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Podcast / conversationFrance Inter — Le téléphone sonne (sur Site radio)· 25 juin 2024 37 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalImmigration & asileSolidarités & famille

Législatives : l’élection des repoussoirs ?

Au micro : Fabienne SintèsSource d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 59 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:46OuverteRéponse directe

    On vous écoute Nicolas

  • 2:13FerméeÉludée

    Du coup vous allez à la pêche ou vous mettez un bulletin RN ?

  • 2:51OuverteRéponse partielle

    Blanche Léridon bonsoir

  • 3:04OuverteRéponse partielle

    Est-ce qu'on dit de Nicolas qu'il est assez typique des électeurs perdus ?

  • 7:54OuverteRéponse partielle

    J'ai une autre question

  • 7:59OuverteRéponse directe

    Bonsoir Mathieu, on vous écoute

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:51AuditeurFait
    « Je ne voterai pas pour le camp Macron sachant qu'il n'a jamais tenu compte des électeurs de gauche qui avaient voté pour lui. »
  • 1:58AuditeurFait
    « Il n'y aura pas de jamais 203. »
  • 2:03AuditeurFait
    « Je ne voterai malheureusement pas pour le nouveau front populaire tant qu'il n'y ait pas un engagement formel de LFI pour ne pas désigner Jean-Luc Mélenchon en tant que premier ministre. »
  • 8:35AuditeurFait
    « Un homme seul comme Macron puisse dissoudre 577 députés qui ont tous été élus pour 5 ans et parfois beaucoup mieux que lui. »
  • 8:50AuditeurFait
    « Il faut qu'il démissionne vraiment. Il y en a absolument ras-le-bol. »
  • 17:10AuditeurFait
    « Cette haine qui a pu susciter cette haine qu'est-ce qu'il a fait pour susciter cette haine ? »
  • 17:21AuditeurFait
    « Il a quand même fait des choses bien depuis comment dire on peut avoir des lunettes gratuits. »
  • 17:42AuditeurFait
    « Il n'a laissé tomber personne. »
  • 18:06AuditeurFait
    « On lui reproche d'avoir fait des choses pour les riches mais c'est pas vrai. »
  • 26:02AuditeurFait
    « Je m'étonne qu'on ne s'intéresse pas à la personnalité de Jordan Bardella qui n'a que 28 ans et qui n'a aucune autre expérience politique que d'avoir été pendant 5 ans un eurodéputé assez médiocre. »
  • 36:19InvitéFait
    « Le chef de l'État a dit qu'il ne démissionnerait pas et même s'il devait cohabiter, il terminerait à ce moment-là son mandat. »

Temps de parole

  • Invité23 %
  • Présentateur22 %
  • Invité 220 %
  • Invité 317 %
  • Auditeur8 %
  • Auditeur 24 %
  • Auditeur 33 %
  • Auditeur 42 %

4,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

France Inter Et il est 19h23 France Inter 18h20 Fabienne Sintès L'un avait prévu de faire campagne en parlant 3 fois par semaine L'autre qui n'est pas à l'origine du rassemblement de son camp Se voyait bien en tirer les ficelles L'un a fini par dire Je ne ferai pas campagne aux législatives L'autre a expliqué qu'il ne s'imposerait pas De l'un on a vu disparaître le visage des tracts de campagne De l'autre on n'a plus entendu grand chose A l'un son propre camp reproche une dissolution mortifère Et impréparée A l'autre son propre camp reproche sa stratégie du bruit et de la fureur Et puis l'un n'a pas pu s'en empêcher Il a parlé à chaque déplacement Il a envoyé une lettre aux français Il a donné deux heures d'entretien à un podcast Avec au milieu la guerre civile Promise si l'un des deux extrêmes l'emporte Et puis l'autre n'a pas pu s'en empêcher Après un pataquès sur les députés frondeurs non reconduits Après des prises de positions alliées Très nettes appelant un premier ministre potentiel Faisant consensus L'autre est donc apparu à la télévision En disant qu'il avait l'intention de gouverner ce pays L'un parmi ses soutiens de la première heure Entend mais qu'il se taise L'autre même chose Qu'il se taise d'un ancien président En l'occurrence mais pas uniquement A l'un il est reproché d'empêcher par ses propres propos Un front républicain au deuxième tour A l'autre il est reproché de fragiliser l'alliance de son propre camp Et bien dites-moi Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon Provoquent une sorte d'effet repoussoir à eux deux Et dans leur propre camp En plus de l'effet repoussoir du RN pour ses opposants farouches Ça fait quand même beaucoup de repoussoir pour une seule élection Peut-être que c'est vous derrière ça C'est le téléphone sonne Soyez les bienvenus Nicolas vous êtes le premier Et vous êtes le bienvenu Bonsoir

1:44
Auditeur

Oui bonsoir

1:45
Présentateur

On vous écoute Nicolas

1:46
Auditeur

Je voulais dire que je ne voterai pas pour le camp Macron Sachant qu'il n'a jamais tenu compte des électeurs de gauche Qui avaient voté pour lui Il n'y aura pas de jamais 203 Et je ne voterai malheureusement pas pour le nouveau front populaire Tant qu'il n'y ait pas un engagement formel de LFI Pour ne pas désigner Jean-Luc Mélenchon en tant que premier ministre Ministre pourquoi pas mais pas premier ministre

2:13
Présentateur

Donc du coup vous allez à la pêche si je vous entends Ou vous mettez quand même un bulletin RN Nicolas ?

2:19
Auditeur

Non non je voterai blanc Malheureusement le vote blanc n'est pas tenu en compte Donc je n'irai probablement pas voter Mais je voterai le front populaire Uniquement s'il n'y a pas de désignation de Jean-Luc Mélenchon De façon formelle avant le premier tour Le second tour de l'élection législative

2:35
Présentateur

Et merci Nicolas pour votre intervention Et pour cette entraîne en matière Il y a beaucoup de Nicolas qui nous écrivent Mais qui disent la même chose que Nicolas en fait Qui sont aussi dans le même état d'esprit Vis-à-vis du bloc du centre Et qui donc votent au blanc ou autre chose On verra bien Blanche Léridon bonsoir

2:52
Auditeur

Bonsoir

2:53
Présentateur

Directrice éditoriale de l'Institut Montaigne Bruno Cotteres bonsoir Bonsoir Vous êtes chercheur au Cévi-Pof et Thomas Legrand Éditorialiste à Libération Vous êtes aussi producteur d'enquêtes de politique Ici même Sur France Inter Bonsoir Est-ce qu'on dit de Nicolas Blanche Léridon Qu'il est Assez typique En fait Des électeurs Aujourd'hui De certains De ces électeurs-là En tout cas qui sont perdus À J-5

3:16
Invité

Oui en tout cas Il semble correspondre À l'une des deux typologies Qu'on peut peut-être mettre en évidence Ce soir D'abord un peu ce nini D'ailleurs c'est intéressant de dire Je ne voterai pas Je ne voterai pas non plus Mais il y a aussi Et c'est une part importante des électeurs Toute une partie Qui va plutôt Être Effectivement Non pas dans un vote d'adhésion Mais dans un vote de rejet Et ça c'est intéressant Avec un rejet Qui a subi des mutations Importantes Ces dernières années Où On est passé Du registre de l'opposition politique Quelque chose de très sain Et de normal en démocratie A celui de la haine Et On n'a plus d'adversaire politique Mais on a un ennemi juré Et dès lors que votre moteur C'est de battre cet ennemi juré Et non plus d'aller combattre Un adversaire politique Ben là Le jeu se trouble Et c'est la preuve Qu'on traverse une séquence politique Qui est particulièrement Malmenée A la fois dans son fonctionnement Et dans sa représentation Donc c'est vrai qu'il y a un petit peu Ces deux Ces deux pôles Et c'est vrai que Nicolas En est je crois L'une des incarnations Les plus manifestes

4:17
Présentateur

C'est intéressant L'utilisation du mot ennemi Par Blanche Léridon Bono Cotteres Parce que On a beaucoup parlé Cet après-midi Ce sont exactement les mots Qui ont été employés par DSK Précisément Qui a dit Il faudra choisir Son meilleur ennemi

4:28
Invité

Tout à l'heure Bah oui C'est un mot Qui traduit Toute la polarisation Du pays Et c'est vrai Qu'on voit bien Ce dilemme moral Qui va se poser A beaucoup d'électeurs Notre Nicolas Qui nous a livré Ce témoignage Ni Macron Ni LFI Il va y en avoir beaucoup En fait Des électeurs de gauche Qui trouvent Qu'on leur a déjà fait le coup De Macron Qui fait des promesses Qui en avait La l'unité nationale Qui en avait Faire barrage Aux extrêmes C'est vrai que L'électeur de centre-gauche A beaucoup contribué A l'élection D'Emmanuel Macron En 2017 En particulier Ne s'est pas senti Payé de retour Et ni LFI Non plus Nous dit-il Donc Dans beaucoup de circonscriptions Ça peut Ça peut jouer Alors On voit qu'il y a Différentes modalités Du Nini Il y en a certains Pour qui le Nini Ce sera Ni Rassemblement national

5:19
Présentateur

Il y a plein de Nis Absolument

5:21
Invité

Ni FI

5:22
Présentateur

Et des Nini Donc Et c'est vrai Et c'est vrai

5:25
Invité

Qu'un électeur Qui est soumis A un dilemme moral Presque impossible A résoudre Très souvent Ça conduit vers L'abstention Vers le vote blanc Donc il pourrait y avoir On l'avait vu Déjà en 2022 Du vote blanc Des lecteurs De centre-gauche En particulier Qui disaient Je vote plus Macron Pour faire Empêcher Marine Le Pen D'être présidente Parce qu'on m'a déjà fait le coup

5:49
Présentateur

Je vous vois fulminer Un peu Thomas Legrand

5:50
Invité

Non mais parce que C'est vrai qu'il y a Il y a des Nini partout Il y a même des Nini internes Avec Nicolas C'est un Nini interne Puisqu'il ne veut pas Il ne veut pas De Jean-Luc Mélenchon En réalité Ça c'est le drame De la gauche Aujourd'hui C'est-à-dire qu'avec Les trois offres Nous avons une offre Rassemblement national Avec un programme Flou évidemment Scandaleux pour certains Mais en tout cas Un programme Pas chiffré Mais un programme Et une incarnation Le grand centre Macronien A une incarnation Ce n'est plus du tout Emmanuel Macron C'est Gabriel Attal Pour l'instant Et un programme Et la gauche En réalité Elle s'est réunie Très rapidement Et par réflexe A une sorte de grégarité Sociale et républicaine Selon moi Plutôt salutaire Quand l'extrême droite Arrive La gauche se réunit C'est-à-dire que Quelqu'un comme François Hollande Peut considérer Qu'il est dans le même camp Pas pour gouverner Évidemment Mais dans le même camp Que Philippe Poutou C'est un camp D'opposition A l'extrême droite Et donc Avant Quand il y avait Simplement La bipolarisation Les communistes Et les socialistes Faisaient Un désistement républicain Entre les deux tours Ils n'avaient pas Le même programme Mais c'était automatique Et c'était comme ça Maintenant Qu'il y a tripolarisation Il faut le faire Avant le premier tour Et donc Ils ont fait un programme Vite fait Les socialistes Ne croient pas du tout Dans l'aspect social Et économique De ce programme Aucun ne pourrait gouverner Avec son programme C'est pas grave Ils ont été fermes Sur les valeurs Et je voudrais rassurer Nicolas Ils ne gouverneront pas Ils ne gouverneront Sûrement pas Ils n'ont pas fait ça Pour gouverner Ils ont fait ça Pour opposer Pour s'opposer Au Rassemblement National Pour que celui-ci N'ait pas la majorité absolue Et c'est la seule façon Pour que le Rassemblement National N'ait pas la majorité absolue Alors En ce moment Mélenchon Dit partout Qu'il sera Premier ministre En fait Sans doute On se demande Pourquoi personne n'est Dans sa tête Elle est d'ailleurs Très compliquée Mais en tout cas Ça plombe l'affaire Ce qu'il faut simplement dire C'est unissons-nous La gauche devrait dire ça Unissons-nous Pour battre le Rassemblement National

7:54
Présentateur

Alors j'ai une autre question Derrière Mais celui qui va nous aider A aller jusqu'à cette question C'est Mathieu Bonsoir Mathieu Oui bonsoir On vous écoute

8:01
Auditeur

Oui bah Moi j'ai tracté hier soir Pour le Nouveau Front Populaire Et effectivement J'ai ressenti Un rejet important De Mélenchon Et une adhésion réelle Au Nouveau Front Populaire Donc les gens sont vraiment tiraillés Mais alors Ce qui m'a vraiment surpris C'est que là maintenant Chez les militants Mes copains Tout le monde est tétanisé On espère juste Qu'il dira plus rien Parce qu'on n'en peut plus Et on aimerait vraiment Voilà On aimerait changer de république déjà On aimerait passer à la 6ème Parce qu'un homme seul Comme Macron Puisse dissoudre 577 députés Qui ont tous été élus Pour 5 ans Et parfois Beaucoup mieux que lui Et que lui par contre Il n'envisage pas du tout De démissionner Moi sincèrement Ça me démonte Je ne comprends pas Que ce type là Il reste au pouvoir S'il n'est pas en tête S'il n'est pas en tête Au soir du 7 juillet Il faut qu'il démissionne Vraiment Il y en a absolument ras-le-bol Et les gens Tout le monde en a ras-le-bol Et même Je me retrouve même maintenant A discuter A m'entendre Avec des militants RN Sur des tractages En se disant Ouais vraiment Le problème aujourd'hui C'est Macron Et on n'en peut plus

9:12
Présentateur

Merci Mathieu Pour votre intervention Blanche Léridon Tout à l'heure On parlait d'incarnation Mais c'est ça Que je trouve fascinant En fait Là où nous en sommes On a effectivement Du côté de la gauche Jean-Luc Mélenchon Qui pense être L'incarnation Mais vraisemblablement Même à l'intérieur De son groupe Il n'est pas l'incarnation On a là Du côté des macronistes Emmanuel Macron Qui veut toujours En être l'incarnation Mais effectivement Comme nous l'a dit Thomas Legrand Il ne l'est plus Désormais l'incarnation C'est son premier ministre Je me demande Si on n'est pas en train De voir une fin d'époque En fait Une fin aussi De vieilles politiques Qui reposent vraiment Sur des hommes Comme ça Et au fond Même Emmanuel Macron Incarte une vieille politique Dans ce sens-là

9:52
Invité

Est-ce qu'il s'agit Vraiment d'une fin Et pas plutôt d'un relan C'est-à-dire que moi Ce que je vois Dans cette séquence Rappelons tout de même Qu'on va élire 577 députés On n'en parle pas On essaie de ramener ça Toujours à la figure D'un seul homme Et d'une seule incarnation Ça n'est pas l'objet Du scrutin On va élire une assemblée Diverse Peut-être ingouvernable Demain Et là on se focalise Et c'est une espèce De réflexe un peu reptilien Comme si on avait envie De refaire le jeu De la présidentielle Et on veut tout Essentialiser à un seul homme Alors en l'occurrence Pour le nouveau fond populaire C'est un seul homme A cinq têtes Mais c'est un travers Très français Là pour le coup De vouloir tout Essentialiser A cette figure-là A la figure présidentielle Qu'on va Sur laquelle On va compter Tout temps Avec cette chose Très paradoxale C'est-à-dire qu'on va Focaliser l'attention Et le débat Sur cette figure unique Et en même temps C'est aussi elle Qui va faire figure De repoussoir Et qu'on va Adorer détester

10:48
Présentateur

A la question Bruno Cotteresse A cette interrogation Même qu'on a A se demander S'ils veulent L'un comme l'autre Réellement faire gagner Leur camp Qu'est-ce qu'on peut répondre A part Ben non Alors évidemment Les sondages aujourd'hui Se disent de toute façon Pour l'instant Pour l'instant il n'y a qu'un camp Qui gagne Mais dans la peau D'un électeur Comment est-ce qu'il peut exister Ce front républicain Du deuxième tour Si LFI S'est fait traiter De faiseur de guerre civile Comment est-ce que Quelqu'un qui est au centre Votrait pour L'inverse Comment il va appeler C'est vous surtout L'inverse est aussi vrai Mais du coup la question Qu'on se pose C'est ils ont envie De quoi dans cet entre-deux-tours En fait

11:24
Invité

Effectivement Il y a quelque chose Qui est très confus Dans cette idée Comme vous le disiez

11:32
Présentateur

Vraiment d'un côté Comme de l'autre

11:33
Invité

Comme vous le disiez On ne peut pas On ne peut pas demander A des électeurs De se déplacer De dire vous allez croire Dans des mesures Qu'on vous propose Par exemple du côté Du programme du Front Populaire Le SMIC à 1600 euros L'abolition de la réforme Des retraites Et puis en fait On n'y croit pas vraiment Ou peut-être En fonction des rapports De force On serait peut-être prêt Éventuellement A rentrer dans C'est juste pour Retousser le Front National Voilà Tout à fait Mais bien sûr Mais à un moment donné Quand même Les gens qui votent Croient Dans ces propositions Et ça Et ça de ce point de vue là Il y a un devoir Absolu Des politiques De faire preuve De cohérence Et pour reprendre Deux trois points Que Mathieu soulignait Il a raison Mathieu Quand il dit Que la dissolution N'est pas un acte banal C'est le pouvoir exécutif Qui va dissoudre Ce que les urnes C'est-à-dire le suffrage Populaire universel A créer Et de ce point de vue là C'est pas un acte anodin Donc il faut lui donner du sens Et c'est vrai que le chef d'état Il court Après cette idée Depuis l'annonce De la dissolution Et on ne voit pas On ne règle pas Avec la dissolution Pour le moment Une question fondamentale En démocratie Qui est au lendemain De ces élections Quelle est la direction Principale de politique publique Qui serait visée Par l'exécutif actuel S'il gagnait Ou s'il arrivait A trouver une coalition Donc il a raison Mathieu De nous dire Que beaucoup Voilà Beaucoup s'interrogent Sur ça Et par ailleurs Il soulève un autre point En disant L'exécutif est désavoué Il a perdu Deux élections de suite C'est vrai qu'en démocratie Un exécutif Qui perd en quelques semaines Deux élections de suite C'est pas banal non plus

13:21
Présentateur

Vous parliez de Nini Tout à l'heure Et même de Nini Thomas Legrand J'ai sous les yeux Une dépêche Elle a moins d'une heure Et qui dit Les ténors du camp présidentiel Ont discuté mardi De la stratégie de campagne Ils ont semblé se diriger Vers un mot d'ordre Ni RN Ni LFI Au second tour des législatives Même si Emmanuel Macron N'a pas encore tranché

13:38
Invité

Comme ça au moins c'est écrit Emmanuel Macron Peu-la trancher ce qu'il veut Je crois que plus personne Ne l'écoutera Oui C'est la logique Ils ont un peu tendance A confondre Quand de la raison Et arc républicain Arc républicain Qu'ils définissent eux-mêmes En excluant La France insoumise En faisant ça Ils mettent un signe égal Entre la France insoumise Et le Rassemblement national Ce qui est compliqué Après S'ils ont quelques candidats Quand même Qui seront en tête Ça va être compliqué Pour eux D'appeler les gens De la France insoumise A faire barrage Au Front national Après avoir mis Un signe égal Moi j'espère surtout Que cette élection Et la catastrophe Qui arrive Va nous vacciner De ce mode de scrutin Affreux Parce que Effectivement La gauche par exemple Est obligée De s'allier Donc en deux jours Faire un programme Sans rien négocier Alors que s'il y avait La proportionnelle Chacun irait Avec ses idées Chacun pourrait croire A ses idées Chaque électeur Pourrait dire Je sais que si je vote Pour ce candidat Ce candidat là Et bien ça correspond A mes idées Et à ses idées Auxquelles il tient Et surtout C'est un état On n'y pense pas souvent Mais quand il y a Prenez en Allemagne Quand il y a une élection Législative Il n'y a aucun parti Qui imagine Qu'il aura la majorité Tout seul Donc il ne fait pas campagne En tapant sur les autres Son voisin idéologique Il le ménage un peu Parce que s'il ne le ménage pas C'est le voisin idéologique De son voisin idéologique Qui va le ménager Et qui fera une coalition après On n'a pas l'esprit De coalition A cause du mode de scrutin Et donc J'espère au moins Que la catastrophe Qui vient Nous fera prendre conscience Qu'il faut passer A la proportionnelle Pour pouvoir avoir L'esprit de coalition On est dans un monde tripolaire Il faut des coalitions Quand c'était bipolaire C'était moins grave Maintenant On ne sera plus Dans la bipolarité On sera dans la Tri ou quadrupolarité Donc il faut apprendre A faire des coalitions A faire des compromis

15:30
Présentateur

Après Bruno Cotteres Quand on lit Ces noirs sur blanc Ce sera Nini Dans quelle mesure Elles sont suivies De toute façon Ces consignes Je ne sais même pas Comment on peut appeler ça Quand on sait effectivement Quel est l'état Du bloc centriste Aujourd'hui Et comment ça a été compliqué Pour les députés De repartir en campagne Pour les ministres Également Donc la défiance Vis-à-vis de ce président À l'intérieur de son camp On la sent Donc est-ce que ça veut dire Que consigne ou pas On peut exiger Qu'elle ne sera pas suivie Ou est-ce qu'on se dit Oui Pour le coup On peut même l'envisager Quand on imagine Les trilangulaires Aujourd'hui

16:01
Invité

Ça ne marche pas très bien Les consignes Généralement La seule manière De faire au fond Triompher une consigne C'est de retirer son candidat S'il est qualifié Pour le deuxième tour Alors là par contre Effectivement C'est une manière De Mais même Mais même Dans ce cas de figure Imaginons Imaginons effectivement Un candidat De la majorité Aujourd'hui Qui serait qualifié Pour le deuxième tour Et qui se retirerait D'une certaine manière Pour essayer de propulser Un candidat De la gauche Face à un candidat Du rassemblement national Il n'est pas évident du tout Et le premier témoignage Qu'on avait eu à votre antenne Tout à l'heure De Nicolas Allait plutôt dans ce sens-là Il n'est pas évident du tout Qu'un électeur De gauche Il ait envie de dire Il faut sauver le soldat Macron Voilà Avec le sentiment

16:45
Présentateur

De l'avoir déjà fait

16:46
Invité

Donc ça n'est pas évident Et les électeurs Disposent aussi D'une bonne capacité De jugement Et répondent assez peu Au fond à ces consignes

16:56
Présentateur

Allez Poursuivons cette conversation Grâce à vous Josette Bonsoir

16:59
Auditeur

Oui bonsoir

17:00
Présentateur

On vous écoute

17:00
Auditeur

Oui Je voulais intervenir Parce que je suis Très en colère De ce lynchage Contre le président Macron Je voudrais savoir Mais cette haine Qui a pu susciter Cette haine Qu'est-ce qu'il a fait Pour susciter cette haine Moi je sais Que depuis Qui est le président Les gens n'ont pas de mémoire Il a quand même Fait des choses Bien Depuis Comment dire On peut Avoir des lunettes gratuits On peut Comment dire Avoir Se faire soigner Les dents gratuitement On peut Avoir Mon mari Il avait besoin Pour les oreilles On pouvait avoir ça gratuitement Il n'a laissé Tomber personne Moi je vois Ma mère Qui était âgée Elle avait quand même Tous les ans On a pu l'aider Pour se chauffer Elle a pu rester chez elle Jusqu'à la fin Tout le monde a pu bénéficier De ça Mais les gens N'ont pas de mémoire Quand même Ce qui est avalé N'a plus de goût Je pense Parce que quand même Il n'a quand même Pas fait que des bêtises Il a fait quand même Des choses pour les gens Modasses On lui reproche D'avoir fait des choses Pour les riches Mais c'est pas vrai On ne paye plus Comment dire La redevance qu'il est On ne paye plus Les impôts locaux Ce qui nous pose un tout petit souci

18:18
Présentateur

De notre côté De l'échiquier Mais allez-y Josette Pardon

18:20
Auditeur

Mais c'est vrai Qu'il n'a quand même Pas fait que des bêtises Quand même Moi je sais Je suis modèle Je suis retraitée Je suis un ministre Et puis de voir Que les gens Mettent sa tête Au bout d'une pique Cette haine Pourquoi cette haine ?

18:37
Présentateur

Josette Pardon de vous interrompre Mais je voudrais vraiment Qu'on puisse Écouter des gens Et puis surtout Qu'on puisse autour de la table Vous répondre Blanche Léridon Moi j'aimerais bien Qu'est-ce qu'on lui dit À Josette ?

18:50
Invité

Alors moi Ce que je trouve très juste Dans ce que vous dites C'est effectivement Que les gens n'ont pas de mémoire Et quand on parle De détestation Et de répulsion

18:57
Présentateur

Mais jamais en politique Par ailleurs C'est pas nouveau

18:58
Invité

À l'égard du président de la république C'est un phénomène Qui n'a absolument rien Ni de nouveau Ni d'irréversible Et qui n'est pas non plus Typiquement français Thomas Legrand a parlé A l'instant des allemands Quand on regarde La cote de popularité Du chancelier Scholz Elle est historiquement basse C'est-à-dire que Depuis que la popularité D'un chancelier Est enregistrée en 1997 Jamais Elle n'a été aussi basse Donc je crois qu'on est aussi Dans un phénomène Très global Quand on regarde les Etats-Unis C'est exactement la même chose Et avec exactement Quand on regarde les Anglais Qui vont voter dans une semaine Voilà Richie Sunak Génère, suscite Des niveaux de détestation Qui sont parfaitement équivalents Et donc on est à peu près Dans les mêmes étiages S'agissant de Macron Quand on regarde Notamment François Hollande Qu'on avait qualifié De président plus impopulaire De la Ve République Idem s'agissant de Nicolas Sarkozy À la fin de son mandat Donc ça c'est vrai Que de ce point de vue-là On joue parfois l'étonnement Alors qu'en réalité C'est des phénomènes Qu'on a déjà connus Par le passé Et là où effectivement Il y a un effet Un petit peu ambivalent C'est quand on met Face à face Le bilan D'un côté Et la détestation De l'autre Et là je regardais Sur la situation aux Etats-Unis On assiste à peu près A la même chose Avec des indicateurs Qui sont très différents Mais Joe Biden Un excellent bilan économique Un excellent bilan économique Et pâti D'une impopularité Qui est absolument Enfin qui est très très importante Et qui est équivalente A celle de Trump Et d'ailleurs en novembre Aux Etats-Unis Les électeurs iront voter Contre l'un ou l'autre Bien plus que par adhésion À l'égard de l'un Ou de l'autre Et c'est vrai que Si on regarde Certains indicateurs Alors bien sûr Tout ça s'est fait au détriment De la dette et du déficit Mais quand on compare Avec un certain nombre De pays de l'UE Emmanuel Macron A réussi à contenir L'inflation Durant les périodes de crise Qui se sont succédées A réussi aussi A maintenir un taux d'emploi élevé Et à faire baisser le chômage Qui était le grand tabou en France Donc je peux comprendre L'incompréhension de Josette Et surtout je souscris A son point Sur l'absence de mémoire

20:53
Présentateur

Sur la mémoire courte Ça probablement Et chez chacun Et en parlant de mémoire courte D'ailleurs Quand on revient D'un quinquennat à l'autre Ou même d'un septennat On sort en général une chose Un souvenir et pas plus Et on sait déjà Quel est le souvenir Qu'on aura probablement Des dix ans peut-être Qu'Emmanuel Macron Passe au pouvoir C'est ce qu'on est probablement En train de vivre là aujourd'hui Mais ce qui est fou Est-ce que ça a déjà été le cas Bonocotresse au fond Parce que Elle a raison Josette aussi On voit sa tête En haut d'une pique Enfin c'est une détestation Qui va très très loin Est-ce que cette détestation là Liée à l'homme Est quelque chose d'inédit Est-ce qu'il a poussé Un curseur A ce point-là Est-ce qu'on est dans une période En France Où effectivement On est tellement C'est devenu tellement plus compliqué Qu'on finit dans cet état de détestation Je suis assez curieuse de ça

21:40
Invité

Oui on a d'autres données Evidemment sur d'autres exécutifs Blanche Lavidon vient de le souligner A la fois d'autres présidents De la République en France D'autres chefs d'état Et de gouvernement Dans d'autres pays européens Je crois que c'est lié fondamentalement Au fait qu'il y a une défiance considérable Vis-à-vis des détenteurs du pouvoir Aujourd'hui Dans un monde Qui change depuis plusieurs décennies Qui bouleverse beaucoup de choses L'émergence d'un très grand bouleversement du monde L'interdépendance économique Les recompositions Ça a amené beaucoup À vivre des situations difficiles Des remises en cause Le sentiment qu'on a perdu les repères Et c'est vrai que ça a créé Une sorte de gouffre Entre une partie des citoyens Et les dirigeants Nous c'est ce qu'on observe Dans toutes nos enquêtes Qu'on réalise Notre baromètre de confiance politique Au Cévis-Poeuf Qui est le sentiment De très nombreuses Et très nombreux en France Qu'à un moment donné Le politique les a laissés sur le bas-côté A décidé de partir dans un autre monde De dire Bah c'est comme ça Il faut s'adapter C'est l'interdépendance économique C'est l'intégration européenne C'est comme ça Voilà Et ça c'est une représentation Parce qu'il serait absolument faux De dire que nos exécutifs Nos dirigeants Depuis 15-20 ans N'auraient rien fait Ce serait totalement absurde de le dire Bien évidemment

23:08
Présentateur

Pardon

23:09
Invité

Allez-y Donc c'est lié à ça Blanche Léridon Parlait de Et elle avait raison Du contexte mondial C'est à peu près partout pareil On pourrait rajouter L'écosystème médiatif Et de réseaux sociaux Qui hystérisent tout La bollorisation Cette façon de faire de l'information Qui dépasse d'ailleurs Le cadre Des simples médias Bollorés Qui Conflictualisent tout Mais il faut quand même Rajouter quelque chose C'est qu'Emmanuel Macron A été élu On ne se souvient plus Sa campagne de 2016-2017 C'était Je vais redonner Le pouvoir Je vais écouter Les gens du terrain Ceux qui sont sur le terrain Qui connaissent Je vais faire travailler Les intelligences ensemble Je vais casser ce mur Qui sépare Le centre-gauche Du centre-droit Et qui nous rend inefficaces Et je vais On avait l'impression Qu'il parlait au corps intermédiaire Et qu'il allait faire confiance Or Il n'a pas Il a gouverné seul Mais vraiment seul C'est-à-dire qu'il n'a pas réussi Il n'a pas voulu d'ailleurs Qu'un parti Son parti d'abord Qui s'appelait En Marche Donc En Marche C'est un moyen de locomotion On ne sait pas jusqu'où ça va Mais en tout cas Est-ce que vous Est-ce que vous connaissez Une des réformes Votées par la majorité Qui soit issue D'une délibération D'une réflexion De En Marche Ou de Horizon Ou du Modem Non Tout vient d'en haut Et d'ailleurs Nous en tant que journalistes Quand on Quand on parle au ministre C'est pas pour rien Qu'on connait quasiment aucun ministre Que les français connaissent aucun ministre Mais quand on parle A un ministre Ou à un député En lui demandant son avis Il nous donne son avis Mais il attend De savoir ce que va dire Le président Et ça peut être l'inverse Il sera obligé de le défendre Il n'a pas Installé un système De remontée Et de fabrication Il voulait reformater Le paysage politique Mais il n'a rien fait Sur son champ Son grand champ central Et il y a beaucoup de gens Qui sont sur ce secteur Il y a beaucoup de gens Qui sont modérés De centre gauche De centre droit Qui sont raisonnables Pour reprendre un terme Macronien On leur demande pas On leur dit Soyez raisonnable Écoutez le chef Et ça ça marche pas Et au moment de la critique Tout se concentre sur lui Il peut changer toujours De premier ministre Le fusible c'est lui Donc si on change pas On change les ampoules Et pas le fusible Ça marche pas

25:25
Présentateur

On parle de cette élection De l'effet repoussoir De certains Dans les politiques Avant cette élection À J-5 Maintenant avant le premier tour Des élections législatives Avec Thomas Legrand Que vous venez d'entendre Avec Bruno Cotteres Qui est chercheur au Cévi-Pof Avec Blanche Lerédon Qui est directrice Éditorial de l'Institut Montaigne Et avec vous Félix Bonsoir

25:43
Auditeur

Bonsoir Fabien de Sintès Bonsoir à vos invités Et bonsoir à tous Bon je suis d'accord Avec ce que vous venez de dire Mais je m'étonne Qu'on ne s'intéresse pas À la personnalité De Jordan Bardella Qui n'a que 28 ans Et qui n'a aucune autre Expérience politique Que d'avoir été Pendant 5 ans Un eurodéputé Assez médiocre Je trouve surréaliste Qu'ils puissent prétendre Être premier ministre De la France Et je me pose la question Est-ce que les français Vont continuer À se fourvoyer Après Macron

26:28
Présentateur

Merci beaucoup Félix Pour votre intervention C'est vous Blanche Lerédon Qui faisiez des comparaisons Tout à l'heure Moi je pense aux Etats-Unis Par exemple Où à un moment Le fait de ne pas être Un professionnel De ne pas savoir Et de ne pas avoir Toutes les réponses Est même devenu un avantage En fait aux yeux Des électeurs Et c'était même pour Trump Porté à son paroxysme En disant Les gens adorent Que je ne sache rien Est-ce que ça ne dit pas ça Aussi Qui arrive dans notre politique

26:55
Invité

J'ai pas le sentiment Que ce soit un argument Que mobilise Jordan Bardella Non mais du coup

27:00
Présentateur

Ça ne fait pas peur aux gens

27:01
Invité

Non mais c'est vrai Que là où Trump Se revendiquait De cet hors système Et de cet éloignement Des élites Au contraire Jordan Bardella Essaye de se remettre Dans l'establishment Il le fait C'est absolument Quand vous lisez Son interview Dans le JDD De ce week-end Il veut incarner Une statue d'homme d'état Il veut même recréer Non mais oui Il veut recréer Non mais c'est vrai Les corps de hauts fonctionnaires Des préfets Et des diplomates Donc là au contraire On a ce désir D'incarnation Et de légitimité Donc c'est la fameuse stratégie De la notabilisation Qui est passée Parce qu'on a qualifié De stratégie de la cravate Dans un premier temps A l'Assemblée nationale Qui était de faire preuve D'un grand professionnalisme Et d'un sérieux Et maintenant On veut aussi incarner La rigueur budgétaire Il a un trois pièces Il a un trois pièces Exactement Et donc on voit Qu'il y a là Une évolution Tout à fait positive Donc non au contraire Il y a cette volonté D'incarner quelque chose De très crédible Et légitime Même d'un point de vue budgétaire D'où le recul Sur un certain nombre De propositions Qui pouvaient paraître Aberrantes Et particulièrement Difficiles à financer Donc on est sur quelque chose D'assez différent Dans la stratégie Après dans le moteur Des électeurs Effectivement je crois que Le fait qu'il n'ait Pas eu de responsabilité Par le passé N'est pas pour le coup Repoussoir Et d'ailleurs Des trois hommes Dont on parle ce soir Force est de constater Que c'est celui qui génère Le moins d'effet repoussoir Exactement Et dont le rejet Est le moins fort Et ça il faut le reconnaître Mais dans Peut-être plus que Le côté outsider Qui plairait à un électorat Quelque chose d'intéressant Qui est Une surface de projection Chez Jordan Bardella Qui serait particulièrement Propice Et dans laquelle Vous pouvez absolument Tout projeter C'est-à-dire ce caractère Très lisse Dans laquelle les uns Et les autres Peuvent projeter Leurs idées Leurs aspirations Là où Quelqu'un comme Jean-Luc Mélenchon Comme Emmanuel Macron Quoique Emmanuel Macron Avait un petit peu Ce côté-là en 2016 Avec ce même caractère Très lisse Désidéologisé Et où on pouvait Projeter un petit peu Tout et n'importe quoi A son image Moi j'y vois plutôt ça Dans le phénomène Bardella

29:00
Présentateur

Et en même temps Bruno Cotteres En l'état du rassemblement National Aujourd'hui Est-ce que L'incarnation Change vraiment Quelque chose Ou pas Si c'était quelqu'un d'autre Que Jordan Bardella Est-ce que vous pensez Que ça dirait Exactement la même chose Ou pas

29:16
Invité

Sans doute pas exactement Il y a Rappelons quand même Que Bardella Effectivement à 28 ans Il est devenu récemment Dans une enquête d'opinion Personnalité politique Préfère numéro 1 Des français et des françaises Passant même devant Edouard Philippe Donc il se passe quelque chose Autour de sa personne Effectivement C'est cette capacité A pouvoir incarner Différents visages Différentes images Son jeune âge Effectivement Félix pense que Ça le disqualifie un petit peu Il n'a pas d'expérience Il n'a jamais exercé De grandes fonctions Mais en même temps Ça l'exonère aussi A la fois d'un bilan Et puis ça l'exonère aussi D'avoir trahi Ce qui me surprend par exemple Vous voyez c'est que Beaucoup de commentaires Ils reculent Sur des propositions Mais en France Ça n'a pas d'impact Ça n'a pas d'impact Parce que justement Compte tenu de son âge Il n'a pas eu le temps Au fond de lui Il y a un domaine Où il ne recule pas C'est sur l'immigration Et la stigmatisation De l'étranger C'est assez significatif Sur l'état de l'opinion D'ailleurs Il recule Sur des détails Sur ce qui inquiète Sur ce qui inquiète les gens C'est à dire La France sera en faillite S'ils mettent en place Leurs propositions Mais ils ne reculent pas Sur l'essentiel Et par ailleurs On est dans une situation Où les partis politiques Ont un peu perdu Leur capacité A la fois Programmatique De mettre en exergue Des thèmes Et on a beaucoup De personnalisation Effectivement N'oublions pas Le phénomène Macron Effectivement 2016-2017 Certes Gros capital d'expérience politique À Bercy Dans la forteresse De l'Elysée Avant Mais peu le savait Bardella n'a pas fini Sa première année de géo Mais peu le savait Peu le savait Et on a comme ça Ces phénomènes De personnalisation Qui sont de plus en plus Importants Mais du coup

31:05
Présentateur

S'il devient La personnalité préférée Des français Et si d'aventure Il était premier ministre Enfin est-ce qu'il est capable De faire une baladure C'est ça que ça veut dire Pour l'élection présidentielle Avenir ?

31:13
Invité

Je ne sais pas Ça c'est de la politique fiction On est d'accord Non ce qui est intéressant Ce qui est intéressant C'est qu'en disant Ce que je viens de dire Et en plus Il n'a pas fini Sa première année de géo Je sais très bien Que là je fais de l'élitisme Je fais du parisianisme Et que c'est justement ça Que beaucoup d'électeurs Veulent sanctionner Quand on a regardé Le débat entre Gabriel Attal Et Jordan Bardella Tous les observateurs Avec des grosses guillemets Ont trouvé Moi le premier Que Jordan Bardella N'était pas du tout à la hauteur Il s'est fait écrabouiller Mais les gens Qui ont regardé cette émission Et qui ont été sondés Ont trouvé qu'il était Plutôt meilleur Donc ça devient compliqué Le monde actuel Eli Trump Eli Bolsonaro Et Eli Jordan Bardella Je ne suis pas sûr Que l'invocation De la raison Par les macronistes Soit l'argument Le plus efficace Surtout quand on s'autoproclame Quand de la raison La raison Normalement elle devrait S'imposer d'elle-même

32:13
Présentateur

William est avec nous William bonsoir Oui bonsoir On vous écoute

32:19
Auditeur

Voilà J'avais une petite réflexion C'est par rapport Au travail des médias C'est pas nouveau Mais actuellement C'est en train de devenir Tellement ridicule Le travail de SAP Mélenchon ceci Islamophobe Le mot qui doit être répété Tous les jours Sur les plateaux Il faudra le compter Ça doit être rigolo Et ce Comment Je vais Je vais faire Je vais avoir un réel plaisir Aller voter Nouveau Front Populaire En me disant Mélenchon il a toute sa place Là-dedans Et le travail De tous ces médias Dont France Inter Maintenant Que je commence à me couper Parce que vous faites Le même travail A nous sortir des sondages Tous les jours Pour nous influencer Complètement influencer Et Voilà

33:00
Présentateur

Alors nous on a un partenaire De sondage Je dis juste ça au passage On a un partenaire Avec lequel on fait des sondages Donc c'est pas tous les jours Il ne s'est pas trompé Pour les européennes en plus Et qu'ils ne se sont pas trompés Pour les européennes Vous avez le droit William Mais j'aime bien Que les choses soient dites Comme il faut Quand on regroupe

33:14
Locuteur

Toutes les chaînes d'information

33:15
Présentateur

On est tous les jours

33:17
Locuteur

Il n'y a que des sondages

33:18
Auditeur

Que des trucs Et qui vont dans un sens On a bien compris Que la tête de Mélenchon Dérangeait quand même Plus que celle de Bardella Puisque monsieur Macron Est l'allié complet De l'extrême droite Et après je voulais répondre La dame qui avait avant Disait pourquoi autant de haine Mais monsieur Macron A jeté une haine Sur tout le pays Vous ne vous rendez pas compte On a été gilet jaune Quelle réponse on a eu Des éborgnés Des mutilés On s'en est pris plein la gueule La réforme des retraites Qu'est-ce qu'on a eu Dégagé de la rue monsieur et dame

33:47
Présentateur

Et j'entends votre réponse William Et qui est vraiment en accord Pour le coup Avec ce qu'on peut entendre Effectivement dans ce camp-là Est-ce que répondent les Josettes Qui étaient là tout à l'heure Et qui disaient Attendez Moi j'ai vu autre chose Et j'ai vu un autre Macron Il y a un aspect

33:59
Invité

C'est vrai qu'on n'a pas parlé De l'autoritarisme Et du rôle Du maintien de l'ordre Spécialement Qui a été quand même Très brutal Mais sur les médias Vous avez entendu Dans cette émission Pendant une heure Et on a parlé de Mélenchon Au début Personne n'a parlé De son Islamophobie Entre guillemets Ou même de son Antisémitisme Moi je ne pense pas Qu'il soit antisémite D'ailleurs Mais On a simplement dit Le front populaire Il n'y a pas d'incarnation Possible Parce que sinon Ça divise Le but C'est de ne pas diviser On verra après Au résultat Et lui Jean-Luc Mélenchon Va tous les soirs Sur les plateaux Dire c'est moi C'est moi C'est moi On a vraiment l'impression Alors qu'il est repousse

34:42
Présentateur

Alors pas tous les soirs Thomas Pour le rendre à notre auditeur Il n'y a pas un sondage Tous les jours Mais il n'y a pas Mélenchon Tous les soirs

34:46
Invité

Si si quasiment Pas aux 20h Mais il est quasiment Il a donné une interview Au Figaro Aussi Donc c'est ça C'est simplement Son affirmation De vouloir être premier ministre Qui énerve tout le monde C'est le degré d'irritabilité Qu'on est C'est pas le reste

35:03
Présentateur

C'est plus qu'autre chose Il nous reste très peu de temps Mais Denis Si vous voulez bien faire court On est à vous On vous écoute Allez-y

35:10
Auditeur

Bonjour à tous

35:12
Présentateur

On vous entend bien

35:13
Auditeur

Allez-y Super Très vite Alors je trouve Cette histoire politique En ce moment Est exceptionnelle C'est fabuleux Toutes ces belles listes Qui se mettent en place Mais Dans tout cela Monsieur Macron S'en tire très facilement Avec sa solution Et je pense que Super Bravo les politiciens Mais Laissons Cet homme Finir Son travail Il y en a pour deux ans Les partis politiques Vont S'écharper Ils n'ont jamais fait de pouvoir C'est dommage Patientons deux ans Et que monsieur Mélenchon Finisse D'assumer son mandat Monsieur Macron

36:04
Présentateur

Monsieur Macron J'ai bien compris Denis On a bien compris Ce que vous nous disiez Alors Thomas Ou Bruno Cotteresse Ça peut se passer comme ça De toute façon Même s'il y a un nouveau premier ministre Emmanuel Macron Finit son mandat Enfin théoriquement Et en tout cas C'est comme ça qu'il le dit lui

36:19
Invité

Le chef de l'Etat a dit qu'il ne démissionnerait pas Et même s'il devait cohabiter Il terminerait à ce moment là Son mandat Si ça tient Si ça tient Cette cohabitation Et On ne manquera pas De commentaires À ce moment là Sur Ce qui reste du pouvoir présidentiel En cas de cohabitation Surtout ce type de cohabitation On reviendra quoi

36:37
Présentateur

Voilà On reviendra Ce que j'ai entendu en creux C'est laisser-le Jusqu'à la lit On verra effectivement Ce que disent les élections J-5 avant le premier tour

Législatives : l’élection des repoussoirs ? · Pourquijevote