Retraites : Macron nous a volé 2 ans de vie ! Ugo Bernalicis #NicheLFI
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- 0:15Ugo BernalicisFait
« l'Assemblée nationale n'a jamais adopté la réforme des retraites d'Emmanuel Macron ne s'est jamais prononcé sur le décalage de l'âge de 62 à 64 ans »
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merci monsieur le Président mes chers collègues merci de m'accueillir déjà dans votre dans votre commission pour cette journée assez importante évidemment puisque par-dà notre niche parlementaire il s'agit de revenir sur une injustice de 2023 qui a été vécu en tant que tel à la fois par le Parlement mais aussi et surtout par le pays tout entier revenir sur cette réforme de de 2023 c'est-à-dire le passage de l'âge de la retraite de 62 à 64 ans c'est donc réparer plusieurs injustices d'abord une injustice sur la forme je me permets de le rappeler parce que c'était une situation assez extraordinaire d'utiliser en même temps en combinaison autant d'articles de la Constitution pour assumer un passage en force d'abord le fait de passer par un projet de loi de financement de la sécurité sociale rectificatif avec l'usage du 47 alinéa 1 pour contraindre les délais puis l'usage des articles 44 alinéa 2 44 alinéa 3 la fameuse article 40 au passage et puis pour terminer le 493 évidemment pour adopter le texte ce qui fait que nous avons face à nous une injustice démocratique majeure puisque l'Assemblée nationale n'a jamais adopté la réforme des retraites d'Emmanuel Macron ne s'est jamais prononcé sur le décalage de l'âge de 62 à 64 ans ce qui la rend évidemment illégitime illégitime pas seulement par cette voie là mais aussi parce qu'elle c'était une réforme largement rejeté dans le pays largement rejeté dans le pays évidemment pour ceux qui aiment les sondages vous l'aurez sans doute remarqué à l'époque et c'est encore vrai aujourd'hui plus de 70 % des Françaises et des Français qui ont été sondés son sont contre la réforme de la retraite à 64 ans dont 93 % même desactif démobilisation historique dans tout le pays plus de 3,5 millions de personnes en c'était là aussi un record et puis un signe aussi du rejet de cette réforme c'est évidemment le résultat du nouveau front populaire en tête aux dernières élections législatives le 7 juillet dernier puisque c'était dans le programme du nouveau front populaire que d'abroger cette réforme des retraites à 64 ans ça c'est cette première injustice démocratique sur la forme sur le fond c'est aussi une injustice sociale on a volé 2 ans de vie aux gens on leur a volé 2 ans de vie on leur a volé 2 ans de choix car le cœur de cette réforme c'est le passage de l'âge de 62 à 64 ans et les principales victimes de cet allongement de de l'âge sont d'abord les femmes qui déjà partent plus tard ont des carrières dit Hach et par exemple exemple nous avons les les premiers chiffres du Conseil d'orientation des retraites pour la génération 72 les femmes partent 9 mois plus tard par 9 mois plus tard avec la réforme alors que ce n'est seulement que 5 mois pour les hommes donc elle participe davantage à à l'efft c'est également dans les principales victimes les métiers les les plus pénibles dont l'exérance de vie à 55 ans et 3 ans inférieurs pour les ouvriers que pour les cadres ce sont aussi ceux qui sont éloignés de l'emploi ceux qui sont ni en emploi ni en retraite qui dé facto à partir du moment où vous repoussez de 62 à 64 ans c'est autant d'années passé au au minima sociaux avec évidemment l'effet d'éviction que qu'on connaît qui fait que le système que la majorité l'ex majorité relative macroniste n'avait en fait en réalité pas bien calculé puisque que ça vient grever d'autres dépenses sociales avec ces personnes qui restent au minima sociaux et puis enfin les jeunes les jeunes qui en réalité sont aussi les principales victimes de cela puisquelles vont ils vont cotiser davantage avec sans doute vu votre système des pensions inférieures par rapport aux pensions actuelles puisque finalement le seul moyen de pilotage que vous avez dans le temps pour équilibrer le régime c'est de baisser le le niveau de pension puisque votre réforme de 2023 n'a rien équilibré du tout j'y reviendrai excusez-moi est-ce que s'il vous plaît on peut faire un tout petit peu de moins de de bruit moins de conversation périphérique pour c'est c'est pas l'obstrution c'est juste pour qu'on puisse mieux entendre l'orateur merci beaucoup merci monsieur le Président donc cette réforme injuste sur la forme injuste démocratiquement injuste sur le fond injuste socialement elle est inefficace économiquement et pourtant c'était l'objectif central affiché avec cette réforme de 2023 passé de 62 à 64 ans nous avions selon Emmanuel Macron et ses amis la Martin Gal pour avoir l'équilibre du système de retraite aDVITAM et ternam ça y est on allait pouvoir avoir un système de retraite financé autour de 13 % du du PIB et c'est encore raté vraiment je suis désolé pour vous ça n'a pas fonctionné et pas et pas pour dans 10 ans pas pour dans 20 ans dès 204 dès 2024 vous réussissez la prouesse avec cette réforme d'avoir un régime qui soit déficitaire de 02 points de PIB selon le Conseil d'orientation des retraites et pas selon moi-même directement évidemment pire le Conseil d'orientation des retraites estime que cela va vé à 0,4 points du PIB en 2030 0,8 points du PIB en 2070 certaines mauvaises langues pourrai même dire que finalement cette réforme des retraites n'avait pas pour objectif d'équilibrer le régime des retraites mais de faire en sorte qu'il y ait plus de gens qui travaillent plus longtemps qu'il y ait plus de quantité de travail dans le pays de sorte de sorte à ce que les finances publiques soient équilibré peu importe que le régime des retraites le soit et que finalement davantage de rentrée fiscale dans les comptes de l'État et pourquoi vous voudriez cela peut-être que déjà à l'époque vous saviez puisque monsieur le maire était encore ministre qu'on allait droit dans le mur vis-à-vis des comptes de l'État avec un déficit habysal que vous avez laissé 60 milliards d'euros qui manqu dans les caisses c'est sûr que ça pousse à faire trimer les autres davantage ça c'est clair et en plus vos projections économiques étaient mauvaises était mauvaise et elle se réalise c'est mauvaisees projection économique de sorte à ce que finalement tout ça mi bout àabou on est à quasiment 3 milliards d'euros manquantes dans les caisses donc il faut réparer ces injustices et pour réparer ces injustices quoi de mieux qu'une abrogation revenir à l'état antérieur revenir à un âge de départ à 62 ans avec 42 années de cotisation afin que l'âge effectif soit le plus proche de 62 ans effectivement finalement de redonner le choix d'arrêter ou de continuer à partir de 62 ans ceux qui veulent continuer qui peuvent continuer au-delà de 62 ans ils doivent pouvoir avoir le choix et c'est le cas mais s'ils veulent pouvoir s'arrêter à 62 ans ils doivent aussi pouvoir le faire j'y viendrai sur les 60 ans collègues je n'ai pas oublié l'objectif politique qui est le notre et je suis pas là pour le camoufler pour le masquer mais on va faire par étape si vous le voulez bien dans ce texte par ailleurs je tiens à rassurer les les les collègues de l'ex majorité relative il reste des aspects positifs que nous maintenons les dispositifs sur les carrières longues d'ailleurs on les étend légèrement mais aussi on maintient le fameux minimum contributif vous savez l'arnaque que vous avez vendu aux gens comme étant l'objectif d'avoir tous une retraite pour une carrière complète au minimum 1200 € qui ne concerne finalement selon les les les caisses que 10 à 20000 personnes qui ont effectivement les 1200 € alors évidemment certains ont touché 70 € 80 € 50 € 1 € du minimum contributif en fonction de leur situation donc on garde parce que c'est un peu mieux que si c'était pire comme j'aime souvent à le dire et puis vous allez sans doute que avec cette abrogation on va droit dans le mur économiquement pour l'équilibre du système bon déjà on va droit d' mure économiquement pour l'équilibre du système avec votre réforme de 2023 admettonsle donc le problème est là il faudra le traiter et le régler la question comme pour celle du texte sur le budget que nous avons examiné et puis rejeté sur le projet de loi de finance c'est pas une question de dépens c'est une nouvelle fois une question de recette question de c que vous ne voulez pas aborder parce que vous ne voulez pas qu'on parle de la hausse des cotisations et pourtant c'est ce qui a été fait là dans l'intervalle pour 2024 pour éviter que le trou à bissal ne soit trop grand de votre propre réforme vous avez augmenté en partie les cotisation sans l'assumer politiquement et sans le le discuter le coût de notre réforme en année en année pleine là pour 2024 2025 en l'occurrence ce serait 4 à 5 milliards d'euros pour monter progressivement d'ici 2030 autour de 10 à 15 milliards d'euros bon déjà on a le temps de voirevenenir on avait le temps de voir venir avant c'était des déclarations de l'ancien président du Conseil d'orientation des retraites mais on a le temps de voir venir puisque déjà on a le fond de réserve des retraites qui permettrai de d'avoir le temps de trouver des financements supplémentaires puisque vous le savez nous avions proposé un amendement avec mon groupe parlementaire dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour pour 2025 pour augmenter pour faire une surcotisation sur les personnes qui gagnent plus de deux plafonds de Sécurité sociale et une s surcotisation pour celles qui gagnent plus de quatre plafonds de Sécurité sociale ramenant rapportant la somme nécessaire pour abroger la réforme des retraites dès cette année évidemment l'exercice du d'une proposition de loi dans le cadre d'une journée d'initiative parlementaire nous conduit à ne pas pouvoir proposer ce genre de recette supplémentaire puisquon peut pas amender le le projet de loi de financement de la sécurité sociale par une proposition de loi je le regrette mais l'exercice parlementaire est ainsi fait n'empêche que on se souviendrait qui a vé qui a voté pour cet amendement en séance et qui s est opposé qui est capable de financer ce qu'il propose et qui n'en est pas capable mais si vous voulez d'autres sources de financement on a on a l'embarras du choix plus durablement on peut augmenter évidemment les cotisations alors on pourrait augmenter d'un point directement les 10 milliards d'euros ça règle le problème et ça permet de mettre un peu plus dans la caisse mais si vous trouvez ça trop non mais je comprends que vous trouvez ça trop je commence à vous connaître dè dès qu'on augmente les recettes un semblant de de cotisation ou ou d'impôt vous vous hurlez oui on prélève parce que c'est rendu aux gens en fait c'est une caisse vous voyez les gens c'est un système par répartition se finan leur propre leur propre système c'est ça qui est merveilleux avec ce système là contrairement au système par capitalisation que vous continuer de défendre pour partie sinon c'est une autre proposition 0,15 points d'augmentation de cotisation par an 0,15 ça va c'est raisonnable c'est raisonnable et si vous faites ça pendant 7 ans selon l'économiste Michel Zemour vous financez le système là pour l'aboger mais y compris sur le long terme c'est ça qui est c'est ça qui est fascinant avec le système de retraite si vous voulez notre proposition c'est la question de l'accueil digne des personnes exilées dans notre pays parce que ça fait de nouveaux cotisants qui participent à la solidarité j'aurais été j'ai été frappé sur le fait que le Conseil d'orientation des retraites a des projections sur le sold de migratoire passant de 183000 à 120000 alors que si on restait au niveau de 183000 personnes qui arrivent sur notre territoire pour avoir un solde migratoire positif alors il n'y a plus de problème de financement de l'abrogation de la retraite à 64 ans donc vous voyez l'humanité la solidarité et l'accueil c'est aussi un moyen d'équilibrer notre système de retraite ou alors si vous voulez y compris dans cette proposition de loi il y a également le gage sur la taxes sur les super profits sur les pour les sociétés pétrolières et gazières qui rapportent en fonction des années qu'ell soi bonne très bonne ou excellente entre 7 milliards et 40 milliards d'euros donc c'est pas un problème de de financement c'est la question de savoir où on prend l'argent à quel niveau comment on remplit les caisses donc cette abrogation de la réforme de la retraite à 64 ans elle est nécessaire vous l'aurez compris pour des raisons démocratiques pour des raisons sociales et pour des raisons économiques et je vais vous le dire effectivement je ne suis pas favorable à la retraite à 62 ans et 42 annuités je suis favorable à un système de retraite à 60 ans avec 40 annuités avec mon groupe parlementaire de la France insoumise si vous voulez plus de littérature vous retrouverez sur notre site internet le contre le contre budget contreprosition de l'époque de 2023 qui est toujours d'actualité néanmoins nous estimons que l'abrogation de la réforme d'Emmanuel Macron est un point d'étape nécessaire et indispensable pour remettre les compteurs à zéro pour ouvrir une discussion avec les organisations syndicales qui soit loyal et sincère afin de pouvoir atteindre la retraite à 60 ans avec 40 annuités et la financer je vous invite donc à voter ce texte d'abrogation pour réparer toutes ces injustices je vous remercie pour votre attention
Ugo Bernalicis