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Conférence de presseLCP (sur YouTube)· 28 avril 2026 65 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsTravail & emploiSolidarités & famille

Rapport Alloncle sur l'audiovisuel public : un vote sous haute tension | Chaque voix compte 28/04/26

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 29 %Attaque 51 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:24OuverteRéponse partielle

    Pourquoi ce rapport sur l'audiovisuel public suscite-t-il un tel rejet ?

  • 5:24OuverteRéponse directe

    Pourquoi le rapport ne sera-t-il publié que lundi prochain ?

  • 7:53RelanceRéponse directe

    Le vote du rapport vaut-il approbation de son contenu ?

  • 10:42RelanceRéponse directe

    Est-ce que le vote du rapport vaut approbation de son contenu ?

  • 12:42OuverteRéponse directe

    Pourquoi certains députés voulaient-ils publier uniquement les recommandations ?

  • 24:57OuverteRéponse directe

    Pourquoi avoir suspendu cette audition ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 25:35non_speechFait
    « Le rapporteur ici présent a le dimanche 21 septembre 2025 dans l'émission les incorruptibles déclaré je pense je vais parler au conditionnel que Nagi est la personne sur les 10 dernières années en France qui s'est le plus enrichi sur l'agent public plus que n'importe quel patron d'entreprise publique plus que n'importe quel ministre. »
  • 26:19non_speechChiffre
    « France Télévision coûte aujourd'hui 600 millions d'euros de moins aux français qu'il y a 10 ans. »
  • 29:44non_speechFait
    « L'internalisation des émissions de flux qui concernent l'information, les débats, l'opinion, la politique et le rapporteur estimant que France Télévision dispose des moyens en interne pour les produire. »
  • 31:03Philippe BayiChiffre
    « il y a une espèce de de manipulation ou de qui est en train de de se faire entre d'un côté lui donc pour ce qu'on en connaît qui dit "Allez, on fusionne France 2 et France 5 et puis on supprime France 4 et blim ! Ça fait un milliard de de d'économies." »
  • 31:48Philippe BayiChiffre
    « Supprimer France 4, ça fait entre 35 et et 50 millions d'économies, pas plus que ça. »
  • 44:04non_speechChiffre
    « Calvin Simon est le 6e mineur mort dans le cadre d'un stage depuis janvier 2025. »
  • 45:58Paul VanierChiffre
    « Si on prend les apprentis, c'est plus de 10000 accidents au travail et des décès là dans des proportions considérables. »
  • 52:59Chiffre
    « on sait très bien que c'est 20. Les enseignants sont mobilisés au mois de juin pour d'autres d'autres choses autour des examens »
  • 53:37Fait
    « Est-ce que l'élève il doit être en classe ou est-ce qu'il doit être et de plus en plus tôt hein et de plus en plus massivement dans l'entreprise ? »
  • 55:17Fait
    « Est-ce qu'il vaut mieux pas euh pardon toujours été moi avant d'être député, j'étais enseignant. J'ai enseigné pendant 10 ans »
  • 57:03Fait
    « on parlait de des cinq stagiaires décédés, cinq enfants, cinq pars, cinq familles dont l'enfant n'est pas revenu parce qu'il est parti en stage »
  • 57:43Fait
    « les élèves ne peuvent pas accéder aux machines, aux appareils, aux produits dont l'usage est proscrit au mineur par les articles D 453-15 et cetera »
  • 1:02:26Promesse
    « le groupe socialiste à l'Assemblée comme au Sénat participera activement à ce travail pour faire des propositions »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Non speech

[musique] [musique]

0:24
Locuteur

Bonsoir à tous et bienvenue dans chaque voix compte. Je suis très heureuse de vous retrouver pour une nouvelle heure de décryptage de l'actualité et de débat en direct de l'Assemblée nationale avec pour m'accompagner ce soir Loup Fritel [musique] journaliste à Paris Match. Bonsoir Loup. Bonsoir. Et Olivier Ravanello et là fidèle au poste. Bonsoir Olivier. Vous allez bien tous les deux ? Bonsoir. Très bien. C'est parti pour le sommaire avec à la une rapport explosif adopté de justesse. Hier soir après 6 mois de tension de fuite et d'accusations [musique] politiques, ce soir on va vous raconter les coulisses d'un feuilleton parlementaire inédit.

celui de la commission d'enquête parlementaire sur l'audiovisuel public. Une commission censée éclairer et qui a fini par diviser. Comment est-on arrivé là ? Que dit [musique] précisément le rapport ? Pourquoi suscite-t-il un tel rejet ? Et surtout, que dit-il de l'état du parlementarisme en 2026 [musique] ? Et bien, nous en parlons ce soir avec vous, Philippe Bayi. Bonsoir. Bonsoir. Président de NPA conseil, expert en économie de l'audiovisuel. Merci d'être là au côté d'Elsa Mondingava. Bonsoir Bonsoir Elsa, journaliste parlementaire à LCP et bonsoir John Christopher Roland. Bonsoir. Docteur en droit public, maître de conférence à l'université de Pariser constitutionnaliste.

Merci également John Christopher d'être avec nous. Loup, vous avez décidé ce soir de vous intéresser à la personnalité du rapporteur de cette commission. Tout à fait. Le désormais très [musique] médiatique Charles à l'oncle pour le malheur et pour le pire, on va dire médiatique. Olivier, quelle histoire allez-vous nous raconter ce soir ? l'histoire de cette guerre du poulet qui divise Saint-toin et la gauche dans la deuxième partie de chaque voie compte. Ensuite, ce sera la question qui fâche. Question [musique] ce soir sur le les stages d'observation en seconde et en 3è. Faut-il les arrêter ?

Tout simplement alors qu'un élève de seconde est mort il y a quelques jours en mannant un chariot élévateur dans une entreprise du gare où il était en stage ? Et bien nous en débattrons tout à l'heure avec Béatrice Piron, député [musique] Horizon des Yvelines, Paul Vanier député insoumis du Valdoise et Grégoire Hell qui est le vice-président de la FCPE, la Fédération de parents d'élèves. Vous pouvez vous aussi interroger nos invités ou nous faire part de vos réflexions. Vous flashz le QR code qui est juste là et [musique] c'est Olivier Ravanello qui nous transmet en direct tous vos messages.

On n'oublie pas non plus Bourbon Express, tout à l'heure le journal de l'Assemblée [musique] nationale présenté par Marco Pomier. Voilà pour le menu de ce soir. Installez-vous confortablement comme d'habitude. Jacques Voicond, c'est parti. C'est un pavé de 400 pages dont on se demande à quoi il finira par servir, dont on se demande aussi s'il va être le rapport parlementaire le plus lu de l'histoire. Tant il est attendu, le rapport de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public sera publié lundi prochain après son adoption. laborieuse hier soir. Épilogue chaotique de 6 mois de travaux parlementaires non moins chaotiques. 2 minutes pour comprendre Maé Frémon.

3:14
Non speech

[musique]

3:17
Locuteur

Il aura fallu plus de 4 heures de débat aux 31 députés de la commission d'enquête réunis sans micro ni caméra pour décider du sort du rapport de Charles à l'oncle sur l'audiovisuel public. Je sais que les parlementaires qui ont participé à la commission ont demandé la rectification d'un certain nombre de conclusions du rapporteur et cetera autour de la table dans la petite salle au 2e étage du palais Bourbon. Chaleur suffoquante et ambiance très tendue parce que ce rapport remis par le député siiste [musique] après plus de 6 mois de travaux parlementaires, certains n'en veulent clairement pas.

Ce rapport, c'est pas celui du rapporteur, c'est celui qui est rendu au nom des membres de cette commission et ne pouvons pas nous apposer le saut de l'Assemblée nationale sur ce tissu de mensonge et de et d'attaque qui ne sont pas dignes des méthodes qui doivent être celles d'une démocratie. À gauche, ils sont 10 à voter contre. Hit autres s'abstiennent. [musique] des députés renaissants, ces modèles. Je crois qu'il y a des parlementaires aujourd'hui qui ont eu peur en réalité euh des remarques, des peut-être des attaques sur les réseaux sociaux, des commentaires de l'extrême droite. Vouloir enterrer euh un rapport comme celui-là, c'est souhaiter en réalité la censure.

Au total, 12 députés ont voté pour la publication dont le président de la commission d'enquête et ce malgré des désaccords profonds. Je souhaite la transparente maintenant. C'est aux français de juger des méthodes du rapporteur, aux français qui nous écoutent de juger des propositions du rapporteur. Donc je vous le dis, je considère qu'elle fragiliserait profondément le duel public. Mais que contient ce rapport de 400 pages ? Il préconise une cure d'austérité drastique pour France Télévision. Le total des économies proposées doit permettre de dégager plus d'un milliard d'euros, soit un/art des crédits alloués par l'État à l'audiovisuel public.

la réduction de 3/4 du budget des jeux et divertissement, [musique] la fusion entre France 5 et France 2 ou encore entre France info et France 24 et la nomination des dirigeants de l'audiovisuel public par l'Élysée. Ces 80 recommandations seront rendues publiques la semaine prochaine. Alors Elsa Mondingava, d'abord pour que les choses soient bien claires, le rapport sera bien publié lundi prochain. Écoutez, en toute logique, oui oui, mais pourquoi ? Pourquoi pas dès aujourd'hui ? Alors, c'est comme ça que ça se passe pour les commissions d'enquête.

C'est vrai qu'il y a quelque chose d'assez particulier, c'est-à-dire que il y a une période où seuls les membres de la commission d'enquête peuvent consulter le rapport dans une salle particulière où ils sont surveillés par un huissier et cetera. Ensuite, ce rapport, il est mise au voie et ensuite, il y a 5 jours francs qui doivent se passer avant qu'il soit rendu public. Il y a quelque chose qui peut se passer pendant ces 5 jours francs, mais je vais pas en rajouter dans la dramaturgie, mais ça existe un comité secret, mais ça n'est jamais arrivé, ça n'arrivera pas. Mais il y a 5 jours francs qui sont donnés pour pouvoir voilà 5 jours francs, ça veut dire 5 jours ouvrés. Exactement.

Et donc là voilà avec le 1er mai, ça fait donc le rapport le lundi 4 mai. Ça, j'ai l'impression que tout le monde est assez en règle là-dessus. Ensuite, on l'a vu, il y a déjà des choses qui sont sorties de ce rapport. Oui, on va on va y revenir mais jusqu'à quel point les députés de la commission vont pouvoir modifier ses conclusions d'ici lundi prochain pendant ces 5 jours francs ? Alors eux, ils vont pouvoir rajouter des contributions. Ils peuvent rajouter des contributions au rapport disant les points sur lesquels ils ne sont pas d'accord. Il peut y avoir un avant-propos du président de la commission qui contrebalance aussi ce qui est un peu dans le rapport.

Mais voilà, là ils se sont exprimés sur la question du rapport de Charles à l'oncle parce que c'est le rapporteur qui tenait la plume et c'est pas un travail collégial, c'est le rapport écrit par Charles à l'oncle. Donc, il a fallu se prononcer là-dessus et ensuite chacun est libre de rajouter des feuillettes, des annexes. Mais évidemment ça peut contrebalancer une certaine d'une certaine façon ce rapport-là, mais on ne corrige pas. Les députés ne vont pas pouvoir agir sur le rapport tel quel. Ils vont juste pouvoir ajouter des contributions. Un rapport adopté à 12 contre 10, John Christopher Roland, c'est une vérité parlementaire qui va être solide.

Bah, c'est pas vraiment une une vérité parlementaire tout court de toute façon vu le contexte actuel de l'Assemblée nationale, c'est un rapport. Alors ici, Charles Loncle et Luder tirent finalement d'une innovation de 2008, c'està-dire il y a un droit de tirage et ça lui permet effectivement de de demander cette commission d'enquête. Mais d'une manière générale, la commission d'enquête, c'est quelque chose qui sur le papier est plutôt positif. On est vraiment dans le contrôle entre le Parlement et le gouvernement. Et donc ça doit normalement si vous voulez aboutir à des choses, même si on le verra à la fin tout ça pour ça parce que concrètement qu'est-ce qui se passe derrière un rapport ?

On le verra sans doute tout à l'heure, pas grand-chose. Il y aura probablement une niche parlementaire au mois de juin pour l'UDR. Ils vont faire une proposition de loi pour des fusions de chaîne peut-être si c'est ça qui est dans le rapport notamment. Mais globalement bon, il y a déjà eu une fois un rapport d'information Sénat qui a été dont le la publication a été refusée. C'est sur la Corse. C'est pas si vieux. C'était il y a un peu plus d'un an. C'est un camouflé quand ça se passe, mais bon, très vite étouffé par l'actualité euh euh annexe. Mais ici, qu'est-ce qui peut se passer derrière ? Bah, si ce n'est et on y reviendra finalement une mise sur le devant de la scène du rapporteur.

Et donc, il y a un profil véritable. C'est un peu ce que j'appelle moi le dévoiement de l'objet d'une commission d'enquête sur le sur le fond comme sur la forme. Mais ça dit rien politiquement. Ça ça confirme que l'Assemblée est éclatée. Philippe Bayi, est-ce que d'abord c'était important que ce rapport soit publié ? parce que c'était surtout ce rapport la le l'acmé de d'une ébauche qui avait été apportée il y a 2 3 ans par la commission sur la TNT, donc l'autre bout de de de l'hémicycle qui avait déjà été un grand moment de show parlementaire, de cirque parlementaire et là Aurélien Saintou a trouvé son maître.

Charloncle a poussé l'exercice encore plus loin à ne traiter que de de sujets anecdotiques. Euh d'un côté 4 milliards pour faire gros, mais ensuite des problèmes de notes de taxi de et cetera. Enfin encore une fois, on n'a eu aucun débat de fond sur l'économie de l'audiovisuel, l'économie de France Télévision et puis pourquoi pas aller osons rêver la place de l'audiovisuel en France. enfin une forme de souveraineté audiovisuelle dans dans un monde digital qui est dominé par les plateformes et la façon dont l'audiovisuel public peut euh contribuire question la publication vraiment pure de ce rapport.

Est-ce que vous faites partie de ceux qui disent sa non publication aurait entraîné une stratégie de la victimisation de la parle de Charla Loncle ? Pour pour être honnête, j'étais absolument en pas loin d'être convaincu que c'était même la carte qu' l'oncle était en train de jouer. De toute façon, sont il s'était largement mis en scène pendant toute la durée des de la commission, les 6 mois de de durée de la commission. Les propositions qui sont supposées restées secrètes jusqu'aux 4 au 4 mai, elles sont fuées comme pour le reste de manière anecdotique par petit par petite touche et cetera.

En bref, lui encore une fois ce sa part de lumière, il l'a déjà prise mais largement et donc je pensais que il aurait poussé le le chose jusqu'au au coin et jusque à la une du JD News de la semaine dernière qui disait le rapport interdit et la liberté qu'on qu'on égorge enfin ou qu'on assassine. Euh John Christopher et puis après on passera au au contenu du rapport mais est-ce que le vote du rapport vaut approbation de son contenu ? On entendait Aida qui disait on ne peut pas apposer le saut de l'Assemblée nationale sur ce tissu de mensonge. Alors c'est pas tout à fait ça hein.

Le le le vote du rapport c'est finalement cette commission est-ce qu'elle se met d'accord oui ou non pour le publier. Et là on voit bien que à 12 contre 10 enfin il y a eu deux abstentions. C'est c'était quand même relativement on va dire tendu hein de savoir s'il fallait alors je je vais pas revenir sur ce qui a été dit. Je rejoins. S'il avait pas été publié, on aurait crié effectivement la liberté assassinée. C'est vrai. Quand il est publié, ça veut pas forcément dire que l'intégralité de l'Assemblée nationale et pour cause et pour cause vu sa fracturation appose si vous voulez un saut d'assentiment sur le contenu du rapport.

Mais j'allais dire pour ceux qui s'opposaient et qui ont fini par voter, il y a une forme de chantage à la publication, enfin sur le vote. Je sais pas si on peut vraiment appeler ça un chantage, mais ils se sont mis d'accord pour quand même avoir une petite majorité pour la publication. c'est que chacun a tiré son bénéfice de l'histoire avant même la publication. Charles Longue, ça vient d'être dit, mais même ceux qui s'y opposent, ils ont pu faire valoir médiatiquement aussi leurs arguments, peut-être de manière un peu plus étouffée jusqu'à présent, mais euh c'est fait. Donc le vote en lui-même finalement acte simplement qui aura pas d'étouffement de la vérité et cetera. Oui.

Non, peut-être pour distinguer quand même dans un rapport en principe, il y a une partie factuelle, le côté commission d'enquête, donc le le enquête de commission d'enquête et puis après, il y a des propositions. Ce qui est quand même en cause là, c'est toute cette première partie factuelle en fait, elle est truffée apparemment de d'erreur de de d'éléments de calomnie et cetera.

Et il a été dit à un moment qu'une des solutions de de compromis qui pourrait être trouvé, c'était de ne pas publier cette première partie mais de publier les 80 propositions, ça aurait peut-être été euh ce qui permettait de garder l'apport du rapporteur ces 80 propositions, mais de passer sous le sous le boissau ou sous le bref la partie calomnieuse du du ex pardon. C'est exactement ça. Puisque certains députés qui étaient conttes disaient "À la limite c'était que les recommandations." On n'est pas du tout d'accord mais à la limite voilà, c'est des recommandations, on peut dire "On est contre". En fait, ils disent toute la partie avant c'est exactement ce que vous disiez.

Moi, on me dit c'est conspirationniste, c'est il y a des allusions, c'est insidieux. C'est pas juste on n'est pas d'accord et on a un débat politique. C'est eux considèrent que toute cette première partie avant les recommandations, elle est selon ceux qui ne voulaient pas la publication du rapport indigne. Puisque quand un rapport est quand même publié, il y a le saut de l'assemblée, il est publié. au nom des membres de la commission d'enquête. Donc il les engag quand même malgré tout, même si c'est pas eux contenu la plume.

Manifestement quand même ce qui a fait changer d'avis notamment le président euh de la commission euh et euh un un député Liotte, c'est le fait qu'il n'y ait pas de mise en cause de la présidente de l'Assemblée nationale et du président de la commission. Oui, mais certains disent finalement et reproche au président de la commission Jérémie Patrietus d'avoir changé d'avis à partir du moment où lui a obtenu gain de cause sur le fait qu'on ait enlevé une mention qu'il était président de la commission en dépit, voilà, d'être au comité de surveillance.

Donc peut-être que pour lui ça a fonctionné, il y a eu ses petites modifications, mais c'est vrai que la position du président, on y reviendra peut-être, a été incomprise par beaucoup de gens puisque de beaucoup de témoignages nous disent pendant tout le weekend, il voulait absolument voter contre ce rapport. il a essayé de nous convaincre de voter contre pour finalement voter pour. Et pour prendre juste un exemple de la de la posture de Charles Loncle, il y a eu cette histoire encore une fois dans la toute petite histoire dans ce qui aurait dû être une grande histoire de la soirée chez Maxims.

Donc Maxime au 10 ans réservé par le groupe Méia One pour fêter la reconduction de de Delphine Airnot. Ça ça a été dit devant la commission par un syndicaliste complotiste à l'extrême de de France Télévision. Il s'est avéré, il s'est confirmé que c'était faux. N'empêche que dans l'intervalle à Loncle avait fait un tweet là-dessus qu'il a toujours et jusqu'à aujourd'hui encore refusé de retirer bien que le côté factuel soit enfin ou plutôt le fait la calomnie soit avérée quoi. Alors puisqu'on parle de lui, restons sur le sujet. Charles à l'oncle tout de suite avec Loup Fritel dans ses offs.

Faut quand même rappeler d'abord Loup qui a encore 5 mois, Charles à l'oncle était quand même inconnu du grand public et désormais son nom est partout. Ah complètement et son visage dans tous les médias. On ne compte plus ses passages dans les matinales radio et télé ni même et ça c'est un fait plus nouveau, les unes de journaux et les articles pris à gauche notamment pour dénoncer l'action du rapporteur à l'oncle mais surtout et c'était un peu son objectif sur quand même à Charloncle son apparition dans ceux de droite.

Ainsi, on le retrouvait parmi les 200 personnalités jeunes personnalités d'élite qui ont fait la une du Figaro Magazine pour les 200 ans avec un petit portrait à la clé était en une également du JD News, l'homme qui valait 4 milliards, référence au 4 milliards que coûterait l'audiovisuel public et aussi à la série de science-fiction l'homme qui valait 3 milliards, celle de l'incorrectuse et même un peu plus insolite un petit documentaire sur ces news qui lui a été entièrement dédié jeudi dernier. Charles Charles Lonc le seul contre tous. Voici un extrait. Il est l'homme dont tout le monde parle. Charles à l'oncle. Charles à l'oncle. Charles à l'oncle. Charles à l'oncle. Charles à l'oncle.

Un député seul face au système. Pendant 6 mois, il a enquêté sur l'audiovisuel public. Charles à l'oncle seul contre tous. Grand reportage suivi d'un débat. C'est ce soir à 21h sur C [musique] News. Vous connaissez la petite musique qui fait peur au passage. Seul contre tous. Est-ce que c'est le grand gagnant de cette commission ? Bah d'une certaine façon oui. Et en même temps son plan de communication ben rien n'a été laissé au hasard hein. Avant la commission, vous l'avez très bien rappelé, Charles Long savait que bah pour TP fort, il fallait des auditionnés médiatiques et avant même l'envoi des convocations, on a vu fêter dans la presse les noms et notamment ceux par exemple de Nagi.

D'un point de vue purement stratégique. Honnêtement, c'était très bien joué de même que la façon de relayer systématiquement s'éjoute face aux auditionnés à la même manière que les insoumis mais de façon plus massive lors de la commission d'enquête sur la TNT en 2023 ou celle sur les violences en milieu scolaires l'an dernier. C'était à la suite de Betaram. On relève notamment, ça c'était dans le monde que sur 337 tweets depuis le début de la commission d'enquête, 334 ont été dédiés à cette commission d'enquête sur le compte de Charles à Longue. Des tweets qui lui ont été reprochés.

Cette hyper personnalisation de cette commission d'enquête, effectivement c'est un paris gagnant mais c'est à double tranchant. Pourquoi ? Eh bien parce que si on veut la jouer solitaire ça va mais au sein du camp nationaliste et ben les dents elles ont grincé notamment au ORN dont la tradition politique veut qu'aucune tête ne dépasse.

surtout quand cette tête et bien elle provient d'un petit groupe minoritaire, groupe allié certes, mais qui est d'appoint et qui je le rappelle ne compte que 17 députés, c'est-à-dire le plus petit groupe de l'Assemblée nationale et ensuite au sein de l'UDR même parce que Charles Longue a reproché une stratégie de com solitaire, c'était les termes employés et d'avoir refusé de partager la lumière durant les auditions. Les plus durs ont été jusqu'à l'accuser de ne pas faire chauffer les téléphones portables avant le vote. alors qu'on savait très bien que ce serait compliqué pour lui de faire voter ce rapport. Pourquoi ?

Bah parce que finalement en cas de rejet du rapport, s'il l'avait pas obtenu et ben il en aurait tiré là encore des bénéfices politiques et sans doute plus importants. Ouais ce qu'on disait d'ailleurs tout à l'heure, il se trouve que l'UDR a perdu son président de groupe à l'Assemblée nationale. C'était Éric Sioti qui a été élu maire à Nice et qui ne va plus siéger, qui n'est plus député. On parlait de Charles à l'oncle pour le remplacer. Est-ce que ces crispations que vous nous décrivez risquent de lui coûter sa place ?

Alors en l'occurrence, je ne peux pas vous dire si la commission d'enquête fut vraiment le le point qui a fait basculer Ericoti sur cette question, mais il est vrai que c'est pas Charles Long, en tout cas pas du tout le choix d'Éric Siotti selon mes informations. Pour l'instant, ça peut encore basculer parce que je vous rappelle que l'élection de la présidence du groupe UDR, ça ça arrivera en septembre prochain ou en octobre prochain lors de la prochaine session parlementaire. Pour l'instant, Eric Setoti voudrait plutôt qu'elle vient comme Maxime Michelet ou Éric Michou. Ce sont deux fidèles d'entre les fidèles. Et ce choix, bah il raconte autre chose aussi.

Il raconte surtout le refus d'un profil susceptible de prendre la lumière h de faire de l'ombre. Ou de faire de l'ombre. C'est ce que vous disiez tout à l'heure Philippe Bayer Charlal que c'est celui qui a pris la lumière de cette commission audiovisuelle publique. Lui et lui seul mais au détriment du enfin de ses collègues du RN ou de l'UDR mais au détriment surtout du de l'audovisuel public et de l'audovisuel tout court.

il a tué le combatant le seul qui a partagé sa lumière mais de manière un peu moins je pense qu'il s'en serait passer c'est Patrietus enfin le Alors pour le coup je crois qu'il l'a recherché pas mal aussi il l'a recherché mais je suis pas sûr qu'il l'a eu de la manière dont il aurait souhaité l'avoir et où il a toujours été dans la sur la enfin sur la défensive une espèce de souffre douleur de d'aloncle et il a quand même montré il a eu quelques moments où aussi il s'est montré plus offensif il a eu ses moments de buzz aussi honnêtement pour le coup je dirais qu'il y avait le même genre de dynamique en moindre mesure.

C'estàd que Charlong derrière lui il y avait quand même des une masse média des réseaux sociaux qui étaient très actifs moins pour Jérémie Patrius. Mais on parlait aussi de de du côté enfin anecdotique dans lequel le débats ont été maintenus parce que faire venir Nagi ou ou Xavier Niel ou et cetera plutôt que des économistes des gens qui dirigent de des groupes audiovisuels publics ailleurs qu'en France et cetera. Là, sur ce sur ce choix des des auditionnés, j'imagine que le président de la commission aurait aussi pu peser et manifestement finalement il a il a laissé la l'abride sur le sur ce sujet du fonctionnement.

Est-ce que lorsqu'on se rend compte en cours de route que le rapporteur qui par définition est censé avoir un regard un peu distant y compris parfois penser contre lui pour faire presque un travail de greffier quand on s'aperçoit qu'il n'est pas dans cette démarche là. Est-ce que on peut demander à quelqu'un d'autre de faire le rapport ? Alors nous ce qu'on nous explique chez certains députés, ils disent c'est c'est il faudrait que ce soit une prérogative de pouvoir renverser le rapporteur. Pour l'instant ça n'existe pas.

Il y a même une députée qui m'expliquait cette renseignée en disant quand bien même on aurait décidé de tous quitter la commission d'enquête, lui aurait pu être maintenu en poste et aurait pu continuer ses travaux. C'est vrai que sur ce point-là, beaucoup ont dit, on aurait aimé avoir les moyens de dire il on on peut à un moment voter en disant stop, on arrête ou stop, on change. Ça n'existe pas actuellement dans le fond. Et en même temps, John Christopher, bah dans rapporteur, il y a rapport donc on c'est la c'est le rôle aussi du rapporteur. Est-ce que vous diriez que il a outrepassé les règles dans cette commission ? Est-ce qu'il a franchi les lignes rouges ?

Alors, il il faut se souvenir d'où vient en fait. Bon, il y a eu des précédents, il y a eu notamment la commission TNT, il y avait aussi euh d'ailleurs une des plus anciennes commissions euh d'enquête, c'était sur l'ORTF en 72. He, c'était euh fallait-il mettre de la publicité, vous dire. Mais il est partie de ce constat euh qui est le sien hein, qui a un ressenti que 4 milliards euh de nos impôts qui vont pour l'audiovisuel public, c'est sans doute de la GAJI, vous savez, c'est le fameux Nicolas qui paye ce citoyen puisque on a un groupe de citoyens en France qui s'imagine être le créancier de la France. Euh bon, un rond-point ça coûte 600000 €.

Donc si vous dire si à quel point on n'est pas vraiment des créanciers de la France, ça c'est le la première cible qu'il avait. Et la 2è cible c'est un programme politique, c'est est-ce que oui ou non il était pour ou contre la privatisation. Or privatisation c'est un peu la ligne politique et notamment de celle du RN. Moi apparemment celle de l'UDER. J'ai essayé de rechercher leur leur position sur ce sujet. Donc il a commencé la commission si vous voulez avec un parti prix. Cela estant.

Cela estant son rôle de rapporteur aurait dû, comme vous l'avez dit, peut-être au moment où on rentre dans le vif des auditions, des dizaines et dizaines des dizaines d'heures, euh notamment sur le choix des invités qui l'auraient pu faire aussi, qui auraient pu faire contrebalancer. On peut venir accuner des fixes dans une commission et puis petit à petit prendre de la distance, forcer de constater 334 tweets que de la distance, même si c'est défendu hein de vouloir la privatisation.

Alors pour le coup, pour en avoir discuté avec lui notamment au début, c'est vrai que Charles Loncle était plus sur une logique de privatisation déjà finalement si on veut voir une évolution, il était sur le plateau de chaque voix compte juste avant le début de la commission d'enquête avec Jérémy Patrietus. Il se défendait d'avoir préécrit son rapport et d'arriver avec des idées préconieuses. En tout cas, il se défendait quand même pas mal en amont [rires] plusieurs fois.

En l'occurrence, moi je trouve qu'il y a eu une petite évolution quand même de Charlalon qui était plutôt sur une ligne vraiment hard, c'està-dire de privatisation que si la ligne de LR et et du RN et aujourd'hui les procronisations, c'est des coupes drastiques mais c'est pas la suppression. On le disait, il y a eu 6 mois de travaux, 69 auditions, 238 personnes interrogées et des moments de grande tension, des clashes entre le rapporteur et les auditionnés, mais aussi donc entre le rapporteur et le président de la commission. Retour en image euh sur cette commission qui aura donc d'ffrayé la chronique comme jamais avec Hélène Bonduel.

Cette commission d'enquête ne se transformera pas en plus grand cabaret du monde où chacun vient faire son numéro. Cette commission ne sera pas non plus le procès à charge de l'autre duel public. Nos interrogations, vous l'avez [musique] mentionné, porteront en priorité sur les quelques dizaines de secondes d'une vidéo tournée à mon insu et dans laquelle je ne dis rien ou presque rien. Une opération de propagande sans [musique] limite visant à dénigrer, à détruire le service public que je représente. L'espionnage déguisé en journalisme est appelé à prospérer sur les antennes du groupe Bolloré.

24:17
Non speech

[musique]

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Locuteur

Monsieur le président, que vous ayez des liens, on le verra peut-être avec des actionnaires de Media One, vous pourrez en répondre. Pourquoi vous me répondez à chaque fois ? Pourquoi vous me répondez à chaque fois ? Merci monsieur les ministres. Mais non mais mais Jérémy franchement mais qu'est-ce que tu fais là ? Pourquoi tu t'interrom ? Monsieur le rapporteur, j'avais encore plein de questions à poser. Je viens de suspendre cette audition. Je viens de suspendre cette audition. Merci pour l'invitation mais je ne suis pas un clou. Excusez-moi, je vais pas je le laisse terminer. On va pas contester le principe d'une commission d'enquête. On est tous parlementaires ici.

Conteste pas conmission d'enquête. Je parle de son coup mais je parle de son coup puisqu'on parle d'argent. Parlons d'argent. Bon merci monsieur Nel. Là je crois qu'on a dépassé là c'est là mais là c'est un manque de là. Merci mais là c'est un manque de respect. Je vous laisser 10 minutes. Je vais laisser la parole à monsieur. Vous voulez pas m'entendre mais je vous entends. Non vous voulez pas m'entendre. Vous laissez pas me laisser. J'ai 10 minutes de propos truc. Mon monsieur Monsieur Niel monsieur Niel Monsieur Niel Monsieur Niel.

Le rapporteur ici présent a le dimanche 21 septembre 2025 dans l'émission les incorruptibles déclaré je pense je vais parler au conditionnel que Nagi est la personne sur les 10 dernières années en France qui s'est le plus enrichi sur l'agent public plus que n'importe quel patron d'entreprise publique plus que n'importe quel ministre. Votre intuition comme vous dites a déclenché à mon encontre des injures, des [musique] menaces, des incitations apporté atteintte à mon intégrité physique. Le tout avec de nombreux messages racistes. Vous m'avez menacé sur les réseaux sociaux de porter plainte directement contre moi dans mon rôle de de rapporteur.

Quelles sont les choses que vous auriez finalement à cacher pour envisager une plainte et des poursuites en justice ? N'essayez pas de de détourner les chiffres. La question est simple. Madame la présidente, entre votre année d'arrivée et la dernière année validée par la Cour des comptes 2024, est-ce qu'il y a une augmentation de 136 millions de dotations publiques ? France Télévision coûte aujourd'hui 600 millions d'euros de moins aux français qu'il y a 10 ans. Pardon d'être insistant sur ce sujet mais parce que je vois beaucoup de fausses informations. Je trouve ce procédé très manipulatoire. Je prends ça pour de la diffamation. Voilà pour la compilation de la commission d'enquête.

John Christopher, j'ai failli vous dire comme Charles Lalonclé patrialitus. Non mais reviens, ne pars pas. Vous étiez exaspéré pendant la diffusion du sujet. Ouais, il y a il y a une commission d'enquête, c'est quand même un moment fort. On a un parlement qui est pas très puissant sous la 5e quand même, il faut le reconnaître et ça fait partie de ces moments clés très importants. J'ai enfin, j'ai pas connu mais la commission d'enquête suite à l'incendie du collège Paï, c'est quand même ce qui a permis de mettre en exergue une meilleure protection des publics dans les lieux qui accueillent du public ici puisqu'on parle de 4 milliards.

Ce qui aurait été bien dans une commission sur l'audiovisuel public, c'est peut-être de dire bah où sont finalement les économies éventuellement si on est sur ce terrainlà. C'est l'ex pourquoi pourquoi il y a l'externalisation par exemple ? Ça c'était une vraie question. Peut-être parce que justement le budget n'est pas assez important pour avoir des salariés. Sur la neutralité, moi si vous voulez, j'aurais voulu avoir des choses beaucoup plus larges. L'audiovisuel public, c'est un bien public. La continuité du service public exige une télévision publique.

Et ça, ça a été, si vous voulez à mon sens perturbé par des des c'est c'est pas une image très reluisante de la politique ce qu'on vient de voir. Euh Philippe Bi, euh on le disait, il y a eu quand même 238 auditions. Vous vous avez appris des choses, vous qui êtes un expert des médias et de l'économie de l'audiovisuel ? Euh sur le sur l'économie de l'audiovisuel, non, rien.

Je réjouterai juste à au Florilège que vous avez passé là un rappel et c'était la première ou la deuxième audition, je crois la première, celle du président de l'Arcom pendant laquelle il a été questionné sur le conflit d'intérêt que pouvait représenter de sa part le fait d'avoir eu un enfant enfin donc d'avoir partagé la vie de d'une dame qui est aujourd'hui directrice générale de de de des médias enfin que au ministère de la culture os demander donc lors encore une fois de la première audition Si le fait d'avoir eu cet enfant en commun entre guillemets puisque aujourd'hui ils sont séparés représentait un conflit d'intérêt que tout était dit enfin la tonalité était donné pour le reste et pour prolonger pour sur ce que vous disiez il y a encore une fois il y a le l'autisel public les missions qu'elle remplent qui sont d'ailleurs des missions d'information de culture de divertissement mais aussi de euh d'expression donnée enfin de de partage de la parole et de de la parole donnée aux partis politiques, aux organisations syndicales, enfin à l'animation du débat à l'intérêt général.

Il y a au-delà de ça une contribution qui est à peu près de 50 % à la production audiovisuelle, la production de fiction de documentaires, de spectacles vivant en France. Et puis il y a encore euh au-dessus une encore une fois une un une un enfin un équilibre global euh du marché publicitaire notamment qui qui ne tiendrait mais pas 2 minutes si demain France Télévision était privatisé devait aller chercher son tout ça on 6 mois plus tard ça n'a même pas été évoqué. Elsa on le disait les préconisations du rapport il y a 80 recommandations au total. Bon, elle circule, on va le dire, mentau.

Euh tout à l'heure, John Christopher parlait de l'externalisation, c'est-à-dire le recours euh à des sociétés de production privées qui est une forme de privatisation déjà du service public. Ça fait partie des recommandations du rapporteur. L'internalisation des émissions de flux qui concernent l'information, les débats, l'opinion, la politique et le rapporteur estimant que France Télévision dispose des moyens en interne pour les produire. Il dit ça tout en disant je que en gros tout ce qu'il propose ça permet de faire 1 milliard d'euros d'économie sur 4 milliards d'euros de budget. On imagine bien que les entreprises font des choix aussi.

Si c'était si simple de tout faire en interne, peut-être que ce serait davantage fait. Là, je suis pas voilà, je je suis pas avocate de France Télévision, mais il dit tout ça tout en disant et en même temps, on vous donnera un milliard de moins pour le faire. Est-ce que ça c'est vraiment euh voilà, ça paraît contradictoire et justement c'est vrai qu'il se défendent dire je propose pas la privatis la privatisation mais je pense que beaucoup de députés disent en fait sinon ce serait trop convenu en fait ce serait limite trop facile et puis tout le monde se focaliserait sur cette question là.

Donc même si il n'écrit pas de noir sur blanc qu'il est pour la privatisation, en tout cas quand on propose de réduire d'un/cart le budget de quelque chose, peu importe ce que ce soit, on imagine que c'est pas forcément pour lui doter, voilà de de moyens supplémentaires, mais plutôt de l'affaiblir. En tout cas, c'est la lecture que font tous ceux qui sont opposés au rapport. Philippe B, vous avez eu accès aux préconisations du rapporteur. Il y en a certaines que vous retenez ou qui vous choquent. Alors, d'abord, je ne sais pas ce qu'est la liste réelle parce que y compris dans les articles de journalistes informés qui sont parus, c'est très amusant de d'un papier à l'autre.

Le rapport fait parfois 369 pages, parfois plus de 400 pages et cetera. On a l'impression qu'il y a eu plusieurs versions qui ont circulé et qu'on verra plusieurs sources et qu'à la fin donc on verra bien ce qu'il y aura dans la lis 80. Donc, je me suis pas lancé dans une pâ qui est passé. Donc je j'avais j'avais mon quota deux et donc je n'ai j'ai pas cherché ça. Simplement un mot sur le sur le milliard que vous évoquez à l'instant. D'abord, il y a une espèce de de manipulation ou de qui est en train de de se faire entre d'un côté lui donc pour ce qu'on en connaît qui dit "Allez, on fusionne France 2 et France 5 et puis on supprime France 4 et blim ! Ça fait un milliard de de d'économies.

C'est pas vrai. Supprimer France 4, ça fait entre 35 et et 50 millions d'économies, pas plus que ça. 2è chose et pour l'avoir quand même bien en tête et mesurer les enjeux, 1 milliard d'euros, c'est le montant qui est euh dépensé enfin investi par l'ensemble des chaînes privées et publiques tous les ans pour pu produire l'ensemble des séries de la fiction française que on peut voir sur les antennes et qui ont éventuellement on apprécié. Ça donne une mesure quand même de de du potentiel destructeur qu'aurait ces mesures si elles étaient mises en œuvre.

Olivier, tout le débat que vous avez depuis depuis depuis quelques minutes, c'est d'essayer de rationnaliser est-ce qu'au fond l'objectif d'un l'oncle, c'est pas simplement de porter un message qui est déjà porté notamment sur les antennes de C News régulièrement qui est de dire il y a une caste, il y a un petit paris qui danse et qui rit sur votre dos en prenant votre fric et qui et et et de pas aller plus loin que ce niveau de lecture là parce qu'il est audible parce que sur les réseaux sociaux il est partagé parce qu'il fait aussi partie d'une matrice politique qui est porté par son camp et d'une certaine manière il sait de toute façon parce qu'on est mi 2026 qui est la présidentielle dans un an et un parlement enfin impossible que de toute façon il y aura pas de transcription législative d'ici là d'une certaine manière il pr il ouvre la trace pour ce qui pourrait se passer après Oui c'est ça en fait c'est on a ce sentiment finalement que pour satisfaire impend de l'opinion qui a le droit de penser ça s'ils veulent effectivement mais que il y a de la gabie et donc nous on va mettre les moyens en œuvre sans d'ailleurs préciser que même la presse privée bénéficie de subvention publique aussi donc ils sont un peu toujours dans la contradiction c'est c'était un problème complexe qui à mon sens a été rétréci et galvodé juste une question sur la tenue des des débats en général est-ce que cette commission d'enquête elle donne pas aussi à réfléchir sur le fait qu'on filme notamment les auditions.

Je veux dire, c'est vrai que c'est un sujet même à l'Assemblée nationale depuis 2022. Il y a à la fois ce sujet là et aussi le fait que certains auditionnés ont dit "J'ai l'impression d'être dans un tribunal, pourquoi j'ai pas droit à un avocat ?" Ça aussi le fait qu'aujourd'hui les débats se passent sur les réseaux sociaux en fait il y a l'Assemblée nationale sort de de l'hémicycle. Est-ce qu'on devrait pas repenser le la publicité en tout cas la vidéo dans ce genre de la transparence ? Je crois que les citoyens la demandent aussi et si on cachait ce qui se passe les laisser y aller s'ils le veulent les laisser comm comme les tribunaux en réalité.

Alors certains disaient quand même que le fait que les vidéos dans leur entièreté existent sur le site de l'Assemblée, sur le site de LCP évidemment ça permettait aussi de pouvoir aux gens de se faire une idée brute et neutre de ce qui passait et de pas faire confiance aux petits extraits, aux petites paroles. Ça peut aussi servir à protéger ce qui s'est passé vraiment dans la réunion. Historiquement quand même les commissions d'enquête ça fonctionnait à h clos et ça fonctionnait bien à h clos parce qu'à h clos on peut se dire des choses aussi d'ailleurs qu'on ne dit pas face caméra et en tout cas on évite un certain nombre de de jeux de posture.

Euh ça la pratique elle a complètement enfin évolué pour pas dire dérapé depuis une euh une dizaine d'années avec une systématisation de la de la publicité des auditions et en plus maintenant de carrément du live streaming et cetera. C'est non seulement ouvert à la presse mais ouvert à tous et à chacun sur le fait que chacun ait le droit d'assister au aux auditions. Je personnellement j'en suis pas j'en suis pas d'accord. On je ne pense pas par exemple que ça serait une bonne idée aussi de retransmettre à la télévision les débats du conseil des ministres. Je sais pas.

Enfin, je pense que toute réunion euh de de responsable politique n'a pas forcément vocation à se tenir sur la place publique. Jeun Christopher, est-ce qu'il faut revoir euh les modalités de fonctionnement des commissions d'enquête à l'avenir ? Alors sur la sur le les modalités déjà sur la diffusion rapidement, c'est dans les années 90 he qu'on a autorisé euh de de filmer ces commissions. Honnêtement, je [grognement] suis pas très favorable hein ce de ce point de vue-là. Tout simplement parce que euh vaudrait mieux que les gens lisent le rapport finalement que d'avoir euh et quand ça a été autorisé il y a 30 ans, on avait pas prévu anticiper hein l'émergence des des réseaux sociaux.

Maintenant, si on prend le modèle belge, par exemple, une commission d'enquête de ce que c'est, vous pariez d'avocat tout à l'heure, les commissions d'enquête parlementaires belges ont les mêmes pouvoirs qu'un juge d'instruction. Et euh par conséquent, si vous voulez, ça a beaucoup plus de porté dans le contrôle euh qui peuvent être faits euh euh notamment sur des sujets. Il y a eu euh commission sur l'affaire du trou, il y a eu les commissions sur la la faillite de la Sabena, enfin ils en ont ils en ont beaucoup. Je trouve qu'en matière de contrôle et de responsabilité, ça a abouti à des démissions de ministres par exemple.

Alors, je suis pas pour la démission à tout va des ministres en France. Une vraie leçon à retenir de la Belgique. Voilà. Non, mais qu'est-ce qu'on retiendra de cette commission ? Les euh faciis, si on peut dire ça euh voilà qui qui ont tourné et en même temps, je suis pas certain, je je souhaite que ce soit le contraire, mais je ne suis pas certain que tout le monde se précipite lundi sur le site de l'Assemblée nationale, j'invite tout le monde à le faire pour aller compulser le rapport et c'est bien ça qui dommage mais il y a il y a une petite synthèse qui est faite à côté. Enfin voilà.

[rires] Bon, merci merci en tout cas à tous les trois d'avoir été ce soir sur le plateau de chaque voix compte pour pour en parler avec nous. Publication du rapport Elsa. Lundi prochain, on aura l'occasion d'en reparler dans un instant. La question qui fage faut-il en finir avec les stages obligatoires en 3è et en seconde ? On va en parler avec nos trois prochains invité. Mais avant cela, c'est quelle histoire ? Olivier Vanello. Alors là, on change complètement de thème avec Olivier. Vous vouliez nous parler ce soir de la guerre du poulet, [rires] une guerre très sérieuse, très grave qui divise la ville de Saint-toin et même au-delà toute la gauche et c'est peut-être qu'un début.

Oui, à l'origine de tout cela, il y a une enseigne qui vend du poulet de restauration rapide et les influenceurs ne s'y trompent pas parce que cette enseigne est en train d'avoir un succès incroyable. C'est Master Poulet, 50 points de vente partout en France, des fils d'attente délirantes et un concept qui est très simple. Le pilon est à 1 €. Le demi-poulet est à 4,5 €. C'est pas cher, vous avez mangé et vous êtes bien nourri. Euh alors, c'est du poulet qui vient d'élevage intensif de Brésil, d'Ukraine pour l'essentiel. Mais évidemment, tout ce qui est restauration classique, les rôtisseries ne peuvent pas tenir le choc.

Du coup, les mers s'en mêlent et à commencé par le maire de Saint-toin Karim Boamran, qui est entré littéralement en croisade contre Master Poulet. Master Poul qui lui rend bien et qui a transformé sa deventure en espèce d'espace d'affichage. C'est pas Caris Booba mais on en est pas loin. Master Poulet s installé à Saint-Touin contre la volonté de la municipalité. Il aurait été appréciable que les propriétaires de Master Poulet acceptent la rencontre avec la municipalité pour au moins exposer leur projet. Ils se sont installés sans respecter les règles du droit commun. C'est la raison pour laquelle parce que nous devons, je dois faire respecter la puissance du public.

Nous sommes rentrés dans une bataille juridique. En attendant, un message pour Master Poulet. Bien joué. Bien joué. Rendez-vous au prochain épisode. Bonjour. Et voilà. C'est ça. Ça s'invective, ça se chamaille, ça interpelle le maire PS de Saint-Toin, Karim Boamran en l'appelant Karim. Et ben en riposte, cette mairie a installé d'abord des plots en béton, puis finalement des pots de fleurs géants alimentés avec de l'ongréis assez malodorant sans doute pour que les plantes puissent prendre plus rapidement. Et puis ce qui alimente tout ça, c'est un litige juridique sur une terrasse, une véranda qui aurait été installée sans sans autorisation.

Les contrôles se sont mis à pleuvoir sur ce restaurant à tel enseigne que les employés les ont filmé pour faire la démonstration de l'acharnement des pouvoirs publics. Mais surtout la municipalité et Karim Boamran a sorti l'argument de la malbouffe pour voler soi-disant au secours de la santé de ses concitoyens. Ce qui est assez drôle parce que de l'autre côté de la rue, vous avez euh un Burger King. C'est assez absurde quand on sait que Saint-toiin comme quantité de ville euh compte ben des McDo, des KFC, des haut tacos, des kebabs et que Master Poulet doit pas beaucoup beaucoup euh euh contrevenir à à la qualité de tout cela. Et donc le combat devient politique.

Oui, LFI a vu une opportunité ici engouffrée. Voilà Master Poulet qui est devenu une sorte de d'emblème d'une nouvelle lutte des classes avec d'un côté des prolétaires euh qui ne peuvent pas se permettre de sortir 15 € pour aller manger tous les jours à midi et qui sont très heureux d'avoir des enseignes comme Master Poulet versus ben les bobos qui eux vont dans des restaurants un petit peu plus chers. Ces bobos qui sont venus s'installer dans la première couronne parisienne en gantrifiant ces banlieux populaires sur le compte des insoumis qui s'appelle l'insoumission. On s'en donne à cœur regardez on est à Saint-Toin dans le 93. Oubliez tout ce que vous pensiez savoir sur Saint-Toin.

Le coupe gorge porte de client court tout ça. Grâce à Karim Boamran, on s'est doré avant que l'endroit le plus dangereux de Saint-toin c'est le master poulet. Qu'est-ce que tu penses de Karim Boamran ? La politique qui mène en faveur des plus aisés n'est pas n'est pas conforme à la vie du 93. Bah, je pense que il devrait il devrait arrêter de s'occuper des du poulet braisé et de s'occuper plutôt de sa mairie Voilà. Et du coup, les élus municipaux LFI sont montés au créneau, toujours sur les réseaux sociaux. Ils ont même appelé à la riscousse le député Éric Coquel qui est venu embrasser la cause du poulet faisant de Karim Boamrade un despot municipal.

Le sujet c'est qu'un mère il peut pas faire [musique] ce qu'il veut quand il veut selon son désidérat. Alors pourquoi autant de haine pour du poulet me direz-vous ? Sans doute parce que Antoile Defond, il a quand même une rivalité politique très claire et notamment sur la présidence de l'intercommunalité la pleine commune, c'est quand même 450000 habitants qui regroupent entre autres Saint-Denis et Saint-Toin. Et les deux maires de ces deux communes, Bali Bakayoko se sont affrontés. Bakayoko contre Boamran et c'est l'insoumis qui a gagné. Mais le maire de Saint-toin qui reste le premier contributeur au budget de cette intercommunalité n'a sans doute pas dit son dernier mot.

Si la guerre du poulet sera sans doute bientôt terminée, l'autre bataille, elle risque de durer. Et bien merci de nous en avoir parlé. La seule guerre autour du poulet, c'est de savoir qui aura du blanc et qui n'en aura pas. On est tout est bon dans le poulet. La cuisse. OK. [rires] Merci Olivier. On passe à la question qui fâche. Nous sommes le 28 avril et c'est aujourd'hui la journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail. marqué cette année par la mort il y a quelques jours de Calvin, un adolescent de 15 ans qui était en stage d'observation de seconde dans une entreprise de bagnole sur 16 dans le gare.

Un drame qui pose la question de l'encadrement voire du bien fondé de ces stages et nous en débattons ce soir avec vous Béatrice Piron. Bonsoir. Vous êtes député Horizon des Yvelines. Paul Vanier, bonsoir. Député de la France insoumise du Valdoise et bonsoir Grégoire Encel. Vous êtes vice-président de la FCPE, la Fédération de parents d'élèves. Merci à tous les trois d'être avec nous ce soir pour évoquer ce sujet. C'est Martin Bornet qui vous pose la question qui fâche. C'est un drame qui succède à d'autres. Calvin Simon est le 6e mineur mort dans le cadre d'un stage depuis janvier 2025. Le gouvernement promet alors de remagier les stages de 3e et de seconde pour mieux protéger les élèves.

Alors, il s'agit pas forcément de changer leur format, mais il s'agit de faire en sorte que ce ne soi que des stages d'observation. C'estd que en aucun cas un jeune ne peut être amené à faire un geste professionnel pendant un stage. Une cinquantaine de parlementaires de gauche appellent eux à suspendre les stages d'observation pour les mineurs le temps de bâtir un cadre plus protecteur. C'est aussi le combat d'Arnauden son fils Axel 16 ans, est mort lors d'un stage de seconde l'année dernière. En l'état, il faut que le stage de seconde générale et le stage de 4e 3e, il faut les arrêter parce qu'on fait prendre des risques inconsidérés à nos enfants.

Ce que l'on souhaite, c'est que les stages soient mieux préparés et mieux encadrés. C'est-à-dire que l'éducation nationale se déplace dans les dans les dans les entreprises pour préparer l'arrivée du jeune. Parmi les pistes envisagées par le gouvernement, une nouvelle formule avec des groupes d'une dizaine d'élèves qui se rendraient chaque jour dans une entreprise différente pour en découvrir les métiers. 10 jeunes dans une entreprise, ça va faire un peu comme à l'école, comme s'il faisaient une sortie scolaire. Donc je sais pas s'ils vont autant se rendre compte de ce que c'est le travail que en étant tout seul dans une entreprise.

En troisème comme c'était que de l'observation en soit c'était de la découverte mais c'était bien mais le mieux c'était vraiment du coup en seconde parce que du coup on pratiquait un peu. C'était c'était important de faire des stages de d'observation même si parfois du coup bah tu es emmené à faire de la pratique mais je trouve que ça doit être quand même structuré. Les ministres du travail et de l'éducation ont annoncé le lancement d'une mission flash pour renforcer les conditions de sécurité des stages en entreprise des élèves de 3e et de seconde. Mais faut-il aller plus loin et en finir avec les stages d'observation ? C'est notre question qui fâche ce soir.

Et c'est ce que vous dites en fait Paul Vanier, vous dites "Il faut arrêter les stages d'observation en 3e et en seconde." Ceux de seconde assurément. Pourquoi ? D'abord parce qu'ils ne servent à rien. Peut-être revenir à à l'origine de ces stages. Ils sont obligatoires depuis peu de temps, depuis des réformes du lycée, du baccalauréat qu'on considérablement désorganisé le temps scolaire des lycéens de ceux de seconde en particulier. L'année se finit très tôt maintenant en seconde et la vérité c'est que l'éducation nationale ne sait plus quoi faire de ces lycéens et qu'elle a trouvé une solution. On les envoie en stage. On les voit pendant 2 semaines en stage.

Gabriel Atal, alors ministre de l'éducation avait vendu ça comme une reconquête du mois de juin parce que quand on est en seconde, on a pas d'examen à la fin de l'année et qu'on se retrouve à la maison dès le début du mois de juin. Je crois que c'est la défaite du mois de juin et de l'éducation nationale parce que qu'est-ce qu'ils y font ces élèves dans ces stages ? Souvent pas grand-chose. Il y a un rapport très discriminatoire par ailleurs à l'accès au stage. Il va le plus souvent dépendre du réseau social familial.

Et voilà, il y a des stages intéressants, c'est vrai, mais il y en a qui sont absolument vides de sens, d'intérêt et qui à la fin mettent en danger les élèves parce que c'est ça qu'il faut dire. Si mort, ça a été rappelé depuis 2025, depuis janvier 2025, il y a des accidents du travail de ces jeunes qu'on envoie en stage qui se mesurent par centaines, par milliers. Si on prend les apprentis, c'est plus de 10000 accidents au travail et des décès là dans des proportions considérables. Pourquoi ? Parce qu'il y a pas d'encadrement. Il y a des conventions de stage qui vont varier d'un établissement d'une entreprise à une autre.

Mais il n'y a pas d'encadrement de suivi assurés notamment par l'éducation nationale. Je veux vous dire ça, il y a des statuts très différents. Par exemple, les lycéens professionnels quand ils vont en entreprise dans le cadre de leur parcours, il y a des conventions qui associent euh l'élève, sa famille, l'entreprise et l'éducation nationale et les enseignants et le chef d'établissement qui vont dans l'entreprise qui vérifient que les conditions sont en tout cas c'est ce qui est prévu propice à l'accueil. Il y a une formation prévue en principe des enfants des élèves au risque professionnel et ça c'est indispensable.

Et voyez quand il n'y a pas ça, quand on se débarrasse d'élèves de secondes parce qu'on sait pas quoi faire d'eux et ça c'est une défaite pour l'éducation nationale, ça conduit à des drame et ça il faut y mettre fin tout de suite. Que disent les parents Grégoire Rel ? Est-ce que ils sont inquiets d'envoyer leurs enfants en stage ? Est-ce qu'ils se disent est-ce qu'il va revenir est-ce qu'il va revenir entier ? Est-ce qu'il va se blesser ? Alors c'est vrai que c'est une galère sans nom. des parents peuvent sont inquiets. On s'interroge beaucoup sur le stage de seconde, hein, c'est effectivement une défaite.

Le fait d'avoir renvoyé vers les entreprises, les associations et les collectivités locales l'accueil de 600000 lycéens en même temps au mois de juin alors que les lycéens de la voie pro au même moment des stages obligatoires notés, suivis, qui comptent pleinement dans leur formation, on voit bien la thrombose que ça provoque. Ce sont des stages qui ne sont pas du tout encadrés, notés, évalués. On on envoie effectivement dans la nature ces lycéens. Donc oui, il peut y avoir des inquiétudes des parents et puis il y a surtout une inquiétude tout au long de l'année pour trouver ces stage parce que là c'est la foire la débrouille.

Euh la défenseur des droits a rendu un rapport il y a quelques mois très intéressant sur le sujet qui montre bien tous les biaiss de territoire, tous les biais sociologiques sur la capacité de trouver un stage par le système familial, par l'entourage et quand vous êtes dans un territoire dépourvu d'entreprise ou d'un tissu économique ou associatif danse et bien ce sont des stages qui se finissent à la maison. Faut quand même le dire. Béatrice Piron, Jean-Pierre Farandou, le ministre du travail, a fait une conférence de presse il y a tout juste 1 heure pour expliquer qu'un un guide d'apprentissage allait être distribué aux élèves.

Jusqu'où vous voulez aller pour réformer et mieux encadrer ces stages d'observation ? Alors, je ne sais pas jusqu'où il veut aller lui évidemment s'il il a annoncé ça il y a 1 heure, mais c'est évident que il y a sûrement des choses à améliorer, mais contrairement donc à mes deux voisins, je ne pense pas que ce stage de seconde soit totalement inutile. Euh moi, j'ai dû prendre plus d'une cinquantaine de stagiaires, bon de 3e 2 secondes et et certains n'arrivent pas à trouver le stage de 3e qu'ils veulent ou voulez faire un stage dans un métique et finalement une cinquantaine de stagiaires.

des stagiaires, c'est des élèves qui se sont présentés à vous spontanément par tous les jours même encore en cette période, il y a encore beaucoup d'élèves et justement il y a des choses qu'on peut améliorer dans le stage de seconde. Depuis le début, je trouve que c'est totalement idiot de les obliger à faire tous en même temps. Depuis des années, les élèves de 3è sont répartis sur plusieurs périodes. Certains collèges les envoient en stage en décembre, d'autres en février, d'autres en mars. Ça me permet de prendre des élèves de 3è à trois moments dans l'année. Tous les élèves de seconde se présentent en même temps sur la même semaine. Alors, il y a quand même ils vont bientôt arriver là.

Il y a certains lycées qui permettent aux élèves de faire deux stages différents parce que de semaines une semaine une semaine c'est vrai que c'est un petit peu long pour les entreprise surtout les toutes petites structures en fin de compte où on peut pas faire passer les élèves dans dans plusieurs services mais mais je dirais que ça permet de découvrir une chose en trisème une deuxème en seconde et pourquoi pas une troisième. Je crois qu'il y a plein de choses à améliorer. Je suis d'accord sur le fait comme quoi il faut que les établissements se responsabilisent un petit peu plus dans lycée professionnel.

Vous dites les établissements, vous parlez des écoles ou vous parlez des entreprises qui accueillent stagia ? Non, les établissements scolaires. Dans les lycées professionnels, on a créé le bureau des entreprises où on a une personne qui est responsable justement des stages, des stages des élèves qui va voir les entreprises. Ça aujourd'hui dans les collèges et dans les lycées, les élèves sont, c'est le gros reproche que l'on fait, livré à eux-mêmes pour trouver eux-mêmes leur stage. Ils ont rarement rares sont les collèges qui ont constitué même, on va dire, une base de données des des stages déjà faits dans l'environnement.

Parce que quand un autaire ou un avocat ou un médecin ou une pharmacie accepte de prendre un stagiaire une année, il y a de grandes chances que l'année d'après, elle va réaccepter de prendre un nouveau stagiaire. Donc on pourrait établir une liste de stage homologuée qui où ça se passe bien où il y a pas de danger et laisser les élèves choisir on va dire parmi ce ce lot de stage plutôt que de les laisser partir. Moi ce que je trouve quand même très dommage pour beaucoup d'enfants, c'est de partir en stage dans l'entreprise de ses parents. Je pense pas que les enfants apprennent beaucoup du métier de leurs parents.

Peu d'enfants dont les parents ont une entreprise à vous les dire dans l'entreprise dans laquelle ils travaillent dans laquelle il travaillent. Voilà. Mais bon, ils peuvent poser des questions tout au long de l'année à leurs parents sur quel est leur métier, qu'est-ce qu'ils font, comment ça se passe. Justement, c'est pas la limite aussi du principe, c'était l'argument de de monsieur Vanier. Vous on reproduit en fait, on va dans le milieu d'on vient et c'est pour ça qu'il faut que ça soit mieux coordonné. Mais il faut que ça soit mieux coordonné au niveau de la classe.

À la limite, chaque parent pourrait proposer euh un stage dans son réseau et puis les élèves choisirent en fonction de leurs souhaits. Mais il y a des initiatives justement qui sont intéressantes dans les établissements où les les parents se réunissent et font une base de données. Il y en a d'autres qui mettent en place des des mation pour que les élèves apprennent aussi à aller chercher les stages. Moi, c'est vrai que j'en prends souvent des stagiaires. Ce sont des gens qui me contactent sur LinkedIn par exemple. Oui oui oui oui. Est-ce que le jeu en vaut la chandelle ?

Est-ce que imaginez un tel barnom c'est vraiment nécessaire par rapport à ce qu'apporte un stage d'une semaine d'observation qui est quand même très aléatoire ? Grgoire. Ce qui est évoqué ici c'est vraiment que la recherche de ces stages pèse à 100 % sur les familles en 3è comme en seconde avec tous les biais qu'on a évoqué. Deuxièmement madame dans les lycées on a déjà à peine les moyens de pouvoir bien encadrer les élèves, d'avoir suffisamment d'enseignants présents et cetera. Ça demande un suivi au cordau. Donc on n pas les moyens dans les lycées. Aujourd'hui, on sait très bien que c'est 20.

Les enseignants sont mobilisés au mois de juin pour d'autres d'autres choses autour des examens et il faudrait que tout au long de l'année effectivement on puisse répartir. Mais ce qui se pose là, c'est la question de la relation école entreprise et du parcours d'orientation et du choix de la découverte des entreprises potentielles et du choix que l'on construit du parcours que l'on se construit tout au long de la scolarité. Et aujourd'hui, il faut qu'on redéfinisse un vrai service public de l'orientation parce que c'est la débrouille à tous les étages et ça pèse trop sur les familles. Donc il faut qu'on reprenne cette discussion là.

Et nous nous demandons cette concertation depuis 3 ans et nous espérons être bien entendu dans les prochaines semaines parce que ça fait 3 ans que sur les stages de seconde on crie dans le désert que ça ne va pas et que c'est totalement discriminant et et ubesque comme système. Paul Vanier, moi je vous dire c'est un débat très important parce qu'au fond c'est un débat sur notre conception de l'école et notre conception de l'élève. Est-ce que l'élève il doit être en classe ou est-ce qu'il doit être et de plus en plus tôt hein et de plus en plus massivement dans l'entreprise ? Moi, je pense qu'il doit d'abord être en classe. Je pense qu'il faut plus de temps scolaire.

Je pense que l'école euh on y découvre du savoir, on y apprend des choses et qu'il faut le plus longtemps possible le faire. Et on est dans une société où on est en train de précipiter notre jeunesse dans le monde de l'entreprise parce que vous dites que 14 15 ans, c'est trop tôt pour être exp du travail. Vous le savez, on a tous fait l'expérience, nous qui sommes aujourd'hui des adultes, de la difficulté à choisir quel métier on veut faire. On a tous eu, en tout cas, moi je l'ai eu et je le souhaite pour les jeunes de ce pays, le droit à l'erreur. On a le droit de se tromper. On a le droit d'essayer une chose et de changer.

Mais mais prenons le temps hein de ce que justement est-ce que c'est pas pardon, je je Est-ce que c'est pas le est-ce que c'est pas ce qu'on peut découvrir dans un stage de se dire "Ah bah je pensais que c'était bien mais en fait ça me plaît pas du tout." Et vous avez vu les les adolescents qu'on a interrogé dans le reportage, ils étaient tous hyper heureux du stage qu'ils ont fait parce qu'il s'ennuai à l'école. Je le crois peut-être qu'ils s'ennu à l'école. Peut-être qu'il y a des questions à poser à l'école. C'est vrai, vous avez raison.

Mais il y a plein y a mais je crois pas que dans je crois pas que dans une semaine ou dans de semaines dans un dans un espace social qui est en vérité celui de la famille, celui du réseau familial parce qu'on compris hein ces échanges à l'échelle de l'établissement dans un système éducatif qui est aussi ségrégé que le nôtre où les inégalités sont aussi fortes. C'est un enfermement un peu plus large peut-être mais ça reste une assignation sociale territoriale à résidence. Ça, moi c'est pas ma conception du rôle de l'école.

L'école publique notamment, elle doit être là pour casser tous ces mécanismes de reproduction et pour cela, elle doit élever justement les élèves et et les prendre en charge en classe devant des professeurs, y compris devant des professeurs qui maîtrisent des gestes professionnels dans les lycées professionnels. Ce sont des enseignants qui apprennent une culture professionnelle, des savoirs professionnels qui dotent les élèves d'une qualification. Mais ça, vous voyez, c'est l'éducationnel qui le prend en charge. C'est à ça que moi je suis attaché et je crois que c'est la question plus large qui est posée derrière celle des stages.

C'est aussi la question de euh on parlait tout à l'heure de l'orientation, on parlait de la reconquête du mois de juin depuis des années, des dizaines d'années, le mois de juin, euh pardon, moi j'ai un souvenir, j'étais au lycée dans les années 90, on jouait aux cartes au mois de juin. Tout à fait. Est-ce qu'il vaut mieux pas euh pardon toujours été moi avant d'être député, j'étais enseignant. J'ai enseigné pendant 10 ans et je peux vous dire que mois juin on travaille. Alors à l'époque on préparait c'était le professeur Vanier, c'est le seul avec professeur Vanier, on travaillait, je vous le garantis.

Mais on travaille au mois de juin, on préparait le bac à l'époque où il était d'ailleurs à la fin. C'est c'est quand même je veux c'est aussi cette cette fin du bac comme diplôme national avec un examen au même moment pour tous les élèves de France qui a disloqué tous ces temps-là. Et puis au mois de juin, on peut faire plein de choses. On peut faire de la remédiation pédagogique, on peut préparer l'année d'après. Donc c'est un mois utile à ce sujet là.

On peut tout à fait concevoir en donnant les moyens à chaque établissement de construire un projet spécifique, de faire venir la mission locale, de faire de la remédiation sur des des notions de l'année qui n'auraient pas été bien acquises, de peut-être préparer l'oral pour euh la première pas l'oral pour l'oral mais l'éloquence, d'apprendre à pouvoir euh argumenter, de d'avoir un ton de privilégié différent de faire venir des entreprises peut-être effectivement pour découvrir des métiers dans l'enceinte du lycée.

On peut tout à fait imaginer en s'en donant les moyens une véritable ambition sur ce mois de juin qui est effectivement délaissé et c'est pas admissible mais c'est dans l'école que ça doit se faire et on doit pouvoir permettre aux équipes de construire des projets, de faire venir les centres sociaux, de travailler avec tout le tissu et économique et associatif du secteur. Il y a moyen de faire vraiment des choses très intéressantes. la remarque de Anne qui nous qui nous écrit et qui qui dit que enfin qui ce qui soulligne le fait que ça permet d'occuper des élèves dont l'établissement et centre d'examen aussi et donc qui n'est pas accessible.

Béatrice Piron, on parlait de des cinq stagiaires décédés, cinq enfants, cinq pars, cinq familles dont l'enfant n'est pas revenu parce qu'il est parti en stage. Donc, il y a quand même la question aussi de ce qu'on fait faire à ces enfants quand ils sont en stage dans l'entreprise. Est-ce qu'il y a à un moment la première urgence, c'est pas de se dire qu'il y a des certains secteurs, certaines entreprises quand il y a un chariot élévateur par exemple, quand il y a des palettes, est-ce que ces secteursl ne doivent pas être exclus du périmètre des stages possibles ? Alors, théoriquement, ils le sont déjà hein, par les textes de loi.

On voit bien comme quoi les élèves ne peuvent pas accéder aux machines, aux appareils, aux produits dont l'usage est proscrit au mineur par les articles D 453-15 et cetera. Donc dans les textes, ça existe déjà. Visiblement, ça manque de contrôle. Je pense que quand l'établissement a signé la convention, elle a d'accord. Mais alors à ce moment-là, il faut aller contrôler. Tous les jeunes qu'on a interrogé cet après-midi disent il faisaient des stages dans lesquels il faisaient quelque chose. Il n'observait pas, il regardait pas quelqu'un travaillait. Il faisait quelque chose notamment un stage dans la restauration où le stagiaire servait des assiettes.

Ça ne peut pas être un travail déguisé, c'est pas admissible. On ne peut pas avoir une main d'œuvre à bon marché 15 jours, fin juin. C'est c'est dans le cas de l'école, c'est pas possible. Il doit y avoir un encadrement, une surveillance, un retour et la protection de l'enfance, elle commence par l'école. L'école protège en toute circonstan. Qui contrôle ça ? personne personne. Je dirais que c'est c'est l'élève qui le sait quand il arrive en stage et qui dit bien que c'est un stage d'observation où il va pas prendre un poste, on va dire d'ouvrier ou un poste euh et remplacer quelqu'un. Mais les élèves eux-mêmes bien souvent ont le goût pour tester écrire.

Bon moi je dirais quand je prends un stagiaire, je lui demande souvent lu fait écrire des amendements d'écrire pas des amendements mais d'écrire un petit bout de communication de faire une synthèse d'une réunion il faut quand même l'occuper aussi et il est demandeur et mais alors bon il utilise unier j'en ai en effet de de ma circonscription des jeunes qui souhaitent découvrir le métier d'attaché parlementaires qui font des études de droit j'en accueille très souvent plutôt des jeunes adultes et j'en accueille très souvent vous empêcher de leur faire des choses je leur fais souvent ils suivent mon activité et je leur fais souvent rédiger une question écrite qui est un qui est un bon exercice je trouve pour ces stagiaires pour s'approprier un sujet et essayer de faire quelque chose.

Mais voyez, ils sont souvent en formation à l'université. [grognement] On est dans un autre cadre là sont des adultes mais mais qu'est-ce qu'ils en retiennent à la fin véritablement ? Je suis sûr qu'ils sont heureux d'avoir découvert l'Assemblée nationale. C'est un stage quand même pas banal he on va pas se raconter des histoires. Un stage à l'Assemblée nationale, il y a peu d'élèves à la fin qui y accèdent. Et qu'est-ce qu'ils en ont retiré du point de vue de qualification, de savoir de savoir-faire ? Franchement, on va pas se raconter d'histoire, pas grand-chose.

Dernier point qui est soulevé par exemple par Micheline qui nous dit que notamment dans les dans les milieux ruraux, c'est aussi à la charge des familles d'accompagner chaque élève sur son lieu de stage parce que il y a pas de transport scolaire qui fonctionne, parfois de louer même des logements. Alors, je vous interromps parce que tout de suite c'est Bourbon Express. C'est le journal de l'Assemblée nationale et c'est Marco Poemier parce que sinon il aura plus le temps. Bonsoir Adine. Bonsoir Marco. Vous êtes témoins, c'est eux qui ont relancé. Oui, vous pas [rires] parce qu'après ils m'en veut.

Bon, ce soir Marco, on commence dans Bonbon Express avec le tour de vis de Sébastien Lecornu au députés du socle commun. On resserre les rangs. Oui, Sébastien Lecornu veut une nouvelle méthode soigneusement exposée par Matignon. hier soir à la presse. Il fallait bien ça hein, car avant la pause parlementaire, le Premier ministre a enchaîné les revers à l'Assemblée sur le travail le 1er mai sur la loi contre l'antisémitisme. On se souvient aussi du rejet de la réforme de l'assurance chômage, faute de mobilisation suffisante des soutiens du gouvernement. De quoi agacer sérieusement Sébastien Lecnu, est-ce qu'il y a une démobilisation à l'Assemblée nationale qui est préoccupante ?

Réponse, c'est oui. Résultat : Sébastien Lecnu a convoqué hier soir à Matignon des présidents de groupe du socle commun. Objectif, vous l'avez dit, resserrer les rangs, remettre un peu d'ordre parmi les décisions, programmer les textes du gouvernement les mardis et mercredi quand les bancs sont les plus remplis et surtout surtout en finir avec les motions de rejeti déposées par le bloc central contre leur propre texte pour accélérer la procédure. C'était le cas sur le texte du 1er mai. Matignon dit stop, regardez, c'est contraire à la démocratie parlementaire. Une motion de rejet vaut rejet du texte. Le message est passé. reste à voir s'il sera suivi des faits.

Euh alors parmi les accidents de ces dernières semaines, au mois d'avril, il y a eu le retrait du texte sur l'antisémitisme de la macroniste Caroline Yadan. Aujourd'hui, justement, le gouvernement a repris la main avec la volonté de présenter un nouveau projet de loi pour lutter contre les formes contemporaine de l'antisémitisme. Je cite une promesse. Le texte du gouvernement ne sera pas un copiercollé de celui de Caroline Yadan, très critiqué à gauche et même dans une partie du bloc central qui pointait du doigt un risque pour la liberté d'expression. Aurore Berger, la ministre de la lutte contre les discriminations, a une mission, celle et bien de reprendre le débat mais sans l'enflammer.

Elle réunissait cet après-midi les représentants des groupes parlementaires de Tout bord. Et ce soir à gauche et bien on a salué une première réunion constructive. On ne parle plus de la loyadan, on parle vraiment d'un nouveau projet de loi qui serait porté par le gouvernement. Là où on est un peu on reste un peu sur notre fin, c'est que on a très peu parlé de la question des moyens. On repart sur de nouvelles bases dans un esprit consensuel, dans un esprit transpartisan et le groupe socialiste à l'Assemblée comme au Sénat participera activement à ce travail pour faire des propositions.

Il y a quelques trous dans la raquette législative qui va falloir combler, mais est-ce qu'il faut une loi pour cela ou est-ce qu'il faut des amendements sur des textes déjà existants ? En fait, la question se pose vraiment et pour la ministre Aurore Berger, cette loi, elle est indispensable. Elle estime qu'un certain nombre de propos antisémites échappent aujourd'hui aux sanctions des actes antisémites qui explosent en France. 1320 recensés en 2025 les 2 tiers visés des personnes selon le ministère de l'intérieur.

Vous vouliez avec un petit point agenda parce que il reste beaucoup de textes à examiner à l'Assemblée et les députés se demandent déjà s'il va pas falloir annuler le début des vacances. Ser la prolongation la session parlementaire elle est censée s'achever fin juin. C'est ce qu'on appelle la session ordinaire. Mais face à l'avalanche de textes annoncé, loi de programmation militaire, urgence agricole, peut-être la fin de vie, deux petits mois, ça semble un peu court pour tout boucler. Pour Yel Brun Piv, la présidente de l'assemblée, c'est clair, il faut poursuivre les travaux en juillet lors d'une session extraordinaire.

Je veux travailler cet été, je veux travailler au mois de juillet, il nous faut une session extraordinaire alors qu'elle aille jusqu'au 15, 20 juillet, même 31 juillet. Moi franchement, ça m'est complètement égal. Ce que je veux, c'est que les textes avancent. Nous a nous devons faire de cette année 2026 une année utile pour les Français. Il y a beaucoup de textes que nous avons évoqués qui rentrent directement dans leur quotidien. Bon, je ne sais pas si Paul Vanier veut travailler prêt tous les deux à aller jusqu'au jusqu'en juillet par exemple. Oui, mais je prie le gouvernement d'arrêter de désorganiser l'Assemblé nationale. Voilà, pour qu'on puisse avancer vraiment en tout cas.

Je crois qu'on a toujours travaillé le mois de juillet depuis une dizaine d'années hein. Donc c'est pas extraordinaire. [rires] C'est validé mais ça ne dépend pas de de Yel Bron Pivé hein. La session extraordinaire, elle peut être demandée par le premier ministre, par une majorité de parlementaires mais c'est bien le président de la République qui ouvre et clos les sessions. Ça c'était le petit point constitution. Merci, c'est toujours précieux. Merci Marco, merci à tous les deux d'être venus ce soir dans chaque voix compte. Merci Loup et merci Olivier. Cette émission est rediffusée tout à l'heure à 23h30. Vous la retrouvez également sur lcp.fr et en replay sur les plateformes de podcast.

Chaque voix revient demain en direct à 19h30. passer une excellente soirée sur la 8. À demain.