Invitée: Catherine Tasca - 24H Sénat (18/05/2015)
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Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- OuverteRéponse directe
Bonsoir et bienvenue dans cette nouvelle édition de 24 heures sénart voici les titres à la réforme du droit d'asile examiné au sénat...
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bonsoir et bienvenue dans cette nouvelle édition de 24 heures sénart voici les titres à la réforme du droit d'asile examiné au sénat alors que le gouvernement vient d'annoncer son opposition à la mise en place de quotas au niveau européen pour l'accueil de réfugiés quelle sera la réponse des sénateurs sur ce sujet brûlant il pourrait durcir la législation débat suivre dans un instant parce qu'elle il ne dut pas meilleur jeune économiste de l'année 2015 à 38 ans elle vient d'être distingué par le cercle des économistes en partenariat avec le sénat pour ses travaux sur l'éducation et la santé en afrique elle est notre x notre invité en exclusivité ce soir semaine décisive pour le parti socialiste à trois semaines du congrès les militants vont voter jeudi pour l'une des quatre motions ils ont le choix entre celle soutenue par le gouvernement mais aussi celle déposée par les frondeurs et celle de la non alignés karine berger qui espère frôler les 10% décryptage dans cette édition nous avons de développer tous ces titres la relaxe pour les deux policiers dans les dents le drame de clichy sous bois le tribunal correctionnel de rennes a décidé d'innocenter les policiers poursuivis dans cette affaire qui avait causé la vie à deux jeunes garçons morts électrocutés dans un transformateur à sandra cerqueira la fin d'une bataille judiciaire qui dure depuis dix ans avec la relaxe définitive des policiers dans l'affairé y ait des bouna le tribunal correctionnel de rennes décide donc de suivre la décision du parquet écoeuré les familles espéraient une condamnation même symbolique je suis dégoûté les policiers sont intouchables ça c'est pas que dans cette affaire l'avocat des familles a annoncé leur intention de faire appel il n'y a rien dans ce jugement il n'y a rien pas une seule fois jean seule ligne d'un seul mot qui ne reprenne la thèse des parties civiles que je continue à appeler les victimes voilà il est évident que nous allons faire appel devant la cour d'appel nous irons s'il le faut et si c'est nécessaire jusque devant la chambre criminelle de la cour de cassation nous y sommes allés le 27 octobre 2005 après une course poursuite avec des policiers les deux jeunes garçons entrent dans le site d'une centrale edf à clichy-sous-bois il pensait y être à l'abri il dit sont morts électrocutés pour le tribunal correctionnel les policiers ont bien fait leur travail tout le monde était d'accord avec du côté des familles des victimes les familles des victimes mais imaginez une deux familles de policiers dans les policiers sont convaincus qu'ils ont commis erreur ni faute ni délit et qui depuis neuf ans se trouve mise en cause dans une certaine presse enfin il faut des petits penser à ça aussi les policiers après une enquête interne n'ont jamais été sanctionnés et ont même reçu lors de l'audience le soutien de l'agent judiciaire de l'état qui s'était engagé à prendre en charge d'éventuels dommages et intérêts et ce soir des rassemblements sont prévus en île de france mais aussi à lyon et au havre devant les tribunaux à l'appel des familles et des collectifs de soutien à la mémoire de zyed et bouna contre les quotas mais pour une répartition équitable de l'accueil des réfugiés manuel valls a clarifié la position de la france après les propositions de la commission européenne à qui invite les états membres de lieu à mettre en place des quotas de migrants en pleine discussion de la réforme de l'asile au sénat les propos du premier ministre n'ont pas manqué de faire réagir flore sauvage faut-il instaurer des quotas migratoires dans l'union comme le suggère la commission européenne au sénat le débat s'est invité dans l'hémicycle lors de l'examen de la réforme du droit d'asile est ce que l'on peut savoir clairement ce que sera ou ce qu est la position de la france par rapport à la demande européenne oui ou non la france va-t-elle accepter la définition de quotas européen prenant en compte les efforts déjà réalisés après la grande bretagne la hongrie et la pologne la france s'oppose aux quotas pour l'accueil des réfugiés pour le gouvernement la france a déjà fait beaucoup d'efforts nous nous souhaitons que ces demandeurs d'asile soit réparti entre pays de l'union européenne en tenant compte des efforts déjà faits par ces pays en matière d'accueil de demandeurs d'asile et la notion de quotas pour les demandeurs d'asile n'a pas de sens puisque à partir du moment où ce sont des critères qui président à leur accueil l'utilisation du concept de quotas n'a pas de sens des quotas qui trouve pourtant des défenseurs sur les bancs de la gauche du sénat vous ne pouvez pas faire du talmud 10 en faisant la différence en quotas et répartition la différence n'est pas tout à fait claire là on fait vraiment un peu de on fait de la rhétorique pour noyer le poisson la question des quotas sera abordée lors du prochain sommet européen le 30 juin l'année dernière 6 126 mille personnes ont demandé l'asile en europe soit une augmentation de plus de 44% par rapport à 2013 et on reparlera de la réforme du droit d'asile dans 24heures sénat le débat nous en parlions une proposition de résolution qui modifie son règlement et ses méthodes de travail pour plus d'efficacité de transparence et parmi elles les dispositions adopté un amendement concerne le statut des assistants parlementaires un premier pas vers plus de reconnaissance quentin calmer pour l'heure ce n'est qu'une simple ligne dans le règlement du sénat pas de révolution pour ses salariés travailleurs de l'ombre des parlementaires plutôt une avancée symbolique concrètement ce qui s'est passé mercredi dernier c'est un premier pas une étape un symbole mais un symbole important ça va le nécessaire donc forcément le salut est un peu cas appelé les autorités du sénat aller plus loin une première étape pour près de 1000 collaborateurs de sénateurs c'est toute la difficulté du métier à chaque renouvellement du sénat certains sont licenciés dans des conditions parfois abusives une problématique qui touche toutes les assemblées représentatives du pays on a besoin aussi d'avoir une réflexion beaucoup plus globale tu es mené aussi à l'assemblée nationale et au parlement européen et je pense qu' il faudrait un de ces jours le plus rapide le plus rapidement possible tendre vers une uniformisation du statut finalement de collaborateurs parlementaires depuis 2003 un syndicat rassemble une partie des collaborateurs parlementaires son objectif travailler à une convention collective pour cette profession pas comme les autres énorme frustration de gens qui sont extrêmement motivés qui sont passionnés par leur travail dans un secteur d'activité très particulier puisque ces secteurs politiques et qui sont dévouées loyaux compétents depuis 40 ans on a une profession qui existent et qui a été oublié puisque rien n'a été organisé au sein des institutions parlementaires pour lui donner un statut juridique ce qui somme toute assez croquignolesque remédier à cette absence de législation pas facile même dans l'un des lieux où s'écrit la loi et le code du travail 24 heures sénat tout de suite l'invité et notre invité ce soir pascaline dupas bonsoir vous êtes de professeur à stanford en californie et vous venez de recevoir le prix du meilleur jeune économiste de l'année 2015 c'est une distinction décernée par le journal le monde le cercle des économistes en partenariat avec le sénat félicitations vous dites eux préféré une approche concrète de l'économie l'observation directe de la réalité le terrain à la théorie qu'est ce que cela signifie quand on travaille comme vous sur la santé l'éducation notamment en afrique parce que je voulais bien placé que j'ai commencé à travailler sur certaines questions qui m'ont sauté au visage quand j'ai passé du temps au kenya avant qu'un ma thèse il ya maintenant bien une quinzaine d'années j'ai réalisé qu effectivement la santé l'éducation sete cdd 1 comment dire des domaines où il ya encore des très gros problème la plupart des pays des pays d'afrique et ce sont de deux choses que je considère comme des comme des droit d'avoir une bonne santé une bonne éducation et qui sont aussi très importants en termes de production pour être pour être productif et donc j'ai voulu m'attaquer à ces problèmes dont j'ai regardé par exemple des choses qui étaient évidentes les enfants qui meurent de la malaria qu'est-ce qu'on peut faire là dessus il faut on sait comment empêcher cette maladie la question c'était comment s'assurer que les ménages ont les outils qui existent et toute une thématique de questions de subventions publiques et de tarification qui a découlé de ça avec une méthodologie particulière comment la définiriez vous c'est une mythologie qui peut être comparé aux essais cliniques en pharmacologie par exemple si on veut savoir si un médicament marche ou pas on peut donner le médicament un groupe un choisi à la forme en est donnée un placebo à un groupe témoin et regardez comment le groupe qui a reçu le médicament s'en sort on fait la même chose avec les politiques un public ou avec des programmes on peut dans certaines écoles ou dans certaines communautés mettre en place un programme et ne pas le mettre dans dans d'autres ont choisi aléatoirement qui reçoit le problème qu'il ne reçoit pas et ça nous permet de savoir exactement dans quelle mesure ce programme spécifiquement change le bien-être et la qualité de vie des gens qui sont ciblés par le programme déjà eu des résultats probants vous avez déjà eu pu voir les résultats de vos travaux de recherches mis en place par des politiques publiques par différents gouvernements africains oui bah c'est toujours un petit peu délicat de savoir si on va vraiment prendre tout comment dire le crédit pour les changements mais c'est vrai que c est souvent le cas que les la banque mondiale par exemple où on l'unicef reprend dans leur rapport les travaux de recherche que l'on fait et ça ce sont des documents qui sont lus beaucoup plus que dans nos articles académiques qui sont publiés dans des revues plus spécifique donc souvent quand quand les rapports comme ça qu'ils sont bien lui reprendre aux travaux ils permettent aux dirigeants politiques de faire des choix plus d'informer on sait que vous travaillez que esther duflo qui avait été une des lauréates également de ce prix du meilleur jeune économiste était en 2004 vous travailler avec elle pour son laboratoire d'action contre la pauvreté om haïti que représente pour vous cette récompense et qu'attendez-vous de ce prix bas c'est un grand honneur d'avoir reçu ce prix la liste des lauréats est très impressionnant donc je suis très fier d'en faire partie et je suis aussi très contente que le développement était très bien représenté le palmarès cette année inclus trois nominés dont deux doubles et olives et bargain qui ont aussi un intérêt dans les questions de développement donc ça me fait très plaisir parce que je pense que ce sont des thématiques et des questions très importantes on a quand je lis la presse française des fois je me dis que les français passent trop de temps à penser à leurs propres soucis ne se rendent pas compte de la chance qu'ils ont d'avoir des conditions de 2,2 de vie qui sont quand même extrêmement favorable pour la plupart et donc c'est bien qu'une fois de temps en temps les français soient rappelés à l'ordre et fait que tout le monde n'a pas cette chance on sait que duflot conseil barack obama pour le développement est ce que vous avez les mêmes ambitions qu'elle est ce que vous aimeriez justement que vos travaux servent à conseiller des gouvernements oui mais restera là le privilège de le faire de façon de façon explicite quand on fait des travaux de recherche on a toujours l'ambition d'améliorer la condition humaine donc de l'ambition que nos travaux soit utile même si on n'a pas directement accès aux dirigeants politiques j'ai l'intention de continuer de travailler dur et de délirer gens à faire des meilleurs choix merci beaucoup pascaline dupes a d'abord été à notre invité ce soir jean marcion voilà pour cet entretien enregistré il y à une heure en plein débat sur la réforme de l'école et du collège jacques grosperrin sénateur ump du doubs a annoncé sa démission du conseil supérieur des programmes et dénonce le fonctionnement dogmatique voire idéologique de ce conseil en bref le parquet de nantes a annoncé avoir fait appel à des jugements rendus la semaine dernière par le tribunal de grande instance de la ville qui lui ordonnait à l'inscription à l'état civil de trois enfants nés par gestation pour autrui à l'étranger c'est jeudi que à les adhérents du parti socialiste doivent voter sur vue les quatre motions dont celle du gouvernement les frondeurs avant le congrès du ps qui se tiendra du 5 au 7 juin à poitiers présentation des forces en présence avec une herse aussi quatre motions pour un congrès incertain le courant favori porté par jean christophe cambadélis est soutenu par le gouvernement de manuel valls ainsi que martine aubry a toutes les chances d'arriver en tête la maire de lille s'est ralliée pour éviter un psychodrame nous ne voulons pas une nouvelle crise avec l'exécutif mais tourner la page des crises et en étant encore plus efficace et plus juste christian paul et les frondeurs ont leur propre vision de la justice sociale les accrochages sur la ligne économique du gouvernement ont perturbé la législature et brouiller le message de la gauche ce congrès est l'occasion de faire le point sur leur influence dans le parti pour peser sur les futures orientations une approche conflictuelle refusé par la motion de karine berger la députée se positionne en aligner la motion la fabrique elle propose de faire la synthèse se dire qu'on est vraiment le point où devraient se rencontrer tout le monde dans le parti parce que nous ce qu'on dit c'est deux choses la première c'est que par 6 6 a besoin de tout le monde de manuel valls à gérard filoche rassembler tout le monde il faut de la synthèse c'est notre proposition de motion et puis la deuxième chose c'est qu'il faut qu'un congrès ce soit utile aux militants ils pourront se retrouver dans une motion dite de terrain elle réclame plus de diversité dans le parti et qu'il se rapproche de la société pas base militante que ne se sont sans pas représentés dans sa sociologie au sein des instances du parti socialiste ça reste encore un parti de l'apparatchik d'élus malheureusement les militants ne sont pas feints l'image ne colle pas aux militants jeudi les adhérents sont appelés aux urnes le premier secrétaire s'attend à ce que 88 votants se déplace sur les 130 mille que compte le parti socialiste l' affaire kerviel relancé par les révélations de mediapart avec la diffusion sur son site du témoignage d'une policière chargée de l'enquêté sur les pertes de la société générale selon elle les dirigeants de la banque était au courant des agissements du trader mediapart s'appuie notamment sur le témoignage d'un ancien salarié et cette information de dernière minute jérôme kerviel a saisi la commission de révision pour faire annuler sa condamnation 24 heures c'est d'un tout de suite le débat et on ouvre le débat de ce 24 heures sénat consacré ce soit à la réforme du droit d'asile le texte a commencé au sénat cet après midi nous invité ce soir sur ce plateau catherine tasca bonsoir c'est la très socialiste des yvelines ancienne la ministre merci d'être avec nous face à vous m alexandre aslanian bonsoir vous êtes avocat au barreau de paris et vous êtes président de l'association lna paris une association qui a manifesté aujourd'hui devant le sénat vous allez nous dire dans un instant pourquoi catherine tasca on l'a dit que le sénat après le passage du texte en commission des lois avait durci ce projet de loi comment vous définiriez-vous finalement les travaux de la commission du sénat bon il est vrai que la majorité sénatoriale a choisi est d'avoir une approche plus dure que celle qui avait été adoptée par l'assemblée nationale et même par le texte initial du du gouvernement je crois que le problème de fond qui se posent dans ce débat c'est la tentation qu'ont certains de superposer voire de confondre l'immigration irrégulière et l'asile pour nous il y a là deux questions qu'il faut avec beaucoup de rigueur séparés ne pas ne pas confondre alors ça conduit en effet le la majorité de la commission des lois à durcir certains aspects du texte en particulier a intérêt à introduire une disposition qui voudrait que lorsqu'il y à une décision de rejet de la demande d'asile celle ci va y automatiquement ce qu'on appelle l'occupé f c'est à dire l'obligation de quitter le territoire français voilà c'est vraiment le point dure entre majorité et opposition ici sur ce texte pour le reste je pense que il y a tout même des points d'accords importants sur les progrès réalisés par ce projet de loi en particulier en ce qui concerne les comptes les conditions d'instruction de la demande d'asile mais aussi en ce qui concerne le statut du demandeur d'asile dans la période que nous souhaitons beaucoup voire sensiblement raccourci où il est admis à présenter sa demande d'asile et où in fine et il aura la réponse le texte apporte un certain nombre d'aménagements positif et dans l'intérêt du demandeur d'asile en particulier l'instruction à l'ofpra qui est l'office chargé d'instruire ans en premier avant même qu'il y ait un d'éventuels recours d'instruire la demande d'asile c'est d'abord bénéficie de moyens de travail accrue et ensuite l'examen individualisé des demandes devraient permettre un meilleur traitement et un meilleur respect des droits des demandeurs on va faire agir alexandre l'asl alliant plusieurs choses ont été dites dans un premier temps ce que vous pensez comme catherine tasca que la droite sénatoriale a confondu asie mais l'immigration oui je pense que ce projet de loi en filigrane il a une préoccupation indiscutable qui est de faire en sorte de raccourcir les délais d'instruction des demandes temps devant l'ofpra que devant la cour nationale du droit d'asile dans l'idée qu' il ne faut pas que les personnes déboutées de ce droit d'asile puisse pérenniser leur résidence en france et donc dans ce cadre les avocats qui sont membres de notre association qui s'appelle elena français je rectifie cette petite erreur par dena paris s'inquiète de l'instauration devant la cour nationale du droit d'asile d'une procédure dite accélérée qui aurait pour conséquence que un juge unique et non plus une collégialité des juges comme c'est le cas jusqu'à présent et depuis la création de cette juridiction administrative spécialisée soit amenée à statuer dans un délai de cinq semaines qui est tout à fait impossible selon nous il faut les il faut l'aider il faut les il faut les réduire nous sommes d'accord là dessus mais de là à passer à cet excès qui consiste à imposer au juge unique qui interviendrait dans lé cadre des procédures accélérées de statuer en cinq semaines nous considérons que c'est à la fois une atteinte aux droits des demandeurs d'asile et nous en tant qu'avocat ça nous rend impossible l'exercice effectif de la mission d'assistance qui est la nôtre catherine tasca vous entendez les inquiétudes des avocats entendu bien sûr le texte fait une avancée importante en acceptant la présence d'un tiers aux côtés du demandeur d'asile lorsqu'il à son entretien à l'ofpra et ce tiers peut évidemment être un avocat si c'est le choix du demandeur d'asile donc celui ci n'est plus seul et il peut être guidé par un avocat ou par une association compétentes lorsqu'il à cet entretien qui est décisif pour la suite de la procédure en ce qui concerne les conditions de la procédure accélérée qui n'est pas très différent de la procédure prioritaire qui existait auparavant oui l'objectif c'est effectivement de raccourcir les délais je pense que cela n'est pas forcément négatif pour le demandeur d'asile parce que aujourd'hui le fait que les procédures et ça depuis des années trend vraiment en longueur ça pose certes la question du maintien sur le territoire de personnes en situation de fait irrégulière mais ça pose aussi le problème de je dirais de l'état de droit il faut pouvoir proposer aux demandeurs d'asile qu'il s'inscrive dans un état de droit le plus rapidement possible c'est donc aussi l'intérêt du demandeur d'asile que nous allions beaucoup plus vite dans l'examen de sa demande et dans l'éventuelle acceptation ou rejet qu'alexandre enseignants vous et encore une fois les avocats ne sont pas par un principe hostile à une réduction de l'instruction des demandes d'asile que ce soit au stade de l'offre ou de la cour nationale du droit d'asile le propos est de dire que cinq semaines c'est une exagération j'en veux pour preuve que notamment le défenseur des droits monsieur jacques toubon préconise que le dd soit de trois mois donc entre cinq semaines trois mois vous voyez bien que il ya une grand écart c'est un projet de loi qui apporte une réforme en profondeur et qui suppose en effet des efforts et des changements de méthode de la part de tous les acteurs de la chaîne d'examen et d'accompagnement des demandeurs d'asile alors c'est vrai que l'effort demandé tant à l'ofpra qu'à la cnd a à la cour nationale donc qui peut intervenir en appel derrière la décision de l'ofpra ce sont des efforts considérables mais s'il n'y avait pas affirmations de cette volonté d'aller beaucoup plus vite avec en même temps une égale attention aux droits du demandeur quelle que soit la procédure choisie que ce soit la procédure normale ou la procédure accélérée s'il n'y avait pas affirmations de cette exigence d'aller beaucoup plus vite que ce ne fut le cas dans les les années passées eh bien il est à craindre que rien que rien ne se passerait moi je pense qu'un dialogue s'établira entre aussi bien l'ofpra et la semaine des as que les avocats qui ont pour spécialité d'accompagner sur notre territoire les demandeurs d'asile mais le souci du gouvernement comme le souci d'aider des sénateurs qui soutiennent ce projet du gouvernement c'est qu'avec cette rationalisation de la procédure 1 les droits des demandeurs soient strictement respectées que deux les délais soient effectivement raccourcis et qu'en conséquence il y ait une véritable acceptabilité dans l'opinion 2 ce droit d'asile qui est on le sait discuter on l'a vu encore ces derniers jours et qui peut se trouver remis en cause parce que les procédures ne sont pas saison nous dit aussi que 95% des déboutés et bien reste en france alors que se passe-t-il pour ces personnes pour cette personne bien ils font souvent l'objet d' obligations à quitter le territoire que madame tasca on a fait mention mais beaucoup d'entre eux saisissant de la cour des comptes révélé n'est pas un rapport de la cour des comptes c'est un pré-rapport rapport provisoire qui a trouvé la publicité dans la très ordinaire ce qu'il a fuité ce pied quand même difficilement acceptable donc je crois que le 1% et discutées et contestées mais ce qui est objectif c'est que une grande partie dans les faits des déboutés du droit d'asile restent sur le territoire surtout lorsqu'ils s'y sont installés longuement quelle qu'elle soit il faut préciser que bon nombre d'entre eux une fois déboutés du droit d'asile saisissent les préfectures de demande de régularisation administrative sur un autre fondement légal et au titre de l'année 2014 ya eu trente cinq mille personnes régularisées je ne dis pas qu'elles étaient toutes déboutées du droit d'asile mais c'est pour que vous compreniez que il ya d'autres solutions que de faire entrer ces gens dans l'illégalité et dans la clandestinité je me permettrai de souligner un point puisque il ya à mon sens beaucoup de considérations d'ordre politique nationale qui sont sous-jacentes aux débats actuels il faut quand même me semble-t-il remettre les choses en perspective quant à l'afflux de demandeurs d'asile dans notre pays en 2014 pour toute l'union européenne ya eu 6 125 mille six cent vingt-six mille pardons demande d'asile sur lesquels seulement 10% d'entre elles ont été faites en france alors que 32 par exemple ont été déposées en allemagne je pense que ce sont des chiffres qu'on devrait un peu plus méditer parce que le spectre de la france envahie par des demandeurs d'asile qui en réalité serait des immigrés économiques ne correspond pas à la réalité de ces chiffres est par ailleurs permettez-moi aussi d'en communiquer d'autres relativement aux taux d'admission des demandes d'asile le taux moyen d'admission tout pays de l'union européenne confondus est de 45 % des demandeurs d'asile mais derrière ce chiffre moyen il ya des disparités qui sont assez difficile à expliquer en allemagne 41 7 % des demandeurs d'asile doit leur demande acceptée en italie 58,5 en suède 76,8 quand on passe à la france on est aux alentours de 22 23 24 pourquoi une telle différence c'est pour ça que je me lâche la réponse je n'ai pas il faudrait demander à l'ofpra il faudrait demander aux magistrats de la cour nationale du droit d'asile mais c'est pour vous dire que le discours qui tend à dire que la france est submergé par les demandeurs d'asile me semble devoir être nuancée c'est vrai que ça intervient dans un contexte où le premier ministre l'a rappelé et bien c'est rock'n la france s'oppose à des quotas pour l'accueil des réfugiés quelle est votre réaction on a vu que bernard cazeneuve préciser la position de la france de façon très très très clair c'est à dire que la la notion même de quotas ne peut pas accompagner l'exercice effectif du droit d'asile puisque le principe du droit d'asile c'est l'engagement un examen individualisé de la situation du demande donc c'est antinomique avec la fixation de quotas on peut parler c'est que voudrait partition plus juste alors c'est autre chose il y a un travail à faire à l'échelle européenne pour une solidarité effective entre les pays de l'union qui aujourd'hui sont très inégalement engagé dans l'accueil des demandeurs d'asile et certains pays même ont déjà mis les mains en avant aux déclarations de de la commission européenne en disant nous pas ça ne nous concerne pas mais donc le quota c'est une fausse solution pour les demandeurs d'asile on peut parler de quotas s'il y avait une politique volontariste concernant par exemple l'immigration économique en fonction des besoins de certains secteurs d'activité mais c'est inapplicable en ce qui concerne les demandeurs d'asile il faut qu'ils soient demandeurs ce mot a quand même du sens et pas des gens que l'on veut un soldat de l'alliance sur cette question des quotas que dit l'avocat non mais sur la question du cottage je pense que bon c'est une discussion qui doit avoir lieu au niveau européen de répartition de la charge entre les différents pays mais à cet égard permettez moi de préciser je vous abreuve de chiffres en france il ya 985 demande d'asile pour un million d'habitants en suède y en a cinq mille sept cents alors bon voilà je pense que ce sont des chiffres à méditer merci merci pour ces précisions merci à tous les deux dans ce débat c'est la fin de cette édition merci à vous de l'avoir suivi à 22h sonia mabrouk et ses invités bonne soirée à demain ce soir sur public sénat à 22 heures le journal présenté par sonia mabrouk à 22h30 le documentaire le monde merveilleux du gps avec le gps la géolocalisation est entré dans nos vies retour sur une technologie qui a longtemps été l'apanage de la nasa avant que les européens ne décide de se payer leur indépendance satellitaire bonne soirée sur public sénat alors quand vous vous rasez le matin là vous pouvez penser à autre chose qu'au ministère de l'intérieur est ce qui vous arrive à ce moment là de penser à l'élection présidentielle pas simplement quand je me rase quels ont été les changements que les réseaux sociaux les chaînes d'information continue on induit dans la communication politique cette semaine pour les 15 ans de public sénat nous déshabillons en tout bien tout honneur c'est quinze années charnières qui ont marqué la com déshabillons-les mercredi à 22h45 sur public sénat
Catherine Tasca