice, pourquoi pas un poste au Conseil constitutionnel, par exemple, pour vous, Eva Joly ?
Mais je trouve que ça aurait beaucoup d'allure, c'est vrai. Je trouve qu'une femme qui a des connaissances approfondies juridiques et qui a un sens politique qui a beaucoup voyagé, qui connaît le monde, bon, ça pourrait avoir de l'allure, oui.
Et quel sens ou quel poids ça pourrait avoir sur les décisions du Conseil constitutionnel ?
Mais on voit bien, par exemple, que le Conseil constitutionnel a fait une erreur en supprimant purement et simplement le délit d'harcèlement sexuel la semaine dernière, sans période de transition et sans tenir compte de dizaines de victimes d'harcèlement sexuel, sans tenir compte aussi de l'injustice créée, l'inégalité devant la loi entre ceux qui ont déjà été condamnés par harcèlement sexuel et les dossiers qui sont abandonnés aujourd'hui. Je pense qu'il y avait vraiment d'autres solutions et que cela n'a pas été exploré.
Vous pensez qu'on peut faire évoluer sur un certain nombre de points la jurisprudence du Conseil constitutionnel et sa façon d'interpréter la Constitution telle qu'elle est aujourd'hui ?
Je pense que le Conseil constitutionnel a un rôle de plus en plus important avec les questions prioritaires de constitutionnalité et que donc l'influence du Conseil va grandissant et qu'il est très important d'avoir au Conseil constitutionnel des personnes conscientes aussi de la portée politique des décisions prises.
Un dernier point Eva Jolie, pendant toute la campagne présidentielle, vous n'avez pas pu quasiment lors d'une interview échappé à une question sur est-ce que vous maintiendrez votre candidature jusqu'au bout ? Est-ce que vous êtes prête à vous retirer à un moment ou à un autre ? Vous avez toujours répondu invariablement que vous diriez jusqu'au bout ce que vous avez fait. Vous avez maintenu votre candidature. On va découvrir ce soir dans un documentaire réalisé par David André et Thomas Legrand diffusé sur Canal+, que vous avez eu des doutes à de nombreuses reprises sur le maintien de votre candidature.
On a entendu un extrait sonore tout à l'heure vers 8h moins le quart de ce documentaire où vous disiez en septembre dernier que vous seriez prêt éventuellement à vous retirer si à l'approche du scrutin les sondages ne vous créditaient que de 2 ou de 2,5% d'intention de vote et finalement vous êtes allé au bout mais vous confirmez que la question s'est posée souvent dans votre esprit du maintien de votre candidature.
Je me souviens bien de cet enregistrement et c'était l'aspect financier qui me préoccupait parce que Europe Écologie Lever n'est pas un parti riche et j'étais très inquiète de créer une situation pour mon parti difficile à gérer et donc c'était la seule situation où j'envisageais éventuellement un retrait mais il se trouve que nous avons dépensé très peu de fonds et ceci explique peut-être aussi cela car le budget global que j'ai utilisé est sans doute le plus faible de tous les temps 1,2 million d'euros et couvert donc par 800 000 euros de fonds publics et 400 000 euros de dons publics.
Merci Eva Jolie d'être venue ce matin au micro de France Inter dans quelques minutes après la revue de presse je vous le disais débat entre l'économiste Thomas Piketty et le sénateur de l'alliance centriste Jean Arthuis sur la relance de la croissance en Europe. Il est 8h30 sur Inter.
de l'économiste
Eva Joly