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Conférence de presseyoutube.com· 14 juin 2023 63 minComplaisantFond programmatiqueEurope & internationalEnvironnement & énergieSolidarités & familleImmigration & asile

La Convention | Table ronde "Europe", avec intervention de Carole Delga, présidente région Occitanie

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 75 %Attaque 10 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 11:20OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que la guerre a changé pour l'Union européenne ?

  • 28:35OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que la guerre a changé dans notre réflexion sur la souveraineté ?

  • 43:02OuverteRéponse directe

    Quels sont les enjeux climatiques et sociaux pour l'Europe ?

  • 48:24OuverteRéponse directe

    Quel regard portez-vous sur l'Europe dans les quartiers populaires ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 9:00Carole DelgaChiffre
    « En Occitanie, c'est le train à 1 euro, 13 millions de billets en 2023, cela révolutionne la mobilité. »

Temps de parole

  • ?98 %
  • non_speech2 %

≈ 0,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Locuteur

chers amis chers amis je suis d'abord je voudrais vous dire que je suis heureux d'être là parce que comme vous le savez la Fondation Jean Jaurès va partout où elle est invitée sur l'arc républicain pour animer le débat public mais parfois on ne vient pas seulement accompli un une mission on vient aussi honorer une amitié c'est le cas aujourd'hui et donc je suis très heureux d'être là

0:33
Non speech

[Applaudissements]

0:36
Locuteur

il est je crois très symbolique et très significatif que cette table ronde de la journée cette première table ronde de la convention soit consacrée à l'Europe c'est dire l'importance que relever l'Union européenne dans l'ADN des sociaux-démocrates c'est dire aussi la singularité de la situation et l'ampleur des défis que l'Europe doit affronter il y a je vais juste dire cela dans cette introduction le défi de l'action et le défi de la conviction le défi de l'action parce que non seulement nos modèles démocratiques sont bousculées y compris de l'Intérieur non seulement nos modèles sociaux sont bousculés notamment par le retour de l'inflation mais comme sur les autres continents nos modes de production et de consommation sont profondément remis en cause par le changement climatique et à nouveau sur notre continent la guerre vient s'inviter et ce faisant si j'essaye de résumer ce premier défi je crois que l'Union européenne ne peut plus se penser par rapport à elle-même comme elle l'a fait pendant longtemps depuis 1958 mais elle doit de plus en plus se penser par rapport aux autres le deuxième défi celui de la conviction et celui des citoyens et quand on regarde ce qu'est le climat d'opinion au moment où nous engageons cette réflexion sur l'Europe ce qui est frappant quand on regarde au niveau européen dans la moyenne des citoyens de l'Union européenne c'est que après la profonde crise qui a suivi les années 2008 2010 une majorité de citoyens étaient défiant vis-à-vis de l'Union européenne depuis deux ans c'est la bonne nouvelle il y a à nouveau une majorité qui est confiant envers l'Union européenne mais cette confiance est fragile et quand on regarde non pas au niveau de l'Union européenne en tant que telle mais qu'on descend au niveau de chacun de nos pays on voit on mesure la diversité des situations je regarde simplement autour de cette table ronde les Belges sont un peu au-dessus de la moyenne les Allemands sont exactement dans la moyenne les Italiens sont un peu en dessous de la moyenne et en France on ne le mesure pas nous sommes très en dessous de la moyenne et dans le dernier au rhum baromètre nous étions même le pays des 27 qui étaient le plus défiant par rapport à l'Europe c'est la mauvaise nouvelle même si bonne nouvelle dans la mauvaise nouvelle les choses s'améliorent plutôt et là aussi si j'essaye de résumer ce deuxième défi en France comme ailleurs mais peut-être en France plus qu'ailleurs l'Europe est une évidence mais elle est aussi une exigence voilà pourquoi ces défis vont être au cœur des débats de l'année prochaine de l'élection du Parlement européen au cœur nul n'en doute de la prochaine élection présidentielle et ces défis vont imposer des choix ils vont dessiner des clivages politiques ou redessiner des clivages politiques ils vont exiger un effort d'analyse et de propositions et ce que nous allons commencer à faire aujourd'hui dans une table ronde et je m'en réjouis qui va parler de l'Europe pas seulement avec des Français comme on le fait parfois mais avec des Européens qui va parler de l'Europe avec des responsables politiques nationaux mais aussi avec des responsables politiques locaux qui va parler avec des responsables politiques mais aussi des experts voilà la belle table ronde que nous vous que nous vous proposons autour de deux questions centrales la paix et le changement climatique vous êtes très nombreux les intervenants sont très nombreux aussi et nous avons une grosse heure de table ronde avant de passer à la suite donc je compte sur chacun pour rester dans dans les temps on va commencer par entendre maintenant Carole Delga je sais que je peux compter sur elle parce que son message est déjà enregistré bonjour à tous bonjour à tous bonjour à vous chers camarades socialistes radicaux de gauche un clin d'oeil tout particulier à Guillaume Lacroix bien sûr bonjour à toutes les forces politiques syndicales associatives entre cher Bernard merci merci Bernard de ton invitation et merci de me donner la parole à distance et je m'en excuse pour ce rendez-vous important pour la gauche j'aurais aimé être avec vous mais mon emploi du temps ne me le permet pas et je voudrais commencer mon propos en évoquant dans cette table ronde ce joli mot convention évidemment il porte cette référence que nous avons dans les tripes dans le coeur celle de l'avènement du régime républicain en France il y a aussi la convention de la gauche des années 60 ce moment de refondation décisif pour notre sensibilité politique il fait écho mouvement récent que nous avons initié d'ailleurs au dernier congrès du Parti socialiste avec Nicolas mayor Rossignol et qui se réunissait le week-end dernier en Occitanie à Montpellier et je salue bien entendu mon ami Michael Delafosse je pense aussi aux conventions dont la France est signataire notamment la Convention européenne des droits de l'homme Bernard nous le savons tout et tous ici et au-delà est un homme de convention et de conviction dans cette table ronde il est bien sûr question et quand on parle d'Europe on doit parler des valeurs républicaines et européennes nous sommes aujourd'hui les bâtisseurs d'une gauche de gouvernement une gauche en mouvement une gauche qui regarde devant s'en fouler au pied son histoire une gauche sociale écologique laïque européenne une gauche qui veut continuer de changer la vie des gens comme l'avait si bien écrit François Mitterrand mes chers amis je vais être très clair c'est habitué à la mémoire le bruit et la fureur d'un hémicycle un plateau TV les coups d'épaule vaniteux d'enfant gâtés ou la permanence des postures de défiance pour taper sur l'Europe ne sont ni un projet pour la gauche ni un projet pour la France non notre gauche ma gauche elle est radicalement européenne et elle fonde un espoir qui n'est ni naïf ni Béa car au fond qu'est-ce que l'Europe une histoire que plusieurs histoires construisent ensemble l'unité contient la diversité l'Europe n'est pas la négation de nos états de même que les États ne serait être la négation de nos territoires régionaux l'Europe c'est l'enrichissement économique culturel l'Europe c'est bien sûr le soutien au peuple craignant quand il regarde notre drapeau européen il retrouve un peu d'espoir dans un quotidien de dévastation en Moldavie la jeunesse aussi se rassemblent aux vibrations de l'hymne à la joie dans ces pays l'Europe est un avenir un idéal la France demande l'ouverture des négociations avec Kiev et chicino dès cette année et je soutiens pleinement notre diplomatie puis bien sûr construction européenne elle s'est faite avec l'apport des régions à l'Europe la guerre à l'Ukraine le choc inflationniste on cruellement mis en lumière les insuffisances de la construction européenne sur la souveraineté énergétique la transition écologique ou encore la consolidation de notre industrie la gauche doit promouvoir une Europe plus solidaire plus solidaire des citoyens et des territoires les plus pauvres une Europe capable de conjuguer économie sociale et écologie si l'on veut ranimer notre idéal européen et bien cette Europe elle aura encore plus besoin des régions pour mieux comprendre le réel j'en profite pour saluer mon ami Présidente de la Région Bretagne Loïc chez ni Gérard présent avec vous aujourd'hui en Occitanie le pacte vert que j'ai mis en place en 2020 équivalent local du Green Deal européen est au centre de toutes nos politiques économiques énergétiques agricoles territoriale avec un accompagnement une pédagogie populaire indispensable par exemple en Occitanie c'est le train à 1 euro 13 millions de billets en 2023 cela révolutionne la mobilité ou encore la gratuité du tram qui sera mise en place en fin d'année par la métropole de Montpellier de tous les territoires remontent des politiques inspirantes pour l'Union européenne et concrète pour les citoyens notre famille politique doit aussi renforcer la capacité de décision politique de l'Europe pour répondre aux protectionnisme muscler des États-Unis à l'offensive des géants asiatiques de l'export voilà pourquoi au titre de présidente de région de France j'ai initié je mène le combat en faveur d'un Airbus du ferroviaire voilà pourquoi aux côtés des industriels du secteur spécial avec qui j'échange fréquemment je demande davantage de moyens pour la recherche et la coopération dans ce secteur nous pourrions faire plus si l'état nous ont donné les moyens la région c'est le Chelon le maillon le plus pertinent pour établir ce lien de proximité entre l'Europe et le citoyen je souhaite terminer par un message fraternel et universel celui de la construction de l'Europe de demain nous avons bien sûr les valeurs et la première la main tendue qui peut encore accepter que nous laissions notre Méditerranée de venir un cimetière de corps et d'âmes désespérées oui comme beaucoup d'entre vous je soutiens SOS Méditerranée avec un Hidalgo et Michel Ménard nous avons initié l'engagement de sans collectivités locales pour aider l'association à porter secours à des milliers de femmes d'hommes fuient la misère les guerres les dictateurs parfois avec souvent des enfants nous le faisons au nom des libertés de l'égalité de la fraternité qui relie notre idéal républicaine à l'idéal européen et bien sûr je rappellerai les derniers mots de François Mitterrand lors de l'ultime débats télévisées avant le référendum de 92 la France est notre patrie l'Europe et notre avenir bon travaux à toutes et à tous bien sûr total confiance à toi Bernard avec Nicolas Mayer Rossignol avec toute l'équipe nous sommes avec toi en confiance et en amitié Carole Delga cité François Mitterrand l'Europe et notre avenir l'Europe voit la guerre revenir à ses portes aux frontières de l'Union européenne et la première question très simple que je voudrais poser aux différents intervenants et la suivante qu'est-ce que la guerre d'après vous a changé pour l'Union européenne bien mes chers amis avant de parler de la guerre je voudrais parler de la paix entre amis de bonne compositions et donc vous dire pourquoi je suis présent ici avec Bernard Cazeneuve à Créteil ma présence elle va bien au-delà de l'amitié qui nous lie et de la reconnaissance que je lui témoigne pour l'action que nous avons conduite pendant 5 ans au service du pays ma présence elle s'inscrit dans une volonté que nous partageons dans la nécessité de reconstruire une grande force à gauche capable de conduire une fois encore la gauche au pouvoir

12:34
Non speech

[Applaudissements]

12:42
Locuteur

nous ne sommes pas simplement de gauche parce que nous avons des valeurs parce que nous avons des principes parce que nous avons des idées nous avons le devoir parce que nous sommes à gauche de traduire ces idées d'inscrire ces valeurs dans l'action transformatrice c'est-à-dire au pouvoir au pouvoir en France au pouvoir en Europe c'est notre devoir et c'est le sens aussi de ce que nous engageons ici et ailleurs l'enjeu c'est de pouvoir avec l'initiative de la convention qu'a lancé Bernard Cazeneuve avec vous avec d'autres mouvements de reconstituer la grande force de gauche dont le pays a besoin il n'y a pas de victoire possible s'il n'y a pas cette grande force et j'ajouterai il n'y a pas de victoire possible pour la gauche si c'est cette force là si ce n'est pas cette force là qui est la première à gauche c'est ainsi

13:39
Non speech

[Applaudissements]

13:44
Locuteur

c'est ainsi que dans l'histoire puisqu'elle a été rappelée c'est ainsi que dans l'histoire c'est parce que les socialistes étaient les premiers que Léon Blum a été président du conseil pour le Front populaire c'est parce que François Mitterrand avait construit le Parti socialiste et qu'il était le premier à gauche qu'il y a eu la victoire de 1980 répétée en 1988 et c'est parce que Lionel Jospin avec la gauche plurielle avait été capable de mettre le Parti socialiste au premier rang qu'il y a eu la victoire de 1997 et j'ajouterai c'est parce que j'étais en capacité avec le Parti socialiste d'être le premier à gauche que nous avons gagné en 2012 mais l'enjeu il est bien au-delà même de la gauche et de la France même si la France connaît une déstructuration politique extrêmement dangereuse car le fait que les deux grandes familles politiques la droite et la gauche ce soir effondré au lendemain de 2017 et que sur le terrain du ressentiment de la peur l'extrême droite ce soit installé que la droite parle aujourd'hui comme l'extrême droite au point que nous n'avons même plus à la distinguer l'une de l'autre et le fait que la gauche telle qu'elle sait constituée autour de LFI ne soit plus capable d'inscrire la perspective d'accès au pouvoir de manière raisonnable tout ça crée forcément un risque pour le pays et donc l'enjeu c'est pas simplement de savoir qui à gauche va être le premier même si c'est un principe que j'ai posé l'enjeu c'est de savoir si la social-démocratie la nouvelle sociale démocratie est capable d'entraîner le peuple d'entraîner les Françaises et les français mais aussi les Européens et j'en arrive à la question qui m'est posée la guerre la guerre que nous avions refusée depuis des décennies à regarder comme possible à l'échelle de notre continent même si elle avait lieu ailleurs car il y a toujours eu des guerres depuis hélas de 1945 mais il n'y avait pas eu de guerre même si dans les Balkans il y avait eu hélas des atrocités et des conflits il n'y avait pas eu de guerre à côté de cette union européenne la guerre vient surgir et vient nous rappeler que si nous avions fait l'Europe enfin plus exactement si ceux qui avaient fondé l'Europe avait souhaité créer cette ensemble c'était précisément pour faire la paix donc nous revenons à l'essentiel de ce qui est la construction européenne nous permettre de défendre des valeurs des principes la liberté la démocratie et de vivre en paix qu'est-ce que nous enseigne déjà ce qui vient de se produire à travers la guerre provoquée par la Russie voulue par la Russie ou plutôt par Vladimir Poutine en Ukraine c'est pas simplement un conflit territorial c'est pas la vieille rancune russe qui veut reprendre un territoire qui serait supposé lui appartenir non c'est un défi que les régimes autoritaires lancent à l'ensemble des pays démocratiques et en particulier à l'Europe c'est de savoir si si aujourd'hui la force l'emporte sur le droit s'il est possible d'envahir son voisin sans que les autres de réagissent de savoir si on peut peser sur les démocraties au point de les déstabiliser les régimes autoritaires ils se trouvent que dans les fonctions que j'ai exécées j'ai rencontré un certain nombre de leurs dirigeants les régimes autoritaires pensaient je dis bien penser que les démocraties étaient devenus faibles fragile vulnérables impuissante incapable de s'unir et qu'il était possible d'avancer dès lors que il n'y avait plus de résistance que le fait que les États-Unis ne soient pas capable en Syrie d'empêcher Bachar el-Assad d'utiliser des armes chimiques ouvrez alors Dieu s'est dirigeants la voie possible pour d'autres aventures et ce qui s'est produit et ce qui est majeur pour la démocratie et pour l'Europe soulignons le rôle majeur des Ukrainiens parce que s'il n'y avait pas des Ukrainiens qui se battaient qui résistaient qui luttaient qui mouraient pour la cause pour la cause même de la démocratie ou en serions-nous aujourd'hui

18:18
Non speech

[Applaudissements]

18:26
Locuteur

et bien ce que les les Russes plus exactement le régime de Poutine n'avait pas voulu voir c'était qu'il existait des peuples qui voulaient non pas simplement sauvegarder leur indépendance mais s'attacher aux valeurs qui ne sont pas des valeurs européennes sur des valeurs universelles vivre en liberté vivre en paix vivre en démocratie ce qui n'ont pas voulu voir non plus c'était que l'Europe cette pauvre Europe que l'on disait diviser incapable et bien elle a été une hypo une fois unie pour aider les Ukrainiens ça n'a pas été simple au début il a fallu s'y reprendre mais nos amis allemands qui étaient très réticents à l'égard de toute aide militaire à des pays qui étaient en conflit ont accepté de fournir eux aussi du matériel de LED pas simplement de l'aide financière de l'aide militaire et cette Europe a été capable aussi d'accepter de ne plus recevoir de gaz venant de la Russie il était temps et puis aussi les régimes de liberté ont été capables de s'entendre pour défendre l'Alliance atlantique et quand j'entends un certain nombre de dirigeant politique à gauche et à l'extrême droite pensez qu'il faudrait sortir de l'Alliance atlantique aujourd'hui quand les Européens ne peuvent concevoir leur défense qu'au sein de l'Alliance atlantique je ne suis pas un défenseur de l'Alliance atlantique à tout prix mais je sais que s'il n'y a pas l'Alliance atlantique d'abord il n'y a pas la solidarité en matière de défense et s'il n'y a pas l'Alliance atlantique nos amis européens ici présents vous le confirmeront il n'y aura pas d'Europe de la défense donc la première conséquence de la guerre c'est que l'Europe vient de se rendre compte qu'elle n'était pas simplement un marché une monnaie la libre circulation des personnes et des biens elle était un espace politique qui devait se défendre en tant que tel qui devait se promouvoir qui devait travailler avec les pays du Sud pour éviter qu'ils ne soient emporté eux aussi et aussi qu'il fallait se défendre non pas simplement se défendre sur le plan militaire mais se défendre sur le plan politique parce que je vous donne ma conclusion la démocratie est toujours plus forte que la dictature

20:50
Non speech

[Applaudissements]

20:57
Locuteur

merci François à la question qu'est-ce que la guerre a changé François répond les Européens ont pris conscience qu'il constitue un espace politique quelle est la réponse de Martin Schulz Martin ancien président du Parlement européen ancien président du SPD actuellement de notre homologue ami de la Fondation Friedrich Hebert Martin Schulz merci beaucoup

21:29
Non speech

[Applaudissements]

21:34
Locuteur

merci beaucoup parce que nous avons des limites du temps à respecter je peux le faire très brève je n'ai rien à ajouter à ce que François Hollande a allé donc

21:47
Non speech

[Musique]

21:52
Locuteur

en ce qui concerne la paix permettez-moi de m'exprimer comme européen mais aussi comme allemand bonsoir mentionné la réticence du gouvernement fédéral de fournir l'Ukraine avec des armes lourdes et cette compréhensible pour nous c'était un changement total parce qu'il ne faut pas oublier que en Russie dans l'Union soviétique mais intégrer des dons à l'époque l'Ukraine l'armée allemande le SS le terreur nazi a produit 20 millions morts 20 millions et l'Allemagne de l'après-guerre c'est toujours senti aussi après l'unification de 90 se portait responsable que jamais et surtout jamais avec la participation de l'Allemagne un telle chose peut se reproduire en Europe et ça c'était la raison pourquoi pour nous

23:13
Non speech

[Applaudissements]

23:17
Locuteur

ça c'était la raison pourquoi pour nous c'était difficile mais il faut à l'autre côté prendre conscience que ceux que Poutine fait est le contraire de ce que nous voulons en erreur l'Europe c'est le respect la tolérance et l'humanisme c'est le respect des grands vers le petit c'est le respect de ceux qui sont forts vers en face de ceux qui sont plus faibles c'est la tolérance aussi pour notre opinion pour l'autre culture pour l'autre langue c'est la coopération des États et des nations au-delà des frontières nous avons débarrassé les frontières en Europe parce que nous étions sûrs que avec le pas en avance de plus avoir des frontières physiques on pourrait néanmoins être sûr que personne l'avait l'idée d'envahir l'autre avec des moyens de la force ou militaire c'est à dire cette sécurité d'être sûr et ce n'est pas évident entre l'Allemagne et la France 1870 la guerre franco-prusse 1914 la Grande Guerre 1940 la deuxième guerre mondiale trois fois l'Allemagne a attaqué la France envahi la France tous ces souffrances tous ces victimes et permettez-moi aussi de vous dire mon père était soldat de cette armée qui jouait mentionner il était à Leningrad après il était en Normandie entre temps il était au nom trois pays voisinés aujourd'hui le Danemark et la France à travers pour aller en France par la Belgique ont détruant le pays complètement et moi je suis né dix ans après 1955 en période est devenu prisonnier des guerres en Normandie était ensuite en Grande-Bretagne dans un camp des prisonniers il est revenu 46 moi je suis né 55 mais si tu compares ma vie avec la vie de mon père tu as la raison pourquoi on a besoin de l'Europe parce que l'Europe c'est exactement le contraire

25:57
Non speech

[Applaudissements]

26:02
Locuteur

mais cette Europe mais cette Europe chers camarade

26:13
Non speech

[Applaudissements]

26:16
Locuteur

mais l'Europe cher caméra de chers amis je vais en terminer ne fonctionne pas si les nationalistes remportent moi j'étais un jeune député au Parlement européen 19 95 lors de la présentation du bilan de la présidence française par François Mitterrand à Strasbourg au Parlement européen j'avais le privilèges par ailleurs de siéger l'un à côté de Michel Rocard c'était une situation un peu situation un peu spéciale mais dans ce discours Mitterrand a dit ce mot qui était pour moi en permanence le programme de mon engagement politique le nationalisme il a conclu son discours et toujours la guerre et c'est ce qui se passe aujourd'hui en Ukraine le nationalisme russe et donc ce que nous avons besoin pour garantir que l'Europe reste comme il était basé sur des constitutions qui garantissent les libertés individuelles des citoyens et citoyens qui sont des la base pour une vie en respect mutuel en tolérance au-delà des frontières avec la volonté de garantir la paix par des solutions pacifiques toujours on a besoin une France qui ne tombe pas dans les mains des nationalistes soit à droite soit à gauche ça c'est la raison pour moi c'est la raison pour moi que je soutiens je soutiens avec ma présence ici la convention est je ne suis pas seul il y a d'autres Européens qui sont là autre caméra de qui sont là qui vont prendre la parole je soutiens la convention parce que je sais Bernard Cazeneuve et les siens c'est la gauche pro européen en France et c'est ce que l'Europe a besoin merci merci Martine je pose toujours la même question qu'est-ce que la guerre a changé et je la pose à Enrico l'étain avec cette précision je disais tout à l'heure un des défis de l'Europe et qu'elle ne se construisent moins par rapport à elle-même et plus en regardant les autres est-ce que dans notre relation dans notre réflexion sur la souveraineté la guerre a changé vraiment quelque chose alors j'enchaîne comme Martine moi je partage ce que François et Martine ont dit parfaitement

29:13
Non speech

[Applaudissements]

29:14
Locuteur

difficile pour le 8e c'est exactement ça mais je suis là moi aussi parce que je j'applaudis le courage la force les idées les valeurs l'ambition de Bernard Cazeneuve merci Bernard pour cette initiative qui est importante pour la France et pour l'Europe merci mais la question est une question laquelle la réponse que je donne est une réponse qui me fait dire que ceux qui s'est passé avec ce 24 février a vraiment changé toute l'histoire européenne les historiens vont parler d'une Europe avant le 24 février 22 et après imaginez-vous seulement ce petit aspect est-ce que nous les citoyens européens on était prêt en 21 en janvier 22 de dire qu'on voulait tout de suite l'Ukraine dans l'Europe et l'argile non les sondages étaient tous très très méfiants et très timide sur ça est-ce que les Européens disaient on veut l'Europe de la défense comme priorité non c'était pas ça ce qui s'est passé après cette initiative de Poutine c'est que les priorités européennes ont complètement changé on a compris premièrement que ce que faisait Poutine était en train de changer l'histoire il fallait se battre et il fallait surtout comprendre que et là je reviens un passage qui a été fait auparavant que dans la politique l'aspect humain et essentiel imaginez-vous ce que ça aurait été l'histoire de l'Europe si comme tout le monde imaginait monsieur Zelinski le jour du début de l'invasion avait pris l'avion pour aller à Varsovie et si son premier discours avait été fait par un bon cœur de Varsovie monsieur Zelinski est resté là il a risqué sa vie et aujourd'hui on parle d'Europe du futur parce que quelqu'un a risqué sa vie pour l'Europe quelqu'un hors de l'Europe et

31:29
Non speech

[Applaudissements]

31:32
Locuteur

madame Delga dit une chose très importante quand on regarde aujourd'hui le la souffrance la force l'enthousiasme en faveur du drapeau européen de nos valeurs européennes hors de l'Europe mais moi franchement j'ai honte de moi-même j'ai honte de moi-même ce serait un nom de prendre le drapeau européen ce serait un nom de prendre les valeurs européennes et de faire en sorte que ce soit le centre de nos vies non pas se faire dire ça par les autres qui veulent devenir européens et nous on est parmi ceux qui et alors ceux qui se passent ce qui s'est passé on a vécu trois décennies dans lesquelles à la fin on a pensé que la dépendance était un peu la clé de l'Europe pensez là comme ça on était dépendant de sécurité des Américains ont été dépendants d'énergie des Russes et des pays arabes on était dépendant de technologie des Chinois et on pensait qu'on pouvait continuer comme ça ça a été la guerre qui nous a fait comprendre tout d'un coup que la souveraineté européenne n'est pas un mot qui n'a rien à dire et que nous devons pas passer de la dépendance à l'indépendance et que l'indépendance en matière de sécurité en matière d'énergie et de technologie et notre avenir et faire ça ce n'est pas facile parce que l'année prochaine on va avoir des élections européennes qui vont être décisives on dit toujours comme ça moi je fais de la politique depuis j'en ai fait de campagne électorale j'ai toujours entendu avant une élection cette fois-ci ces élections vont être les élections décisives bon mais cette fois-ci cette fois-ci cette fois-ci imaginez-vous ce que ça voudrait dire une majorité européenne sans la gauche du gouvernement la gauche social-démocrate la gauche qui a construit l'Europe en Europe imaginez-vous ce que serait une élection européenne dans laquelle l'année prochaine on vote aux États-Unis en Europe au Royaume-Uni dans les deux pays les États-Unis Royaume-Uni probablement le soir ou le jour après on saura qui a gagné chez nous c'est la négative Martine comptois et Juncker vous avez fait cette compétition qui a été une compétition de mon point de vue très importante mais le grand risque c'est que l'année prochaine on va traîner et on va être là et le seul vrai enjeu sera combien de gens ont participé aux élections européennes mais franchement la démocratie va vous vivre un moment de grande difficulté là et alors tout ça dans un moment et je conclus là dans lequel je vais je veux toucher un point que de mon point de vue essentiel parce que quand on parle de solidarité en Europe on parle aussi de migration on vient l'Europe vient d'avoir eu un débat une discussion compliquée pour moi l'Europe sur la question migratoire et sur la question de citoyenneté est la clé de tout martine a fait référence à sa son histoire personnelle je vais faire une petite référence à mon histoire personnelle une histoire heureuse sans souffrance mais une histoire heureuse dans lequel la France m'a accueilli deux fois deux fois une première fois avant la naissance du marché unique européen avant de l'or la France m'a accueilli j'étais petit gamin à Strasbourg mon père travaillait là pas dans les institutions européennes il y a aussi la des Strasbourgeois que je salue et des amis Strasbourg que je salue il y a des Strasbourgeois j'espère et bien à l'époque dans les années 70 moi j'étais à Strasbourg en France le fils d'un immigré italien en France je suis revenu après le marché unique en 2014-2015 et j'étais là un citoyen européen qui vivait en France ça fait la différence ça fait toute la différence la WAR créé cette communauté tous ensemble dans laquelle on choisit de vivre et quand on parle d'immigration en fait moi dire que la phrase la plus belle je l'ai entendue par un enfant normalement c'est les phrases les plus vraies on lui demandait à la télé italienne il y a quelques jours combien d'immigrés y a-t-il dans ta classe et sa réponse a été vraiment on est tous enfants dans ma classe et j'ai trouvé cette phrase exceptionnelle j'ai trouvé cette phrase exceptionnelle alors je voudrais tous ensemble qu'on comprenne que la grande force de l'Europe c'est ça il faut faire l'Europe dans ce monde de brutes c'est une terminologie qui aujourd'hui de plus en plus vrai mais il faut le faire à partir de nos valeurs à partir de ce qu'on a fait jusqu'à maintenant mais surtout pour un futur dans lequel on aura d'un côté les États-Unis nos alliés mais qui font l'aérer nos entreprises on a la Chine de l'autre côté qui est très très compétiteur bien il faut comprendre nous tous que l'avenir pour nous c'est l'Europe tous ensemble sans frontières entre nous ça commence par les élections européennes de l'année prochaine il faut que la France soit à ce rendez-vous exceptionnel pour l'Europe du demain

37:13
Non speech

[Applaudissements]

37:19
Locuteur

Martine Martine Rouault en espérant que tu vas être que tu as été d'accord avec François Martin

37:26
Non speech

[Musique]

37:30
Locuteur

et que j'aurais pu dire moi-même d'ailleurs mais j'étais en 99 député européenne et c'est pendant ce mandala n'est ce pas Martin shoes que nous avons eu l'élargissement et à l'époque beaucoup disaient mais qu'est-ce qu'on a besoin de s'élargir tout de suite c'est dangereux il faut pas le faire etc ensuite il y a pas si longtemps il y a juste quelques années où on entendait est-ce qu'on avait vraiment besoin de faire cette élargissement et bien oui on avait besoin de faire cette allergissement et c'est grâce à cette guerre finalement parce que dans mal sorte toujours un bien et c'est grâce à cette guerre qu'on a qu'on s'aperçoit qu'on en avait besoin là regardez tous les pays baltes les pays baltes sont protégés la Pologne heureusement qu'elle est dans le notre Union européenne et même la Finlande qui pourtant est là depuis longtemps se rend compte que heureusement qu'ils sont avec nous non seulement l'Union européenne les protège mais cette façon de faire cette grande union nous protège nous aussi parce qu'il faut pas croire qu'on est à l'abri nous ne sommes pas à l'abri la folie la folie meurtrière c'est fou qui nous gouverne existe toujours et voyez je m'arrête là on te retrouvera toutes sur le la deuxième partie de cette table ronde je vais peut-être un dernier mot avant qu'on bascule sur le climat et la dimension économique et sociale pour Elio Di Rupo et duo lui aussi a été à la fois président du Parti socialiste belge lui aussi pendant plusieurs années Premier ministre de son pays alors qu'est-ce que l'Europe a changé la guerre a changé en Europe bien d'abord merci et à mon tour je peux dire que je suis d'accord avec tous mes amis et vous dire ceci je ne suis pas ici uniquement par amitié bien sûr par amitié mais aussi parce que je sens un souffle nécessaire un souffle de la reconquête du débat des idées un souffle de la reconquête finalement de l'action et l'action progressiste de gauche celle dont on a besoin et croyez-moi en Belgique nous regardons avec la plus grande attention ce qui se produit en France pour ceux qui concerne l'Ukraine une des conséquences c'est que l'Union européenne doit devenir beaucoup plus stratégique nous avons été une société très avancée je dirais un mot dans un instant mais aujourd'hui comme l'a dit Enrique il suffit de mesurer hors Union Européenne or États-Unis on a la Russie agresseur nous avons la Chine avec sa détermination nous avons l'Inde avec son repli et bien entendu nous avons aussi les États-Unis qui sont nos amis mais qui ont pris un certain nombre de décisions qui finalement constitue un repli économique extrêmement important et avec des conséquences sur son propre entreprise et donc l'Union européenne de demain pour moi c'est une Europe c'est une Union européenne stratège stratège ça veut dire qu'au-delà de tout ce que l'on fait à l'intérieur de l'OTAN et là je suis mille fois d'accord avec François il nous faut une Europe de la défense aujourd'hui on a compris que 100 euros de la défense nous sommes vraiment du pain pour des oiseaux et donc c'est à mon sens fondamental comme il est fondamental après la crise sur la covid d'avoir sur le sol de l'Union européenne une autonomie en termes alimentaires en termes de médico pour ce qui concerne les médicaments les soins de santé le matériel médical bien entendu ce sont des éléments qui sont des éléments fondamentaux un mot alors sur la liberté chacun de nous sauve François a parlé de sa famille je vais vous dire un mot sur la mienne mon père a quitté l'Italie au lendemain de la guerre dans une misère absolue il n'y avait plus rien et il est allé comme ouvrier mineur en Belgique il est descendu en dessous de 1000 mètres pour extraire du charbon je suis né en Belgique j'avais un an mon père est décédé ma mère est restée veuve avec cet enfant j'étais le dernier et si j'ai pu éclore et sortir de la condition qui m'était prédéterminée c'est grâce au socialisme de l'époque en Belgique qui montait des qui ont aidé ma famille et puis aussi à la liberté nous appartenons aux 20% de la population mondiale qui vit en liberté et c'est fondamental fondamental fondamentale que nous défendions nos libertés et notre démocratie merci

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Locuteur

merci beaucoup Elio je voudrais qu'on bascule maintenant sur l'autre grand défi qui est devant nous des filles de long terme mais aussi des filles de court terme qui est celui du changement climatique l'Union européenne a pris des des engagements ambitieux très ambitieux elle a même rehaussé ses ambitions il y a peu elle a adopté des orientations contraignantes on peut penser aux décisions récentes sur l'interdiction de la vente de véhicules thermiques à partir de 2035 peut-être pour commencer cette deuxième partie de la discussion j'aurais donné la parole à Clara Léonard Clara fait ses recherches sur la dette française elle est en train de lancer un signe tank qui s'appelle l'Institut avant-garde évidemment qui est un réseau européen pour repenser les politiques européennes comme cette ce changement climatique va pour être relevé doit mobiliser les moyens considérables d'entraîner des changements de comportement peut-être pour fixer les idées Clara pour commencer merci mais la tâche n'est pas aisée celle-ci à l'ampleur d'une révolution industrielle que nous devons faire trois fois plus vite par conséquent il faudra effectuer des investissements très importants d'après le dernier rapport récent de Jean Pisany ferry il représenterait autour de 2,5% du PIB par an en France ce chiffre est encore plus important en Europe 3% ici j'évoque seulement le coût de la transition mais il n'y a pas ce seul coup il y a d'autres coups il faut accélérer la mise en place d'un véritable modèle social européen ce modèle social a une valeur en tant que tel c'est une question actionologique mais en plus la transition n'est pas possible sans nous l'avons vu avec la crise des gilets jaunes c'est politique doit être acceptables si elle va être menées le nouveau modèle social devrait être plus ambitieux dans un contexte à la fois de réchauffement et de transition il devra protéger les plus précaires des événements climatiques gommer le choc économique de la transition pour ses ménages nous l'avons vu avec l'inflation il y a également des dépenses brunes qu'on va réduire qui représente des aides accompagner les changements de comportement pour résumer en une phrase qui qui montre bien ses enjeux ces ménages ne doivent pas se retrouver face à un dilemme le dilemme fin du monde ou fin du mois il faut également assurer la qualité nos services publics santé éducation défense cela passe par des investissements mais également par des rémunérations décentes tout ça pour ajouter quelque chose dans la liste en étant compétitif sur le plan technologique donc on peut débattre de la facture exacte on peut faire des estimations etc mais il y a deux points sur lesquels vraiment on ne peut pas débattre l'ordre de grandeur et nier le fait que l'État devra jouer un rôle très important dans cette transition encore selon les estimations elle devra prendre en charge au moins la moitié de la facture totale donc dans les 2,5% et 3%.

on peut toutefois débattre des formes d'intervention de l'État répartition entre dettes fiscalité et d'autres formes garanties publiques orientation de l'épargne et le deuxième point et c'est là que j'en arrive à l'Europe la nécessité d'une action à l'échelle européenne alors il y a une bonne nouvelle c'est que selon des derniers sondages en zone euro 80% des citoyens sont en faveur d'une union économique et de la monnaie unique pour vous donner un ordre d'idée ce n'est jamais été aussi haut en 2013 on était à 50%.

donc au-delà de sa part dans les émissions mondiales l'Union européenne est également une puissance commerciale elle doit donc donner une impulsion jouer un rôle de modèle dans un système multilatéral voilà les données du problème que je tenais à poser étant donné la clarté de ses conclusions comme le disait Roosevelt en 1942 que personne ne dise que cela ne peut être fait Clara à l'instant à la fois souligné l'ampleur des investissements la nécessité d'une action européenne et l'obligation que ces politiques soient acceptables vu cette fois-ci du terrain vu des quartiers populaires c'est quoi le regard qui est porté sur cette grande mutation Hélène Geoffroy merci tout d'abord je souhaite je souhaite remercier évidemment Bernard Cazeneuve à l'instar de tous les orateurs précédents merci de contribuer de tenter d'accompagner de porter le rassemblement de la famille des sociaux-démocrates cela a été un réel plaisir de retrouver toutes celles et ceux qui sont orphelins de la gauche de gouvernement ici au rassemblement que tu portes cher Bernard vous l'avez dit les quartiers populaires les zones périurbaines rurales sont le miroir je crois grossissant d'un des principaux mots dont souffre l'Europe la difficulté à construire une identité européenne et un diffuser un sentiment d'appartenance européen en paradoxalement ce sont notamment dans les quartiers populaires et vous savez que je suis maire de Vaulx-en-Velin ce sont sur ces territoires que nous trouverons une partie des solutions c'est dans ces quartiers que la réflexion sur la cohésion entre les histoires personnelles les origines et la plus aboutie et je pense peut être transposée au niveau européen et je vais un peu élargir si tu me permets la question à celle me semble-t-il qui semble cruciales pour la filiation un projet européen la nécessité d'une Europe qui régule socialement économiquement environnementalement et la nécessité aussi d'une Europe qui en assumant son histoire peuvent incarner un chemin dans les désordres actuels du monde au moment de cette transformation importante et de ses enjeux climatiques nous avons des villes populaires dans lesquelles les ablation aux élections européennes et records en 2019 dans ma ville c'est 73% d'abstention avec le rassemblement national qui arrive en tête et les discours sur l'Europe sociale aujourd'hui n'apparaissent plus crédible d'ailleurs les ouvriers lorsqu'on les interroge des employés les habitants des quartiers populaires soit plutôt renforcer les pouvoirs de la France au détriment de l'Union européenne et lorsque l'on parle véhicule thermique qu'il faut donc on arrêtera la construction zone de faible éblition nous perdons encore plus les habitants des quartiers populaires qui à ce moment la voient bien que la transition écologique risque de les laisser sur le côté et donc il me semble que nous devons donc construire cette Europe de la régulation permis témoins donner deux exemples rapidement ma ville comme toutes les villes populaires est au cœur des questions de société du moment avec les mots immigration intégration assimilation séparatisme qui sont étroitement mêlés par tous les populistes qui n'ont pas de solutions à apporter je sais qu'ici vous tous vous combattez vous avez combattu vous combattez encore les mots de l'extrême droite mais l'on sait que ça ne suffit plus parce que l'un des sujets qui revient et vous n'en avez parlé les orateurs précédents et celui l'immigration qui est étroitement liée au changement climatique que nous allons connaître nous savons nous à l'extrême droite nous explique les miradors sont une réponse or nous savons que notre monde contemporain Carole le disait sera aussi regardé à l'homme de ceux qui sont qui disent dans la mer Méditerranée et donc il me semble et je parle à tous les responsables européens qui sont ici à cette table ronde que nous avons regardé les changements climatique au travers des cops avec le regard des activistes qui manifestent la conviction et raison sans lier assez étroitement la politique migratoire or lorsque la gouvernance mondiale s'affaiblit ce sont les élus locaux et vous verrez la transition avec la vie de mère qui doit trouver des solutions et surtout ceux des quartiers populaires c'est le maire de Saint-Brévin qui n'est pas quartier populaire qui doit accueillir un cada et qui se retrouve aujourd'hui empêché par l'extrême droite chaque fois qu'il y a une catastrophe un drame une guerre ses liens avec la question précédente les répercussions sont dans ma ville comme dans toutes les villes populaires plus personne n'entend parler du Soudan mais je sais aujourd'hui que les mers des quartiers populaires nous en accueillerons les ressortissants les guerres en Europe de l'Est ce sont été finalement les causes sauvages les Serbes les slavas qui sont arrivés la guerre en Somalie et somalien les Syriens que la guerre en Syrie moins d'ukrainien parce que l'Europe a sucré une politique d'accueil qu'on peut souligner et les villes les plus aisées se sont associées mais voyez-vous quand par exemple la France décide d'accueillir les chrétiens à siropoldiens je vais vous racontais rapidement cette anecdote lorsque Mossoul tombe cela veut dire concrètement que le cardinal de Lyon vient me voir pour que j'aide les familles parce qu'il y a des assurancalaires venus des premières guerres d'Irak qui sont présents et qu'il demande aux catholiques de ma ville qui sont dans toutes leurs diversité français ultramarins mais ici aussi des immigrations portugaises espagnoles italiennes et subsaharienne de laisser une église où sa sirop caldéens pour dire la messe en araméen chaque dimanche je pourrais aussi parler des questions de logement qui sont sur occupées de l'accueil inconditionnel dans nos écoles de tous les enfants étrangers de ceux dont les parents ne seront jamais régularisés mais c'est cela le vivre ensemble que nous construisons dans nos villes et donc les tiraillements et les désaccords que l'Europe ne règle pas et que la gouvernance mondiale n'arrive plus à réguler ce sont les habitants eux-mêmes et les élus locaux qui sont en train de le faire aujourd'hui et donc vous comprendrez l'appel que je fais au moment où nous allons rentrer dans ce grand débat sur le repas un moment l'Europe est face à deux blocs et j'en finirai là-dessus le capitalisme autoritaire de la Chine qui instruite mentalise l'histoire coloniale de l'Europe pour dire dire je ferai autrement et le capitalisme débridé des États-Unis qui est en train de se perdre dans un repli sur soi et moi il me semble de la fenêtre à laquelle je parle que l'Europe incarner une troisième voie celle de la régulation et des sociaux-démocrates voyez-vous notre histoire européenne notre histoire coloniale nous donne l'obligation agir et je crois une capacité à comprendre plus importante que les deux autres puissances et je finirai là-dessus en parlant un peu de mon histoire aussi il y a pas de raison tout le monde en a donc parce que l'Europe a fait dans ces textes les deux droites tous ces enfants c'est à dire que tous les enfants européens sont quel que soit leur histoire personnelle des Européens parentières c'est la grande leçon de l'Europe c'est la liberté mais c'est celle-là aussi et pourtant moi je viens d'une partie de l'histoire de France un peu douloureuse à 8000 km de l'Exode et j'ai grandi avec l'Europe au cœur et donc il me semble que nous ne pouvons pas laisser s'implanter ce narratif des milices de Wagner au Mali qui sont en train de dire et qui ont contribué à chasser la France alors que nous avons nous des liens si étroits dans notre histoire et dans nos quartiers populaires avec celles et ceux qui viennent de tous ces territoires nos histoires avec le Maghreb et l'Afrique subsaharienne sont étroitement mêlées nous refaisons l'assumer alors moi je pense que dans les quartiers populaires en Europe nous avons le monde entier il nous faisons en faire une force sauf à construire des sociétés disjointe ou juxtaposées et ce n'est ni la droite une extrême droite qui sépare qui rejette qui ne pourront le faire mais les mots de la France insoumise qui a socialistes ne pourront pas le faire non plus alors il me semble qu'il reste une voix pour les sociaux-démocrateurs Européens je vois que malheureusement le temps file

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Locuteur

que à 16 heures nous devons passer à l'étape suivante et qu'il est 15h58 Hélène vient de dire il fallait que trouver une voie pour les sociaux-démocrates peut-être on a commencé par lui pour terminer par lui un dernier mot de François Hollande avant de passer à la suite de nos festivités bon j'étais très heureux grâce à Bernard de retrouver des amis sur cette tribu que j'avais connue dans les instances de l'Europe de l'Europe au Parlement de l'Europe au Conseil européen aussi bien Elio Ken Rico et puis aussi d'avoir le témoignage d'élus qui sont venus dire combien l'Europe n'était pas simplement une somme de procédure mais d'abord que c'était de l'humain alors moi je ne vous parlerai pas de ma famille parce que vous en savez suffisamment mais

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Locuteur

mais je vous parlerai de ma famille politique aussi bien le socialisme français que la sociale démocratie européenne si l'on a bien écouté ce qui s'est énoncé ici

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ce que nous allons avoir à vivre pendant les 5 prochaines années sauf des enjeux majeurs on dit souvent il a été rappelé combien ces décisifs non là s'agit pas d'une crise qui se succède à une autre il s'agit là d'une somme d'épreuve qui peuvent être autant de chances que hélas de risque nous avons la guerre et donc l'enjeu c'est de faire la paix et d'avoir une défense européenne qui la voudra comment l'organiser c'est le premier enjeu le deuxième enjeu c'est celui du climat nous avons des objectifs ils ont été posés par la Commission européenne et par le Parlement européen ils sont ambitieux est-ce que nous allons dégager suffisamment de moyens au niveau de l'Union européenne et au niveau des États et peut-être aussi des collectivités locales pour arriver à faire cette transformation de l'économie des modes de vie des modes de transport pour que l'Europe soit exemplaire et qu'elle puisse être aussi en réconciliation avec les jeunes générations qui font le procès à ce que nous sommes de ne pas faire notre devoir par rapport à l'enjeu climatique le troisième enjeu c'est celui de la migration nous avons tous des élans du cœur et nous les avons ici exprimé nous avons tous des obligations liées à l'asile mais nous avons aussi conscience que nous devons aussi agir et éviter que nous soyons pris par des venus que nous ne souhaitons pas ou des personnes qui n'arrivent pas à s'intégrer dans nos pays c'est aussi notre devoir et c'est le rôle de l'Europe que dit parvenir à ceux qui disent qu'ils ne vont plus respecter les traités européens qui disent que maintenant il faut changer la Constitution pour que nous ne puissions plus avoir de règles européennes en matière de migration non seulement font un mauvais coup à l'Union européenne parce que la dose obéissance au traité n'est pas simplement d'un côté elle est aussi maintenant devenue de l'autre de la droite comme de l'extrême droite mais ce n'est pas simplement un manquement à l'engagement européen c'est une faute car c'est à l'échelle européenne que l'on pourra maîtriser ou pas l'immigration que l'on pourra accueillir ou pas des personnes qui demandent l'asile que l'on pouvait avoir des règles de circulation au sein même de l'Europe ne pas faire l'Europe c'est accepter à ce moment-là toutes les violences possibles et donc il y a là aussi un devoir de poser une Europe qui protège mais qui aussi soit assise sur des valeurs et des principes et le dernier élément c'est la démocratie la démocratie passe par rapport à la prétention des régimes autoritaires la démocratie à l'intérieur si l'Europe consent à des manquements démocratiques en son sein elle est perdue il est pas possible d'accepter que la Pologne ne respecte pas les grands principes des droits des femmes il n'est pas possible que la Hongrie soit complice de Poutine et il est pas possible qu'un certain nombre de pays dérogent aux règles européennes donc c'est aussi ça la bataille et j'en arrive à la conclusion il faut donc face à la menace nationaliste qui a été tellement bien évoqué par les uns et les autres il y a une grande différence entre le nationalisme d'un régime autoritaire et le nationalisme au sein d'une démocratie pour les régimes autoritaires le nationalisme c'est la conquête on prend des territoires on prend de l'influence on intervient pour les nationalistes au sein des régimes démocratiques c'est un nationalisme de repli on s'enferme on évite qu'il y ait la venue de ce qu'on ne veut pas et on évite d'avoir à faire des choix solidaires la tentation du repli est très forte quand on a peur il y a de quoi avoir peur guerre climat migration quand on a peur on s'enferme il s'agit pas de s'ouvrir il s'agit de d'avoir des règles et de les respecter donc face à cette prétention des nationalistes qui va être très grande il est très important que pour les élections européennes les sociaux-démocrates fassent le meilleur résultat possible chers amis pour que les sociaux-démocrates fassent le meilleur résultat possible il faut qu'en France il y ait une liste socialiste sociale démocrate qui fasse le meilleur résultat possible c'est l'étape c'est une double étape une étape pour la reconstruction de la gauche réformée et une étape pour l'Europe alors je constate si j'entends bien que parmi ceux qui étaient pour la Nupe ce qui était contre la nuque les esprits évoluent ils veulent faire une liste autonome avec le Parti socialiste européen et bien allons-y formons-la travaillons participons la convention comme le reste tous les mouvements doivent s'organiser pour faire cette liste qui fera qu'il y aura le plus de députés socialistes sociaux-démocrate français au sein du Parlement européen merci à tous

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