Face à Face : Olivier Faure - 14/01
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Vous écoutez RMC RMC jusqu'à 9h Apolline Matin Face à face Apolline de Malherbe Et on continue évidemment à regarder ces images en direct, ces images inouïes, ça donne la chair de poule grande, grande aventure humaine cette arrivée de Charlie Dalin qui vient de franchir la ligne d'arrivée et c'est magnifique on va évidemment continuer à les suivre on va aussi écouter Charlie Dalin qui s'apprête à prendre la parole à tout moment, dès qu'il s'exprimera on ira bien sûr le rejoindre dans ce studio, c'est la politique parce que c'est aussi la très grosse actualité de ce jour la déclaration de politique générale qui sera prononcée à 15h tout à l'heure par François Bayrou, bonjour Olivier Faure merci d'être dans ce studio ça vous fait rêver, c'est une autre forme d'aventure quand même, le Vendée Globe
oui c'est vrai, mais enfin il y a une comparaison possible en fait, la politique c'est aussi savoir prendre les vents c'est aussi savoir que quand le vent est de face il faut tirer des bords et toujours garder le cap
et là, en l'occurrence, le cap pour vous c'est notamment la suspension de la réforme des retraites Olivier Faure, est-ce que vous l'avez obtenu ?
écoutez, au moment où nous nous parlons nous n'avons pas encore conclu mais vous savez que dans une négociation il y a ce qu'on appelle le money time et nous sommes dans ce fameux money time ce moment où tout se joue et ce que je vois c'est qu'entre hier 14h et hier soir minuit les choses ont beaucoup avancé et que nous sommes peut-être je dis bien peut-être à quelques encablures à quelques heures d'un accord possible non pas sur l'ensemble de l'oeuvre de ce gouvernement je rappelle je suis dans l'opposition et je vais y rester mais je suis dans une opposition qui cherche des compromis pour permettre aux Françaises et aux Français d'obtenir des concessions qu'ils ne verraient pas le jour sans nous et donc nous allons chercher jusqu'au bout à obtenir ce que nous cherchons à obtenir qui ne se limite pas à l'action des retraites parce que je sais bien qu'on a beaucoup focalisé sur cette question et je veux bien y revenir je ne cherche pas à écarter le sujet mais je dis qu'il y a aussi pour les Françaises et les Français beaucoup d'avancées à obtenir je prends un exemple simple sur la question de la santé il est prévu normalement de faire en sorte que les médicaments soient pour partie déremboursés que quand on va chez le médecin la consultation médicale soit aussi moins remboursée parce que le ticket modérateur sera réduit donc on a là aujourd'hui des enjeux qui sont de taille je pense à l'éducation est-ce qu'il y aura vraiment 4000 postes d'enseignants supprimés qu'est-ce qu'on fait pour les enfants handicapés ?
on a bien compris
que tout le reste vous l'espérez mais qu'il y a un point sur lequel véritablement vous avez joué votre bras de fer avec François Bayrou avec ce qu'on peut appeler un deal c'est-à-dire s'il s'engage à suspendre suspendre quoi ? immédiatement la réforme des retraites alors vous vous engagez vous à ne pas censurer on est bien d'accord ?
on est d'accord que c'est notre proposition effectivement et nous avons fait une proposition
et c'est là-dessus qu'au moment où l'on se parle vous n'avez pas conclu cet accord vous ne vous êtes pas tapé dans la main
pourquoi est-ce que nous avons demandé une suspension ? parce que c'est la garantie que nous avons derrière une négociation qui n'est pas un enfumage et ce que je veux c'est qu'on puisse remettre à plat cette réforme des retraites qui a été adoptée dans les conditions que l'on sait qui ont été d'une brutalité inouïe avec des français qui étaient dans leur immense majorité hostile à cette réforme des retraites et donc il faut maintenant la garantie que effectivement tout sera reposé y compris la question de l'âge légal de départ à la retraite mais quand vous dites
c'est ça qui freint qu'on n'est pas dans l'enfumage ça veut bien dire que quand même vous vous demandez toujours un petit peu à cette heure-ci si vous n'êtes pas en train de vous faire enfumer
non ça veut dire que c'est une vraie négociation dans une vraie négociation on a des gens qui argumentent d'autres qui contre-argumentent on revient et on se dit
vous vous êtes vu encore hier à 18h30 vous avez été reçu à nouveau pour une réunion d'urgence à Matignon pour les toutes dernières tractations il y avait autour de la table si j'ai bien compris non seulement vous avec Patrick Cannaire et Boris Vallaud qui sont à la tête des groupes socialistes à l'Assemblée et au Sénat et il y avait face à vous le Premier ministre le ministre de l'économie la ministre du budget ça veut dire qu'ils prennent extrêmement au sérieux votre demande pour autant qu'est-ce qui continue à bloquer ? pourquoi ils ne vous ont pas dit oui hier soir ?
mais pour tout vous raconter au moment où nous nous sommes quittés à 20h il n'y avait toujours pas d'accord et nous leur avons dit que si ça restait en l'état nous serions obligés de censurer
ça veut dire quoi ? pas d'accord ? ça veut dire
ça veut dire que nous n'avions pas d'accord ça veut dire que nous n'étions pas encore d'accord sur les sujets que j'en ai évoqués sur la question aussi des des journalistes journalières sur la façon dont on a regardé ce genre de carence sur ce qu'on fait sur l'outre-mer sur ce qu'on fait sur la taxe sur l'électricité ce qu'on fait sur la fiscalité il y avait beaucoup de sujets sur lesquels nous n'étions pas encore vous vous renvoyez là
avant 15h
et donc nous avons continué à discuter y compris après ce rendez-vous alors cette fois-ci plus en visuel nous étions au téléphone nous avons cherché et nous avons fait une proposition que je ne peux pas dévoiler parce que je sais que c'est frustrant pour tout le monde mais d'abord si le Premier ministre l'accepte définitivement et bien c'est à lui de l'annoncer et parce qu'il y a aussi au moment où je vous parle la volonté d'avoir cet accord non pas simplement avec les partis politiques mais que nous puissions aussi avoir l'accord des partenaires sociaux
Olivier ce que vous nous dites ce matin c'est que vous avez fait une dernière proposition hier soir que vous avez en quelque sorte tendu la main une dernière fois à François Bayrou cette proposition c'est ça qui signera l'accord oui ou non absolument dans cette proposition est-ce qu'il y a le mot suspension
non je ne vous répondrai à aucune manière précise ça ne sert à rien
de venir dans ces cas-là
mais peut-être que c'est très frustrant pour vous j'en conviens mais ce que je vous dis
vous savez quoi quand vous voudrez reparler vous reviendrez parce que là on va d'abord mais vous restez évidemment je vous redonne la parole dans un instant mais il y a Charlie Dalin qui s'exprime justement lui le mettre au point
et tout le monde s'est donné à fond le bateau il était nickel et voilà on savait 4 ans qu'on vit pour ça et ça y est on a atteint l'objectif c'est super
mais tu t'interdisais toujours de penser au résultat tu pensais d'abord à la manière tu l'as montré tout au long de la course tu as fermé toutes les portes à Johan ces 3 derniers jours vraiment jusqu'à cette nuit on regardait la ligne et tu tricotais des bords vraiment jusqu'au dernier bout pour aller chercher chaque oscillation du vent maintenant tu peux savourer le résultat quand même ouais ouais
je suis super heureux super heureux de ce résultat c'est génial la victoire du vent des globes c'est quelque chose d'unique et c'est super je sais même pas quoi dire tellement je suis heureux d'être de retour au sable avec un record en plus et non c'est une course vraiment intense j'ai l'impression d'être parti à l'entière franchement j'ai l'impression d'avoir fait une course de 48 heures tellement c'était intense tellement c'était rapide tellement ça a enchaîné on a descendu l'Atlantique sud à une vitesse folle 23 jours de mer du sud c'est incroyable aussi remonter de l'Atlantique pareil tout à l'heure avant de se franchir la ligne d'arrivée je me disais mais j'ai l'impression d'être parti il y a 2 jours vraiment j'ai vraiment l'impression d'être parti il y a 2 jours il y a juste la température qui a changé mais non non vraiment super cette course le bateau j'ai eu quelques soucis mais vraiment vraiment pas grand chose le bateau est en parfait état grâce au super travail de l'équipe j'ai eu les meilleurs du monde dans l'équipe Guillaume Convescure Jean-Yves Go Pierre Coquin à Binge à Mat c'est tous les champions du monde le bateau est incroyable le bateau est incroyable ils sont allés dans un détail fou de préparation j'ai vraiment un bijou entre les mains pour faire ce tour du monde j'ai pu tirer dessus comme jamais il n'y a pas grand chose qui a bougé en tout cas tout ce qui a bougé j'ai pu le récupérer parce que j'ai pu le réparer ou le remplacer parce que aussi tout le matériel embarqué était très très bien pensé et voilà chaque fois que j'ai eu un problème j'ai pu le résoudre et remettre le bateau à 100% et continuer à attaquer et voilà ça fait le résultat que ça fait et je suis le plus heureux du monde aujourd'hui
et tu es quand même le premier marin à gagner et en tout cas à couper la ligne consécutivement deux fois sur un Vendée Globe en première place
Michel Desjoyeaux reste le seul le seul double vainqueur mais je suis heureux de partager avec lui le fait d'avoir franchi deux fois en premier la ligne d'arrivée de cette course mythique voilà je suis fier de partager ça avec lui il faudrait que je revienne une troisième fois pour le rejoindre au club de la double victoire mais voilà je suis vraiment heureux deux fois de suite d'arriver à franchir cette ligne mais je pense que ma copie 2024 elle est vraiment à maturité elle est vraiment meilleure qualité bien supérieure à ce que j'ai pu sortir en 2020 même si 2020 était déjà super mais voilà je suis vraiment content de mes trajectoires de mes choix un super bilan un super bilan de ce tour du monde
et on t'a trouvé super serein même dans ce match contre ton meilleur ennemi en fait depuis des années
ouais ouais ça a été un match incroyable avec Johan vraiment chapeau à lui lui c'est son premier Vendée Globe et pourtant on dirait que c'était on dirait que c'est son troisième ou quatrième il est attaqué comme un fou dans le sud c'était vraiment incroyable à quel point on a l'impression qu'il avait fait le Vendée Globe toute sa vie et vraiment bravo à lui et je pense que c'est grâce à lui qu'on a fait le tour du monde en si peu de temps parce que voilà ça m'a aussi moi poussé à pousser à toujours renvoyer de la toile renvoyer des rilles re-régler le bateau en permanence pour aller chercher les systèmes creuser creuser creuser et voilà je pense que c'est grâce à ce duel qu'en fait qu'aujourd'hui il y a un record de battu je pense que c'est grâce à Johan intense qu'on a vécu pendant une grande majorité du tour du monde
juste quelques sensations en anglais pour nos amis qui nous suivent à l'étranger et vous l'avez entendu c'était évidemment non seulement l'émotion mais la très très grande fierté de Charlie Dalin on y reviendra d'ailleurs dès 9h sur BFM TV on va revenir évidemment sur cette course mythique et on revivra en direct non seulement l'arrivée mais aussi là toutes les heures qui vont se passer jusqu'à 14h l'arrivée véritablement dans le port des Sables d'Olonne retour à la politique Olivier Faure un bonheur contagieux je suis complètement d'accord je trouve ça non seulement émouvant mais on en a la chair de poule c'est extraordinaire c'est mythique et c'est très beau cela dit la politique c'est une aventure aussi Olivier Faure j'ai pas oublié que juste avant que Charlie Dalin lui ne dise son émotion sa fierté vous faisiez peut-être des cachotteries vous dites j'ai fait une proposition je peux pas vous dire ce qu'il y a dedans moi ce que j'aurais savoir Olivier Faure c'est est-ce que vous allez conclure vous avez dit au moment où on se parle on n'a pas conclu mais est-ce que vous vous dites que ce sera fait ?
je pense que nous pouvons conclure mais je suis comme Charlie Dalin moi je ne vends pas la poulouse avant de l'avoir tué et j'attends que la ligne d'arrivée soit franchie pour dire victoire
mais au moment où on se parle on le sent bien vous êtes quand même relativement confiant
je suis serein parce que d'abord nous avons fait ce que nous devions faire nous avons cherché tout au long de ces semaines un compromis et faire en sorte que le pays puisse avancer que nous ne bloquions pas les institutions tout en étant chacun dans son rôle nous sommes dans l'opposition nous y restons mais nous sommes dans une opposition qui est utile utile au pays utile aux Français
vous n'êtes pas en train quand même un peu de jouer les uns avec les autres c'est-à-dire que vous l'avez dit je ne veux pas me faire enfumer c'est votre mot est-ce qu'à l'inverse vous n'êtes pas en train vous aussi de tenter de les enfumer c'est-à-dire quand même on sent bien que derrière les mots vous écoutez chacun ce que vous avez envie d'entendre quand eux ils diront suspension peut-être qu'ils voudront simplement dire pause et que vous vous entendrez suppression est-ce qu'il n'y a pas ce risque-là ?
non il y a moi je veux une vraie discussion une vraie négociation là aussi sur les retraites j'entends bien que il y a aujourd'hui de forts enjeux il ne s'agit pas de dégrader les comptes publics on voit bien la dette qui est aujourd'hui abyssale et d'ailleurs au passage qui est d'abord du fait de ces gouvernements précédents et qui sont tous issus de la même famille politique mais donc nous sommes bien conscients de l'enjeu et du risque qu'il y aurait à simplement dire qu'on abroge sans avoir de solution de remplacement donc l'idée est bien de remplacer
si votre solution de remplacement c'est d'aller chercher de l'argent dans le fonds de réserve des retraites ce n'est pas vraiment une solution de long terme
ça c'est une blague ça c'est effectivement
d'accord ce n'est pas la solution que vous proposez
bien sûr que non nous avons toujours dit Amélie la série de panociants ministre du travail a chiffré le prix d'une suspension sur l'année 2025 à 500 millions d'euros et c'est là que nous avons dit que ce soit entre 500 millions et même 3 milliards d'autres estimations
portent plutôt sur 3 milliards effectivement sur la première
mais donc peu importe il y a 20 milliards dans le fonds de réserve des retraites et donc nous disions simplement que sur l'année 2025 la question ne s'oppose pas mais au-delà de 2025 évidemment que la question se pose on ne va pas piocher pendant toute notre existence sur ces petits 20 milliards qui de toute façon s'épuisent très vite
quand on dit petits 20 milliards c'est quand même qu'il ne faut pas oublier que c'était Lionel Jospin socialiste qui à l'époque avait créé ce fonds de réserve avec l'idée d'y mettre 150 milliards on en est déjà très loin il n'y en a plus que 20 milliards et vous voulez encore que c'est peut-être 3
Nicolas Sarkozy non mais c'est pas parce que ce fonds a été réutilisé à d'autres fins exactement
en fait à chaque fois qu'on n'a pas de solution on se dit tiens au fait oui sauf que le fonds de réserve
il a été créé précisément pour ce que je vous dis donc il y avait là la matière à effectivement financement pour l'année 2025 mais ensuite évidemment il faut qu'il y ait une vraie négociation avec les partenaires sociaux qu'il y ait la possibilité de se dire est-ce que la seule façon de financer nos retraites c'est le recul de l'âge légal notre réponse à nous c'est non et donc nous voulons que le débat ait lieu qu'on puisse mettre sur la table d'autres modes de financement c'est qu'il n'y ait plus
cette référence à l'âge oui absolument ce que vous voulez c'est que de manière immédiate les 70 000 personnes pour qui s'avère un impact là dans les deux ans ne subissent pas cette loi absolument et ce que vous voulez c'est une conférence sociale pour justement trouver des alternatives c'est-à-dire vous dites il faut réformer vous dites pas il faut pas réformer les retraites vous dites pas on revient à 62 ans
c'est pas ça que vous dites moi ce que je souhaite c'est effectivement l'ordre de 62 ans mais maintenant c'est la discussion qui permettra de dire comment est-ce qu'on fait comment est-ce qu'on avance
mais c'est pas 62 ans ou rien
moi ce que je vous ai dit depuis le début c'est que je souhaitais au départ l'abrogation de la réforme des retraites je n'ai pas changé d'avis sur le fond je suis toujours persuadé qu'il y a d'autres moyens de financer nos retraites et que ce qui a été fait en 2023 par Emmanuel Macron et Olivier Dussopt doit maintenant être corrigé et donc pour le corriger il faut malgré tout ne pas simplement se limiter à dire on abroge c'est tout il faut trouver des solutions de financement puisqu'on sait que c'est 3 milliards vraisemblablement donc à un horizon bref et c'est à horizon à moyen terme c'est 15 milliards à trouver par an donc on ne peut pas dire aux français voilà on se limite à vous dire qu'on balaye donc on ne fait pas que ça on discute on montre qu'il existe d'autres modes de financement et là de mon point de vue on passe par la loi pour changer et donc on arrive à une nouvelle loi sur les retraites
vous l'avez vu Olivier Faure bien sûr les propos de Jean-Luc Mélenchon qui estime que cet accord que vous cherchez ne le concernera jamais il dit même que c'est une façon de négocier dans le dos du nouveau front populaire contre son programme mais nous dormirons tranquilles la petite gauche traditionnelle n'a rien à offrir ces négociateurs c'est de vous qu'il parle sont juste ridicules de servilité comment vous avez pris cette phrase ?
écoutez je ne lis plus les insultes quotidiennes désormais de Jean-Luc Mélenchon moi ce que je vois c'est qu'il y a une gauche qui braille et une gauche qui travaille et moi celle qui m'intéresse c'est celle qui rapporte des concessions qui permet d'avancer et je le dis par exemple sur la taxe sur l'électricité moi je ne veux pas qu'elle puisse intervenir je ne veux pas que les outre-mer soient oubliées je ne veux pas que l'éducation soit abandonnée je veux que l'hôpital puisse retrouver et donc cette discussion elle a permis d'avancer sur de nombreux sujets et tout à l'heure j'espère que le Premier ministre confirmera ce que nous avons obtenu et donc à partir de là et bien on verra ce que les Français jugent utile on peut très bien dire moi la seule chose qui m'intéresse dans la vie c'est l'élection présidentielle et tant qu'il n'y a pas d'élection présidentielle je m'en fous d'obtenir quoi que ce soit ce n'est pas mon cas l'élection présidentielle elle aura lieu là c'est de Jean-Luc Mélenchon que vous parlez on l'a bien entendu l'élection présidentielle elle aura lieu seulement le jour où en 2027 le mandat du président c'est une obsession vous estimez que c'est une obsession oui c'est une obsession soit s'il l'émissionne mais nous n'avons aucune prise sur cette décision donc on ne va pas dire pendant les deux ans et demi qui viennent écoutez les amis nous on est en vacances pendant ce temps là on se prépare on est sur le starting block etc mais pour les Français il n'y a rien à demander il n'y a rien à faire etc on ne bouge pas on ne parle pas avec le gouvernement mais si on parle avec le gouvernement parce que si on ne parle pas avec le gouvernement qu'est-ce qu'il se passe et bien il ne sait pas ce qui se passe depuis 7 ans c'est-à-dire qu'en fait il déroule il déroule il déroule la chance que nous avons c'est qu'ils n'ont pas de majorité absolue à l'Assemblée et donc ils sont obligés de compter sur nous aussi pour avancer non pas pour que nous avancions ensemble dans un gouvernement nous avons refusé j'ai refusé d'entrer dans le gouvernement de François Beyrou si c'était vraiment ça l'intérêt si c'était ça de se dire voilà enfin on a le gyrofare et la voiture avec le chauffeur mais ce n'est pas ce que nous avons demandé nous avons demandé à être entendus et à faire entendre les Françaises et les Français qui se sont exprimés clairement à plusieurs reprises notamment le 7 juillet donc voilà ce que nous obtenons nous sommes en train d'obtenir un certain nombre de concessions que je trouve remarquables parce qu'elles permettent de rompre avec ce que nous avons censuré nous-mêmes les uns et les autres c'est-à-dire le budget barnier
je remarque qu'entre 8h35 quand on a pris l'antenne et maintenant vous êtes passé de on n'a pas conclu à on a obtenu des concessions on espère juste qu'il va les confirmer
bien sûr mais je vous ai dit que nous étions dans le money time dans ce money time il y a des choses qui continuent à être discutées il y a des réglages à avoir et je l'ai dit aussi parce qu'on est passé un peu vite parce que c'était le moment évidemment où Charlie Dan et je le comprends parfaitement mais nous cherchons un accord qui non seulement mêle des partis politiques mais aussi que les syndicats soient construits ça veut dire quoi ça Olivier Faure ?
ça veut dire que vous considérez que là dans les tout prochains jours ça ne doit pas se jouer uniquement comme ça s'est fait dans les dernières heures des discussions entre vous et le gouvernement vous voulez que la CGT la CFDT soit associée dès maintenant ?
oui je souhaite que les contacts soient pris et que tout soit vérifié
le sont-ils ?
ils le sont pris en réalité il y a déjà des contacts il y a déjà des contacts entre les uns et les autres et je souhaite que
pas uniquement les contacts officiels ce que vous voulez dire c'est qu'en réalité la discussion en coulisses elle avance déjà
oui il y a une discussion qui avance déjà et moi je souhaite parce que c'est sérieux parce qu'on n'est pas simplement en train de faire une espèce de grande mise en scène pour laisser penser aux français qu'on s'occupe d'eux mais qu'en réalité on fait autre chose et donc je veux que effectivement tout le monde soit dans cette négociation de la table et qu'on puisse conclure dans des conditions qui font que demain on aura la garantie que tout est effectivement remis à plat et qu'on peut avancer et qu'on peut travailler dans des conditions de sincérité et de lucidité J'ai encore deux questions une sur la méthode
et une sur les autres points que vous voulez négocier avec le gouvernement sur la méthode quand on dit accord de non-censure ça dure jusqu'à quand ? Est-ce que ça veut dire accord de non-censure pour la censure dans trois jours qui sera déposée par LFI ou est-ce que ça veut dire accord de non-censure à plus long terme c'est-à-dire vous vous engagez à ne pas censurer y compris dans trois semaines dans un mois sur le budget ?
ça concerne à la fois le budget de la sécu et le budget de l'État est-ce que ça concerne toute l'oeuvre à venir de ce gouvernement ? Non en fait on avait proposé au départ Mais ça veut dire
qu'au moins pour le budget qui est quand même la part la plus importante au départ de ce gouvernement vous vous engagerez encore une fois si c'est confirmé cet après-midi à ne pas censurer Absolument
Olivier allez-y Non et après ce que nous ferons c'est que évidemment si à un moment il revenait dans l'idée de ce gouvernement de lier son avenir à celui de l'extrême droite alors la censure serait immédiate
Ça peut se manifester comment ça ?
À partir du moment où il chercherait à complaire à l'extrême droite sur le fond par exemple Mais là vous savez bien
cet après-midi il y aura toute une partie sur les retraites qui vous fera semble-t-il plaisir au sens où vous aurez obtenu effectivement un certain nombre d'avancées mais il y aura sans doute une autre partie sur l'immigration portée plutôt par un Gérald Darmanin et un Bruno Retailleau qui sera plutôt du côté de la droite et de l'extrême droite
Mais s'ils reviennent sur les dispositions qui étaient censurées par le Conseil constitutionnel il y a un an alors ils nous trouveront face à eux L'état de droit ça n'est pas négociable Nous n'avons pas aujourd'hui changé d'avis sur cette question Parler d'immigration
C'est votre ligne rouge
Mais parler d'immigration moi j'y suis favorable Je n'ai aucun problème pour parler d'immigration C'est un sujet Les français sont aujourd'hui à la demande de solutions sur la question migratoire mais pas à n'importe quel prix Pas au prix de sacrifier des femmes des hommes qui s'exilent qui fuient la misère qui fuient le climat qui fuient la guerre et je ne suis pas d'accord pour qu'on en fasse désormais les boucs émissaires de tous nos maux Donc oui c'est absolument une ligne rouge c'est-à-dire que dès lors qu'ils cherchent leur survie avec les voix de l'extrême droite alors ils nous trouveront face à eux et ce sera non négociable
Merci Olivier Faure d'être venu ce matin à quelques heures de cette déclaration de politique générale Olivier Faure qui est premier secrétaire du parti socialiste bien sûr et on l'a compris vous êtes à deux doigts de conclure comme on dit puisque c'est le mot que vous avez utilisé à quelques heures en tout cas et vous avez plutôt bon espoir qu'il ne s'empare de la proposition que vous avez faite il y a quelques heures Merci en tout cas de nous l'avoir révélé ce matin sur RMC et BFM TV Merci en tout cas
Olivier Faure