Canicule: la ministre de la Santé Stéphanie Rist appelle à "ne pas gonfler l'activité" des urgences
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Merci Alizé Boissin à La Bastille avec Maxime Barillet, notre invité ce soir Stéphanie Ries. Bonsoir, merci beaucoup Madame la Ministre d'être là. Vous êtes ministre de la Santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées.
On a beaucoup de questions à vous poser évidemment dans ce contexte de canicule extrême qui va durer toute la semaine prochaine. Vous avez déclaré que les fêtes de la musique étaient toujours au fond un moment de tension. Est-ce que vous êtes inquiets de ce soir à la fois pour la situation faite de la musique ?
On voit tout se passe bien, on l'a vu avec Alizé à l'instant du côté de la place de la Bastille mais il est encore tôt, il n'est pas encore 21h, il y a de l'alcool, il y a une interdiction de boire de l'alcool mais elle n'est pas forcément toujours respectée. Est-ce que vous êtes inquiets ce soir à la fois pour ce soir et pour les jours qui viennent ? Écoutez j'espère qu'il y aura une responsabilité collective individuelle et que la fête se passera bien, c'est vraiment tout ce que je souhaite.
Je serai vers 22h au Samu de Paris pour déjà remercier les équipes de leur engagement mais aussi pour voir la situation et essayer de noter dans quel état se trouvent nos services de Samu, d'urgence pour cette nuit. On sait que la fête de la musique, vous l'avez dit, il y a un moment un peu de tension dans les services d et c'est la raison d'autant plus pour laquelle on demande qu'il n'y ait pas d'alcool sur la voie publique, de limiter en fait la consommation. Et aussi parce que individuellement quand vous consommez de l'alcool, et qu'il fait très chaud, vous savez, ça bloque une hormone qui d'habitude fait que vous êtes hydraté et donc vous vous déshydratez beaucoup plus vite.
Vous faites beaucoup plus de malaise qui vous emmène aux urgences. On a besoin de pas gonfler l'activité de ces urgences parce qu'on est à presque 5 jours du début de la canicule et donc il y a aussi des personnes âgées qui commencent tout doucement d'arriver aux urgences. Et il faut qu'on puisse s'occuper de l'ensemble des patients. et notamment des plus fragiles.
Quand on voit ces images du canal Saint-Martin, alors c'est très festif, c'est le premier jour de l'été, c'est la fête de la musique bien sûr, mais on voit quand même 49 départements qui seront en vigilance canicule demain. Est-ce que les Français, de votre point de vue, ont pris au fond la mesure des risques sanitaires qui sont importants, même si on a déjà eu des canicules par le passé ? Elles sont de plus en plus violentes et de plus en plus difficiles à vivre, notamment pour les personnes les plus fragiles. – Oui, je crois que c'est important de comprendre ce que fait la chaleur sur notre corps, en fait.
Et notamment dans les températures très hautes comme on a sur la moitié de la France et presque la totalité si on prend les zones en vigilance orange. En fait c'est cette accumulation de la chaleur tout au long de la semaine qui va arriver, qui va faire que le corps petit à petit va de moins en moins se réguler. Et alors vous rajoutez de l'alcool dessus, ça casse le thermostat que vous avez qui permet à votre transpiration de se faire et à réguler votre hydratation.
Donc en rajoutant de l'alcool ce soir à la fête de la musique mais pour les jours qui viennent aussi, votre corps n'arrive plus à maintenir une température qui doit être maintenue de façon très homogène parce que sinon il peut y avoir des répercussions de malaise sur le cerveau mais aussi sur le cœur. Et les personnes qui sont fragiles du cœur mais les jeunes aussi en bonne santé peuvent avoir un retentissement et du coup des malaises voire arrêt cardiaque. Donc c'est très important.
Priorité au direct, je vous interromps d'écouter Emmanuel Macron à l Ce soir, toutes celles et ceux qui nous protègent et qui vous protègent en particulier dans ce moment un peu particulier de canicule. Évidemment les forces de l'ordre mais aussi les les soignants, nos soignants, nos forces de sécurité civile, nos sapeurs-pompiers, nos bénévoles, les élus qui sont mobilisés. Il y a beaucoup d'activités en plus et ils sont tous mobilisés, y compris aujourd'hui.
Et donc je leur suis très reconnaissant, j'étais à l'instant avec le Premier ministre, et il a tenu hier une cellule interministérielle de crise. Une autre se tiendra évidemment demain. On va tous être très vigilants.
Et en étant vigilants vous-mêmes, pour vous, pour vos plus proches, pour les plus vulnérables, on les aide. Et donc c'est très important de suivre toutes les recommandations, de faire la fête et d'être heureux dans ce moment-là, mais de l'être en étant vigilants par rapport à la température qu'il fait, en prenant soin de chacun et en faisant attention à tous. Très belle fête de la musique, mesdames et messieurs, à toutes et tous.
Soyez les bienvenus à l'Elysée. Et avec Brigitte, on vous souhaite une très une très belle fête de la musique. Voilà, donc on vient d'écouter l'intervention du président de la République traditionnelle Fête de la Musique.
Tous les ans, ça se passe aussi à l'Elysée. Léopold Haudbert nous a rejoint sur ce plateau du service politique de BFM TV avec des messages de prévention et de solidarité répétés à plusieurs reprises. Aujourd'hui on vient de l'entendre mais ce n'est pas la première fois aujourd'hui que le président s'exprime dans ce sens-là.
Absolument, il l'a déjà dit dans plusieurs interventions télévisées lorsque cette cette canicule, commençait à pointer le bout de son nez. Il a reposté pendant la journée un message de prévention à destination du grand public. Et puis c'est vrai qu'il y a cette information qu'il nous redonne, même qu'il nous donne tout court précisément dans cette prise de parole.
Il a échangé avec le Premier ministre quelques minutes avant cette montée sur scène, donc dans le cadre de cette fête de la musique à l'Elysée. Et je vous voyais acquiescer, Madame la ministre de la Santé, donc demain Nouvelle cellule interministérielle de crise consacrée à la canicule. On va rappeler pour les personnes qui nous regardent, c'est cet endroit au ministère de l'Intérieur où on se réunit lorsqu'il y a un sujet majeur à traités pour se coordonner avec les différents services de l'État.
Hier, il y a eu cette première réunion autour du Premier ministre avec l'ensemble des ministres concernés, dont Stéphanie Riste, ministre de la Santé. Et aujourd'hui, même type de réunion, mais à l échelle des directeurs de cabinet, ce sont les bras droits finalement des ministres qui se sont réunis pour une réunion de suivi. Donc on est vraiment là, on s'en rend compte dans cette déclaration du chef de l'État, dans un processus qui va durer avec des réunions qui vont se poursuivre, l'objectif c'est se coordonner.
Peut-être que vous pouvez nous expliquer un peu ce qui se passe justement madame la ministre dans ce type de réunion et à quoi s'attendre demain suivi encore cette canicule donc ? Oui c'est très important parce que notre travail c'est vraiment d'anticiper et on sait qu'on est face à un événement qui est très intense et qui va durer et donc on doit anticiper alors pour ma partie sur la tension sur le système de santé mais chacun des ministères, on était 14 ministères représentés hier à la réunion autour du premier ministre, abordent ces sujets soit l'éducation, les transports etc. Donc c'est vraiment des moments très importants parce que, alors pour moi en tant que ministre de la santé il peut y avoir des répercussions sur l'ensemble aussi des autres ministères.
Donc c'est un moment de coordination, d'émettre une doctrine globale, ce qui a été fait hier par le premier ministre, c'est-à dire un cadre tout en laissant localement, puisqu'il faut s'adapter aux situations locales, les préfets, les agences régionales de santé agir. C'est aussi un moment de remontée d'informations auprès du Premier ministre, de remontée de terrain. C'est une crise à l'échelle départementale dans chaque département ?
C'est ce qu'il faut expliquer aussi aux personnes qui nous regardent ce soir ? Oui, il y a ce qu'on appelle les COD, c'est des cellules départementales où l'ensemble des acteurs de sécurité civile, de santé autour du préfet et des agences régionales de santé sont réunis. Vous parliez de coordination entre les ministres, vous avez eu cette formule concernant les écoles, on rappelle que demain 845 établissements sont fermés, vous avez dit il ne faut pas avoir la main qui trempe pour fermer les écoles.
Vous visiez qui au fond ? Votre collègue de l'éducation, vous pensez qu'il y aurait fallu un mouvement plus vaste de fermeture vu les conditions météo attendues ? Pardon si je me suis mal exprimée, mais l'idée est de dire que chacun doit être en responsabilité.
Les maires ont la responsabilité des écoles, les écoles primaires. Les maires connaissent leurs écoles. Vous avez des écoles qui sont dans des algécos, parce qu'elles sont en travaux, par exemple, et dedans, il fait des temperatures à plus de 50 degrés.
Donc évidemment, il ne faut pas avoir la main qui tremble, il faut fermer, on ne peut pas laisser des enfants C'est votre crainte qu'il y ait des mains qui tremblent et qu'à certains échelons, il n'y ait pas de mesure peut-être radicale, impopulaire. J'avais eu ce mot-là en anticipation il y a plusieurs jours déjà. Et ce que je peux constater, des retours et des chiffres que vous avez donné de fermeture d'établissements, on voit bien que chacun est face à ses responsabilités de façon tout à fait évidente puisqu'il y a des établissements qui sont fermés.
Et encore une fois je crois qu'il faut faire confiance. Moi je serai au SAMU avec le maire de Paris tout à l'heure. Les maires connaissent leur ville et savent les établissements où il y a des difficultés ou pas.
Moins de 1000 écoles fermées demain, il y a 60 000 établissements en France, c'est une goutte d'eau au fond vous êtes médecin de formation, est-ce que au fond accueillir des enfants fragiles dans des classes à plus de 40 degrés, il n'y a pas un problème, un risque sanitaire demain pour les enfants ? Alors encore une fois moi je maintiens que c'est très important que ce soit fait localement, il y a aussi des enfants qui habitent dans des appartements où il fait plus de 40 degrés aussi et où il n'y a pas forcément les parents sont au travail et où évidemment il faut faire la sécurité sur la continuité du service public. C'est tous ces enjeux qu'il faut prendre en compte et qui sont connus du terrain et c'est pour ça que les discussions entre le recteur, le préfet, le maire, les directeurs d établissements me paraissent très, très...
Pardon, est-ce que c'est pas aussi une façon de passer la patate chaude finalement aux collectivités ? Voyez localement, la réponse sera territoriale et ne pas prendre de mesures peut-être radicales, peut-être impopulaires encore une fois parce que ça demande une organisation pour tous les parents, mais peut-être des mesures qui seraient malgré tout nécessaires dans les prochains jours. On rappelle et on va le voir avec Loïc Rivière dans un instant, la France n'a jamais connu une telle situation et ça va durer au moins une semaine.
En fait depuis la canicule de 2003 notre état est très bien organisé, ce qui n'était pas le cas en 2003. J'étais médecin à l'époque, on ne comprenait pas trop ce qui se passait, il n'y avait pas d'interministériel etc. Maintenant l'organisation elle est Elle est très claire.
Il y a l'alerte de météo, Santé publique France analyse l'impact sanitaire. Ensuite, il y a le centre de crise au ministère de la Santé qui se met en route et qui coordonne l'ensemble des ministères, puis ensuite il y a des informations, des sensibilisations des doctrines qui sont adressées aux acteurs locaux que ce soit les agences régionales de santé les rectorats, ce qu'a fait le ministre de l'éducation dès le début, en envoyant une doctrine à ces rectorats pour discuter. Mais je rappelle vraiment que les compétences des écoles, elles sont des maires.
C'est les maires qui ont la compétence des écoles élémentaires. Donc c'est évident qu'il faut, en plus parce qu'ils connaissent bien leurs établissements, voir avec eux ce qu'il faut fermer. C'est ensemble que ça se fait.
On l'a dit, les comités sont départementaux avec l'ensemble des acteurs. Honnêtement, sur le terrain, c'est vraiment des discussions qui se font entre les services de sécurité, de sécurité civile, des fois les actions sociales, etc. On a des témoignages de centaines de parents qui ne savent pas ce soir au fond s'ils vont emmener leurs enfants demain à l'école et le sentiment qu'on a c'est que ils sont un peu pas livrés à eux-mêmes mais en tout cas c'est à eux qu'incombe font la responsabilité de prendre cette responsabilité pour leurs propres enfants alors pour les collèges et lycées l'information est sur ce qu'on appelle le pronote ou l'ENT c'est à dire le carnet de notes de l éducation nationale numérique et pour les écoles élémentaires les informations ont dû être faites par les mères si les écoles sont fermées vous par exemple vous emmèneriez votre enfant à l'école demain vu les conditions et s'ils étaient dans une école qui n'est pas climatisé j'ai malheureusement des enfants trop grands je me suis honnêtement je pense qu'une école on peut pas raisonner comme ça vous avez des écoles qui sont rafraîchies qui ont des cours oasis dont les où on sait que les enseignants évidemment vont faire attention de laisser les enfants à l'ombre pendant la récré vont faire attention de leur apporter de l ça me paraît tout à fait faisable et puis vous avez des écoles comme je le disais tout à l'heure où on sait que c'est pas la même condition donc c'est une histoire de sécurité Soit il y a une sécurité à l'école et cette décision, elle se fait préfet, maire pour une école donnée.
Soit il n'y a pas de sujet de sécurité, il n'y a pas de raison de la Donc ce que vous nous dites ce soir, c'est fermer les écoles, en tout cas ceux qui ont cette responsabilité, ce pouvoir-là, si besoin demain et si on sent qu'à la fois le sujet de sécurité, à la fois pour les enfants et aussi pour le personnel l'enseignant exactement le sentiment que vous avez Léopold de haute vers peut-être une question à la minus c'est vrai qu'il ya malgré tout au sein du gouvernement et j'imagine il y a eu un débat peut-être pendant ce fameuse ces fameuses cellules de crise ces dernières heures. Alors, il y a des débats, mais honnêtement, à La Réunion hier, on était à peu près tous d'accord. Et ce qui était important, c'est qu'il y ait un un cadre clair du gouvernement, qu'on ne parte pas chacun dans nos décisions sans que ce soit coordonné.
C'est ce qu'a fait le Premier ministre. On en parle beaucoup, mais cette canicule, ce spectre de la canicule de 2003 vous vous constatez vraiment un avant et un après colossal et on le répète aussi nous à longueur de temps c'est à dire qu'il ya beaucoup beaucoup de choses qui ont été mises en place depuis cette canicule le recensement des personnes vulnérables notamment par les mairies personnes âgées juste également ce niveau cette échelle de niveau vert jaune orange rouge est ce qu'on doit encore aller plus loin aujourd'hui est-ce qu'il ya des marges de manoeuvre supplémentaires que vous vous avez ciblé en tant que ministre de la santé Je crois qu'on a encore, collectivement, repéré les personnes isolées. Les personnes âgées, isolées.
Il y a un énorme travail des collectivités moi j'avais fait le dans dans ma circonscription quand j'étais député le tour des des mairies pour voir dans l'épisode de canicule comment elles agissaient vraiment c'est un travail énorme qui est fait par les mairies mais les mairies ils ne peuvent pas tout, parce que si on ne leur signale pas, parfois elles n'ont pas la connaissance. Donc je crois que vraiment ce sujet de la personne isolée, du fait de se dire, est-ce que mon voisin, il a de la famille qui est venu le voir ou qui l appelle ou est-ce que c'est moi qui y vais ? Je pense qu'on a individuellement, chacun à se poser cette question.
On a une marge de progression. Les personnes fragiles, donc celles qui sont évidemment âgées, celles qui ont des maladies chroniques sont celles qui vont arriver dans les services d'urgence malgré toute l'organisation l'anticipation. Alors j'espère beaucoup moins qu'en 2003.
Maintenant, en plus, les professionnels de santé que j'ai réunis samedi, d'ailleurs, je tiens à les remercier parce qu'ils ont réaffirmé le fait qu'ils sauront bien cette semaine sur le terrain pour aussi, par exemple, certains ont pris des initiatives pour se déplacer au domicile de ces personnes-là, pour aller vérifier, voir si ça allait. Donc tous les professionnels de santé ont maintenant une connaissance, je scientifique de la canicule, qu'on n'avait pas en 2003. On ne savait pas que certains traitements, par exemple, étaient dangereux avec la chaleur, ce qu'on a appris depuis.
Vous restez avec nous, Madame la Ministre. On retourne un instant sur le terrain. On retrouve Julie Roser.
Vous êtes à Nantes, Julie, aux côtés je crois de la sécurité civile qui est évidemment sur le pont ce soir de fête de la musique. Tout à fait, on est ici avec Chloé Berthaud dans un des trois postes de secours avancé qui a été mis en place par la mairie de Nantes. Je suis avec Anthony Lariche, vous êtes responsable de ce poste de secours.
Expliquez-moi quelles sont vos missions ici ? Alors nos missions aujourd'hui c'est d'assurer la sécurité des spectateurs et des des festivités. Actuellement, on est sur un poste de secours qui est pris en charge par l'UNAS, Association Agrée des Sécurités Civiles.
On est autour de 16 secouristes et un médecin. L'objectif, c'est de prendre en charge les victimes au maximum du possible pour éviter de saturer les urgences et de faire le boulot pour pouvoir les soigner qui repartent saines et sauves chez eux. C'est quoi l'idée là ?
Vous avez du matériel pour soigner les petits bobos et éviter que les gens se retrouvent aux urgences c'est ça ? Alors là aujourd'hui on a du matériel pour la bobologie mais aussi pour des prises en charge plus graves et c'est pour ça qu'on a un médecin. On a tout le matériel urgentiste pour prendre en charge une victime en termes de détresse c'est respiratoire, arrêt cardiaque, grosses plaies comme une ouverture du pied ou autre.
L'objectif c'est de prendre en charge un maximum d'interventions pour après derrière soigner les personnes et qu'elles repartent en bonne et due C'est quoi le plus gros risque sur une soirée comme ça très festive où il fait très chaud ? Alors là, il fait très chaud. C'est le mélange qu'on connaît tous, alcool et chaleur.
L'objectif c'est que l'alcool déshydrate et si on ne boit pas d'eau, le corps se déshydrate aussi. Et puis derrière on devient fatigué, on a des malaises, des vertiges et on peut faire perte de connaissance. Donc la chose la plus grave aujourd'hui, c'est le mélange alcool et chaleur.
Et c'est pour ça que toutes les autorités, on est au pied de guerre pour veiller à ce que tout se passe bien dans un événement de fest qu'est aujourd'hui merci beaucoup anthony et donc vous le savez on est dans un des départements en vigilance rouge donc l'alcool est interdit sur la voie publique mais évidemment dans les bars il est toujours possible de consommer de l'alcool et puis n'oubliez surtout pas de consommer de l'eau parce qu'il fait encore 35 degrés ici ressenti 39 à Nantes merci Julie Roser avec Chloé Berthaud à Nantes pour BFM TV Madame la ministre, vous êtes en première ligne évidemment dans cet épisode caniculaire en tant que responsable et ministre de la Santé. Est-ce que des premières informations que vous avez, il y a déjà une tension accrue sur le système hospitalier, sur les services des urgences selon les premiers éléments dont vous avez à disposition ? Sur les premiers éléments que j'ai, il n'y a pas de tension sur les services d'urgence aujourd'hui.
Il y a une augmentation des appels au SAMU de l'ordre de 20 à 30 %, ce qui est normal. Donc, c'est des signaux faibles d'augmentation liés à la chaleur. Mais là, ce que je voudrais, moi, ce qui me marque beaucoup et je voudrais vraiment appeler une grande vigilance, c'est sur les décès liés aux baignades.
On est en temps de chaleur, alors évidemment avec l'alcool en plus, mais même sans alcool. Rappelez, si vous êtes des grands-parents, des parents ou des jeunes qui nous écoutez, n'allez pas vous baigner dans des endroits interdits. Beaucoup se baignent dans des fleuves, dans des rivières, à des endroits qui sont pas autorisés.
Parfois, c'est dangereux et si c'est interdit, c'est que c'est dangereux. et la chaleur on peut faire des chocs thermiques en allant dans l'eau vous savez la différence de température entre l'eau et l'extérieur et alors surtout si vous avez pris un peu d'alcool en plus ça aggrave Et malheureusement, on a déjà trop de décès à ce jour pour des baignades. J'en appelle vraiment à la vigilance.
Je sais que quand on est jeune, c'est difficile de se dire j'ai chaud, je ne vais pas aller me baigner, peut-être se décaler à l'endroit où c'est autorisé. Est-ce qu'on a des messages notamment d'urgentistes qui sont inquiets pour la semaine prochaine ? Quelles consignes vous avez données ?
Est-ce qu'il y a des moyens supplémentaires qui vont être mis en place très concrètement comment vous gérez ça et comment vous allez faire face à l'afflux attendu, encore une fois, de passage aux urgences dans les prochains jours ? Alors on avait déjà eu des réunions pour préparer la période estivale même si on n'est pas encore tout à fait rentrer dedans mais on s'en approche et j'ai pu revoir hier les professionnels de santé alors on a des organisations, des plans, le plan Orsan, plein de plans qui permettent de graduer la réponse de l'hôpital à un afflux massif de personnes ou des mesures à prendre, de renforcement d'équipe là encore. C'est établissement par établissement avec les agences régionales de santé, que se dérouleront ces plans.
Ça peut être du renfort. Mais là aussi, c'est très localement. Ce n'est pas moi où je suis qui vais dire dans tous les hôpitaux, on va augmenter.
C'est local en fonction des besoins. Donc on suit de très très près, on est très en lien évidemment avec les acteurs de terrain parce que sinon on n'est pas efficace. – Loïc Rivière, je crois que vous aviez une question pour la ministre. – Oui, je me permets de rappeler le contexte rapidement, cette année 2026 est véritablement exceptionnelle, ce n'est C'est pas pour cela d'ailleurs que ce type d'événement n'était pas attendu depuis des années.
La carte qu'on diffuse depuis cet après-midi est inédite, du jamais vu. 49 départements en vigilance rouge, 40 départements en vigilance orange. Le contexte, c'est un printemps le plus chaud jamais enregistré et c'est surtout cette canicule inédite au mois de mai avec une occurrence millénaire en réalité en ce qui concerne les records battu.
Je me demandais finalement quels ont été les enseignements de cette canicule qui a eu lieu il y a moins d'un mois pour cette canicule maintenant, qui est précoce elle aussi et qui a débuté avant le solstice d été. Typiquement, en termes très concrets, nous avons laissé le centre de crise activé depuis le mois de mai puisque ça nous permet cette coordination interministérielle et ces mesures de prévention. Vous avez pu voir qu'on augmente aussi en graduation sur la communication, sur la prévention qu'on peut faire depuis quelques heures.
Vous voyez des spots publicitaires, il y a des messages sur l'autoroute. Vraiment, on peut éviter des décès avec la prévention. C'est pour ça que je le dis et les gens me disent qu'il ne faut pas infantiliser.
Mais ce n'est pas infantiliser que la prévention évite des décès. Donc oui, il faut boire de l'eau et je le redirai parce qu'on a vite fait d'oublier de temps en temps. Oui, il faut boire de l'eau, beaucoup, évidemment.
Il ne faut pas faire de sport quand on est en « Vigilance rouge », le corps va accumuler cette chaleur au fur et à mesure des jours. Même si vous êtes en bonne santé, vous vous dites que c'est le matin, ça va aller, mais sauf que ça fait quelques jours déjà que votre corps a accumulé de la chaleur, donc vous pouvez aussi faire des arrêts cardiaques alors que vous êtes jeune. Donc je pense que c'est très important de redire les mesures de prévention, parce qu'on est dans cette anticipation pour éviter le maximum de décès liés à cette canicule.
On voit, madame les ministres, la question qui se pose sur l'écran. Nos hôpitaux sont-ils prêts ? Ce soir, vous nous dites que les hôpitaux français sont prêts à faire face à la canicule extrême, record, jamais vue, qui s'abat sur le Je dis que les professionnels sont formés, sont sensibilisés et sont engagés.
Nous avons des bons professionnels de santé dans notre pays. Nous avons un nombre d l'établissement important, nous allons faire face comme nous le faisons. Il est important que chacun comprenne aussi que son comportement individuel, notamment ce soir dans la fête de la musique, peut entraîner des difficultés pour notre système de santé.
On a une responsabilité, chacun, à faire aussi que nos soignants puissent travailler dans de bonnes conditions. Merci beaucoup Madame la ministre d'être venue sur ce plateau pour nous expliquer la façon
Stéphanie Rist