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InterviewFrançois-Xavier Bellamy· 26 janvier 2024 26 minComplaisantActualité / polémiqueImmigration & asileInstitutions & électionsAgriculture & alimentationEurope & international

Censure de la loi immigration : un coup d'État institutionnel

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    François-Xavier Bellamy, vous dites que la censure du Conseil constitutionnel est un coup d'État institutionnel. Pouvez-vous nous expliquer pourquoi ?

  • 2:00RelanceRéponse partielle

    Le Conseil constitutionnel a jugé que les mesures ajoutées par la droite sénatoriale étaient des cavaliers législatifs. Comment répondez-vous à cette critique ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Vous demandez un référendum sur la politique migratoire. Mais le Conseil constitutionnel a le dernier mot sur la Constitution. Comment comptez-vous contourner cela ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Sur la crise agricole, Gérald Darmanin a dit qu'il n'enverrait pas les forces de l'ordre contre les agriculteurs. Vous approuvez cette stratégie ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Le pacte vert européen est pointé du doigt. Faut-il revenir sur ce texte ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Vous êtes tête de liste des Républicains pour les européennes. Votre parti n'est-il pas en retard dans cette campagne ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00François-Xavier BellamyFait
    « aucune de ces dispositions n'a été dite être contraire au principe à l'esprit à la lettre de la Constitution »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

et notre invité politique ce matin c'est François Xavier béami bonjour merci beaucoup d'être avec nous députés européens tête de liste des républicains pour les élections européennes on va évidemment commencer par la loi immigration François Xavier béami on parlera de la crise agricole dans quelques instants le Conseil constitutionnel qui a donc censuré hier une grande partie des mesures de la loi immigration et surtout les mesures ajoutées par la droite sénatoriale c'est un un rev un camoufl pour vous cette décision du Conseil constitutionnel c'est c'est une défaite immense pour la France pour la démocratie française et cette décision en réalité est révoltante c'est un coup d'état institutionnel qui viole je le dis ici la lettre et l'esprit de notre Constitution il ne s'agit pas ici d'expliquer qu'il y aurait d'un côté la politique et de l'autre le droit il y a un conseil constitutionnel qui s'assiet sur la Constitution française parce que pour que tout le monde nous comprenne bien ce que le Conseil constitutionnel explique aujourd'hui c'est que les articles que nous avons effectivement fait adopter parce que les parlementaires républicains ici au Sénat à l'Assemblée nationale les ont ajouté à ce texte sur l'immigration ce texte qui était au départ un texte de régularisation massive nous en avons fait l'occasion par les propositions que nous formulions de mieux maîtriser les flux migratoires en travaillant sur la restriction de l'accès au regroupement familial sur le durcissement des conditions d'accès à la nationalité française sur la question de la déchéance de nationalité pour des personnes qui ayant acquis la nationalité française se rendaient coupable de crime contre les policiers ou les gendarmes tout cela nous l'avons fait entrer dans la loi pour en faire un texte qui correspondait toutes les enquête d'opinion l'ont montré à ce qu'attendent les Français et que dit le Conseil constitutionnel au lieu de se prononcer sur le fond sans aucune justification il explique que tous ces articles sont des cavaliers législatifs c'est-à-dire qu'ils n'avait pas de lien avec l'objet du texte mais à qui le Conseil constitutionnel va faire croire que la question du regroupement familial le fait de faire en sorte que des étrangers et besoin de cotiser avant de percevoir des prestations sociales que le fait de sanctionner l'entrée irrégulière sur le se français que toutes ces questionsl n'auraient pas de lien avec l'immigration mais qui peut croire ça c'est évidemment une forme de mensonge monstrueux c'est une hypocrisie scandaleuse dont le seul effet est de désarmer l'État avec la complicité du président de la République qui a voulu envoyer ce texte à la censure du Conseil constitutionnel et aujourd'hui il n'y a qu'un seul perdant dans cette affaire c'est la France ce sont les Français c'est la possibilité pour l'état de maîtriser ses frontières c'est le fait que les citoyens puissent obtenir ce qu'ils attendent et c'est évidemment notre démocratie parlementaire parce que cette loi elle a été votée par le Parlement par la majorité parlementaire elle a été votée en accord avec ce que les Français attendaient aujourd'hui par une sorte de subterfuge de procédure on se retrouve devant effc des institutionnel ce que vous dites c'est c'est fort Françis mais vous dites quoi que que le Conseil constitutionnel a fait de la politique est allé hors de l'État de droit mais qui qui ne le voit pas et encore une fois je le redis reprenons l'article 45 l'article 45 dont dont on parle maintenant parce que il faut rentrer dans la technique l'article 45 qui est le motif de cette censure du Conseil constitutionnel il dit que tout amendement est recevable en première lecture si il a un lien même indirect avec l'objet de la loi même indirect c'était une réforme de 2008 qui voulait précisément rétablir les droits des parlementaires qui doivent pouvoir amender un texte ce soir on a perdu hier soir pardon on a on a perdu le le Parlement français on l'a perdu pourquoi parce que on avait déjà des 493 répétition on avait déjà un gouvernement qui légiférait par ordonnance sans jamais soumettre ses textes au contrôle du Parlement comme pourtant la Constitution li oblige et maintenant on a le Conseil constitutionnel qui vient de supprimer virtuellement le droit d'amendement le Conseil constitutionnel en fait détruit la lettre et l'esprit de l'article de 45 et de la réforme de 2008 encore une fois je le redis aucun Français ne peut sérieusement penser que les sujets dont nous parlons n'avaient pas de rapport avec l'objet d'un texte sur l'immigration ça n'a aucun sens et donc aujourd'hui évidemment le Conseil constitionnel prend une responsabilité immense d'ailleurs celle qui celle qui celle qui consiste à à dire à tous les Français parce que c'est ce qu'ils comprendront que en réalité nos institutions empêchent notre propre état de se réarmer pour reprendre une expression en vogue aujourd'hui que nos institutions désarmment l'État et au français la possibilité de décider de leur politique migratoire c'est la raison pour laquelle nous demandons comme nous le faisons depuis des années qu'un référendum puisse avoir lieu sur la politique migratoire et qui que nous puissions réformer la cons on va revenir là-dessus est-ce que vous dites comme Laurent voquier qu'il faut que ce soit le Parlement qui est le dernier mot sur le Conseil constitutionnel et est-ce que c'est pas là sortir de l'état de droit actuel bien sûr que non Laurent vquier a parfaitement raison ce que Laurent vquier dit c'est que ça ve dire ça revient il faut supprimer le Conseil constitutionnel il sert à rien non ce que Laurent V dit c'est que l'Assemblée et le Sénat réunit ensemble dans la formation qui est celle du Congrès donc du constituant doivent pouvoir corriger une décision jurisprudentielle du Conseil constitutionnel et aujourd'hui on n'ura pas d'autre choix que d'en passer par là parce qu'on peut pas ça veut dire vous revenez sur le fonctionnement de la 5e à à l'heure actuelle qui est que le Conseil constitutionnel a le dernier mot sur les lois votées par le Parlement faux le dernier mot appartient au constituant bien sûr le Conseil constitutionnel il est là pour appliquer la Constitution et quand la Constitution est manifestement violée par le Conseil constitutionnel lui-même alors le constituant doit prendre ses responsabilités et le cons qui est le constituant en France c'est le Congrès c'est-à-dire l'Assemblée et le Sénat réunis ensemble pour pouvoir exprimer la volonté souveraine du peuple quiivide que les lois votées par le Parlement ne violent pas la Constitution si c'est le Parlement qui a le dernier mot mais encore une fois je le redis c'est pas le Parlement dans sa forme ordinaire c'est-à-dire la navette entre l'Assemblée et le Sénat c'est la réunion des deux chambres qui constituent le Congrès qui a le pouvoir constituant et je le redis aujourd'hui il est parfaitement clair et le Conseil constitutionnel l'assume d'ailleurs la jurisprudence est récente elle date d'il y a seulement quelques mois en réalité c'est seulement depuis quelques mois que le Conseil constitutionnel a pris sur lui la décision de considérer qu'un cavalier législatif c'était pas seulement un amendement voté à l'extérieur de l'objet de la loi mais un amendement qui ne correspondrait pas à un article de la loi initiale à une disposition du texte initial ce qui donne en fait une prime incroyable au gouvernement le gouvernement peut décider tout seul de la loi c'est ce que nous dit aujourd'hui le Conseil constitutionnel et pardons de le dire pardon de le dire mais quand je vois le ministre de l'Intérieur Gérald haranin hier chez vos confrères de TF1 qui se réjouit de la censure du Conseil constitutionnel contre une loi qu'il a dit soutenir qui se réjouit que le Conseil constitutionnel a désarmé l'État face à l'immigration et qu'il est empêché l'état de limiter y compris l'immigration légale le jour même le jour même où nous apprennons qu'en 2023 nous avons connu un nombre record d'entrées illégales et légal sur le territoire français et bien je dis qu'en réalité le ministre de l'Intérieur incarne exactement tout ce que les gens ne veulent plus voir les gent plus voir par jou il dit que son texte a été validé par le Conseil constitutionnel personne ne croit une seconde c'est parce que les oppositions ont forcé c'est le mot qu'il employé hier les oppositions c'està-dire les alr pour faire rentrer d'autres mesures qu'on en arrive à cette censure mais vous vous rendez compte de la gravité de ce terme où sont les faceux aujourd'hui puisque c'est cela qui nous est parfois reproché quand nous discutons une décision du Conseil constitionnel ce qui est pourtant parfaitement légitime en démocratie où sont ceux qui jouent avec nos institutions où ce sont qui violent l'esprit de nos institutions ils sont précisément au gouvernement et Monsieur Darmanin en réalité a joué avec ce qui est pourtant fondamental pour les Français la question migratoire a joué avec une loi qu'il prétendait défendre et qu'aujourd'hui manifestement il dit avoir en réalité chercher dès le départ à SAP et bien nous nous avons fait le travail nous nous avons pris au sérieux les Français nous avons pris au sérieux cette loi nous nous avons posé les propositions nous avons fait avancer nos idées et aujourd'hui nous le disons nous avons mené le bon combat nous avonsz pas fait une erreur de stratégie aussi François glavier béami parce que par exemple sur la réforme de l'Ame vous avez négocié avec le gouvernement pour que ce soit une réforme à part parce que vous savez que ça ça allit être inconstitutionnel est-ce que vous n'auriez pas dû faire ça sur d'autres propositions du texte négocier avec le gouvernement un un projet de loi à part pour pas que ce ne soit considéré comme des cavaliers législatifs je le redis d'abord il y avait aucune évidence dans cette décision nous avons défendu la loi devant le Conseil constitutionnel nous l'avons fait parce que le gouvernement lui pour le coup ce qui est un cas assez unique dans l'histoire de la 5e République a saisi le Conseil constitutionnel lui-même et ensuite a défendu la loi d'une manière extrêmement modeste disons-le nous nous avons défendu cette loi le fait est que effectivement laame touchait directement la politique de la santé il était normal d'en faire un texte à part main maintenant ce que je demande au gouvernement si vraiment il veut que la France puisse de nouveau décider de la maîtrise des flux migratoires c'est de faire de ce texte de laame qui doit et c'est un engagement et il faut qu'il soit tenu qui doit venir sur le bureau de l'Assemblée du Sénat il faut que dans ce texte sur laame soit réintroduites les dispositions qui ont été censuré par le Conseil constitutionnel parce que quiment les prestations social C sur le regroupement FAM bien sûr aucune de celles que vous évoquez et quasiment aucune des dispositions censurées par le Conseil constitionnel ne l' é au fond c'est trop facile d'ailleurs pour le Conseil constitutionnel parce que de fait il s'exonère de toute nécessité de justifier sa décision maintenant aucune de ces dispositions n'a été dite être contraire au principe à l'esprit à la lettre de la Constitution il faut donc en refaire un texte à part pour que plus personne ne puisse dire qu'il s'agissait de cavalier évidemment ce prétexte est fallacieux mais puisque ce prétexte était fallacieux raison de plus pour remettre sur la table c'est toi que je le rappelle les Français attendent maiséral a fermé la porte hier il a dit il y aura pas de nouveau projet de loi immigration d'abord doit y avoir un texte sur la me on l'attend mais est-ce que remettre dans un texte sur la me des prestations sociales des réformes du droit du sol du regroupement familial ça sera pas à nouveau considéré comme faisons du coup de ce texte sur laame un texte plus large sur les questions migratoires avec ses dispositions d le départ du texte et a priori du coup le Conseil constitionnel ser sera bien cette fois-ci malgré ce coup de force improbable incapable de de le censurer donc vous demandez une réforme plus large que la réforme de la M d de toute façon je vais vous dire une chose les Français attendent cette réform forme ils savent que nous en avons besoin dans les deux dernières années 1 million de personnes sont rentrées en France légalement 1 million ce qui veut dire que nous sommes arrivés à des niveaux d'immigration absolument record évidemment qu'il faut réagir cette loi que nous avions construite non pas forcé construite cette loi elle était approuvée toutes les enquêtes l'ont montré par 70 % des Français et ceux qui se réjouissent comme le ministre de l'Intérieur ceux qui disent qu'ils sont satisfaits de la décision du Conseil constitutionnel sont en train train de dire en fait qu'ils sont satisfaits que le peuple français ne puisse pas s'exprimer sur le sujet que le peuple français n'est pas ce qu'il souhaitait pour pouvoir faire en sorte de décider de nouveau de son destin sur ce sujet absolument crucial donc encore une fois je le redis la situation est est révoltante moi je je suis vraiment écuré de l'hypocrisie du spectacle indécent auquel nous assistons depuis quelques heures révolté je je suis aussi je dois dire un peu découragé parce qu'avec les parlementaires républicains avec brune rill avec Oliv Marle avec ti nous avions fait ce travail avec détermination avec sérieux et et au fond il y a quelque chose de on était peut-être effectivement vous l'avez dit peut-être on a été d'une certaine manière trop sérieux peut-être qu'on a pris trop au sérieux le compenu de ces sujets peut-être qu'on n pas soupçonné le degré d'hypocrisie dont ce gouvernement était capable pour ma part je n'ai jamais cru moi qu'aucune alliance n'était possible avecachonisme vous ont tendu un piège Emmanuel Macron et geréral Harin ils vous ont tendu un piège ils on cherchez à avoir votre soutien tout en sachant que vos mesures étaient inconstitutionnelles et que c'est leur texte au final qui serait validé vous êtes tombé dans un piège du gouvernement peut-être mais c'est la France qui tombe dans le piège et en réalité je je je crois qu' on on on on on ne peut pas dire assez la gravité de ce qui vient de se passer de la gravité de ce qui vient de se passer pour notre droit parlementaire pour notre vie institutionnelle pour la la démocratie représentative que nous serions supposés vivre comment est-ce qu'on peut croire encore comment est-ce que les Français peuvent croire encore que nous sommes une démocratie représentative quand ce texte voté par le Parlement approuvé par 70 % des Français est en réalité avec l'enthousiasme du gouvernement détruite par le Conseil constitutionnel tout ça aura des conséquences malheureusement ça va marquer est-ce que ça r assume les conséquences pour demain est-ce que ça va marquer une rupture de confiance entre les républicains et l'exécutif est-ce qu'aujourd'hui les républicains vont continuer à coconstruire des textes avec l'exécutif mais nous nous sommes dans l'opposition ce texte il n'a pas été l'occion mais sur les retraites vous avecmigration avez construit avec eu estceaujourd'hui les relations V ch encore une fois je le redis nous sommes dans l'opposition ce texte sur l'immigration nous l'avons obtenu par un bras de fer avec le gouvernement parce que le gouvernement ne voulait pas faire ça et s'il y a une bonne nouvelle parce qu'il y a quand même une bonne nouvelle c'est qu'au moins le texte que voulait Gérald darmanan qui était un texte de régularisation massive qui créait un droit opposable à la régularisation au moins ce texte là il est tombé pour le coup ça n'existe plus c'està-dire que dans le texte tel qu'il sera promulgué il n'y a pas de droit opposable à la régularisation nous aurons au moins évité le pire mais ce meilleur que nous voulions pour les Français ce progrès que nous espérions ce renforcement de notre politique migratoire lui pour le coup il a été détruit et encore une fois je le redis c'est notre démocratie qui tombe dans le piège tomb est-ce que ça va changer vos relations avec l'exécutif est-ce que vous voterez encore aujourd'hui des texes du gouvernement est-ce que vous chercherez encore à les amender nous resterons dans une opposition déterminée nous nous l'avons été nous le sommes toujours ceux qui sont aujourd'hui plus plus ridicules que jamais c'est tous les gens qui voudraient nous faire croire parce que par petit petite quel par petite tactique personnelle ils ont rejoint ce gouvernement ou cette majorité en étant issu de la droite et qui voudrait nous faire croire que ce gouvernement est de droite ceux-l pour le coup ils sont désavoués ils sont ridicules c'est absurde ce gouvernementti qui est ridicule mais par exemple mais c'est Gérald daranin c'est Bruno Le Maire c'est tous ceux qui viennent de la droite et qui voudrai nous faire croire que ce gouvernement fait quoi que ce soit qui pourrait répondre aux aspirations des Français mais cela en réalité ils ont ils ont tout trahi et ils emmènent aujourd'hui notre démocratie tout entiè à laabîe maintenant il faut tout changer il faut tout refaire il faudra tout reconstruire et commencer d'ailleurs par reconstruire la confiance des Français envers leurs institutions ça voudra dire justement créer les les conditions d'une alternance qui fasse que demain nous aurons de nouveau des hommes d'État des hommes et des femmes d'état des gens qui s'engagent en politique pour pouvoir tenir leurs paroles pour pouvoir faire en sorte que les choses avancent et pas pour jouer ce billard à quatre bandes désolant auquel on assiste depuis quelques heures un dernier mot làdessus puisque vous demandez une réforme de la Constitution est-ce que c'est pas une demande veine vous avez essayé de faire une proposition loi constitutionnelle vous les républicains à l'Assemblée au Sénat en décembre elle n'est passée dans aucune des deux chambres mais comment vous allez réussir à réformer la Constitution il ne vous aura pas échappé que nous ne sommes pas majoritaires aujourd'hui et que vous n'avez aucune majorité qui soutient cette réforme de la Constitution y compris vos alliés centristes ici au Sénat notre notre but notre notre travail c'est et tout le monde le voit très bien ce travail est nécessaire de préparer une alternance d'incarner une alternative et la proposition de loi constitutionnelle que nous avons mis sur la table aujourd'hui chacun peut s'en saisir mais je vois bien que le gouver pouro et pourquoi parce que dans cette proposition de loi constitutionnelle nous avons un but très simple qui est d'élargir d'élargir le champ du référendum pour qu'il puisse être ouvert aux questions migratoires et que les Français puissent se prononcer sur la politique migratoire par référendum aujourd'hui ça n'est pas possible et pourtant tout le monde drtion sur le droit européen en matière d'immigration ce que nous disons c'est que lorsque la jurisprudence des cours européennes va manifestement contre la possibilité de décider de notre propre politique migratoire alors le constituant c'est-à-dire ici en dernier ressort le peuple français doit pouvoir prendre la décision parce que la Constitution est supérieure y compris au traités européens et ça pour le coup c'est évidemment déjà le le cas ça ne change rien à ce que nous avons validé par nos engagements internationaux mais encore une fois je le redis notre but c'est de redonner la parole au peuple français et à la fin le général de Gaulle le disait le dernier et le meilleur juge suprême la meilleure des cours suprêmes en démocratie c'est le peuple et donc il faut que dans une démocratie en pleine santé le peuple puisse s'exprimer sur les sujets les plus importants pour l'avenir et l'immigration en fait évidemment partie aujourd'hui l'autre actualité c'est cette crise agricole et ces blocages qui se durcissent et qui se multiplient hier Gérald harmanin a dit au 20H qu'il n'interviendrait pas qu'il n'enverrait pas les forces de l'ordre contre les agriculteurs il a raison mais d'abord ce dont les agriculteurs ont besoin c'est de réponse aux problèmes qu'ils sont en train de crier merci infiniment les les problèmes qui les touchent aujourd'hui on va venir sur le fond mais sur la manière il y a on a vu hier des préfectures qui ont été attaquées notamment à Bordeaux notamment à agin Gérald haranan dit ils ne s'enprenent pas au policiers il ne s'emprenent pas au gendarmes ils ne s'enprennent pas au bien public je enenverra pas les forces de l'ordre est-ce que vous approuvez cette stratégie moi je le redis aujourd'hui ce dont les les agriculteurs ont besoin ça n'est pas d'abord d'une réponse du ministre de l'intérieur mais d'abord d'une réponse du ministre de l'agriculture et du Premier ministre et du président de la République qui fasse qu'enfin il puisse obtenir des réponses au problèm qu'ils sont en train de crier saz vous défendez l'autorité de l'État chez l'R et vous françavier bami vous vous dites il faut faire respecter l'autorité de l'État est-ce que là l'autorité de l'État est respecté quand il y a des préfectures qui sont attaqué saz vous savez les agriculteurs français s'ils ont des tracteurs c'est pas pour bloquer les autoroutes et si ils font du fumier c'est pas pour le mettre devant des préfectures leur but à eux c'est de cultiver la terre et il travaillent déjà suffisamment pour ça et s'ils en arrivent là c'est parce que personne dans ce gouvernement personne dans cette majorité n'a voulu les écouter pour nous les républicains ça fait des années que nous tirons la sonnette d'alarme des années cette crise du monde agricole cette colère qui s'exprime je dois dire avec tristesse évidemment mais elle ne me surprend pas déjà en 2020 j'ai retrouvé une intervention au Parlement européen en 2020 je disais la folie de cette stratégie de croissance agricole dans laquelle était en train de s'engager l'Europe et dans laquelle la France a voulu s'engager la première parce que le gouvernement français voulait toujours faire mieux que les autres toujours aller plus vite que les autres toujours plus de contraintes plus de complexité plus de contrôle et c'est exactement cela que les agriculteurs nous crient aujourd'hui la vérité c'est que en 2019 ça n'est pas nouveau en 2019 la France est devenue on ne le répétera jamais assez la France est devenue déficitaire commercialement sur sa balance agricole si l'on retire les vins et les spiritueux ça veut dire que en réalité depuis 2019 nous sommes devenus dépendants pour notre alimentation de ce que produisent d'autres pays que nous leur important ça c'est le symptôme d'une crise absolument inédite pour la France parce que la France a des territoires exceptionnels des terroirs magnifiques des agriculteurs incroyables et que nous soyons devenus incapables de nous suffire à nous-mêm pour notre propre alimentation de garder notre sécurité alimentaire c'est le signe de ce malaise profond dans lequel le monde agricole se débat depuis trop longtemps et qu'il est fallu en arriver là pour qu'on les entende enfin c'est je crois un immense échec collectif pour nous en tous les cas depuis 4 ans nous avons tirer le signal d'alarme nous nous sommes battus avec ma collègue anander en commission de l'agriculture au Parlement européen contre cet agenda de contrainte de complexité de contrôle qui fait des agriculteurs des suspects et nous problè il y a le pacte vert il y a le fameux pacte vert qui est porté par RUL V le pacte vert qui est défendu par V qui fait partie de votre famille politique est-ce qu'il faut revenir là-dessus ela van derl elle a été nommée par Emmanuel Macron en tous les cas c'est Emmanuel Macron qui a empêché notre candidat monfred Weber de devenir président de la Commission européenne et monfred Weber c'est celui qui président de mon groupe politique depuis 2 ans a décidé de la nécessité de mettre fin à cette folie normative qui a décidé que notre groupe le PPE allait s'opposer de manière déterminée à cet agenda et si cet agenda a pu se mettre on revent sur le pacte vert si le si le la stratégie dite de la ferme à la fourchette qui voyait une baisse de la production agricole en Europe autour de 15 % si cette stratégie a pu se mettre en place c'est parce qu'elle a trouvé une majorité au Parlement européen cette majorité elle va de l'extrême gauche en passant par les socialistes et les Verts jusqu'à nos collègues macronistes qui ont soutenu avec détermination l'agenda le plus radical en terme de contrainte environnementale je pense par exemple à notre collègue Pascal cfin président de la commission de l'environnement député macroniste issu des Rand des Verts qui a porté cette stratégie qui a porté par exemple un texte qui s'appelle restauration de la nature qui est devenu emblématique ce texte restauration de la nature crée un chapitre entier de nouvelles règles et de nouvelles normes et notamment dans les dispositions initiales de ce texte il y avait l'idée qu'il fallait geler 10 % de la surface agricole utile en Europe c'était une folie nous nous sommes battus contre cette folie avec tout notre groupe le PPE nous avons voté contre ce texte nous avons réussi à faire tomber de peu ce gel de 10 % heureusement mais malheureusement le reste du texte est passé il est passé à 12 vois près et aujourd'hui nous sommes devant le vote qui doit avoir lieu du texte final qui aura lieu dans un mois j'ai une question toute simple à poser au Premier ministre qui doit s'exprimer aujourd'hui si vraiment le président de la République prend au sérieux ce qu'il dit si vraiment il veut sortir de la France des tracas si vraiment il veut sortir de la suradministration de la surbureaucratisation de la folie qui organise cette décroissance agricole au profit de modèle agrico qui détruisent bien plus l'environnement dans les paystiers et que nous importons de plus en plus pour combler ce que nous ne produisons plus nous-mêmes si vraiment on veut sortir de cette spirale alors que vont faire les députés macronistes sur le texte restauration de la nature au Parlement européen dans un mois la question est simple elle est sur la table et je crois qu'elle attend maintenant une réponse donc ce sera un test l'agriculture ce sera avec l'immigration des thèmes centraux de la campagne des européennes pour vous en tout cas de la votre au-delà de l'agriculture je crois que ce qu'on est en train de vivre c'est la question centrale pour la France est-ce que nous voulons encore produire ce qui nous est nécessaire nous nous le disons depuis le début de ce mandat au Parlement européen en fait c'est tous ceux qui produisent dans ce pays qui sont suspects des agriculteurs j'étais dans l'ISE avant-hier rencontrer des agriculteurs hier je recevais des éleveurs laitiers à Bruxelles qui nous raconte tous la même chose aujourd'hui vous êtes un agriculteur vous travaillez chez vous sur vos terres vous avez un satellite qui passe au-dessus de votre tête qui tous les TR jours prend en photo ce que vous êtes en train de faire et s'il y a un tas qui est posé au mauvais endroit vous avez immédiatement un contrôle qui se déclenche est-ce que on peut accepter que ceux qui produisent en France soient suspects considéré comme présumé coupablebl c'est les agriculteurs mais c'est aussi les pêcheurs auxquels Bruxelles a imposé de travailler sous l'œil des caméras qui filment leur activité c'est au fond nos industriels qui sont soumis à des textes des normes des règles de plus en plus compliquées la désindustrialisation du pays brunoo le disait très bien au Sénat on a su on a vécu on a touché du doigt ce que ça voulait dire est-ce qu'on va vivre d'une certaine façon la fin de tout le tissu productif français est-ce qu'on va devenir définitivement un pays de consommateur qui produit plus rien et qui qui finance sa consommation avec de la dette publique c'est ça qui est en train de nous arriver éc Coti vous a officialisé il y a seulement quelques jours comme tête de liste des républicains est-ce que votre parti ne vous a pas lancé trop tard dans cette campagne comment vous faire entendre entre Gabriel hatal et Jordan Bardella d'abord la campagne ne fait que commencer les élections européennes sont en juin prochain ces élections elles seront déterminantes pour l'avenir du continent et et le match qu'on voudrait installer en France entre monsieur hatal et Monsieur Bardella je dire au Parlement européen ça correspond à rien dans les institutions européennes ça n'existe pas au Parlement européen ce qui existe vraiment c'est ce qui structure la quasittalité des démocraties européennes le grand clivage fondamental entre la droite et la gauche mais est-ce que les Français vont voter sur cette enjeu europé est-ce vont faire une ép que nous allons réussir à mettre les enjeux de fond sur la table parce que le défi décisif pour nous c'est que la voix des Français puisse peser au Parlement européen aujourd'hui la macronie à Bruxelles a décidé de devenir la force supplétive de la gauche dans son projet de décroissance à nous de faire en sorte que les Français soient représentés par une force politique qui permett juste de reconstruire le contexte normatif dont nous avons besoin de reconstruire une Europe qui puisse nous renforcer renforcer nos démocraties au lieu de les affaiblir et c'est cela je crois la grande question de l'élection qui vient en juin prochain dans le Figaro il y a quelques jours vous avez dit que cette campagne engager beaucoup l'avenir de votre famille politique ça peut être la dernière campagne des républicains non ça va être la campagne de la reconstruction j'en suis certain et avec erotti le travail qui a été fait au cours des dernières années pour faire en sorte que nous retrouvions une ligne claire qui qui peut-être avait manqué dans le passé pour faire en sorte que nous retrouvions un cap que nous soyons capable de nous l'avons montré sur l'immigration le texte sur l'immigration il a été voté par tous les parlementaires les républicains à l'Assemblée et au Sénat encore une fois aujourd'hui le gouvernement cherche un moyen détourn de retirer ce résultat au français mais ça n'empêche pas que nous soyons unis sur ce sujet notre ligne ne déviera pas et je crois qu'aujourd'hui cette élection européenne peut être l'occasion de vivre le début de de la refondation d'une droite qui soit à la hauteur des enjeux pour la France parce que c'est ça qui compte d'abord ça n'est pas d'abord un parti mais c'est évidemment le pays un dernier mot puisque contrairement à la dernière fois il y aura en plus de la liste du RN une liste reconquête Marion maréchal il y a quelques jours disait que vous devriez logiquement être avec elle elle vous fait le reproche de l'incohérence que lui répondez-vous au contraire moi je je suis cohérent constant clair j'ai toujours défendu la même ligne je crois à la nécessité de reconstruire une droite qui soit je le disait à l'instant à la hauteur de ses défis en Europe mais elle a dit en gros vous êtes plus sur sa ligne que sur la ligne des républicains qui pour pour elles sont les alliés d'Emmanuel Macron écoutez je vais pas me prononcer à partir des des des questions que posent des gens qui eux ont changé de camp ont changé d'étiquettes ont changé desécuries ont changé de tactique voilà la mienne est constante je suis engagé au sein de cette famille politique pour reconstruire la droite et je crois que tous les Français qui aspirent à cette refondation viendront nous soutenir à l'occasion de cette élection européenne