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Audition parlementairePublic Sénat (sur YouTube)· 17 janvier 2024 6 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesTravail & emploiSanté

Discours de politique générale : Gabriel Attal maintient qu’il ne demandera pas de vote de confiance

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 33 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:40RelanceÉludée

    Vous engagez-vous à user du 49.3 ou laisser faire le débat parlementaire ?

  • 1:58FerméeÉludée

    Allez-vous engager la confiance ?

  • 4:01OuverteRéponse directe

    Vous interrogez sur une question relevant de l'Assemblée nationale.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:22IntervenantFait
    « le président de la République n'a toujours pas de majorité absolue à l'Assemblée nationale. »
  • 0:49IntervenantFait
    « C'est le gouvernement qui détermine et conduit la politique de la nation selon l'article 20 de la Constitution. »
  • 4:11PrésentateurFait
    « est-ce qu'il y a une majorité absolue à l'Assemblée nationale ? Non, nous le savons. »
  • 4:35PrésentateurFait
    « pour valoriser le travail des classes moyennes qui sont toujours au rendez-vous de leurs responsabilités »
  • 4:39PrésentateurFait
    « pour réarmer nos services publics et notamment l'école et la santé »

Temps de parole

  • Présentateur64 %
  • Intervenant36 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Intervenant

Monsieur le Premier ministre, mes chers collègues, Monsieur le Premier ministre, vous tentez d'incarner un changement, mais la seule nouveauté, c'est que ce remaniement marque l'ancrage dans votre nouveau monde de casse du service public, un monde fait pour les riches, un monde d'oppression pour les salariés, un monde qui exclut au lieu de rassemblée. Cette politique génère une crise démocratique profonde. D'ailleurs, le président de la République n'a toujours pas de majorité absolue à l'Assemblée nationale. Cette question n'est ni politicienne ni secondaire. C'est le socle du fonctionnement de nos institutions.

Vous ne pouvez plus faire jouer l'autoritarisme en abusant de 49.3 comme en 2023. Vous engagez-vous à user de cet article ou laisser faire le débat parlementaire ? Monsieur le Premier ministre, c'est le gouvernement qui détermine et conduit la politique de la nation selon l'article 20 de la Constitution et non le président de la République. C'est fondamental car si le gouvernement se mue en un cabinet d'exécutants, sans vote de confiance du Parlement, c'est l'édifice institutionnel qui s'effondre. Emmanuel Macron prend tout en main des rencontres de Saint-Denis jusqu'à hier lors de sa conférence de politique générale, mais il n'est pas responsable devant le Parlement.

Vous devez donc, Monsieur le Premier ministre, demander un vote de confiance à l'Assemblée nationale comme l'indique l'article 49-1 de la Constitution. Et au vu du rôle du Sénat face au blocage de l'Assemblée nationale, vous devez aussi vous soumettre à son vote en déclenchant l'article 49-4, y compris au regard de la place que le Sénat a pris ces derniers temps en commission mixte paritaire. Aujourd'hui, c'est la confusion, la gesticulation médiatique pour masquer l'accélération autoritaire de la politique libérale. Notre peuple a besoin de reprendre la main, a besoin de clarté, a soif de justice.

Votre mandat doit être soumis au vote des représentants du peuple, sinon vous ne serez qu'illusion. Je vous repose la question, Monsieur le Premier ministre. Allez-vous engager la confiance ?

2:01
Présentateur

Pour vous répondre, la parole est à Monsieur le Premier ministre. Merci, Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les sénatrices et sénateurs, Madame la Présidente Kukerman. C'est la première fois que j'ai l'occasion de m'exprimer devant le Sénat en tant que Premier ministre, et vous me permettrez donc de vous dire que, et je l'ai dit au Président Larcher, que j'ai eu au téléphone le soir de ma nomination, nous nous sommes revus depuis, j'ai un très grand respect et même, je le dis, une très grande admiration pour le travail qui est mené ici au Sénat.

J'ai pu le mesurer dans différentes fonctions gouvernementales que j'ai occupées ces dernières années en tant que secrétaire d'État à la jeunesse, porte-parole du gouvernement davantage pour les questions d'actualité, des longues nuits sur le projet de loi de finances avec le rapporteur Husson, avec le Président Rénal, avec chacune et chacun d'entre vous, et puis au ministère de l'Éducation nationale et de la jeunesse, évidemment, avec le Président Laffont notamment, mais aussi beaucoup d'entre vous extrêmement mobilisés sur ces questions-là.

J'ai toujours été, je le crois, très à l'écoute de ce qui était porté par les sénatrices et par les sénateurs, du fait de l'expérience qui est la vôtre, de la représentativité qui est la vôtre de nos territoires dans leur très grande diversité, des propositions parfois détonnantes, et c'est aussi pour ça que nous nous réunissons, en tout cas toujours constructives, et c'est vraiment l'état d'esprit qui m'anime et que je poursuivrai ici avec vous.

J'ai eu l'occasion de le dire, je ferai ma déclaration de politique générale à l'Assemblée nationale le 30 janvier prochain, parce que je souhaite d'ici là pouvoir rencontrer l'ensemble des groupes représentés au Parlement, présidentes de groupes, les forces vives de la nation, les organisations syndicales, les associations d'élus locaux. Je souhaite aussi me rendre sur le terrain dans des échanges très directs avec les Français avant la présentation de cette déclaration de politique générale. Vous m'interrogez, Madame la Présidente, sur une question qui relève de l'Assemblée nationale, mais je vais évidemment y répondre.

J'ai d'ailleurs, et nous y avons d'ailleurs déjà répondu, est-ce qu'il y a une majorité absolue à l'Assemblée nationale ? Non, nous le savons. Est-ce qu'il y a besoin d'un vote pour le démontrer ? Non, je ne crois pas non plus. Est-ce qu'il y a des Français qui se lèvent le matin en se demandant est-ce qu'il y aura ou pas un vote sur la déclaration de politique générale du Premier ministre ? Je ne crois pas non plus.

Je pense qu'il y a des Français qui se lèvent le matin en attendant de savoir ce que nous allons faire pour valoriser le travail des classes moyennes qui sont toujours au rendez-vous de leurs responsabilités et qui attendent qu'on agisse pour elles, pour réarmer nos services publics et notamment l'école et la santé, pour assurer la sécurité en tous lieux sur le territoire, et pour agir pour la transition écologique. C'est ça les préoccupations des Français. Et pour le coup, c'est peut-être une révélation que je vous fais, et ça sera au cœur de la déclaration de politique générale que je ferai à l'Assemblée nationale.

Comme c'est, vous le savez, l'usage, cette déclaration sera lue ici au Sénat en même temps que je la prononcerai à l'Assemblée nationale. Mais j'ai proposé au président Larcher, nous ne sommes pas encore reparlés, mais j'ai proposé, c'est peut-être moins l'usage, de venir dans la foulée de cette déclaration de politique générale devant vous pour prononcer une intervention propre au Sénat, évidemment sur les enjeux que je viens d'évoquer, qui concernent tous les Français. Mais je crois que la situation que traverse notre pays, les défis que traverse le monde, et en tout cas l'état d'esprit qui est le mien, commande que nous puissions avoir un débat ensemble ici au Sénat.

Et c'est l'engagement que je prends devant vous. Je vous remercie. Merci.