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interviewLe Média (sur YouTube)· 15 avril 2025 14 min

"OK, J’AI MENTI… MAIS C’EST LA FAUTE DES INSOUMIS !" AURORE BERGÉ, LA SÉRIAL-MYTHO DE LA MACRONIE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour à toutes et à tous. Ravi de vous retrouver sur le média pour le recap, votre rendez-vous quotidien d'actualité. Du lundi au jeudi, on revient sur un sujet sans filtre et sans langue de bois.

Le recap, c'est l'une de nos quatre nouvelles quotidiennes que j'ai le plaisir de vous présenter. N'oubliez pas de vous abonner à nos deux chaînes YouTube, le Média TV et le Média 247 pour être sûr de ne rien rater. Le récap épisode 25, c'est parti. [Musique] Les voies de défense de la cause palestinienne sont à nouveau victimes de calomnie venu du plus haut sommet de l'État.

Cette fois, c'est Aurore Berger qui s'y est collé en instrumentalisant cette vidéo tournée en marge d'une manifestation à Strasbourg. [Musique] Sur ces images, on voit des policiers postés devant une boulangerie, un drapeau palestinien et des militants qui filment. En fond, on entend le slogan "Palestine vivra, Palestine vaincra".

Mais aussi une femme s'écriit dans le micro. Ces gens-là sont des lâches. Ces gens-là sont des criminels.

Ne leur répondait pas à leur provocation. Rien de plus. Mais pourtant, ces images ont été visionnées à plusieurs centaines de milliers de reprises sur X.

La cause d'Osbuzz, un tweet de la ministre déléguée à la lutte contre les discriminations, Aurore Berger, qui dénonce une boulangerie prise d'assaut à Strasbourg elle serait israélienne. Elle en profite pour réciter le couplet habituel sur l'antisionisme qui serait le nouveau visage de l'antisémitisme. Elle n'est évidemment pas la seule à sauter sur ce narratif.

L'extrême droite lui emboite le pas comme avec le zémouriste Jean Messia mais aussi l'ancien ministre socialiste devenu chroniqueur régulier de ces news Julien Dray. Mais la ficelle est un peu trop grosse. Si une altercation a bien eu lieu entre deux personnes ce jour-là, opposant une femme issue de la manifestation et un homme en terrasse de la dite boulangerie, la boulangerie n'a pas été ciblée.

Au passage de la manifestation, l'homme aurait eu des gestes de défiance selon la préfecture du Barin. En l'espèce, il aurait fait des doigts d'honneur. Ulcéré, la manifestante s'est approchée et le ton est monté mais ils ont très vite été séparés.

Selon la préfecture toujours, la police s'est interposée rapidement pour éviter toute violence physique. Elle ajoute que la manifestation qui a était déclarée s'est poursuivi sans nouvel incident. Elle démand aussi formellement que la boulangerie ait été visée tout en précisant d'ailleurs qu'elle ne présente aucune distinction d'appartenance à la communauté juive.

Même son de cloche chez les commerçants interrogés par le parisien. Une salariée témoigne ça s'est passé devant chez nous mais il n'y a pas eu de casse. Nous n'avons pas été attaqués.

Au pied du mur, Aurore Berger tente de sortir de son mensonge. Elle n'a au surprise pas supprimé son tweet, mais en a rajouté un lendemain. Elle esquise d'abord un mais à Coupa reconnaissant que la boulangerie n'a heureusement pas été prise pour cible comme la vidéo le suggérait soi-disant.

Elle ajoute qu'elle regrette de l'avoir laissé entendre. Mais vous connaissez la chanson en Macronie, on ne reconnaît jamais vraiment cet or. Elle persiste à dire, sans mentionner les provocations initiales, que les passants ont été pris pour cible par des militants proalestiniens et qu'ils ont dû se réfugier dans la boulangerie.

Elle ajoute que cette violence, ce climat antisémite entretenu sont insupportables. Sur sa lancée, elle en profite même pour se victimiser et trouve le moyen de charger LFI qui a eu l'outre cuidance de signaler la fake news. Pour elle, il s'agirait de cyberharcèlement.

Rendez-vous compte, on ne peut même plus raconter n'importe quoi sans se faire attraper la veste. Bientôt, il faudra s'excuser d'exiger un minimum de vérité dans le débat public. Ce n'est pas une première.

La ministre berger est coutumière du mensonge. Elle se serait même adonnée à l'exerciste sous devant une commission d'enquête parlementaire en avril 2024. Rien que ça.

Retour quelques mois en arrière. Nous sommes en novembre 2023 et plusieurs signaux d'alerte émaillent l'actualité. On parle là de scandales dans les crèches privées, notamment la mort d'un bébé de 11 mois suite à l'injestion de produits d'entretien. mais aussi la sortie de deux livres qui dénoncent des usines à bébés ainsi que la publication d'un rapport alarmant de l'inspection générale des affaires sociales.

Les députés de la France insoumises demandent alors la création d'une commission d'enquête sur le modèle économique des crèches malgré l'opposition de la droite et du camp présidentiel. La France insoumise obtient cependant gain de cause mais les débats se tiennent dans une ambiance délétaire. Le 30 avril 2024, Aurore Berger, alors ministre de la famille est auditionné par cette commission.

Elle n'y a alors en connaissance de cause selon ses déclarations tout lien avec une lobbyiste des crèches privées. On l'écoute. Je n'échange pas régulièrement, je n'ai pas d'amitié et je n'ai encore moins d'intérêt.

La personne que vous évoquez, Elsa Hervi, je suis souscerment, vous l'avez auditionné, elle est également sous. Je sais ce que je risque si j'exposais le moindre mensonge devant cette commission d'enquête. Donc je le redis sousement pour que ce soit clair.

Je n'ai jamais jamais de ma vie rencontré Elsavy dans un cadre personnel et intime. Mais une fois encore, Aurore Berger va se voir mise en défaut par le travail des journalistes. En l'occurrence Victor Castané qui s'est fait connaître notamment avec son édifiante enquête sur le business des maisons de retraite.

En septembre 2024, il s'attaque à celui des crèches avec son livre enquête les ogres qui fait l'effet d'une bombe. Il dénonce l'émergence d'un modèle low cost des crèches et notamment le modèle de l'entreprise People and Baby avec l'implication des collectivités locale et de l'État. Il parle d'une quête incessante pour remplir les crèches, de cas de maltraitance, de burnout parmi les professionnels et du non respect des taux d'encadrement.

Victor Castané dénonce une dégradation continue de la qualité de l'accueil des enfants au profit des gains toujours plus importants. Il met aussi en lumière la responsabilité des mairies, des collectivités et des ministères dans cette dérive. Parmi ces nombreuses révélations, cette enquête tant a démontrer qu'Aurore Berger, contrairement à ses déclarations sous serment, aurait bel et bien entretenu des liens avec le lobby des crèches privées au profit de ces entreprises privées.

Le journaliste d'investigation révèle au passage que la ministre aurait pesé de tout son poids pour empêcher la tenue de cette commission d'enquête en 20. Donc, pour tenter de se défendre, la ministre a porté plainte contre le journaliste pour diffamation quelques jours après la publication de son livre. Sauf que Victor Castané ne se laisse pas intimider.

Il confirme ses révélations, on l'écoute sur France Info. Ce sont à la fois des témoins du côté euh du cabinet ministériel et un certain nombre de sources du côté des acteurs privés qui me remontent ces informations qu'on a euh euh pendant plus de 2 ans justement euh enquêté, compilé. Et donc j'ai un certain nombre de documents que je désire rendre publique pour justement montrer qu'il y a un an, quand il y a eu deux livres consacrés au secteur des crèches privées et un début de scandale, il y a eu une entente entre Aurore Berger qui était ministre des solidarités des familles et Elsa Herv qui était la déléguée générale de la Fédération pour étouffer l'incendie et pour s'épargner mutuellement.

C'est ça. Plusieurs documents sont publiés en accord avec ces sources, précise le journaliste. L'un de ces documents est un email adressé le 8 août 2023 par la ministre à sa directrice de cabinet où elle écrit à propos d'Elsa Hervy que c'est une copine qui sera très aidante avec moi.

Il fait état d'échange très réguliers entre les deux protagonistes et d'un pact de noning agression mis en place dans le cadre des scandales des crèches. Les règles du jeu étaient simples. Vous ne tapez pas les adhérents de la Fédération ne remettent pas en cause la politique gouvernementale et nous on saura faire preuve de bienveillance à votre ég c'est-à-dire même j'ai des enregistrements où on entend des membres de la Fédération se féliciter de copiloter la campagne médiatique d'Our Berger et les messages qu'elle portait.

Ils ont notamment transmis note à la ministre avant ses interventions notamment sur BFM et presque point par pointé repris par la ministre. Euh donc oui, ce lobbing qui est plus du lobbing, c'est de l'influence, y questionne parce que dans ce cas-là, vous êtes plus dans la politique, vous êtes dans la com. Les preuves sont accablantes encore une fois et vous connaissez la chanson.

Aurore Berger a de nouveau porté plainte, cette fois pour vol de correspondance. On croit rêver. Face à tous ces éléments, les députés de la gauche sont montés au créneau.

Ils ont accusé la ministre de faux témoignage et ont engagé une procédure pour parjure. Le bureau de l'Assemblée nationale a donc décidé de saisir la justice. La commission des requêtes de la Cour de justice de la République, seule juridiction habilité à poursuivre et juger les membres du gouvernement pour les crimes et délits commis dans l'exercice de leur fonction doit examiner prochainement ce signalement.

Et devinez quelle défense a décidé d'adopter Auror Berger ? critiquer la gauche qui selon elle sombrerait dans un naufrage politique et démocratique. Acrobatie réalisée par une professionnelle à ne pas reproduire chez soi.

Alors voilà où nous en sommes. Une ministre qui ment sans sourciller sur les crèches qui instrumentalise une manifestation pour fabriquer un récit mensonger qui joue de l'antisémitisme comme un joker politique pour disqualifier toute critique et qui une fois prise la main dans le sac se réfugie derrière les plaintes ou de nouveaux tweet mensongers. Tout ça pour éviter d'avoir à répondre de ces actes.

Et pendant ce temps-là, des professionnels de la petite enfance s'effondrent sous la pression. Des enfants sont maltraités dans des structures sous-dotées et les défenseurs de la cause palestinienne sont traités comme des criminels pour avoir dénoncé un génocide en cours. Voilà ce que produit ce mélange toxique de cynisme politique, de mensonge institutionnel et de diabolisation permanente des voies dissidentes.

Mais surtout ce que cette affaire révèle, c'est un modèle bien huilé. Détourner, manipuler, crier à la persécution et accuser ceux qui enquêtent ou dénoncent d'être les véritables fauteurs de trouble. Ça ne vous rappelle rien ?

Même pas la petite musique jouée en ce moment par Marine Le Pen suite à sa condamnation. Prise la main dans le sac, elle comme Aurore Berger tente de retourner l'opinion en se victimisant. Le plus inquiétant n'est pas qu'Aurore Berger mente.

Ce n'est même pas qu'elle le fasse sans conséquence en piétinant les faits et les victimes ou les lanceurs d'alerte. Le plus inquiétant, c'est que son mensonge devienne une méthode, un réflexe d'état. Mentir, se poser en victime, accuser ceux qui demandent des comptes d'être des ennemis de la République.

C'est la technique du pouvoir en place. Une stratégie partagée de Darmanin à Le Pen en passant par Berger. Une stratégie qui n'a qu'un but.

Étouffer la vérité sous le poids de l'indignation feinte. Si cette dynamique prend le dessus, ce ne sont pas seulement les journalistes et les militants qui seront réduits au silence, mais toute voix dissidente, toute exigence de vérité. Alors oui, il est crucial de continuer à dénoncer, à parler, à nommer car face à une telle machine à manipuler, le silence serait une forme de complicité bien plus dangereuse que le mensonge.

On poursuit avec le reste de l'actualité racontée et mise en image par Sarah Due. On commence avec le budget 2026 annoncé par François Bairou qui promet une nouvelle saignée notamment dans les services publics. Une opération de communication, un discours anxiogène, aucune annonce.

Les réactions s'enchaînent après le comité d'alerte sur le budget. organisé ce matin par François Baot. Une conférence pour préparer les esprits à de nouvelles coupes budgétaires.

Un effort de 40 milliards d'euros en 2026 pour amener le déficit public à 4,6 % du PIB. C'est de la survie de notre pays qu'il s'agit, de son indépendance, de sa liberté, de son équilibre et de sa paix civile. Parmi les pistes envisagées, la fusion ou la suppression de certains opérateurs publics ou encore des mesures contre la très grande dérive des arrêts maladies.

Les syndicats ont fustigé le discours de François Baotou. On nous invite à assister à l'opération de com du gouvernement. C'est très particulier comme exercice.

Ça ne s'appelle pas du dialogue. La vision du gouvernement aujourd'hui, c'est une vision comptable et et on fait pas un budget uniquement avec un tableur Excel. On a rien appris sur les moyens et l'ambition du gouvernement pour inverser vraiment la tendance en tirant l'économie vers le haut.

Le gouvernement dit vouloir proposer ses orientations avant le 14 juillet. Et dans le reste de l'actualité internationale, des nouvelles de Gaza où le Hamas et Israël négocient toujours pour la libération des otages. Nouvelle proposition de trêve à Gaza.

Le Hamas a annoncé hier étudier une proposition israélienne transmise par les autorités égyptiennes qui font partie des médiatoires dans le conflit. Une première phase de cesser le feu avait été conclue le 19 janvier, mais les forces israéliennes l'avaient rompu en reprenant les bombardements au bout de 2 mois. Un haut dirigeant du Hamas a déclaré que si Israël apportait des garanties sur la fin de la guerre et son retrait de la bande de Gaza, le mouvement serait prêt à libérer tous les otage.

En revanche, il refuse une des conditions posées par Israël, le désarmement du Hamas et de tous les groupes armés palestiniens à Gaza qu'il qualifi rouge non négociable. Malgré ce frein en négociation, le Hamas a annoncé étudier la proposition et prévoir une réponse dès que les consultations nécessaires seront terminées. Emmanuel Macron a lui aussi appelé à un cesser le feu.

Il affirme avoir déclaré à Benjamin Netou ce mardi que le calvaire des civils de Gaza devait prendre fin. Quelques jours plus tôt, il avait annoncé que la France pourrait reconnaître un état palestinien en juin à l'occasion d'une conférence coprésidée avec l'Arabie Saoudite aux Nations-Unies à New York. On termine avec la guerre au Soudan qui inquiète de plus en plus la communauté internationale.

L'ONU l'a décrit comme la pire crise humanitaire en cours dans le monde. La guerre civile au Soudan débute le 15 avril 2023 quand un groupe de paramilitaires dissidents menés par Mohamed Daglot lance une offensive contre l'armée du général Abdel Fatah Bourken. Le conflit s'étend à l'ensemble du pays.

Toutes les trêves conclues sont immédiatement violées. Après 2 ans de guerre, alors que les combats continuent, les conséquences sur les civils sont dramatiques. des dizaines de milliers de morts, 13 millions de déplacés et de réfugiés, surtout des femmes et des enfants, mais aussi une crise de l'eau et une famine extrême.

Aujourd'hui, 30 millions de personnes souffrent d'une grave insécurité alimentaire, soit plus de la moitié de la population du Soudran. Mon accouchement a été très difficile car je souffre d'anémie. J'essaie d'allêter mon bébé mais je ne produis pas assez de lait.

C'est ma réalité. Londres accueille ce mardi une conférence sur le Soudan. L'objectif est de mobiliser la communauté internationale pour mettre fin à ce conflit meurtrier dont on ne parle jamais.

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