“Jordan Bardella ne fait pas partie de l’arc républicain” : Élisabeth Borne|LCI
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Et avec nous Élisabeth Born, madame la première ministre. Bonsoir. Bonsoir.
Merci beaucoup d'être là. Propose de regarder la une du journal Le Monde. Elle est historique et le mot n'est pas exagéré.
La suspension, le débat sur la suspension de la réforme des retraites. Cette réforme que vous avez incarné, que vous avez réussi à faire passer dans la dans la douleur. Première réaction, est-ce que c'est une douleur pour vous que tout ça soit remis sur le métier ?
Bah, naturellement, ça ne me fait pas plaisir parce que j'ai pas porté cette réforme par dogmatisme. J'ai porté cette réforme parce qu'on a besoin d'assurer l'équilibre de notre système de retraite par répartition. Et comme vous vous en souvenez, le président Emmanuel Macron ou le candidat Emmanuel Macron avait porté en 2017 une autre réforme, un système universel.
Et c'est ce que ce qu'évoque Gabriel Atal dans lequel chaque euro cotisé donne les mêmes droits. Bon, il se trouve qu'on a essayer dans le premier quinquena. Évidemment, ça a été interrompu par la crise Covid mais ça aussi été interrompu parce qu'on était face à des impasses qu'on a pas réussi à surmonter.
Et donc Emmanuel Macron a fait campagne sur une autre réforme, celle que j'ai mené à bien et dans la douleur. Ça a été un combat. Il faut rappeler, vous avez été courageuses dans des réformes qui étaient difficiles.
La réforme de la SNCF, les marchés du monde entier vous ont vous ont vous ont admiré ont admiré la France en disant "Ah, ils y arrivent." Cette fois-ci, c'est passé mais c'est passé dans la douleur. Et d'ailleurs beaucoup vous le reprochent encore.
Madame 493, réécoutons ce moment où vous affrontez l'assemblée sur le sujet. Aujourd'hui, sur le texte du parlement, l'incertitude plane à quelques voix près. On ne peut pas prendre le risque de voir 175 heures de débat parlementaire s'effondrer.
On ne peut pas prendre le risque de voir le compromis bâti par les deux assemblées écartées. On ne peut pas faire de paris sur l'avenir de nos retraites. Cette réforme est nécessaire.
Le moment est incroyable, l'archive est incroyable. En soi, que répondre à ceux qui vous disent voilà à l'époque vous disiez aux oppositions, vous êtes des démagogues, vous êtes des populistes et en quelque sorte le compliment vous revient. Non, enfin moi je pense que cette réforme est nécessaire.
Ensuite, on est dans une situation différente de ce qu'on est enfin de celle qui prévalait en 2023. Depuis, ça n'est plus la même assemblée nationale. Il se trouve que dans cette nouvelle assemblée nationale issue des élections de 2024, il y a une majorité de députés qui est contre la réforme des retraites.
Pourquoi ne pas retourner devant le peuple ? Vous savez bien, beaucoup de gens vous disent mais alors à ce compte là, si vraiment c'est une crise si importante sur une réforme si nécessaire, si c'est si nécessaire, pourquoi ne pas retourner devant le peuple ? Enfin, je pense que les hypothèses de dissolution dans lesquelles on court le risque d'avoir une assemblée aussi compliquée que celle qu'on a aujourd'hui, voir pire, le peuple est juge.
Oui, mais enfin, je pense que vous voyez si les Français est-ce qu'ils ont envie qu'on retourne enfin qu'on leur demande de revoter au motif que on serait pas satisfait de la composition de l'Assemblée nationale et puis il y a un budget à adopter. Pense que chacun est conscient aussi de la nécessité d'avoir un budget. On va pas faire Noël là-dessus, mais vous savez bien le le comment dire le reproche qui est derrière ça, c'est de dire alors qu'il y avait des manifestations, vous avez tenu bon tenu bon alors que on vous on vous insultait et au moment où il faut sauver le pouvoir et prolonger le pouvoir, à ce moment-là vous êtes prêt à lâcher tant de choses aux socialistes un peu par opportunisme.
C'est pas s enfin c'est pas du tout sauver le pouvoir. Et vous aurez noté que moi je suis pas resté au sein du gouvernement. Donc il s'agit pas du tout de sauver le pouvoir, il s'agit d'éviter une crise institutionnelle.
Moi, quand j'ai pris la parole pour dire qu'il fallait examiner les modalités et les conséquences d'une suspension de la réforme des retraite, je rappelle que un gouvernement, le premier gouvernement de Sébastien Lecnu était tombé moins de 24 heures après sa nomination. Je rappelle qu'il y avait des appels à la dissolution, voire à la démission du président de la République. Donc c'est ça qui est en cause.
Est-ce que on veut assurer la stabilité de notre pays ? Et ensuite ben, il est clair que la condition de la stabilité, c'est que certains acceptent de ne pas censurer dès le départ le gouvernement. Madame la premier ministre, c'est l'heure de certains règlements de compte.
Bruno le maire vous cherche, il y a pas d'autres mots. Il a il vous attaque là. C'est tous azimut, hein.
Je ça vous fait sourire mais c'est une vraie Écoutez la première attaque qui porte contre vous puisqu'il y a un côté règlement de compte évidemment devant la situation dramatique des comptes de la France. et il commence par vous attaquer d'abord sur la question de des milliards accordés aux fonctionnaires en disant vous prenant personnellement à partie en disant vous êtes en partie responsable de cette situation écoutez-le. Il répondait à François Langlais.
Tu te réveilles le matin après avoir trouvé tes 100 millions d'euros d'économie. Tu allumes ta radio, tu regardes le podcast de François l'anglais ou tu regardes le vinur de TF1. Tu apprends que le point d'indice des fonctionnaires a été revalorisé de 3,5 points par la première ministre de l'époque pour laquelle j'ai amitié et respect, Ellisabeth Borne qui ne t'a pas averti.
C'était la campagne, c'est 8 milliards d'euros de dépenses par an supplémentaire. Amitié et respect dit-il, mais enfin il attaque quand même. Réponse.
Oui, enfin je pense que manifestement Bruno Lemire mélange un peu les calendriers. Il y a eu une revalorisation de 3,5 points du point d'indice en 2022 à un moment où je rappelle qu'on était en pleine crise inflationniste et il était parfaitement au courant. Il y a eu une deuxième revalorisation de 1,5 points en 2023.
Au global, ça veut dire que les le point a été revalorisé d'à peu près 5 % pendant que l'inflation était de 10 %. Bien évidemment, il y avait des échanges et vous savez, moi je lui ai envoyé un message à Bruno pour lui dire que on est tous un peu stupéfait de l'état des finances publiques et on sait tous que ce qui est à l'origine de cet état des finances publiques, c'est un trou dans les recettes. 42 milliards, c'est un trou dans les recettes en 2023 et en 2024.
Et bien évidemment les dépenses sur la revalorisation des fonctionnaires, donc je le dis 5 % pendant que l'inflation est à 10 % sur les 2 ans. Si les recettes qui avaient été prévues par Bercy avaient été au rendez-vous, alors on aurait tenu nos objectifs de déficit public de 5 %. Comment madame, comment est-ce que vous expliquez ça ?
Ça paraît tellement incroyable. C'est-à-dire que Bercy se trompe de 42 milliards. Bah c'est ça, je crois l'ampleur de la sommeur.
C'est 20 milliards me semble-t-il en 2023 et 40 plus de 40 en 2024. tellement incroyable quand on va à Ber, il y a cette armée de gens très brillants qui ont fait toutes sortes de grandes écoles et on se dit c'est pas possible que une structure comme ça se trompe de 42 milliards. Enfin, moi j'ai pas été ministre de l'économie et quand Bruno Lemire dit je ne sais pas vous l'expliquer moi non plus.
Voilà, c'est simplement voilà, ne cherchons pas ne cherchons pas des explications ailleurs. On a présenté des projets de loi de finance dans lequel le déficit était tenu si les recettes annoncées par Bercy avaient été conformes en 23 et en 24. Vous parliez du calendrier vous savez, moi j'ai pas de leçon à recevoir sur la maîtrise des dépenses publiques et la tenue de notre déficit public.
Il se trouve que moi j'ai porté des réformes, vous l'avez rappelé, des réformes difficiles, trois réformes de l'assurance chômage. La réforme qui demande aux bénéficiaires du RSA de travailler, enfin pardon, d'avoir 15 à 20 heures d'activité par semaine. La réforme des retraites, ça fait 30 milliards d'euros d'économie à horizon 2030.
Et par ailleurs, en tant que premier ministre, on avait lancé des revues des dépenses. Je peux vous assurer que c'est quelque chose qui me tient à cœur. Moi, j'ai été chef d'entreprise et je tiens les dépenses et j'ai tenu les dépenses.
Donc, je pense que ça ne sert à rien de se renvoyer la balle. Si personne ne comprend pourquoi on a ce trou dans les recettes, c'est pas moi qui vais pouvoir vous l'expliquer. Mais donc il y a un problème de recette et il faut maintenant arriver à retrouver une trajectoire crédible pour nos finances publiques.
Vous parliez du calendrier, c'est très important parce que Bruno le maire encore lui décidément là il vous prend notamment à partie aussi vous êtes pas la seule, c'est vous le président de la République sur cette note d'avril 2024 qui l'a envoyé. On est donc juste avant les européennes et Bruno Lemire dit "J'ai sonné l'alarme et on n' pas réagi." Il vous cite il est il est sympathique Bruno mais je pense qu'il peut se rappeler que moi j'ai quitté Matignon le 8 janvier 2024 donc je n'étais plus premier ministre, j'avais un successeur Gabriel Atal.
Pourquoi vous cite-il ? Ah ben je ne sais pas, il faut lui demander. Je ne sais pas.
Vous avez une idée quand même. Non non mais je pense que écoutez c'est enfin c'est à lui de c'est à lui de s'expliquer. Je je crois qu'il doit manifestement se mélanger dans le calendrier mais les faits sont là.
En avril 2024 je n'étais plus premier ministre. Comment expliquez-vous ça ? Parce que je pardon, c'est pas simplement une affaire de personnes ou de petites polémiques du jour.
C'est beaucoup plus profond que ça. C'est comme les comptes de la 7e puissance économique du monde. Il vous écrit, n'est-ce pas, en décembre.
En décembre, il vous fait une note en disant il y a un grand problème, il y a un grand problème de recette. C'est bien ça. Alors moi, j'ai donc il m'a adressé 202 il m'a adressé le 13 décembre 2023 une note m'alertant sur les le risque de ne pas tenir les recettes 2023. comme il n'a pas jugé utile de m'appeler ou qu'il ne m'a pas transmis la note par messagerie comme on le fait habituellement quand on a quelque chose d'urgent à dire au premier ou à la première ministre.
J'ai pris connaissance de cette note le 15 décembre. B décembre c'était la veille du 493 sur la deè la nouvelle lecture du projet de loi de finance. Vous changez pas.
En l'occurrence c'était pas des propositions de modification. Pourquoi procéd-il comme ça d'après vous ? Pourquoi procéde-il comme ça ?
Ça vous paraît anormal visiblement. sans doute il était inquiet à ce moment-là sur les recettes. Je je note qu'on venait de voter quelques quelques jours plutôt un projet de loi fin de gestion.
Vous savez, c'est là où on peut ajuster les recettes ou annuler certaines dépenses et que dans ce projet de loi de fin de gestion, il a pas été jugé nécessaire par Bery de modifier les hypothèses de recette. Donc voilà, je pense qu'il a il a livré son inquiétude sans sans juger nécessaire de m'appeler. C'est étrange.
Euh oui, c'est un peu surprenant. Et donc du coup, enfin, vous savez quand vous avez dans votre courrier une note qui vous dit il faudrait le cas échéant faire des modifications. En plus, dans les modifications qui sont proposées, naturellement, il y avait des taxes sur les l'électricité et le gaz qui était dans le projet de loi de finance.
Et l'essentiel de ces recommandations ou de ces préconisations porté sur l'année 2024. Là encore, il se trouve que je n'étais plus premier ministre en 2024. Madame premier ministre, vous savez bien quand on s'écrit au sommet de l'État, c'est pas par gentillesse.
Est-ce que c'était il s'agit de tracer c'était pour avoir une trace ? Oui, mais voilà. Mais honnêtement, moi je comprends, voyez que Bruno a pu être très blessé par le lynchage médiatique.
Donc il a fait l'objet. Je lui ai écrit que je pense que ça ne justifie pas de vouloir faire porter la responsabilité à d'autres et en l'occurrence à d'autres qui n'étaient plus aux responsabilités. Madame le premier ministre, est-ce que ça donne du crédit, disons les choses, aux oppositions, notamment aux RN qui a beau jeu maintenant de dire au fond, regardez les macronistes, ils nous ont tellement accusé d'être irresponsable et cetera, mais les comptes, on se trompe de 40 milliards.
La réforme des retraites, on nous dit un jour que c'est nécessaire et puis le lendemain pour finir, bah on est prêt à sursoir un peu. Que répondre à cette objection ? Non, mais je pense que effectivement ce dérapage des finances publiques en 2023 et à Forsorié en 2024 est une situation très préoccupante pour notre pays.
Et je pense que c'est pour ça aussi que François Baïou a proposé un plan ambitieux, que Sébastien Lecornu essaie de tenir les déficits. Naturellement, il faut absolument rétablir la situation des finances publiques. la force sondagière en tout cas on verra ce que ça donne dans les urnes mais de de Jordan Bardella en particulier son les derniers sondages on les a beaucoup commenté ce dimanche quand on voit la puissance de ce candidat là potentiel la question est posée c'est serz-vous satisfait si un tel une tel était président de la République Jordan Barden a 37 % et c'est très intéressant parce que le le pourcentage de de résultats négatifs a aussi beaucoup baissé.
Vous avez été très critique sur l'ERN. Est-ce que pour vous Jordan Bardella fait partie de l'arc républicain ? Non, enfin clairement non.
Enfin, moi je je enfin je n'ai pas changé de position sur ce sujet. Il ne fait pas partie de l'arc républicain. En même temps, je pense que c'est un débat qui passionne pas forcément les Français.
En tout cas, euh moi je ferai tout pour que le Rassemblement national et les extrêmes en général n'arrivent pas au pouvoir de Ça veut dire pardon madame même lui, n'est-ce pas ? Certains font la différence entre Marine Le Pen et Jordan Bardella. Pour vous Jordan Bardella ça ne change rien.
Il n'est pas dans l'arc républicain lui non plus. C'est bien ça. Je vous assure.
Je pense que ce débat enfin moi sur les marchés gouvernement de la France. En tout cas pour moi ça serait une catastrophe pour le pays que le Rassemblement national arrive au pouvoir et je ferai tout ce qui est dans mon possible pour que ce ne soit pas le cas. Et ça passe d'abord par la structuration de notre famille politique du centre pour qu'on arrive uni à cette échéance en 2027.
Parlons-en parce que pour l'instant c'est pas l'unité disons. C'est pas franchement embrassons-nous Feville. Quand on voit les déclarations, vous êtes aujourd' numéro 2, n'est-ce pas, de du parti présidentiel.
Euh, Gabriel Atal est numéro 1, cette déclaration sur TF1 où il dit "Je ne comprends plus les décisions du président de la République." Oui. Enfin, moi j'ai eu l'occasion de le dire, hein.
Je pense que quoi qu'on pense, on ne doit pas attaquer ni la fonction présidentielle, ni son titulaire. fonction présidentielle qui est la clé de voûte de nos institutions, ni son titulaire qui est élu au suffrage universel. Et donc voilà, mais là c'est plus que ça pardon quand on est quand quand on est c'est le parti présidentiel, si le principal dirigeant du parti présidentiel critique président, vraiment il reste pas grand-chose.
Oui. Non non mais je pense que ça n'est pas comme ça qu'on va convaincre les Français. Je pense queil faut se souvenir d'où on vient, que c'est sans doute une bonne chose pour savoir où on veut aller et qu'on doit dans notre famille se préoccuper de structurer la famille pour laquelle moi je me suis engagée.
Vous savez, j'avais une vie avant la politique. J'ai été préfete de région, j'ai été chef d'entreprise et je me suis engagé parce que je crois à ce qu'a proposé Emmanuel Macron en 2017 et à ce rassemblement du centre gauche au centre droit. Et donc je souhaite que cette force politique puisse continuer à exister, être incarnée et puisse remporter la prochaine présidentielle.
À ce stade, est-ce qu'il y a une candidature naturelle de ce grand ensemble dont vous êtes en des pilier effectivement centre gauche, centre droit, quelques noms qu'il aura à la fin, est-ce qu'on dit macroniste peu importe, mais cet espace là, est-ce qu'il y a une candidature naturelle ? Moi, je pense qu'aujourd'hui, on est rentré trop tôt euh dans euh la campagne ou la pré-campagne présidentielle euh qu'on doit se préoccuper de structurer cette famille politique. On doit se préoccuper de savoir comment on se présentera uni devant les électeurs.
Est-ce que vous y pensez vous-même ? Enfin, franchement, dans l'avalanche de candidat en tout sens, je vais certainement pas vous faire une déclaration de candidature à la présidentielle, il y a pas tellement que ça de candidature très définitive, disons. Enfin bon, enfin voilà.
Je pense qu'on peut faire des listes à non plus finir. Je pense que le sujet c'est d'abord de se poser la question de l'espace politique qu'on veut occuper. Vous voyez, certains disent centre droit à droite.
Non, moi je dis centre gauche à centre. C'est-à-dire de quand à quand ? De de où à où pardon il y a évidemment la formule est devenue célèbre de vosquier il l'a dit sur ce plateau Elizabeth Mar.
Oui de Darmana à Sarakfo. Non c'est pas c'est pas ma vision. Je ne pense pas que ce soit ça pour vous.
C'est de qui à qui ? Non, moi je vais pas vous donner des noms, je vous dis c'est centre gauche. Enfin, rappelons-nous en fait Emmanuel Macron, moi j'ai rejoint un gouvernement et je vous dis je j'étais chef d'entreprise et ça allait très bien merci.
Dans lequel il y avait des personnalités qui venaient de la gauche modérée, d'autres de la droite modéré, du centre, d'autres qui n'avaient pas d'engagement politique. Et c'est cet espace politique là que je souhaite voir perdurer et remporter la présidentielle en 2027. Madame le Premier ministre, quand on a été premier ministre, je je recommande votre lettre de démission.
Elle est sur internet, c'est un bijou parce que les Premier ministres, ils sont tous un peu forcés de démissionner. C'est jamais évidemment par plaisir. Et c'est vraiment un bijou un peu de vacherie, pas trop.
Vous dites "Voilà, il me faut démissionner et cetera et cetera." Vous vous soulignez, vous dites à quel point vous insistez sur l'importance de la réforme des retraites. Vous faites même allusion à votre dernier entretien. vous dites ainsi que nous en sommes convenus lors de dernier entretien, il est plus que jamais nécessaire de poursuivre les réformes.
On voit la distance qu'il y a en cette époque-là et aujourd'hui. Qu'est-ce que vous pensez d'Emmanuel Macron ? Enfin, moi je je ne je le redis hein, je ne formulerai jamais aucune critique sur le président de la République.
Vous lui restez reconnaissante. Bien sûr que je lui reconnaissante. Voilà, je pense que la situation du pays, elle est compliquée par la dissolution qui est intervenue en 2024 et qu'en effet, c'est plus compliqué que jamais de mener des réformes dans notre pays.
Donc on doit trouver la façon de faire voter un budget, c'est la priorité du moment et ensuite pouvoir mener tout ce qui ne nécessite pas des grands débats législatifs. Quand j'étais ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche, il y a des tas de choses qui sont possibles et il faut effectivement que le pays continue à avancer dans les mois à venir jusqu'à l'élection présidentielle. Deux questions encore si vous permettez.
La question de la femme Marine Le Pen, elle est elle est une des rares femmes dans ce classement. On tout à l'heure au maquillage, on évoquait le temps lointain où Ségolen Royal avait fait un événement. Ségolen Royal, vous rappelez en janvier de la campagne présidentielle, beaucoup se disaient c'est fait, voilà, ce sera elle.
Est-ce que cette fois-ci ce sera ce serait important qu'il y a une femme dans la une femme, pas seulement Marine Le Pen, le cas échéant dans la compétition ? Vous savez, moi quand j'ai été nommé premier ministre, j'ai dédié ma nomination aux petites filles en leur disant d'aller au bout de leurs rêve et je pense que les femmes ne doivent évidemment s'interdire aucune fonction. Une femme une femme présidente en France, ce sera quand ?
Je ne sais pas, c'est les électeurs qui en décideront. Et puis un dernier mot madame, c'est évidemment les cérémonies du du 11 novembre, vous avez une histoire personnelle qui est très marquante dans parmi les plus hauts responsables de la 5e République. Vous êtes fille d'un d'un déporté qui avait été dans les camps de concentration qui a été ensuite qui était apatride, n'est-ce pas ?
Oui. Naturalisé. Je sais combien ça compte souvent les anciens apatries naturalisés pour eux. ce genre de cérémonies sont encore plus fortes.
Bien sûr, c'est et enfin c'est un moment et je pense que c'est très précieux dans le contexte actuel où on exprime notre appartenance à la nation et c'est un moment de cohésion nationale et je pense que c'est vraiment fondamental et vous voyez ce matin, moi j'étais aux cérémonies dans le Calvados et je voyais des jeunes qui étaient présents dans ces cérémonies. Ben, je trouve que c'est bien qu'on ait des jeunes qui s'intéressent à notre histoire, qui se rappellent que des femmes et des hommes surtout en l'occurrence à l'époque se sont battus pour défendre nos libertés et que ce beau pays qui est la France, ben voilà, on doit tout faire pour le défendre. Je me rappelle Hélène Caruse qui était à Patride he qui disait "J'ai pas une goutte de sang gaulois mais même les formules nos ancêtres les gaulois, je l'assume pleinement." C'est bien sûr.
Et vous savez, moi en tant que préfète, j'ai j'étais très ému quand j'ai remis mon premier décret de naturalisation. Je me suis dit qu'on est dans un pays formidable où on peut être fille d'un apatride d'origine russe et se retrouver préfèe. Et c'est aussi pour ça que je me suis engagé en politique parce que moi je dois tout à mon pays et je souhaite lui rendre un peu de ce qu'il m'a donné.
Voilà.
Jordan Bardella