Inaki Echaniz, député socialiste des Pyrénées-Atlantiques | La politique et moi
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 0:43OuverteRéponse directe
En 2023, vous avez réalisé un joli coup en piégeant le ministre Olivier Dussopt sur la réforme des retraites. Comment avez-vous procédé ?
- 1:24OuverteRéponse directe
Vous attendiez à ce que le piège fonctionne aussi bien ?
- 2:08OuverteRéponse directe
Il vous en a voulu ? Vous en avez reparlé avec lui par la suite ?
- 2:53OuverteRéponse directe
Votre femme disait de vous : 'Quand on ne le connaît pas, il a une image lisse et très calme, mais quand il défend une cause, il la porte jusqu'au bout'. Ca veut dire que vous cachez bien votre jeu ?
- 3:36OuverteRéponse directe
Vous aviez bloqué le lycée à 17 ans, c'est ça ?
- 4:19RelanceRéponse partielle
Marie-Lise Bistuet raconte que c'était ambigu : vous prévaliez du soutien du maire pour faire sortir les élèves du lycée. En tant que CPE, vous auriez apprécié ça ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:43Inaki EchanizFait
« *-La main sur le coeur, vous vous êtes engagé devant nous... *-...à ne pas passer en force sur ce dossier. *-...et à mener une concertation approfondie, à rechercher une position de consensus. »
- 0:43Inaki EchanizFait
« *-ALLEZ-VOUS, OUI OU NON RECULER L'AGE DE LA RETRAITE DE 62... *-A 63 ans ? *-A 64 ans ? »
- 1:24Inaki EchanizFait
« Je m'attendais à ce qu'il s'en rende compte, je considère que quand on est un dirigeant politique, surtout de ce niveau-là, on se souvient de ses engagements passés. »
- 1:24Inaki EchanizFait
« L'idée n'était pas de lui tendre un piège, mais de montrer les contradictions qu'il portait en tant que ministre en charge de cette réforme profondément injuste et qu'il dénonçait dans des propos assez forts quelques années auparavant. »
- 2:08Inaki EchanizFait
« Il ne m'a plus adressé la parole jusqu'à ce qu'il quitte le gouvernement. »
- 2:53Inaki EchanizFait
« Je ne sais pas si je cache bien mon jeu, mais j'ai un caractère assez fort de par mon territoire et mes origines et qu'on peut parfois ne pas s'attendre à ça quand on me voit au premier abord. »
- 3:36Inaki EchanizFait
« Effectivement, ça a été mon premier engagement public sur une question de société et donc j'avais organisé avec quelques camarades, une mobilisation dans ma ville natale et où je vis encore, Oloron-Sainte-Marie, et où on avait organisé des assemblées générales dans les différents établissements, on avait créé des espaces de discussion et de mobilisation. »
- 4:19Inaki EchanizFait
« J'avais rencontré le maire d'Oloron Bernard Uturi, qui l'est toujours aujourd'hui et qui est un peu mon mentor en politique et qui partageait les revendications qu'on portait. »
- 5:00Inaki EchanizFait
« Auxquelles j'apporte toujours de l'importance, sur le fait de devoir lutter contre les inégalités et encore plus quand elles sont faites par la vie et qu'elles sont d'une injustice totale parce que personne ne mérite de vivre ce que j'ai pu vivre et que l'Etat, pour moi, doit être là pour gommer ces inégalités de départ. »
- 5:45Inaki EchanizFait
« C'est par l'Education nationale, c'est par l'égalité des chances qu'on peut arriver à gommer ces blessures ou en tout cas ces... »
- 6:29Inaki EchanizFait
« Je viens d'un milieu rural où on pense avoir une fracture et de ne pas avoir le même accès que ceux de la ville et j'ai fait ma carrière professionnelle en éducation prioritaire là où on retrouve la même fracture et je pense que c'est notre rôle comme parlementaires de trouver des réponses que ce soit pour le milieu rural comme pour le milieu urbain et en difficulté. »
- 9:22Inaki EchanizFait
« Mon territoire a été précurseur sur ces sujets-là. L'agglomération Pays Basque avait déjà mis en place certaines mesures et il fallait aller plus loin, il fallait donner plus d'outils aux élus locaux, plus d'outils et d'objectifs de loger les gens durablement parce qu'on pourra toujours parler de réindustrialisation, de services publics, d'équité dans les territoires. Si on ne règle pas la question du logement qui est centrale pour moi dans les politiques publiques, tout ce qu'on fera à côté sera soit insuffisant, soit inefficace. »
- 10:05Inaki EchanizFait
« On a de plus en plus de communes qui se saisissent des outils mis en place et on regarde l'agglomération Pays Basque, l'embolie du nombre de meublés de tourisme a été arrêtée et on revoit des offres de logements qui avaient disparues. »
Temps de parole
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Il a bloqué son lycée à 17 ans avant de s'engager au Parti Socialiste et dans un syndicat de l'Education nationale. Son engagement précoce, mon invité l'explique par les épreuves qu'il a dû traverser. Il siège au sein du groupe PS à l'Assemblée. Générique --- --- Bonjour Inaki Echaniz. -Bonjour. -En 2023, vous avez réalisé un joli coup. En plein débat sur la réforme des retraites. Vous avez piégé le ministre Olivier Dussopt. On va voir comment. *-Monsieur le ministre, il y a maintenant quelques semaines...
*Que vous recevez les partenaires sociaux... *-POUR EVOQUER LA QUESTION DES RETRAITES ET LA REFORME QUE VOUS SOUHAITEZ CONDUIRE. *-La main sur le coeur, vous vous êtes engagé devant nous... *-...à ne pas passer en force sur ce dossier. *-...et à mener une concertation approfondie, à rechercher une position de consensus. *-MALHEUREUSEMENT, LA VERITE EST AILLEURS. *-Ma question est double, mais elle est très simple. *-ALLEZ-VOUS, OUI OU NON RECULER L'AGE DE LA RETRAITE DE 62... *-A 63 ans ? *-A 64 ans ? -Ce petit montage qu'on a fait le montre bien. Vous avez repris le texte d'une question d'Olivier Dussopt qu'il posait lui-même en 2010 pour critiquer la réforme des retraites du Gouvernement Fillon. Il vous a répondu sans se rendre compte qu'il répondait à sa propre question.
Vous attendiez à ce que le piège fonctionne aussi bien ? -Pas aussi bien. Je m'attendais à ce qu'il s'en rende compte, je considère que quand on est un dirigeant politique, surtout de ce niveau-là, on se souvient de ses engagements passés. L'idée n'était pas de lui tendre un piège, mais de montrer les contradictions qu'il portait en tant que ministre en charge de cette réforme profondément injuste et qu'il dénonçait dans des propos assez forts quelques années auparavant. Moi, j'ai appris la politique par le local et par l'engagement fidèle à ses positions et que c'était l'occasion de montrer sa trahison envers ce qui avait fait sa carrière politique. -Il vous en a voulu ? Vous en avez reparlé avec lui par la suite ? -Il ne m'a plus adressé la parole
jusqu'à ce qu'il quitte le gouvernement. -Donc il vous en a voulu ? -Je pense. -Olivier Dussopt ne s'est pas méfié de vous à cette occasion-là. J'ai retrouvé une phrase de votre femme dans un article qui vous était consacré. Elle disait à votre sujet : "Quand on ne le connaît pas, il a une image lisse et très calme, mais quand il défend une cause, il la porte jusqu'au bout de manière appuyée et tenace." Ca veut dire que vous cachez bien votre jeu ? -Je ne sais pas si je cache bien mon jeu, mais j'ai un caractère assez fort de par mon territoire et mes origines et qu'on peut parfois ne pas s'attendre à ça quand on me voit au premier abord. -C'est un avantage stratégique, vos adversaires ne se méfient pas. -Je pense qu'il faut qu'on aille au-delà des sujets de méfiance,
mais je suis quelqu'un de franc d'entier et qui dit les choses comme il les pense. -On va en revenir à cette réforme des retraites de 2010, celle sur laquelle était intervenu Olivier Dussopt à l'époque, parce qu'elle tient une place particulière dans votre parcours politique. C'est cette réforme-là qui a déclenché votre premier engagement. Au lycée. Vous aviez 17 ans, c'est ça ? -C'est ça, j'étais en première au lycée. -C'est vous sur la barrière, la photo n'est pas top qualité. -Oui, mais c'était il y a longtemps et j'avais même les cheveux longs à l'époque. Effectivement, ça a été mon premier engagement public sur une question de société et donc j'avais organisé avec quelques camarades, une mobilisation dans ma ville natale
et où je vis encore, Oloron-Sainte-Marie, et où on avait organisé des assemblées générales dans les différents établissements, on avait créé des espaces de discussion et de mobilisation. -Vous aviez bloqué le lycée, carrément. -On avait fait un barrage filtrant, puis un blocage, et on avait surtout organisé une manifestation dans la ville. -A cette occasion, vous êtes allé voir la proviseure en lui disant que le maire d'Oloron vous soutenait. -Pas en lui faisant croire, j'avais rencontré le maire d'Oloron Bernard Uturi, qui l'est toujours aujourd'hui et qui est un peu mon mentor en politique et qui partageait les revendications qu'on portait. -Marie-Lise Bistuet, qui est la première adjointe, je crois, elle raconte que...
c'était un peu ambigu quand même, vous prévaliez du soutien du maire pour faire sortir les élèves du lycée pour qu'ils aillent manifester. Je dis ça parce que vous avez été CPE par la suite et pas sûr qu'en tant que CPE vous auriez apprécié ça. -Il se trouve que j'étais il y a quelques jours justement de nouveau au lycée supérieur sur un sujet de carte scolaire et que j'ai croisé mon ancien principal qui est aujourd'hui conseiller municipal d'une commune et qui disait que je ne pouvais faire que CPE parce que je connaissais déjà toutes les stratégies et tout ce qu'il fallait faire ou pas en tant qu'élève. -Un sujet plus grave. Vous avez perdu vos deux parents étant enfant, puis adolescent, et vous faites un lien entre ce drame personnel et votre engagement politique précoce.
Quel est ce lien ? Comment vous expliquez cela ? -Je n'ai pas l'habitude de parler de ma vie personnelle publiquement, mais effectivement, ça a été un point de... Auxquelles j'apporte toujours de l'importance, sur le fait de devoir lutter contre les inégalités et encore plus quand elles sont faites par la vie et qu'elles sont d'une injustice totale parce que personne ne mérite de vivre ce que j'ai pu vivre et que l'Etat, pour moi, doit être là pour gommer ces inégalités de départ et qu'elle doit apporter des solutions à ceux qui ont moins, à ceux qui sont nés au mauvais endroit, au mauvais moment, dans des conditions plus difficiles que les autres et que c'est par les services publics,
c'est par l'Education nationale, c'est par l'égalité des chances qu'on peut arriver à gommer ces blessures ou en tout cas ces... -Vous avez vécu comme des injustices personnelles, c'est ce que vous dites. Vous répétez souvent que vous faites de la politique pour améliorer la vie des gens. C'est aussi ça qui a motivé votre choix de devenir CPE ? Améliorer la vie des élèves, en l'occurrence ? -Oui, je savais que j'étais très attiré par l'enseignement, par le milieu scolaire. Et je me suis dit qu'avec mon passé d'élève parfois un peu turbulent... -Dans un collège de Seine-Saint-Denis, c'est ça ? -C'était mon collège à Saint-Denis où j'ai passé plus de cinq ans et ça a été une expérience personnelle et professionnelle extraordinaire parce que je viens d'un milieu rural
où on pense avoir une fracture et de ne pas avoir le même accès que ceux de la ville et j'ai fait ma carrière professionnelle en éducation prioritaire là où on retrouve la même fracture et je pense que c'est notre rôle comme parlementaires de trouver des réponses que ce soit pour le milieu rural comme pour le milieu urbain et en difficulté. -Vous êtes engagé dans un syndicat en tant que CPE, mais politiquement vous avez attendu 2020 pour vous présenter à des élections, aux municipales à Oloron-Sainte-Marie, sur la liste du fameux maire que vous étiez allé voir en tant que lycéen à l'époque, il vous avait repéré à cette occasion ? Ca s'est fait comme ça ? -J'ai l'habitude de dire que j'ai commencé la politique par la politique municipale, et effectivement, avec Bernard,
qu'on voit ici, qui est mon mentor, je l'ai rencontré au moment des manifestations, et j'ai gardé un lien, presque une filiation très personnelle avec lui parce que j'ai beaucoup appris et je pense que c'est une personne assez extraordinaire qui met fin à sa carrière politique à l'issue de son mandat et qui incarne ce qu'il y a de plus beau en politique, l'engagement personnel au service des autres et à essayer d'améliorer au quotidien la vie. -Donc à partir du moment où vous avez été élu conseiller municipal, tout est allé très vite. En 2022, vous avez obtenu l'investiture de la NUPES aux législatives et vous l'avez emportée à quelques voix près. Vous avez succédé à un certain Jean Lassalle qui ne se représentait pas. Est-ce que vous voyez des points communs avec lui
et des différences ? -L'amour du territoire et l'envie de servir les gens. Après, on n'a pas la même ligne politique, pas la même façon de faire la politique. -Votre circonscription, vous en parliez, elle est à cheval à la fois sur le Pays basque et le Béarn. Ce sont deux territoires qui sont ancrés dans des cultures très fortes, dans des langues, des identités très affirmées, mais qui sont différentes. C'est compliqué à gérer pour un député, ça ? -J'ai la chance d'être les deux, d'être basque par justement mes grands-parents et mon père et d'être béarnais de naissance et que je n'oppose pas ces deux cultures et ces deux territoires. -Mais vous ne parlez pas le basque.
Est-ce que ce n'est pas un handicap électoral ? -Je ne sais pas si c'en est un. En tout cas, ça fait partie des regrets que j'ai sur ma vie parce que ma grand-mère le parlait, que toute ma famille au Pays basque espagnol, au Pays basque sud le parle et que je regrette de ne pas l'avoir pu l'apprendre en étant jeune et ça fait partie des raisons pour lesquelles je me bats aujourd'hui pour que les nouvelles générations puissent avoir accès à un enseignement, que ce soit pour le basque ou pour l'Occitan, un enseignement facilité et étendu sur toutes les écoles. -Qu'ils soient Basques ou Béarnais, vos électeurs sont confrontés à un problème commun, c'est la difficulté à se loger dans votre territoire à cause des locations touristiques
de courte durée. Du type Airbnb. En gros, c'est plus rentable de louer en Airbnb que de louer à l'année à quelqu'un qui habite sur place. Avec la députée Annaïg Le Meur, vous avez fait voter une loi pour encadrer ces locations de courte durée, en 2024. Est-ce que vous en voyez déjà les effets sur votre territoire ? Ca va se faire progressivement ? -Mon territoire a été précurseur sur ces sujets-là. L'agglomération Pays Basque avait déjà mis en place certaines mesures et il fallait aller plus loin, il fallait donner plus d'outils aux élus locaux, plus d'outils et d'objectifs de loger les gens durablement parce qu'on pourra toujours parler de réindustrialisation, de services publics, d'équité dans les territoires. Si on ne règle pas la question du logement qui est centrale pour moi
dans les politiques publiques, tout ce qu'on fera à côté sera soit insuffisant, soit inefficace. -Les premiers résultats, c'est plutôt pour 2026 ? -On a de plus en plus de communes qui se saisissent des outils mis en place et on regarde l'agglomération Pays Basque, l'embolie du nombre de meublés de tourisme a été arrêtée et on revoit des offres de logements qui avaient disparues. -On critique souvent les députés sur leur incapacité à mettre de côté, si l'on peut dire, leur étendard politique pour travailler ensemble. Vous l'avez fait avec Annaïg Le Meur sur cette loi. Qu'est-ce qui a rendu possible ce travail transpartisan ? -L'intérêt général. L'intérêt général de dire qu'il fallait apporter des réponses rapidement au territoire et que ça dépassait les clivages politiques.
-Vous continuez avec elle aujourd'hui sur cette thématique du logement, sur d'autres sous-thématiques ? -Tout à fait, et même au-delà, avec Annaïg, on continue sur l'encadrement des loyers, mais sur d'autres sujets où on arrive à parler avec des parlementaires des différents groupes de gauche jusqu'aux groupes du centre et de la droite, à essayer de trouver des mesures qui peuvent aller jusqu'au bout. Aujourd'hui, c'est un impératif pour moi de trouver des réponses adaptées à la crise du logement, même imparfaites, au moins on apportera notre pierre à l'édifice. -On va passer au quiz de l'émission, je vais vous proposer des débuts de phrases et vous allez devoir les compléter. Ma technique pour faire taire les chahuteurs, à l'Assemblée en l'occurrence ?
-De parler plus fort qu'eux ? -Le CPE, il faisait ça avec les élèves au collège ? -Non, mais j'ai réussi. J'arrivais avec mes élèves à avoir une relation de confiance et ils savaient ce que j'attendais d'eux. Et après, je suis pas CPE dans l'hémicycle, même si parfois, dans mon groupe, on m'y renvoie. Mais non, j'essaye de faire en sorte que les débats puissent se tenir le mieux possible. -Ceux qui refusent le "tilde" à mon prénom ? Un tilde, c'est la petite vague... -Tout à fait.
Je ne comprends pas. Je ne comprends pas ce qu'un tilde et ce que nos langues peuvent enlever à la République. -Il faut peut-être expliquer, c'est qu'on appelle ça un signe diacritique et dans l'Etat civil, c'est interdit. La République le refuse. -Tout à fait. Alors, ça avait été autorisé par la loi Molac, mais un certain nombre de parlementaires avaient saisi le Conseil constitutionnel qui avait censuré cette disposition de la loi Molac, justifiant que c'était une atteinte à la République. Je considère que c'est justement une atteinte à mon histoire personnelle et à l'histoire de tous ceux qui utilisent ces signes diacritiques et plus largement qui utilisent nos langues pour vivre. Pour certains, c'est peut-être symbolique, mais pour nous qui ne l'avons pas sur nos documents officiels,
ça ne l'est pas du tout. -Enfin, le planté de bâton... -C'est toute ma vie et ma jeunesse, oui, parce que mon père était moniteur de ski et donc j'ai fait beaucoup de ski de compétition étant jeune et j'ai passé une partie du monitorat pour être moniteur de ski pendant près de dix ans, de mes 17 à mes 27 ans à peu près. Et j'ai même réussi à amener mes élèves de Saint-Denis à Gourette, justement, leur faire découvrir le ski. Et parce que ce n'est pas qu'un sport de riches et d'aisés, je pense que chacun devrait avoir accès aux sports d'hiver et à la montagne. -Merci beaucoup, Inaki Echaniz, d'être venu. -Merci à vous. Générique de fin
Iñaki Echaniz