Alexandre Ouizille et Arthur Delaporte | LCP, Lundi C'est Politique 12/10/2026
Audio original de l'émission.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 39 %Attaque 42 %Défensif 19 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 82 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:34OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous ne craignez pas que ça se reproduise, ce genre d'événement ?
- 4:24FerméeRéponse directe
Est-ce que là, vous êtes assuré que tout le Parti Socialiste sera derrière Raphaël Glucksmann ?
- 5:16OuverteRéponse directe
Comment vous allez inclure tous ces électeurs et tous ces candidats qui ont perdu ?
- 6:15OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous attendez d'Olivier Faure, qui est toujours premier secrétaire du Parti socialiste ?
- 8:14OuverteRéponse directe
Est-ce que vous craignez une fuite de l'aile gauche du parti socialiste vers un candidat plus à gauche ?
- 9:18OuverteRéponse directe
Comment vous allez faire concrètement pour construire le projet du candidat ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 10:04Invité politiqueChiffre
« augmentation de la taxation des super héritages au-delà de 2 millions d'euros pour financer une augmentation de salaire entre un SMIC et 4 000 euros. »
- 10:27Invité politiqueChiffre
« 1 300 euros pour un salarié à 2 100 euros par mois, 1 300 euros par an. »
- 12:08Invité politiquePromesse
« il est favorable à l'abrogation de la réforme Borne. »
- 22:35Invité politiqueFait
« Il y a l'extrême droite, il y a la droite, il y a la gauche démocratique, et il y a le mélancholisme. »
- 27:51Invité politiqueFait
« C'est un mouvement de jeunesse, de soutien à Raphaël Guzman. Et je crois qu'ils sont en train de travailler et que les choses sont dans la marmite. »
- 27:57Invité politiqueFait
« Les revendications légitimes de la jeunesse des lycéens qui se sont exprimées, des classes qui ne sont pas surbondées, des lieux d'apprentissage qui sont dignes de ce nom. »
- 29:03Invité politiqueFait
« Par exemple, le fait de sanctionner les familles entières sur la question des APL, des aides qui leur sont adressées, non. Ce n'est pas possible. »
- 30:01Invité politiqueFait
« Le gouvernement, nous lui avons écrit. Nous lui avons dit, comme chaque année, nous sommes prêts, parce que c'est notre responsabilité de parlementaire, à voir si un compromis était possible. »
- 30:13Invité politiqueChiffre
« Je rappelle que ce budget comporte plus d'économies encore en dépense que le budget Bérou que nous avions censuré. »
- 33:50InvitéFait
« Par exemple, la fiscalisation des dividendes, sur aussi, par exemple, la sécurité sociale de l'alimentation, qui sont des idées neuves. »
- 34:00InvitéFait
« Le bouclier logement pour faire en sorte qu'on puisse avoir un reste à vivre suffisant une fois qu'on a payé son loyer. »
- 34:40InvitéFait
« On veut ce qu'a toujours voulu le Parti Socialiste, qui est dans le programme du Parti Socialiste, une CSG progressive. »
- 35:11InvitéFait
« Vous verrez, c'est écrit, on veut une CSG progressive. »
- 36:42InvitéFait
« Olivier Faure a lui-même dit hier dans son intervention qu'il serait à la fois fidèle au résultat, fidèle à ses principes et qu'en tant que premier secrétaire, dès demain, il serait aux côtés des lycéens et dans les prochaines semaines sur la bataille du budget. »
- 39:06InvitéFait
« Le deuxième point, je pense qu'il a joué de l'opposition avec Jean-Luc Mélenchon et il a su aussi utiliser cet argument comme un facteur de positionnement à gauche. »
- 44:57Locuteur 3Fait
« Ce budget, en l'État, est inacceptable. Il est inacceptable qu'après neuf années qui nous ont mis dans le rouge sur les finances publiques et qui nous ont mis dans le rouge sur les inégalités sociales et sur l'état des services publics, il est inacceptable que le macronisme conserve ces tabous. »
- 45:17Locuteur 3Promesse
« Si la copie de M. Lecornu et du gouvernement ne bouge pas, eh bien oui, il y aura censure. »
- 50:00InvitéFait
« C'est mal engagé parce qu'on a un gouvernement qui ne veut pas discuter sincèrement, qui est trop embarqué dans un duel entre Édouard Philippe et Gabriel Attal. »
- 50:12InvitéFait
« Raphaël Glucksmann n'est pas député. »
- 52:20InvitéChiffre
« Quand on cumule les cadeaux d'Emmanuel Macron en l'espace de 10 ans, on s'est appauvri de l'ordre de 500 à 600 milliards d'euros. »
- 52:32InvitéPromesse
« On change de politique budgétaire. Oui on dit ceux qui ont les moyens de contribuer contribuent. »
- 53:24InvitéFait
« Il y aura soit des ordonnances soit une loi spéciale soit un budget par je ne sais quel miracle mais quoi qu'il en soit à partir du moment où il y a un nouvel exécutif il y aura ce qu'on appelle un collectif budgétaire. »
- 54:20InvitéFait
« Si c'est juste un mauvais budget une position amère et des conséquences en cascade sur la vie des gens ma réponse c'est non. »
Temps de parole
- Invité35 %
- Alexandre Ouizille33 %
- Présentateur10 %
- ?7 %
- Locuteur 65 %
- Invité 24 %
- Locuteur 43 %
- Locuteur 93 %
≈ 27,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Un
nouveau venu dans la course à la présidentielle, Raphaël Glucksmann, élu hier à l'issue de la primaire organisée par le Parti Socialiste avec place publique. Le PS va donc devoir se ranger derrière un candidat qui n'est pas issu de ses rangs directement, mais soutenu par des députés et des sénateurs socialistes. Alors le PS va-t-il soutenir Raphaël Glucksmann sans arrière-pensée ? Les débats à venir, notamment sur le budget de
l
'Assemblée nationale, vont être un test, avec sur les mêmes bancs le président du groupe, Boris Vallaud, qui a soutenu Raphaël Glucksmann, contre le patron du parti Olivier Faure, et François Hollande en embuscade. Bonsoir et bienvenue sur LCP dans l'indice et politique. Bonsoir Hervé, Hervé Gattegnaud de Radio Classique. Bonsoir Elsa, Elsa Vandangava de LCP. Bonsoir Rémi, Rémi Clément de Challenges. Et bonsoir Hugo sur la
chaîne
Twitch LCP Assemblée nationale. Hugo Couturier, Dixit, Hugo au perchoir. Et vous pouvez réagir immédiatement sur la chaîne Twitch donc LCP Assemblée nationale. Notre premier invité,
on
aura deux invités ce soir, puisque les débats ont été multiples au Parti Socialiste. Alexandre Ouisy, bonsoir. Bonsoir. Vous êtes sénateur PS de Loise, vous avez soutenu, vous, Raphaël Glucksmann. Absolument. L'un des premiers faits de campagne, j'allais dire, ça a été hier, au moment, un peu après la proclamation des résultats, Raphaël Glucksmann qui a été enfariné dans la rue. Ça a été une image qui a beaucoup tourné sur les réseaux sociaux, vous qui êtes chargé de la communication de Raphaël Glucksmann. Est-ce que vous ne craignez pas que ça se reproduise, ce genre d'événement ?
D
'abord, Raphaël Glucksmann a répondu ce matin sur France Inter de manière très claire.
Il
ne se laissera pas impressionné, il n'en a pas peur. Il n'empêche que
ce
qui se passe, quand même, est une forme d'empêchement démocratique. C'est de plus en plus régulier. On a de plus en plus de sujets, avec souvent
des
gens qui sont rattachés, d'une manière ou d'une autre, à la France insoumise. Là, en l'occurrence, vous avez des preuves
?
Je vous dis le plus souvent. J'attends de voir. J'ai de premières informations. J'attends d'avoir la suite sur ce cas précis. Est-ce que c'est si grave que ça ? En fait, si vous voulez, la question,
c
'est que quand on est en campagne, il faut qu'on puisse aller et venir, qu'on puisse faire des meetings sans qu'ils soient interrompus. Parce que la démocratie, ce n'est pas qu'un principe. C'est des mœurs démocratiques. On parle de mœurs démocratiques. Donc, quand il y a des mœurs démocratiques dans un pays, on peut faire campagne, on peut se déplacer sans qu'il y
ait
des candidats. Je suis surpris que vous me disiez, est-ce que c'est si grave que ça
?
Je vous
pose une question. Moi, je vous dis pas, je vous pose
une question. C'est intéressant parce que je pense qu
'on
s'est habitué à quelque chose, quelque part, pour se dire, est-ce que c'est si grave que ça ? Oui, ce n
'est
pas grave en soi de prendre de la farine sur soi. Personne n'en meurt. Mais enfin, si toute votre campagne est émaillée de ce type d'incident, il faut quand même se poser des questions sur nos
mœurs
démocratiques.
Alors,
ça,
c'est intéressant parce que vous dites que
vous
n'avez pas peur, mais vous pensez quand même que ça
peut revenir.
C'est possible. On voit bien que les choses se multiplient. Mais pourquoi il
y a
une espèce d'animosité contre Raphaël Guxman ? Je ne pense pas que ce soit spécifique à Raphaël Guxman. On
a vu
qu'il a été secoué dans des manifestations, que ce soit dans une manifestation contre évidence sexiste, un 1er mai à Saint-Étienne. Il y a
eu
quand même pas mal de choses. Pourquoi lui ? Vous voyez bien
qu'il y a à gauche quelque chose qui se passe entre nous, ce que nous appelons la gauche démocratique, et la France insoumise. Et il y a quelque chose qui se passe visiblement. Vous voyez assez rarement, en fait, des militants PS ou place publique aller interrompre des meetings de Jean-Luc Mélenchon.
Mais par exemple, dans la manifestation
contre les violences sexuelles et sexistes,
qu'est
-ce qui s'est passé ? Pourquoi
Raphaël
Guxman
? Je vais au bout de ce que je suis en train de vous dire. On a un sujet avec ce point-là. C'est comment on peut, dans un pays, dans une élection présidentielle, faire campagne tranquillement. Maintenant, moi, ce que je retiens d'hier soir, ce n
'est
pas ça.
On va y revenir. Non, mais il faut quand même,
vous commencez par l'enfarinage, c'est fort sympathique, mais il y a deux électeurs
sur trois... Parce que vous êtes chargé de sa communication. Il y a deux
électeurs sur trois qui ont voté à cette primaire. Moi, je n
'ai
jamais vu ça dans une vie militante et élective. Deux électeurs sur trois qui se sont portés sur un candidat dans une
élection à cinq candidats. On ne va pas faire la soirée d'hier, on va avancer, mais juste une chose. On
ne
peut
pas faire la soirée d'hier, mais on peut
quand même s'arrêter
sur le résultat.
On va y revenir, rassurez-vous, mais juste une chose. Est-ce qu'il y a une plainte qui va être déposée
?
Pour l'instant, il n
'y a
pas de plainte qui ont été déposées à ma connaissance. Le sujet, ce n
'est
pas ça. Si vous voulez
savoir qui a fait ça, c'est bien de porter
plainte, peut-être. Le sujet, c'est de voir si les choses vont se répéter. Elsa.
Alors, dans les primaires, vous le savez, les perdants, ils ne soutiennent pas forcément le vainqueur. Est-ce que là, vous êtes assuré, vous avez la garantie que tout le Parti Socialiste sera derrière Raphaël Glucksmann
?
Écoutez, on a eu quand même une photo de famille hier soir. On n
'en
était pas certains, pour dire les choses. On a vu que tous ceux qui s'étaient affrontés, parfois de manière rugueuse, dans ce débat de la primaire, il faut dire les choses, les débats, ils ont été rugueux, ils ont été difficiles. Mais que la logique de la primaire,
c
'est-à-dire la confrontation pendant les débats, le rassemblement après, a l'air de se passer. Et moi, je peux vous dire aujourd'hui, j'ai reçu beaucoup de coups de téléphone.
d
'amis, de camarades qui étaient engagés dans d'autres campagnes, dans d'autres élections, qui me disent comment on peut aider, où est-ce qu'on peut aider,
dans quelles conditions on peut aider. Donc
ça rentre
bien, ça
rentre bien,
pour
reprendre votre expression.
Vous l'avez dit, deux électeurs sur trois ont voté pour Raphaël Glucksmann, mais un sur trois non. Comment vous allez inclure tous ces électeurs et tous ces candidats qui ont perdu ? Vous allez les rencontrer, leur proposer des postes
?
D'abord, la première chose,
c
'est qu'en effet, malgré tout, s'il y a eu une primaire,
c
'est qu
'il
y avait des choses à trancher. Donc la primaire,
c
'est un outil pour trancher des questions de ligne, des questions stratégiques, des questions politiques. Donc ce qui s'est passé, c'est quand même, aujourd'hui, si vous regardez le score de Raphaël Glucksmann, c'est que notamment sur la question stratégique à gauche, les choses sont tranchées. Donc ça, on ne
va
pas y revenir. On ne
va
pas retourner dans une discussion avec les autres candidats sur quelque chose qui a été tranché par deux électeurs sur trois. En revanche, si la logique est additive,
c
'est
-à
-dire d'additionner, mais de ne pas soustraire à ce que nous avons proposé, évidemment qu
'on
est pour. Quand j'entends, par exemple, Emmanuel Morel avoir des solutions intéressantes sur le financement de l'économie française, parce qu'on a toute une partie de notre financement aujourd'hui qui part aux États-Unis et qu'on a besoin d'épargne pour l'innovation dans ce pays, oui, je trouve ça intéressant.
Ce ne sera
pas une synthèse, quoi, pour reprendre un mot cher parfois au Parti socialiste
? Non, ce sera une logique additive, si vous voulez, mais il y a quand même une ligne qui a été tranchée et qui a gagné largement, très largement. Ce n
'est
pas une synthèse.
Qu'est-ce que vous attendez d'Olivier Faure, qui est toujours premier secrétaire du Parti socialiste
?
On attend ce qu'on attend aussi des autres, c'est-à-dire la mise en mouvement, la mise en campagne de toute la maison socialiste. Donc je pense que c'est en train de se faire. Je vous dis, l'efforiste notamment, et vous en accueillez un, d'ailleurs vous pourrez lui poser la question.
On lui posera la question tout
à l'heure.
L'efforiste, moi je les ai écoutés hier soir à la télévision, j'ai trouvé que les mots étaient les bons mots. Les mots du rassemblement, les mots de la mise en campagne, et c'est la même chose que je ressens lorsqu'on discute. Donc voilà, on est sur le bon chemin. Maintenant on a cette semaine qui, à mon avis, est quand même celle semaine qui doit faire le rassemblement. On est en train d'y travailler.
C'est cette
semaine, vous dites, il faut que ce soit...
Non, non, pour vous comprendre,
ça veut dire qu'il faut que ce rassemblement soit fait cette semaine. Après ce sera trop tard.
Ce n
'est
pas qu'après ce sera trop tard, c'est qu'on a une présidentielle derrière.
Il faut accélérer.
Donc si on veut la gagner, ça veut dire que très rapidement, les socialistes doivent se mettre en ordre de bataille.
J'ai compris, vous donnez une semaine,
quoi, en gros. Vous vous donnez une semaine.
Je dis que le rassemblement est en train de se faire dans cette semaine.
Et il restera à la tête du parti socialiste, Olivier Faure, il peut le faire.
C'est sa décision, sa responsabilité. Évidemment qu'il a été élu par des militants, ça n'invalide pas son élection. Ça
l'affaiblit un peu.
Écoutez, quand vous faites 14% à une élection dont le corps électoral est avec beaucoup de socialistes, évidemment, ce n
'est
pas renforçant, si vous
voulez.
Je n
'ai
pas non plus raconté des salades. Vous qui êtes sénateur PS, Olivier Faure, c'est toujours votre patron ? C'est toujours le patron des socialistes et donc c'est toujours mon patron.
Oui, monsieur le sénateur. Il y a eu pas mal de réactions sur les réseaux sociaux. Hier, j'étais en live sur Twitch, il y avait plusieurs milliers de personnes qui nous regardaient. Et il y a un certain nombre de membres du PS qui ont dit qu'ils allaient réfléchir à leur avenir au sein du parti, notamment l'aile gauche. Je pense à, par exemple, Flavien Cartier qui est membre du Conseil national et qui est adjoint au maire de Pleu-Martin qui dit depuis 20 minutes le parti socialiste est définitivement mort. Il y a Arsène Déhec qui est secrétaire de section PS qui dit cette primaire ferme définitivement la page d'épinée. Le choix de Raphaël Luxman sanctuarise le PS dans le néolibéralisme.
Est-ce que vous craignez une fuite de l'aile gauche du parti socialiste, du parti vers
un
candidat plus à gauche ? Bon, d'abord, c'est des personnes
que je connais, c'est des camarades, des militants que je connais. Je sais, par exemple, peut-être que je me trompe, donc je ne
veux
pas dire de bêtises, mais je crois que Flavien était sur la liste avec Raphaël en 2019 aux européennes. Donc, je pense qu'il
y a
une part qui tient à la déception d'une soirée électorale où,
c
'est vrai, un certain nombre de camarades pensaient qu'on allait vers un deuxième tour entre Olivier Faure et Raphaël Luxman. Donc, j'attends de voir que les particules retombent un peu, si vous le permettez. Et qu'il y ait des réactions de militants, de déceptions sur le coup, ça peut exister. On s'est tous très engagés, Flavien est quelqu'un de très engagé, dans la campagne. Laissons quelques jours, si vous le voulez bien, pour aussi que
les choses retombent. Une semaine. Mais
honnêtement, est-ce que je m'attends à une scission au parti socialiste ? La réponse est non. Franchement, je réponds franchement, pas du tout. Qu
'il y ait des
gens, qu'il y ait des gens. C'est ce que vous demandez,
de
répondre
franchement. Ça
existe, ça existe parfois, que des gens s'en aillent.
Mais ça ne va
pas faire exploser le PS ? Vraiment pas, voilà, vraiment pas.
Hervé
? Parlons du projet du candidat, puisque la campagne démarre pour vous. Vous parliez de logique additive. Comment vous allez faire concrètement ? Est-ce que Raphaël Luxman va arriver avec son projet, celui de place publique, et accepter quelques amendements du parti socialiste
?
Est-ce que vous allez vous réunir, phosphorer tous ensemble, rebâtir un projet ? Comment ça va se passer ?
Bon, déjà, en effet, vous avez raison, en point de départ, il y a deux projets. Ou même trois, parce qu'il y
a
celui de la GRS. Donc, vous avez les projets qui sont forgés par les partis politiques. Le projet du parti socialiste, celui que je connais bien, c'est le projet pour le XXIe siècle. Donc, ce n'est pas un projet présidentiel. Ce qui est attendu du candidat, de ses équipes, de son comité politique, c'est de construire maintenant un projet présidentiel, en allant puiser, évidemment, dans les partis et les traditions politiques qui le nourrissent. Donc, Raphaël Luxman, il ne vient pas avec un projet tout prêt ? Exactement. En revanche, il
y a
des idées qu'on a mises en circulation dans cette campagne. J'en prends une que vous connaissez, c'est notre mesure pouvoir d'achat, héritage, augmentation de la taxation des super héritages au-delà de 2 millions d'euros pour financer une augmentation de salaire entre un SMIC et 4 000 euros. Donc, c'est-à-dire que les classes populaires et les classes moyennes verront leurs fiches de paye augmenter. Ça a suscité du débat, d'ailleurs, pendant la primaire. Certains d'autres candidats étaient opposés à cette mesure de baisse de la CSG pour rendre du salaire net immédiatement. Quand même, 1 300 euros pour un salarié à 2 100 euros par mois, 1 300 euros par an. C'est quand même assez important.
Voilà, ça, évidemment...
Ça, par exemple,
vous estimez que le vote d'hier a tranché cette question
?
Absolument,
absolument. Ça, c'est notre grande mesure de pouvoir d'achat. Elle a d'ailleurs été au cœur du débat de la primaire. Donc, il y
a
des choses qui sont validées. Maintenant, évidemment qu'on va construire avec... C'est intéressant,
ce
qu
'on
dit.
Vous dites que l'histoire de la CSG s'est validée, on n'y revient plus. Ah, bien sûr.
Quel calendrier pour construire tout ça, comme vous
dites ? Quand connaîtrons-nous le projet du candidat Glucksmann
à la présidence ? Mais
soyez patients, on est dans
une... Nous sommes patients, mais donnez-nous des informations. Je vais
vous en donner. Donc, notre idée, ce que nous faisons depuis le début de la campagne, vous aurez évidemment un programme complet en bonne et due forme. Mais quand
?
Et ce que nous faisons, ce que nous faisons, et ce que vous aurez progressivement, c'est que nous mettons des briques programmatiques, des débats au sein de l
'État.
Nous, on veut que, lorsqu'on sort une mesure, les Français puissent s'en saisir et en discuter à table. Est-ce que je suis pour ou contre qu'on prenne aux super héritiers pour augmenter le salaire ? Donc,
vous allez les donner au fur et à
mesure de
la campagne ?
Donc,
exactement.
Il va y avoir ensuite un moment de présentation. Je vais au bout de votre question. Il y aura un moment de présentation. Mais d'abord, permettez-nous de présenter aussi une idée pour lui donner de la force dans le débat public et pas tout de suite le catalogue. En tout cas, c'est la démarche qu
'on
a choisie.
Sur les retraites, les socialistes sont favorables au maintien en l'État. Donc, retraite à 62 ans. Raphaël Glucksmann a critiqué la proposition, par exemple, d'Edouard Philippe de reporter l'âge de départ à 64 ans. Mais il ne s'est pas, je crois, réellement, fermement prononcé sur les 62 ans. Est-ce que vous allez nous dire, par exemple, ce soir, que Raphaël Glucksmann souhaite le maintien de la réforme à 62 ans et donc l'abrogation de la réforme qui est actuellement suspendue ?
Je peux vous dire trois choses. Un, il est favorable à l'abrogation de la réforme Borne. C'est oui. Premier point. Deuxième point, pardon, il est favorable au fait que 62 ans, qui est l'âge de liquidation possible à partir duquel les droits sont liquidés, soit cet âge-là. Troisième point, il souhaite que nous repartions de là où s'était arrêté le conclave et notamment les propositions de la CFDT qui font que, selon ce qu'est votre vie, par exemple, moi, je ne passe pas ma vie au bout d'un marteau-piqueur au Sénat, il y
a
des gens qui passent leur vie au bout d'un marteau-piqueur. En fonction de ce qu'a été votre vie professionnelle, la pénibilité soit restaurée pour qu'ensuite les choses soient modulées sur ce que vous touchez au moment de la liquidation des droits. Mais pas
pour partir avant 62 ans. Que
les choses soient claires.
Pas la retraite à 60 ans.
Déjà, chez les socialistes, c'est 62 ans. Donc, on est sur la ligne, en effet, Le
NFP, c'était 60 ans.
Soyons précis, le NFP se donnait comme objectif les 60 ans, mais c'était l'abrogation de la réforme et le retour à 62 ans. Donc, sur le retour à 62 ans comme âge de liquidation des droits, oui. Ensuite, on va... Si vous voulez, quand un ouvrier
vit
deux fois moins longtemps à la retraite en bonne santé qu'un cadre, il faut se poser des questions sur la question de la pénibilité. Et c'est ce que nous allons faire. La justice pour redresser
le pays et notamment ses finances.
Raphaël Glucksmann est un social-démocrate revendiqué. C'est aussi un fervent européen. Il ne vous a pas échappé que dans tous les autres pays européens, on part plus tard à la retraite qu'en France. Est-ce que Raphaël Glucksmann pense proposer un modèle de social-démocratie original qui ne serait propre qu'à la France s'agissant des retraites ? Mais
vous savez très bien qu'aujourd'hui en France,
tout
le monde ne part pas à 62 ans puisque, en fait, personne... Enfin, beaucoup
de gens ne sont pas... Ça s'est vaut pour les autres pays aussi. Beaucoup de gens ne sont pas à taux plein. Mais en moins, dans beaucoup d'autres pays,
y compris dirigés par des sociodémocrates, on part beaucoup plus tard qu'en France.
Donc, avec la modulation en fonction de l'âge de départ à la retraite... Avec la modulation, pardon, en fonction de la durée de vie à la retraite et de l'espérance de vie à la retraite, on peut faire des choses pour redresser les comptes dans la justice. C'est ce que nous allons faire.
Votre sujet à trancher, le nucléaire. Est-ce que Raphaël Glucksmann est un candidat favorable, oui ou non, au développement de l'énergie nucléaire
?
Alors, vous aurez bientôt la réponse puisque vous avez... Voilà, il faut ménager le temps. Et puis surtout, je respecte
Yannick Jadot.
Je respecte Yannick Jadot à qui a été confié les 100 jours écologiques du début du quinquennat. Si c'est Jadot, ce sera plutôt non puisqu'il est opposant au
nucléaire.
Yannick a été très clair.
Il
y a eu une synthèse qui est une discussion. Regardez le programme de... Ah,
on revient à la synthèse.
Regardez le programme de Place Publique. Dans le programme de Place Publique, il y a en effet un soutien à l'énergie nucléaire. Donc maintenant, on va présenter les choses, mais c'est un moment. Je vous disais qu'on fera les choses par moment. Donc il y aura un moment qui seront consacrés aux 100 premiers jours écolo du quinquennat.
Là,
il y aura une présentation avec Raphaël
Luxon et Yannick Jadot. Comme
le dit Rémi, c'est un sujet qui n'est pas tranché. Donc soit ça va d'un côté, soit ça va de l'autre. Soit c'est pour le nucléaire, soit c'est contre le nucléaire.
La vie est un peu plus compliquée que ça. C'est un mix énergétique.
Les écolos, c
'est con,
c'est comme ça, c'est réglé. C'est un
mix énergétique.
Non,
Yannick
Jadot, il n'a
pas de mix, il dit c'est con. C'est aujourd'hui un mix énergétique avec une part de nucléaire assez substantielle. Vous aurez demain la réponse sur ce que nous faisons avec Yannick Jadot et Raphaël Luxon. Quand je dis
demain,
c'est dans les prochains...
Oui, on a compris.
Et vous partez sur le maintien des EPR de Macron ou vous arrêtez leur financement ? Je crois que je vous ai
répondu.
Oui, d
'accord.
Vous ne craignez pas de vous aliéner les écologistes, quelle que soit la décision ?
Il
faut à un moment... Enfin, si eux sont 100% contre le nucléaire, rien ne les satisfaire.
On
va faire le mix écologique et le mix énergétique qu'on pense le meilleur. On va prendre une décision en pensant ce qu'on pense le mieux pour le pays. Donc ça, c'est ce qu'on va vous présenter dans les prochaines semaines.
Alors Rémi, on va rester avec vous pour parler de la campagne de 2027. Oui, Jean-Luc Pélenchon a pris de l'avance hier avec son meeting avec plus de 10 000 personnes dans le Puy-de-Dôme. Est-ce que vous pensez qu'il n
'est
pas déjà trop tard pour rattraper le retard que vous avez sur lui dans les sondages ? Pas
que dans les
sondages.
Sur la campagne ? Sur
la
campagne ? Ah d'accord. Sur la campagne ? Je ne savais pas que Jean-Luc Pélenchon avait un...
Sur la campagne ? Sur la campagne. Non, mais sur la campagne. Parce que les
sondages, on en fait dire ce qu'on veut. Mais sur
la campagne, est
-ce que vous n
'êtes pas en retard ? Non, mais l'avance que Jean-Luc Pélenchon, c'est qu'il a quatre présidentielles dans les pattes, quelque part. C'est son avance et c'est aussi son boulet. Ça fait quatre fois qu'il y échoue. Nous, on a un candidat neuf avec de la fraîcheur qui a une ligne claire et qui va défendre devant les Français, qui visiblement suscite de l'intérêt, de la curiosité et de l'adhésion, qui a noué visiblement un lien particulier avec notre électorat. Donc, ce qui peut être vu comme un handicap peut être aussi vu comme un élément différenciant de Raphaël Luxemann.
Sa fraîcheur, le fait qu'il est finalement une des seules attractions, pardon, entre deux anciens premiers ministres de Macron, deux candidats, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, qui ont été quatre fois candidats avec son présidentiel, il est quasiment la seule attraction de cette campagne, si je puis m'exprimer en vos termes. –
Ah, faites gaffe, vous êtes
mélenchoniste aussi,
Rémi Mélenchon. – Vous voyez, c'est possible, on ne sait jamais, on ne sait jamais. – Non mais sérieusement, quand vous
voyez 10 000 personnes à Clermont-Ferrand, est-ce que quelque part, ça ne vous épate pas ?
–
M'épatez, non, ça ne m'épate pas. En revanche, en effet…
– Vous
êtes capable de faire pareil ? – Là où vous avez raison, c'est que Jean-Luc Mélenchon a une machine électorale à sa main, construite de longue date, dans quatre présidentielles successives, et que c'est un défi pour nous. C'est un défi, je ne
vais
pas dire le contraire, mais c
'est
le défi que nous nous sommes donnés, donc nous allons le relever.
–
La ligne réaffirmée par Raphaël Glucksmann hier d'aucune alliance avec la France insoumise, elle tient toujours si Marine Le Pen est élu à l'Élysée ?
– Mais, attendez,
on
est sur la présidentielle,
on
a une conviction, que contrairement à ce que dit Jean-Luc Mélenchon, qui évoque la magie du deuxième tour, quand on lui dit « mais vous êtes à 30-70 », il y
a
la magie du deuxième tour,
il
n
'y a
pas de magie au deuxième tour pour Jean-Luc Mélenchon, il y a un mur du deuxième tour. Donc nous, notre responsabilité, c'est d'être au deuxième tour et de gagner face à Marine Le Pen. Donc c'est dans ce scénario qu'on se projette. Tout ce qu
'il
y a après, pour l'instant, ça n'existe pas. Nous, on est dans cette bataille-là. Donc on ne va pas commencer à faire des scénarios de défaite face à Marine Le Pen. Donc je ne vais pas vous répondre sur des scénarios de défaite, sur comment on ferait, alors le Front républicain, il serait au premier, au deuxième, au troisième tour. Ce n
'est
pas
ça que je vais commencer à faire. – Ça veut dire
que vous aurez plusieurs candidats aux législatives de gauche qui s'affronteront ?
– Ça veut dire que vous ne m'avez pas écouté, je vous dis que ce n'est pas ce qu'on est en train de mettre en place. –
Vous allez avec
la France insoumise ?
– Je pense que vous comprenez parce que vous n'écoutez pas. Moi, ce que je vous dis, c'est que nous sommes sur l'élection présidentielle, que la question de l'élection présidentielle, c'est la seule chose qui nous occupe, que nous ne nous plaçons pas dans l'idée d'une défaite face à Marine Le Pen. Nous ne croyons pas, nous pensons que la bataille de France, elle est engagée, que nous allons la gagner, et donc on va mettre toute notre énergie là-dessus. Donc l'idée déjà de se placer dans cette hypothèse, nous n'y acceptons pas. –
Les
législatives suivront la présidentielle.
– Bien sûr, et comme nous l'aurons
gagnée, nous aurons une majorité parlementaire.
– Il y aura un
candidat ou plusieurs candidats
de gauche
? – Avec, vous savez, on a des partenaires traditionnels de la gauche plurielle dans ce pays. –
Ça suffit ça, ce sera la magie du troisième tour. –
Il n
'y a
pas de magie, mais ça s'appelle l'élan
de la présidentielle, ça a marché tout le temps, sauf pour une personne, Macron la deuxième. – Quand vous dites qu
'il
faut que Raphaël Luxembad mette maintenant en place une machine de guerre, comme vous le disiez, Jean-Luc Mélenchon l'a faite, ça veut dire qui ? Tout le monde, avec Olivier Faure, Ségolène Royal, par exemple ? – Ça veut dire
bien sûr que tout le monde a sa place, évidemment. – Hugo,
oui, pour revenir sur Jean-Luc Mélenchon, il a fait une proposition hier, durant son meeting, d'abaisser le droit de vote à 16 ans, c'est une question dans le chat de Drapeau, qui vous montre que pensez-vous justement du droit de vote à 16 ans, pour rappel, les sénateurs socialistes l'avaient proposé en 2021, avant que vous soyez élu.
– Oui, bon, moi je trouve que c'est une idée intéressante, ce n'est pas aujourd'hui une proposition de la campagne, mais à titre personnel, je trouve que c'est une idée intéressante, je pense qu'en effet, on est dans un pays où on voit une conscientisation de la jeunesse, maintenant je vous le dis encore une fois, je vous réponds à titre personnel, je trouve que
c
'est intéressant, les sénateurs sont souvent très sages, et les sénateurs socialistes encore plus, donc ça ne m'étonne pas qu'ils l'aient proposé, voilà, laissez-nous le temps d'arriver aussi sur notre
rapport à la jeunesse. – C'est votre idée,
vous allez pousser ce sujet dans la campagne éventuellement ? Vous allez en parler à Raphaël Griezmann,
en
disant tiens,
ce
serait pas mal peut-être de travailler là-dessus ?
– Je
lui en parlerai avec grand plaisir, je suis plutôt sur les sujets économiques et financiers,
vous savez. – Oui, mais ça c'est un sujet que vous connaissez bien,
visiblement. – Donc ça peut être intéressant.
–
Hervé ? – Petite précision sur ce que vous avez dit tout à l'heure, François Mitterrand, au moment de sa réélection en 88, n'avait pas obtenu non plus la majorité absolue dans l'élan de l'élection présidentielle, donc ça peut arriver même à un élu socialiste. À propos d'anciens présidents socialistes, François Hollande vous a tendu la main hier, enfin il a appelé Raphaël Glucksmann pour le féliciter, Raphaël Glucksmann lui a tendu la main à son tour pour qu'il le rejoigne, est-ce que c'est une façon de le dissuader, d'entretenir le flou sur une éventuelle candidature ?
– Oui,
moi
ce que j'ai vu hier en effet, c'est qu'à la fois François Hollande, à la fois Bernard Cazeneuve, ont tous les deux salué la victoire de Raphaël Glucksmann. Le fait que des gens soient venus à cette primaire,
en
nombre, beaucoup plus que ce qui était attendu, le fait que le vote soit si clair,
a
donné, me semble-t-il, clairement une légitimité particulière à Raphaël Glucksmann. Donc nous évidemment, ce qu
'on
souhaite, c'est que le rassemblement se fasse le plus vite possible. C'était l'objectif de cette primaire. On avait des désaccords, mais on avait une date d'échéance de ces désaccords, c'était nos votes. Ne pas se retrouver dans la situation du bloc central, qui s'entre-déchire sur la place publique devant tout le monde, et de manière peu élément. Donc nous l'objectif,
c
'était, une fois que la primaire était achevée, que les choses soient achevées. Et donc évidemment, ceux qui sont à l'extérieur encore de la primaire, qui n'y
ont
pas participé, nous voulons qu'ils viennent avec nous le plus vite possible. Et donc François Hollande, évidemment Bernard Cazeneuve, qui est de l'Oise, donc qui est de chez moi, que je connais bien, ont toute sa place dans... Donc
les appeler
à venir vers vous, c'est leur réserver éventuellement un rôle dans la campagne ? Vous le leur proposez
?
Après, vous savez, ça c'est des discussions, pour le coup, que Raphaël Glucksmann aura avec les uns... Il
a dit peut-être eu hier soir,
avec François Hollande,
au téléphone.
Et sans doute, avec les uns et les autres. Le rôle exact, c'est à eux d'en discuter ensemble. Mais évidemment que ceux qui... Tous les soutiens, vous savez, qui se mettront en mouvement pour nous donner de la force, ils ne seront pas de trop dans cette élection, et notamment un ancien président de
la
République et un ancien Premier ministre.
Elsa.
À l'inverse, il y
en
a un qui vous a vraiment tendu la main, c'est Gabriel Attal. Lui, il veut une coalition de Raphaël Glucksmann à la droite républicaine.
Qu
'est-ce que vous lui répondez à l'ancien Premier ministre d'Emmanuel Macron ?
Bon, moi je lui réponds quelque chose de simple. Je pense qu'on n'a pas la même vision du tout du moment politique et du monde politique qu'il
y avait
Gabriel Attal. En fait, Gabriel Attal, c'est un bébé Macron. Donc il croit que le monde politique se divise en trois. Il y a le cœur des réalistes, je ne
sais
pas comment ils appellent ça, le bloc central, et puis deux extrêmes. Nous, ce n
'est
pas notre vision. On croit aux quatre familles dans cette élection.
Il
y a l'extrême droite, il y
a
la droite, il y a la gauche démocratique, et il y a le mélancholisme. Nous, notre travail, c'est de faire grandir et que la gauche démocratique retrouve sa place et joue son rôle. Donc nous n'avons même pas la même vision du moment politique que les macronistes. Finalement, le moment macroniste, nous considérons qu'il va se terminer
avec Macron et l
'effondrement.
Lui
a une vision
arithmétique aussi. Il voit bien, on voit dans les représentations à l'Assemblée, on voit dans les sondages que Francis déteste. Ce bloc de droite et de gauche, il a bien du mal à exister entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon. Est-ce que la solution, ce ne sera pas une candidature pour éviter un second tour Marine Le Pen
et Jean-Luc Mélenchon
? Je ne suis pas d'accord avec vous. Ce n
'est
pas qu'il a du mal à exister. Vous avez un candidat, le nôtre, qui, avant même d'être mis en dynamique, alors qu'il y a 10 candidats de notre espace politique qui sont sur la place publique, est entre 10 et 14 dans les sondages, si je suis sincère et honnête. Donc on a un candidat qui doit enclencher désormais cette dynamique. Donc, permettez de... Les blocs centrales règlent ses affaires de blocs centrales. Raphaël Gluck-Sman a toujours été, toujours, et d'ailleurs, j'enlève, je profite pour enlever les légendes urbaines de la campagne. Raphaël Gluck-Sman a toujours été dans l'opposition claire et déterminée à Emmanuel Macron. Il ne fait pas partie du bloc central.
Il n'a rien à voir avec ça. Il s'inscrit dans la régénération, la refondation de la gauche démocratique.
Est-ce qu'en revanche, vous dites au déçu du macronisme, venez, votez pour nous.
Vous
avez peut-être fait une erreur en 2017-2022. Revenez un peu au bercail.
Tous
les électeurs qui se reconnaissent dans ce que nous sommes, évidemment, personne n'a d'ex... Enfin, franchement, être un élu ou un homme politique et excommunier les électeurs parce qu'ils auraient voté pour un tel ou pour un tel autre à un moment, ça n'aurait aucun sens. Donc, si vous reconnaissez dans le projet de refondation qu'on est en train d'enclencher et de lancer, venez, bien sûr, on a besoin de vous pour battre Marine Le Pen en 2027.
Puisque... Allez
-y, Elzard. Oui, mais parce qu'on voit que la présence de certains anciens macronistes, ont dit, finalement, c'est que leurs idées ne sont pas si lointaines entre Emmanuel Macron et Raphaël Glucksmann. C'est un reproche qu'on lui fait.
Mais, en fait, si vous voulez, il
y a
des macronistes qui ont rompu avec le macronisme. Voilà. On parle d'élus qui sont sortis du gouvernement, je pense à Aurélien Rousseau, sur un désaccord profond sur la loi immigration, sur la question de l'AME, de l'aide médicale d'État et de la manière dont le gouvernement voulait la transformer. Donc, on parle de gens qui ont fait le choix de rompre. Donc, est-ce qu'avoir des gens qui ont fait le choix de rompre avec le macronisme ?
Fais
de vous un macroniste. Ça devient compliqué, tout ça. Donc, nous, on n'est pas là-dedans, évidemment.
Puisqu'Elsa me chahutait sur les sondages, allons-y, qui donnent 12-14% à peu près pour Raphaël Glucksmann, mais pas au second tour. Vous y croyez à ça
?
C'est-à-dire ? Je crois à quoi ?
Que Raphaël Glucksmann n'est pas à l'heure qu'il est au second tour ? Vous croyez aux sondages qui vous disent que Raphaël Glucksmann n'est pas au second tour ou vous pensez qu'il est plus haut que ce qu'on veut bien
dire ? Alors, moi, je ne suis pas dans le complotiste sur
les sondages. Non, ce que vous ressentez.
Les sondages nous donnent une photographie de l'opinion à un moment donné. Donc, vous leur faites confiance là-dessus. Donc, ce que je crois... Ne sentez pas autre chose sur le terrain. Donc, ce que je crois, c'est qu'en effet, nous devons nous battre pour aller au second
tour. Ne sentez pas autre chose sur le terrain. Il ne nous est pas acquis
ce second tour. Bien sûr. Bien sûr que ce sont les mois de campagne qui font les seconds tours. Ce n
'est
pas donné aujourd'hui. En effet, on n'est pas aujourd'hui assis sur un fauteuil en se disant, comme Édouard Philippe, vivement les vacances, on attend que ça se passe et on verra si
on est au deuxième
tour. Ce n
'est
pas acquis. Ça se gagne et ça se construit dans une élection.
Oui, petite question également sur la campagne. En août dernier, il y avait une fuite qui évoquait la création future de Génération Cap Clair, un mouvement jeune pour soutenir la candidature de Raphaël Glucksmann. Est-ce que maintenant qu'il est officiellement candidat, vous avez plus de visibilité sur le lancement de ce mouvement
? Alors,
il y aura en effet un lancement, mais si vous voyez,
ce
qui s'est passé,
c
'est que Génération Cap Clair a été, comment dire, c'est au moment où les socialistes sont arrivés. Donc, tous ces gens-là se sont parlés, les jeunes des socialistes, les jeunes socialistes de mon courant, de courant des autres, bon bref, ils sont en train, tout est dans la marmite et je pense en effet que dans les prochaines semaines, vous aurez un lancement en bonne et due forme d'un mouvement de jeunesse rattaché à Raphaël Glucksmann.
Avec les membres
du PS
?
Évidemment.
Avec les membres du MGS qui veut dire.
Avec des jeunes socialistes également, tout à fait.
Mais qu
'ils
ne se font pas du MGS, ce n
'est
pas
compatible.
J'ai dit jeunes socialistes parce que c'est le nouveau nom du MGS.
Oui, d'accord.
Je vous actualisais. Oui,
c'est vrai. Merci beaucoup. C'est vrai parce que... Les jeunes socialistes. Vous voyez, ça me
rappelle pas mal de choses. Vous y étiez peut-être.
Mais dites-moi, je
ne vais
pas vous mettre en difficulté
aujourd'hui.
Donc les jeunes socialistes
seront fondus dedans. Vous voyez, c'est comme une campagne quand on se rassemble. Tout
le monde, d'accord.
Voilà, il y a tout le monde. Donc c'est un mouvement de jeunesse, de soutien à Raphaël Guzman. Et je crois qu'ils sont en train de travailler et que les choses sont dans la marmite, comme je vous le
disais.
Alexandre Ouizi, vous êtes donc sénateur PS de l'Oise. Et le premier gros texte qui va venir en discussion au Sénat, c'est dans 15 jours, le projet Casseur-Payeur. Et à la veille d'une journée de mobilisation annoncée dans les lycées et les universités soutenues par les syndicats, Emmanuel Macron a mis en garde.
Ce sont des sujets qui méritent du temps, de la concertation, de la discussion, du respect. Ceci impose par ailleurs que ce soit dans le calme, dans l'ordre
et
dans le respect à la fois des personnes et des biens.
Alexandre Ouizi, il a raison, le président de
la
République, de rappeler à l'ordre
? Écoutez,
je pense qu'il faut avoir deux choses quand on regarde ce mouvement de jeunesse.
La
première chose, c'est les revendications légitimes de la jeunesse des lycéens
qui
se sont exprimées,
des
classes qui ne sont pas surbondées, des lieux d'apprentissage qui sont dignes de ce nom. Vous savez, à l'époque de Ferry, on voulait faire des palais scolaires. Aujourd'hui, il y
a
des rares dans les collèges et les lycées. Le fait, tout ça, c'est légitime. Il
y
a une deuxième chose qui est à quel point certains casseurs sont venus étouffer le mouvement de jeunesse et à quel point dans notre pays,
il
y
a
une forme de culture de la violence qui parfois s'est installée lors des grandes fêtes, lors de nos manifestations populaires qui nous empêchent aujourd'hui, je vais au bout, pardon, qui nous empêchent d'exercer nos libertés constitutionnelles, de manifester paisiblement, d'avoir un mouvement qui, parce qu'il est pacifique, prend de la force et qui le fragilise. Donc, évidemment,
que
ceux qui cassent,
que
ceux qui cassent aussi le mouvement, finalement, ils doivent être sanctionnés. Alors, ma question, la loi Casseur-Payeur, vous la votez.
Vous
savez, j'ai besoin de regarder un texte dans le détail pour vous dire exactement ce qu'il en est.
J
'ai besoin de regarder un
texte. Non, mais en
clair, vous ne dites pas non.
Ce que je
peux vous dire, il y a des éléments dans ce texte qui me troublent et qui aujourd'hui... Par exemple
?
Par exemple, le fait de sanctionner les familles entières sur la question des APL, des aides qui leur sont adressées, non. Ce n'est pas possible. Ça non, mais quoi oui ? Par exemple, l'idée de dire qu'il peut y avoir des travaux d'intérêt généraux pour ceux qui ont commis des dégradations, oui. D'accord ? Donc, je vais aller regarder dans le texte, on va faire notre travail de parlementaire, d'amendement, de propositions. J'ai quand même assez peu d'histoire quand je connais la droite sénatoriale sur le visage du texte à la fin, mais ça,
c
'est peut-être un préjugé auquel il faut que je fasse attention. Et à la fin, je vous donnerai une réponse. Mais oui, on va examiner ce texte. Mais
ce n
'est
pas un nom de principe, c'est ça que je
veux dire. C
'est
ça, c'est ça. Vous savez que, avant qu'on amende, il n
'y
a jamais de nom de principe puisqu'on a la possibilité d'amender. Mais je vous ai dit les problèmes que posait ce texte aussi pour nous.
Il y a un autre sujet, c'est le budget qui va venir en débat à l'Assemblée nationale à partir de demain. Il se peut que vos collègues députés socialistes fassent voter une motion de rejet auquel cas le texte revient directement au Sénat. Est-ce que vous le souhaitez
?
Écoutez, moi, ce que je vois, c'est que le gouvernement, nous lui avons écrit. Nous lui avons dit, comme chaque année, nous sommes prêts, parce que c'est notre responsabilité de parlementaire, à voir si un compromis était possible. Nous lui avons dit que son budget initial était tellement mauvais, puisque je rappelle que ce budget comporte plus d'économies encore en dépense que le budget Bérou que nous avions censuré, nous lui avons dit que nous avions besoin d'une lettre rectificative pour changer les
termes Je vous repose ma question.
Est-ce que ce serait une bonne affaire pour vous qu'il y
a
la motion de rejet qui soit votée à l'Assemblée pour qu'elle revienne directement chez vous ?
Oui,
il n
'y a
pas de question de bonne
affaire ou pas. Vous savez, ça veut juste dire que le texte arrive beaucoup plus vite chez nous. Et alors ? C'est bien ou pas bien ? On est prêts à l'examiner, c'est notre travail. Mais si vous voulez, la bonne affaire, je ne
vois
pas laquelle. Si
le budget est
tout aussi mauvais, je ne
vois
pas la
bonne affaire. Est-ce qu
'il faut que cette motion de rejet
soit
votée ?
Ce
que je regrette...
C'est un enjeu
pour vos collègues députés socialistes.
Alors pour
vous, sénateurs socialistes... Pour nous, c'est
un enjeu aussi. Ce que je regrette, c'est que ce gouvernement n
'ait
pas fait le... Parce qu'il nous appelle en nous disant, vous savez, avec les socialistes, on va faire du ligne à ligne sur leurs mesures pour voir et leur dire ce qui est bien ou pas. On leur a dit, vous connaissez notre contre-budget, rectifier votre texte originelle.
Ils l'ont refusé.
Est-ce que vous souhaitez que demain
la motion... Je ne comprends pas votre
question, si
vous voulez. Je vous la redonne. Est-ce
que vous souhaitez que la motion de rejet des députés socialistes soit
votée demain
?
Évidemment. Je suis solidaire de cette motion qui a été déposée par les collègues. Et vous allez demander à Arthur, qui arrive dans quelques instants, si oui ou non... Il ne
va
pas tarder. Si oui ou non, elle a des chances de passer puisque je connais moins la géographie de l'Assemblée nationale que lui, mieux celle du Sénat. Eh bien,
merci Alexandre
Pizzi d'être venu
sur le plateau de LCP, la chaîne parlementaire. Vous êtes donc maintenant chargé de la communication de Raphaël Glucksmann. Et en campagne. Et en campagne. On l
'a
bien vu, on l'a bien senti.
Merci
beaucoup. Eh bien, c'est Arthur Delaporte qui va vous succéder,
à qui vous
allez laisser la place. Voilà,
pour
dans quelques secondes.
Je
ne
sais
pas si vous vous êtes vu aujourd'hui, mais vous vous saluez.
J
'imagine.
C'est un copain. J'imagine. Bonsoir Arthur Delaporte.
Bonsoir Arthur Delaporte. parce que vous n'étiez pas dans le même camp tout à l'heure
dans la primaire. Oui, mais vous savez, on peut
avoir des amitiés en politique et en
particulier. Non, non, mais surtout dans le même parti, j'imagine. Vous êtes porte-parole des députés
socialistes.
Vous êtes porte-parole des députés PS et députés du Calvados. Dès hier soir, donc, Olivier Faure a appelé au rassemblement. Est-ce que vous, vous le souhaitez sans
réserve
? C
'est une évidence. Peut-être dire deux choses sur la soirée d'hier soir.
Moi,
je trouve que c'était une bonne image du Parti socialiste, celle qu'on avait tous attendu d'une certaine manière. un
résultat
net,
une
victoire reconnue par l'ensemble des candidats
avec
un processus démocratique, le seul processus démocratique de départage de toute la présidentielle. Et ça, c'est aussi le fruit de ce qu'Olivier Faure a porté. Alors moi, je le dis quand même, j'ai soutenu Olivier Faure, je le soutiens toujours, je suis extrêmement fidèle à ce que nous avons toujours porté. Je regrette évidemment qu'on n
'ait
pas emporté, mais évidemment, comme tous les socialistes,
je
respecterai le résultat et je veux dire quoi, en clair ? Je ferai la campagne de Raphaël Glucksmann.
Hervé ? Est-ce que vous attendez néanmoins un geste particulier de Raphaël Glucksmann pour assurer l'ensemble des socialistes, de l'unité des socialistes et de place publique dans cette campagne ?
C'est une évidence. Aujourd'hui, Raphaël Glucksmann, il a un impératif, c'est de rassembler son camp,
la
famille socialiste, de rassembler la gauche. Mais concrètement,
qu'est-ce que vous attendez de lui ?
Un discours ? Une rencontre ? Vous savez, tout ceci se verra dans les prochains jours. Quelle preuve vous attendez ?
Je ne suis pas
à la place de Raphaël Glucksmann, mais si j'étais son conseiller,
je
lui dirais de peut-être envoyer quelques signaux, de regarder ce qui, dans le programme d'Olivier Faure, par exemple, serait de nature à être repris,
partagés. Par exemple, qu'est-ce que vous aimeriez voir
retrouver dans le programme ? Je
ne vais
pas faire le
détail. Un exemple
? Déjà, le programme d'Olivier Faure, c'était le programme du Parti socialiste dans sa quasi-entièreté et même quelques mesures supplémentaires, quelques idées sur, par exemple, la fiscalisation des dividendes, sur aussi, par exemple, la sécurité sociale de l'alimentation, qui sont des idées neuves, je trouve, qu
'on n'a pas à se retrouver sur le
bouclier logement pour faire en sorte qu'on puisse avoir un reste à vivre suffisant
une
fois qu'on a payé son loyer. Voilà, ça,
c
'est des choses qu'on a portées que peut-être Raphaël Guzman pourrait reprendre à son compte. Mais au
-delà de ça, au-delà des
idées de fonds... Non,
mais
quand
même sur les idées, parce que tout à l'heure, Alexandre Ouizy, à votre place, a dit, en tout cas, il
y a
un débat qui est tranché, c'est celui de la CSG. Baisser la CSG pour augmenter les salaires. Il était le seul, Raphaël Guzman, à défendre cette idée dans la primaire. Est-ce qu'aujourd'hui, vous dites que ce débat est réglé ? Vous savez,
quand une élection
est tranchée, je ne
suis
pas sûr que les gens soient allés voter pour Raphaël Guzman pour savoir quel était le niveau de
CSG.
Non, mais votre prédécesseur avait
l'air de
le penser. Oui, moi, je tiens à dire une chose, c'est que sur la CSG, en tout cas, ce que nous défendons au groupe socialiste, c'est une position qui est, à mon sens, de nature à faire consensus, c'est-à-dire que on veut ce qu'a toujours voulu le Parti Socialiste, qui est dans le programme du Parti Socialiste, une CSG progressive. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que si vous avez des bas revenus, votre niveau de CSG est plus bas. Si vous avez des moyens, votre niveau de CSG est plus élevé.
Et
ça, je pense que c'est une position... Donc, ce n
'est
pas encore réglé. Mais je crois, en fait, finalement, que Raphaël Guzman a un peu radicalisé sa propre position. Sur la CSG ? Mais si on lit son programme, c'est globalement ce qu'il défend. Donc peut-être qu'il avait mal défendu son propre programme.
Ah oui,
mais Alexandre Louisy, il a bien dit que lui, clairement, c'est réglé la
proposition de Raphaël Guzman. Écoutez, vous liriez le programme de
Raphaël Guzman, je vous mets au défi, il y
en
a qui ont leur ordinateur. Vous verrez, c'est écrit, on veut une CSG progressive. Écoutez, moi, si c'est ça,
je signe le direct. Oui, mais
ce n
'est
pas ce qu'il a dit. Vous lui demanderez de clarifier, mais... Clarifier,
c'est ce qu'a dit Raphaël... Non, mais excusez-moi, c'est ce qu'a dit Raphaël Guzman
pendant
la
primaire. Il
a dit, on
baisse la CSG entièrement pour augmenter les salaires. Donc, est-ce que pour vous, c'est réglé ou est-ce qu'il y
a encore débat
? Il
y a peut-être encore quelques clarifications à procéder, mais je ne crois pas que ce soit irrémédiable. Et je pense qu'aujourd'hui, à l'heure où je vous parle, l'esprit des socialistes, l'esprit de celles et ceux qui ont voté hier, c'est aussi celui de, une fois qu'on a tranché, rechercher le rassemblement. C'est un impératif qui s'impose à tous. Hervé.
Olivier Faure, que vous souteniez, a subi hier une lourde défaite, il faut bien le dire. Votre collègue Jérôme Gage, qui siège sur les mêmes bancs que vous au groupe socialiste, dit qu'il doit se poser la question de sa démission. Est-ce que ça aussi, c'est un débat qui continue à courir et qui nuit à
l'unité des socialistes ?
Je
ne
vais
pas revenir sur le score de Jérôme et je ne demanderai la démission de personne parce que je considère qu'aujourd'hui, l'impératif n'est pas à la petite politique,
il
est au rassemblement. Et pour rassembler la famille socialiste, il ne faut pas d'oucage, il ne
faut
pas d'exclusif, il ne faut pas finalement dire on va couper les têtes de ceux qui n'étaient pas d'accord avec nous.
On
va dire, nous sommes tous de la même famille politique, tout le monde à sa place et c'est d'ailleurs plutôt ce que j'ai entendu chez Raphaël Luxemann ce matin sur France Inter.
Il
a dit, Olivier Faure,
c
'est
le premier secrétaire du
Parti socialiste et d'ailleurs, Olivier Faure a lui-même dit hier dans son intervention qu'il serait à la fois fidèle au résultat, fidèle à ses principes et qu'en tant que premier secrétaire, dès demain, il serait aux côtés des lycéens et dans les prochaines semaines sur la bataille du budget. Donc, il a bien dit
qu'il se projetait dans cette situation. que d'avoir à
sa tête pendant une campagne aussi difficile
un
premier secrétaire à ce point affaibli. Alors, c'est un service au Parti socialiste que d'avoir Olivier Faure à sa tête
parce
que son bilan, c'est...
de
même en 2024. Donc, je le dis, aujourd'hui, Olivier Faure, non seulement a permis le redressement du Parti socialiste, son réancrage dans l'espace politique de la gauche,
je
vous fais pas... Enfin, je vous fais cadeau de ce qu'on nous disait en 2018 quand j'ai accompagné Olivier Faure à sa victoire en tant que premier secrétaire. À l'époque, on disait mais le Parti socialiste, vous êtes avec Macron, vous êtes dans l'opposition, etc. Aujourd'hui, je crois que, quand même, ce qui s'est passé depuis, ce qui s'est passé dernièrement au municipal a montré que le bilan d'Olivier Faure, c'était d'avoir su reconstruire des ponts avec le reste de la gauche et ça nous a permis d'être là où nous sommes aujourd'hui et ça a permis à Raphaël Glucksmann d'être là où il est aujourd'hui. Et justement, c'est comme ça que les militants le remercient ?
Vous dites, il a contribué à sauver le Parti...
Il y
a toujours, vous savez, en politique, une part d'ingratitude. Mais je ne fais pas ce procès à celles et ceux qui sont venus voter. Ceux qui ont voté hier, ils n
'ont
pas voté contre Olivier Faure. Ils ont voté pour Raphaël Glucksmann.
Alors qu'est-ce qu'il avait de plus
qu'Olivier Faure pour que les gens aillent vers lui ? Moi, je pense qu'il avait deux choses avec lui.
Il
avait, d'une part, une dynamique sondagien. C'est non négligeable quand tout un chacun espère voir le champion de sa famille politique se qualifier au second tour puis l'emporter. Et ça, c'est quelque chose qui était assez arithmétique. C'était lui qui était testé le plus haut dans les intentions de vote et il y a toujours des biais de confirmation, comme on appelle ça, chez les électeurs. Par exemple, en 2007, vous aviez Ségolène Royal qui caracolait en tête des intentions de vote. Elle a écrasé le débat dans une primaire avec une participation peu au pro similaire, je le dis.
Ça, c'est le premier point. Et le deuxième point
? Le deuxième point, je pense qu'il a joué de l'opposition avec Jean-Luc Mélenchon et il a su aussi utiliser cet argument comme un facteur de positionnement
à
gauche. Alors nous, on n'a pas voulu justement faire un argument de campagne. Pas voulu ou pas pu ? Pas voulu. Parce qu'on a toujours refusé de jouer les gauchis réconciliables. Non pas tant qu'on soit fan de Jean-Luc Mélenchon. Je crois qu'Olivier Faure a eu l'occasion de le dire à plusieurs reprises. Non pas tant qu'on souhaite se rallier à Jean-Luc Mélenchon puisqu'on a toujours dit qu'on voulait faire une autre candidature. Mais on n'a jamais cherché à polariser le débat autour de cette question et c'est peut-être cet élément aussi qui a contribué à faire une part de son succès et il faut le reconnaître. Et
justement, hier soir, Raphaël Guzman a indiqué qu'il n'y aurait plus
et
Raphaël
Guzman, il défend ce qu'il a mené là. Il n'y aura pas d'alliance avec la France insoumise dans l'élection présidentielle, je peux vous le dire. Et
ça, c'est une évidence. Mais peut
-être qu'il n'en aura pas non plus législative. Mais peut-être. Pourquoi je dis peut-être ? Parce qu'en fait, c'est sans doute la volonté de Raphaël Guzman, c'est sans doute la volonté d'une partie des électeurs. Et encore une fois, d'une grande partie des électeurs. Mais je pourrais vous le dire ce soir. Mais vous savez, moi, je fais de la politique avec une part de sincérité et j'en ai entendu qui, avant les municipalisés, il n
'y
aura jamais d'alliance. Pour
vous, le débat n'est pas de chance. Au pied du
mur, on y réfléchit toujours. Mais je comprends que ce soit un objectif politique.
Je
comprends qu'il le défende dans cette campagne. Pour faire la différence, quoi. C'est un moyen aussi de dire qui il est, d
'où
il parle et la manière dont il envisage les choses. Mais je le dis aussi à Raphaël Guzman, peut-être qu'il y a un sujet de pas d'accord avec Jean-Luc Mélenchon, mais son objectif,
ça
doit être évidemment de parler à toute la gauche, y compris aux électeurs qui sont tentés par la France
insoumise et qu'il
doit récupérer. Je pense que ça fait partie de ses objectifs. Quand
vous dites que
ça fait partie de ses objectifs, ça veut dire que pour l'instant,
il
ne
le
fait pas. Il
ne sait pas le faire. Non,
mais il va devoir continuer à le faire, en tout cas. Pour
l'instant,
il ne
sait
pas le cas. Et peut-être qu'il faudra quelques mesures fortes, emblématiques, pour dire aux électeurs insoumis «
Je
ne suis pas celui que vous dites que je suis. » Parce
que moi, je ne sais pas. Quelle est la mesure qui
pourrait ramener des électeurs insoumis vers Raphaël Guzman ? Par exemple, que ça fait partie de son programme.
Vous
savez,
je
n
'ai
pas encore assez
bloqué mes fiches
parce que ça n'a fait que 24 heures qu'il est... En tout cas,
c
'est peut
-être.
Mais quoi qu'il en soit, je le dis, des petites mesures comme ça, ça peut être des signaux qu'on envoie. Mais au-delà de ça, c'est une question aussi d'attitude et de
dire
maintenant « Bon, c'est bon. » On a compris que Raphaël Guzman n'était pas Mélenchon.
Ce
n
'est
pas la peine de rajouter.
Ce
n
'est
peut-être pas la peine de passer matin, midi et soir à le dire parce que c'est une évidence. Et maintenant, et son enjeu, et il l
'a
dit d'ailleurs, son enjeu premier, c'est la question
d
'éviter à tout prix la victoire de l'extrême droite et d'incarner une alternative politique.
Et justement, il s'est engagé à élargir aux communistes et aux écologistes. Est-ce qu'il doit le faire maintenant et sur quelle base
?
Alors, ça, vous lui demanderez, mais moi, j'ai toujours partagé cette idée
de
dire qu'il fallait absolument élargir.
C
'est d'ailleurs ce qu'on a toujours défendu avec Olivier Faure. C'est qu'on est fort que lorsqu'on est rassemblé. Donc maintenant, il faut tenter de construire ce rassemblement. C'est une responsabilité de Raphaël Luxman. J'ai constaté qu'il y avait, et ça a été rappelé par Alexandrosi il y a quelques minutes, par exemple Yannick Jadot dans son entourage, mais il n'est pas le seul. Il y a des personnalités écologistes comme
Laurence
Tubiana,
il
y a peut-être quelques communistes qui pourraient
être tentés. Yannick Jadot, il a été discuté
de
son
parti.
Il a fait
partie les écologistes
qui va faire un point. Vous savez,
vous allez voir ce qui se passera dans les prochaines semaines. Moi, je ne
suis
pas dans les petits papiers de Raphaël Luxman. Donc je ne sais pas exactement ce qu'il a prévu, ce qu'il a en tête. Ce que je sais, c'est que nous, on avait tracé un chemin de rassemblement avec Olivier Faure. Ce n
'est
pas celui-ci qui a été choisi. Maintenant, il faut remettre l'œuvre sur le métier, comme on dit, et c'est la responsabilité de Raphaël
Luxman.
Pendant la compagne, Olivier Faure avait accusé Raphaël Luxman de préparer une alliance avec les macronistes. Est-ce qu'il doit s'engager aujourd'hui à ne jamais le faire, à ne jamais se lancer dans une négociation avec
les
macronistes
?
Il
faut sans doute le clarifier. Après, vous savez,
c
'est l
'argument
de campagne. Je
ne
suis pas certain que les électeurs qui se sont mobilisés pour venir voter dimanche dernier souhaitent une alliance avec les macronistes.
En tout cas,
là, vous voyez bien qu'on clarifie les choses. Il l'a dit ce matin sur la question budgétaire. Quand on dit la censure est sur la table, la censure est une probabilité élevée si le budget reste en l'État, ça veut bien dire qu'on n'est pas dans une perspective d'aller caresser les macronistes dans le sens du
poil.
J'entends beaucoup dans votre bouche.
En
tout cas, il faut clarifier, clarifier. Vous l'avez dit
plusieurs fois. Il y a
plein de choses qui ne sont pas
claires. Non, mais si les
questions se posent, si les questions se posent, ce n
'est
pas à moi de dire
que ce sont les questions
qui se posent. Donc, lui, évidemment, moi, franchement, j'ai plutôt confiance en Raphaël Guilchman. Je pense que c'est, je le dis, je pense que c
'est
quelqu'un de sincère. Censurer,
ça pourrait être la clarification
s'il s'engagait à censurer le gouvernement.
Il l
'a dit ce matin. Il l
'a
dit ce matin qu'on pouvait censurer. Si ça n'a pas été perçu, peut-être qu'il doit le redire. Mais voilà, moi, je ne me fais aucun procès d'intention. Rémi
?
Sur le
Philippe
Brun, non
? Oui. Philippe Brun va faire son retour à l'Assemblée nationale. Est-ce que vous...
J'ai déjà
revu la semaine dernière.
Est-ce que vous espérez
qu'à terme, il revienne dans votre groupe, il est suspendu temporairement du groupe socialiste ? Vous savez,
ces procédures d'investigation, d'audition, je ne sais quoi, auront rendu leur conclusion. Alors, on verra. Mais moi, je ne me substitue pas à des procédures internes qui sont indépendantes.
Le
budget 2027, donc, début des débats. Demain, justement, sur ce sujet, Raphaël Glucksmann, vous lisiez sa ligne sur la position du Parti socialiste. On va l'entendre, il l'a dit ce matin.
Ce budget, en l'État, est inacceptable. Il est inacceptable qu'après neuf années qui nous ont mis dans le rouge sur les finances publiques et qui nous ont mis dans le rouge sur les inégalités sociales et sur l'État des services publics, il est inacceptable que le macronisme conserve ces tabous. C'est très clair. Si la copie de M. Lecornu et du gouvernement ne bouge pas, eh bien oui, il y aura censure. Mais s'ils nous écoutent, là, alors, il y a discussion.
Raphaël Glucksmann qui dit s'il était aujourd'hui député, il voterait la censure.
Vous
l'avez déjà un peu dit. Ça,
ça
fait partie des choses qui vont droit à votre cœur de député socialiste en disant, là, il clarifie.
Alors, déjà, moi, j'ai apprécié cette prise de position parce qu'elle était totalement conforme à la ligne du groupe socialiste. Et donc, c'est plutôt bien qu'il y ait un alignement des planètes entre ce que dit le candidat et ce que dit le groupe. Et il s'avère que demain soir, on aura un vote important puisque nous avons décidé de déposer une motion de rejet préalable au début de l'examen du texte et que ça sera finalement aussi un premier ballon d'essai pour voir la
gestion du gouvernement. Sur
cette motion de rejet, est-ce que vous espérez vraiment qu'elle soit adoptée, cette motion de rejet ?
Si
on la dépose, ce n
'est
pas juste pour faire de la décoration. Parce que pour qu'elle soit adoptée, il faut que le Rassemblement national la vote.
C'est comme une motion de censure, vous savez. Vous appelez vos
collègues du Rassemblement
national qui dit
qu'on déposera une motion de censure pour qu'une motion de censure passe, c'est un exercice arithmétique. Soit il faut que les macronistes censurent leur gouvernement, c'est peu probable, soit il faut que les députés du Rassemblement national décident de voter notre motion. Je rappelle quand même qu'à aucun moment, nous ne votons des textes qui viennent du Rassemblement national. Mais
en l'état de la tripolarisation politique,
ce qui s'est produit pour Michel Barnier comme pour François Bayrou, à un moment, c'est qu'ils ont décidé de voter la même chose que nous.
Mais
sur cette motion de rejet, et on rappelle qu'elle est examinée en tout début de texte, si jamais elle est adoptée, on arrête les discussions, le texte part directement au scénario.
Ce n'est pas un arrêt
définitif. Oui, mais ce
ne serait pas
un formidable cadeau au gouvernement qui s'épargnerait une semaine de débats tendus dans l'hémicycle et qui irait négocier beaucoup plus tranquillement avec des sénateurs qui, vous le savez bien, sont plutôt de droite et vont faire...
Majoritairement de droite.
Je
vais vous
faire une confidence, ça ne changerait rien du tout. Parce que vous pouvez faire une semaine de foire d'empoigne dans l'hémicycle,
ça
fait partie des probabilités, pour après avoir un 49-3 qui vous envoie le texte que le gouvernement a envie d'envoyer et donc ne tient absolument pas compte des débats qui ont eu lieu dans l'hémicycle
au
Sénat. Là, en l'occurrence, le gouvernement refuse la démocratie parlementaire. Parce que Sébastien Lecornu nous a écrit de jolis courriers en disant « Je suis un démocrate, discutons, dialoguons ». Nous lui avons répondu. Nos propositions sont connues. On
veut... On va les
dialoguer dans l'hémicycle
après, mais il faut qu'il y a une motion
de rejet soit bad.
Il
nous a écrit, on lui a répondu, on lui a dit « Voilà, on veut la justice fiscale ».
Il
n'a toujours pas répondu. C'est quand même problématique.
C
'est-à
-dire
qu'il essaie d'engager une discussion, poliment on répond, et puis derrière, c'est silence radio. Et deuxièmement, l'attitude des macronistes lors de la commission des finances a été absolument scandaleuse. À aucun moment, aucune des propositions que nous avons portées n'a été adoptée. Et donc, en fait, nous on dit « Si vous ne voulez pas de débat, si vous voulez décider que finalement il n
'y a
pas de justice fiscale, c'est votre responsabilité. Mais nous, on ne participera pas à une mascarade. Et donc, demain soir, la motion de rejet prélable, c'est une sommation. Et vous avez sauvé, on peut dire, le gouvernement deux fois de suite avec des pactes de non-censure. Jamais 203 ? Ou là, cette année, vous dites « Hors de question, ce sera censure ». Est
-ce qu'il y
aura un accord de non-censure ? Rappelez quand même que lorsque nous avons décidé de ne pas censurer le gouvernement, déjà nous avions voté contre le budget, mais ça c'est un sujet, mais nous avions obtenu,
en
parallèle de cela, des choses conséquentes. En dernier, la suspension de la réforme des retraites, 1 milliard ou même 3 milliards de pouvoir d'achat par la hausse de la privilité.
Et là, vous sentez que le gouvernement ne vous donnera rien. On avait obtenu
l'année passée des postes dans l'éducation nationale, des postes d'AESH, etc. Notamment, le repas à l'euro. Vous voyez, on avait quand même un certain nombre de positions. Eh bien, qu'est-ce qui se produit cette année ? On dit, vous voulez aller faire payer les retraités, vous voulez aller faire payer les Français avec la
baisse des appels. Mais ça commence toujours
comme ça le budget, Arthur Delaporte.
Au début, tout le monde a ses lignes rouges et on a vu qu'après, il y en a plusieurs groupes qui peuvent évoluer.
Et après, on leur dit, mais si vous voulez équilibrer le budget, un moyen, c'est aller mettre un peu plus de fiscalité, pas une fiscalité confiscatoire, un peu plus de fiscalité, une taxe Zuckman, par exemple, sur les plus fortes. Et on nous répond, c'est net. Eh bien, à un moment, en fait, c'est pas possible. ce sera censure ? C'est probable. Je
reprends donc la question d'Elsa
de
tout début parce qu'avant la censure,
il
y avait éventuellement l'accord de non-censure quand même qui était une étape autre. Donc, l'histoire de l'accord de non-censure, c'est de toute façon
pas
du tout à l'ordre du jour cette année
? En
tout cas, c'est mal engagé. C'est mal engagé parce qu'on a un gouvernement qui ne veut pas discuter sincèrement, qui est trop embarqué dans un duel entre Édouard Philippe et Gabriel Attal, qui est une fuite en avant vers les idées les plus libérales et les plus violentes pour les classes populaires. Et donc, nous,
on
a dit, en fait, on ne veut pas être, ne mettre ne serait-ce qu'un doigt dans cette mascarade de débat. Peut-être qu'ils attendaient aussi le résultat de la primaire. Peut-être que maintenant, ils vont ouvrir des négociations avec Raphaël Glucksmann plus à lente pour se
bloquer. Alors,
je vais vous faire une petite annonce. Raphaël Glucksmann n'est pas député.
Donc,
il ne va pas aller négocier le budget. Et d'ailleurs, ça sera Olivier Faure, Boris Vallot, Patrick Caner,
éventuellement... Ils ne sont pas d'accord l'un et l'autre. Qui va donner la ligne au PS ? Est
-ce que c'est votre
candidat à la présidentielle, le président du groupe ou le président du
parti ?
Un
peu de sérieux. Depuis deux ans maintenant, enfin même quatre ans, qu'Olivier Faure et Boris Vallot sont présidents du groupe et responsables du parti, il n'y a jamais eu de stratégie opposée sur les questions budgétaires. On a toujours parlé main dans la main parce que nous sommes une famille politique qui sait prendre
ses responsabilités.
Et ça ne va pas changer ? Déjà parce que nous avons montré encore hier que nous étions capables, au-delà des différences, de nous rassembler pour l'essentiel. C'est la question de la victoire de l'extrême droite que nous voulons empêcher à tout prix pour créer une alternative au macronisme et nous n'allons pas nous empêcher de le faire aussi dans cette procédure budgétaire. Vous dites éventuellement la
censure est au bout du chemin. Il y a LFI qui imagine déposer une motion de censure très rapidement. Vous pourriez la voter du coup ?
On discutera le moment venu. Ce qui est possible c'est qu'on laisse
peut
-être un peu de temps au débat. Je n'en sais rien, ça va dépendre de ce qui va se passer parce qu'on n'est jamais dans l'idée qu'il faut censurer tout de suite maintenant mais ça chance à la démocratie. Mais malheureusement ce qui nous en empêche aujourd'hui ce n
'est
pas les insoumis.
C
'est les macronistes. Une motion de censure de LFI ça n'est plus un tabou malgré Raphaël Guxman.
Vous
savez on a déjà déposé nous
-mêmes Oui mais maintenant il y a Raphaël
Guxman. Oui mais en fait nous on dépose nos motions on vote nos motions si on estime qu'on doit déposer une motion on déposerait
une motion. Je parle
de celle de LFI. Oui mais enfin je tiens de vous répondre. C'est-à-dire que si LFI dépose une motion nous aussi peut-être que si on estime devoir en voter une on peut en déposer une.
Pour
ne pas voter la leur. Je veux dire on vote l'émotion de manière générale sur un bouton.
Hugo. Oui M. Delaporte il y
a
une question pour vous de FBAE qui vous demande c'est quoi un bon budget pour vous avec 6% de déficit et presque 5% de taux d'intérêt et une croissance à 0% ?
Un bon budget c'est un budget qui évite de faire ce qu'a fait Emmanuel Macron.
Il
a simplement retiré 80 milliards d'euros des caisses de l'État en faisant par exemple la suppression de l'EG en supprimant des impôts en voiture. Voilà. Et ça c'est la Cour des comptes qui le dit. Donc quand on cumule les cadeaux d'Emmanuel Macron en l'espace de 10 ans on s'est appauvri de l'ordre de 500 à 600 milliards d'euros. Si on rajoute à ça les différentes crises etc. ça explique une bonne partie de l'emballement de la dette. Donc oui on change de politique budgétaire. Oui on dit ceux qui ont les moyens de contribuer contribuent. On évite de faire en sorte que la fortune des milliardaires double en l'espace de 10 ans pendant que celle des Français progresse à peine voire réduite.
Et on a aussi un sujet avec Emmanuel Macron c'est que non seulement le niveau de prélèvement obligatoire a baissé mais ça a eu pour une conséquence que c'est aujourd'hui une explosion du taux de pauvreté avec en l'espace de 10 ans un tiers de pauvres en plus et ça c'est fondamentalement inacceptable et on veut que ça s'arrête. Hervé ?
Je
reviens à l'hypothèse de la censure éventuelle sur le budget. S'il y a censure il n'y
a
pas de budget. Si selon vos souhaits Raphaël Glucksmann est élu président de la République il arrive l'an prochain à l'Elysée avec une copie blanche ce
ne
sera pas une copie blanche parce qu'il n'y aura pas de non-budget il n
'y a
pas de shutdown ici comme à l'américaine donc ça veut dire quoi ? Ça veut dire que les services publics ne s'interromperont pas
au premier temps. Mais ça veut dire que le nouveau président il se
contenterait de cette
feuille
? De toute façon il y aura soit des ordonnances soit une loi spéciale soit un budget par je ne sais quel miracle mais quoi qu'il en soit à partir du moment où il y a un nouvel exécutif il y aura ce qu'on appelle un collectif budgétaire donc du coup ce n
'est
pas une feuille blanche mais c'est pour 5 mois on a un budget futile pour les
lois Il n'y a pas de projet
de loi rectificatif pour une loi spéciale il faut repartir à zéro Oui, si il
y a
une loi spéciale on refera un nouveau budget à l'été avec la nouvelle Assemblée nationale mais en fait j'ai envie de vous dire quelle que soit la situation à l'issue de la présidentielle il y aura de toute façon une nécessité d'avoir une discussion budgétaire à l'été
Marine Le Pen contrairement à vous dit elle par avance qu'elle préfère un mauvais budget à pas de budget du tout est-ce que ça ne donne pas l'impression qu'elle se projette davantage sur une victoire à l'Elysée que vous ne vous projetez avec votre nouveau candidat
Moi ce que je dis c'est
si
on avait un mauvais budget amendé par les socialistes
ce
qu'on a fait l'an dernier
c
'est un pis-aller acceptable
mais
si c'est juste un mauvais budget une position amère et des conséquences en cascade sur la vie des gens ma réponse c'est non parce qu'en fait nous ce qu
'on
veut c'est d'abord protéger les gens on ne veut pas juste un budget pour un budget et c'est ce qu'on a fait les années passées on a protégé les retraités on a protégé les classes moyennes on a sauvé l'éducation de 3000 postes dans le budget de 2024 voilà ça c'est ce qu'on a réussi à faire malheureusement là je ne vois pas ce qu'on va réussir à sauver cette année en tout
cas
ça
veut dire que si dans le taxe final il y a des avancées par exemple une augmentation du budget de
l
'éducation nationale vous pourriez revoir votre position
?
Attendez
je ne sais
pas ce qu'on appelle une augmentation du budget de l'éducation nationale c
'est un exemple parmi d'autres mais si il y a des avancées
ça ne sera pas en tout cas de nature à nous faire basculer je le dis très clairement et par ailleurs ce type de décision elles sont parfois de nature infrabudgétaire elles peuvent se prendre par un simple mais
il est possible que des avancées vous fassent revenir
sur votre décision
ce n
'est
pas impossible je vous dis à l'heure où je vous parle je ne vois pas le signe d'un tunnel où on sortirait avec un budget qui serait accepté etc non mais voilà encore une fois vous savez l'avenir est fait de surprise mais comme je vois les choses c'est quand même une censure très probable
d'accord demain
il y
a
une nouvelle manifestation des étudiants vous y serez Raphaël Glucksmann estime que ce n'est ni son rôle ni sa place est
-ce qu'il a tort
? en tout
cas il a dit ce matin très clairement que les revendications des lycéens étaient les
siennes oui
d'accord mais il ne
va
pas dans les manifestations écoutez
je ne vous
fais pas un dessin mais c'est bien s'il y a les socialistes s'il y a les militants de place publique je ne sais pas si Raphaël Glucksmann doit aller en manifestation c'est seulement une
question
que je vous
pose
est-ce que le représentant de votre formation à la présidentielle n'a pas sa place justement dans les manifestations là où toute la gauche et tous leurs représentants j
'y
étais
la
semaine
dernière
avec Olivier Faure
je
ne parle pas
de vous je vais vous le dire j'y serai demain aussi sans doute Raphaël Glucksmann vous voyez bien qu'il a été pris pour cible encore hier par des sympathisants LFI pour sa sécurité je ne
sais
pas si c'est une bonne idée étant donné le niveau de tension qu'il peut y avoir dans ces manifestations il
ne dit
pas que ça il dit
aussi ça n
'est
pas ma place en tant que candidat à la présidentielle dit-il mot pour mot ouvrez les guillemets ma place c'est de proposer des solutions et ce n
'est
pas d'aller dans les manifs c'est encore autre chose là où il a raison
c
'est qu
'il doit proposer des solutions et
il en
propose d'ailleurs donc voilà et
là où
il a tort c'est quoi ? non j'ai dit là où il a raison c'est qu'il propose des solutions il propose des solutions un plan d'investissement dans l'éducation et il n
'a
pas attendu la crise des lycéens de cette semaine pour dire qu'il fallait investir dans les établissements scolaires je me souviens que c'était un de nos grands axes de campagne lors des élections européennes donc à un moment il faut aussi savoir dire que la constance des socialistes de Raphaël Glucksmann c'est d'avoir toujours donné une priorité à l'éducation aux recrutants
ça a été d'ailleurs dans son premier discours et
je tiens à dire aussi que ce n
'est
pas une nouveauté on a toujours été du côté des enseignants des conditions d'éducation une des grandes promesses de campagne de François Hollande c'était les 60 000 postes dans l'éducation nationale et on le rappelle trop peu mais ça a été une promesse tenue avant de repasser
par
la Elsa vous voulez dire en d'autres mots que Raphaël Glucksmann aujourd'hui il est empêché de sortir et d'aller manifester
je veux dire vous avez bien vu ce qui s'est passé hier
justement il est
empêché si j'étais dans son entourage je ne lui conseillerais pas d'aller demain dans une manifestation dont on a vu aussi ce qu'il pouvait y avoir comme parfois comme risque donc voilà mais après évidemment que les socialistes sont aux côtés des lycéens j'ai été pour ma
part à la rencontre des lycéens dans
les
établissements justement c'était ma
question est-ce que c'est pas problématique d'avoir un candidat qui ne peut pas se rendre auprès des lycéens qui est mal accueilli dans une
manifestation contre
les violences sexuelles et sexistes c'est quand même compliqué pour
lui de
choisir ses déplacements sur des marqueurs
de gauche
je vais vous dire une chose et je ne
peux
pas être qualifié comme un soutien de longue date on va dire vous
êtes depuis 24h
vous
nous avez dit mais
je peux vous dire que certains ne lui rendent pas les choses faciles c'est qui c'est et je pense à certains insoumis qui ont considéré qu'il était une personnalité infréquentable accusé de tous les mots etc je veux dire à un moment on est dans une campagne présidentielle où j'espère que le niveau de débat dépassera le stade des fatwas lancés contre les uns et les autres
sauf qu'Olivier Faure c
'est qu'il vaut mieux qu'il reste chez lui
qu'il ne sorte pas
j'espère que les choses vont se calmer j'espère que Jean-Luc Mélenchon dira par exemple bon on arrête maintenant non
mais c'est marrant ce que vous dites parce qu'Olivier Faure il a eu
affaire à ça à des colibés des hués et ça n'empêche pas d'aller dans les manifs quand
même
pourquoi c
'est pire avec Rava et Luxman
j'ai d'ailleurs le souvenir d'une manifestation en 2018 au niveau de la gare de l'Est on s'était retrouvé sous les jets de bouteilles
mais il y
retourne dans les manifs lui petit à petit ils s'habitueront c'était ça la phrase d'Olivier donc pourquoi lui Olivier Faure peut le faire et pas Rava et Luxman non mais il y
a
un problème c'est son choix mais je peux le comprendre encore une fois voilà moi je jette la pierre à personne il
a plus peur qu'Olivier Faure il est en campagne
présidentielle non mais il est aussi plus ciblé ah bon très clairement franchement très clairement avec Olivier ça s'est tassé les gens ont vu qu'on était avec eux là aujourd'hui il peut y avoir une tentative de continuer à dire que Glucksmann serait pire
que tout peut-être aussi parce que le PS a un
service d'ordre que Passe Ludic n'a pas non mais attendez le service d'ordre du parti socialiste il est au service du candidat maintenant donc c'est pas le sujet non non non le parti socialiste
est avec son candidat Hugo oui monsieur le député sur Hugo Perchoir on suit évidemment les niches parlementaires dans un mois c'est votre niche parlementaire on rappelle que le PS a une stratégie de faire adopter des petits textes mais rapidement adoptables on rappelle vous avez la deuxième place en nombre de textes adoptés depuis 2024 12 textes en deux niches parlementaires ça va être quoi le programme cette année
et
même un peu plus si on ajoute les textes qui ont commencé leur vie dans des niches parlementaires je pense par exemple à la loi influenceur première loi transpartisane que j'ai présentée donc dans la niche parlementaire de 2023 et qui a été adoptée
donc cette année ça sera
quoi au programme
on
en débat dans les prochains jours
moi
j'ai quelques idées sur la table par exemple nous avons présenté avec les salariés de GMS une proposition de loi sur qui est une proposition de loi d'initiative ouvrière sur la responsabilité des donneurs d'ordre vis-à-vis des sous-traitants qui causent beaucoup de dégâts et des plans sociaux à bas bruit ça c'est un sujet par exemple que j'aimerais qu
'on
puisse porter il y a d'autres sujets qu'on pourrait aimer par exemple sur les questions de solidarité internationale je sais que ma collègue par exemple Valérie Rossi a une proposition de loi qui à mon sens mérite d'être soutenue vous savez que quand vous êtes fonctionnaire vous avez maladie cancer par exemple vous n'avez le droit qu'à un an de mi-temps thérapeutique quand vous êtes dans le secteur privé vous avez le droit à trois ans
alors
même que si vous étiez en congé longue maladie vous seriez indemnisé à 100% là c'est pas possible donc ce type d'inégalité des
choses qu'on découvre entre parenthèses pour
moi c'est de nature à créer du consensus parce que c'est de
la violence dans un programme présidentiel
si c'est pas adopté avant
d'imaginer
je ne
suis
pas sûr que ça sera la mesure phare d'un programme présidentiel mais
je
pense que par exemple c'est ce type de texte d'injustice du quotidien qui peuvent être dans une niche très justement
merci Arthur Delaporte d'être venu à votre tour sur le plateau de LCP l
'indicé
politique ce soir demain vous retrouvez Adeline François chaque voix compte bonne semaine merci et à lundi prochain
merci
Alexandre Ouizille