Retraites : "Ne rien faire c’est se condamner au déficit éternel", alerte Bruno Retailleau
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[applaudissements] Madame la présidente, monsieur le ministre, mes chers collègues, c'est clair euh l'abrogation, enfin la suspension de la réforme des retraites, c'est le tribut payé par le gouvernement à la gauche pour durer. Nous allons nous y opposer. [applaudissements] Nous allons nous y opposer parce que nous pensons que cette suspension est contraire aux intérêts des Français pour plusieurs raisons.
La première raison, c'est une raison budgétaire. Pensez un seul instant que nous pourrons aujourd'hui et demain maîtriser les déficits la dépense publique quand on connaît le poids de la dans la dépense publique précisément des dépenses de retraite, c'est totalement illusoire. Je veux simplement vous rappeler que le déficit tel qu'il est aujourd'hui présenté est totalement sous-estimé.
Il est même masqué puisqu'il faut y ajouter 44 milliards d'euros de subvention de l'État pour les agents publics. Il faut y ajouter les 8 milliards pour les régimes spéciaux. Donc ne rien faire, c'est se condamner au déficit éternel.
Deuxème raison, les Français, tous les Français d'où qu'ils viennent, quel qu'ils soient, queles que soient leurs attaches partisanes sont attachées au régime par répartition. Le régime par répartition, c'est un régime intergénérationnel démographique. Jadis, il y avait quatre cotisans pour un pensionné.
Aujourd'hui 1,6. Comment demain fait-on ? Et bien le statut qu là encore, ce sera la fragilisation du régime par répartition et ça sera surtout reporté sur les génération future le fardeau de l'endettement et ils devront se payer.
Leur retraite est notre retraite. Balzac avait un mot sublime. Il disait "Aucune génération n'a le droit d'en amoindrir une autre." Troisème et dernière raison, il faut travailler plus en France si on veut renouer avec la prospérité.
Les choses sont claires sur une vie, il nous manque 3 années de travail. 3 années pour lesquels on peut pas distribuer du niveau de vie, du pouvoir d'achat. On peut pas alimenter nos services publics.
Et bien, ce n'est pas là encore par le statut quo que on parviendra à redresser la France. C'est le problème de la gauche qui a vendu un boniment aux français depuis des années avec les 35 heures. La retraite à 60 ans.
Travaillez moins et vous vivrez mieux. C'est un mensonge. [applaudissements]
Bruno Retailleau