Condamnation de Marine Le Pen : la guerre des meetings | Ça vous regarde - 04/04/25
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonsoir et bienvenue dans sa vousourgarde. Très heureuse de vous retrouver avec à mes côtés ce soir Brisurier. Bonsoir et merci d'être mon grand témoin.
Ce soir, vous allez nous révéler les résultats d'une grande enquête IPSO saisie école d'ingénieur sur les français, la politique et les institutions. Enquête à l'occasion de la journée du livre politique qui se tient demain à l'Assemblée LCP. partenaire évidemment comme chaque année défiance, déception mais aussi engagement et attachement à la 5e République notamment.
On en parlera dans le détail dans la 2è partie mais d'abord la bataille des meetings de ce weekend. Tous les regards seront tournés ce dimanche sur le rassemblement de soutien à Marine Le Pen. Le RN sera-t-il mobilisé pour contester dans la rue la condamnation judiciaire de sa championne ?
Tout débordement pourrait lui coûter cher. En face, la gauche et les macronistes lancent des contremanifes, chacun de leur côté. Grand décryptage dans un instant avec mes invités.
Enfin, grand angle ce soir sur le réchauffement entre Paris et Alger. Qui a renoué la crise ? Macron le diplomate ou Retaillot la menace.
Rendez-vous avec nos chroniqueurs à la fin de cette émission. Voilà pour le sommaire. On y va. teinturier ça vous regarde générique [Musique] d'ordinaire ils ne sont pas très frants des grandes manifestation mais cette fois c'est leur chef en personne qui leur demande de battre le pavé combien de sympathisants de Marine Le Pen se déplaceront ce dimanche à Paris pour contester la décision de justice qui pourrait l'empêcher de se présenter en 2027 combien et surtout dans quel climat va se dérouler ce rassemblement le RN Jro des slogans antijuge ou même pire des débordements violents pourraient effrayer plus d'un électeur qu'elle essaie de conquérir alors on va prendre le temps de décrypter les enjeux ce soir avec Charles Sapin du Point bonsoir.
Bonsoir. En charge du suivi des droites avec Antoine Aberdor pour le point je précise de l'opinion. Bonsoir.
En charge vous pour l'opinion du suivi des gauches et enfin avec Pierre Stéphane Fort. Bonsoir. Merci d'être là.
Le biographe de Jordane Bardella, le grand remplaçant c'était chez Studio Fact. Vous êtes journaliste d'investigation et réalisateur Brisurier. Évidemment l'opinion des Français sur ce jugement mais aussi sur ce rassemblement de dimanche nous intéresse.
Vous êtes partie prenante à ce débat qui s'ouvre par le recap de Brudo Doné. bien évidemment qu'on accueille tout de suite. [Musique] Bonsoir Bruno, bonsoir Myiam, bonsoir à tous.
Récap ce soir des confrontations tous azimut. Oui, cette semaine Myiam aura été celle de l'opposition radicale, une opposition qui s'est d'abord cristallisée autour d'un mot. Le système a sorti la bombe nucléaire et si il utilise une arme aussi puissante contre nous, c'est évidemment parce que nous sommes sur le point de gagner les élections.
Marine Le Pen a estimé que le système traduisait l'union prétendue des partis politiques et des justes s'était allié contre elle. Mais de son côté, le système que la justice a condamné cette fois, c'est celui mis en place par le Front National entre 2004 et 2016. Un système d'emploi fictif qui consistait à faire travailler pour le parti des assistants parlementaires de députés européens.
Un système qui aurait donc permis de détourner, tenez-vous bien, 2900000 € mais qui n'a pas refroidi ceux qui est que les vrais coupables sont les juges. Il y a des tyranis qui enferment leurs opposants. Il y a désormais des justes tyran qui exécutent l'état de droit en place publique.
Toute la semaine, le Rassemblement national a tempêté contre la justice et décidé Myiam d'organiser l'arryposte dans la rue. Et donc, elle aura lieu ce dimanche. Absolument.
Au dimanche, le Rassemblement national a décidé d'organiser un grand meeting aux invalides qui n'aura, ses promis strictement rien à voir avec un coup de force. Non, c'est pas un coup de force, c'est au contraire une défense très claire et très profonde de l'État de droit et de la démocratie française. Alors, le problème, c'est que ça n'est pas du tout l'avis des partis de gauche, ni de la majorité présidentielle qui voit dans ce rassemblement-là une menace.
Il y a une volonté très claire du Rassemblement national de faire pression sur la justice, de jouer la rue contre les institutions de de la République et il y a en cela un comportement qui est grave qui est un comportement presque de de faxieux, de pouchiste. Voilà, les macronistes sont ulcérés d'autant plus que Gabriel Atal a prévu lui aussi et depuis longtemps un rassemblement ce weekend. La rue va donc se transformer en baromètre de l'opinion.
Vous avez de la concurrence Bris teinturier mais d'après Laurent Jacobelli, le match est déjà plié. Gabriel Atal est furieux parce que son moment médiatique va lui être volé dimanche. Il a fait une réunion.
Il fait une réunion au même moment que le grand rassemblement à Paris. Une réunion qui s'annonce comme un flop puisque personne ne s'inscrit à cette réunion. Enfin, si vous ajoutez à cela qu'une troisème manifestation est également organisée ce dimanche, cette fois-ci par la France insoumise et les écologiste, vous comprendrez qu'il faudra donc compter compter pour savoir qui a le plus rassemblé et si le parti qui rappelait très récemment ceci a réussi son paris.
Ne pas avoir de condamnation à son casier judiciaire est pour moi une une une règle numéro 1 lorsqu'on souhaite être parlementaire de la République. Un paris assez audacieux he Myiam qui consiste à faire passer une formation politique jugée coupable pour la victime. Merci beaucoup Bruno Donet.
Alors Charles Sapage commence avec vous. Contre qui et contre quoi précisément le RN appelle à se rassembler ce dimanche ? Alors en fait déjà ça a fait beaucoup débats en interne l'organisation de ce meeting parce que il y avait une peur une crainte que finalement un parallèle soit fait avec Donald Trump aux États-Unis et vous savez cette marche sur le capital qui a beaucoup marqué au Rassemblement national et notamment Marine Le Pen.
Finalement après beaucoup de discussions, ils ont décidé d'organiser cette manifestation. Pourquoi ? Il y a trois objectifs déjà gagner la bataille de l'opinion, c'est-à-dire essayer de convaincre le maximum de personnes que le risque pour l'ordre public n'est pas tant la candidature de Marine Le Pen, mais justement qu'elle soit empêchée, que ce soit en fait une intinctte à la démocratie.
Pour l'instant, la bataille est loin d'être gagnée selon différents sondages. Nous, on en a un cluster 17 au point. On est à 6 français sur 10 qui trouvent finalement cette condamnation normale.
On va y venir avec Bristin Turier. Ça sera Hipps saisie, école d'ingénieur. Mais mais s'il y a des slogans antijuge, on entendait voilà les les les mots la rhtorique virulente antijuge he de de Jean-Philippe Tangui ou de Jordan Bardella.
Même si c'est pas une manie fa sens on va marcher, c'est un rassemblement statique. S'il y a des slogans antijuge qui reprennent cette idée de juge rouge, elle a beaucoup à perdre, non ? Est-ce que est-ce que ce cette volonté un peu antisystème qu'on a entendu juste après l'annonce de la condamnation va être mise en sourdine ?
Alors, pour l'instant, on sait que dans les discours, ils vont essayer de lisser un peu ce discours, c'est-à-dire que présenter une vision positive de la démocratie plutôt qu'attaquer les juges. Maintenant, on peut en douter pourquoi. Parce que cette mise en cause des juges et derrière les juges, le système, c'est l'ADN du Rassemblement national qui est un parti populiste, à savoir un parti dont la vision de la société et c'est deux blocs aux antipodes antagonistes.
D'un côté, une élite qui est vue comme par nature corrompue qui détournerait l'intérêt général pour son intérêt propre ici pour rester au pouvoir. et de l'autre un peuple rêvé comme pur qu'il faudrait laisser s'exprimer de façon euh sans filtre en fait en laissant en lui donnant la parole en accident au pouvoir. Donc les les juges ou on va dire le système contre le peuple.
C'est ça qui va se jouer. Tout l'enjeu est de faire pour mobiliser ces troupes et de gagner cette bataille d'opinion et de faire dire que en gros il y a comme un système qui se ligrait pour empêcher Marine Le Pen d'arriver au pouvoir. Le tract, j'ai regardé de près, il y a cette phrase donc le tract de soutien que tous les Français ont vu hein puisque il a fait l'objet de de beaucoup beaucoup de reportages.
Il est écrit une partie de la justice cherche une partie hein cherche à triompher là où nos adversaires ont échoué. Il tente par tous les moyens, c'est au pluriel euh de nous empêcher. C'est qui ce Antoine Aberdorf ?
Il il a basculé ou il est revenu à son euh passé antisystème ? Certains diront même un peu sédicieux RN. Absol c'est que les propos tenus par Marine Le Pen, cette surenchère verbale et sémantique quand elle parle de bombe nucléaire du lâché par le système a des effets sur les profondeurs du parti, sur son socle électoral et à l'échelle des cadres.
Il n'est pas non àodin que le Rassemblement national à la faveur de cette condamnation. Renou avec les vieux démons qui qui s'étaient déjà manifesté au moment législatif et un délégué départemental qui par exemple du côté de la Veryon parle de l'emploi par les juges de la solution finale contre Marine Le Pen. C'est un délégué département du RN qui vous dit ça déjà candidat pour prendre la sous-préfecture d'Avron de de Rodè pardonnez-moi dans l'Avon.
Donc si vous voulez, ce type de propos témoigne du fait que quand même les propos de Marine Le Pen ne sont pas neutres et qu'à tout moment il peut y avoir des pulsions qui s'exprime au sein du Rassemblement national et qui effectivement sont les plus populistes qu'il soi. Mais vous y voyez au fond un retour du refoulé, la pulsion du passé. On se souvient que Jean-Marie Le Pen avait fait défiler hein ses partisans en 1998 à Versailles après justement un jugement qui lui était pas favorable d'un point de vue de son éligibilité où vous y voyez au fond une sorte d'angoisse là de de se dire ils sont allés trop loin Bris teinturier et donc on sent que cette rhtorique elle est un peu lissée.
Vous voyez ça aussi ou pas ? Oui. Moi moi j'ai l'impression que l'intérêt d'abord des crises c'est que ce sont de puissants révélateurs.
Le RN traverse avec cette condamnation une crise très importante. Et qu'est-ce qu'il se passe ? C'est moins une stratégie, je crois, qu'un réflexe qu'un réflexe de survie.
Et c'est une crise passion sur les fondamentaux. Et qu'est-ce qu'on voit ? et bien que les fondamentaux de ce parti ce sont toujours des attitudes populistes, antisystème où on met en cause la justice, où on met en cause les magistrats.
Et j'ai envie de dire, c'est presque 14 années de stratégie qui était une bonne stratégie de désextrémisation, de notabilisation qui euh sont non pas ruinés, le terme serait un peu fort, mais qui sont mises à mal par euh tout à coup cette réaction qui nous remet le RN dans ce mot de réflexe de de survie plus que de stratég. C'est plus de parce que si c'était une stratégie alors là pour le coup je pense que c'est une stratégie maladroite et qui vient abîmer ce qui était les fervants, les leviers en réalité du succès ces dernières années du RN. Charles Sapin.
Alors pour revenir en fait sur cette sur cette stratégie populiste, on voit bien aussi que Marine Le Pen d'une certaine façon a le pied sur le frein et ça s'est vu très bien dans sa dans son intervention au 20h puisque dans la même phrase, elle disait que elle elle vouit au gémonie une justice politisée qui ferait partie d'un système l'empêchant à se présenter à l'élection présidentielle. Mais dans la même phrase, et c'est là où on n'est plus trop dans le populisme, à l'avouer n'attendre son salut que de cette même justice en attendant réparation en appel. Alors euh à quoi peut-on s'attendre ?
Évidemment, il y a on va parler des des autres meetings dans Paris. Euh c'est qui rassemblera le plus évidemment mais euh Pierre- Stéphane Fort c'est un rassemblement statique. Alors moi j'ai pris mon Google Map, j'ai regardé la place Vaan, c'est derrière les invalides.
C'est pas énorme en fait la place Vauban hein. Euh 10000 personnes au maximum. On est très très loin du trocadéro, hein, et on se souvient des peut-être 100000 200000 militants profillons ou adhérents ou sympathisants.
Donc donc là, c'est une prise de risque minimale parce que si il rassemble, il parle de 8 à 10000 personnes, c'est déjà une démonstration de force ou pas ? En tout cas, la prise de risque est réelle parce que on connaît les radicaux qui gravitent quand même autour du Rassemblement national, qui ont toujours gravité autour du Rassemblement national. Seront-ils là lors de cette manifestation ?
Est-ce qu'il y a des risques de débordement peut-être aussi avec des groupes d'extrême gauche qui viendraient chercher la bagarre autour de ce autour de de cette manifestation. Ce sera évidemment scruté de près parce que toute toute violence à la suite ou autour de ce rassemblement viendrait un petit peu plus affaiblir cette stratégie de la normalisation qui déjà est en train un petit peu de voler en éclat depuis les déclarations de Marie. Vous qui avez travaillé sur le RN version Bardella, on voit bien que tout a été très très organisé.
En tout cas, il y a une volonté quand même d'éviter le moindre débordement. C'est c'est Ouais, je je m'interroge sur largement. Au contraire, c'est quoi ?
C'est on a l'impression que quand même on est dans l'improvisation la plus totale. Lundi, lundi soir, donc après le après le verdict, je discutais avec un un cadre actuel du parti. Je lui disais c'est quand même étonnant dans l'impression que vous êtes en train d'improviser à la suite de cette condamnation.
Vous l'avez pas anticipé la condamnation possible de Marine Le Pen et il me disait de manière très franche en fait c'était un sujet tabou au sein du parti. On ne pouvait pas en parler même en réunion de travail avec Marine Le Pen en parler envisager une condamnation. C'était un crime de l'aise majesté.
Donc en fait le sujet était tabaration sur le jugement final mais sur la manière dont maintenant ils essayent de mettre en place cette manifestation pour dimanche. Non mais faire venir euh 8000 ou 10000 personnes sincèrement pour un parti qui a obtenu les résultats qu'il a obtenu aux législatives et aux européennes facile. Je dis pas que c'est facile, rien n'est facile mais c'est quand même pas un défi majeur.
Donc la question des débordements elle est réelle. Il peut y avoir des débordements, ça pourrait nuire au RN mais attention, ça peut nuire aussi ou les débordements peuvent venir aussi je puis dire du camp d'en face. Donc c'est pas ça moi qui me semble être le plus la prise de risque du RN.
C'est laquelle la prise de risque ? La prise de risque du RN, c'est vraiment d'apparaître comme une formation qui, devant les Français ne veut pas reconnaître que quand la justice les condamne. Et bien à ce moment-là, cette formation qui dénonçait le laxisme judiciaire n'a pas d'autre discours que de se poser en victime.
Je voudrais vous remontrer. C'est ça la ligne de crète quand même très difficile aujourd'hui pour le REN. Quelques sondages et comprendre s'ils sont contradictoires ou pas.
Euh les les Français ont un rapport plutôt de défiance avec leur justice, hein. On va voir euh les différents euh sondages. Euh on est, regardez, euh Trolxi 69 %, c'est un sondage Ipsos en plus.
C'est la fameuse fracture française hein pour le le CVIPOP. Euh 68 % politisé, 67 % elle ne traitent pas tout le monde à égalité et plus globalement ils ne lui font pas confiance 55 %. Et quand on regarde les récents sondages, et je mets ça en parallèle par rapport au jugement, alors là surprise par rapport à ça et bien ils comprennent le jugement.
Ils comprennent aussi bien la condamnation et l'éligibilité que son application immédiate. Comment vous l'expliquez ? Juste par regard mes avec mes mes confrères, c'est pas un sondage celui-là, c'est nous c'est fracture française et là je crois que c'est le baromètre de la confiance.
Pardonnez-moi. Tout à fait. Baromè voilà.
Euh il y a pas de contradiction. C'est justement parce que les Français considèrent que la justice est trop laxiste que là, ils ont le sentiment que la justice fait son travail et que cette condamnation et bien réellement elle semble adaptée. D'abord, elle a été prise par trois magistrats et elle semble adaptée à la réalité et à l'issue d'un long procès.
Et puis les Français, ils ont quand même un petit peu de mémoire contrairement à ce qu'on dit. Ils savent bien que cette justice dont il soupçonne toujours qu'elle ne soit pas suffisamment indépendante et notamment indépendante du pouvoir politique mais quand même ils ont vu qu'elle avait condamné François Fillon LR Nicolas Sarkozi ancien président de la République. Si on remonte dans le temps Kusac PS et beaucoup d'autres PS si on remonte encore plus dans le temps et aujourd'hui elle condamne le RN.
Donc c'est la démonstration que la justice en réalité n'est pas si dépendante que ce qu'on peut redouter du que certains français redoutent du pouvoir politique. L'autre s'applique à tous là pour le coup. Antoine Aberdorf, ils sont commentés hein ces sondages par les politiques, quel que soi les camp, le RN, mais aussi effectivement leur leurs adversaires.
Comment ils comprennent et et qu'est-ce qu'ils en disent au fond de finalement des Français qui voilà ne ne sont pas du tout révoltés hein majoritairement par ce jugement. Le paradoxe de la situation, c'est qu'on a des Français qui euh contre toute attente sont plus derrière leur justice que les politiques eux-mêmes. Je m'explique, quand on entend Bruno Rotaillot, notamment du côté du ministère de l'intérieur euh dire que il n'est pas dupe de la politisation des magistrats et il en prend pour preuve leur adhésion massive au syndicat national de la magistrature qui effectivement a fait un communiqué dans le cadre législatif pour appeler au front républicain.
Il accré Bruno Rotaillot, ministre d'Intérieur accrédite l'idée que il y a une politisation de la justice et que donc Marine Le Pen a bel et bien été empêché de se présenter à l'élection présidentielle à l'inverse sur des territoires largement acquis aux idées du Rassemblement national. On voit par exemple dans l'URE, je parlais ce matin avec l'un des seuls députés socialistes de l'UR, Philippe Brun qui me disait "J'ai organiser une réunion publique était là une électrice du RN à la dernière présidentielle, une électrice de Marine Le Pen qui disait ne faire preuve d'aucune mensuétude particulière à l'égard de Marine Le Pen et de cette condamnation qu'elle la comprenait. Ce n'est pas pour autant qu'elle l'amendait ses idées, qu'elle en rabattait sur ses exigences vis-à-vis de la de l'insécurité, de l'immigration.
En tout cas, ce qu'il a conduit à voter pour le Rassemblement national, mais en l'espèce la demande d'exemplarité qu'exprime ce jugement, cette électrice la comprenez. Alors, comment je vous en prie mais rapidement, allez-y. Alors, non mais très rapidement, c'est juste aussi pour une explication, c'est que là, on a on est face à une grosse ambiguïté dans ce sujet.
C'est-à-dire que d'une part, il y a évidemment la condamnation de Marine Le Pen en première instance euh à du détournement de fond public avec une peine d'inligibilité et ça personne ne le remet réellement en cause. Là où il y a un problème, c'est sur l'exécution provisoire qui n'est prononcée que dans 3 % des cas d'inéligibilité et et qui a une motivation dans le jugement que certains juristes, notamment monsieur Schuttel qui est l'ancien secrétaire général du Conseil constitutionnel. Elle elle divise beaucoup cette décision sur l'application immédiate, l'exécution provisoire et peut-être d'ailleurs que l'opinion va bouger.
Mais j'avance parce que je voudrais savoir comment le RN mobilise concrètement ses troupes pour dimanche. C'est un sujet de Baptiste Garg Chartier qui a suivi le député RN Alexandre Sabatou dans sa circonscription de Loise. Reportage.
La contreoffensive est lancée. Alexandre Sabatou élu dans l'Oise dès 2022 entame les grandes manœuvres pour sonner la mobilisation dans sa circonscription assez léger dimanche on fait place vos ban et derrière les invalides à Paris on fait une manifestation de soutien à Marine Le Pen et au parti d'accord bah écoutez vous êtes les bienvenus en plus on est à côté donc il a rien de prévu dimanche. Ben c'est important imaginez que la la place est vide en ça serait une image catastrophique.
Loise, on a été deux voire trois busses pour emmener des gens du département pour les accompagner parce qu'on sait que on a un électorat assez populaire de classe moyenne qui ont pas forcément les moyens de payer pour faire ce déplacement et donc on les aide, on les accompagne pour venir nous aider à la manifestation. Certains habitants ici l'affirment, ils seront bien présents lors de la mobilisation pour dénoncer la décision du tribunal. Pourquoi la justice se permet de d'écarter quelqu'un qui est susceptible d'être élu président alors qu'il sa très bien qu'elle est en tête dans tous les sondages ?
Tu lui redonnes le droit de pouvoir se présenter quoi. C'est c'est c'est pas normal. Mais pour d'autres électeurs pas question d'aller manifester dimanche.
Comprends pas du tout le rassemblement national à à appeler tout le monde à la mobilisation. Je trouve ça vraiment dommage d'en arriver là alors que bah voilà, elle a joué, elle a perdu. Moi je pense que voilà si elle a été condamnée c'est que la justice avait ses raisons de la condamner mais pas de quoi faire doter le député qui après la tournée des bars cessé au porte à porte pour convaincre de potentiels citoyens.
Bonjour madame je suis Alexandre je suis votre député. Cette électrice fervante défenseuse du rassemblement national ne se rendra pas dimanche à la capitale par peur notamment d'un risque de débordement. Ça peut dégrader vite et ça met on a un peu l'impression d'aller dans les manifestations quoi.
C'est dire vous avez un petit peu peur du dés. Ça fait peur. Ouais voilà tout à fait.
Certains essaient de nous faire croire que ça va être une prise du capital comme aux États-Unis mais il y a rien de tout ça en fait. Est-ce que vous êtes conscient qu'il va falloir faire peut-être attention à l'image que vous allez renvoyer dimanche ? Moi, j'ai confiance en mes électeurs.
Je sais que nos électeurs ne sont pas des casseurs à l'inverse de certains autres partis politiques. Comme dans l'Oise, la plupart des députés du rassemblement national tentent de mobiliser les troupes dans leurs circonscription, mais nul ne sait encore si cette stratégie payera le jour J de la manifestation. Charles Sapin, on le sait, les électeurs du RN, c'est pas des Parisiens, loin de là.
C'est la France périphérique. Il y a des bus qui ont été affraités. L'objectif, c'est de rassembler combien alors dimanche ?
Qu'est-ce qu'ils affichent ? Qu'est-ce qu'ils ont annoncé à la préfecture ? Alors, ils sont extrêmement prudents.
Ils veulent absolument pas donner de chiffres. Après, c'est vrai que ça a été enfin, c'est un objectif de rassembler le maximum de personnes possible parce que c'est vrai que en plus la place en dessous, vous avez l'avenue de Bretuil, donc vous pouvez élargir en fonction. Il faut savoir que bon, organiser c'est pas dans leur culture hein.
Alors, ce n'est plus dans leur culture. C'est ça qui est intéressant. En fait, un meeting en plein air à Paris euh c'est sans précédent depuis 2015 où il y avait, vous savez, chaque année, il y avait ce rassemblement du 1er mai qui était très cher à Jean-Marie Le Pen.
Voilà, exactement, un rassemblement à Jean d'Arc, place de l'opéra. Et c'est vrai que depuis Jean-Marie Le Pen qui s'était invité sur la scène en Parc à Rouge, tout le monde se souvient de de ces images, Marine Le Pen avait barré ses rassemblements, il n'y avait plus eu de rassemblement à Paris de en Grand Terre. Donc c'est la première fois en tout cas.
Ce qui est certain, c'est que bon, organiser des meetings, le Rassemblement national sait faire à chaque élection. Et là, en plus, il y a eu un audit de toutes les fédérations suite à à la faillite de l'organisation des dernières législatives. Donc, les délégués départementaux vont essayer de rivaliser pour remplir des bus.
Il y a des cars qui ont été affrêtés pour ramener le maximum de militants. Stéphan for, c'est les militants, c'est les adhérents du RN qui seront là. il pourra pas compter sur sur la droite.
Euh même Laurent Voquier hein qui s'est montré euh plutôt solidaire hein de cette injustice qu'aurait constitué l'exécution provisoire de de Marine Le Pen sur son éligibilité a dit euh qu'elle fasse valoir des ses idées, c'est normal. En revanche, le chaos c'est autre chose. Je le dis clairement.
Je considère que ce n'est pas le rôle des partis politiques d'en appeler à la rue contre les institutions. Clairement, on sera sur du militant encarté dimanche. Oui, sans doute, comme vous le disiez, monsieur Teinturier, réunir 8 à 10000 militants pour le pour le Rassemblement national, c'est pas non plus un exploit.
J'entends qu'à priori, ils auraient gagné 20000 adhérents nouveaux adhérents Twitter. C'est ce qu'ils disent. En tout cas, ça relève quand même de la communication du parti.
Il y a aucune preuve pour le pour le l'attester, pour en attester aujourd'hui. Ils ont pas fourni euh de listing, de liste et cetera. Il y a pas de documents qui viennent prouver ça.
Euh ceci dit, je me souviens aussi que avant le jugement et c'était aussi de la com politique, mais on disait si Marine Le Pen, enfin certains responsables du RN disaient "Si Marine Le Pen est condamné, euh les Français défileront dans la rue, ce sera l'apocalypse et cetera." C'est pas du tout ce qu'on a vu, loin de là. Et a priori, je pense effectivement que la réunion de de dimanche bah voilà se tiendra avec 8 ou 10000 militants.
L'enjeu et je trouve qu'on le voyait très bien dans votre excellent reportage, c'est que le RN se veut une puissance d'ordre et le risque pour lui c'est d'apparaître comme une puissance de désordre à l'occasion de The Meeting. Donc au-delà effectivement de la capacité à faire venir 8000 ou plus d'adhérents ou deou de sympathisants, c'est ça aussi qui qui se joue. Et la peur qu'on voyait de certains sympathisants du RN, elle est liée à cette idée que normalement c'est le parti de l'ordre et là tout peut déraper.
C'est la difficulté quand vous appelez à la rue sans appeler à la rue et cetera. Et Laurent Voquier a parfaitement compris, il va dans la brèche. H h alors on en vient Antoine Oberdorf et on parlera de Jordan Bardella. plan B tabou ou pas dans un instant Pierre Stéphane Fort sur ce match de meeting auquel on va assister dimanche donc contre rassemblement à l'appel des insoumis et des écologistes place de la République c'est un peu plus grand que la place Vauban et meeting de Gabriel Atal patron de Renaissance qui était prévu de longue date repensé en rassemblement on le voit pour la démocratie et l'état de droit il y a un énorme enje jeu d'imag c'est l'avant-goût de la présidentielle qui va rassembler le plus Euh ce qui est sûr, c'est qu'il y a un véritable savoir-faire du côté de la France insoumise.
Ça, je vous apprends rien. Euh lorsque la France insoumise, il y a un savoir-faire pétitionnaire. Alors pour le coup, euh la stratégie populiste ne leur fait absolument pas peur, ni même d'ailleurs les dérapages.
Ils ont pour mot d'ordre une se un un moto simple répété par Fran par Jean-Luc Mélenchon à l'envie abattez la citadelle. Donc en l'espèce, il n'aurait pas de mal à à réunir des foules. Mais la place de la République, ce n'est pas tellement l'enjeu.
Ça va véritablement être les militants les plus politisés de Paris et ses environs qui vont venir exprimer une opposition à l'expira. Pourquoi ? Le Parti socialiste n'ira pas pour une raison simple, c'est que à la place de la République, hein, faut suivre.
Place de la République, absolument. Euh il y a plusieurs théâtres dans Paris ce weekend. donc place de la République, ni la Ligue des droits de l'homme, ni SOS racisme, ni même les grandes centrales syndicales CGT, CFDT ne s'associe à ce mouvement, ce rassemblement dit de de mobilisation pour défendre l'état de droit.
Donc si vous voulez, ça pose un petit problème au Parti socialiste d'avoir le sentiment de participer en réalité à une mobilisation téléguidée par la France insoumise via des organisations de jeunesse. C'est c'est honnêtement des procédés assez classiques. Les organisations de jeunesse ont ouvert le bal en appelant à la mobilisation.
Quelques minutes plus tard, c'était la France insoumie, les écologistes. Quant à Gabriel Atal là Gabriel Atal de fait son événement perd un petit peu de sa de sa superbe parce que Gabriel Atal aime à se camper au sein du bloc central, à se singulariser par une position de centralité par rapport aux extrêmes, mettant à distance les dérives droitières ou ce qu'il interprète comme des dérives droitières venant de Gérald Darmanin ou même de membres du gouvernement typiquement Bruno Rota et puis bien évidemment une hostilité aux ennemis à ceux qui présentent quasiment comme des ennemis de la République à savoir la France insoumise. Avant cette affiche que vous avez montré à l'écran, il y avait une autre affiche dans laquelle Gabriel Atal avec une hyperpersonnalisation sur sur lui était entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon.
C'est vraiment l'image qu'il veut donner de lui-même avec un message extrêmement simpleir à l'antenne. Demain, si nous ne faisons rien, si nous laissons tomber les derniers remparts, et bien nous serons les États-Unis de Donald Trump. Voilà.
Alors justement, on en vient à Donald Trump. Ben je voudrais vous faire réagir. On sait très bien que un certain nombre de démocraties illibérales, Orban, Mélonie, mais aussi mais aussi Donald Trump on ont réagit en soutenant Marine Le Pen.
Encore une réaction. Regardez ce qu'il écrit hier sur son réseau Truce Social. Je ne connais pas Marine Le Pen, mais j'apprécie à quel point elle a travaillé dur pendant tant d'années.
Elle a subi des échecs, mais elle a continué maintenant juste avant ce qui serait une grande victoire. Ils lui font payer une accusation mineure dont elle savait probablement rien. Tout cela est très mauvais pour la France et pour le grand peuple français.
Quel que soit son camp, libérer Marine Le Pen. Charles Sapin, ça la serre ou ça la desserre ce soutien ? H j'ai envie de dire ni l'un ni l'autre.
Pourquoi ? parce que finalement ce soutien peut être gênant dans le sens où il va il va crper une part de l'électorat mais cet électorat là ne en fait c'est un électorat qui n'a jamais pensé voter pour Marine Le Pen donc de toute façon il va être confirmé dans le fait qu'il a bien fait de ne jamais voter Marine Le Pen et jamais le concevoir. Pour ce qui est de l'électorat aujourd'hui de Marine Le Pen, c'est on l'a vu d'ailleurs lors de la dernière présidentielle, c'est un électorat qui est très peu porté sur l'international donc en fait il sera assez imperméable à l'argument.
Ce qui ce qui est intéressant de voir, c'est que euh que ce soit ce témoignage de soutien de Donald Trump, mais il y a aussi eu Victor Orban ou autres, c'est qu'on voit qu'il y a dans cette logique toutes ces tous ces responsables politiques ont en commun en fait une obédience populiste, nationale populiste pour la plupart et en fait on voit s'organiser une forme de solidarité, une internationale populiste qui parce que chaque ce qui se passe dans un pays peut servir le récit de l'autre. Est-ce que ça peut prendre ce discours au fond euh on est entravé par des normes, par l'état de droit, par les juges, la liberté du peuple est entravée. On voit vraiment que c'est cette idéologie-là euh monte dans le dans le monde entier avec des réseaux de coordination, de solidarité.
Je juste avant, si vous me permettez, moi je pense que ça la desserre cette c ces soutien justement de de Donald Trump euh pour une raison qui est très claire, c'est que l'électorat Eren, bien sûr que lui il fait bloc, mais l'enjeu pour le RN, c'est d'élargir. D'ailleurs, euh Marine Le Pen dit "On s'oppose à une victoire annoncée. Trump reprend cette idée.
Je suis désolé mais la victoire de Marine Le Pen, elle n'était pas écrite. On a vu aussi au moment des législatives qu'il y avait encore quelques difficultés." Donc c'est ces soutiens là effrait les électeurs qu' besoin de conquérir et le positionnement de Marine Le Pen à mon avis soude son électorat.
Donc je m'attends pas du tout à ce qu'il y a un reflux mais bloque la capacité d'élargissement de ce socle parce qu'on revient justement aux fondamentaux plutôt populistes du RN et parce que Trump en France, Poutine en France, Orban en France ne sont pas des figures populaires, ce sont des figures massivement ou très majoritairement répulsives. Donc je ne crois pas que ce soit un bon calcul ou une bonne chose pour elle. ce discours au fond sur la liberté d'expression entravé.
Alors là, il y a quelque chose d'extrêmement sérieux pour moi, c'est l'enjeu du moment, beaucoup plus encore que que le RN, c'est est-ce que cette supposée conception de la démocratie consistant à dire la démocratie ce n'est pas un bloc, ce n'est pas la séparation des pouvoirs, ce n'est pas l'indépendance de la justice, ce n'est pas le pluralisme, ce n'est pas l'existence de médias indépendants, c'est le suffrage universel. Et donc quand on s'oppose au suffrage universel, on s'oppose à la démocratie, ce qui n'est absolument pas le cas. Mais c'est une définition implicite en réalité qui correspond au despotisme ou à la tyrannie.
Ce n'est pas parce que vous avez fait 51 % que vous avez tous les pouvoirs. Ça c'est ce qui est en jeu. Est-ce que ça peut pénétrer chez les Français cette idée que oui, on essayerait comme ça de s'opposer au peuple à force de le répéter ?
Oui, et on l'a vu dans votre reportage. C'est très exactement ce que disait un des électeurs du RN que vous avez interrogé. On cherche à s'opposer à la démocratie en non piochant.
Donc ça pour moi c'est l'enjeu majeur du moment présent. Les réactions l'URN, elles sont attendues, ne sont pas nouvelles quand la démocratie n'est plus synonyme de l'état de droit. Mais exactement, il y a deux définitions maintenant de la la démocratie qui circule et c'est ça qui est extrêmement inquiétant.
Alors, je voudrais qu'on termine. On balaye large ce soir, mais on a de bons spécialistes avec avec Jordan Bardella, Pierre- Stéphane Fort. On l'a évidemment interroger, il était l'invité hier soir de nos confrères d'CI sur le plan B.
Se préparet-il malgré tout face à cette voix très très étroite pour Marine Le Pen en 2027 ? Écoutez, il n'y a pas de plan B parce que le plan A n'a pas encore été mené à son terme. Nous sommes un duo.
C'est ainsi qu'elle a souhaité, je dirais installer cette relation qui est une relation aussi personnelle entre elle et moi, qui est une relation d'une très grande confiance et et et je souhaite que cette cet équilibre que nous avons créé puisse évidemment perdurer. Je suis à son service et et je ferai ce qu'elle me demandera de faire. Pierre Stéphane Fort, vous qui avez enquêté, est-ce que ce plan B comme Bardella est est si tabou que cela ?
En tout cas, on voit que Jordan Bardella fait à nouveau à l'égence à Marine Le Pen, il l'a fait de manière continue depuis 48 he pour vraiment faire passer le message, je ne vais pas essayer de te doubler ou de pcher quoi que ce soit. Ça c'est sûr. Ça c'est l'officiel.
Mais l'officieux, est-ce que certains le poussent à se préparer en coulisse ? parce qu'après tout la décision en appel pourrait être conforme à la première instance. Sans doute et qu'il se prépare mais est-ce que Marine Le Pen va lui laisser la place pour se préparer, c'est-à-dire notamment pour se créer une étofe internationale pour rencontrer des chefs d'état, pour se rentrer un petit peu dans le costume d'un président tant qu'elle aura pas épuisé tous les recours judiciaires.
Ça me paraît assez peu probable. Encore une fois, on est dans l'ordre un petit peu de de l'incantation aussi au Rassemblement national. On n'ose pas imaginer que Marine Le Pen ne pourra pas se présenter.
Toujours pas aujourd'hui. Et donc on a il y a du il y a une part de déni, une part un petit peu incantatoire. Donc pour l'instant, on a du mal à faire de la place à Jordan Bardella en plan B crédible puisque le plan A n'est pas encore tout à fait vain à leurs yeux.
Et pourtant quand on regarde électoralement en tout cas au premier tour, le socle bouge pasin. On est à 30 35 % des intentions de vote. Donc Bardella Le Pen, il y a pas de déperdition.
Qu'est-ce qu'on nous dit en coulisse Charles Sapin ? Est-ce que c'est un meilleur candidat en vue d'un deuxième tour pour justement élargir comme on le disait avec Bris teinturier ou pas ? Non, enfin en fait le le la problématique Bardella, c'est qu'aujourd'hui en effet, il est très populaire et même dans les intentions de vote, il peut rivaliser avec Marine Le Pen.
Mais la grande différence qu'il a avec Marine Le Pen, c'est que il n'est pas l'incarnation présidentielle jusque- là. Et c'est vrai que l'un des secrets de la popularité de Jordan Bardella, c'est d'être très lisse. En fait, c'est quasiment une baie vitrée, une surface de projection où tout le monde y projette un peu ce qu'il veut de la belle- mère.
C'est le le gendre modèle. Bon, le jour où on est candidat présidentiel à la présidentielle, on est obligé de faire des choix, des arbitrages et c'est là où on clive et c'est là où il peut y avoir changement. La décision de Marine Le Pen de rester coûte que coûte et de ne pas donner le bâton de maréchal de pas transmettre en fait cette candidature en coulisse aussi parce que dans un an à l'été 2026 si elle ne peut pas y aller, il va falloir sir une machine derrière.
C'est un choix c'est un mais en fait le choix se fait maintenant. C'estàd que Marine Le Pen est face à un choix crucial. C'est-à-dire soit elle se dit coûte que coûte je serai candidate à la présidentielle et en prenant le risque d'être empêché juste avant 2027 mais dans ce cas elle laisse son parti dans l'incapacité d'envoyer Bardella ou qui que ce soit d'autre en candidat alternatif parce qu'il sera trop tard en terme de financement en terme de parrainage en terme de programme en terme de crédibilité de candidature soit dès maintenant elle anticipe et elle se retire et elle elle laisse Bardella installer une crédité votre intuition votre sentiment est-ce qu'elle tranchera et dans quel sens Elle a déjà tranché à mon sens, elle ira jusqu'au bout parce qu'elle elle tout était dans son venteur.
Elle elle l'a dit avec des mots choisis mais elle pense que Jordan Bardella n'est pas prêt. Il n'est pas sûr que les cadres le suivent. Il n'est pas sûr que les électeurs le suivent et et en fait sa candidature sera vue comme moins redoutable que la sienne pour tout un tas d'adversaires qui redoubleront d'ambition et et ce qui explique en fait le choix de Marine Pen.
Je vous donne le mot de la fin Antoine Obedrop. Il s'appelle pas Le Pen. Ça ça fait quand même une sacrée différence.
Ça renvoie évidemment à la prophétie de Patrick Buisson, l'ancien conseil de Nicolas Sarkozi qui avait dit que probablement la dernière marche qu'il manquerait euh Marine Le Pen raterait la dernière marche parce qu'elle porte ce patronyme le nom de Le Pen. Ce qui n'est pas le cas de Jordan Bardella. Pour autant, elle a dit que c'était un atout qu'elle espérait activer le plus tard possible.
Bardella qu'elle espérait garder dans sa manche. Et moi, j'ai noté au vinur surtout qu'en réalité, de manière bien évidemment très subtile, mais elle a délégitimé par avant Jordan Bardella. Lorsque Marine Le Pen si mon appel devait intervenir postérieurement à 2027 et qu'il cassait la décision, quelle serait la légitimité du scrutin présidentiel de 2027 quand bien même Jordan Bardella aurait pu se présenter ?
Donc en faisant cela, elle nous a indiqué que pour l'heure le grand remplaçant que comme vous l'appelez avocation à rester sur le ban de touche. Merci, on s'arrête là. Vous étiez excellents.
Ils sont bons hein sur LCP. Merci. Euh on va y revenir évidemment parce que ce feuilleton ne fait que commencer.
Euh vous restez avec moi, Bristin Turier. On va s'arrêter à présent sur votre enquête IPSOSie euh école d'ingénieur euh et sur le rapport des Français à la politique et à leurs institution. C'est une enquête pour lire la politique.
C'est l'association qui organise chaque année un événement important, la journée du livre politique à l'Assemblée. Euh vous allez pouvoir d'ailleurs la suivre en intégralité sur LCP. Sans surprise, la défiance est très forte, mais les Français restent très attachés à leur institution.
Les principaux résultats, on en parle tous les deux juste après. Si on vous invite Bris teinturier, c'est pour comprendre la perception des Français sur la politique, d'abord sur notre constitution et ses institutions, celles de la 5e République. 70 % des citoyens y sont attachés mais dans le même temps, 95 % d'entre eux appellent à les modifier, à les réformer en profondeur, du moins à les adapter.
Politologue analyste pointu vous l'aide bristinturier en recueillant la parole les opinions pour les transformer en données et en dynamique directeur général délégué Dipsos France 3e acteur mondial des études de marché depuis des années vous sondez les Français sur la politique qui suscite aujourd'hui des sentiments bien négatifs la déception d'abord loin devant la colère et même le dégoût l'intérêt pour le sujet n'arrive qu'en troisème symptômes d'une France en colère et contestataire. 48 % des citoyens se disent dans cet état d'esprit et pour changer les choses, 36 % pensent qu'il faut plus de radicalité. Dans ce contexte, quit du regard des Français sur l'Assemblée nationale.
Trois blocs distincts, pas de majorité. Mais après le bras de fer dans l'hémicycle sur le budget 2025 et la censure de Michel Barnier, les Français semblent vouloir plus de stabilité. 48 % soit une majorité absolue.
Ils étaient seulement 30 % en [Musique] 2022. Alors, on va s'arrêter pour commencer sur ce qui peut apparaître comme un paradoxe peut-être apparent. Les Français expriment un rejet massif de la politique. 80 % d'entre eux expriment un sentiment négatif et en même temps, il reste attaché aux institution de la 5e.
Alors, est-ce qu'il faut comprendre que c'est les hommes et les femmes politiques euh qu'il rejettent avant tout, mais pas le cadre, pas les règles du jeu institutionnel ? Oui, tout à fait. Il faut vraiment distinguer les institutions et distinguer la crise politique.
Il y a une crise du politique, ça c'est indéniable, on peut y revenir. Il n'y a pas de crise, je crois, institutionnelle ou en tous les cas pas comparable, pas un niveau comparable. On a une très forte majorité de Français qui décent leur attachement à la 5e République.
Ils veulent quand même qu'on fasse des modifications. Alors des modification plutôt à la marge que ou que quelque chose qui serait radical ou en profondeur. De ce point de vue, la 6e République, non, on abattrait complètement la 5e République.
Mais malgré tout, il y a un désir d'aménagement qui montre que du côté des institutions, il y a quand même des choses à faire aussi. 70 % d'entre eux sont attachés à la 5e République. Vous l'avez dit, euh il faut l'adapter et la transformer.
De Gaulle reste la personnalité politique dont l'action a eu le plus d'effets et de très loin. Mais moi, ce qui m'a frappé, euh les sondés avaient la possibilité de choisir le nom qu'ils souhaitaaient, hein. Il y avait pas de liste proposée.
Question ouverte. Et bien 10 % considèrent qu'aucune personnalité n'a eu d'effets sur la vie des Français. C'est c'est beaucoup dans 10 %. 10 % quand même euh là je je le mettrai dans la dans la catégorie des choses plutôt positives.
Ce qui est frappant dans cette question ouverte justement et c'est tout l'intérêt de ne pas avoir suggéré une liste de noms, c'est que ceux qui arrivent en tête, ce sont les présidents. Il y a de Gaulle, mais derrière vous n'avez quasiment que des présidents dans les quatre ou cinq premiers noms cités. Badinter et même Simone Veille arrivent très loin derrière.
Ça montre à quel point quand même notre vie politique, elle est marquée autour de la figure du président de la République. C'est lui qui donne le sentiment de faire des choses, de conduire des transformations. Là, c'est le tropisme poussé à l'extrême de la 5e République et on voit bien que ça fonctionne sur la politique en tant que tel.
Il y a de la colère, il y a de la déception et il y a même du dégoût. Et en même temps, il y a un peu d'ambivalence parce que les Français restent intéressés par la politique, même si c'est moins qu'avant. Expliquez-nous.
Alors, il y a deux choses qui m'ont frappé dans dans cette enquête. Effectivement, on retrouve, j'ai envie de dire, les fondamentaux aujourd'hui du rapport à la politique, beaucoup plus marqué par du négatif que par du positif. Le négatif, pour répondre, parce que je ne l'ai pas fait à votre question précédente, c'est l'absence de résultat et le sentiment de ne pas être bien représenté.
C'est ça quand même, si on veut aller très vite, qui explique cette crise du politique et donc la déception, le dégoût, la colère et cetera. Ça c'est tout l'aspect, on va dire très négatif aujourd'hui du rapport à la politique des français. L'aspect positif malgré tout, c'est que ces chiffres sont plutôt meilleur qu'en 2016.
Quand j'ai écrit mon liv, je m'étais appuyé sur justement le plus rien à faire, plus rien à des Français, la vraie crise de la démocratie. Et bien les chiffres étaient encore plus mauvais. On avait encore plus de Français qu'aujourd'hui qui nous disaient franchement la politique ça ne m'intéresse plus encore plus de Français qui donnaient le dégoût ou la déception.
Pourquoi attribuez-vous ce léger regain de confiance ? Et bien parce que il y a des choses qui ont permis de réembarquer une partie de la population, y compris d'ailleurs dans des formes assez radicales. La montée du Rassemblement national, ça a permis de réembarquer une partie des milieux populaires qui se détournaient de du politique.
Il faut aussi avoir ça et et on le voit bien d'ailleurs dans cette enquête à travers les attentes de radicalité qui sont assez élevées qui sont assez élevées mais je commence par commenter le chiffre majoritaire. Les deux tiers des Français ne sont pas en demande de radicalité, ils sont plutôt en demande d'apaisement. Maintenant, vous avez raison.
Euh, on a aussi, on le voit très bien dans l'enquête, 1/3. Alors, c'est beaucoup plus à la France insoumise. Il y a une singularité des électeurs de la France insoumise qu'on voit très bien dans cette enquête, dans d'autres enquêtes aussi, mais dans celle-là, ils sont beaucoup plus polarisés, beaucoup plus radicaux, beaucoup plus en demande de modification extrêmement fortes, beaucoup plus dans la France contestataire et pas simplement mécontente.
Donc cette radicalité, elle existe à la France insoumise, ensuite au Rassemblement national mais un peu moins au Rassemblement national et elle fait partie des ingrédients à la fois répulsif vis-à-vis de la politique mais qui permettent encore une fois d'en faire revenir certains. On dit souvent que les Français sont un peuple très politique. Ce qui est certain dans cette enquête, c'est qu'on voit que leur manière de s'engager change véritablement en profondeur.
On peut pétitionner, on peut boycotter. Alors, on ne peut plus adhérer à un parti, c'est fini. Oui, ça c'est depuis longtemps.
On n plus et les parties le savent et le voi bien. On n plus des adhésions massives, on a plus de parties de de masse. Il y a deux choses aussi qu'on voit dans dans cette enquête et sur ce que vous venez de dire, c'est des aspects liés à l'âge qui sont très profonds et des aspects liés à la sensibilité politique.
Si vous êtes un sympathisant de gauche, vous pétitionnez, vous faites grève, vous manifestez votre mécontentement, vous boycottez certaines entreprises ou certains produits. pas du tout ce qu'on trouve euh plutôt dans le bloc central ou chez les sympathisants LR et ça recoupe une variable d'âge. Les plus jeunes sont également dans ce que je viens de signaler le boycott, l'expression de leur opinion sur les réseaux sociaux et cetera et cetera.
Les plus âgés qui sont plutôt les sympathisants de de droite, eux sont sur des formes plus traditionnelles du rapport à la politique et plus apaisé aussi. Alors très intéressant sur l'Assemblée nationale. On est à la chaîne parlementaire fragmenté en trois blocs que tout oppose depuis la dissolution.
Et bien, on observe un un véritable changement. Les Français veulent clairement des dirigeants qui sont capables de faire des crop promis. Mais oui et ben ils sont de moins en moins nombreux et c'est très net depuis 2022 à considérer la majorité relative comme un bon système.
Bien sûr, ils en reviennent. Mais je l'avais vraiment dit dès 2022 quand on avait fait nos premières mesures, c'était après les législatives quand on avait donc pas de majorité absolu. Là, les Français ont sincèrement cru et très majoritairement que finalement c'était bien parce qu'il se disait comme ça, on aura des négociations, des compromis, les points de vue seront davantage pris en considération et progressivement année après année jusqu'à aujourd'hui, on a vu cette courbe s'inverser et maintenant on a deux blocs quasi équivalents parce que les Français ont tout simplement compris que non, les compromis n'arrivent pas forcément et que cette absence de majorité, ça avait aussi donné lieu à de la polarisation, à des choses dont ils ne veulent pas à l'assemblée.
Donc ils en reviennent et maintenant on a deux blocs équivalents qui nous disent il vaut mieux une majorité absolue au moins comme ça on prend des décisions puis un autre bloc qui est toujours dans l'idée non majorité relative ça permet des composer ça c'est bien mais est-ce que ça veut dire que le prochain président ou la prochaine présidente peut espérer avoir une majorité pour gouverner les Français sont prêts à revenir là-dessus ? Je crois vraiment là que c'est trop tôt pour le dire. La fragmentation politique du pays c'est une réalité.
Euh le pays est divisé en sensibilité politique très euh différentes. Il y a cette fragmentation, il faudra une campagne présidentiel, une capacité ou pas à embarquer et à fédérer davantage d'électeurs pour ensuite voir si à l'Assemblée avec effectivement maintenant cette connaissance des difficultés à trouver des majorités, si les Français du coup voteront beaucoup plus pour retrouver une majorité absolue ou s'ils resteront chacun dans leur couloir. Merci Bristin Turier.
Je renvoie donc à cette enquête qui sera présentée demain la journée du livre politique. Vous allez d'ailleurs l'ouvrir avec Françoise Fressos et puis on va se retrouver sur LCP pour une table ronde sur comment fait-on l'opinion vaste sujet se fabrique-t-elle ? Et évidemment vous êtes aux premières loges pour pour nous répondre.
Euh on verra ça notamment sur euh sur la chaîne YouTube en direct hein euh DLCP qui retransmira euh les euh qui retransmira les les débats et sur LCP, l'antenne de la TNT pour les prix en direct. Allez, dernière séquence de l'émission. C'est un grand angle entre Paris et Alger.
Les relations se sont bien réchauffées. Regardez. [Musique] Bonsoir les amis.
Elsa Mondingava journaliste et ma consœur d'CP Jean-Baptiste Daouas de libération service politique et David Revudalon rédacteur en chef de la revue l'hémicycle. Nouveau numéro nouveau numéro très belle une. Je pense que elles sont là la voilà magnifique l'incendie violence et politique évidemment de circonstances en ces journées extrêmement tendues.
C'est très beau d'ailleurs l'iconographie. Alors, on va parler de l'Algérie, on va parler de la France, du président de la République et du ministre de l'intérieur. Mais d'abord euh regardez ce sujet de Marco Pone, un entretien téléphonique pour réchauffer des relations glaciales entre la France et l'Algérie.
Lundi, les présidents Macron et Tboun se sont parlés, un échange franc et amical selon un communiqué commun où ils ont convenu d'un retour à un dialogue d'égal à égal entre deux partenaires. Première étape de cet apaisement, la visite à Alger ce dimanche du ministre des affaires étrangères Jean-Noel Barreau. Les tensions entre la France et l'Algérie dont nous ne sommes pas à l'origine ne sont dans l'intérêt de personne, ni de la France ni de l'Algérie.
Nous voulons les résoudre avec exigence et sans aucune faiblesse. Le garde des saut, Gérald Arrmanin, se rendra aussi en Algérie pour renforcer la coopération judiciaire. Mais rien concernant le ministre de l'intérieur pourtant très offensif sur le sujet.
Bruno Retaillot veut croire que sa pression a payé dans une négociation. Vous le savez très bien, il faut à la fois la fermeté et faut le dialogue. La diplomatie et la fermeté du ministère de l'intérieur.
Si je n'avais pas été au gouvernement, je pense que cette ligne de fermeté peut-être qu'elle n'aurait pas été suivie. Alors, l'effacement de Bruno Retaillot sur le dossier franco-algérien peut-il être perçu par le candidat à la primaire DLR comme un désaveu ? Et vous avez évidemment reconnu au commentaires la voix d'Elsa Mondinga 1000 excuses.
Des aveux pour Bruno Rotaillot. En tout cas, ce qu'on voit c'est que dans le communiqué de presse commun entre les deux présidents qui cellent une forme d'apaisement, le nom du ministre des affaires étrangères est cité. Il seront il sera Alger ce weekend.
Géral Darmanin, ministre de la justice également. Il y aura une prochaine rencontre entre les deux présidents et puis bah on voit pas du tout le nom de Bruno Retaillot. Lui ne considère pas que c'est un désaveux dans le sens où il reste très prudent, les relations se réchauffent.
Il faut encore attendre de voir ce qui va se passer notamment au niveau de la libération ou non de Bohem sans sale. Mais effectivement on a le sentiment quand même qu'Emmanuel Macron que la fibre la ligne plus diplomatique plus voilà apaisée et bien a pris le dessus sur la ligne de fermeté de Bruno Routeille. David Revodolan, ça veut dire que la fermeté, certains diront le coup de menton, la pression qu'a mis Bruno Rotaillot notamment sur la question des OQTF, des ressortissants algériens condamnés sous OQTF qu'il que le CALG a refusé de de réadmettre sur son sol.
C'était une erreur. Ça n'a pas permis euh ce réchauffement aujourd'hui par la voix du qu d'orset. Bah ça dépend pourquoi.
S'il s'agit de parler du Congrès LR, parce que c'est quand même une des euh compétitions dans lequelles le ministre de l'intérieur est engagé, ça peut marcher puisque on sait que c'est un thème cher à l'électorat de droite et d'extrême droite qui est précisément le segment que vise Bruno Retaillot. Là-dessus, sur le plan plus politicien et partisan, ça peut être intéressant. Après, on l'a vu le simple fait qu'il explique que c'était une répartition des rôles, le bon flic, le méchant flic, si vous me permettez cette expression, cop le bon flic étant Jean- Noël Barreot et jouant la diplomatie, ce qui est logique pour le tenant du Kedoret et lui étant le méchant flic, ce qui est logique pour le tenant du ministre de l'intérieur.
Il met d'ailleurs en garde l'exécutif sur le fait que et bien on n'est pas encore sur un fonctionnement normal en terme de retour des OCTF de laisser passer consulaires pour le retour des expulsés algériens. Avoir une réunion entre les préfets français et les consul les consules algériens. Mais très clairement pour l'instant c'est barreau la ligne Macron barreau 1, la ligne Retaillo 0 si on s'en tient évidemment à la relation bilatérale.
Jean-Baptiste Daou, vous avez suivi pas mal Bruno Retaillot ces derniers temps. Il y a cette petite phrase qu'il a prononcé dans un meeting donc pour la bataille pour la tête du parti. Chaque polémique m'a servi à passer par-dessus la tête du petit monde médiatico-politique pour parler directement aux français, a-t-il dit aux adhérents les républicains.
C'était la semaine dernière en en vendé. Alger, ça n'a pas manqué la reprise en en une de de sa presse. Euh est-ce qu'au fond il paye euh ses visées ses ambitions intérieures ?
Bruno Rotaillot en fait Bruno Rotaillot, il est il a quand même inventé un système assez génial qui est le pile je gagne face tupè. C'est-à-dire que il est toujours gagnant. Euh ça avance un peu avec l'Algérie.
Il vous dit que s'il avait pas mis la pression euh ça n'aurait évidemment pas avancé, ça aurait stagné. Il peu effacé de la photo là quand même. Mais peu importe, vous l'avez écouté dans dans dans le sujet, il est il il apparaît imperturbable.
Et si ça n'avance pas, il vous dit que ça n'avancera vraiment que le jour où où ces idées euh seront euh seront au pouvoir. Et ça finalement ce pile je gagne faceupère, il le développe pour tous les aspects euh de sa politique à Bovau. C'est-à-dire que il fait avancer euh des il se met des objectifs en terme de législation notamment sur l'immigration.
Il y a pas grand-chose qui avance. Il y a des mini propositions de loi au Sénat. Donc ça donne l'impression que ça avance mais elles n'ont quasiment aucune chance de prospérer à l'assemblée parce qu'il n'a pas de majorité.
Ben c'est pas grave. il il fait comme si ça ça avançait en fait sentir toujours. La proposition de loi sur le voile dans les compétitions sportives et et celle sur l'immigration, ça marche pas mal dans les sondages.
Il y a un effet retaillot, il y a eu il y a toujours un effet retaillot qui se stabilise malgré tout. Oui, on avait vraiment une dynamique très forte et là on a vu dans notre dernière enquête pour la tribune notamment que on est commencé à être sur un plateau. Moi je je trouve votre expression assez assez astucieuse et il y a effectivement un peu de cela.
Je gagne face. Il a développé un discours qui plaît aux français, le discours de fermeté sur l'immigration, sur les occult douce musique aux oreilles de très nombreux Français. Maintenant l'enjeu ensuite c'est est-ce que ça se transforme en résultat ?
Là on a le sentiment quand même que c'est plutôt la diplomatie, plutôt la ligne Macron qui a été la plus efficace. Donc il y a à la fois à la douce musique et puis il y a l'épreuve du résultat. David, c'est la vraie question en fait.
C'est une méthode, une jurisprudence politique déjà éprouvée en son temps par Nicolas Sarkozy entre 2002 et 2007, celle de l'activisme, des cartes postales, des message des transgressions permanentes puis reprise en son temps encore sous François Hollande par Manuel Vals et aujourd'hui pour Retillo essaie de l'appliquer ce qui explique une percée. Vous avez raison de dire qu'il y a un plateau mais je rappelle qu'il y a 6 mois, un an Bruno Rota il était quasiment inconnu des Français. Et puis deuxième chose effectivement la question des résultats mais est-ce que Bruno Retaillou va vraiment attendre d'être encore à beauvaau quand l'addition va lui être présentée ?
C'est d'ailleurs un des procès que lui intente le Rassemblement national. En gros, c'est le ministère de la parole, je cite les responsables du RN, sur les OQTF, sur le trafic de stupéfiant, sur la délinquence, sur les cambriolages et autres. Peut-être que Bruno Retaillot, bah si d'aventure il s'empare du du Parti des Républicains, va avoir envie de prendre la pourre descampettes, d'éviter la prochaine motion de censure qui pourrait euh frapper François Baïou dans les prochains mois et de se lancer euh et bien comme son prédécesseur Nicolas Sarkozy il y a un peu moins de 20 ans à la solise. sur le fond du dossier, a priori les choses avancent parce que peut-être que ce sera une bonne nouvelle aussi.
Faut rester très prudent pour pour Boem Sans sal. Et d'après le communiqué, c'est très rare là, le communiqué commence ça nous fait changer complètement d'air. Les réadmissions d'Algériens sous OQTF devraient reprendre.
Mais si on reste sur le terrain politique, qu'est-ce que vous répondez à à David ? profond à un moment donné, il faudra partir pour B, il faudra partir. Pour l'instant, il a même si Bristin Turier disait que ça se tassait, il avait l'opinion publique pour lui là sur la question de l'Algérie, c'était quand même assez flagrant.
En plus sa stratégie, il a pas vraiment d'autres choix. Il a été vraiment enfin le RN n'a pas cessé de répéter qu'il fallait être intransigent sur cette question. Vqu essayé aussi de lui mettre un peu les bâtons dans les roues.
Donc il ne pouvait qu'avoir cette ligne là. Ensuite, comme Jean-Baptiste le disait, si là il y a des avancées dans les prochains jours, il pourra dire effectivement que lui ça a aussi également servi un peu sur cette deux pièces les phases d'une deux pièces sur la diplomatie parce que le sujet c'est non seulement évidemment la libération et le retour en France de Boem Sansal mais c'est aussi et ça Paris tient la réadmission des étrangers sousf exactement. En revanche, Bruno Retaillot, il aura une question qui va se poser, c'est à quel moment pour lui il a le plus intérêt effectivement à quitter le gouvernement, à prendre vraiment de l'air.
Pour l'instant, sa popularité, il l'a gagné grâce à sa présence au sein du gouvernement. S'il n'était pas rentré au gouvernement, il n'aurait pas décollé de ce fait. Et on voit que voquier le fait de ne pas en être, il a quand même sentiment de se tasser.
Jean-Baptiste et je vous donne la parole après. Et et d'ailleurs, c'est intéressant ce que dit parce que effectivement Bovau, c'est le ministère de la célébrité. Quandmanin l'a quitté en septembre, on a vu à quel point il il était complètement perdu puisque c'est le ministère qui vous met dans le quotidien des Français où vous pouvez passer de 15 à 35 % d'opinions positives en quelques mois.
C'est c'est un record et et ça il peut difficilement s'en passer. Donc maintenant l'enjeu pour Bruno Rotaillot c'est de justifier le fait d'y rester. Mais c'est d'autant plus facile que il enchaîne les provocations et il reste.
Regardez hier, il parle de juge rouge de la même manière qu'il à propos des des magistrats qui euh qui ont condamné Marine Le Pen de la même manière qu'il avait dit que l'état de droit n'était ni intangible ni sacré en septembre. Sa popularité le protège à l'intérieur du gouvernement. C'est pas tant ça c'est que vu que personne n'ose le virer puisque les LR sont indispensables à une coalition qui est même pas majoritaire à l'Assemblée nationale.
Il a tous les avantages en fait. il peut provoquer, avoir cette cette espèce d'image un peu abrasive et finalement ne jamais se faire vivre. C'est gagnant gagnant pour Rota.
Oui, puis il a une autre grande force, je crois, qui différencie là de Nicolas SarkoZ à l'époque sur la question en tous les cas de l'immigration, c'est que Nicolas Sarkozi, il avait tous les pouvoirs, il avait du temps. Il était président de la République, il avait une majorité absolue, il avait 5 ans. Là, Bruno Rotaillot pourra toujours dire, même s'il reste encore pendant un an voire 2 ans, il pourra toujours dire "Mais j'étais empêché, je n'avais pas tous les levier donc j'ai fait ce que j'ai pu mais le temps de comparaison avec les résultats n'est pas venu et les conditions de ce que je pouvais faire ne permettaient pas d'aller jusqu'au bout." Il y en a un dont on n pas parlé David, c'est Gérald Darmanin.
Parce que s'il est moins présent sur la photo, celui qui va aller après Jean-Noel Barreau, le ministre des affaires étrangères à Alger, c'est Gérald D'Armanin. Alors évidemment, il est ministre de la justice mais il a été à Bovau. Il a aussi des ambitions.
Ça c'est pas un problème pour Et puis on se rappelle que Gérald Darmanin, il a quand même joué le ministre de l'intérieur bis à partir du moment où il a débarqué place Vandô il y a quelques mois et on se demandait qui était toujours, il y avait quand même une confusion. On se demandait qui était le véritable patron. Donc ça c'est vrai que c'est un problème pour Rotaillot mais il y a quand même un deuxième personnage qu'on oublie un petit peu dans ce débat c'est Emmanuel Macron parce qu'on cite les OQTF les laisser passer consulaire l'écrivain Boem Sans sal mais on oublie que l'origine de la crise elle date de l'été dernier c'est le fait qu'Emmanuel Macron après avoir joué l'Algérie depuis 2017 s'est retourné pour jouer son frère ennemi marocain en reconnaissant la légitimité de la marocaité manifestement sur sur le Sahara occidental et c'est ce qui est vraiment à l'orig origine de ce durcissement et de cette crise paroxistique.
Mais on a l'impression qu'Alger tourne quand même la page et et et justement Emmanuel Macron explique que plusieurs émissaires ont été envoyés au palais présidentiel avec des des entretiens portecauses comme on dit dans le langage diplomatique avec trois rendez-vous secrets depuis janvier avec le président Teboun. C'est à la fois Macron qui provoque la crise mais c'est Macron qui la résout parce que Teboun aujourd'hui le dit. Il n'y avait que lui comme interlocuteur.
Oui, c'est vrai. Donc on c'est un retour à l'envoyeur, mais on peut pas quand même mettre sous silence le fait qu'Emmanuel Macron a joué du en même temps ou du zigzag. C'est-à-dire qu'après avoir joué à fond la carte algérienne, il a joué à fond la carte marocaine.
Ce qui lui a occasionné ce retour de bâton. Et c'est vrai que vous citiziez les émissaires, c'est notamment le cherpa de l'Élysée, le chef des diplomates, Emmanuel Bon, qui s'est rendu en grand dans le grand sec le plus grand secret en Algérie il y a quelques quelques semaines et qui a permis de de dénouer la crise. Mais attendons, je ne veux pas répéter ce que dit Bruno Rotaillot, mais attendons ce que vont donner les retours des expulsés et les laisser passer consulaire.
Ça reste quand même un sujet à regarder de très près. Merci les amis. Fin de semaine, nous voilà informés comme jamais et merci à vous Bris teinturier.
Rendez-vous demain donc pour la journée du livre politique avec la remise des prix en direct sur notre antenne. Très belle soirée, c'est le weekend. Profitez bien. [Musique]
Marine Le Pen