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Podcast / conversationLéman résilient· 5 avril 2020 258 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesJusticeSolidarités & famille

Juan Branco - CRÉPUSCULE lu par l'auteur - LIVRE AUDIO

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 2 %Attaque 88 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:30Juan BrancoFait
    « Un président qui se cache à ce point de sa population est un président qui triche, qui a peur. »
  • 5:00Juan BrancoFait
    « Les médias restent pour l'essentiel indulgents à l'égard du pouvoir et développent des théories fumeuses pour masquer leur incompréhension face à cette révolte. »
  • 7:30Juan BrancoFait
    « Emmanuel Macron a été placé, bien plus qu'il n'a été élu. »
  • 12:30Juan BrancoChiffre
    « Le nombre d'individus vivant sous le seuil de pauvreté dépassait en France les 9 millions. »
  • 15:00Juan BrancoChiffre
    « Les actionnaires du CAC 40 se distribuaient 47 milliards de dividendes. »
  • 17:30Juan BrancoFait
    « Ce sont ceux qui réclament le départ du président et la refondation de notre cité qui le font pacifiquement. »
  • Fait
    « Emmanuel Macron a été propulsé en urgence. La catastrophe politique touche tous les candidats du système. »
  • Chiffre
    « 10 d'entre eux possèdent en France 90 % de la presse écrite. »
  • Chiffre
    « Les 1 % les plus riches de la planète concentrent chaque année plus de 80 % de la création de richesse. »
  • 0:15Chiffre
    « Les seules libérations, l'Express, l'OPS et le monde auront dédié plus de 8000 articles à monsieur Macron entre janvier 2015 et janvier 2017 alors que rien de remarquable dans son action politique ne se manifestait, soit autant qu'à l'ensemble des candidats de gauche réunis. »
  • 0:15Fait
    « En plus de la banque Rotchild et de ses réseaux qu'il obtiendrait en utilisant ceux de l'Inspection générale des finances devenu passoir en ressources d'état force de trahison d'un corps censé en contrôler les deniers »
  • 0:45Fait
    « Monsieur Macron avait commencé là par sa femme une opération de cumul de capital politique valant bien une contrepartie qu'il ne cesserait jamais d'alimenter. »
  • 1:45Fait
    « Aucun organe de presse appartenant à ce système n'a en ce même fait son adjornamento et à défaut de nous avoir trompé n'a admiss trompé. »
  • 4:00Fait
    « Alexandre Benala avait ordre de faire rentrer des civils au service de sécurité de l'Élysée. Il a eu la tutelle de gendarmes et de policiers mobilisés en cette maison d'où émanent les ordres qui font et défont les carrières de tous les fonctionnaires du pays. »
  • 12:00Chiffre
    « Uramine fit disparaître 3000 emplois et 2,5 milliards d'euros des caisses de l'État parti pour des destinations inconnues. »
  • 15:00Fait
    « Sciencepo avait été tout ce temps utilisé non seulement pour remployer ses individus, mais plus largement mettre en œuvre un système népotique n'ayant rien à envier aux oligarchies financières. »
  • 19:00Fait
    « Ismaël Émélien octroiera plus tard par le truchement de Muriel Penic qui précisera à sa secrétaire de s'assurer que tout cela reste confidentiel. »
  • 0:30Juan BrancoFait
    « les réseaux Stroscan et Huchon Moscoviciil et Reliant la mécanique s'est enclenchée »
  • 2:00Juan BrancoChiffre
    « obtenir en un temps record provenant de 900 personnes près de 7 millions d'euros de dons »
  • 2:30Juan BrancoFait
    « promesse de réduction fiscale qu'il ne tardera pas quelques mois plus tard à leur octroyer »
  • 3:30Juan BrancoFait
    « Le Monde dont le président du conseil de surveillance Jean-Louis BFA était l'un des principaux soutiens de Macron »
  • 4:30Juan BrancoFait
    « Alain M un prédécesseur au conseil de surveillance du Monde où il s'était mué en grand appui d'É Louis Plenel avant de soutenir Emmanuel Macron »
  • 5:00Juan BrancoFait
    « Jack Atali qui ferait office de Midomichi entre tous ses espaces »
  • 6:00Juan BrancoFait
    « Ces êtres ne sont pas corrompus, ils sont la corruption »
  • 7:00Juan BrancoFait
    « Le journalisme en ce pays a longtemps fonctionné comme une balance, prenant à droite ce que la gauche rejetait »
  • 8:00Juan BrancoFait
    « Comment dès lors s'étonner des conséquences terribles que tout cela a suscité et suscitera »

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Juan Branco

Le diable Vauvert et Florent Masso présentent crépuscule de Juan Branco. Lu par Juan Branco. Préface lu par Denis Robert. C'était au début du mois de novembre 2018. Le président de la République achevait sa tournée mémorielle par une visite à Ponamousson, une ville en bord de Moselle. Il devait y clôturer un colloque qui usait d'anglicisme pour inventer son monde de demain. Choose Friends, grand est. J'ai un ami médecin. Je le soupçonne d'avoir voté Emmanuel Macron aux deux tours de la présidentielle. Entendons-nous bien. J'ai fait comme lui au second tour sans état d'âme particulier.

Donc cet ami que je soupçonne de toujours voter à droite m'envoie un long mail quelques jours plus tard avec une dizaine de photos édifiante. C'était comme si un gaz mortel avait anéanti toute une ville, pas un seul Mus Pontin dans les rues. La place du rock complètement fermée à la population. Idem pour l'abaye des prémontrait où étaient enfermés les cinq invités du colloque, des élus et des décideurs triés, fouillés, encravatés. En cet après-midi, la ville est anesthésiée. On a écarté la population dans un cercle d'environ 1 km de diamètre autour d'Emmanuel Macron, pas un seul habitant libre et vivant.

Rien que des barrières métalliques, des gendarmes et des compagnies républicaines de sécurité patientant dans des dizaines de cars garés le long des berges. Le soir à la télévision et le lendemain dans la presse ont relevé la réussite du voyage présidentiel sans faire état de la mise à l'écart du peuple import. Je n'ai jamais vu ça. C'est complètement dingue, commentera mon ami à propos de la peur visible de voir le président confronté à des opposants. C'était le 5 novembre et les gilets jaunes étaient encore pliés dans les coffres des fourgonnettes. Juan Branco ajoutait une dernière touche à son manuscrit crépuscule qu'il venait de mettre en ligne sur son blog. Il était encore confidentiel.

Une semaine plus tard, les gilets jaunes vont commencer à râ sociaux puis sur les ronds-points. Cette taxe carbone pour les voitures diesel fait hurler les pauvres et se cacher les riches. Le pays se fragmente, le pouvoir joue la montre et comme mentaire médiatique minimise à l'unisson le mouvement qui se dessine et s'enracine. L'écart se creuse bientôt habissal entre la France de tout en haut et celle d'en bas. Au milieu s'ouvre un gouffre que cherche à combler les cordies intermédiaires et les préposer au comérage politique. Personne n'y parvient. Les corps intermédiaires ont été pulvérisés par Emmanuel Macron et sa République en marche.

Les médias restent pour l'essentiel indulgents à l'égard du pouvoir et développent des théories fumeuses pour masquer leur incompréhension face à cette révolte. J'ai les photos de mon ami médecin en tête. Un président qui se cache à ce point de sa population est un président qui triche, qui a peur. Quelle autre explication ? Ran qui n'est alors qu'une relation sur Facebook poste un message en m'invitant à lire son texte. Ce que je ne fais pas tout de suite rebuté par le propos apocalyptique. Le pays entre en des convulsions diverses où la haine et la violence ont pris pied.

Cette enquête sur les ressorts intimes du pouvoir macroniste écrite en octobre 2018 vient donner raison à ces haines et violences que l'on sait tant déconsidérer. On en voit tellement passer sur le net. Pourtant, malgré le style abscon, la longueur des phrases et l'appreté d'une lecture sur écran, quelque chose m'accroche dans le ton. Ce ran Branco semble connaître son sujet et tenir la distance. J'enregistre le document. Je suis entouré d'amis, journalistes, voisins, parents qui pour la plupart minimisent le mouvement des gilets jaunes.

Sur Facebook, l'incendie se propage mais dans les médias mainstream, on avance pépère traitant les manifestants au mieux d'Olibrius ou de beauf selon Jacques Juliard. Au pire de racaille cagoulé Pascal Bruckner de d'extrême droite ou d'extrême gauche qui viennent taper du policier Luc Ferry ou de ordes de minus de pillards rongés par le ressentiment comme par les puces Fran Olivier Gisbert chaque samedi tandis que le président se taire et gilets jaunes occupent pourtant de plus en plus d'espace mais interlocuteurs reprennent souvent l'acméaires médiatiques.

frais de la violence de la rue critique l'absence d'organisation et de revendication claire amalgame les gilets jaunes à l'extrême droite. Ces raisonnements m'apparaissent étriqués, dupliqués et infinés, dénués de fondement. Ils expriment une peur de l'inconnu et de l'insurrection qui couve. Je viens de publier une enquête qui décrit la façon dont les milliardaires, aidé par les banques d'affaires et les cabinets d'avocat pisent les États. J'ai beaucoup réfléchi, écrit des livres, réalisé des documentaires autour de la question de ces inégalités croissantes, de la préignance de la finance sur l'économie et de la paupérisation des classes moyennes.

Comment un pays aussi riche que le nôtre peut-il produire autant de pauvreté ? Je prends le parti sur les réseaux sociaux comme lors des débats publics des gilets jaunes. Ils expriment une révolte salutaire essentielle. Ils nous rendent honneur et fierté malgré les excès et les bavures. On me relance alors régulièrement. Tu as lu, crépuscule ? Tu as vu la vidéo de droit de Branco chez Mermé ? Un soir, à la fin de décembre 2018, je me tape les deux. Je découvre d'abord un jeune homme calme et fougueux à la pensée structurée qui développe une critique argumentée et originale du macronisme. Puis je me plonge dans le crépuscule. J'en sors fatigué mais emballé. Je n'ai pas lâché son manuscrit.

Malgré les digressions et la posture parfois emphatique, c'est la première fois que je lis une histoire aussi fouillée et convaincante de ce qui pourrait être le macronisme et qui apparaît ici comme une splendide arnaque démocratique. Le macronisme n'est ni un humanisme ni une idéologie. C'est à l'évidence à la lecture de Crépuscule une invention d'oligarque. C'est un système de préservation et d'optimisation des acquis d'une grande bourgeoisie qui ne savait plus à quel sein se vouait après la déconfiture des deux précédents mandats présidentiels. Emmanuel Macron est passé par là. Il a conquis les foules. Il marche sur l'eau.

Il consolide et perpétue le rapport de domination des élites sur le peuple. Il ne cherche pas à s'enrichir ou à enrichir précisément sa famille tel le tyran classique et aprogain. Mais il est dur au mal. travaille pour sa caste, ses amis, ceux qui l'ont aidé à conquérir le pouvoir. Ils cherchent à préserver et à faire prospérer leurs intérêts. Le macronisme est une forme élaborée, moderne et high-tech de despotisme. Un despotisme éclairé certes, mais un despotisme quand même. Rien que ça, rien que ça. Le manuscrit dans sa première version, Ran intervient régulièrement sur son blog pour pefiner son texte se divise en deux parties.

La première, une centaine de feuillet, est un monologue sur la prise de pouvoir d'Emmanuel Macron. La seconde, plus courte, une quarantaine de feuillets, est un portrait du nouveau secrétaire d'État chargé de la jeunesse et des sports, Gabriel Atal. Les deux sont réunis sous la bannière d'un crépuscule promis au jeunes président et à ses affidés dont le méconnu Gabriel Atal. La rumeur autour du texte et les téléchargements vont bon train. Ran devient assez vite une star des réseaux sociaux et multiplie les vidéos et interventions sur Facebook et Twitter. Fin décembre, son texte a été téléchargé plus de 100000 fois et certaines de ces vidéos comptent deux millions de vues.

Nous entretenons une courte relation épistolaire. J'invite à reprendre son texte, à le densifier, à le fluidifier en pensant à son lecteur. Je le pousse à faire un travail journalistique et pédagogique et lui propose de chercher un éditeur. Je le fais sans calcul, par passion pour cette histoire et ce manuscrit en devenir. Je n'avais encore jamais lu ni compris à ce point les raisons profondes du macronisme. J'avais bien compris que les médias faisaient la promotion d'Emmanuel Macron. J'avais lu ça et là qu'il copinait avec Xavier Niel. Je m'étais étonné de voir la reine des paparadis Mimi Marchand s'occuper en exclusivité de l'image du président.

J'avais relevé que Brigitte Macron ne portait que des fringues appartenant à des entreprises de Bernard Arnaud. Mais je n'avais jamais fait le lien entre ces événements et d'autres comptés par Ran Branco. Je baignais dans un bain d'eau tiède à peine énervé de lire et d'entendre à longueur d'éditoriaux ou d'apparitions télévisées des commentaires ludatifs sur la jeunesse et l'intelligence d'Emmanuel Macron. Quelle chance nous avions. J'avais fermé les écoutes. Je somnelais. J'étais comme ces grenouilles qui ne se rendent jamais compte qu'elles vont finir et bouillant les pauvres. Les gilets jaunes nous ont réveillé.

Juan par son parcours et sa position dans l'appareil d'état, par son âge et ses relations avec les leaders de cette République en marche participe à ce réveil de nos consciences en Dolories. Il nous permet de mieux appréhender la chose macronienne et de cerner l'horreur naissante. Horreur, tu veux dire aurore ? Non, je veux dire horreur. Tu déconnes ? Non. Rien de ce qui est proposé n'est défendable. Ce qui est horrible, c'est autant le programme économique et fiscal que la manière avec laquelle on nous l'enrobe et la lutte des classes qui profilent. Juan Branco est un pirate et un insider.

Il raconte de l'intérieur l'avènement d'Emmanuel Macron et des trentenaires qui l'entourent et l'encouragent. Tous ont le même profil, dents longue, ambition dévorante, pensée asceptisée et dénuée d'affect pour tout ce qui concerne le peuple. L'idée même du peuple. Le mot est banni de leur vocabulaire. Ils ne sont pas corrompus, ils sont la corruption, écrit Ran avec affectation et un certain réalisme. Aller voir travailler et communiquer, on peut lui donner raison. Ran a 29 ans. Il a été le premier conseiller d'Aurélie Féliipetti avant qu'elle ne devienne ministre et le vire. Il a côtoyé à ce titre les patrons de chaînes de télé et de journaux.

Il a été dragué par les adeptes de la République en marche et par Xavier Niel. Il est normalien, a fréquenté l'école alsacienne à Paris où il a partagé sa scolarité avec Gabriel Atal qu'il a connu sarcosiste, socialiste et maintenant macronien pur sucre. Cet atal est une sorte de quintessence de la philosophie présidentielle. La description qu'il l'ont fait est glaçante et sert de détonateur au livre. Ce jeune homme bien mis, ministre àt ans symbolise à la perfection le triomphe du vide politique et du progressisme libéral. Cette modernité constamment mise en avant évacue toute idée d'intérêt général et défie l'absence de scrupule.

Seul compte la marche en avant vers nulle part, la victoire individuelle, la Rolex à 30 ans et le nouveau smartphone. On est ici dans la saga d'un gouvernement qui court pour ne pas tomber, qui cache des accords passés. À lire Branco, on déchiffre et on réalise la trahison, on la voit. C'est de cela qu'il s'agit, d'une perfidie, d'une tromperie sur la qualité de l'offre politique. Le président qui veut légiférer sur les fakees news est lui-même le produit d'une immense fake news, celle d'un jeune provincial supérieurement intelligent qui œuvrerait pour le bien de tous et se serait levé un matin en rêvant à son destin présidentiel.

À lire Branco, l'histoire devient plus grise, intéressante, secrète, chaotique, compromettante et crépusculaire. Emmanuel Macron transparaît dans ce récit comme le produit d'une manipulation de l'opinion. Grâce au raisonnement mis en place, au fait énoncé et sourcés, Emmanuel Macron, aussi brillant soit-il, est dévoilé comme le candidat d'un système oligarchique à bout de souffle qui avait intérêt à se trouver une vitrine et un storytelling sous peine de disparaître. Comme manifestation incontestable de cette scénarisation de la vie politique, prenons l'exemple du 10 décembre 2018.

Ce soir-là, en pleine crise des gilets jaunes, Emmanuel Macron dans une allocution télévisée millimétrée annoncé que tous les employeurs qui le pouvaient devraient verser une prime de fin d'année à leurs salariés. Cette primeait pas soumise à l'impôt. Le président, acculé par la colère des gilets jaunes, lancé un appel aux entrepreneurs. Help me ! Le 11 au matin, dans un improbable mimétisme, les PDG d'Altis, de Fre, de LVMH, d'Orange et quelques autres annoncèrent qu'ils allaient tous lâcher autour de 1000 € pour chacun de leurs employés en vertu d'un nécessaire effort de solidarité nationale.

Patrick Drahi, Xavier Niel, Bernard Arnaud, Stéphane Richard pour ne citer que quatre des principaux supporters d'Emmanuel Macron, répondait présent. Tout était à l'évidence prévue, prémédité. Il fallait réagir vite et lâcher un peu de cash. Les amis et les sponsors de la campagne d'Emmanuel Macron ont répondu présent : "Comment pouvait-il en être autrement ?" En cette fin d'année 2018, les actionnaires du CAC 40 se distribuaient 47 milliards de dividendes. La fortune de Bernard Arnaud doublé. Emmanuel Macron s'arqubout sur le maintien de l'ISF.

Il l'avait promis à ceux qui avaient financé sa campagne, à toutes ces familles qui à coup de chèque de 7500 € exigé plus de justice fiscale pour elle. En cette fin d'année, curieux paradoxe, le nombre d'individus vivant sous le seuil de pauvreté dépassait en France les 9 millions et les amis du président sous la pression des gilets jaunes lâcha. De même, l'État, inquiet de voir chaque samedi le peuple des ronds-points s'approcher des centre-villes, régler ses primes à la police en leur offrant des flashballs flambant neuf et très performants. Plus tard, ils feront voter une loi anticasseur et assumeront sans faillir leur dérive autoritaires.

Je profite de la fin d'année et du début du mois de janvier pour faire la tournée des popotes en invitant plusieurs de mes amis éditeurs à lire le texte de Ran. Je suis d'un naturel confiant. Ran multiplie les followers et les libraires s'emballent pour la version numérique et si littéraire de crépuscule. Je préviens, mes amis éditeurs, que le texte sera complété et amélioré. J'explique qu'on est dans la tradition française des penflés, que celui-ci est une œuvre salutaire. Depuis le livre de Christian Eker où l'ancien ministre du budget racontait comment Emmanuel Macron alors ministre de l'économie avait abusé de son passage à Berir sa campagne des présidentielles.

Personne ne s'était attelé à dire avec autant de précision d'où venait le président ni comment il avait construit son succès. Je vais essuyer cinq refus. La plupart du temps, la première lecture, celle de l'éditeur, est positive. C'est ensuite quand on monte dans l'organigramme de la maison d'édition que les choses se gâtent. Malgré les dizaines de milliers de téléchargements sur Internet, malgré la crise des gilets jaunes et le lien évident entre celle-ci et le livre de Ran, aucun éditeur important ne veut prendre le risque de le publier. La question est, à l'évidence moins judiciaire que politique.

Même si, curieuse conjonction des temps, le 9 janvier 2019, Aurore Berger, la porte-parole de la République en marche, annoncé avoir porté plainte contre Ran et le chroniqueur Thomas Guénolé pour incitation à la haine et à la violence. Il y a pire que celui qui menace, que celui qui tabasse, que celui qui intimide. Il y a ceux qui arment les esprits pour légitimer ces violences dans notre pays indiquait la députée des Yvelines à Paris Match. Le refus du manuscrit et les attaques contre Ran me dépriment au point qu'avec un ami, j'envisage de participer à son édition à titre personnel. J'en étais là quand deux éditeurs plus indépendants et enthousiastes que les autres ont pris contact.

Ce que vous avez entre les mains, cette chronique d'un effondrement qui peut advenir est le fruit d'une courte maturation. Sa lecture permet de mieux comprendre comment et pourquoi ce président a si peur du peuple et compte tellement sur la police pour sauver sa réputation et celle de ses amis. Les grandes messes macroniennes érigées en débat occup en ce mois de février finissant à temps quasi complet les écrans. Elle retarde une échéance qui semble à lire Ran Branco, inéluctable. J'aurais pu dire espérer, je n'en suis pas sûr.

Contrairement à l'auteur de crépuscule, je ne suis pas persuadé que l'effondrement puis la destitution d'Emmanuel Macron soit la seule issue au conflits qui agite le pays, ni la meilleure. Jamais des politiques fiscales et économiques n'ont été autant construites, vendues et inventées pour bénéficier aux classes supérieures déjà si riches et dominantes. l'absence de contrepouvoirs médiatique et d'offres politiques crédibles à opposer est désespérante. Nous nous sommes laissés endormir et berner mais nous avons été des électeurs consentants et ce qui se profile n'est pas la fin d'un monde juste son déclin sa nuit son tumulte son désordre sa confusion. Pourquoi croire au pire ?

Espérons l'aube, le calme, le silence et la justice. Espérons des hommes debout, déterminés et lucides. Contrairement à la vision sombre et sans alternative d'une révolution forcément sanglante, induite par Ran, il reste un peu de temps et désespoir. Il reste aussi des journalistes dans les médias mainstream comme dans la presse alternative et indépendante pour poursuivre le travail d'enquête autour du macronisme et inverser la tendance lourde qui voudrait enterrer les gilets jaunes sous les gravas du ressentiment des managers en place.

Ce livre est différent de ce qui s'édite et se lit usuellement sur Emmanuel Macron, ceux qui l'ont amené à l'Élysée et ceux qui vivent grassement au crochet de cette République en marche vers leur néant. Son auteur assume pleinement et courageusement une forme de trahison. Juan vit à Saint-Germain des Prê. C'est un jeune bourgeois qui rond avec sa classe, ses maîtres, certains de ses amis, ses collègues de Normal Supp. Il vit depuis près d'un an grâce au RSA, gageant que cela lui sera reproché. Il a aussi rompu avec sa vie d'avant et ses salaires de banquier pour entreprendre ce travail pour lui-même, sur lui-même et pour nous. Il n'a rien prémédité.

Il s'est levé un matin et s'est mis à écrire, à prendre ce risque parce que le reste, tout le reste lui paraissait insupportable. Crépuscule nous éclaire, c'est son paradoxe, sur la face obscure de ce pouvoir déliquant. C'est d'abord un exercice de lucidité. Ce texte est dédié à ceux qui n'auront jamais concédé leur dignité. Ceux qui, face à la tentation du pouvoir et de la compromission, du mensonge et de l'intérêt auront su tenir sans cédé, il est à cette idée qui m'a fait naître, cette République postulant l'égalité de ses enfants. Cette République qui a aspiré le monde et qui sombre maintenant entre des mains prostituées. Chapitre 1.

Le pays entre en des convulsions diverses où la haine et la violence ont pris pied. Cette enquête sur les ressorts intimes du pouvoir macroniste entamé en octobre 2018 vient donner raison à ces haines et violences que l'on s'est temp plus à déconsidéré. Il rend hommage à ce peuple sombre dont la profondeur a été confondue avec sa supposée saleté par une élite qu'il est temps maintenant détriée. Qu'il soit établi que seront ici révélés les liens de corruption, de népotisme et d'endogamie qui janchent un pays et qui ont fait de ces dominants les esclaves de leurs propres intérêts. Tous les faits que je vais exposer ont été l'objet d'une enquête et vérifiée au détail près.

Ils exposent un scandale démocratique majeur, la captation du pouvoir par une petite minorité qui s'est ensuite assurée d'en redistribuer l'usufruit auprès des sien sans ne rien s'exiger ni s'imposer en un détriment qui explique l'explosion de violence à laquelle nous avons assisté. Qu'il explique et la requise. Car à force de compromission successive, NCL chargés de décrypter le réel se sont prostitué en un marché de l'information où la protection du secret valait autant voire plus que la révélation de la vérité. Ce scandale n'a jusqu'ici pas été décrit ni révélé alors même qu'il est connu de ceux qui sont censés nous le raconter.

Ceux même qui se satisfont plutôt que d'exercer leur fonction de se compromettre avec ceux qu'ils sont censés contrôler et qui les ont achetés. Dans un pays où 90 % de la presse est entre les mains de quelques milliardaires, l'exposition de la vérité est devenue à faire complexe. Morcelée, envasée, elle est devenue indiscible et insais, inaglomérable politiquement. La capacité à dire et se saisir du réel n'a cessé par ces corruptions pour les dirigeants comme pour les populations de se dégrader. Et le peuple a fini par se lever. Chapitre 2. Nous courons à l'abîme. Un français sur deux a souhaité 18 mois après son élection la démission du président de la République.

Il faut mesurer la force de ce qui pourrait apparaître comme le fruit d'un éème et àin sondage. Outre la variabilité des données et des humeurs qui saisissent toute population soumise à des opérations de propagande régulière comme le grand débat en serait, mesurons ce qui nous a été dit. Non pas qu'un président de la République aurait dépu à un français sur deux, mais qu'un français sur deux, dont une écrasante majorité adhérait jusqu'alors au système politique existant, a souhaité la mise à battre de celui qu'ils avaient quelques mois plus tôt collectivement consacré, jusqu'à le faire trembler et ses mains de maquillage recouvrir. Comment expliquer cette anomalie ?

Alors que formellement, Emmanuel Macron semble avoir respecté l'ensemble des conditions qui font qu'une élection apparaît comme démocratique, censé offrir à son attributaire un socle puissant pour diriger et réformer le pays. Voilà la question à laquelle nos clair se sont trouvés incapables de porter réponse. Partie prenante d'un système qui par rachat successif de leur liberté les a asservi, les journalistes et les éditorialistes des grands médias sont devenus incapables de dire ou d'expliquer le monde. réduit à commenter des paroles émanantes de la rue ou du pouvoir, ils se sont laissés éprendre jusqu'à ne plus rien saisir ni produire en soi.

Aucun n'a su entendre l'évidence, à savoir qu'Emmanuel Macron n'avait respecté que formellement notre système démocratique et qu'ils avaient été les premiers complices de ce fait et que dès lors, l'illégitimité ressentie par une majorité de nos concitoyens correspondait à et que dès lors l'illégitimité ressentie par une majorité de nos concitoyens correspondait à une évidente réalité. Les mots sont durs et pourtant cela sera l'objet de cet exposé. Ils sont justifiés. Celui que nous nous apprêtons à abattre symboliquement a pris le pouvoir littéralement au dépend de notre souveraineté, d'une souveraineté qui s'est trouvé violée.

Il n'y a nulle sédition dans l'appel au départ d'Emmanuel Macron. Sa prise nous a départi d'un quelconque désaccord politique et a altéré le sens même de notre confrontation à cet être, la possibilité même d'une confrontation par la politicité, par le viol de nos principes démocratiques et républicains. L'idée même que nous appartiendrions à un même ensemble aux règles politiques partagées s'est trouvé affecté. Chapitre 3. Aucune parole institutionnelle dans les médias, les partis politiques ou ailleurs n'a rendu compte d'un désir de bouleversement radical. qui a pourtant traversé l'ensemble de la société française.

Aucun, à l'exception des gilets jaunes que l'on aura invité et traité avec folklore pour les infantiliser pendant des mois sur les plateaux télévisés ne s'est saisit de cette revendication principielle. Or, c'est bien le rôle du médiatique et du politique en une société démocratique et libérale représentative que de porter les intentions de la population sans mépris ni écart ni jugement précipité dans une médiation qui doit rester rinhibée qui doit amener à une éloration permettant d'éviter toute dévastation, toute déconstitution. Si aucun outil institutionnel ne permet de porter une parole pourtant largement partagée, alors le principe de notre régime s'en voit affecté et la violence nî.

Ce qui a saisi le pays à partir du 17 novembre 2018 trouve ainsi à s'expliquer. Comment pourrait-on faire tenir un système qui se veut représentatif et démocratique quand la parole d'une majorité de la population se voit au quotidien systématiquement écartée et dégradée ? Alors qu' taxe carburant censé financer le CICE, flat taxe, ISF et 1000 autres mesures invisibilisées s'opéraient un transfert de ressources massif au détriment de l'écrasante majorité de la population et à destination des quelques âmes qui avaient faitir monsieur Macron.

Alors que nul parmi ceux qui sont formés, payés, intronisés dans le petit Paris pour défendre les intérêts de ceux qui sont écartés du pouvoir ne s'est élevé. Ce paradoxe que personne ne souhaite traiter, que l'on a cherché à masquer est le signe d'une défaillance profonde. Il est la preuve manifeste d'un échec.

Tous partis politiques, intellectuels, experts et médias se sont tu car tous se sont trouvés pris dans la NASE de ce qu'il conviendra d'appeler, et nous le justifierons, un système oligarchique, à savoir un espace public dominé par des individus dont la fortune immense dépend directement ou indirectement de l'État et qui investissent une part de leur deniers pour prendre le contrôle de médias afin de les assécher, d'en réduire le pouvoir et d'en tirer une influence qui assurera la préservation de leurs intérêts au détriment du biencommun. Ces individus, je les ai vu rencontrer, fréquentés.

Il n'est nul démocratie sans citoyens éclairés, nulle souveraineté sans possibilité de s'informer, nulle liberté sans représentation chargée de la contrôler. La prise de l'information par quelques individus obsédés par l'idée de soi a distordu la vie de la cité, écrasé toute possibilité réelle d'une quelconque forme de transgression et c'est accompagné d'un écrasement de notre appareil éducatif réduit à reproduire les privilèges et introduire les monarques et aristocrates qui demain hériteraient des prébandes de leurs parents sous le masque d'un terme atroce et infondé pour le légitimer.

Hérito justifiant qu'un seul pour fils et filles d'ouvriers fréquentent aujourd'hui les grandes écoles censées les défendre et les former. Notre espace démocratique s'est trouvé absorbé par les intérêts jusqu'à nous laisser prisonnier afin de nous organiser pour nous émanciper de plateformes techniques aux algorithmes manipulables dont le seul intérêt est la façon du profit. Au main d'une plateforme publicitaire comme Facebook pour recouvrir notre souveraineté. Voilà où nous nous sommes trouvés. Et pourtant cette plateforme, nous nous en sommes saisis et brutalement saisis.

Et cette saisine nous a fait émerger dans l'espace public avec une brutalité proportionnelle à celle de l'étouffoire que jusqu'alors nous subissions. Au prix d'une dizaine de morts, de milliers de blessés et d'arrestations, le système s'est à nouveau érigé sous les ouras soulagés de médiateurs, journalistes et représentants censés défendre les intérêts de la société, mais paniquer à l'idée d'être à leur tour emporté par cette vague et déjà obsédé à l'idée de renouer avec leur jeu de petits chevaux, indifférent à la violence qu'au quotidien des millions continuent de subir. Ce texte démontrera cette évidence à laquelle nous avons de l'intérieur assisté.

Emmanuel Macron a été placé, bien plus qu'il n'a été élu. Et la presse a agi en ce domaine avec complicité. La complicité que l'on ne peut qu'attendre de ceux qui, eux-mêmes placés, subissant cure d'amaigrissement sur cure d'amaigrissement, n'auront cessé de béler à leur indépendance par peur de perdre leur place plutôt que de s'indigner, tel des poissons rouges enfermés en desbocau toujours plus réduits. La colère et la volonté de destitution qui ont animé une majorité de nos concitoyens s'en sont trouvés légitimés. La démonstration qui suit est le fruit d'une trahison.

En exposant cet enchevêtrement de compromission, de mensonge et de manipulation, c'est avant tout à ceux qui avaient cherché à m'inttroniser que je m'apprête à m'attaquer et je m'apprête à le faire au nom d'une idée qu'ils ont abandonné. Cette idée est celle de la chose publique, la res publica qui m'a fait naître et à laquelle je me refuse à renoncer. J'ai été pendant 6 mois le premier conseiller d'Aurélie Philippe alors que se dessinait son accession au pouvoir courant 2012. 6 mois lors desquels j'ai été chargé de défaire la loi Adopi qui devait créer une autorité de contrôle sur le net.

Quand alors que des engagements avaient été pris en plein milieu de la campagne, une cabale de lobbyistes s'est mise en place pour faire revenir le candidat sur les promesses que nous lui avions à dure peine arraché, j'ai déposé une démission qui m'a été refusée. Nous étions en 2012. L'expérience de cette campagne abordée à Reculon, lors de laquelle j'entendrais un futur président de la République annoncèrent à ses conseillers qu'il savaient qu'il n'était là que pour les postes et qu'il les leurs octroirait seraient fondatrice. Elle me permettrait d'assister de l'intérieur à la mécanique faisant naître les pouvoirs et les fruits avariés de leur trahison.

Engagé au cœur de cette cast, j'ai assisté au mécanisme président à l'organisation des venteurs de TF1, des interviews présidentielles sur France Télévision, à la nomination et au recrutement des journalistes selon leurs affinités politiques et oligarchiques, aux mécanismes de publication et de dépublication des articles, au systèmes de compromission et redistribution qui se mettent en place à toutes les échelles pour s'assurer que rien ne soit dit sur le marché de l'information qui anime le petit paris au masques qui se posent sur les uns et les autres pour servir leurs intérêts.

J'ai auditionné au côté d'une future ministre de la culture tétanisée l'ensemble des patrons des chaînes télévisées négociant un acte 2 de l'exception culturelle tenant la dragé haute annonce Paulini Bertrand Me et Réy Fumelin. Tandis qu'inquiète et silencieuse, elle regardait un enfant de 22 ans s'exposer au sommet des tours de TF1, Canal Plus et France Télévision. De l'intérieur de cette machine à une place exorbitante pour mon âge. Après avoir vu le procureur de la Cour pénale internationale se prosterner face au potentas africain et conseiller éséen, j'ai vu grandir et se renforcer les dominants de ce monde, grandir et naître leur pouvoir.

Je les ai vu masquer leur saleté pour mieux s'imposer. Face aux membres d'une oligarchie constituée, je me suis laissé absorber avant de renoncer pour ne pas me voir à mon tour contaminé et devenir le pion d'une fabrique au consentement mise au service de leurs seuls intérêts. C'est de cette position que je m'apprête à vous raconter comment Emmanuel Macron a opéré un arrachement démocratique dont le seul déboucher pouvait être le radissement autoritaire du régime jusqu'à l'excès ou son effondrement. Chapitre 4 2 octobre 2017. À Paris, la place Vandom est bouclée. Face au ministère de la justice se tient un événement important pour la nation.

Un des amis intimes du président inaugure une boutique de vêtements. La première fortune de France est 4e mondiale, 100 milliards d'euros en 2019, 30,2 milliards en 2016. Propriétaire du plus important groupe de luxe au monde, 3e actionnaire de Carrefour et d'une infinité de médias et de structures économiques. J'ai nommé Bernard Rnaud fait l'achèvement d'un projet long de 7 ans qui lui a coûté près d'un demi milliard d'euros. À quelques kilomètres de la fondation Louis Vitton, construite grâce à plus de cinq cents millions d'euros de dégrèvements fiscaux, sa marque préférée qui compte pour la moitié du résultat opérationnel du groupe LVMH inaugure au cœur de la capitale son navire amiral.

Jointure de deux hôtels particuliers, le bâtiment offre à ses clients les plus fortunés sur quatre étages l'attrait de l'esthétique versaillaise matiné d'une touche de modernité. Face à un ministère de la justice décrépissant, un immense soleil doré contrevenant aux règles des monuments historiques a été monté. Un arrangement a été trouvé. Brigitte Macron qui lors de ses apparitions publiques porte de façon récurrente des créations provenant des entreprises de son ami Bernard Arnaud a renoncé à venir. Le 29 juin 2017, elle était pourtant présente au côté de son mari pour l'inauguration à Paris de la station, le temple de la startup nation.

Au côté de sa fille Delphine Arnaud et de son gendre Xavier Niel. Mis à part le couple présidentiel, les mêmes convives qui accompagnaient le président de la République au dîner organisé par Donald Trump en l'honneur de la France se retrouvent ici servis par des majordhommes en livrés dans les salons d'hiver du plus bel hôtel de Paris. Au cœur du rit, à l'abri des regards et sous une escorte renforcée, on peut voir Bernard Arnaud en note avisée accueillir les siens au côté de son gendre et de sa fille. Ces trois-là ont joint leur capital pour devenir, avec l'aide complaisante de l'État, la plus puissante famille du continent. Autour d'eux, une centaine d'invités triaient sur le volet.

Du fait d'une erreur de casting, j'en suis. J'accompagne une amie. Ce n'est pas ma première rencontre avec Xaviniel. 3 années plus tôt, le patron de Fre m'a invité à déjeuner place de la Madeleine comme il le fait régulièrement avec des jeunes gens qu'il considère être appelés à de hautes fonctions. J'ai alors 24 ans et je suis lecteur à l'université de Yel. De passage à Paris, après un séjour au Centrafrique, je m'apprête à rencontrer un certain Julien Nassange pour la première fois. Mon agenda est chargé. Ambassadeurs en homme de pouvoir, la cour semble s'agiter. Nathalie Nouaired, directrice du quotidien Le Monde, maintenant le soir même.

Elle ne sait pas qu'elle s'apprête à être éjectée par celui qui m'invite à déjeuner. L'entrevue n'est pas très intéressante. Ni elle, pour lequel j'éprouve une grande curiosité, tente de me faire croire qu'il a des rapports exécrables avec son beau-père. Sa relation avec Delphine Arnaud a perturbé l'image d'outsider, resté fidèle à ses valeurs qu'il tente encore d'alimenter et il semble obsédé à l'idée de la corriger. Nous parlons de choses diverses. Je l'entretiens des dangers d'avoir investi dans la presse, d'un mélange des genres qui risquent de l'effondrer.

Il balait d'un revers de main mes réserves, se réait dit et je découvre pas à pas là où je croyais encore à une forme d'entièreté le cyme d'un être prêt à tout pour ses intérêts. Alors que le journaliste qui nous a présenté tente d'accompagner la discussion, rien n'y fait. Le monologue se déploie à l'infini jusqu'à me laisser interdit. La névrose de l'argent qui s'expose chez cette être aux failles marquées n'est pas partagée. Elle écrase tout rapport à l'autre. J'essaie de prendre l'addition sans succès. Nous descendons le petit escalier privatisé qui mène sur le trottoir.

Je sais que Xavierel a longtemps caché ses berlines et tenté de convaincre ses interlocuteurs qu'il roule encore en voiture d'occasion. Un de ses plus proches collaborateurs m'a raconté en janvier comment jusqu'aux fournitures de bureaux chaque dépense restait sujette à conflit. Payé 2000 € par mois, ses assistants racontent comment certains camarades s'en sont trouvés réduits à louer un petit bureau de 7 m carrés sans fenêtre pour s'occuper des affaires de la dièe fortune du pays. Nombreux sont ceux qui m'ont ouvert au méandre d'un empire allant de la Corse à Miami, recouvrant de suit une légende que mon interlocuteur cherche à redorer.

Sur le point de me quitter, il tient cependant à me montrer son téléphone. Un certain Emmanuel Macron vient de lui écrire. "Le futur président de la République", me dit-il. Nous sommes en janvier. Je le regarde sévère. Son sourire s'éteint. Le soir, lors de ma rencontre avec Nathalie Nugired, nous parlons d'Assange et de Sirie. Je n'ose pas évoquer ma rencontre avec Niel et ses confidences à propos d'Emmanuel Macron. Son prédécesseur, Eric Israelevic est mort d'une crise cardiaque après des mois de harcèlement contre lequel ses actionnaires ne l'ont pas protégé.

Elle est elle-même en grande difficulté, négociant d'arrache-pied l'obtention de maigres investissements longtemps promis que ses milliardaires de propriétaires refusent de lui octroyer. Xavier Niel joue avec elle, je le découvrirai plus tard, un double jeu. Il a prêté à Mathieu Pigas, ponte de la Banque Lazar, la Somme lui ayant permis d'investir dans le quotidien et va bientôt le sortir du trium virate qu'il composait avec Pierre Berger proche de son lit de mort. Xavier Niel a eu besoin d'eux pour légitimer ses appétits de pouvoir et substituer au procès qu'il ne cessait d'intenter au journalistes une prise de contrôle pur et simple pour comme il l'a si bien dit qu'il cesse de l'emmerder.

Mais ils ne sont que les pions d'une stratégie longuement mûrie. Dans le grand bureau du boulevard Auguste Blanquier, cette journaliste intègre que j'ai rencontré au Kadors alors que j'essayais de la prévenir des dérives de notre politique syrienne ne sait rien de la fronte qui s'apprête à monter. Je me voisin inquiet, pris dans un potentiel mélange des genres alors qu'elle me suggère la voix de la presse. Moi qui pense un jour m'engager politiquement lui répond que le contrat que tout journaliste passe avec son lecteur pourrait s'en trouver brouillé, qu'il vaut mieux éviter.

Elle me raconte ses difficultés, les investissements promis qui ne cessent de lui échapper, des journalistes qui sont en ligne directe avec les actionnaires pour la contourner, les réformes qu'on lui impose pour mieux la fragiliser. Lorsque je réécris à Xavier Niel, nous ne trouvons pas à nous entendre. Toujours réactif, il accepte le jeu et nous prenons les mois suivants du temps pour tenter de trouver une accroche qui ne viendra pas. Après réflexion, j'en arrive, analysant froidement la dérive oligarchique de notre société et la lui exposant à lui proposer sans ironie de devenir le précepteur de ses enfants.

Elisa Arnaud, la fille de Xavier Niel et de Delphine Arnaud, est à sa naissance déjà plus puissante qu'un quelconque chef d'état. Alors que les ombres s'amoncellent sur l'Europe et que la démocratie est en train de s'effondrer, je lui explique l'intenable de sa position, les dangers dans lesquels il nous place et à défaut de bouleversement la nécessité d'éclairer ses pouvoirs écrasants. Ce que je ne dis pas, c'est l'inquiétude que l'absence complète de considération de ces gens pour l'intérêt général suscite en moi.

Les offres d'emploi qui se sont succédées depuis quelques temps, notamment de la Banque Lazar où j'ai été reçu en grande pompe, ont confirmé que nulle part en ces lieux, la question se posait comme si le simple fait d'adhérer au système suffisait à satisfaire. Puisque celui-ci nous a couronné, pourquoi l'interroger ? Des temps ne sont pas encore aux interventions trop directes des puissances de l'argent dans l'espace démocratique. Celle-ci se contente, comme dans le cadre de l'affaire Quick, de piller une partie des ressources que la puissance publique leur a attribué en attendant qu'elle se voi compensée par des impôts prélevés auprès de la majorité des citoyens.

Les hommes politiques restent issus de partis qui peu ou prou gardent un lien avec les populations et limite les dégâts. Le quotidien Le Monde m'apparaît encore relativement indépendant comme si l'influence qu'avait tenté de s'acheter mon interlocuteur n'avait pas encore produit ses effets. Celui-ci se contentant de se comporter en bon gestionnaire. C'est au contraire, je le comprendrai plus tard, la raison de son insistance à rationaliser le fonctionnement de l'entreprise et à ne pas y injecter des financements. Produire un étouffoir qui, affelant, par pression sur les directions successives et précarisation du système médiatique dans son ensemble les asservira à ses intérêts.

Il reste que ces mondes portent en eux un inquiétant parfum. Lorsque le lendemain je pars pour Londres et découvre enfermé dans 20 mètres carrés un homme, Julien Nassange qui a culé continue de se battre pour faire éclater les systèmes de compromission qui à service à femme et tu les populations et qui pour cela est de la CIA au FSB ciblé par tout ce que le monde compte de puissant. Je respire soulagé. Voilà un lieu où s'engager avait connecté. Chapitre 5. ans plus tard, Nathalie Nouired a été éjectée de la direction du monde suite à une cabale nourrie en sous-main par les actionnaires du journal. Juan Nassange est toujours enfermé dans son ambassade.

Le protégé de Xaviniel, Emmanuel Macron, est entré à l'Élysée et je me retrouve donc dans un pays transformé à la démocratie effondrée au Ritz, à quelques pas de celui qui avait Naguer tenu à m'inviter à déjeuner. Une artiste qui m'a vu grandir sur les tournages de mon père m'a demandé de l'accompagner. Après un moment de flottement entre la robe de Julian Mour et un sai de Jeff Kuns, on m'installe à une table isolée. Je prends le temps d'observer mes compagnons. Il ne porte pas les robes de soirées des grandes actrices, des costumes des jeunes premiers. Et alors, la surprise me prend.

Ce sont, je vais les découvrir l'un après l'autre, certains des membres les plus puissants des rédactions de Paris. Ma surprise est immense. Dans la vanité de la paraille et de l'asservissement, ils se sont rendus là, heureux d'être invité à un tel événement. J'ai reconnu immédiatement Marie-Pierre Lanong, rédactrice en chef du magazine du Monde, qui a plongé son regard dans son téléphone dès qu'elle m'a vu arriver et ne le relèvera plus. Quelques mois plus tôt, son magazine censurait une enquête longue d'un an que j'avais produite sur Areva au Centrafrique aux sources d'un détournement de près de 2 milliards d'euros d'argent public et que son journal avait initialement accepté.

Elle, qui se trouve là, invitée au cœur de l'argent agit sur instruction de sa direction. comme me le confirmera sa consœur Camille Seus après qu'un autre pilier de la rédaction Serge Michel 3 semaines plus tôt a rencontré la même difficulté. Je reconnais là aussi Joseph Gozn de Gradia qui rit de ma présence en ce lieu. Moins gêné quelques années plus tôt, il m'avait commander mon seul papier pour LOPS après avoir eu vent de ma rencontre avec Assange. Accoutumé au faux semblant qui habite notre élite, il a décidé des abusés de s'y couler, acceptant un poste important où l'impact des compromissions qu'on lui réclame sera insignifiant.

La directrice générale d'elle, qui tente de me faire rire à ses côtés, se montre adorable. Je lui suggère de me recruter. Alors qu'on nous annonce un concert privé de Will Smith en petit comité et que les vins continuent de couler, je lance sans y penser. Mais au fait, pourquoi êtes-vous là ? L'ambiance jusqu'à détendue se resserre d'un coup. Les regards deviennent fuyants. Chacun semble vouloir s'effacer. Il faut un temps pour que l'un d'entre eux réponde timidement. Ce n'est pas ce que vous pensez. À la sortie, un homme fluet entouré de cigares du corps me dépasse nerveusement. Bernard Arnaud suivi de Xavier Niel et de sa femme Delphine.

Le temps de me reconnaître, le couple a déjà fait 5 m. Je vois mon ancien interlocuteur s'arrêter et se retourner pour me dévisager. Je ne dis rien. Quelques mois auparavant, j'avais raconté pour la première fois comment Xavier s'était mise en ordre de bataille pour soutenir Emmanuel Macron qui se vente auprès de ses proches d'avoir au téléphone tous les jours depuis son élection. Dans une petite gazette confidentielle accessible seulement sur abonnement, je prévenais des dangers d'un pouvoir que j'avais vu naître et dont les fondements ne pouvaient l'amener qu'à dérivé. Le concert est atroce, humiliant pour celui qui le tient.

En rentrant dans le froid de l'automne naissant, je repose cette fois publiquement la question à laquelle personne n'a su répondre quelques heures auparavant. Mais que pouvait bien faire Nouritz en livré 10 ponte du journalisme parisien à un dîner présidé par Bernard Arnaud et Xavier Niel. eux qu'ils sont censés contrôler, sur lesquels ils sont censés enquêter comme si de rien n'était. Ce qu'ils y faisaient, ces membres de rédaction, je le découvrirai en ouvrant les suppléments de nos magazines préférés, y trouvant des articles à la gloire de la nouvelle boutique tout juste inaugurée. Je n'ai plus jamais revu Xavier ni Bernard Arnaud.

Dans la nuit, j'avais envoyé un dernier message au premier comme pour le prévenir de ce qui venait. Oui, c'était bien moi. Burning houses are. Les maisons brûlent où qu'elles soit. Ce monde pouvait bien les absorber. Je ne les laisserai plus jamais me toucher. Chapitre 6. Comptons ici la mise en place de ce pouvoir la façon dont par exemple Édouard Philips sorti de nulle part a accédé au poste de premier ministre après s'être perdu entre des missions de lobbying pour une grande entreprise du nucléaire et divers labeurs auprès des républicains.

Comment et pourquoi les dénommés Ludovic Shaker et Alexandre Benala ont été recrutés à l'Élysée afin de mettre en place une garde prétorienne agissant comme une police privée auprès d'Emmanuel Macron ? Comment ce modèle a été soufflé par Bernard Arnaud et par son chef de la sécurité à LVMH, un certain Bernard Squarcini, rien de moins que l'ancien directeur de nos services secrets intérieurs, la DGSI. Celui-là même qui se trouverait mise en examen, suspecté d'avoir mis au service de son nouveau patron LVMH les moyens de notre état. Pourquoi ?

Plutôt que de raconter comment un individu comme Édouard Philippe avait prise une telle place auprès d'Emmanuel Macron et dans notre pays, la presse libre et ses centaines de journalistes s'est satisfaite d'en faire le récit que lui dictait ses dirigeants sans jamais chercher à enquêter. Je vais vous montrer que sur cette affaire, comme sur des dizaines d'autres ayant à l'ascension d'Emmanuel Macron, aucun récit fidèle au réel n'a été écrit ou partagé et que dès lors, le vote de nos concitoyens ne s'est pas fait de façon informée.

Entendez, sur des événements aussi importants que la nomination d'un chef de gouvernement, un pays tout entier a pu être tenu à l'écart des véritables vecteurs l'ayant propulsé. Aveuglé, nié à toute forme de vérité, le peuple de France s'est ainsi vu imposer ses gouvernants par une petite côerie satisfaite de ses manipulations. Le problème démocratique que cela suscite est ontologique. Il expose notre régime politique dans sa nature et retire dès lors à ses dirigeants toute possibilité d'être légitimé.

Nous allons montrer comment Jean-Pierre Jouillet, que tous les journalistes politiques connaissent et ne cessent de protéger, comment cet ancien factotome de Nicolas Sarkozy et de François Hollande en s'aliant à Henrièmement, un millionnaire chargé de financer la vie privée de Macron et à Xavier Niel qui lui donnerait les moyens de son ascension, a construit les fondements d'une odyssée par laquelle aura été organisée la captation du pouvoir grâce à un système chargé de redistribuer le capital que monsieur Macron avait au cours de ces jeunes années pilié pour être propulsé.

Je vais vous amener à vous interroger au sujet de cet homme dont son camarade de gouvernement à Ber Christian Eker racontera comment de la multiplication de ses frais de représentation à sa volonté obsessionnelle d'obtenir des privatisations n'aura agi à tout instant qu'en réponse à une ambition mise au service de ceux qui le serviraient de l'IGF au ministère de l'économie en passant par l'Élysée utilisant l'accès privilégié aux ressources que des concours laborieusement obtenus lui avaient octroyé pour les transmettre au meilleurs offrand en échange de garantie concernant son ascension.

Un homme capable d'arracher plusieurs millions d'euros en utilisant le capital que lui avait offert l'État a commencé par les réseaux obtenus au sein de l'IGF et des commissions auxquelles il participa pour les mettre au service d'une institution privée, la banque Rotchield, sans égard au fait que ces millions seraient infinés pris à des salariés et des consommateurs qui verraient leurs ressources d'autant réduites servant de carburant à des opérations de fusion acquisition organisé au seul profit de banque d'affaires et d'actionnaires.

Ce qui sera ici démontré, c'est que le système mis en place par quelques personnes a suffi, outre le pillage auquel il a laissé libre cours, à courtcircuiter l'ensemble des gardes fous de notre démocratie jusqu'à permettre l'établissement d'un pouvoir dont la légitimité est maintenant à juste titre contesté. Là où l'entre soi et le conflit d'intérêt avaient été érigé en norme, là où les hommes de pouvoir n'étaient intronisés que pour maintenir l'ordre et se servir, une variable jusqu'à leur contrôler a ressurgi. Cette variable, ce serait le peuple réclamant souveraineté. Ces gilets jaunes en raillés par les petits soldats de l'ordre établi.

Tous ces hommes et ces femmes décrits comme violence et incultes par ceux-là même qui vivent à leur crochet et qui auront été les premiers à comprendre la superfuerie que les cultivés et les sachants, eux qui tirent leur légitimité et leur revenus de leur supposée capacité à interpréter et déchiffrer le réel avait oblitéré parce qu'il se tenait loin des jeux d'influence qui pourrissent le petit paris parce qu'il ne bénéficient pas des prébandes qu'offre l'État. Ils ont tout de suite perçu le viol qu'on tentait de leur imposer.

Ils ont compris sans avoir à l'entendre ce que les Macron finiraient par révéler que la taxe carburant n'avait pas été, comme on l'avait prétendu, une mesure visante à soutenir la transition écologique, mais en transfert de ressources massifs de la masse au plus favorisé. Un habillage conçu dès le départ par Alexis Coler, aujourd'hui secrétaire général de l'Élysée, et Laurent Martel, conseiller fiscal de Macron, pour faire payer à tous ce que quelques-uns récupéreraient. Ils ont compris ce que l'absence de diffusion de cette information, l'indignation radicale qu'elle aurait dû provoquer au sein des médias a signifié. Ce que ces email accessible à tous disait.

Échange où l'on pouvait lire, Laurent Martel affirmait qu'il raconterait des histoires pour imposer cette mesure fiscale conçue pour financer un dispositif d'allègement de cotisation inventé avec Emmanuel Macron dès 2012 en faveur des grands groupes au prétexte d'une amélioration de la compétitivité et qui a déjà coûté plus de 80 milliards d'euros aux français sans créer un seul des emplois promis. Ils ont compris seul puisque personne ne prenait la peine de l'affirmer pourquoi la suppression de l'ISF, la flat taxe et 1000 autres dispositifs avaient été en quelques mois adoptés loin des discours économiques censé les justifier.

Ils ont compris qu'il y avait là simplement rétribution de préb, alimentation d'un système où le principal critère pour accéder au pouvoir était devenu de complèire au plus favorisé et non de représenter la masse des Français. et ils l'ont compris seul sans l'aide d'intermédiaire qui de la presse aux partis politiques sont pourtant censés les y aider et sont pour cela grassement rémunéré.

L'enchaînement d'événements et de fait, de paroles et de trahison qui a composé le début du mandat de Macron ont donné naissance en réaction à un raisonnement non discursif qui a amené à une violente réclamation d'approfondissement démocratique qu'aucun membre de notre élite n'a pourtant accueilli, se contentant de la renvoyer, contre toute évidence, à une recherche d'autoritarisme qu'ils étaient les seuls à alimenter.

Alors que depuis des années, les plateaux télévisés s'emplissaient de débats humiliants prenant pour cible des minorités instituées en bouc émissaire, tourné infini sur autant de sujets dégradant chargés de distraire le peuple, les gilets jaunes se sont constitués dans la dignité. Les intellectuels et politiciens de gauche, satisfaits jusqu'à lors de l'écrasement de la question sociale, se seront montrés frileux tout au mieux, inquiet le plus souvent, faisant planir une menace d'extrême droite que seul nourrissait leur pucillanimité.

Ceux de droite et les inconscients de la macronie se seront réfugiés dans une pulsion d'ordre, propulsant de vines tentatives qui de place publique à des listes de gilets jaunes en passant par de grands débates atrophies, pures opérations de propagande visant à courtcircuiter toute intermédiation démocratique afin d'écraser la contestation permettrait d'intégrer ce mouvement à l'existant. Les seuls qui auront compris et se seront engagés pour leur père auront été ces trés de la République qu'un tout récemment nommé ministre de l'économie dénigrait dès sa première intervention radio télévisée.

Ce sont eux ce peuple sombre que l'on se plaît en ces lieux à mépriser qui se seront pour eux-même et pour le tiers face à une pression ahurissante engagée en pure sincérité. Et ce sont eux que l'intelligentia, trop inquiète de la perte de ses privilèges, abandonnera demain au profit de l'extrême droite si la macronie venait à défaillir pour peu que la première se montre capable de défendre leurs intérêts. Cet extrême droit qui depuis 30 ans portant la parole d'un petit peuple exclu des mécanismes de reproduction sociale toujours plus violent aura canalisé et détourner leur colère contre les plus fragiles d'entre nous.

Ces homosexuels exilés, juifs qui demain par ce nouveau pouvoir que nos élites s'apprêtent à consacrer en prétendant le combattre, se retrouveront exposés en première ligne. Ce que ce texte entend démontrer, c'est que ce sont ceux qui réclament le départ du président et la refondation de notre cité qui le font pacifiquement en s'attaquant en masse et symboliquement au lieu de ce pouvoir et à leur plus ville représentant qui sont aujourd'hui les derniers défenseurs d'une République échancrée et d'une démocratie avariée.

que leur violence institutionnalisée, pensée, régulée n'est rien par rapport à ce qui nous a été imposé depuis des décennies, que leur intelligence et leurs pensées sont infiniment supérieur à celle de ceux qui se seront prétendus formés pour cela. Face à une politique prédatrice qui dévte le lien social et la capacité à exister en collectivité, ils sont les seuls qui, face au spectre de la violence politique et de la résurgence du néant, auront tenu droit et pourront nous porter [Musique] demain. Chapitre 7.

Le soulèvement qui a enflé et n'a pas hésité face à une violence d'état organisé à s'imposer à partir du 17 novembre 2018 la fait de façon contenue et pensée se concentrant sur les biens et les fonctions dans un mouvement de purgation. Cette intuitive et corporelle pensée a permis à un soulèvement émancipateur de tenir et de résister face à une volonté d'écrasement qui n'a pas hésité à s'attaquer physiquement au corps pour s'imposer. Face à la destruction assumée du lien social, le mépris et la mort d'élite entièrement consacré à leur rapport à soi, elle a été une source de joie et de régénération massive.

un déboucher pour des centaines de milliers de personnes désespérées qui se pensaient depuis la crise de 2008 esselé et individuellement responsable de leur malheur. Dans une société où ce sont toujours les mêmes qui souffrent de l'incertitude, de la crainte, de la perte de leur position et de la précarité, elles ont provoqué une inversion des rôles. Voilà que les bourgeois les installer. Voilà que les pilleurs et les profiteurs se mettaient à trembler. Au boulevard Saint-Germain, j'ai vu les clients du Flore où je n'ai jamais cessé d'aller se replier sous les vérandas.

Inquiet de ces masques qui soudain s'invitaient dans leur train train, j'ai vu ceux qui étaient habitués à dominer trembler. J'ai vu en cette inversion carnavalesque, instantanée et pourtant trop provisoire, ceux qui s'étaient allègrement compromis, qui avaient oublié la source de leur confort et de leur privilèges, qui s'étaient établi sans ne jamais craindre de contre-coup, s'appuyant sur un environnement médiatique contrôlé, une justice dont toutes les études sociologiques ont montré qu'elle ne s'attaquaient jamais aux installés, un environnement économique où la mobilité sociale est inexistante, se sentir soudain menacé.

Et je me suis dit qu'enfin un sentiment d'appartenance à la collectivité par cette exposition à ceux qu'ils avaient exploité leur reviendrait. Cette crainte soudaine payée pour ce qu'ils avaient fait explique pourquoi un producteur de France culture des chroniqueurs multicartes comme Bris Couturier a réclamé pendant cette période les pleins pouvoirs pour Macron tandis que Luc Ferry appelait à faire feu sur la foule. Elle explique pourquoi le journal Le Monde, dont la rédaction avait accepté, indifférente, qu'on lui imposa une direction refusée à deux reprises, se montrerait si indécent dans son traitement du mouvement, prétendant chercher à l'expliquer là où tout visait à l'écraser.

Elle explique pourquoi soudain, l'on a vu tous ces gens d'habitude si certains d'eux-mêmes ne cessaient de basculer d'une position à l'autre, incapable de comprendre ce qui se jouait. Ce texte ne s'embarrasse pas de ses incertitudes. Il vise à expliquer, à légitimer la colère qui s'est déployée, comprendre ce qui s'est joué. Il donne assise et raison à ceux qui se sont mobilisés. Il permet de démontrer le mot fort il est justifié qu'ils ont eu raison. Par les faits loin de toute idéologie, il montre la nécessité d'un mouvement qui a trop éphémèrement fait craindre à ceux qui possédaient qu'ils pourraient perdre ce qu'ils avaient accaparé.

Toute violence est l'expression d'une défaillance politique, c'est-à-dire de la gestion de la conflictualité. Or, ce qu'il s'agit maintenant d'exposer, c'est que cette défaillance est le fruit d'un asservissement de nos élites à leur intérêt. Elle est le fruit de 1000 compromis. manipulation et opérations diverses qui seront apparu à tous dans l'instant insignifiant et auront pourtant débouché sur une crise démocratique majeure qui ne fait que commencer. Cette violence que tant exige aujourd'hui des condamnés est de leur responsabilité et doit leur être retourné et je le dis avec la plombe de celui qui en a été. Chapitre 8.

Il me faut pour cela revenir sur l'événement qui enclenche cette enquête. Le 16 octobre 2018, Gabriel Atal, 29 ans, estmé par le président de la République sans annonce au Péron, secrétaire d'État auprès du ministre de l'éducation en charge de la jeunesse. Le grand public découvre alors le visage de celui qui vient de devenir le plus jeune ministre de la 5e République sur BFM TV. Au monde et plus encore à Paris match, on s'émeut du parcours fulgurant de ce jeune député des Haut de scène à l'allure de gendre idéal.

Si son nom qui circulait dans les salons du Petit Paris depuis plusieurs mois reste largement inconnu du pays, je sais pour ma part que c'est une nouvelle fois un pur produit du système qui vient d'être à Doubé, sidérant tous ceux qui auraient pu à temps s'y opposer. L'affaire discrètement menée nous intéresse en ce qu'elle nous permet de remonter à la racine des propulsions que nos élites ne cessent de vouloir déguiser. Gabriel a été un camarade de promotion comme Manon Aubri qui deviendra tête de liste de la France insoumise aux européennes et quelques autres. Je l'ai vu s'élancer.

Dès l'été 2018, Bruno Jeudy, chroniqueur préféré des mondanités du pouvoir, révélait les goûts littéraires et musicaux de l'illustre progéniture en pas moins de trois articles successifs dans Paris Match. L'intronisant au sein du petit Gota d'homme politique à qui le magazine et son propriétaire Arnaud Lagarder offrent révérence pour les faire connaître des Français. Le privilège exorbitant pour un homme de son âge et de son parcours fait grincer quelques dents, notamment au sein de la République en marche où l'on observe avec circonspection celui que certains se plaisent à qualifier de gommeux.

posant en pant à cours et chemise blanche vert de rosé à côté de ses pieds nus fixant avec assurance la caméra sur les bords de scène Gabriel Atal apparaît en l'un de ses reportages si conscient de son pouvoir si assuré d'une aura que personne jusqu'àors ne lui devinait qu'il en hérite jusqu'à ses plus proches soutien dans l'indifférence générale on l'y découvre ouvrant son cœur et dissertant aimablement sur son goût pourels fort boyard ou sa maison dans la trchiqueilomoin intronisation pipole au cœur de l'été qui promet des lendemains chantants et surtout le signe de l'intégration à un système qu'il s'agit maintenant de décortiquer.

On ne devient pas le plus jeune ministre de la République par hasard. Quelques mois plus tôt, le jeune député faisait une première apparition dans la matinale de France Interre. Cette opportunité rare qui permet de s'adresser à l'ensemble du pays n'est à priori offerte qu'au pu chevron des politiciens. L'enjeu en paralyse beaucoup.

Censé incarner l'aile gauche de la République en marche puisqu'issue du Parti socialiste, Ataliamita pourtant avec morgue et suffisance les bobo gauchistes de sa génération qui occupe alors les universités pour s'opposer à parcours super avec violence la grève que mènent les chemineaux contre la privatisation du service public exumant pour cela un terme d'extrême droite la grviculture dénonçant leur mobilisation et plus généralement celle d'un pays incapable de se réformer sidérant ces interlocuteurs, le nouveau porte-parole de la République en marche se voit ainsi intronisé à 28 ans auprès de l'élite et du grand public.

Sa présentation au peuple se fait dans l'imitation la plus pure des codes de ses aînés. Quelques années plus tôt, un certain Emmanuel Macron lors de sa première intervention en tant que ministre s'adressait à Jean-Pierre El Cabache avec la même morgue parlant des ilittrés de Gade montrant une indifférence complète au sort des individus concernés. Quelque chose dans l'attitude et l'assurance des distingues des hommes politiques qui jusque-là émergaient. Reste que la mécanique est enclenchée.

Le monde a beau tenté de l'étrier dans la foulée par la plume de Laurentello, lui aussi issu de l'école assacienne et trop conscient de ce qui se joue, l'absence de travail de l'auteur et la nécessité de se conformer aux exigences du papier glacé l'empêche de réussir son coût. Les auditeurs ont beau montré leur furie, reprochant à Atal une arrogance consommée, là où selon eux il n'a à son âge jamais occupé un emploi réel de sa vie, rien n'y fait. L'intriguant remet une couche quelques semaines plus tard.

Invité une nouvelle fois par le service public dans l'émission On n'est pas couché, il y défend avec appel la réforme parcours supribuant la paternité sous le regard bienveillant de Laurent Ruquier et la mine étranglée de ses invités. Sa première intervention à l'Assemblée nationale, hésitante et doublée d'un léger sourire qu'il n'avait eu de cesse de tenter de réprimer, semble déjà oublier. Malgré des réactions virulentes, le nouvel homme lige du parti présidentiel semble enivré de son pouvoir.

Les mois suivants, il n'hésite pas à surenchérir jusqu'à s'ériger en héros de la majorité pendant l'affaire Benala, critiquant les médias et critiquant les médias et l'opposition pour leurs supposés excès, avant de s'attaquer devant les Salamé et plusieurs millions de personnes au gilets jaunes naissant, glorifié d'avoir été le seul à avoir eu le courage de se rendre à l'émission politique la plus vue du pays. L'insignifiance produit des effets délétaires lorsqu'elle L'insignifiance produit des effets délétaires lorsqu'elle colonise l'État et ses institutions.

Le récit du parcours de Gabriel Atal sera notre point d'entrée pour exposer et découvrir la façon dont l'entre soi fabrique ses soldats. Ouais. Le récit du parcours de Gabriel Atal sera notre point d'entrée pour exposer et découvrir la façon dont l'entre soi fabrique ses soldats. Yes ! La façon dont l'entre soi fabrique ses soldats. C'est laouruch. Chapitre 9. Les crimes ont toujours leur lieu et celui où est né notre sujet n'est pas indifférent. Siis au sein du arrondissement de Paris, l'école assacienne est dirigée par un aimable homme de droite, Pierre de Panafieux.

Pendant Rive gauche de Franklin où enseigna Brigitte Macron, Sainte-Dominique et l'école bilingue, l'Ascienne est le lieu de reproduction et de propulsion des héritiers de l'intelligentia culturelle de Paris auquel s'ajoute au fil des promotions quelques suppétifs provenant des dirigeants politiques et économiques de notre pays. Sous contrat avec l'État, l'école a le contrôle absolu sur les processus de sélection de ses élèves et de son corps professoral. Elle n'est soumise à aucun quota qui soit géographique ou économique. Ainsi, on peut s'y reproduire et se socialiser sans crainte d'être contaminé par de mauvaises fréquentations.

Contrairement à bien d'autres institutions scolaires, l'objectif qui est assumé n'est pas l'excellence, mais l'émancipation de ses enfants. À Paris, la concurrence sans être féroce est importante entre ces institutions chargées de capter et de propulser les héritages des plus belles familles du pays. Et chacune cherche à trouver son créneau. Alors que les villes de province sont le plus souvent doté d'une ou deux institutions faisant référence et s'assurant d'un tri social qui sélectionnera les élites de demain, la providence à Amien, en Ferma à Toulouse et cetera, la lutte est plus vive en une capitale où se multiplient les héritages à préserver.

Ainsi, à quelques pas du lieu où monsieur Atal a fait sa scolarité, Stanislas revendique une stricte discipline nourrie par une tradition catholique surannée tandis que Notre Dame de Sion s'attribue les héritiers les plus irrécupérables se chargeant de les mener à bon port qu'à un cas, c'est-à-dire à une diplomation minimale qui ne fera pas honte en société. Un peu plus loin dans l'Ouest parisien, Saint-Dominique lutte, elle faitement contre Saint-Louis de Gonzag afin de réunir le goat de la rive droite tandis que la bilingue s'ouvre à tous les héritiers de la grande bourgeoisie et diplomatie internationale en concurrence avec le lycée Charles de Gaul de Londres.

Ces écoles au frais extravagant se répartissent les grandes lignées des bourgeoisies financières et noblesses historiques sous le regard attentif de Jeanon de Sailli qui réussit l'exploit avec quelques autres lycées publics dont Saint-Louis grâce à son excellence scientifique de tenir tête à ses lieux de reproduction sociale en attirant les plus brillants garnements des beaux quartiers. Ailleurs enfin quelques lieux comme le lycée de la Légion d'honneur achèvent un tableau par nécessité incomplet.

L'Alsatienne dans cet écosystème a dû lutter pour occuper la place qui est la sienne aujourd'hui car il ne s'agit pas seulement de survivre à la concurrence des établissements privé qui tous entretiennent leurs réputations avec soin en serrant leurs élèves d'un sens du récit et de tradition désuettes pour charmer des parents en quête de distinction. Le solaire rayonnement d'Henry I et de Louis Le Grand situé à quelques encablures de la rue Notre-Dame des Champs porte ombre à son sujet.

Toisant insolemment les établissements de tout le pays, s'appuyant pour cela sur des réglementations dérogatoires aussi injustes que rassurantes, ils attirent à la fois les meilleurs élèves et les meilleurs professeurs de la nation et rajoutent un filtre de sélection sociale assurant la reproduction des classes zisées sous couvert d'égalité.

On y trouve la fine fleur de l'élite intellectuelle de la rive gauche qui n'hésite pas à alimenter un marché fait de fausses domiciliations pour y placer ses progénitures au collège, espérant qu'elles seront ainsi ensuite sélectionnées ainsi que les meilleurs élèves de province qui s'y trouvent exfiltrés après un processus écartant avec une étonnante constance des plus modestes d'entre eux. Il faut encore ajouter à cette liste déjà longue et qui donne idée de la réalité de notre méritocratie. Les lycées moins impressionnants, mais qui de montagne et du ru en passant par la Voisie et Fenlon, savent offrir à quelques pas de là une formation d'une qualité incomparable à celle du reste du pays.

Garanti par le fonctionnement en noir de l'éducation nationale, attirant des professeurs en fin de carrière, auprès d'élèves maîtrisant tous les codes nécessaires à la réussite dans notre système scolaire, à commencer par une affinité naturelle pour des programmes conçus par leur père et à leur première destination. Survivre et se distinguer dans un tel environnement est une gageur. Et l'ensemble des autres lycées parisiens qui se trouvent privés d'une grande partie de leurs élèves les plus favorisés le savent. L'Alsatienne l'a réussi tout d'abord en raison d'un extraordinaire emplacement ronfant des 5e, 6e et 14e arrondissement parisien.

Sur les Sims de Port Royal, à quelques minutes de l'école normale supérieure et de la Sorbonne, l'école offre un environnement sécurisé et aisé à rejoindre, entouré de commerces, bibliothèques et institutions diverses face à un jardin du Luxembourg où il fait bon se reposer. Offrant la possibilité d'y faire toute sa scolarité de la troisième de maternelle jusqu'à la terminale, l'école garantit un environnement closettant aux héritiers de la bourgeoisie locale 100 % de réussite au bac général et une quasi totalité de mention.

Pêchant par un certain nombre d'insuffisances, dont l'absence de classe préparatoire, l'école se sit incapable de concurrencer les établissements de la montagne Saint-Jeun Viève et préfère dès lors se gargariser d'une réputation humaniste et libérale qu'elle perpétue en cultivant un entre soi étouffant dont le seul objectif est de transmettre à ses élèves les codes leur permettant de s'élever au sein de la société. Cela crée un climat particulier qui trouva son acmé à l'orée des années 2010 avec le suicide de deux de ses élèves dont l'un part des fénè étage de ses bâtiments.

Comme toutes les écoles sous contrat, l'Alsacienne finance par l'impôt ses professeurs et se contente de prélever auprès des parents d'élèves une dîme de 2700 € par an pour en organiser le vivre ensemble. La sélection à l'entrée est sévère et les généalogies et parinages y comptent tout autant que les résultats scolaires. Un examen ainsi qu'une étude du dossier s'impose en 6e afin de contenir les promotions aux alentours de 200 étudiants. Parfaitement assumé, la cooptation règne en maîtresse attribuante à qui aurait cousin ou frère déjà scolarisé des places prioritaires. Ici, le dossier scolaire ne compte que partiellement.

Les habituses des enfants, leur capacité à se fondre dans le moule, la valeur de leurs parents sont tout aussi importants. Aucune chance d'y trouver un enfant d'ouvrier ou de prolétaire, de gardienne ou de femmes de ménage du quartier. Celles-ci se tiennent à la lisière de l'établissement dont les rangs sont bien plus colorés que ceux des enfants, du fait de la présence de Nénise, Nounou et autres personnes chargées de remplacer au pied levés des parents débordés, les plus souvent payés au noir et lourdement exploité. Dès la 6e, un voyage est organisé afin de faire se mêler l'ensemble des classes et créer un sentiment d'entre soi qui deviendra bientôt saturant.

C'est d'abord l'Alsace évidemment en hommage à des fondateurs protestants donté par ce billet loué la culture. Mais le mythe prend toute sa dimension en 5e avec le voyage à Rome et ses Bob Rouges que prolongent par la suite les compétitions sportives du défi en 4e Florence en et enfin un voyage qu'organisé par les élèves en première. À défaut d'exigences colaires trop marquées, les exclusions redoublement étant rares y font l'objet de prompt remplacement, l'on apprend à se socialiser entre gens bien nés.

Tout est fait pour favoriser au plus vite un sentiment d'appartenance qui permettra le tissage de liens de solidarité indéfectible tout au long de la vie et qui sauront être rentabilisés à l'instant té. En ces lieux, difficile de faire une mauvaise rencontre au sens le plus bourgeois du terme. Chacun sait se sentir redevable et respectueux de qui lui aurait été dès le plus jeune âge imposé en amitié et accepter les dons et contredons proposés. La question sociale devenue un non sujet, la remise en question de l'ordre existant apparaît comme une absurdité.

Les enfants des grandes familles ne fréquenteront guère les quelques bobos des arrondissements périphériques qui s'y glisseront par effraction et ces derniers se trouveront bien vite écartés. École joue à ce titre avec quelques autres un rôle fondamental dans l'hodogamie de nos élites et l'assurance que leurs privilèges ne seront jamais questionnés. Les différences de fortune et de statu n'interdisent pas certes à l'intérieur de ce microcosme la multiplication de castes diverses. Mais il s'agit encore par ce biais d'habituer aux distinctions et de les rendre naturelles afin de favoriser l'apprentissage d'une obéissance et d'une domination qui perdureront.

Alors que les promotions comptent en moyenne si classes, ceux qui y sont scolarisés depuis la troisième de maternelle bénéficient de protection et d'un avantage indéniable sur les arrivants plus tardifs, formant une véritable solidarité de corps qui se prolonge bien au-delà des différences que l'enfance et l'adolescence savent fabriquer. L'accès aux différents groupes qui se constituent au fil des ans est socialement réglementé par une myiade de critères mêl en ressources économiques, capacité à reproduire les codes et canons esthétiques.

La cantine, lieu de toutes les mixités, est vite remplacée par les restaurants aux alentours en ce très cher quartier latin où peu à peu s'affirment les distinctions. Au cœur de la reproduction des élites, on ne badine pas avec des processus d'intégration qui amèneront plus tard les étudiants ayant raté le concours des grandes écoles à trouver des passerelles grâce à un concubinage avec un ou une élève de l'Alsatienne, permettant à certains cadres de la Macronie de trouver la vecteur à leur propulsion. S'insérer au sein d'une fabrique à élite est chose difficile. Le mutisme et le silence s'impose à qui tenterait d'empercer les secrets.

Très particulière et fermé, jonché de codes et d'habitus sociaux que les journalistes prennent rarement la peine d'expliquer. L'endogamie parisienne se trouve renforcée par une importante dose d'inconscience des privilèges dans lesquels ces êtres se trouvent dès l'enfance plongée. Cette dépise sociologique trouble notre démocratie et empêche le renouvellement nécessaire d'élite qui, aveuglé par un système scolaire qu'elle persiste à qualifier de méritocratique malgré l'accumulation d'études le contreduisant se sont pas à pas isolés. Il se trouve que je n'ai pas ce souci puisque très rapidement l'ont mis à adopté.

Après une scolarité effectuée dans le public, l'inquiétude maternelle a imposé un choix qui me propuse dans cette institution, ce que je regretterai longtemps. Dès la 6e, je vais avoir l'opportunité d'y fréquenter le futur ministre ainsi que de nombreux autres qui émergeront et que je ne cesserai de tenter d'esquiver. La rupture avec l'école publique est radicale. Ceux qui ont fait toute leur scolarité dans ce petit avre de paix où la diversité sociale est inexistante dispose dès le plus jeune âge d'un avantage immense sur le reste de la population.

La maîtrise des codes, des réseaux et habitus sociaux qui gouvernent l'entreo parisien et permettent de consacrer ceux qui demain seront destinés à nous gouverner. Prince d'une école où les hiérarchies se constituent à l'ancienneté, primant sur les cortes arrivant en 6e et tous ceux qui isolés auront à tracé leur voix pas à pas. Les primos arrivant occupent dès leur plus tendre enfance une de ces positions privilégiées qui par les liens anciens et le cumul d'information sur leur père garantiront leur insertion au sein du Gotha. On aura deviné à quelle catégorie Gabriel Atal appartenait.

Très vite, le futur ministre s'y distingue par son aisance dans la distribution et le partage des capitaux sociaux, économiques et symboliques que chacun est censé apporter. De l'art oratoire aux connaissances les plus fines en passant par les grandes propriétés et les réseaux les plus divers, la cour de récréation est un immense espace marchant où partout gissent des consommateurs inconscients et où ces riches régnants et défits qui apprennent à se situer. C'est là le miracle des dispositifs de reproduction. faire croire à chacun dès le plus jeune âge qu'ils ne se trouvent de nulle façon favorisés ou défavorisés et que tout rapport à l'autre est le fruit de leur individualité.

La chose prend des proportions ahurissantes en ces lieux-là et l'on va très vite comprendre pourquoi. Dans la promotion de 2007 dont sera issu Gabriel Atal pouvait ainsi se croiser de façon non exhaustive.

La petite fille de Valérie Giscardestin est fille du PDG du club Med, celle du PDG d'Arcos par ailleurs sœur du futur patron d'Uber France, un des héritiers Seidou, la fraterie issue des producteurs de cinéma Godo, les lointains héritiers du général de Hlock, les grandes lignées des deux galards de l'antivie et de la stour, la fille du patron de presse Bernard Zécr et celle du fondateur d'APC Jean Twitou, le petitfils du banquier Michel Pebro, la fille du président de l'American University of Paris, Gérardo de la Paolera et ainsi de suite.

Les grands cadres d'entreprise du CAC 40, avocats et autres fonctionnaires à l'UNESCO, le fils du proviseur d'Henri I, complétait le tableau et accompagnait une minorité de descendants, d'artistes, de professeurs et de classes intellectuelles dites laborieuses que les promotions environnantes enrichissaient naturellement. Olivè, Buscreu, breton, Payon et autres patronymes de ministres et hommes et femmes de pouvoir et apparaissaient comme autant de noms auquels dans la banalité de l'entreo puis personne ne prêtait attention, accompagnant ce qui du père à Scott Thomas maintenaient encore un reste d'orat.

Il faut concevoir ce que l'illusion méritocratique fait pour masquer cette extraordinaire concentration de richesse et de privilège. Elle laisse dépeupler les classes des autres collèges et lycées favorisant les processus d'accoutumance et grimant en fatalité sociale. Un pouvoir que l'on prétendra ensuite sans effet sur les destinées. À 3 km de l'Ascienne, un lycée où j'ai enseigné, théoriquement doté des mêmes moyens atteindra péniblement les 50 % de réussite au bac général.

Il me faudra réveiller des élèves de terminal anesthésié pour leur demander s'ils croient véritablement qu'une différence de nature explique qu'à quelques kilomètres de distance leur chance de réussite soient plusieurs dizaines de fois moindre que celle de leur congénère voisin. Rien n'y fera. L'aveuglement provoqué par un système oligarchique obsédé par la reproduction du même produit des effets similaires chez les dominants et les dominés. Gabriel scolarisé à l'alsacienne depuis la maternelle fait partie des plus aisés.

Le cumul de capital social économique et symbolique offert par ces années de formation va constituer le carburant d'une ascension expresse qui le favorisera dans les processus de cooptation mis en place par des élites politiques en quête de fantassin sans pour cela n'avoir jamais eu à produire ou démontrer quoi que ce soit si ce n'est sa capacité naturelle à se laisser intégrer en montrant sa maîtrise des codes son aisance dans le bien paraître et la reproduction des comportements bourgeois qui dans la société sont à force de matraquage culturel et idéologique encore largement perçu comme les plus élevés Disposant de l'ensemble des ressources que l'élite peut offrir au sien, Atal va s'y appuyer pour toiser ce qui est né parfois de plusieurs décennies ont pourtant un parcours qu'il ne saurait égalé.

Il faut mesurer l'assurance, la certitude d'être unique et particulier qu'offre la réussite dans un système clanique et aveugle drapé des oripa de l'objectivité et de l'universalité. Si monsieur Macron s'inquiétait de la disparition de la figure du roi, il ne semble pas avoir compris lui qui consacrera 5 années de sa vie à tenter d'arracher l'un des concours de la République, à quel point celle-ci en a miné les us par le truchement de ces concours ? Ayant remplacé le droit divin par l'absconce et dévoyé notion de mérite, nos dirigeants continuent aujourd'hui par ses dispositifs de se considérer comme élus.

Ainsi nos édites ont-elles constitué au fil des temps une multitude de parcours initiatiques dont l'accès à leur aura progressivement malgré les apparences été réservé. Alors que toutes les études sociologiques démontrent qu'il est devenu impossible aux enfants d'ouvriers de réussir les plus prestigieux concours de la République, nos dominants considèrent encore qu'une mise en concurrence égalitaire existe, là où seule une concurrence entre Jean Biern est désormais organisée. Chapitre 10.

Lieu de toutes les contradictions pour une gauche bourgeoise se disant attachée à l'idée républicaine mais qui se refuse à mêler ses enfants à ceux de la plebe, l'Alsatienne est peut-être l'exemple le plus symptomatique des dérives de notre système produisant naturellement une pensée de droite qui s'ignore, convaincue de son bon droit tant elle est aveuglée par son isolement du reste de la société, autorisant à se croire allié du camp du progrès en défendant des idées qui ne menacent en rien les intérêts installés.

Et né d'une fraterie issue de l'avocat et producteur Ivatal, Gabriel adopte très tôt des comportements plus compatibles avec les grands lycées de la rive droite où le mépris et l'assurance de classe font système qu'à l'Alsatienne où nous l'avons vu, la bienéance empêche toute affirmation de trop remarquée. Rien ne semble prédestiné à un engagement progressiste. À l'Alsacienne, la précarité de nombreux patrimoines économiques de classe bourgeoise en ascension ou cherchant à se reproduire et s'installer incite à la modestie et à la prudence. À une forme d'urbanité de rapper des valeurs d'un vivre ensemble Catal rejettera avec véhémence.

Il bénéficie d'un des plus importants capitaux économiques de l'institution et d'un capital culturel et social qui se double des troubles que les transfuges de classe lèguent parfois à leurs enfants. Son père, mort en 2015, a construit sa réussite au cours des années 80 qui ont fait régner en maître des avocats d'affaires. Il a fondé un cabinet qui l'a amené à s'occuper des successions et des patrimoines d'artistes fortunés. Nourri aux évolutions d'un milieu qui à la fin de la décennie fait régner l'argent en maître et donne naissance aux premières dynastiques culturelles de Paris par la grâce de politique généreuse inaugurée sous la direction de Jack Lang.

Ivatal comprend vite ce que la diversification des sources du financement du cinéma français peut lui apporter. Suivant une carrière structurée et mondaine après s'être constitué un important réseau via son cabinet, il se rapproche de l'industrie cinématographique en montant des financements de films d'auteur avant d'être recruté pour un salaire millionnaire par Francis Big. Il participe à la folle aventure de Sibi 2000 dont il devient à l'oré des années 90 le vice-président et un éphémère pilier bureaucratique.

Sous la couverture de producteurs mythiques comme Daniel Toscan du Plantier censé apporter un carnet d'adresse conséquent, Ivat participe à l'une des plus légendaires faillites de l'histoire du cinéma français. la mise en œuvre d'un plan de production consistant à dépenser millions de francs 120 millions d'euros à destination des réalisateurs et auteurs les plus exigeants. Alors que Martin Big reprend l'empire familial, Francis décide de se vouer corps et âme à cette entreprise. Il s'engage à une réinvention du système de production qui est censé faire concurrence à Hollywood. Les arrivistes et ambitieux de toute l'Europe se pressent auprès de ses dirigeants pour en tirer des millions.

La vanité règne en maître dans cette aventure sans cadre ni pensée qui signe l'accouplement des élites culturelles de la rive gauche avec l'une des plus grandes lignées de l'ouest de la capitale et son immense patrimoine financier sous le regard bienveillant d'un socialisme dépérissant. L'affaire va tourner cour alors qu'Atal vient d'être nommé. La droite revient au pouvoir et Francis Bouig malade donne les clés de la nouvelle structure de production à Jean-Claude Fleurry. Ce dernier prend le pouvoir et pousse Ivata à la démission. À ce premier échec va en succéder un second plus douloureux encore au sein du GC Image. Définitif celui-là. Chapitre 11. Nous sommes en 2005.

Le jeune Gabriel se revendique à ce moment d'une pensée de droite. Élevant très haut l'étendard d'un libéralisme flamboyant, là où tous méprisent son incarnation, un Nicolas Sarkozy qui ne dispose d'aucun des codes de leur société, le jeune adolescent fait preuve d'une assurance assumée, empreinte d'un esprit de sérieux vindicatif dont il ne se départ jamais. Cette arrogance naturelle ne se tait que lorsqu'il se trouve face à l'héritière d'une grande famille et se transforme alors en aspiration. Au sein d'une école où la domination se construit silencieuse, Gabriel dénote et fait grand bruit. Comme toute école d'élite, l'Alsatienne est un lieu cruel pour qu'il n'en dispose pas des clés.

Quelques outsiders, généralement recrutés pour leur très bon dossier scolaire ou dans une classe musicale faite pour attirer les talents extérieurs, sont le plus souvent la cible de campagne d'ostracisation orchestrée par les plus intégrés. À ceux dont l'habit, le nom, l'accent ou d'autres petits gestes trahissent une origine sociale, culturelle ou économique différenciée, sont destinés les dispositifs d'exclusion les plus manifestes. Il n'est pas rare que des dommages collatéraux d'importance révèlent l'ampleur des concentrations de pouvoir entre les mains de quelques-uns, atteignant parfois les professeurs.

J'ai ainsi vu en seconde une année tournée à la catastrophe dans une ambiance de jouissance et de clameur généralisé. On obtient le scalpe de professeur en un jeu de massacre qui ne semble pas avoir de faim. L'accumulation de privilèges, des facilités offertes par leur background culturel, l'endogamie absolue et l'absence d'enjeux scolaire font naître un climat de guerre de classe impossible à encadrer par l'établissement. Les élèves se montrent trop conscients de leur supériorité sur leurs superviseurs et professeurs.

Les plus fragiles de ces derniers, loin des matières nobles ou d'une origine sociale installée, ne maîtrisant pas les codes d'une bourgeoisie agressive, tombent dans l'escarcelle d'élèves, cela même qui jusqu'à les mépris. Il trouve dans la révolte contre les tenants de l'ordre qui les écrasent un des fouloirs inespéré. L'alliance est étrange mais fonctionne à plan. Derrière l'accumulation des privilèges se masque souvent des situations de désérance familiale extrême où l'ambition forcenée déstructure et déshumanise à marche forcée.

Si sciences pot HC et parfois assassou polytechnique peuvent faire gloser les élèves dans chacun apparaît comme le garant d'une reproduction sociale réussie, c'est bien plus à la comparaison de leurs résidences secondaires des jeans diesel à la mode ou des soirées qui commencent à mêler la fine fleur de l'école que se destinent principalement les discussions. Tout est affaire de reconnaissance sociale. En cela, l'école est un magnifique laboratoire de ce que deviendra notre société où ne réussissent que des individus sélectionnés par leur capacité à tenir l'apparence de domination, les uses et coutumes de la caste et jamais leur capacité à produire du fond.

Démontrer son courage, se sacrifier au nom d'une idée, s'engager sont ici des notions farfelues. Les groupes de rock financés par les parents et relayés dans l'espace médiatique par leurs amis dont les secondes se seront à cette époque l'exemple le plus réussi et par leur médiocrité habissale le plus symptomatique, créer des contrehiérarchies spectaculaires qui permettent à l'école de rayonner et à ses membres de rompre l'impression d'appartenance à un espace de seconde zone au sein de l'oligarchie parisienne.

Ainsi ne s'étendera ton guerre que l'une des rares personnes à s'être distingué très en amont dans la même promotion que Gabriel Atal se trouvait être la chanteuse de variété Joyce Jonathan propulsé de façon éphémère dans les charts grâce à un savant mélange de production de l'existant et d'assise sociale qui générera toute une série de carrières moins impressionnantes mais tout aussi installées chez nombre de ses congénères. Dans une société où la chose intellectuelle est dévalorisée, peu ou point de chercheurs, de grands scientifiques intellectuels, d'industriels et de grands reporteurs sortent d'une institution chargée d'installer plutôt que d'exiger.

Son confort économique était en garantie. Atal va choisir très tôt la politique et faire tout pour y être couronné. Le livre de souvenirs de fin de terminal en 2007 sera pour lui l'opportunité de reproduire en pleine page son visage sur le portrait présidentiel de George Pompidou, là où tout se contentaient de photomontages amicaux. La macronie, en manque de jeunes cadres adhérents sans porter autre chose qu'une ambition de conformation était l'écran idéal pour ce jeune garçon. Gabriel Atal voulant faire au plus vite, il lui importe de ne rien sacrifier. La lutte pour l'intégration féroce qui autorise tous les coups à l'alsacienne préfigure celle qui dominera les cercles parisiens.

L'âge adulte atteint. Cours de récréation devenu lieu d'entraînement. L'école singe tous les dispositifs des pouvoirs. On ne s'y regarde et ne s'y distingue que par l'apparence. Creusette idéal pour une société médiatique où la politique sans substance d'un pouvoir au conformisme délirant s'est imposé sans contestation, elle va être le lieu de toutes les formations pour Atal jusqu'à sa nomination alors qu'il n'a jamais connu ni l'université ni l'école publique auprès d'un ministre de l'éducation chargé de les réguler.

Là où les élèves d'Henri I et de quelques autres établissements doivent s'épuiser à montrer leurs talents pour intégrer les meilleures grandes écoles, il suffit à l'alcienne de se montrer galant. Gabriel, inscrit au pic de la carrière paternelle à l'école, se trouve pourtant confronté à des torsions intimes croissantes. En serrant ses paires et ses tiers d'une morgue enragée, traitant quiconque le menacerait avec une violence insigne pour se protéger, et revendique un mépris de classe dont il ne se départira plus.

Sa mère, descendante de l'une des plus prestigieuses branches de l'aristocratie Angevine, doit, en pleine scolarité contre toute attente prendre en charge la famille et maintenir en vie une union qui aurait dû consacrer l'une de ses grandes alliances entre fortune et noblesse, et risque maintenant d'emporter sa branche et ses enfants. Voilà le point de bascule qui permet peut-être de comprendre comme pour Emmanuel Macron et la rupture qu'il va engager avec son père ce qui va constituer à la fois la singularité, la vulnérabilité de Gabriel qui se trouve projeté dans un monde prix de si haut qu'il risque maintenant de l'effondrer.

L'école alsacienne est un lieu idéal pour se sauver lorsque l'on détient de grandes aisances financières et qu'on peut revendiquer des assises nobilières ouvrant les portes des plus grands rallyis pour peu que l'on soit prête à quelques menus marchandages pour négocier sa part de capital et la mêler. C'est ce que va rapidement faire le jeune Gabriel avec l'aide de son cousin et de la branche aristocratique de sa famille, elle aussi scolarisée en ses lieux.

Revendiquant ses origines royales et des liens avec l'aristocratie russe s'entourant d'une petite cour, il se rapproche de l'héritière Giscar, se trouve invité en son domaine où il fait la cour à son idole de l'instant Valérie et commence à tracer son chemin en un monde qui risque, croit-il, à tout moment de l'expulser et où la précarité économique menace de s'infiltrer. Chapitre 12. Mais reste à provoquer sa chance et à défaut de donner du contenu aux ambitions à s'imposer. La chose n'est pas acquise car si Atal domine en un espace social où le contentement et la saturation des privilèges dominent, il est attendu de lui qu'il apprenne à se distinguer.

La chance souriante au téméraire, c'est sa rencontre avec Alexandra, petite fille d'Alain Touren et fille de Marie Sol, hiérarque socialiste, qui lui en donnera l'occasion. Atal n'opère pas par conviction. Il cherche à légitimer les ambitions qu'il porte en s'associant à un prétendant politique qui de droite ou de gauche l'emportera. Trotskis méprisant les sociaux traîtres de l'école et ses pères, Alexandra qui finira à chausser se trouve alors relativement isolée dans un monde dont elle perçoit les limites sans savoir les contourner. Elle se laisse fasciner par l'attention que lui porte soudain un de ses plus flamboyants acolytes.

Prise dans les problématiques des très grandes familles, entre l'héritage maternel de son appartenance à la grande aristocratie et un père qui est l'un des diplomates les plus puissants du pays. En proie au désordre nourri dans les lignées issues de liaison entre femmes et hommes de pouvoir, la famille qui fera les une des magazines Pipol trouvant ce garçon en manière de jeune premier qui s'apprête à devenir bon élève à l'orée du baccalauréat. une respiration qui va les alimenter.

Séduite par son outrance et son goût de la transgression autant que par l'aisance qu'il démontre en des lieux où elle se sent maladroite, Alexandra l'introduit dans son cercle familial, lui offrant ainsi les clés de son ascension de demain. C'est au long de ce chemin qui m fréquentations heureuses, soirée mondaine et weekend dans de grandes propriétés qu'intervient l'un de ces micros événements qui pourrait surprendre qu'il ne connaît pas ses milieux. En quête d'ascension, Gabriel et Alexandra ont l'idée sur Grenu de revendiquer les particules que leurs parents avaient décidé d'abandonner.

Par un geste qui ne surprend pas la direction de l'école tant il est devenu commun, l'un et l'autre demandent que soit rappelé leur appartenance noiaire. C'est ainsi qu'à la surprise de ses camarades, Gabriel Atal devient au lycée à de couris lors des appels faits par les professeurs tandis que sa camarade devient révérent de Monton. Adepte des tours de force et des provocations, séduisant Marisal Touren, Atal se voit dans la foulée autorisée à mettre un pied dans la campagne de ses golenes royales pour les présidentiels de 2007. Il abandonne brutalement ses discours ultralibéraux.

Celui qui s'activait en faveur des idées les plus dures, qui ne cessait de revendiquer un mélange d'opinion ultralibérale et de conservatisme social exacerbé, se à la surprise générale en un socialiste bontin. Pas encore 18 ans, monsieur Atal de Couris, qui n'a rien perdu de cette assurance ravageuse qui séduit ses interlocutrices depuis le collège, obtient son bac avec aisance, quitte l'école qu'il a pouponné depuis l'enfance et intègre à quelques pas de là science pot où il va remettre en place le brillant dispositif déployé au lycée.

Adoubé par la méritocratie républicaine, dotée d'une intelligence que le système vient de sanctifier, n'ayant jamais connu l'échec, il s'y montre toujours plus conforme à sa classe, invitant ses perles les plus privilégiés entre château et vilégiature d'été, se tissant un réseau, troquant l'exposition de ses origines contre une soudaine adhésion au progressisme, se montrant en somme prête à se mettre au service d'un projet politique qui aurait la veille voué aux hémonies.

Dans sa promotion de sciences peau, pas moins de 12 étudiants viennent d'or et quatre tandis que les anciens de l'Alsatienne y bénéficient du privilège qu'octroie la connaissance parfaite du quartier et d'un conditionnement culturel qui les y a directement préparé. s'y trouvant en position de surplomb par rapport à l'immense majorité de leurs camarades. Les Alsaciens bénéficient d'une prime sociale leur permettant d'attirer les anciens camarades de lycée qui ayant échoué renoncé au concours, inquiètent leurs parents et doivent réfléchir aux dispositifs qui assureront leur préservation au sein des élites parisiennes.

Gabriel Atal, qui continue à se faire remarquer, peut se présenter à la direction de la section science Po d'un PS qu'il admettait quelques mois auparavant détesté férocement. Il y croise la future tête de liste aux européennes de la France insoumise, Manon Aubri, tout en tentant de s'imposer par le truchement d'un ami de la famille comme l'homme fort des comités de soutien Ingrid Betancour. Y trouvant là une ressource supplémentaire pour construire des réseaux verticaux parfaitement complémentaires de l'assise sociale que lui apporte son intégration à Science Poau. Le vernis d'engagement dont il se dote peine cependant à masquer sa volonté de dominer.

Installé à Vanve à quelques pas de l'appartement que ses parents financent, il tente de s'imposer dans la section locale du Parti socialiste, organisant une visite de Marcel Touren qui lui permet d'être présentée et adoubé par le secrétaire socialiste et conseiller municipal d'opposition. Celui-ci lui laissera sa place après leur échec aux élections de 2014. Intronisé comme son successeur au conseil municipal, Atal sera de cette trahison un brun embarrassé. Cet échec ne le refroidissant pas, il tente de se rapprocher de l'intelligentia socialiste. Ses relations avec la famille Bet lui ont permis d'élargir ses réseaux politiques.

Sa tentative d'inscription dans la roue du coordinateur national Hervé Marot qui deviendra rapidement conseillé à la Marie de Paris ne donne rien mais lui permet d'être présent sur le tarmac de Villa Coublet lors de la libération d'Ingrid Bet événement lacrimal longuement raconté à Paris Match dans l'un des articles de l'été 2018. Il décide d'effacer alors à nouveau une particule qu'il arborait encore en première année à Science P, mais qu'il n'hésitera pas à mobiliser lorsque cela lui conviendra. Reste que la prise de la section PS de sciences pot se heurte à un mur et se double de difficultés scolaires. Il doit faire le choix en 3è année d'un stage plutôt que d'une université.

Il porte son choix sur la villa Médicis où il se déploie pendant près d'un an. La période est rude et fait deviner à Atal les difficultés qu'il attendront à la sortie des cocons où il a été jusqu'à l'heure préservé. À Science Po, la concurrence impose avec d'autres héritiers qui montrent une tout aussi importante capacité. Il lui faut redoubler ses efforts et le voilà qui s'inscrit en licence de droit à Assass soutien de François Hollande lors des primaires socialistes de 2011, il tente à nouveau via Marissel Touren d'approcher son équipe de campagne en rédigeant des notes à l'attention de Pierre Moscovicier. Mais à nouveau, cela ne donne rien.

Et la liste étudiante à laquelle il participe afin d'organiser les soirées de sciences, vecteur d'intégration primaire dans l'institution, n'obtient pas non plus les suffrages provoquant même les railleries. Son hommage au directeur des fins de ScienceP, Richard Descoin sur la plateforme collaborative Le Plus revendiquant en filigrane une proximité inexistante n'ouvre aucune des portes espérées. Voilà qui commence à inquiéter. Miracle cependant, Alexandra a réussi à rattraper son retard en premier cycle. Alexandra a réussi à rattraper son retard en premier cycle et son échec à Henri.

Elle intègre sciencepo avec un an de décalage, permettant à Gabriel de renouer avec un fil qui menaçait de se délier. Devant obtenir une expérience professionnelle avant son diplôme, Atal décroche un stage auprès de Marisol Touren. Nous sommes en janvier 2012 en pleine campagne présidentielle et sa protectrice est chargée du pôle affaire sociale qui devrait revenir à Martin Aubri une fois le gouvernement formé. Ce qui ne devait être qu'un pisé se transforme par une carambole du destin en une piste de lancement.

À la faveur d'une série de hasards similaires à ceux qui propulseront 5 ans plus tard monsieur Macron à Ber et à la suite du refus de Martin Aubri d'occuper son ministère, le poste est proposé à celle dont la prestigieuse parentelle Alain Touren occupe une position écrasante dans la seconde gauche a ouvert de nombreuses portes. Dans un environnement misogyne, bien que chargé de ce sujet depuis des années, elle ne s'y attendait plus et doit constituer de façon précipitée son cabinet.

Dans un gouvernement sans ambition ni idée, porté par une campagne qui n'a servi qu'à consacrer les plus insignifiants, voilà celle que l'on promettait au mieux un secrétariat d'État propulsé de nouvelles ministres des affaires sociales et de la santé. poids lourd doté de moyens extraordinaires pour appliquer une politique de gauche tant attendue. Elle doit pour cela se constituer un entourage qui, à défaut de compétent ou d'engagé, sera la protégé. Gabriel, qui ne connaît d'évidence rien à ces questions, n'a pas encore exercé de fonction professionnelle, ne dispose d'aucune spécialité universitaire et vient d'apprendre qu'il devra redoubler sa dernière année à Sciencep.

Il se voit cependant proposer d'intégrer le cabinet du plus important ministère du gouvernement au poste de conseiller à titre plein. Son stage à la villa Médicis est alors sa seule expérience professionnelle. Elle le restera jusqu'à sa nomination aux plus prestigieuses fonctions de l'État. Gabriel Atal donc à peine 23 ans, obtient par effet de proximité successive un salaire qui le situe de facto parmi les personnes les mieux rémunérées du pays. Il est doté de deux secrétaires à accès aux restaurants gastronomiques et aux voitures de fonction du cabinet.

Il obtient même son master l'année suivante sans avoir redoublé, notamment grâce à un arrangement passé avec la direction de sciences et une validation d'acquis octroyé par un futur conseiller d'Édouard Philippe, François Antoine Mariani. Ainsi, l'institution Excel a couvé ceux qui en auront le surlendemain la tutelle et prolongeront sa domination. Nous sommes en 2012. Atal est prêt à embrasser son destin. Chapitre 13. Qui ne perçoit les étranges parallélismes avec un destin qui mènerait à un individu de 39te ans ? à devenir le plus jeune président de la République nous lise attentivement. Répétons-le tant cela pourrait sembler absurde.

À 23 ans, sans expérience professionnelle préalable, ni diplôme à revendiquer, sans compétences ni spécialité, un jeune homme ayant perdu sa particule accède à l'un des plus importants postes de la République, en tire une rémunération qui va rapidement atteindre 6000 € par mois, prime incluse ainsi que les avantages que tout régime octroie habituellement à ses plus illustres serviteurs. En charge des relations avec le parlement, il est censé organiser la garde prétorienne de la nouvelle ministre. Dans un excès de vanité, il fait recruter immédiatement un de ses camarades de promotion, Quentin Lafet, comme chargé de mission.

Doté d'un pouvoir d'autorité sur l'une des plus importantes administrations de France, dirigeant, assistant, stagiaire et chargé de mission se socialisant auprès de la fine fleur de la République, Atal doit subir l'autorité d'un certain, Benjamin Grivau, élu du conseil général de Sonir et futur ex-maire de Chalon. Ancien camarade d'Ismaël Élien, socialiste de passage, Griva a été recruté dans le cabinet de Marisol Touren comme conseiller politique. Sans expérience professionnel préalable remarquable, il gagne déjà sur fond d'état plus de 10000 € par mois auquel s'ajoute plus de 3000 € d'indemnité d'élus locale.

Il n'hésitera pas cependant à partir de 2014 à partir chez Unibai Rodamco pour accroître sa rémunération et atteindre près de 17000 € par mois. Rien d'illégal dans ce salaire octroyé par une entreprise dépendante de la commande publique qui finance grassement d'anciens serviteurs de l'État afin d'exploiter leurs réseau et d'en faire de fervants défenseurs de ses intérêts au détriment du bien commun. Recruter selon l'express pour s'assurer qu'une niche fiscale ne serait pas supprimée après un parcours très classique l'ayant amené de la grande demeure avec piscine et voiture de sport qu'il habitait à Chalon Sursonne à HC après un passage par l'internat privé et sciences pot.

Il reviendra ensuite aux affaires comme porte-parole du gouvernement nommé par Emmanuel Macron avec qui il partage une amitié commune, un certain Bernard Mourad qui n'hésitera pas à nous envoyer par écrit les dernières rumeurs visant à couler son meilleur ami. Un marocain ministériel où Grivotu prétendra défendre l'intérêt général qu'il venait de piétiner avant qu'à force de provocation un transpalette ne vienne l'effrayer. Ces allers-retours sont productifs pour tous les acteurs.

Ainsi, Benjamin Griva, alors qu'il est déjà salarié de la campagne d'Emmanuel Macron et rémunéré à hauteur de 6000 € par mois, est-il sollicité afin de demander à son ancien employeur Unibai de réduire les tarifs de location du palais d'exposition de la porte de Versailles pour le grand meeting du candidat. Au ministère avenue de Séure, Gabriel Atal vite à son aise. Entouré d'être sans idée, sans ambition autre que pour eux-mêmes, il se voit présenter à un jeune héritier de la bourgeoisie versaillaise, Stéphane Séjourné. Le futur conseiller politique d'Emmanuel Macron est passé par les trèschic lycées français de Mexico et de Madrid.

En poste au cabinet du président de région socialiste Jean-Paul Huch après de minutages de lobbying, il s'apprête à 30 ans à mobiliser le courant la relève du MJS et les réseaux moscovicistes pour devenir le conseiller du futur président de la République. L'affaire est enclenchée. Alors que le pouvoir socialiste s'effondre, de jeunes intrigants n'ayant jamais montré la moindre capacité à la pensée ou à l'engagement, n'ayant jamais été au contact du réel, ni éprouvé la moindre difficulté, n'ayant attesté aucune compétence particulière autre que celle de sa fichier autoritaires ou singlants, prépare la relève.

Après avoir soutenu Pierre Moscovici et s'être retrouvé orphelin après l'exfiltration de celui-ci à la Commission européenne, eux qui s'espéraient consacrés en 2017 par le Parti socialiste doivent en accepter l'effondrement. Sans trop y croire, ils invitent alors l'une des valeurs montantes des élites parisiennes, un certain Emmanuel Macron, à dîner. Ces journées s'y fait valoir tandis que Benjamin Griveau s'oppose à Arnaud Mondbourg, pensant sans doute pouvoir un jour lui faire concurrence. On échec le pousse à s'introduire via son ami Émélien à son tour auprès du à Emmanuel Macron où il sera plus tard rejoint par Gabriel Atal.

L'affaire reste cependant difficile à mener et Emmanuel Macron est rinté par des luttes intestines qui l'ont notamment amené à se confronter à Philippe l'église Costa à l'Élysée est sorti du palais et doit penser à ses reconversions. C'est alors qu'intervient le miracle Macron. Alors qu'Arnaud Mondbourg rond avec le gouvernement à la suite d'une discussion budgétaire portant sur l'affectation de quiz milliards d'euros, Jean-Pierre Jouiller à l'inspection des finances propuls Emmanuel Macron au moment où celui-ci pensait sa carrière politique en Berne. Le diopul Niel Arnaud au mépris de toute règle démocratique sponsorise. Les médias s'alignent.

Creux incarné sans autre trajectoire que celle consistant à servir son ambition, prêt à mettre un patrimoine public au service de ceux qui pourraient le servir issu du lycée jésuite la providence qui joue un rôle similaire à celui de l'alsacienne à Amien. Flambant héritier de la bourgeoisie provinciale, maîtrisant l'ensemble des rouages de la méritocratie républicaine, après avoir passé 5 années de sa vie à préparer des concours ayant séduit l'homme d'affaires en rièement comme il le fera avec Julillet, Emmanuel Macron se voit, malgré ses échecs successifs à l'orée de ses 20 ans, propulsés au sein du Goth comme Atal l'avait été. L'opportunité est en or pour nos jeunes intriguants.

Pur professionnel de la politique devenu conseiller parlementaire du nouveau ministre de l'économie, ses journées tente immédiatement de faire recruter son ami et futur député Pierre Personon tandis que la fait est embauchée à Bery. Face à l'échec de la manœuvre, Personon demande à son acolyte s'il peut faire jouer ses relations pour le faire entrer au pôle de lobbing de Hubert que Bercy est censé réguler. Stéphan Séjourné qui ne s'éme guère de ses mélanges de genre devenu l'altergo de Gabriel Atal active ses réseaux et mobilise ses anciens camarades au service de Macron.

Formé à l'université de Poitier où il a rencontré ce qui constituera l'avant-garde d'un ministre qui se dit encore socialiste, il profite de sa position au sein de l'État afin de structurer les jeunes avec Macron au côté de son camarade et d'autres futurs cadres du régime qui avaient auparavant tenté de prendre sans succès la tête du UMGS et deviendront tous députés LREM. Tandis qu'Émélien structure par le haut le mouvement, ses journées, ses acolites en esquissent la création par le bas.

Alors que s'effondre l'ensemble des candidats du système de Fillon à Jupés en passant par Hollande, Vals et Sarkozi, Macron sait se montrer convaincant et a trouvé une jeune garde certes peu engageante afin de structurer un mouvement. Nommé ministre par un président aux abois, alors même qu'il vient de quitter l'Élysée pour créer un cabinet de lobbing, Emmanuel Macron construit en quelques mois une opération de communication visant à masquer la veulerie de son entreprise. Manquant de réseau pour alimenter son cabinet, il fait confiance à de jeunes gens dont il ne sait encore rien mais qui présente l'avantage de se montrer aussi ambitieux qu'évidé. C'est le paradoxe.

Son ascension a été si rapide que faute de n'avoir jamais occupé de postes d'encadrement, il ne peut s'appuyer sur un quelconque proche ou individu de confiance pour s'organiser. Le voilà dépendant de sa femme et de trois trentenaires. Séjourn d'un côté, griva et mes liens de l'autre pour avancer. Chapitre 14. L'ambition sans contenue du nouveau ministre Emmanuel Macron dont la seule croyance est déposée dans le système qu'il a constitué se reflète parfaitement en celle d'Émélien de Griveau, de séjourné, de la bande de Poitiers, d'Atal et de leurs assimilés.

Lorsque Macron cherche un conseiller, le jeune séjourné apparaît d'autant plus idéal, coutre une absence de pensée personnelle proche de celle de son maître. Il se trouve intégré à l'un des plus importants courants socialistes et se dit en mesure de siphonner pour lui celui de Moscovici. Ce courant se nomme besoin de gauche. Il en a conservé les listings et peut les compléter avec ceux du MJS. Chargé d'assurer le succès de la loi Macron, ses journées échouent. Ce moment qui aurait dû sceller son sort crée au contraire un lien de solidarité entre le conseiller et son ministre.

Alors que les Russes s'apprêtent à se gonfler de manifestants excédés par la loi travail et les trahisons toujours plus marquées du PS, Vals pousse Macron avec l'aide de CASUV à passer en force au Parlement. La crise démocratique qui s'en suivra aggravée par Myiammerry qui récupère ce que devait être la loi Macron pousse un maintien de l'ordre particulièrement dur qui fera de nombreux blessés et radicalisera une partie de la jeunesse française.

Voilà cependant ces jeunes gens qui forment la garde d'un pouvoir naissant viennent d'échouer aux élections intermédiaires, n'ont aucune légitimité voit leurs parins s'effondrer, occupés non pas à traiter les causes profondes de la crise de notre pays, mais à séduire les élites économiques et politiques pour leur proposer une nouvelle aventure qui fera fil de la contestation. Il ne s'agit pas encore de rompre avec le pouvoir socialiste, mais plutôt d'en opérer la conversion finale. Faute de soutien populaire et trahison se payent et les milit enfui.

Le seul enjeu consiste à s'assurer du soutien de l'oligarchie, puis par des moyens financiers, médiatiques et étatiques importants, rapidement utilisables à s'imposer aux autres concurrents. Jouant d'un double jeu grassement rémunéré pour le mener à son terme, participant à la paralysie du gouvernement, dans le silence des médias, les jeunes impétrants mettent en place une stratégie qui mobilise les moyens de l'État. Au service du futur président de la République, Emmanuel Macron continue pendant ce temps sa conquête des hautes sphères. Atal va progressivement se laisser à paix au cœur du dispositif, jouant jusqu'à très tardivement un double jeu.

Il ne compte pas son temps, croit en sa chance et mobilise avec ses acoites d'ahurissant moyens. Discrètement mis en œuvre, ils assureront à défaut de la nomination de Macron à Matignon, son élection future. Profitant de l'étrange pudeur qui saisit l'oligarchie lorsqu'il s'agit de révéler les relais d'influence, Gabriel Atal et Stéphane Séjourné font former un de ces power couples qui placent et déplacent les hommes et les femmes. Dans la déliesscence du pouvoir socialiste, il s'agit maintenant de se soutenir, de se promouvoir et de s'installer.

Une fois l'élection gagnée ensemble, ils défendront la nomination de griva au gouvernement tandis que ces journées accompagnera Émélien et la fait à l'Élysée. Ces journées s'assurera que son conjoint Gabriel Atal, mais aussi person et quelques autres fondateurs des jeunes avec Macron, financé discrètement par Messieur Hermand et H etberger qui n'hésite pas à faire d'échec de plusieurs dizaines de milliers d'euros aux jeunes qu'on sait leur recommander, obtiennent en temps voulu leur circonscription. Ces journées représentera le président comité d'investiture d'un parti censé écarter toutes les pratiques de l'ancien monde. Il lui offrira bientôt une circonscription imperdable à Gabriel.

Et malgré quelques heures avec Ismaël et Mélien, rien ne filtrera de ces cas de népotisme avéré, car tous auront auparavant participé à un système où l'on recrutait à tour de bras, persis explosant les budgets de représentation et les effectifs des cabinets, détournant les conseillers de leur fonction, organisant des événements dans le seul but de servir des ambitions politiques à varier. En charge des relations avec des députés socialistes, Gabriel Atal siphonnera ainsi leur réseau au nez et à la barbe de Marisol Touren qui reste fidèle à François Hollande.

Ayant compris que le parti socialiste est un mouroir, il prépare sa reconversion en jouant des réseaux parlementaires d'une gauche exang. Recevant un tour de bras à son bureau pour recommander les uns et les autres à Macron, il tente d'arracher l'investiture socialiste àf pour les législatives de 2017 après avoir fait la campagne de Bartolone pour les départementales tout en servant de poissons pilotes discrets au mouvement En marche qui se tient encore non sans raison à la lisière du parti. En marche envisage encore une éventuelle intégration au PS comme courant.

Tandis que ces journées multiplient l'organisation d'événements avec son collègue Ismaël Émélien Bercy en faveur de leurs candidats. Utilisant les ressources du ministère pour inviter en moins de 2 ans plus de 1000 entrepreneurs et autant de cadres dirigeants à qui sont immédiatement proposés des levées de fond en faveur de leur champion, Atal intègre discrètement la bande des jeunes avec Macron qui forme l'ossature de ce qui deviendra le mouvement en marche. Il y place ses pions sans jamais s'exposer, veillant à ne pas perdre ni son poste ni l'éventualité d'un adoubement socialiste. qui obtient en parallèle la promesse d'une nomination à New York.

Un poste prestigieux normalement réservé à des haut-fonctionnaires français lui est garanti à la branche santé de l'ONU. À 26 ans, Gabriel est rassuré. Quel que soit le résultat de l'élection, il obtiendra une députation ou l'immunité diplomatique réservée aux fonctionnaires internationaux et un salaire à minima doublé. Lui qui se place déjà au sein des 2 % les mieux payés du pays voit sa vie du fait d'un acte de népotisme toute tracé. Pendant ce temps, sa patronne, qui croit encore à sa fidélité se voit promettre Matignon par François Hollande et entretient Tatal de ses grands projets. Chapitre 15.

Le tandem formé par Séjourné Gabriel Atal aura joué un rôle essentiel dans cette ascension express en scellant l'alliance de deux capitaux. Utilisant les ressources sociales obtenues lors de son passage à Sciencep, Gabriel Atal recommande des individus bien formés à la confiance garantie par leur appartenance au même réseau de socialisation que ce qu'il a investi depuis l'Alsatienne. Il opère par brass entières. Ses journées renforcées par cet afflu auprès de Macron s'est rendre à tal l'influence que ce dernier lui permet d'acquérir.

En c ans, nul parole politique n'est prononcé, nul engagement, nul l'idée du pourquoi tout cela se construit, si ce n'est le plaisir de se placer et les prébandes qui en sont attendues. L'ambition est creuse, porteuse de néant et non d'exigence. L'excitation est vaniteuse. Elle n'a plus que le goût de la trahison. Emmanuel Macron a été propulsé en urgence. La catastrophe politique touche tous les candidats du système. Il devait très rapidement constituer des réseaux de confiance pour donner l'impression d'être prêt et il lui faudra des mois jusqu'en mars 2017 pour qu'enfin émerge des propositions plus ou moins sérieuses.

Ses conseillers se montrant tout aussi incapable d'imagination et de pensée que lui, il se voit obligé de mobiliser pour tenter de penser conjoints et parents dans l'indifférence et la bienveillance d'une presse trop excitée par une prise de pouvoir qui semble la dépasser et qui en arrive comble de laavellererie et de la compromission à présenter comme une innovation l'absence de programme du candidat. L'appareil de communication mis en branle fait de cette évidente difficulté un atout, transforme en originalité la faiblesse. Il permet de masquer l'unanité d'une campagne montée en toute hâte pour éviter que des candidats situés en dehors du système et de l'oligarchie puissent l'emporter.

Atal qui a parfaitement compris ce qu'il peut apporter à ce jeune homme nommé ses séjournées, qui n'est pas sorti des grandes écoles et ne s'est pas socialisé dans les élites parisiennes, c'est aussi ce que Macron lui devra. Les logiques de lutte contre le déclassement qui habitent ces anciens camarades de l'école alsienne alors même que la crise économique et les politiques de prédation commencent à créer des enton noirs parmi les élites lui ont donné un avantage marqué pour s'imposer dans le régime naissant. En position de pouvoir dans un espace en expansion, il attire dans les filets de la macronie émergente une dizaine de jeunes qu'il sollicitent, testent et c'est recommandé.

Leur noms jonchent les Macron en des échanges de mails mêlant ambition sans phare et proposition de service dénué du moindre contenu. Se trouvant au confluant des réseaux relationnels qui ont fait ce mêler ancien de l'Ascienne et nouveaux des grandes écoles, Atal s'est enjoué pour se promouvoir et faire oublier son incapacité à obtenir l'investiture socialiste de députés dans les hautes scènes. Et voilà que sans officiellement s'être en rien engagé, il obtient l'une des circonscriptions les plus courues et faciles d'accès du pays. Vendver ici les Molinau à quelques pas de Paris, là où André Santini, baron local tenant les lieux depuis 20 ans, a décidé de ne pas se représenter.

Il va se déclarer candidat en déta où près de 90 % des électeurs viennent de voter pour Emmanuel Macron. Voilà que celui dont le conjoint siège au comité d'investiture pour y représenter le président de la République se voit offrir un boulevard. Emmanuel Macron élu. Atal n'a plus qu'à officialiser son engagement, redessiner doucement son CV, prétendre, comme le fit son aîné, qu'il s'apprêtait à lancer une start-up lorsque la politique soudain l'aurait rattrapé et sans effort obtenir sa députation. Le juin 2017, en ayant à peine fait campagne, il entre à l'Assemblée nationale.

Immédiatement bombardé au poste de coordinateur de groupe de la commission des affaires culturelles et éducatives grâce à l'appui de ses journées, nommé lui à l'Élysée où il se trouve notamment chargé de superviser la distribution des postes dans la nouvelle assemblée, Gabriel Atal prend peu à peu l'ascendant sur ses nouveaux camarades députés. Nourri à la source du pouvoir, au courant de toutes les confidences de l'Élysée, ayant toujours un coup d'avance, masquant tous les ressorts de son ascension, il obtient sans difficulté le poste de rapporteur de la loi parcours sup dont la mise en place catastrophique n'aura aucun effet sur la suite des événements.

Tirant de sa proximité avec l'Élysée un ascendant sur des journalistes sevrés par la politique de secret mise en œuvre au château, il échange des informations, donne la pression d'une altière supériorité. L'accès au pouvoir fascine et justifie à postériori une distinction autrement inaperçue. À cet instant, plus personne n'a d'intérêt à exposer les ressorts de son ascension. Après cette première phase de coptation, lors de laquelle il multiplie les gages en faveur de l'establishment, il lui reste cependant, comme à Emmanuel Macron, à transformer cette immense capitale en notoriété et ainsi s'imposer au français.

Malgré l'échec de parcours suple en lisé en des polémiques interminables et l'absence d'un quelconque fait de gloire doté d'un charisme contestable et d'une éloquence incertaine, le jeune député et contre toute attente bombardé porte-parole du parti présidentiel en décembre 2017 par la grâce de celui-là même qui l'a fait député. L'inconnu âgé maintenant de 28 ans tarde 2 mois à provoquer le premier article à son sujet. C'est alors que l'Élysée obtient de le faire inviter à la matinale de France Interre en pleine mobilisation des cheminaux et des étudiants à la place d'un Jean-Michel Blanquer qui sait très bien l'intérêt qu'il trouvera là à ne pas s'exposer.

L'assurance de classe qu'il démontrait dès ses plus jeunes années trouve enfin matière à expression à une heure de grande écoute. Alors que le président de la République ironie sur ceux qui ne sont rien, qui coûte un pognon de dingue et déconne à force de patoger dans la misère, à Atal qui lui préférait les fraits d'humour sur les 100 domicile fixe, n'hésite pas dans sa circonscription à briser une grffe de postière épuisée, distribuant le courrier en employé de l'ancien service public pour défendre ses administrés. Multipliant les coûts sans avoir à déguiser sa véritable nature, il laisse revenir la véritable pensée d'un être construit et institué par et pour servir la classe qu'il a créé.

Délaissant le masque, il vote contre l'interdiction du glivosate après avoir déclaré publiquement le vouloir. Promme la proposition de loi contestée sur les fake news et peut-être à cours d'idée pour se faire remarquer, tente de lancer une mobilisation contre le Momo Challenge qui se révèle par la suite ne pas exister. Moins d'un an après son élection, à seulement ans et quelques jours après son intronisation par Paris Match, le voilà qui se présente à la présidence du groupe parlementaire majoritaire de son pays. Il retirera sa candidature une fois assurée quelques semaines plus tard qu'un ministère lui sera octroyé.

Lui seul sait que l'Élysée vient de lui offrir les réseaux de sa communication comme il a offert la conseillère Mimi Marchand à Benjamin Griveau enclenchant une campagne de propagande visant à préparer et légitimer à postériori sa nomination au gouvernement. Lorsque le 16 octobre 2018, il est nommé secrétaire d'État auprès du ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse. Avec les attributions budgétaires et politique à sortie, en charge de la mise en œuvre du service universel, il est peut-être le seul à ne pas être surpris.

Doté depuis son élection de trois collaborateurs travaillant à temps plein dans le seul but d'assouvir ses ambitions, après avoir troqué les majord d'hommes et voitures de fonction qui le servaiit au ministère de la santé entre ses 22 et 27 ans pour ceux de l'assemblée, il se voit introniser sans effort par pure inertie au cœur de l'État français. Quelques pas bien dirigés auront suffi à l'alimenter. Une anecdote d'apparence insignifiante alors ressurgit. Plus d'un an après son élection, le jeune député n'avait au moment de sa nomination toujours pas inauguré de permanence électorale dans sa circonscription.

Comme si la star montante de la Macronie n'avait pu s'empêcher de signifier à ses propres administrés à quel point dans son parcours il n'avait pas compté. Chapitre 16. Septembre 2018. Le pouvoir présidentiel entre en son crépuscule. Un livre mimi qui s'apprête à paraître chez Grasset. inquiète au plus haut lieu. Quelques mois plus tôt, un coup sec est venu accélérer une publication qui avait quelques difficultés à trouver son débouchier. Son émetteur Alexandre Benala grimé en policierait l'ura d'invincibilité qui entourait la macronie en arrêtant et frappant des manifestants sur la place de la contre-escarpe.

À quelques pas d'une immense masse noire composée de milliers de manifestants défiant l'autorité de l'État se jouait le prélude à la confrontation violente qui enflammerait quelques mois plus tard le pays. L'implication d'un membre de la garde rapprochée d'Emmanuel Macron dans cet événement révélé par Arian Chemin courant Juliet signait la réactivation des circuits traditionnels de l'information en France. Fête de trahison successiv au sein de clan rivaux. Nul ne s'attendait alors à commencer par le journal Le Monde aux effets dévastateurs que cette affaire d'apparence secondaire provoquerait.

L'innocente chronique de l'Immaculée Conception de la Macronie, reprise en boucle et de façon unanime par une presse aux abois, trouvait là une première féure qui bientôt l'embraserait. Après des mois de sidération, les ennemis du président de la République enclenchaient une guerre sans pitié qui n'a depuis pu cesser. Cet emballement a nourri et permis notre chronique. Alors qu'une légende pas à pas commençait à se teinter dessus, le contrejour du pouvoir, ses compromissions, ses corruptions, ses inféodations, ses bas fonds mobilisés pour arracher la France à sa destinée commençaient à apparaître. La politique est affaire de rythme.

Emmanuel Macron, pensant avoir sidéré ses adversaires, comptait sur les élections intermédiaires pour consolidaire un pouvoir sans fondement. Mais le paris qui consistait à le faire assez vite pour que les machines de propagande d'État puissent effacer les leaders de sa nature s'apprêtait du fait d'une vulgare dérive courtisane à être perdue. Des temples de l'intriguant perl doucement. Un grand débat national serait inventé, utilisant pour cela à des fins politiques la machine d'état qu'il avait déjà mobilisé pour promouvoir sa candidature.

Rque la béance étant ouverte, l'ascension d'un jeune homme aux tempes blondes et aux yeux de ciel qui par la seule grâce de son talent et de son audace était censé avoir conquis un pays a trouvé là un premier effondrement que l'organisation de meeting quotidien financé par l'État ne suffira pas à entamer. Car ce qui s'est soudain trouvé exposé, ce sont bien les réseaux d'influence parisiens, pris plein phare par cet effondrement, immédiatement mobilisé pour l'éviter. Aux afféristes et corrupteurs habituels, courtisan que charit tous les pouvoirs, se sont ajoutés les lourdes ombres des fortunés qui jusqu'alors préféraient se tenir écartter des lumières.

La presse a préféré regarder les comparses de bas étages qui de Bénala à Crase faisaient leur chou gras. Allons plus loin. Comprendre pourquoi, c'est comprendre la nature d'un pouvoir déviant. Rien de mieux pour cela que de s'appuyer sur un texte à l'apparence anodine et dont les triples fonds vont cependant nous permettre d'avancer.

Exposant les opaques frontières jusqu'ici dessinées au nom de l'intimité par une presse compromise et dominée, le premier texte qui a rompu les frontières classiques de l'oligarchie Mimi, œuvre de deux journalistes d'investigation et d'une romancière, mettait étrangement en lumière à la rentrée 2018 une des principales pièces de la fabrique du consentement qui a permis la victoire d'Emmanuel Macron à travers un matraquage inédit, quasi physique qui fut imposé par une certaine caste aux français.

L'enquête expose la figure de Michel Marchand, pièce centrale d'une entreprise de communication mise en place avec l'aide de Xavier Niel dans le but de faire connaître et adouber par le peuple français un inconnu absolu qui venait d'être copté par les élites parisiennes, Emmanuel Macron. L'enquête nous permet d'accéder à un élément clé de la seconde étape de sa prise de pouvoir devant consolider la cooptation dont il avait été l'objet.

Étrangement tenu à l'écart de bien des télévisions et médias, le travail mené par Jean-Michel Descugis, Pauline Gena et Marc le Plongeon révélait comment un homme au passé incertain, devenu milliardaire puis oligarque, avait rencontré à l'orée des années 2000 une femme au lourd CV, Michel Marchand, afin de nettoyer son image et de l'accompagner dans son ascension fulgurante vers les plus grandes fortunes de France. Première étrangeté, le texte révélait que Mimi et Niel s'étaient rencontré suite à leur passage respectif en prison à l'orée des années 2000.

Si l'une fut incarcérée à Frè et l'autre dans la cellule VIP de la santé où il fut brièvement envoyé par le juge d'instruction Renault von Runbeck qui se dirait plus tard fasciné par le personnage, l'ouvrage nous apprenait que la même avocate les avait présenté. Zavignel venait d'échapper à une condamnation sous le chef d'inculpation de proxénétisme. Il n'en avait pas moins été selon l'ordonnance de renvoi de l'époque le principal actionnaire d'un réseau de pip show vitrine d'activité de prostitution dont il recueillait les bénéfices chaque semaine se rendant selon l'un de ses anciens collaborateurs hebdomadairement à Strasbourg en voiture afin de les collecter.

La disparition de tous les dossiers attenant à cette affaire quelques heures avant sa perquisition, puis la mensuétude de Renault von Runbeck auquel Xavien rendrait un vibrant hommage perment à ce dernier de ne passer que quelques semaines en prison au bénéfice du doute, niel admettrait avoir touché de larges sommes en liquide pendant cette période afin de frauder le fisque. Quelques années plus tôt, il faisait déjà l'objet d'un redressement de plusieurs millions d'euros. Il serait condamné à deux ans de prison avec surcis pour détournement de fond.

Les cinq plaintes en diffamation déposées contre des journalistes à ce propos dont l'une ayant provoqué une violente garde à vue se verrait rejeter. Rappelons que Xavinel est aujourd'hui propriétaire des plus importants médias de notre pays et qu'il a placé à leur tête un homme de main Louis Drefus chargé non de censurer tel ou tel article mais de recruter de licencier de promouvoir et de sanctionner journalistes et cadres directeurs et chefs chargés de produire l'information ce qui nous le verront est bien plus intéressant. Les murs irrégulières des plus fortunés de notre pays ne font plus scandale depuis qu'ils ont décidé d'être aimés de leur contemporain.

En une époque où les 1 % les plus riches de la planète concentrent chaque année plus de 80 % de la création de richesse, les plus puissants d'entre eux ont décidé de racheter des médias qui, du fait de basculements économiques liés aux nouvelles technologies et au transferts de ressources publicitaires qu'il suscitait, trouvaient de plus en plus de difficultés à se financer. Le résultat est bien connu. Aujourd'hui, 10 d'entre eux possèdent en France 90 % de la presse écrite. Pour contrôler leur image, s'acheter une influence politique qui leur permettra de renforcer leur fortune ou comme le digne SEL, ne pas être emmerdé.

Le livre Mimi qui rappelle les fonds putrides des plus grandes fortunes de notre pays ne s'en tient cependant pas là et révèle un élément quelque peu gênant pour les apparences bienséantes de notre élite. Apparence dont on rappellera l'importance. Nos dominants sont considérés comme légitimes en ce qu'ils prétendent donner le la. Leur exemplarité, qu'elle soit morale, intellectuelle ou économique, légitime les privilèges qui leur sont accordés et apparaît comme la clé du pouvoir que la société leur attribue. Si cet impérium venait à s'effondrer, ce serait tout l'édifice qui par ricochet tomberait.

Contrôler son image, c'est préserver son pouvoir et cela explique à quel point l'on y investit des moyens. C'est surtout s'occtroyer la possibilité de façonner celle des autres et de se donner dès lors une importance supplémentaire. Rompre l'omerta, même paricochet, présente de graves dangers, un élément insignifiant pouvant déclencher un ébranlement généralisé. Chaque geste est surveillé. Bernard Arnaud tenta de faire censurer un de mes tweets. Xavier Niel me signifia qu'il avait vu une émission où je le mentionnais, qui ne dépassait pas les 3000 clics sur un site internet. Le moindre élément est traqué pour éviter qu'il ne serve de cheval de 3 et provoque un rat de maré.

Or, il se trouve que d'éléments, Mimi en révélait un, un seul et unique élément que par pudeur, le petit Paris n'osait point faire connaître jusque là au reste du pays, y compris le plus grand journal de France, le monde, un grand quotidien qui se targue d'une indépendance à toute épreuve et cet effet jusque-là étrangement discret dans son intérêt pour des individus possédant à eux seuls des fortunes représentant le double du budget de nos armées. Chapitre 17. Savigel et Emmanuel Macron sont amis de longue date. Le premier a mobilisé sa fortune et son réseau pour faire élire le second alors que celui-ci était encore un inconnu et se faisait passer pour l'enfant d'une immaculée conception.

Que Xavier Niel soit le propriétaire du groupe Le Monde mais aussi de l'OPS et possède des participations minoritaires dans la quasi-ttalité des médias français y compris Médiapart n'est probablement pas pour rien dans le fait que nos journalistes n'aient jamais révélé ces liens d'amitié. et à Forciori le fait que ces liens aient nourri la mise à disposition de certaines des ressources d'un milliardaire au service de monsieur Macron. La chose n'est pas anodine. Outre l'infraction de principe au code électoral et aux réglementations sur les frais de campagne, rappelons que la fortune de Xavier Niel est directement dépendante des décisions de nos gouvernants.

Il suffirait à l'État de retirer les licences téléphoniques octroyées à FRI dans le cadre d'une carambole politique ayant impliqué en 2011 François Fillon et Nicolas Sarkozy pour que la fortune de Xavier Niel s'effondre immédiatement. Sa dépendance à l'égard du pouvoir politique ételle qu'en son temps, il lui avait fallu le premier ministre et le secrétaire général adjoint de l'Élysée de l'époque, François Perol, pour renverser une première décision négative de l'Arcep et obtenir une licence au détriment de l'intérêt général faisant exploser la capitalisation boursière de Frix dont monsieur Niel est encore propriétaire à plus de 50 % contre la vie du président de l'époque.

Monsieur Niel, qui finirait par accompagner le président en de nombreux déplacements officiels, se plaisait en ces temps-là à compter la détestation que Nicolas Sarkozy lui vouait. confortable position qui lui permettrait d'apparaître comme un garant d'indépendance pour les rédactions dans le cadre du rachat du monde. Mise en faillite technique à la suite d'une campagne de déstabilisation menée par Bernard Arnaud, Vincent Boloré et Arnaud Lagarder sur demande de Nicolas Sarkozy.

L'amitié que Nicolas Sarkozy était alors censé vouer à Martin Big qui voyait son empire trembler du fait de l'émergence de Monsieur Niel avait servi de paravant à la reprise en main du plus important média du pays en échange de l'attribution d'une licence après cassée par un délinquant condamné qui avait fait de l'intimidation et des procès contre les journalistes l'une de ses activités privilégiées des 10 années précédentes.

Investir dans la presse afin de s'assurer que les hommes politiques leur prêtent une influence sur laquelle ils pourront jouer tout en prétendant ne pas y toucher, est un procédé qui s'est généralisé il y a près de 40 ans en France avec l'émergence des télévisions privées et les immenses capitaux qu'elles ont soudain concentré. Big père et fils en devinrent les plus brillants usagers, faisant du vinteur de TF1 la plateforme de propulsion ou de dévastation des dirigeants de notre pays, exigeant leur invitation des invitations à la grande messe télévisuelle selon leur capacité à servir leurs intérêts.

L'inauguration de cette terre contaminera rapidement l'ensemble des médias en favorisant l'émergence d'intermédiaire qui, provenant de la haute fonction publique et achetée pour peu de frais, se montreraient d'excellents entremetteurs pour organiser des dispositifs d'influence qui façonneraient l'opinion du pays.

Ainsi, d'Alin qu'à Denis Olivien, en passant par de plus troubles spécimens encore comme Nicolas Bazir ou Jean-Marie Messier, on ne compterait plus le nombre de serviteurs de l'État défroqué, trouvant de par le capital que nous leur avions octroyé et leur capacité intermédiaire entre la machine politique et le monde financier, matière à s'acheter hôtel particuliers et financer vie luxueuse où fan mannequins et enfants normaliens suivraient. Monsieur Niel a su s'insérer dans ses mécaniques avec une précision particulière.

Prenant acte de la diffraction des sources de l'information et des relais d'influence, il a multiplié les investissements minoritaires visant à séduire des cadres dirigeants de médias, tout en démultipliant ces investissements dans les milieux économiques du pays.

Ainsi, alors que les oligarques de la génération précédente se contentaient de prendre des participations stratégiques dans les secteurs influents, tout en s'achetant les bonnes grâces d'un certain nombre de haut fonctionnaires et anciens politiciens soigneusement choisis, monsieur Niel a en moins de deux décennies investi dans plusieurs milliers de structures économiques tout en prenant des participations dans l'ensemble des nouveaux médias du pays de Bakchich à Atlantico en passant par Czer et Terrae complétant ses dispositifs par des déjeuners récurrents avec tout jeunes intrigants qui lui montreraient son intérêt pour peu qu'il soit passé par l'une de ces fabriques à élites qui garantissent un destin doré polytechnique, l'école normale supérieure ou encore l'ENAT.

Il se plaçait ainsi en capacité d'intégrer l'ensemble de ses réseaux d'influence, recommandant l'un à l'autre afin de propulser le second, dépensant quelques centaines de milliers d'euros pour s'acheter une sympathie sous forme d'investissement auprès de qui viendrait l'approcher. C'est ainsi que plusieurs centaines de haut fonctionnaires ont déjà été curieusement influencés à l'heure où ces lignes sont écrites et plusieurs milliers de notables du petit Paris dont il a ainsi conquis l'estime et la sympathie.

Ces liens cordiaux ajoutés aux relations qui par famille, parcours et position depuis toujours accroché au service de renseignement de notre pays lui ont permis de tisser un dense filet le mettant à l'abri de ses variations politiques. C'est du fait de cette omniscience organisée que monsieur Niel a identifié très en amont monsieur Macron au moment où sa chair était encore tendre et ses idées mal formées. Leur rapport était connu par quiconque participe au landerno politico-médiatique que forme le petit Paris. On est en droit de s'étonner qu'il ait fallu attendre septembre 2018 pour que les liens entre l'un des plus importants oligarques de notre pays et son président a été révélé.

La chose n'est pas aussi anodine qu'il n'y paraît. Non seulement ces liens étaient à connaître pour contrôler les éventuels conflits d'intérêt et intervention de l'espace démocratique que monsieur Niel aurait pu commettre, mais aussi parce qu'ils auraient permis de mieux comprendre le prétendu miracle de l'élection de Macron, président qui fit un argument de campagne réaffirmé contre toute évidence en janvier 2019 lors du grand débat de s'être fait seul, d'avoir été lu sans l'aide de personne en dehors du système.

Aurait-on voté de la même manière si on avait su que le jeune candidat touché par la grâce, sorti de nulle part par la seule force de son talent, cet être admirable que l'on nous avait présenté article après article sans nous laisser le temps de le connaître comme un brillant surjon lui-même était en réalité dès le début de son parcours politique appuyé et soutenu par l'un des hommes les plus riches et influents de France donnant le petit paris d'une ferme main. L'affirmation si grossière que fit monsieur Macron de son immaculée Conception aurait dû amener les journalistes à enquêter et contextualiser les paroles de ce président et en révéler l'absurdité. Et pourtant, l'on s'est tue.

Personne n'a mouffeté. Pendant plusieurs années, alors qu'un parcours se construisait à une vitesse impressionnante, personne n'est allé chercher. Il aura fallu attendre qu'au détour d'un ouvrage où il n'est question de l'un et de l'autre qu'en deux petits chapitres, 1 an et demi après cette élection et 4 ans après leur première rencontre, pour que l'information soit révélée et reprise discrètement et sans commentaire par Raphaël Baquet, journaliste du monde pourtant bien au fait de ses affaires.

On s'étonne d'autant plus que c'est chez Xavier Niel au sein de la station, le campus de start-up construit par ce dernier à Paris avec l'appui de la mère de Paris Hidalgo, qu'Emmanuel Macron a été accueilli à plusieurs reprises et a même parlé de ses riens que l'on croise dans les gares, ses citoyens réduits contrairement à lui et ses acolytes à prendre et métro. Que ces rencontres ont constitué autant de meetings déguisés destinés à influencer l'électorat et à insuffler une aura de modernité. En l'image d'un jeune homme qui craignait à raison, l'engage des uets et amour pour Line Renault assumé d'être ringardisé. Chapitre 18.

Le citoyen malinformé a pu penser que les visites de monsieur Macron à l'école puis à la station F, institution créée par Xavier Niel n'avait eu pour objectif que de servir le bien commun et non leurs influences et réputations respectives. L'association du capital symbolique de l'oligarque bénéficiante encore d'une lié à des campagnes massives d'influence mises en œuvre avec l'aide de sa conseillère Mim Marchand et de la jeunesse du candidat était au contraire parfaitement calculée.

Monsieur Macron constituait la dernière pierre, permettant à Monsieur Niel de se relégitimer au sein d'un espace social l'entreo parisien qui, à cet instant, continuait de le mépriser pour les affaires auxquelles il avait été lié. Il lui était essentiel et monsieur Macron avait besoin de monsieur Niel pour être lancé. Ces déplacements comme celui que le candidat ferait à Las Vegas, là aussi grâce à des financements à clarifiés, auraient un effet de premier ordre dans l'opinion publique et renforcerait mutuellement leur position dans la capitale. Ces échanges de faveur sont intervenus sans qu'aucun journaliste n'it cherché non pas même à les dénoncer, mais simplement à les décrypter.

Pourtant, on conçoit parfaitement le déséquilibre qu'il crée déjà dans le cadre de la compétition électorale qui nous intéresse. Alors que monsieur Niel se ventait dans le tout Paris d'aimer et de soutenir puis de chercher à faire élire son ami, le système mis en place par cet oligarque qui bénéficia d'un important soutien de la puissance publique pour créer ses plateformes afin de servir monsieur Macron sidéra les journalistes avant de fasciner les citoyens. Simili meeting ne disant pas leur nom. Démonstration de force hyper contrôlée mise en scène avec une apparence d'insouciance pour donner l'impression que monsieur Macron était l'incarnation du renouveau.

Susciter même la confiance de ces congénères les plus inquiets des soubres sautes que la technologie ne cesse de nous infliger. Ils offraient au candidats une audience que son absence d'engagement politique, d'enracinement électoral, de points institutionnel interdisait normalement. Cette simple question pourquoi monsieur Macron et seulement lui bénéficiait-il du soutien de cet individu ne fut jamais posé ? Le lecteur pourrait à ce stade relativiser trouver matière apcad enfin dire que cela n'est guère signifiant. Al, ce n'est pas la seule chose que nous apprenons en septembre 2018, soit bien un retardement. car il se trouve que nos confrères s'aventurent un peu plus loin.

L'air de rien, voilà qu'il nous apprennent que bien au-delà d'une simple affaire de courtoisie, ces événements furent le fruit d'une relation entre deux êtres liés à la suite d'affaires judiciaires par leur avocat de commune Xavier Niel et Mimi Archand qui s'entendirent pour faire élire un inconnu à la présidence de la République mobilisant fortune et réseau pour le faire connaître et l'imposer aux Français dans l'idée qu'ils servent leur intérêt et qu'il y au-delà des meetings bien d'autres opérations qui autoriseraient cela.

Ainsi, nous découvrons comment, par pointiller successif, Xavinel est intervenue au cœur de notre espace démocratique pour faire connaître et favoriser l'élection de son protégé. Cela prend source en un événement décrit avec mou détail lors duquel Xavier Niel demanda d'être en amont de l'élection à la dite Michel Marchand de s'occuper de l'image d'Emmanuel Macron et de sa femme lors d'une rencontre organisée dans l'hôtel particulier de Monsieur Niel qui n'est rien de moins qu'une réplique en marbre rose du grand Trianon.

Mimi Marchand, la reine de la prespol que la dépêche qualifia d'exileuse qui a fait de la prison et qui, selon les auteurs de l'ouvrage Mimi fut interpellé conduisant un camion doté de 500 kg de Hchich, celle qui peut exposer l'intimité des gens ou défaire leur réputation contre rémunération. Celle-là même aurait été, nous disent les auteurs, la personne en charge d'introniser monsieur Macron auprès des Français.

Mimi Marchand ou la talentueuse marchande de secret qui depuis vingt ans fait les beaux jours de la presse pipole dont plusieurs directeurs de la rédaction me feraient les loges capable de faire terre une information en quelques instants de montrer d'exposer des cornes nuus humiliées ou consacrées pour peu qu'elle le juge bon Mimi Marchand qui serait photographié au lendemain de l'élection de monsieur Macron faisant lever de la victoire dans le bureau du président répétons-le.

Mimi marchant et ses séjours en prison, ses réseaux invisibles, ses hommes de main et ses informateurs, ses pressions et ses faveurs, a été présenté par un aventurier devenu milliardaire à Brigitte Emmanuel Macron pour aider ce dernier à se faire connaître. Et cette personne fit si bien son labeur que le couple présidentiel cherchait à la recruter à l'Élysée au moment où la rumeur concernant la publication de l'ouvrage commença de circuler. Et cette même Michel Marchand a été présentée à Brigitte Macron Trogueux par son ami Xaviniel. dans son hôtel particulier pour faire terre une information.

Et tout cela, nous l'apprenons non pas en 2014, 2015, 2016 ou 2017 lorsque cela aurait pu encore avoir un effet, mais en septembre 2018 lorsque les jeux sont faits. Et tout cela nous l'apprenons alors que des dizaines de journalistes dont tous les interlocuteurs de Mimi Marchant au sein des rédactions parisiennes le savaient et le taisent. L'opération à en croire les auteurs de l'ouvrage a été un succès puisqu'elle fut directement à l'origine de près de 41 di tirambique que Paris Match et consort offrir à Emmanuel Macron et à sa femme en un lapse de temps record. Elle n'était pourtant pas simple.

Il s'agissait en effet de transformer un riche banquier dont les rares à l'avoir fréquenté sans intérêt savaient que la morgue n'avait d'égal que la vanité, ayant utilisé les réseaux de l'État pour faire sa fortune indifférent à l'autre et obsédé par son moi en un gendre idéal. le tout en l'espace de quelques mois et ainsi suscitait une sympathie dans l'opinion que rien dans son parcours ni sa personne ne permettait d'envisager. Succès ne fut pas que relatif puisque la couverture médiatique du candidat dépasse en intensité l'ensemble des autres réunis.

Donnant-le là, s'appuyant sur de fausses paparatzad, les œuvres de Mimi Marchand enclenchent une boulimie que le JDD qui offre au candidat pas moins de quatre hues dans les 8 semaines entourant le lancement d' marche, l'OPS appartenant à Xavier Niel, l'Express dirigé alors par un ami de monsieur Macron, puis le reste de la presse mainstream suive créant une béante disproportion avec l'intérêt initial que monsieur Macron suscitait. Chapitre 19. Mais comment un seul individu, une femme comme Mimi Marchand aurait-elle pu seule et même avec l'appui d'un tout-puissant milliardaire provoquer une telle conversion ?

À cet instant, le lecteur suspicieux se braquera : "À raison, car ce que nous dit ce livre qui, par la brèche qu'il ouvrait, a donné naissance à celui que vous lisez n'est pas tout à fait vrai ni tout à fait complet." Et c'est le plus souvent dans les failles plutôt que dans les mensonges que l'on se trouve manipulé. Commençons donc à recouper les informations et à recomposer les non habituels qui recouvrent du fait de notre fonctionnement oligarchique toute enquête aujourd'hui produite sur ces sujets. Explicitons.

Ce que les auteurs de Mimi oublient de nous préciser, c'est que le propriétaire de Paris Match, Arnaud Lagarder, qui permit la propulsion médiatique d'Emmanuel Macron, a été son client pendant sa période à la banque Rothschield où ce dernier tenta sans succès de lui trouver un acheteur pour ses médias.

que plus important encore, Monsieur Macron permit à Monsieur Lagard lorsque le premier était secrétaire général adjoint de l'Élysée et que le second cherchait à se débarrasser de ses participations dans EADS, de signer un accord avec l'État si avantageux qu'il permettrait à monsieur Lagarder d'en tirer près de 100 millions d'euros de dividendes personnelles et qu'il se trouve que comme l'a raconté Vanitif, l'homme de main de monsieur Lagarder dans les médias, un certain Ramzi Kiroun avait été mis à disposition de monsieur Macron dès sa nomination en tant que ministre de l'économie afin de l'aider à organiser sa communication par la grâce et l'intermédiation d'un certain Ismaël Émélien.

Et qu'en somme, contrairement à ce qui a été écrit, Mimi Marchand n'était que l'exécutante d'une stratégie certes financée par Xavier Niel mais surtout mise en œuvre par les hommes de main d'Arnaud Lagarder. Ramzi Kiroun et son factotum de Oliven ainsi que nous le démontrerons plus tard celui de Patrick Dra un certain Bernard Morad pour parachuter un inconnu qui avait su se montrer complaisant. Monsieur Lacarder est l'héritier d'un immense empire médiatique et industriel qu'il est en train de dépesser par son absence de vision, de talent et d'intérêt pour les dossier.

La fortune de sa famille est celle de son père Jean-Luc qui a été constitué grâce à l'appui de l'État et depuis dilapidé par ses héritiers. Cette forme de gouvernement par laquelle des actifs stratégiques pour notre pays sont confiés à des individus chargés de les faire fructifier est l'une des plus importantes sources de corruption en France. Elle permet en toute l'égalité par jeu d'aller retour de piller un état que l'on n'hésitera pas à critiquer publiquement pour son poids avant de se proposer de l'alléger.

En toute l'égalité, puisque ce sont ceux qui font les lois et autorisent ces opérations exceptionnelles qui sont les premiers intéressés à ces activités, faisant de leurs nouveaux oligarques les soutiens fidèles des ambitions politiques qu'ils nourriront. Monsieur Macron est l'un de ceux qui se sont échinés à utiliser le privilège que leur avait octroyé la collectivité par le truchement d'un concours, un emploi à vie d'immense responsabilité et un réseau de première main. pour participer à cette corruption en se précipitant dans le privé afin de brûler le capital d'état dont il avait en tant qu'inspecteur général des finances la garde.

Ce faisant, il s'est fait valoir auprès de puissants qui se trouveraient au cœur de son ascension. Il est bon de le rappeler tant des mythes médiatiques se construisent tels des digues autour de ses rives intouchables où l'impunité règne. Il est bon de rappeler que ces hommes n'ont pour seul capital non leurs talents. Les concours de la haute fonction publique sont avant tout des contrôleurs de conformité et monsieur Macron ne les obtin que laborieusement.

Mais le fruit de ressources qui sont chaque année collecté auprès des Français et que ces quelques sattrapes ont décidé depuis une trentaine d'années de détourner de leur rôle principal en s'appuyant pour cela sur de veines et farfelues théorisations économiques né des mêmes cercles de pouvoirs qui les ont porté pour transférer une partie plus ou moins importante de nos biens communs à leur protecteur. Plus leur légitimité initiale est forte et de Gaulle fut à cet égard l'exemple type et moins ils ont besoin d'offrir des ressources qui ne leur appartiennent pas.

Moins c'est le cas et plus il présentent un danger pour la société car puissoir en d'autres termes de se vendre afin d'acquérir une respectabilité. C'est ainsi que monsieur Macron ne réussit à se faire introniser dans ces lieux-là qu'en utilisant ses positions au sein de l'État pour pousser systématiquement à des privatisations et des deals avec des acteurs privés amenant l'un de ses comparses pourtant pour le moins modéré Christian Ert à mettre en jeu sa démission pour empêcher un sacage que Denis Robert n'hésiterait pas à qualifier de prédation.

Il faut le rappeler là où tous crièrent total au talent d'un être qui consacra pourtant cinq ans de sa vie à arracher des concours pour n'en obtenir qu'un et ne se fit remarquer dans l'espace public avant sa nomination comme ministre qu'à une reprise en tant que rédacteur de l'introduction d'un rapport celui de la commission Athalie où il annonçait un cycle de croissance ininterrompu et appelait à un approfondissement des politiques qui quelques semaines plus tard provoquerait la crise de 2008 et l'effondrement du système tout entier.

Un être qui pour tout bilan ministériel outre le massacre d'Alstom et la session de SFR nut que la création de lignes de bus et quelques mesures de libéralisation secondaire qui furent immédiatement oublié. Il ne faut pas l'oublier non. Au moment où l'on compare cette inexistence flagrante au tombeau de vaniteuse congratulation dont il fit pendant toute cette période l'objet. Évaluer le pouvoir de chacun des acteurs d'affaires touchant à l'entre soi est parfois délicat. Notons cependant cette anecdote que l'on nous a rapporté à propos du directeur de la rédaction de Paris Match qui nommé après la distitution du précédent sur demande de Nicolas Sarkozy devait être démis à l'été 2018.

Brigitte Macron qui se targue n'ayant aucune légitimité à ce sujet de ne pas faire de politique n'en passa pas moins un appel à Ramzi Kiroun sur demande de Mimi Marchand qui craignait de perdre ses relais chez Match et avait annoncé catastrophée que cela réduirait d'autant l'exposition de monsieur Macron. La demande était d'évidence intéressée. Son accord avec le désormais président de la République eut apportant de substantiels bénéfices. Son agence devenue très officiellement une des rares à être agréé par l'Élysée. Le directeur de match sera maintenu et Mimi jusqu'à l'apparution de l'ouvrage chez Grasset préservé. La notoriété est une drogue.

Et en effet, le couple Macron a continué après l'élection à faire usage de ses prétendus reportages publié sans aucune critique et reprit largement dans l'ensemble des médias comme leur désormais fameuse visite privée très opportunément photographiée par un pas paradis de Mimi Marchand devant le Taj Mahal en plein cœur d'une visite d'état en Inde qui s'avèrait catastrophique. Le lecteur pourrait à ce stade se trouvver assez sidéré. Seule une rébellion d'une partie de la presse, peut-être indignée de la méthode ou frustrée de ne pas en avoir été, avait alors permis de lever le voile sur ces pratiques que tous connaissait.

La vellererie se trouvant illimitée, personne ne trouvait à contester que des médias privés touchant une large audience a été utilisé comme purs instruments de propagande. Tandis que les chaînes d'information, les JT diffusaient du contenu produit directement par l'Élysée, suscitant jusqu'à l'indignation du très respectable proche d'Emmanuel Macron, Dominique de Villepin. Qu'il retienne son souffle car nous ne faisons que commencer car la question que tout cela pose est la suivante et la réponse effrayante. Pourquoi l'histoire ne fut-elle pas comptée avec justesse dans le courageux ouvrage intitulé Mimi ?

Pourquoi n'y fut-il pas dit qu'Arnola Garner avait été le client failli d'Emmanuel Macron pour sa branche média avant d'être servi par ce dernier à l'Élysée et que monsieur Kiroun et ses berlouti en avaient été les Midominichi ? Simple oubli de journaliste penserait le lecteur. Atterrons-le.

Tout cela ne fut pas dit alors que tout cela était chu pour la même raison qui amenaquet et le journal Le monde tout entier atterrent les rapports entre Niel et Macron jusqu'à ce qu'il ne fût plus possible de faire autrement parce que de la même façon que le monde des propriétés de Xavier Niel l'éditeur de Mimi Grasset et propriété d'achette groupe racheté par une holding nommée la garder active dont le propriétaire est un certain Arnaud Lagarder et le directeur effectif n'en déplaise à monsieur Nourri un certain Rams Kiroun et qu'il leur était dès lors impossible de dire tout à fait la vérité au sujet de leur enquête et dès lors impossible de rendre la chose compréhensible au citoyen qui la lirait.

Et voilà que l'on commence à comprendre pourquoi en ce pays personne ne comprend rien tandis que tous sentent tout. Voilà que l'on commence à deviner à quel point l'espace public français est traversé d'asservissement qui pris individuellement semble à noin. La concurrence compensera les liens de chacun mais qui de lien d'intérêt en lien d'intérêt suffisent à empêcher quiconque de décrire le système dans son entièreté. Tous qui se croient libre et indépendants sont dans l'effet partiellement féodés et prennent à un moment garde à ne pas exposer l'un des blocs oligarchiques auxquels ils sont assujettis. Et ce faisant nous empêche tout simplement d'accéder à la réalité.

Puisque tout l'espace médiatique français a de rares exceptions comme le monde diplomatique qui s'est mué raison en principale critique de ce système et concerné par ses opacité, voilà pourquoi de façon systématique la vérité se trouve tronquée et nos oligarques est leurs inféodés de continuer à dominer. Chapitre 20. On avancera à ce stade un début de comparaison qui ne choquera que ceux qui s'aveugle encore quant à la nature du régime dans lequel nous sommes tombés. Rappelons l'ascension de Vladimir Poutine.

Face à l'effondrement d'un système, l'ancien préposé du KGB s'était trouvé placé à son poste du jour au-lendemain via une élection démocratique par une oligarchie paniquée qui cherchait à défendre ses intérêts, prête à vendre à son peuple le premier bureaucrate qui lui prêterait serment. Il était inconnu du grand public. Il est devenu l'élu, redistribuant rapidement les prébandes à ce qu'il avait fait, assayant son pouvoir par toute une série d'opérations de propagande, de défilé militaires en grande réception dans divers châteaux en passant par des mises en scène en tenue militaire et opération de communication déguisée. Cela vous dit quelque chose ?

Reste à vous démontrer comment en effet les journalistes français actionnés par au moins trois oligarques nationaux, plusieurs directeurs de communication et une infinité de complicité passive ont fabriqué en quelques mois un homme politique de stature internationale qui serait démocratiquement élu et s'attellerait une fois au pouvoir à servir leurs intérêts. Chapitre 21. On voudrait rappeler ici que monsieur Macron ne se prive pas depuis son élection d'intervenir dans la gestion des médias d'État, commandant et des commandants des émissions avec des amis dont il assure qu'ils seront recrutés ou moins tenu à leur poste.

Nous pensons par exemple à monsieur Deous qui a grandi à Amien comme monsieur Macron que Delphine Ernut, président de France Télévision et nommée par l'État, voulait écarter du service public en octobre 2017. Après l'intervention de l'Élysée, il fut maintenu entraînant une importante carambole qui faillit provoquer la suppression des émissions d'enquête du service public. et nous gratifia de la production d'un absurde entretien de Noël avec le président. Longue causerie dans les bureaux de l'Élysée, si caricatural dans la servilité qu'elle fut comparé à une œuvre de propagande soviétique.

Voyez plutôt, quelques semaines avant le dit entretien fin novembre 2017, une polémique sur la suppression de postes dans les équipes d'envoyés spéciales et de compléments d'enquête enflammaient France Télévision. Contrairement à ce qui fut alors soupçonné, ces suppressions de postes des émissions produites par Élise Lu n'avaient pas été demandé par l'Élysée. L'affaire plus complexe permet de comprendre comment les liens actuels entre pouvoirs médiatiques et politique dégradent notre espace informationnel et rendent nos journalistes prisonniers de logique d'intérêt. Au départ de l'affaire, la volonté par l'Élysée d'imposer à Delphine Ernot 50 millions d'euros de coupe budgétaire.

Rappelons que le climat n'est pas au beau fixe. Michel Field, directeur de l'information, est contesté. Pujada s'est fait virer le jour de l'intronisation de Macron. Sur un budget de 2,7 milliards, ce n'est pas grand-chose mais c'est justement mesquin. Alors face au rigorisme budgétaire de cette hutelle, la présidente de France Télévision décide elle aussi de s'amuser et laisse entendre qu'elle va arrêter l'émission de Deous. Or, il se trouve que Deous, scolarisé au même lycée qu'Emmanuel Macron, est devenu l'un de ses proches sur le tard et que madame Hernot le sait.

de la housse, après cette vue confirmée des intentions de la direction, intervient comme attendu auprès de l'Élysée qui exige d'herne de maintenir les missions et de trouver ailleurs ses économies. C'est à partir de cet instant que les versions divergent, donnant une idée du marais dans lequel gisent nos journalistes les plus aimés. À la direction d'information, on prétend que les équipes d'IRNOT dont son directeur de cabinet Stéphane Sidbon Gomez manquant d'expérience aurait dans la précipitation monter un plan de réduction s'appliquant aux émissions d'Élise Luis sans se rendre compte des conséquences du geste.

On attribuera la crédibilité qu'elle mérite à cette version tandis que d'autres sources plus subtiles n'hésiteront pas elles à affirmer que le geste fut au contraire parfaitement calculé de la part d'Arnaut afin d'embarrasser l'Élysée auquel elle le savait serait immédiatement attribué une volonté politique de censure de la journaliste préférée des Français. Voilà donc que la direction annonçait des coupes dans l'investigation et que de laousse, incapable de comprendre ce qui se jouait, croyait pouvoir respirer. Ce qui suivit et déborda dans la presse, menaçant de devenir un scandale embarrassant pour l'Élysée et connu de tous.

Âgés, communiqué contradictoire commencèrent à être produit alors que les confrères de la presse écrit inquiet se faisaient les relais d'une indignation montante pour la plus grande satisfaction de la direction de France Télévision. Il faut dire que Michel Field, directeur de l'information toujours plus embarrassant, était alors détesté du pouvoir pour avoir réussi à faire passer David Pujadas, exfiltré le jour de l'intronisation de monsieur Macron après un traitement douceux de sa campagne pour un martyre de l'information. Élsée, furieux, avait beau prétendre n'y être pour rien, le mal était fait et la partie gagné.

La motion de défiance approchant, la contestation menaçant d'emporter notes, des négociations en ont eu lieu reprent et l'ont put annoncer qu'envoyé spécial et compléments d'enquête était sauvés. de la housse préservée et les coupes budgétaires décalées d'un nom. L'affaire aurait pu en rester là, mais le président de la République qui n'est pas homme à pardonner et ne crache jamais de s'exposer au ridicule pour emporter un bras de fer ne s'en tiendrait pas là. Voilà qu'à peine le conflit réglé le 5 décembre, il déclare que l'audiovisuel public français est une honte avant d'organiser un ultime pied de nez, une véritable provocation à l'égard de fil des Der qui seller le sort du premier.

La chose est siidérante et montre non seulement le niveau d'immaturité mais d'irresponsabilité de nos dirigeants. Voilà qu'un tout-puissant président de la République et un présentateur télévisé au pic de sa carrière vexé décide pour se venger d'organiser dans le dos de la direction de France Télévision un entretien fleuve de 45 minutes à la veille de Noël lors duquel Emmanuel Macron est littéralement en guirlandé par de la housse tout sourire à l'Élysée. Hern et contrainte, humilié, d'y assister à distance et s'en maudir de le programmer.

Là où avait été accordé dix minutes sur le climat, Ernot découvre un long panégiérique à la gloire de la banalité du chef de l'État se déployant en direct et comprend par les sourires satisfaits exhibés dans la chaîne publique qu'elle se trouve partout cela visée. Le sentiment de toute puissance est alors tel que le ridicule d'une telle opération qui provoque une réaction véhévmente de la presse le lendemain ne semble atteindre personne. Comme dans les plus glorieux temps de la monarchie absolue, le roi a été servi et ses sujets remis en place. Le peuple assistant médusé sans ne rien pouvoir comprendre à des jeux de courpes que personne ne prend la peine de lui expliquer.

Nous pensons à quelques autres affaires qui touchant Michelfield comme elle touchèrent France Interre, la nomination du directeur de LCP, l'atérant directeur du JDD pourrait avec un peu de courage être bientôt publié et qui furent autant de signaux envoyés suivant une grande tradition d'intervention dans notre espace démocratique. Rappelons en d'autres temps le licenciement traumatique d'Ud Lancelin, directrice adjun de l'obs par Xavierel et ses comparses pour cause d'engagement idéologique avant que son successeur ne fût viré pour une critiquant la politique migratoire de Macron.

La démission forcée d'Hervekempf, grande voix de l'écologie au monde et de sa directrice Nathalie Nugired, prise dans une sourissière mise en place par ses actionnaires avant l'élection d'Emmanuel Macron.

Tous justifiés par des questions de personnalité, pensons en voyant plus large à l'échelle d'une décennie aux affaires Guillaume et Merma sur le service public, la suppression des guignoles par Boloré, les récits de censure explicites sur France I par Paul Amar et quelques autres qui aurent le courage de parler, les compromissions récurrentes de Maurice Safran ou de Franço Olivier Gisbert avec les pouvoirs successifs auxquels il ne désire que s'offrir et tous ceux que l'on ne connaîtra jamais parce qu'il faut bien survivre en ces mondes et qu'il faut pour cela ne pas parler.

Les excuses immédiates du monde dès qu'une couverture de son magazine ayant le tort de déplaire aux supporters du pouvoir existant le montrant. Parlons encore des cas d'autocensure quotidienne comme lorsque Patrick Groger, pourtant vénérable journaliste au monde depuis plusieurs décennies, proposa une chronique du livre de Christian Eker, l'ancien secrétaire d'état au budget dont j'ai déjà fait état. Chronique qui fut refusée car trop positive pour un ouvrage qui déconstruisait la macronie. démontrer comment Emmanuel Macron avait utilisé Berager une corte de trentenair pour s'imposer.

Nous pensons aux listes de journalistes que Bruno Roger Petit se target de faire transmettre au président Macron pour qu'il valida la future direction de la rédaction de l'OPS. Au passage des grandes rédactions au pouvoir de Claude Céillon Audi Roger Petit en passant par Laurent Saï, Nathalie Yanetta ou encore Catherine Pegar, parfois par compétence, souvent pour service rendu.

À notre RIA Today National France 24 où une femme de ministre des affaires étrangères fut nommée avant d'être recasée sur la radio de services public à Anne Saintclair qui affirma en rièrement vouloir se mettre au service de Macron alors qu'elle dirigeait le Huffington Post après avoir été l'une des principales vectrices de l'ascension de son ex-mari Dominique Stroscan. sans qu'à aucun moment l'on s'engena.

aux articles concernant les faits de népotisme que nous venons plutôt d'exposer longuement d'un ministre et d'un conseiller politique Élysée Gabriel Atal et Stéphane Séjourné qui furent supprimé des sites de gala et de voici quelques heures après leur publication sur demande de l'Élysée et auquel des liens morts renvoient encore aujourd'hui au rachat de Marianne et du pôle presse de la gardère par un milliardaire tchèque qui comme Xavier Niel et tous les oligarques avant lui prétend le faire pour la démocratie en s'alliant avec l'affiriste Étienne Bertier avant de montrer son appétit dans le secteur de l'énergie aux intromissions permanentes.

dans le secret des sources par l'utilisation de fadette tentative de perquisition avortée intimidation par des ambassades de correspondants de guerre cherchant à faire leur travail au lien d'amitié qui fier que Daniel Schneiderman censurerait un article révélant comment le monde avait censuré mon enquête sur AR parce que tout cela les dépassait dans le seul média censé porter un regard critique sur nos journalistes auparavant à la destruction des deux seuls quotidiens économiques du pays les échos et la tribune par Bernard Arnaud les compromissions diverses qui furent comptées en mil ouvrages ignorés écrasé parce que de tout cela il ne fallait jamais trop parler.

Nous pensons enfin à toutes ces autres affaires, distribution de prébandes et davantage que monsieur Macron mettra en œuvre en s'appuyant sur ce passif marqué en parallèle à cette mise sous tutel effective d'une partie des médias pour récompenser ce qui l'avait aidé, utilisant pour cela des politiques publiques qui favorisent la montée des inégalités et ce double d'un autoritarisme et d'un arbitraire rampant réduisant la liberté à mesure que ça croissait la corruption. Les conséquences en somme que les compromissions produites par ce marché de l'information produisent au quotidien pour des millions de français.

On pourrait le faire mentionner les centaines de cas d'autocensures imposés, mais cela nous serait immédiatement reproché. Après tout, on ne meurt pas d'assassinat en France lorsqu'on est journaliste. On meurt de désespoir ou d'unanité à force de se laisser étouffer ou écraser pour avoir affronté un pouvoir et refusé de céder.

On meurt aussi par compromission ou précarité, car les mécanismes visant à faire terire les courageux sont bien plus insidieux que dans un pays autoritaire où ils font en passer par des organes comme le CSA, ici seulement à la solde du pouvoir composé de membres grassement rétribués récompensant la servilité des uns et des autres, contrôle illusoire d'une déchetterie grandissante mais incapable de se faire respecter pour faire censurer des informations. On meurt de chômage ou de pression, d'humiliation et de frustration. La violence politique en régime, c'est arborer les atours de la modernité.

Nous pourrions parler de tous ces effets d'un fonctionnement oligarchique où chacun tire pour défendre ses intérêts. Mais cela serait encore une fois faire peser sur les petits soldats et non les responsables le poids d'un système fait pour les écraser. En France, l'information se dilue et tout sous l'effet de la bêtise et de la servilité. Cette bêtise et servilité sont produites, recherchées. Aucun des oligarques n'aurait l'idée après avoir investi des millions pour les racheter, de perdre quelqu argent pour le bien de ces médias qu'ils assurent détenir dans le seul but de défendre la démocratie.

Seul Bernard Arnaud laisse la besace du Parisien absorber toujours plus de déficit afin d'en rendre impossible toute émancipation. Pourtant, tous les journalistes prétendent d'y croire et continuent de penser que tant que contrairement à Boloré, personne n'aura la bêtise d'intervenir directement, leur indépendance sera assurée. Criant à leur indépendance, niant tous les mécanismes de contrôle et d'écrasement déployés, ils croient défendre leur dignité, là où ils se rendent complices, devenant les relais d'un système qui ne cesse de les exploiter. Non, en France, personne ne prend la peine de tuer. Il suffit d'acheter. Chapitre 22.

Pourquoi ces liens sont-ils si rarement explicités et plus rarement encore dénoncés ?

Et bien car si l'information en France n'est plus produite dans sa grande majorité qu'en puisante à la source des traîtres des camps qui composent de petits Paris et le canard enchaîné Médiia part ont systématisé ce fonctionnement jusqu'à se voir à pu reprise épinglé en exposant les liens qui les dominent reviendraient à se priver des dites sources d'information prenant le risque d'ouvrir une guerre de tranchée où tout s'effondrerait c'est ainsi qu'il faut aller se fournir auprès des rares journalistes qui ont été brutalement éjectés du système comme lancelin où ont persévéré coûte que coûte comme Marcand pour trouver à apprendre au sujet des liens troubles entre Macron et les oligarques.

C'est ainsi surtout qu'aucune remise en question n'intervient jamais, y compris lorsque l'on découvre qu'une information essentielle pendant des mois ou des années aura été masquée. Il n'ut ailleurs un quelconque réexamen du traitement d'Emmanuel Macron après la campagne présidentielle et la révélation des liens oligarchiques qu'il avait nourri. Le soutien BA du journal de référence à celui qui fut des mois durant présenté comme issu divinement de la cuisse d'un Jupiter a duré et perdure toujours, multipliant des éditoriaux qui sans conscience reprennent la ligne gouvernementale parfois en l'aggravant.

On a compris que nul force étrange ne censurait systématiquement les centaines de journalistes politiques qui à Paris ont pourtant pour fonction de révéler les mécanismes d'ascension et de chute de nos dirigeants. Et c'est probablement le plus effrayant. Nul besoin de censure ou d'espace publicitaires puisque les journalistes s'en font naturellement le relais. Les seules libérations, l'Express, l'OPS et le monde auront dédié plus de 8000 articles à monsieur Macron entre janvier 2015 et janvier 2017 alors que rien de remarquable dans son action politique ne se manifestait, soit autant qu'à l'ensemble des candidats de gauche réunis.

Financé par la société, formé dans les meilleures écoles de notre pays, la crème des journalistes politiques, celle qui a accès au puissant, qui a pour mission de contrôler les hommes de pouvoir au nom de la société, s'y est donnée toute entière et semble l'avoir fait volontairement. Expliquer cette servitude volontaire et les liens de corruption qu'il l'ont provoqué est devenu notre mission. Car ce que nous venons de révéler n'est pas grand-chose.

Nos trois camarades auteurs de l'enquête sur Michel Marchand n'ont pas seulement omis de nous informer sur l'un des vecteurs fondamentaux de l'opération de propagande qui amené monsieur Macron sans enthousiasme de la population à présider aux destinés de notre pays et renforcer ainsi infin un rassemblement national se gargarisant de leurs compromission. Les auteurs se sont refusés à creuser les rapports entre Niel et Arnaud et entre Arnaud et Macron. Eux qui les connaissaient ont privé le peuple français d'information cruciale à l'heure de se décider. Et là, nous commençons à nous inquiéter. Chapitre 23. Puisque le sort de monsieur Lagard est réglé, continuons par cet autre chemin.

À savoir que selon l'un des auteurs de Mimi, Michel Marchand a aussi été chargé de contrôler l'image, c'est-à-dire de faire terre toute information compromettante d'un autre oligarque. Bernard Arnaud, première fortune de France, deuxème fortune du monde, doté de 100 milliards de patrimoines et propriétaires du groupe de luxe LVMH. Cela pourrait sembler aussi insignifiant que l'amitié entre Niel et Macron si l'on oubliait de préciser une autre information que la bienéance et les conventions bourgeoises amènent le plus souvent à esquiver. Xavier Niel vit avec Delphine Arnaud, fille héritière de Bernard Arnaud. Là, le lecteur innocent s'interrogera : "En quoi cela serait-il si important ?

Après tout, ne nous a-t-on pas appris à ne pas nous mêler de la vie intime des gens, qui soient faible ou puissant ? Ne nous le ravâcheton pas sur un air indigné dès que l'on se permet de s'exprimer à ce sujet ? N'est-ce pas le mantra de ces mêmes journalistes politiques dont on interrogeait l'utilité ? Eux qui se montrent en public saturés de pudeurs et de silence, de bienéance et d'aveuglement, sans oublier de partager Cancans et Ragot dans l'entreçoi de leur rédaction, signibant dès qu'il s'agit de les écrire, de les publier, acceptant tous les compromis que leurs imposent leurs sources passés d'armée de réserve des puissants à scrib titré de ces derniers.

Rappelons que monsieur Arnaud, grand propriétaire de médias, est aussi le premier annonceur de France. Il détient un droit de vie et de mort sur n'importe quel organe de presse et cela les journalistes en sont particulièrement conscients. Combien d'articles et d'enquête à son sujet censuré ? Voilà que l'on mesure un autre des effets délétaires de la concentration de richesse. Ce poid que mécaniquement elles accordent au plus puissant, leur offrant toute guise pour s'imposer sans même rien avoir à réclamer.

Arnaud n'a pas hésité à faire retirer des publicités de quotidien qui lui déplaisaient, des menaçants de faillite pour leur faire comprendre ce qu'ils auraient à débourser s'ils décidaient de s'attaquer à lui. Il est le premier à avoir lancé une cabale contre le monde afin d'en faire tomber la direction, retirant ses journaux de ses imprimeries pour la sécher parce que le 10 journal avait critiqué la leur président aux côté de Bolloré et la gardère. Bernard Arnaud, détenteur d'une fortune qui pourrait faire vivre plusieurs nations, qui a voulu s'exiler fiscalement pour favoriser l'héritage de ses brillants enfants, qui a intenté un procès à libération pour avoir ironisé à ce sujet.

Bernard Arnaud donc qui fait et défait les princes dont étrangement on ne dit rien des compromissions et corruption des liens d'influence et des relais invisibles des affidés et exécutants dont il usent et dispose depuis des décennies. Ce même Bernard Arnaud qui remploie donc lui aussi une certaine mimi marchand. Lors du fameux entretien du Trocadero qu'il mena avec Edw Plenel face au président, le journaliste Jean-Jacques Bourdin sous les regards attentifs de tout le pays s'était autorisé l'indessence.

révélé que le principal bénéficiaire en France des politiques fiscales du nouveau gouvernement de monsieur Macron était justement Bernard Arnaud et que le dit Bernard Arnaud entretenait avec le couple Macron des rapports intimes qu'ils étaient en somme amis. Cacher ce sein que nous saurions voir, ce rapport intime entre un milliardaire et un président ainsi exposé suscita l'indignation. Au nom de quoi exposer un tel fait ? Le président n'a pas d'amis, c'est même lui qui le dit. Le cirque médiatique qui s'enclencha au référir qui ignorerait tous les drames que ces compromissions provoquent parochet.

Drôle de phrase d'ailleurs que le président surpris soudain par une telle audace d'un journaliste et qui ne su que répondre je n'ai pas d'amis. Surprenant d'autant plus si l'on connaît un peu Xavier Niel qui depuis des années ne cesse de répéter comme tous les riches, je n'ai pas d'amis. On ne sait par quelle métsychose la parole de Niel est devenue macronienne. Enfin, on ne le saurait pas si l'on avait su qu'ils étaient amis. Mais dans le même temps, on l'aurait peut-être compris si l'on avait véritablement écouté ce même président qui ne cessait de dire candidat qu'il fallait rêver d'être milliardaire.

Anecdote insignifiante que la porosité de ces discours et pourtant, on ne sait par quelle métan psychose la parole de Xavi Niel est devenue macronienne car on ne savait pas que Niel et Arnaud étaient amis. Chapitre 24. On ne mentionne pas, puisque ce n'est pas le sujet, ce que monsieur Niel a obtenu chez madame Hidalgo avant de se servir chez monsieur Macron, reconnaissant au point d'annoncer à la place de son protecteur l'ouverture d'une école 42 à Alger. On ne mentionne pas la litanie délirante de politique publique mise en œuvre par monsieur Macron pour protéger ceux qui l'ont fait roi.

Nous découvrirons cependant que le directeur de la rédaction de Média Parts qui a opiné du chef à l'affirmation de monsieur Brourdin savait que monsieur Arnaud et monsieur Macron étaient amis. ne l'avait pourtant jamais publié ni à Mediapart ni ailleurs. Media part, cet organe de presse courageux que j'estime tant mais qui n'a su exister qu'en rentrant à plein régime dans ce marché de la compromission qui'est celui de l'information parisienne. protégeant ses puissantes sources pour en dénoncer d'autres, jouant de système où toujours incorrompu en recouvre un autre.

Initiant sous Sarkozy sa mandature, en puisant auprès de l'un de ses principaux ennemis des révélations arrachées au cœur de l'État, sans ne jamais rien dénoncer de ce que lui-même avait produit, aveuglant ainsi d'autant plus un lectorat admiratif d'un courage qui, certes plus important qu'ailleurs, ne faisait infiner qu'alimenter la machine qu'il prétendait attaquer. Jean-Jacques Bourdin venait de trahir un secret qui faisait s'étrangler un président et susciterait son indignation. Cela aurait dû générer un torrent d'investigation. Mais comment se pourrait-il que monsieur Macron ait été influencé par cet homme ? Depuis quand se connaissent-ils ? Quel rôle a-t-il joué ?

Monsieur Plenel, à la réponse de celui qui l'avait couvé de son regard amical lors des entretiens de campagne que Macron avait octroyé à Mediapart ne dit mot. Serait-ce que la conjointe de l'homme chargé d'étudier la caste chez Mediapart, Laurent Maudu avait jusqu'en le poste de directrice de communication dans l'un des groupes où monsieur Arnaud détenait ses plus importantes participations, Carrefour, et que l'on n'en avait rien dit, ou parce que le gendre de monsieur Arnaud Xaviniel avait investi dans son média, ce que lui et Fabrice Arfit tent maladroitement de démentir alors que l'évidence s'imposait.

Serait-ce que l'avocat de Médiat Jean-Pierre Mignard fut un soutien majeur d'Emmanuel Macron organisant l'une des nombreuses levées de fond à la légitimité pour le moins discutable qu'il fit à l'étranger en l'occurrence en Algérie ou encore parce qu'Alain Mc qui fut le grand soutien des dou plénel au monde fut avec Jean-Pierre Jouillet le principal vecteur de l'ascension de monsieur Macron. On pourrait espérer qu'il n'en soit pas ainsi car mon estime et mon admiration pour lui sont immenses.

Que l'audit et peut-être du fait de sa proximité avec ce monde le seul avoir eu le courage d'une critique radicale des médias allant jusqu'à déclarer révélateur quelle rédaction se risquerait aujourd'hui attaquer Bernard Arnaud. Et pourtant, Educ Blenel ne cessa dosiller, prévenant un peu tard, mais dès juillet 2017, des dangers d'une dérive autoritaire de Macron, après avoir appelé à voter pour lui entre les deux tours sur ce même fondement, se montrant indifférent à l'aveuglement de sa rédaction, au sujet du pouvoir naissant, semblant ne jamais vouloir lâcher tout à fait celui qui n'avait pas cherché à arrêter.

Et pourtant donc voilà de quoi douter lorsque l'on compris qu'alors que Martine Orange et bien d'autres journalistes d'investigation faisaient un travail de premier plan pour révéler les compromissions successives de monsieur Macron, souvent dans un isolement croissant, aucune conséquence éditoriale n'en fut jusqu'à la perquisition avortée de leurs locaux sérieusement tiré. Voilà qui compris là où l'on avait trouvé le plus à admirer, inaugurant des boîtes noires qui bientôt se feraient plus rares sous chaque article.

Ce qui fait l'horreur de ces conflits d'intérêt contre lesquels Mediapart s'est érigé enseur nous faisait douter sans vouloir y croire comment restant intègre ne pouvions-nous pas l'envisager car au-delà de ces suppositions s'impose un fait face au candidats de l'oligarchie et malgré ses très nombreuses enquêtes fouillées malgré l'accumulation de faits et de compromissions que Médiapart a brillamment permis de révéler le quotidien ne s'était à aucun moment élevé contre lui comme il l'avait jusqu'à fait contre bien d'autres politiciens.

que ce soit le fait de déterminisme sociologique ou de la vieille aversion personnelle que monsieur Plenel avait pour les autres candidats que Media Part aurait pu appuyer, monsieur Mélenchon notamment version dont on ne parle également jamais importe peu.

Nous voyons bien qui comprisit là une défaillance dans le traitement de l'information s'était imposée et comme par hasard ces défaillances touchaient non pas au fond toute ligne éditoriale restant libre pour peu qu'elle soit assumée mais au fondement d'un pouvoir dont les ramifications oligarchiques gênaientre 25 À l'instant où l'on découvre que les premiers bénéficiaires de politique fiscale faisant s'évaporer chaque année des milliards oui milliards des caisses de l'État sont des intimes de monsieur Macron et que l'on découvre ouvre que cette information a été connue par les journalistes, rien n'intervient.

À l'exception du monde diplomatique, une omerta de fait qui n'empêche pas la production de l'information, mais l'épuise par l'absence de hiérarchisation. Que valent les valeureuses enquêtes de journalistes continuant à faire leur travail là où une machine de guerre se met en place, recouvrant, y compris à Mediapart, leur engagement d'éditoriaux, couverture, chronique, délavant leurs efforts pour faire éclater la vérité.

Alors qu'il a été établi qu'aucune raison économique ne pouvait justifier l'adoption des mesures fiscales et économiques qui auront fait privilégier à monsieur Macron le gel des pensions de retraite au maintien de l'ISF et autres mesures célérates produisant un transfert de ressources massifs de la majorité de la population vers un pourcentage infinitésimal de celle-ci déstructurant d'autant la société. Une question se pose à quoi servent nos médias des engagés de toute pensée incapable de traiter l'information au-delà du flux au nom d'une supposée objectivité qui les écarte de tout discours global de la politicité nécessaire pour saisir et comprendre ce qui se jouait.

Sans même évoquer une quelconque compromission, il y a eu là en cette petite brèche de rien du tout de quoi être violemment embarrassé. Depuis quand ces journalistes savaient pourquoi a-t-il fallu attendre ce moment où du bout des lèvres Jean-Jacques Bourdin a énoncé ce lien d'amitié ? et interroger le président sur des politiques fiscales dont tout le monde avait tacté l'absurdité. Et pourquoi cela n'a-t-il pas été fait et refait jusqu'à nous donner la nausée ?

Pourquoi aucun enquêteur ne s'est-il interrogé sur le fait que l'austère, monsieur Macron, portait des politiques aussi favorables au plus privilégié alors qu'il augmentait l'imposition de tous les autres en prétendant le faire au nom du bien commun ? Plus simplement, comment et quand avait-il rencontré Bernard Arnaud et Xavier Niel et quel rôle avait-il joué ? Ces questions en un écosystème médiatique sain auraient permis peut-être de découvrir que monsieur Arnaud et monsieur Niel avaient mis à disposition de monsieur Macron un appui pour le remercier et l'influencer dans ses prises de décision. Un appui qui aurait pu prendre le nom de Mimi Marchand. Chapitre 26.

Insistons et approfondissons. Comment se fait-il que les journalistes qui bénéficient d'abattements fiscaux, de privilèges légaux, non journalistes, ce soit-tu ou a préféré esquiver toutes ces années ses faits prétendant qu'il y aurait autrement intention idéologique comme le fit Fabrice Arfif à Sau de Lancelin sur le plateau du média alors qu'il s'agit d'interroger une indéable causalité.

Pourquoi une fois les faits révélés ne se sont-ils pas jetés sur leurs téléphones et ordinateurs pour harceler leur interlocuteurs et ainsi s'assurer que la démocratie n'avait pas été pervertie, que probité et intégrité étaient respecté, que nos valeurs les plus fondamentales étaient protégées pour tout simplement faire émerger la vérité.

Ce pourrait-il que Bernard Arnaud et son gendre Xavier Niel entre leur pouvoir publicitaires et leurs propriétés ajoutés au réseau qu'ils entretenaient, ces deux individus fait subir à leurs journalistes de tels moyens d'action et de conformation que leur conscience en soit trouvée diluée déployant un conformisme de tout instant qui les écrasant fait qu'il n'ait pas même eu à passer en ce sens d'instruction. Ce pourrait-il que nos journalistes ne se sentent plus redevables à la société mais à leurs propriétaires, à leurs annonceurs plutôt qu'à leurs lecteurs ? Se pourrait-il que l'on commence à comprendre comment peu à peu la fabrique de l'information en France s'est effondrée ?

Acceptant avec toujours plus de naturel labyérant, faisant s'amolir jusqu'à laisser s'effondrer les valeurs d'une société ? Nous serions-nous collectivement laissés prendre dans la mélace d'un sentiment de pourri généralisé, alimenté non pas par la vigueur d'une certaine presse, mais au contraire par son incapacité à dénoncer, à se défaire de liens incestueux avec le pouvoir qui partout ne cessent de se déployer.

Se peut-il qu'au fondement de cette dégradation, de cette perte absolue d'énergie et de conviction qui transforme les journalistes souvent précaire en zombie se trouvent les clés de leur asservissement aux mains de quelques milliardaires ayant un tel pouvoir qu'ils n'ont même plus besoin d'en user ? Pourquoi a-t-on attendu que le peuple se soulève pour commencer enfin à dénoncer ce qui jusqu'ici apparaissait naturel ? Des politiques fiscales brutalement socialement injustes produites au service de quelques-uns si ce n'est parce que l'asservissement s'était installé ? Et pourquoi, face au soulèvement, a-t-on préféré y chercher les racines d'un mal pourtant omniprésent dans la rédaction ?

Ce fascisme auquel on cherchait à réduire ce peuple révolté et dont on voit pourtant les représentants à chaque plateau télé, invité et glorifié par les journalistes qui le considèrent comme légal de toute autre force politique. Pourquoi a-t-on tenté de salir ce qui face à ses intérêts privés s'insurgeit ? Se pourrait-il que tous ces êtres soient devenus des défenseurs d'une classe de privilégiés plutôt que d'une idée, celle de vérité ? et que ceux qui tenteraient de s'y opposer se trouvent si minoritaires qu'ils a fini écrasés.

Où sont les dizaines de unes miroir de celles qui ventaient les mérites intime de monsieur Macron et de sa femme interrogeant ses liens avec Messieur Niel et Arnaud dont on sait parfaitement que le sujet en terme de vente aurait été aussi ce n'est bien plus excitant que toutes ces unes mièvres que l'on justifia par d'absurdes prétentions à l'économicité. Une qui aurait dû paraître dès le lendemain de la publication de Mémi sans ne jamais cesser.

Une qui aurait dû avec une immense violence traquer les raisons de la suppression de l'ISF jusqu'à ce que le doute ne soit plus permis, écrasant le pouvoir de séité de compromission, lui exigeant de démontrer la source de ces fumeuses théories du ruissellement ou sans à aucun moment l'argumenter lorsqu'il promulgait la loi célérate sur le secret des affaires. Où est donc passé cette absence de pudeur qui amène tout le monde à parler de la vie privée des puissants lorsque ces dernières en décident et à se taire dès qu'elle pourrait les gêner ? Où sont ces photographies et ses papiers chargés de décortiquer non pas les yeux bleus du président mais ses relations d'intérêt ?

Non pas ici et là une enquête mais partout et tout le temps des dizaines de unes et de reportages inquisiteurs et argumentés. Où sont ces journalistes capables de nous démontrer que tout cela n'est que fantasme ? Que lorsque Bernard Arnaud se dit fier que LVMH habille la première dame, il n'y a rien à en déduire, pas d'inquiétude à avoir pour nous convaincre de ce que tout le monde est censé croire, qu'il est évidemment Blanche Colombe, qu'il n'y a rien à suspecter.

Des journalistes qui, plutôt que de clamer leur indépendance, se battraient pour leur dignité, non en prétendant être défit de tout asservissement, mais en réclamant un droit à sortir de la tutelle de l'argent dans laquelle ils sont placés. Où sont les confrères qui se sont joints à ceux qui à l'express tentaient de s'opposer à Draï, à Lobs et au monde, ceux qui ont brisé les Pigas lorsqu'ils détruisent Lancelin et Kempf, s'élevant pour réclamer que l'on ne défende pas leur corporation, mais leur droit à exercer librement. Chapitre 27. Le lien entre Xavier Niel, Bernard Arnaud et Arnaud Lagarder n'est pas coligarchique.

Leurs alliances circonstantielles se fondent sur une proximité géographique. Ainsi, Arnaud acheta son hôtel particulier à la veuve de la gardère, rue Barbet de Juis avant que son fils ne déménagea auprès de Xavier Niel Villa Munrany. Leurs rapports sont constants, fait de haines aberrentes et d'intérêt réconciliés. Les politiques passent et leur soutien à ces derniers varient de dîners en petit-déjeuner avec pour seul variable leurs intérêts. Tous ont été un jour ou l'autre invités en leur demeure et ont découvert la froideur proverbiale de Bernard Arnaud.

Sous les ors et entouré d'œuvres d'art défiscalisé, major d'hommes en livrés, l'on sert et se sert les meilleurs vins et l'on socialise précautionneusement, organisant dons et contre dons, s'échangeant des anecdotes qui fuiteront plus tard dans le petit Paris et n'atteindront jamais les Français. Le trafic de l'information omniprésent n'y est pas maximisé car l'intelligence, contrairement à ce que l'on pourrait penser, ne rè une guerre en maîtresse dans ces lieux que j'ai plus d'une fois fréquenté. La petitesse faite d'humiliation réciproqu de rivalités infantiles visant à détruire telle personne pour se venger de telle affaire et telle omniprésente.

Tout obéit à une doxa garante d'une liberté de commercer qui seul semble intéressé. Befame racontera comment à la tête de Saint-Gobin, il perdit 2 ans de sa vie pour résister à une offensive oligarchique terrifiante qui faillit mettre son entreprise au tapis. Betarder fut maltraité par Bernard Arnaud après une offensive de charme ayant pour seul objectif de récupérer le lieu où son rival au Nilvait humilié. Les déjeuners au Bristol ou au Georges 5 s'en suivent de partages plus raffinés pour les autres les plus privilégiés et importants au sein des hôtels particuliers.

On y reçoit les hommes politiques qui impressionnés se voient ainsi amenés pas à pas à s'habituer à l'état des choses, sont présentés aux héritiers, apprennent les intérêts de socialiser là en découvrant le lendemain un article l'udateur qu'il n'avait pas anticipé. On les invitera ensuite à des événements mondains de défilé de mode en inauguration, les transformant pas à pas dans leur grande naïveté en agent d'influence et soldats de l'existant. Attention à la transgression qui pourrait de ces mondes vous expulser. Votre valeur marchande dépend de votre capacité à vous soumettre et alimenter ces lieux-là. Brigitte Macron en aura été.

Et l'affaire marchandel à la gardère, mise en branle afin de la flatter et la rassurer, lui aura permis son intégration à un monde qui la dépassait. Comment ne pas rester fidèle à ses chers amis qui auront permis de restaurer sa dignité face aux rumeurs qui la ciblaient ? Bien entendu, ce qui se joue en un monde doit être alimenté en aval. Et c'est là que nous retrouvons l'importance des gestes qui viendront ici et là rassurer les agents d'influence les plus vulnérables au sein des rédactions. L'affaire Viton n'est qu'un exemple parmi des milliers de microsévénements chargés de travailler la conformité.

Comment prétendre que cette proximité resterait sans effet et serait sans intérêt alors que c'est là son seul pourquoi ? Comment pensez que Bruno jei valait de tous les pouvoirs capable de la moindre opération de communication qui lui serait commandé ? Ce serait comme Gisbert montré indifférent aux 1000 frottements que les puissants leur auront proposé. Le cercle qui se crée infernal se clos lorsque les invitations initiales trouvent suite une fois les hommes politiques ainsi favorisés propulsés au sein des palais de la République. Là avec tous les ors que le pays a produit se rendent les faveurs auparavant donné. Les journalistes parfois sont invités comme on l'a vu avec l'affaire Viton.

Comment prétendre que cette proximité resterait sans effet et serait sans intérêt ? alors qu'elle est sa propre cause. Car ces invitations trouvent leur suite quand les hommes politiques ainsi favorisés sont à leur tour propulsés dans les palais de la République. C'est ainsi que Macron invitait plusieurs fois par jour dans le restaurant du ministère puis dans ses appartements privés la fine fleur de l'élite parisienne au frais de l'État. L'épuisement de ses commis provoqua quelques fuites notamment sur les venues de monsieur Arnaud du récompensé de sa fidèle amitié. Mais notre réquisitoire ne s'en tient pas là.

Car une fois le fait relationnel entre le président et les oligarques établis, n'aurions-nous pas dû aller chercher les compromissions et conflits d'intérêt qu'il pouvait susciter ? des données permettant de prouver les interventions dans l'espace public de ces oligarques en faveur de leur protéger, les recrutements mis à l'écart, promotion et autres faits. La létargie dans laquelle se trouve la quasi-ttalité de la presse française pourrait sembler ahurissante. Son absence de qualité est manifeste pour quiconque venant d'Italie ou d'Allemagne, d'Espagne, du Portugal ou même d'Angleterre a été habitué à des démocraties moins écrasées.

Comment demander à Libération qui atteint douloureusement les 30 pages quotidiennes et dont la rédaction massacrée dépend des maigres revenus publicitaires qui lui parviennent encore d'enquêter pour savoir depuis quand monsieur Macron est devenu ami du couple le plus fortuné de France ? D'expliquer comment il a accédé à ces individus ? Contre quelle engence on obtient leur estime puisqu'il n'y a dixide Xaviniel et l'on commence à comprendre le sens de sa phrase nul amitié dans ses rapports ?

Comment demander à un des journaux appartenant à l'oligarque de déflorer ce qui est de l'ordre de l'intime du subjectif de la peur le plus précieux que pourrait produire le journalisme mais qui pourtant l'expose d'autant plus exigeant un travail de mise en perspective que le corset juridique actuel pourrait immédiatement dévasté. Nul amitié en ses rapports, soit on commence évidemment à le comprendre seulement des intérêts. L'enfant d'Amien, venu seul à Paris, fuyant l'oppression familiale pour se construire un destin grâce à un amour tant de fois magnifié, était décidément bien accompagné.

Nous pourrions nous montrer timoré et malgré l'accumulation d'évidence, remettre en question ce que nous avons révélé. Quel est après tout le lien entre cette fable comptée au grand nombre et le masque qu'immédiatement elle pose sur les relations que nous venons de mentionner ? Pourrait-il s'agir de pure corrélation ? Ou y aurait-il volonté de masquer l'un en mettant en scène l'autre ? S'agirait-il en somme dès le départ d'une fabrication ? La légende aura voulu qu'un gentilhomme de province projeté sans le soude dans Paris se soit dévoué au bien commun à la suite de brillantes études avant d'être propulsé aux plus hautes sphères de responsabilité de l'État sans jamais être compromis.

C'est cette histoire que de Paris Match à France Télévision des journalistes par centaines ont raconté dépensant des fortunes pour mettre en scène documentaires, récit, enquête et portraits et relayer une fable fabriquée. Remettre en question ce récit, comme le tenteront quelque voix très minoritair, se vouer à l'atroce cliché qui voudrait que le candidat ait été choisi et soigneusement propulsé par ses amis, pardon, ses oligarques et qu'il n'avait rien de l'innocent provincial se sacrifiant en bien public que l'on défiait alors était-il envisageable ? Tentez le mot compromission oligarchie et entendez déjà s'indigner tous les petits soldats du régime.

Ces journalistes qui qualifient toute mise en doute de leur intégrité de complotisme. Eux qui ne cessent de dénigrer la moindre remise en question de leur ordre établi en l'attribuant un on ne sait quelle psychologisation de bazar ou influence de l'étranger. Tentez le mot auprès de ceux qui arguent de leur absence de cvilité tout en ne se trouvant jamais en désaccord avec l'ordre écrasant de leur morgue et de leur mépris les dissidents qui oseraient les questionner.

Tous ceux-là qui, tout en clamant leur liberté n'auront cessé pendant cette période de dissimuler ces faits qu'il partageaient excité entre déjeunés et dîner et qui par leur récit avariés de la campagne présidentielle porte une immense responsabilité dans l'effondrement du régime auquel nous sommes en train d'assister. On les entend déjà s'indigner ou plus violent encore rester silencieux. Eux qui nous ont montré et démontré qu'on ne pouvait pas leur faire confiance. Bêtise ou aveuglement, compromission active ou passive, qu'importe.

refuser de comprendre que tout rapporte d'amitié entre un oligarque détenant des moyens d'agir supérieurs à ceux d'un état possédant le média dans lequel ils agissent et un président est une donnée par nature politique qui devrait être traitée tout comme leur lien avec cet oligarque et donc avec ce président qui ne peut que les affecter. Le nier c'est ajouter la plautrerie à leur compromission.

Il faut les entendre et se dire que même si l'on croyait à leur bonne foi, s'il croyait qu'il n'y avait rien à soupçonner de ces liens non explicités, que rien n'en aurait été tiré, tout cela aurait à minima exigé de mobiliser d'immenses moyens d'enquête pour fermer le clapet à ses complotistes et autres ennemis de la démocratie qui, non content de voir le mal partout, oseraient prétendre qu'il y aurait à Paris, centre des lumières et du monde, un cloac où les politiques se vendraient aux financiers entre déjeuner et dîner, sous le regard absent de journalistes exploités. D'évidence, rien de tout cela ne sera fait, car d'évidence, tout cela ne saurait existé. Chapitre 28.

Disant cela, rendons hommage à ceux qui isolément ont tenté de riposter face au déferlement. Ils ont été ostracisés. L'un d'eux, en un seul ouvrage, a mis le fer dans la plie. L'ambigue monsieur Macron de Marc Anveld, le journaliste de Marianne a tiré le premier et le plus fort. Cet ouvrage, alors que personne ne comprenait rien au phénomène Macron, ne sera chroniqué ni au monde ni au Figao. Regardz avec des ds, on le laissera passer, préférant s'intéresser s'exciter au récit que la garderelle, Arnaud et Marchand fabriquaient. Avant de servir la soupe aux ouvrages de commande qui, des éditorialistes du JDD à ceux de Challenge, chercheront à éclairer nos lanternes sur ce supposé miracle.

Ainsi venu, Marc Andeld, son livre écrit démissionnera du journal Marianne à la suite de son rachat par un oligarque tchèque, Daniel Kretinski, achetant également des parts dans les médias de la garder dont elle yommant ce cher de Nioliven avant de racheter les parts de Pigas dans le monde pour préparer son rachat d'enji que monsieur Macron s'apprête à privatiser entièrement après que Sarkozi, pour trouver des soutiens à sa campagne de 2007, eut autorisé l'ouverture de capital d'une entreprise dont il promettait qu'elle ne serait jamais privatisée. concurrençant ainsi Dominique de Villepin qui lui concédait les autoroutes à Vincy. L'histoire se répète et nous enfonce.

Avant l'oligarque tchèque, un autre oligarque, Patrick Dra, domicilié en Suisse, avait racheté Libération. Cet achat s'était fait sur demande express de François Hollande. La demande avait été relayée par un certain Emmanuel Macron alors secrétaire général adjoint de l'Élysée n'ayant pour vocation entre la Feralstom ses tentatives déjà de privatisation de la Française des Jeux et d'aéroports de Paris, des aéroports de Toulouse et de Lyon et ses multiples compromissions comme celle qui amena aux étranges bénéfices de monsieur Lagarder que d'augmenter son crédit auprès du petit Paris. Sombre histoire de billard à trois bandes.

Alors que Big était soutenu par Arnaud Mondbourg pour se voir autorisé au rachat de SFR, Patrick Dra devait faire preuve de générosité. L'ération était mal en point. Patrick Drahi comprit à Bernard Morad de s'en occuper. Son offre avec l'aide de Boloré fut acceptée et provoqua la suppression de 5000 emplois. Cela ce n'est pas nous qui leur racontons. C'est un des hommes de mains de monsieur Dray, Bernard Mourad, intime d'Emmanuel Macron. L'anecdote est livrée par Vanity dans un portrait de décembre 2018, si complaisant que ni le journaliste ni le portrait turé ne semble se rendre compte de la gravité des faits énoncés.

Monsieur Mourad y expose sans se gêner les modalités de la constitution d'une oligarchie. Un polytechniciené à hauteur de 30 milliards d'euros trouvant l'appui d'un président pour acheter une compagnie téléphonique contre la mise en place d'un système visant à préparer sa réélection. Avant d'y nommer monsieur Geoffrin, camarade de promotion de François Hollande et plus anonyme de ce dernier à la tête de la rédaction. Bernard Mourad lui sera nommé à la tête de ce média ainsi que de l'Express RMC BFM TV eux aussi rachetés par Dry ou le dit-il lui-même il suggère des couvertures sur son ami Emmanuel Macron et pas n'importe lesquel.

L'Express des 2014 annonçant la couleur avec Antitraille la bombe Macron. Macron le remerciera de ses services en le nommant conseiller pendant la campagne présidentielle avant de confier à Ban of America France le mandat de privatisation d'aéroport de Paris où Bernard Morad sera nommé quelques mois plus tard. Entre-temps, face à l'effondrement de Hollande, Libération à l'Express était un temps mise en ordre de bataille pour faire la campagne de Manuel Vals avant de se rabattre comme les autres médias sur l'intime Emmanuel Macron au moment où le précédent s'effondrait.

Quant à BFM TV, la chaîne offre aux candidats que personne ne connaissait une exposition égale à l'ensemble des autres candidats réunis. Un système créé pour soutenir la réélection d'un président s'est fondu avec une grande naturalité dans le soutien au suivant, produisant, car c'était là sa finalité, l'asservissement attendu. Chapitre 29. 10 jours après son entretien avec Plenel et Bourdin où il prétendit ne pas être l'ami de monsieur Arnaud, monsieur Macron invita donc monsieur Arnaud à la table présidentielle du did état donné par Donald Trump en l'honneur de la France. Mais enfin, après tout, cela relevait probablement du hasard.

Et encore, en quoi si cela se vérifiait, cela devrait intéresser le public ? Après tout, qu'importe n'est-il pas naturel entre gens de talent de s'apprécier, de se fréquenter ? Pourquoi ne pas croire aux bonnes fé ? N'y aurait-il pas facilité à attribuer aux fréquentations des uns les choix politiques des autres alors qu'une législation puissante contrôle financement de la vie publique et que nul trace de compromission n'a été identifiée ? Pourquoi interrogerait-on l'assistance délirante avec laquelle le président, outre la suppression de l'ISF, défend le maintien du CICE qu'il a créé et qui chaque année coûte au moins 20 milliards à l'État pour un effet sur l'emploi insignifiant ?

Comment pensez que cela expliquerait que Bernard Arnaud ait signé une tribune pleine page dans son journal des Échos pour soutenir son non ami Emmanuel Macron sans préjuger du léger signal adressé à ses journalistes employés sur la conduite à tenir à l'égard de celui-ci ? commence indigné qu'on a masqué les liens d'amitié, parfois même les collaborations avec des puissants qu'on est censé contrôler objectivement en argant exactement comme les oligarque du respect de la vie privée. Comment s'étonner qu'on se vente publiquement d'habiller la femme du président tout en prétendant d'en tirer aucun bénéfice commercial ? Serait-ce fin en effet une question d'amitié ?

Tous ces éventrements indignes de la bienéance bourgeoise ne sont encore pas grand-chose pourtant, même s'ils en ont déjà provoqué au quotidien un désentrement parmi les citoyens. Récapitulons du candidat sans programme pendant près d'un an de campagne présidentielle qui pénètre à emplir des meetings dont il fut montré qu'ils étaient artificiellement animés. Un ouvrage nous a permis de découvrir les sources d'un matraquage médiatique inédit ainsi que les raisons du suivisme qui sans contrainte supplémentaire l'a fait supporter par une majorité des médias afin de consacrer cet individu préalablement coopté par un petit cercle pour appliquer des politiques extrêmement favorables à celui-ci.

que ce matraquage médiatique n'ait été compensé contredit par aucune enquête approfondie si ce ne sont quelques tentatives isolées très rapidement écrasées. On sait bien la nature grégère de l'être humain et ses difficultés face à un phénomène que tous présentent comme naturel et de masse a préserver son jugement. On voit bien les effets que cela a produit. Chapitre 30. Rappelons à cet instant que les constitutions de fortune ne sont pas miraculeuses. Leur lien avec le politique et leur capacité à l'influencer sont déterminant dès lors que ces fortunes se comptent en milliards et plus en millions.

Les constitutions des destins politiques en France, cette si glorieuse démocratie que nous ne cessons de vantter, ne doivent pas tant au vertus et qualités intrinsèques des uns et des autres qu'à leur capacité à séduire et à servir ces oligarques. Dont on a vu qu'ils étaient capables d'investir des centaines de millions dans des médias pour nous faire croire à leur désintéressement. Rappelons les modalités de constitution de la fortune de Bernard Ana, devenu le plus riche d'entre nous. C'est bien grâce à une scandaleuse opération effectuée au dépend de l'État, le rachat des entreprises de tissage Boussac que la fortune de monsieur Arnaud s'est constitué.

Ce rachat ou plutôt cette déprédation a été effectuée par la grâce d'une faveur politique octroyée lors des années 80 par un certain Laurent Fabius. Près de 100 millions d'euros seront avancés par l'État à condition que monsieur Arnaud en mobilise la moitié, ce qu'il ne fera même pas pour qu'il s'offre un portefeuille de marque qui compète entre autres les très rentables parfums Dior et le bon marché.

Des entreprises parapliques et le tristement fameux crédit lyonnais vont être mobilisés sous la houlette d'Antoine Bernhim pour permettre à monsieur Arnaud de construire en quelques années à partir des réseaux que lui offrit l'État via ses études et l'entrejant que la fortune familiale autorisait un empire.

Via des empreints publics, l'effacement de dettes, des subventions et une série interminable d'interventions auprès du contribuable, il va devenir milliardaire, se débarrasser des branches les moins rentables du groupe et licencié par Pelté avant de commencer à racheter des médias, cherchèrent à obtenir la nationalité belge pour des raisons fiscales et face à l'échec de la manœuvre, ce lien d'amitié avec des présidents de la République décidait à alléger son fardeau.

C'est ainsi que tout bu, Emmanuel Macron n'hésitera pas, une fois élu à affirmer face à Bourdin et Pleinel que les tentatives de fraude fiscale de ses congénèr n'était qu'optimisation, a supprimer l'exite taxe créé pour freiner l'exil fiscal et a glisser avec un sourire plein de sous-entendu devant la communauté d'expatrié de Bruxelles qu'il y avait de bonnes raisons à s'exiler en Belgique. Chapitre 31. C'est bien par son lien avec le politique qui a généreusement mobilisé les ressources de l'État pour subventionner ses entreprises que monsieur Arnaud a fait sa fortune. Et c'est bien du fait de ces liens incestueux que monsieur Macron se montre si complaisant à cet égard.

C'est bien par des amitiés et autres connivance alors considéré comme inoffensive avec monsieur Fabius plus spécifiquement que monsieur Arnaud est devenu ce qu'il est au détriment d'un pays tout entier. C'est bien grâce aux politiques promus par Monsieur Macron et ses acolytes que sa fortune a triplé en moins de trois ans entre 2016 et 2019, passant de 30 à 100 milliards d'euros tandis que le pouvoir d'achat de tous stagnait et celui des plus fragiles décroissait.

Mais surtout, nous rappellerons que si les biens qui fondèrent la fortune du premier furent bradés par un pouvoir aux abois, ce ne fut pas pour éviter une faillite et des licenciements, puisque ces licenciiments interviendraient et que l'argent investi par l'État afin d'aider monsieur Arnaud aurait largement suffi à les éviter. Mais parce que ce pouvoir se trouvait à la recherche d'appui pour se maintenir en fonction et contrer l'inexorable retour de la droite alors que sa politique économique à partir de 1983 basculait.

Il cherchait ce pouvoir socialiste à se constituer un réseau de financiers et de relais médiatiques capable de construire un dispositif écrasant l'espace public et compensèr ainsi la trahison de son socle idéologique, le revirement qui se verra nommé tournant de la rigueur et l'écartera définitivement de ses bases populaires. Il le firent chronologiquement dans cet ordre pour se maintenir au pouvoir et dévoyer la démocratie. Et on commence à comprendre comment tout cela peut nous affecter beaucoup plus gravement que l'on aurait pu le penser et cela peut même déterminer les destinées d'un pays tout entier.

Le lien entre petite et grande corruption, entre petite et grande politique, entre un CICE créé par un monsieur Macron encore secrétaire général adjoint de l'Élysée, dispositif ayant coûté à l'état plusieurs dizaines de milliards d'euros et dont le premier bénéficiaire serait le groupe Carrefour. On le retrouve encore là. Et le soutien exubérant que ces mêmes grandes entreprises lui octroiraientaient en retour commence à se tisser. Et nous n'évoquons même pas l'impôt sur la fortune, ni la fraude fiscale qui coûte près de 100 milliards d'euros chaque année aux contribuables et aux usagers des services publics. À tous ceux qui dans la 6e puissance mondiale ont du mal à se chauffer.

Complotisme, nous répondra-t-on. Complotisme que d'avoir reçu de la part de Jérôme Causac la confidence que le programme économique de François Hollande qui provoquerait l'effondrement du Parti socialiste comportant l'ensemble de ses dispositions avait été écrit par lui et monsieur Macron. complotisme ou intelligence au sens le plus factuel du terme d'un système où tous tentent de s'aveugler pour nier le rôle qu'il joue en son sang et les raisons pour lesquelles ils ont cessé de chercher dans ces questions d'amitié qui pouvaient sembler insignifiantes quelque chose qui pourrait compromettre l'intégrité de notre régime.

La complaisance que les journalistes et hommes politiques ont manifesté à l'égard de ses puissants touche au malsin. Quelque chose ici commence à relever de la criminalité car ce sont 10 à 15000 personnes chaque année selon l'incerme qui meurent d'un chômage de masse que nos dirigeants. Du fait de leur adhésion un système économique délétaire créé pour favoriser leur carrière et les puissants ne cessent d'alimenter depuis 40 ans. Aucune démocratie sans ces systèmes n'aurait survécu à ces 40 ans de dévastation du lien social aussi systématique, d'écrasement des salaires et d'explosion des inégalités.

Aucune démocratie réelle n'aurait survécu à la mort de 300 à 4500 personnes et à des millions de destins brisés. Pour qu'une République comme la nôtre survive, elle se doit de consacrer des castes intermédiaires chargés de représenter peuple et société et de contrôler l'action de l'État et de nos gouvernants. Les journalistes au premier chef sont chargés de nous informer et de s'assurer que nos représentants n'utilisent pas leur pouvoir au profit d'intérêt privés ou de leurs propres intérêts. Dans le cas contraire, le sens même de notre régime s'effondre et notre démocratie devient formelle là où elle était réelle.

Quel sens aurait une élection où l'on voterait à l'aveugle dans l'incapacité de connaître les intérêts qui ont propulsé ces acteurs, de contrôler les récits qu'il nous livrent de leur parcours, dans vérifier les duplicités, les sources de leurs pensées, les propagandes d'huilé qu'ils essayent de nous imposer ? Chapitre 32. Cela nous peine, mais notre réquisitoire n'est pas achevé. De la même façon que l'on ne devient pas milliardaire sans raison, on ne devient pas président n'importe comment. Cela est évident. L'exceptionnalité de la fonction qui consiste à diriger un pays nous fait trop souvent penser qu'elle serait le fruit de l'exceptionnalité de la personne qui s'en est saisie.

Or, certains mécanismes de cooptation et de corruption jouent bien plus fortement que les qualités que l'on croit intrinsèqu et nécessaires à la direction des peuples. Xavier Niel qui a décidé comme Bernard Arnaud d'investir sa fortune dans les médias pour alimenter ses réseaux le sait bien. On ne fréquente pas Mimi Marchant sans raison. Bien entendu, l'être naïf pourrait le penser. Il faut alors à nouveau le diriger vers Mimi qui révèle que Xavier Niel avant de proposer au Macron de coopérer avec Michel Marchand avait offert à ces derniers d'utiliser ses réseaux pour tenter de vérifier et d'éventuellement faire terre une information.

Nous parlons bien là du plus important détenteur de titre de presse du pays, celui qui a mis la main sur le monde et quelques autres journaux, tout en prétendant que l'on ne trouverait jamais la preuve d'une intervention directe dans son contenu. Étrange admission en creux de ses intentions. Nous parlons bien là du futur président et de la future première dame, monsieur et madame Macron, qui acceptèrent ce service dans un palais au marbre rosé et qui par la même déjà acceptèrent de s'ass servir à un tiers devenu tout-puissant, redevable d'un service qui pourrait à tout moment leur être réclamé. d'une détention d'information qui pourrait à tout moment fuer.

Il se liait à jamais à son hypothétique capacité à les faire chanter. Par chance, l'information à question ne fut pas confirmée. Le tourbillant qui nous prend ne fait que commencer. Clarifions un autre mécanisme que cette affaire nous permet d'aborder. Monsieur Niel prétend ne jamais intervenir dans les contenus produits par ses journaux, ce que n'a jamais pris la peine de dire monsieur Dasso, propriétaire lui du Figaro, après le rachat par son père du groupe de Robert Hersan et dont on sait quels accords il tissa avec un autre homme politique, monsieur Vals, pendant cette période via son père Serge d'assaut.

Auparavant, ni monsieur Lagarder, ni monsieur Arnaud, ni monsieur Big n'avaient eux non plus prétendu refuser d'intervenir en leur médias. Xavier Niel appartient à une nouvelle génération qui a vu la suspicion monter sur ce point et qui avait pour intention de se saisir d'une rédaction puissante plaçant son indépendance au cœur de ses priorités. Il a alors inventé une étrange formule affichant de la distance avec des journalistes qu'en privés il ne cessaiit de dévast. Cela pourrait sembler mieux, c'est en fait de pire car cela entretient une illusion que les journalistes sépouonnent à défendre contre toute évidence celle d'un libre arbitre préservé. Chacun aura trouvé la façon d'y prétendre.

Méapart par exemple, plutôt que d'avoir le courage de racheter ou faire racheter les parcs que Monsieur Niel détient au sein de la société des amis du média a joué sur cette illusion en publiant avant de s'en désintéresser largement une vraie fausse grande enquête sur monsieur Niel qui fera pchit puisque traitant de tout sauf de ses liens avec le politique.

Cette illusion, le monde aurait lieu aussi tenté de la jouer probablement avec sincérité en publiant une large enquête sur monsieur Daniel Kretinski lors du rachat par ce dernier départ d'un autre oligarque, Mathieu Pigas, sans rien trouver ni indiquer, qui expliquerait pourquoi celui-ci s'était soudain pris d'une fringale pour un outil censé rester démocratique et aux mains de la société. Cette illusion surtout menace parce qu'elle porte à l'acceptation d'une situation scandaleuse, tout en abaissant la garde et en créant de nombreuses tensions. Cela ne présente que des bénéfices pour ces oligarques nouvelle génération.

À quoi bon intervenir directement sur les contenus lorsqu'on peut s'appuyer sur des hommes et femmes de mains comme Michel Marchand invisible jusqu'à l'ouvrage de septembre 2018 pour négliger en amont telle ou telle révélation ou influencer telle ou telle source qui risquerait de trop en dire ce dont on sera prévenu par les relais discrets placés au sein de l'État.

À quoi bon s'égur lorsque l'on sait pouvoir intervenir indirectement dans la production de l'information par le truchement d'un de ses hommes Louis Refus un temps à la fois directeur général du monde de l'OPS du Post et des Inruptibles où il était excusé du peu en charge du recrutement et du licenciement des promotions et mises au placard de la gestion quotidienne des structures alimentant les plus prestigieuses rédactions de Paris où tous les journalistes de France rêvent d'être recrutés très conscients de ce qu'ils ont intérêt à masquer pour pouvoir un jour y rentrer.

Xavien nous dit-il ne censure jamais un article donc à quoi bon lorsqu'il est possible de s'assurer qu'il ne sera jamais publié par les compétences de Michel Marchand relais au sein de l'État des pouvoirs de Louis de Refus ses relais à lui dans les rédactions les liens directs que Niel entretient avec certains journalistes et finalement par l'autocensure de tous ceux qu'il a soigneusement avec ses camarades oligarques précarisés et pressuré promu et écarté pourquoi prendre le risque d'apparaître alors qu'il suffit de donner instruction à tel ou tel de faire licencier recruter qui aurait l'heure ou le malheur de lui plaire ou de lui déplaire, de demander à Madame Marchand et quelques autres d'occulter telle ou telle information ou de crédibiliser tel ou tel opposant sans que personne ne puisse deviner sur quelle instruction des gens agiront pour vous intimider, détruire ou galvoder.

Vous ne trouverez jamais la preuve d'une intervention de ma part dans le contenu de mes canards. Voilà qui est clarifié. En jouant sur les réflexes de bonne gestion, en maintenant les journalistes sous pression et aux abois grâce à l'accumulation de concentration capitalistique, à des plans sociaux et à des interventions sur les salaires, l'oligarque a joué une stratégie différente de celle plus paternaliste et ancien régime de ses camarades Lagardè Arnaud et Boloré. Il n'en est pas moins parvenu ainsi à s'assurer que personne ne prendrait le risque de trop s'opposer à lui ou à ses amis en prenant une place forte, le monde que l'on pensait à jamais protéger de tout cela.

Il lui a suffi, après un lavage d'images conséquent, d'acheter les plus importants titres de la presse du pays pour se placer en haut de la chaîne alimentaire et s'assurer qu'aucun ambitieux ne s'attaquerait jamais sérieusement à lui. Certes, parfois, du fait de règlement de compte, des affaires sortent et lorsque le malheureux rédacteur n'a plus d'appui dans le système, voilà que la liberté reprend ses droits. Pensons un instant à certain Alexandre Benala dont on comprend maintenant pourquoi il a été exposé, sans qu'à aucun moment les véritables raisons de son exposition ne soient révélé.

Et comparons les faits que le feuilletonnage autour de ce personnage a provoqué à celui qui serait provoqué si le même acharnement était mis à enquêter sur les acteurs que nous venons de nommer. Et rendons-nous enfin à l'évidence. En toute société saine, Monsieur Niel comme tout autre oligarque dont la fortune dépasse de plusieurs dizaines de générations, ce que toute personne saine pourrait un jour dépenser, qui se prévaut d'une intime proximité avec le président qui fabrique au quotidien des millions, aurait été perçu comme un trophée de guerre pour tout journaliste cherchant à se faire un nom. lui et non un garde du corps de 27 ans, ses truanderies de basfond et ses petitesses d'escroc.

Et pourtant, Niel continue de déjeuner en déjeuner influencer les hiérarques de notre régime. Il leur suggère l'intérêt qu'il aurait apporté à tel ou tel homme politique, dirigeant ascendant. Cette suggestion se verra colporter par l'homme demain auprès du directeur de la rédaction ou de tels journaliste rendu influent qui à son tour et ainsi de suite l'air de rien, chacun ignorant volontairement à qui cet intérêt d'apparence innocent pourrait servir jusqu'à enfin arriver à celui qui aura à rédiger l'article. Ce dernier maintenu ou non dans l'ignorance des mécanismes ayant fait naître cet intérêt prêtant foi à celle de ses acoites rédigera l'article généralement élogieux.

La personne ainsi recommandée n'aura-t-elle pas pour charge ensuite de récompenser comme il le faudra à son protecteur bien-aimé ? Chapitre 33. Tout cela, on prétend le découvrir et c'est une façon de parler car la toute puissance a ses défauts.

Et si Xavier Niel m'annonça en personne dès janvier 2014 alors qu'Emmanuel Macron n'était que secrétaire général adjoint de l'Élysée et inconnu du grand public, qu'il deviendrait président de la République, alors on peut imaginer que je ne fus pas le seul à être mis au courant et qu'il y ait eu tout intérêt dès ce moment-là à le faire savoir pour prévenir tout conflit d'intérêt et comprendre d'où venaient toutes les marques d'estime qui recouvraient l'intriguant concerné. Et c'est là où nous touchons à une autre limite du fonctionnement que nous exposons.

Là où le fondement même de notre système démocratique a été atteint, la presse bourgeoise se contente de relever ce qui concerne seulement la plus explicite illégalité. Le mensonge, la manipulation, voire pire, la corruption légale ne semble intéresser que peu de journalistes, sans parler de la distorsion d'un espace démocratique toujours plus avarié. Personne ne semble se troubler que l'on continue à dire que monsieur Niel, la famille Arnaud et les Macron se seraient rencontré pour la première fois 6 mois après que Monsieur Niel m'a indiqué que son ami Emmanuel Macron deviendrait président de la République à l'été 2014.

ni qu'il l'aurait fait comble de l'absurdité selon les sources lors d'une rencontre intervenue par hasard entre New York et Los Angeles. Cette information que tous ont reproduit sans l'avoir jamais véritablement vérifié est fausse. Monsieur Niel et monsieur Macron s'est en évidence rencontré dès les négociations qui ont entouré leur achat du monde et sa perte définitive d'indépendance dans lequel Bernard Arnaud a joué un rôle important. Macron trahissait alors les uns pour soutenir les autres tandis que Niel portait l'offre concurrente à celle que Macron soutenait en sous-main au côté d'Alain Mank. son premier point d'entrée dans l'oligarchie.

C'est d'ailleurs à cette période que monsieur Niel achevait son intronisation au sein du got parisien, passant pour la première fois son été non en sa vilégiature habituelle, mais auprès de celle qui deviendrait sa compagne Delphine Narnaud. Ainsi ne s'est-on pas contenté d'écrire peu sur ses rapports, mais l'a-t-on mal fait, servant consciemment ou inconsciemment les stratégies de relation publique de ces gens ? Ainsi, relons des informations que tous savent fausses comme pour mieux tout étouffer. Vous saturez ? Pourtant, cela n'est pas tout. Cela n'est même que le début.

Rappelez-vous, nous l'avons indiqué, le beau-père putatif de Xavier Niel, Bernard Arnaud, s'est permis le luxe de recruter le tout-puissant ancien directeur des services secrets du pays, Bernard Scarcini, chez LVMH pour en faire son monsieur sécurité. Ce même monsieur Squarcini qui continue d'appeler ses anciens subordonnés pour leur demander des informations sur telle ou telle personne. Les magistrats du siège étant cependant le dernier corps de fonctionnaires d'élite, contrairement à ceux du parquet, à ne pas avoir été absorbé par l'oligarchie, Squarcini a été mise en examen pour cela.

Bernard Arnaud donc a mise au service de Macron candidat à son appareil de sécurité pour compléter la protection que lui offrait médiatiquement via son gendre Xavier Niel Michel Marchand devenant le dépositaire de biens de ces informations qui entourent candidats et patrons et que l'on saura moné aux besoins. Et nous découvrons que LVMH ne s'est pas contenté de transformer notre première dame en enseigne publicitaire mouvante. Voilà un premier pas qui, s'il avait été énoncé aurait permis de remonter aux basses œuvres de monsieur Squarcini, mais peut-être au-delà.

Il aurait amené à s'interroger et dès lors à faire savoir que monsieur Arnaud connaissait en fait Brigitte Macron bien avant Xavier. C'est Capital, seul magazine d'information économique n'appartenant pas directement à l'oligarchie parisienne qui nous apprend que madame Macron fut la professeure des enfants de la première fortune de France au trait sélectif et fermé lycée privé Franklin, temple de l'oligarchie où se forment les héritiers de l'élite économique du pays.

L'insignifiant Pascal Ouslot, certes membre du conseil de surveillance du monde et organisateur d'un repas entre Macron et les trois futurs propriétaires du journal n'aura eu point grand-chose à voir avec tout cela, contrairement à ce qui fut longtemps affirmé. Cette information que nous avons recoupée auprès d'un proche de la famille Arnaud nous permet de comprendre que non content de cacher des informations, nos joyeux impétrants du landerno médiatique s'amusent en relayer de fauses à plusieurs bandes pour dissimuler les réseaux, compromission et conflit d'intérêt qu'ils exposent et contrôlent et de se demander dans quel intérêt. Chapitre 34.

Le premier intérêt d'évidence est de masquer que la désintéressée généreuse Brigitte Macron, admirée par tous les Français depuis que Mimi Marchand est devenu sa meilleure amie et a été chargé d'en faire une première dame idéale. Brigitte Macron donc et gér du bien commun, enseigné non pas en un lycée public, non pas en un lycée difficile mais dans un des lycées les plus conçus et ségrégants de Paris, partie prenante à la dévastation qui touche notre société. Cette affectation a été requise et choisie volontairement et Franklin en a largement bénéficié.

Monsieur Macron intervenant sur demande de sa femme pour obtenir ici une visite de classe que le centre Pompidou réservait à un lycée en difficulté là tel contact permettant d'organiser une conférence renforçant entre soi. Cela permet de découvrir que Brigitte Macron a profité de son poste pour lier son mari avec la principale fortune de France et l'a présenté à Emmanuel Macron qui se prétendait à son arrivée à Paris désargenté et seul. Là on commence à voir le tourni.

Jeune homme au regard tranchant, blanche colombe prête à se sacrifier pour la France, venu du rien, présenté au peuple qui leur est immédiatement adoubé avant même d'être ministre ou secrétaire général adjoint de l'Élysée, avait comme soutien et amis non seulement l'oligarque Xavier Niel, mais aussi la première puissance financière de France qui s'était allié au second. En plus de la banque Rotchild et de ses réseaux qu'il obtiendrait en utilisant ceux de l'Inspection générale des finances devenu passoir en ressources d'état force de trahison d'un corps censé en contrôler les deniers en plus de la bourgeoisie amiennoise en plus de l'appui de Jean-Pierre Jouillet dont nous parlerons.

Monsieur Macron avait commencé là par sa femme une opération de cumul de capital politique valant bien une contrepartie qu'il ne cesserait jamais d'alimenter. Nous ne sommes pas encore en 2012. On se rappelle que la presse détenue par ces individus le présentera des années plus tard par hasard et en toute indépendance journalistique comme venant du néant, un pur produit du génie et du mérite, ne connaissant ni n'étant appuyé par personne, un être surdoué, doté de qualité et d'une aura mystique capable d'ensorceler la plève par sa seule intelligence et son talent.

Et qu'en 2019, jouant sur cette apparence, monsieur Macron se permettra de le répéter pour convaincre ceux à qui il se trouve confrontés. Aucun organe de presse appartenant à ce système n'a en ce même fait son adjornamento et à défaut de nous avoir trompé n'a admiss trompé. Chapitre 35. Cet homme, c'est Emmanuel Macron, devenu millionnaire avant 40 ans grâce au réseau que lui a offert la République, présenté comme le parent de la démocratie et de son versant le plus libéral, le champion de France de la méritocratie républicaine, n'était-il guère qu'un parvenu corrompu ? Voilà que nous commençons à le penser.

Le jeune héros moderne d'un système nettoyé ne trouve en effet guerre d'arguments dans le réel pour justifier tous les exercice de célébration dont il a fait l'objet. Voilà que nous reviennent à l'esprit des tentatives lors de la campagne présidentielle de le présenter comme philosophe, mozart de la finance, pianiste de renom, danseur de tango pour tenter de justifier une demande de fascination qu'en fait rien ne provoquait. Difficile de ne pas en tirer l'interrogation suivante quand les faits deviennent tacabl. Cet homme dont tout le parcours exale service du soit n'était-il qu'un pentin aux ordres de ce dont il a appliqué à la lettre un programme les servants ?

Est-ce que sur tous les enjeux de société monsieur Macron s'est montré particulièrement délavé, incapable de porter une idée ? et son incapacité à admettre aujourd'hui son impuissance n'est-elle pas infiné, la veu d'une forme de naïve et confondante, aberrante sincérité de l'être qui, trompée par le reflet du miroir que l'on avait bien voulu lui tendre, finirait par croire en les éloges que comme à sa femme, on ne cessa de déverser sur lui pour mieux le ha ? Chapitre 36. Je veux insister sur une chose, sur le scandale qui consiste à ce que l'on découvre tous ces faits plus d'un an après l'élection présidentielle. Et encore, ne l'apprenton que partiellement ?

Nous nous trouvons à devoir remettre par nous-mêmes tout cela en récit, à débusquer les mensonges et les falaces, à enquêter auprès de monde et de journalistes qui n'ont cessé de mentir, contraster tout cela grâce à notre expérience personnelle. Et pourquoi se retrouve-t-on à devoir le faire ? Nous ne serions pas étonnés que le fait qu'un des journalistes ayant commis l'enquête la plus explosive sur la macronie Mimi ne contenant, rappelons-le, que quelques pages sur ce dernier, soit publié par une entreprise de la Garder et par ailleurs employé de Bernard Arnaud et pu l'empêcher de révéler un élément par ailleurs connu.

Nous le savons, en de tels systèmes, mettre son indépendance au-dessus de tout enjeu de carrière est impossible. L'éditions comme la presse sont des aventures collectives où l'on ne peut que se trouver immédiatement écrasé. C'est d'ailleurs ce que l'on nous opposerait au monde lorsqu'on s'indignerait de l'acceptation d'une censure venue de la direction. Les quelques rares structures indépendantes qui survivent doivent vivre dans une intense précarité et le font avec un courage délirant qui ne suffit pas à combler des tards que le système dans son ensemble ne cesse de produire.

L'on sait les coûts en matière de délégitimation, de misopilerie, de soupçon de mythomanie et autres tentatives de décrédibilisation que provoque le fait de se désolidariser d'un système institué. L'ordre cherchant par tous les moyens à se reproduire et s'imposer. Tous les moyens sont bons pour disqualifier avant de se trouver soi-même exposés. Les plus dangereux ne sont pas en haut. Ils se trouvent à l'horizontal auprès de ceux qui se désolidarisant pour dire la vérité menacent de les désigner. Là, il est peut-être temps d'inciter tout le monde à trembler. Ce qui vient va nous achever. Chapitre 37. Car vient maintenant le comment.

Comment faire savoir aux Français que ces compromissions qui leur coûtent des milliards chaque année leur sont tues pour des raisons inavouées ? Comment mettre en discours cette accumulation de faits et d'événements pour beaucoup publics mais saucissonnés, décontextualisé, rendu politiquement inerte ? Comment raconter sans apparaître partisan ou complotiste, par la simple accumulation de fait qu'un président de la République a permis à ses amis de se servir d'eux et dans la République et ne l'a fait que pour se propulser ? Comment mettre en perspective ce chapelet d'informations qui, si elles ne sont pas complétées et exposées dans leur entièreté se trouve politiquement désactivé ?

Comment le faire savoir ? Quel organe de presse pourrait accueillir notre propos, y compris pour le contredire ? Libération, l'Express ou BFM TV, c'est-à-dire les médias détenus par Patrick Dra dont l'Empire a été consolidé avec l'aide d'Emmanuel Macron.

Draï qui l'a remercié en mettant à sa disposition sa main droite et son directeur de facto de ces médias Bernard Mourad pendant la campagne présidentielle après que ce Bernard Mourad a sur ordre de monsieur Drahi suggéré des unes au sujet de monsieur Macron lors des comités de rédaction de ces médias auxquels contre toute déontologie il participait à LOPS au monde à Telerama à Médiapart dans la dizaine d'autres médias où Xavien a investis qui parfois courageux tentent un pas de côté mais veilleent jalousement à ne pas être questionné au Figaro chez Olivier d'Ass où il faudrait espérer qu'un journaliste trouve le courage d'attaquer les collusions entre médias milliardaires après que l'empire de son père dont il a hérité se soit construit grâce à cela.

Ayons une pensée pour l'humanité qui vient d'entrer en cessation de paiement et s'interroge rhtoriquement sur la possibilité aujourd'hui d'avoir une presse indépendante des grands groupes financiers ou de leur filial et rapatrions-nous plutôt sur les télés ou radios publiqu avant de nous souvenir que les directeurs sont nommés par le pouvoir politique indirectement certes en ces affaires, on aime rester pudique ce qui a permis à monsieur Macron de propulser à Radio France une camarade de promotion CBI veille sans d'une quelconque façon s'embarrasser. Certes, en ces lieux, des effets de domination sont longs, des espaces occupés si grands que l'on peut encore s'y glisser.

Mais encore faut-il s'y faire accepter ? Alors que nous venons de montrer comment l'un des piliers de la direction de l'information de la télévision publique compromettait l'intégrité du groupe pour servir son ami président. Un espace informationnel où jamais la plus brillante de ses journalistes, Elise Lu ne s'est jamais attaqué à ces sujets. Où ?

au Parisiens, à Atlantico, aux Échos, chez Bernard Arnaud, à Vanityer qui publie des articles de commande et qui coulerait immédiatement si ce dernier cessit de le financer en publicité à Canal Plus ou chez C8, chez Vincent Boloré à qui Macron confia une part importante de sa communication alors qu'il était ministre de l'économie via Avas, avant qu'anouna, pilier capitalistique du groupe, n'en devint le meilleur relais l'invitant régulièrement à communiquer par téléphone lors de ses émissions.

Le même Vincent Boloré, connu pour ses procédures abusives contre les journalistes, la suppression de l'émission phare de sa chaîne, les guignoles de l'info et la censure régulière de documentaire, celui dont l'office Yannique, poids lourd du groupe familial assistait au meeting d'Emmanuel Macron.

Où à TF1 ou TMC chez Martin Big l'a encore compromis jusqu'aux ongles et dépendant de la commande d'État dont l'un des principaux collaborateurs Didier Kazas fut envoyé faire la campagne de Macron pour s'assurer que des relais s'y maintiendraient au JDD où Hervé Gato, petit caporal de tous les pouvoirs, passé de l'OPS au point du monde à Vanity de RMCA BFM TV a largement fait ses preuves de serviteurs élé et mentaplair à son propriétaire ici Arnaud Lagarder ou on tremble parce que soudain on commence à se sentir bizarre. encerclé pour peu qu'on ne serve nul intérêt ou nul le relais qui pourrait un jour par l'un de ceux-là à mobiliser.

On tremble car l'on sait qu'à tout cela s'ajoute les intérêts corporatistes, la crainte pour les journalistes de paraître complotiste, les difficultés à se désolidariser, la peur d'être un jour excommunié. Ce qui apparaissait comme un paysage pluraliste empli de journalistes courageux indépendants qui par leur concurrence respective remplissait leur béance n'apparaît plus lorsqu'on tente d'y avancer à sec pour une critique systémique et étayée touchant au système dont ils sont dépendants que comme un putri d'espace où la peur et l'incertitude règne. Chapitre 38. Cela inquiète d'autant plus qu'il faut l'admettre. Partout ici, on peut faire fuiter une part de vérité.

C'est même là la condition de survie du système. Comme en les meilleurs pays autoritaires, les luttes d'influence doivent pouvoir se mener. Ainsi, le rival de monsieur Arnaud, Monsieur Pinot, a-t-il laissé paraître au point les bonnes feuilles de Mimi ? Quelques temps auparavant, Raphaël Baquet publiait un portrait élogieux pour ne pas dire transit de ce dernier et monsieur Pino se détachait très légèrement de monsieur Macron.

Que l'on soit obligé de lire cette actualité au regard de l'immense redressement fiscal qui venait de s'abattre sur son groupe King mettant à jour un système de fraude qui selon la tribune aurait porté sur 55 milliards d'euros en 15 ans, exige du milliardaire de laver son image et de montrer ses dents, opération à laquelle le monde magazine se prêtait agréablement et certes quelque peu décevant. Car en aucun de ces lieux, on ne peut, sans se prêter à instrumentalisation exposer les compromissions auxquelles tous, d'une façon ou d'une autre, ne cessent de se livrer.

Même au monde où Arien chemin a pu se permettre le luxe de révéler l'affaire Benala, on fini par nommer une journaliste sans aucune expérience pour couvrir ces sujets. Virginie Malingre envoyait à l'Élysée après avoir été nommé sur suggestion de Drefus à la direction du service économie pour le neutraliser. Puisque de quotidien à part l'excellent et peu farouche la croix, il ne reste guère, tournons-nous alors vers la presse magazine des hebbdomadaires qui perd le moins de lecteur le point. Mais le point est propriété d'Artémis, la holding de François Henry Pinot.

et dans le plus strict héritage de France Olivier Gisbert existe que par sa capacité à se compromettre et se vendre au plus offrand défenseur de l'ordre établi, se contentant parfois, comme dans l'affaire Clearstream, de se prêter à de menus lutes d'appareil en trempétrant d'un même système. Et alors, nous répondrait-on : "Ne sont-ils pas les ennemis de Bernard Arnaud ? N'aurait-on à gagner en participant à ces jeux de solitude s'accroissant ?

Hormi un France interre ayant perdu tout mordant à force de participer au jeu de l'entreçoi soit parisien censurant François Ruffin pendant le soulèvement des gilets jaunes en France culture devenu conservateur parfois même fascisant et le service enquête atrophié d'une radiofance sous contrainte budgétaire permanente. Il y a bien d'autres radios qui donneront à ces éléments l'espace requis et l'ampleur permettant non pas de faire un scoop mais par un long travail de sensibilisation de réduire puis de neutraliser l'influence de ces corruptions.

Puisque le service public a les problèmes que l'on sait, qu'il y ait mal vu de critiquer de façon trop systématique la tutelle, que la seule émission de décryptage des médias à l'instant M se refuse à toute remise en question systématique d'un milieu auquel elle appartient. Peut-être repan, la gardère encore. RMC Alain Veil, c'est-à-dire depuis quelques années Patrick Drahi. Alain Veille est par ailleurs comme on le montrera, via sa sœur Catherine Grenier Veille, entrée dans l'intimité de la Macronie.

Lui que Xavier Niel nomme un membre du conseil d'administration de son entreprise et dont l'association RMC BFM est généreusement nourrie par ce dernier qui le considère comme l'un de ses amis aimant à être instrumentalisé. A-t-on jamais entendu sur ces chaînes radios, magazine, journaux une critique systémique des individus que l'on vient de présenter ? RTL qui certes appartient au même groupe que Capital des teinteurs de M6 dont le directeur Nicolas de Taverna aurait dit explicitement avoir censuré une enquête sur Free alors que Delphine Arnaud siéget à son conseil de surveillance.

Les nouveaux médias, ces incarnations de l'indépendance et de la modernité comme Brut ou le Hafington Post qui savent parler à la jeunesse et auraient tout intérêt à leur expliquer quel jeu de pouvoir ont mis en place leur aîné. Devignez qui en est le principal financier ? Bien vu, Xavie Niel qui n'a pas encore trouvé de raison de trop s'emmêler mais a placé dans le second homme Lige pour le contrôler. Bon, il faudrait tout de même essayer car comme nous l'avons expliqué, ces choses-là ne fonctionnent pas de façon systématique. Des failles et des entailles secrèent toujours. Des valeureux et courageux émergent avant d'être dévastés. Des manœuvres peuvent être tentées. Mais à quel prix ?

Pour combien d'ennemis ? Et pour quel effet ? Alors qu'une chronique courageuse disparaît immédiatement, engloutie dans le fatra de l'information produite au quotidien tandis que tous restent aveugles à leur propre destin. Oui, tentons, comme nous l'avons fait et admettons que cela ne pourra être fait. Même Marianne, à l'instant absorbée, revenait sur une promesse de publication avortée. Un livre alors ? Nous qui sommes si bien introduits, lançons-nous. Fayard, le brillant éditeur d'un demire.

Mais Fayard a été racheté par Rachette, c'est-à-dire par Arnaud Garder, dirigé effectivement par ce même Ramzi Kiroun qui est intervenu pour protéger Mchant à Paris match et dont la numéro 2 est la femme du grand ami du président, le fameux Bernard Mourad. Grasset sous les apparences de différence, le même propriétaire, la même hiérarchie. Et on comprend maintenant pourquoi l'ouvrage attribue à Mimi Marchand ce que monsieur Kiroun faisait. On le dit en passant, mais il faut mesurer ce que ce manque d'intégrité signifie.

Stock et bien d'autres même propriétaire et l'on devine les immenses basculements qu'il faudrait susciter pour qu'ils osent de front s'en prendre à la macronie et à ce qui a pu la nourrir. Kalimar, il vient de censurer Annie Lebrin, auteur historique de la maison parce qu'elle critiquait LVMH dans son dernier ouvrage sur la mode. La prise de participation récente de la société de Bernard Arnaud au capitale de la maison et l'utilisation de leur fameuse collection blanche pour faire la promotion de sac Viton n'y serait pour rien. Certes, Annie Lebrin a pu partir chez Stock descend 30 ans derrière elle, mais la garder cette fois n'était pas son sujet.

Un instant, pour éviter le rire catartique ou la Tony, on tente de se dire que de tout temps, mais non, pas autant, pas à ce point. Comme la plupart de nos médias, la maison Galimar a été indépendante et jamais pareille concentration ne s'était vu. Car continuons, Flamarion, racheté par Galimar, acte sud chez Françoise Nissen. Rion jaune toujours et d'un rire toujours moins rien en attant d'autres. Attendez, vous exagérez. Vous avez raison. Robert Lafond la découverte avec près de 50 autres éditeurs propriétés du groupe de presse édit. Vous voulez dire celui qui vient d'être racheté par Vincent Boloré ? Mais il y a bien encore mouéditeur indépendant. Attendez, attendez.

Le seuil dont nouveau PDG vient de la découverte. Mais le seuil appartient désormais au groupe du président du syndicat national de l'édition ou pèse lourd les groupes médias participation qui vient de lui imposer un plan social et l'on rirait si l'on découvrait la réaction du Jalon à l'enthousiasme que lui montrèrent ses éditeurs à propos de notre projet. Alors oui, d'autres encore, mais déjà qu'elle est tout fort. Car aux quelques indépendants qui se proposeront d'intervenir et qui devront résister aux pressions judiciaires économiques, médiatiques, il faudra encore diffuser, distribuer, chroniquer. Et qui détient les diffuseurs ? Qui détient les médias chargés de relayer ? Chapitre 39.

Cessons de penser à tout cela pour l'instant et continuons. On a découvert entre-temps que nos affaires ne s'entenaient pas là. Raphaël Backquet a révélé qu'Alexandre Benala est le point d'entrée officieux de Michel Marchand à l'Élysée. Cette dernière a d'ailleurs assuré sa communication après qu'il a été découvert frappant et arrêtant des citoyens dans la rue en se faisant passer pour un policier. Mais la façon dont cette information a été révélée permettait mal de comprendre de quoi il s'agissait. Pour qui a compris cependant le souffle se retient. Benala.

Ce même Alexandre Benala qui, en su de frapper des citoyens pendant temps libre avait tenté de monter une garde prétorienne à l'Élysée, c'est-à-dire de recruter des personnes déliées de toute hiérarchie policière et militaire pour commettre des basses œuvres en toute impité. Oui, celui-là. On nous dira altela vous passez du cocalan. Attendez et vous verrez. Laissez-moi vous expliquer. S'appuyant sur la réserve de la gendarmerie, Alexandre Benala avait ordre de faire rentrer des civils au service de sécurité de l'Élysée. Il a eu la tutelle de gendarmes et de policiers mobilisés en cette maison d'où émanent les ordres qui font et défont les carrières de tous les fonctionnaires du pays.

La chose était farante par un stage de quelques semaines. Si le système avait perduré, il aurait été possible d'intégrer au cœur de l'État un vigile sans qualification particulière, sans contrôle hiérarchique autre que celui décidé par le politique pour le mettre au service d'un seul homme et lui donner une autorité de facto sur l'ensemble des forces de l'ordre républicaine de ce pays. Or, répétons-le, monsieur Benala était avec un certain Ludovic Chaker la courroie de transmission de madame Marchand à l'Élysée. Et nous comprenons pourquoi il aurait été chargé de passer à monsieur Émélien, conseiller spécial et tout-puissant proche d'Emmanuel Macron.

Les vidéos du 1er mai volaient à la préfecture de Paris pour qu'elle soit diffusée sur les réseaux sociaux. Monsieur Benala avait frappé et arrêté des citoyens, alimentant siamment un climat de peur et de violence dans le pays. Cela n'a pas été dit en ces termes tant cela aurait pu inquiéter. Voilà le scandale Benala. Pas ce qui en a été dit, les menus escroqueries et affaires de passeport dont l'insignifiance nous accle. Et si cela nous intéresse, c'est bien que cela a un lien avec notre propos.

Si monsieur Macron cherchait à se donner la possibilité de faire entrer des individus personnellement choisis dans sa propre police afin de les mettre en position de subordonner l'ensemble des service de sécurité du pays, comment aurait-il fait ? Ainsi et pourquoi l'aurait-il fait ? Seuls ceux qui ont ris aux étranges parallèles énoncés en d'autres textes sur des régimentalités particulières du politique et les dérives néofaschisantes du pouvoir macronien manqueront de comprendre pourquoi l'un amène à l'autre en dehors de toute proportion. Car là nous touchons à l'autre vecteur de la présidence d'Emmanuel Macron. et nous relions enfin tout.

Monsieur Macron a en effet eu beau jeu de construire une notoriété. Il lui fallait encore construire sa légitimité, s'imposer à cet état qu'on l'a laissé piller s'en servir. Lui fallait trouver les ressorts et relais qui lui permettraient d'agir avec autorité. La bête ne se laisse pas aisément donter. Et si Macron a été choisi, c'était bel et bien parce qu'on voyait en lui un profil qui pourrait s'y imposer. Mais cela ne suffisait pas. Il fallait, dans le même temps qu'il se voyait introduit auprès du peuple, empolir la figure, l'entourer, s'assurer qu'elle se trouverait une fois au pouvoir suffisamment armé.

Celui qui lui a permis non seulement de prendre le pouvoir, mais de le consolider, non seulement de ravir la nation, mais d'en maîtriser l'état, se ravi de la crèche, probablement inconscient de qui il servait à cet instant, fut Jean-Pierre Juliet. Et qui nous y mène ? Un certain Ludovic Shaker Acolite restait longtemps invisible d'Alexandre Benala et chargé comme lui de faire circuler les informations entre l'Élysée et les rédactions que le palais nourrissait. Ludovic Shaker n'est pas n'importe qui. Il a organisé le recrutement de Benala en marche dont il a été le premier secrétaire général avant d'être placé au cœur du dispositif antiterroriste de l'Élysée.

Il avait pour mission de mener le même projet que son collègue auprès des forces armées. Ludovic Schaker a ainsi été introduit au cœur du secret d'État, habilité pour cela sans répondre à une quelconque hiérarchie militaire qui s'imposait à tous ces acolytes, le seul au bureau du chef d'état-major particulier à se trouvver en cette situation. Pourquoi ? Vous le devinez bien.

Placé là et s'appuyant lorsqu'il le fallait sur Alexandre Benala pour communiquer avec Mimi Marchand, voilà qu'il devenait le point d'entrée dans l'appareil militaire d'Ismaël Émélien, le plus proche conseiller d'Emmanuel Macron, chargé de sa communication et de ses affaires réservées, et se trouvait en mesure par lui-même de tout organiser. Ainsi, Chacir ayant accès au secret de l'État et la confiance de celui qui l'avait rencontré à Sciencep, pouvait-il transmettre les informations susceptibles d'intéresser monsieur Émélien pour que ce dernier command, sans ne jamais être impliqué, basses œuvres nécessaires à monsieur Macron. À quelle sorte de manœuvre pourrait-on penser ?

Imaginons par exemple faire transmettre à la presse de façon suffisamment discrète à partir d'un compte anonyme sur internet des informations provenantes du cœur de l'État et les signaler un journaliste ami via un intermédiaire qui relérait tout cela. Voilà suffisamment d'intermédiaires pour qu'un conseiller spécial ne se trouve jamais impliqué par son accès aux appareils policiers militaires via des personnes ne répondant à aucune autorité hiérarchique permettant au commanditaires d'ainsi se protéger. Et c'est donc sans hasard que l'on retrouve monsieur Benala là où il est le 1er mai.

Voilà donc que par le truchement d'un militant insoumis filmant la scène où un haut fonctionnaire reconnaîtrait d'un certain Benala une affaire sortirait. Une affaire révélant que monsieur Macron dessinait à l'Élysée via sonier spécial une structure chargée d'alimenter les différents réseaux qui l'ont nourrit en information permettant de discréditer ses adversaires ou de se protéger.

C'est quelque part par hasard que le monde a révélé ce dispositif en racontant que Monsieur Benala avait transmis à monsieur Émélien les images de vidéosurveillance de la manifestation du 1er mai 2018 et que monsieur Émélien les avait probablement par la suite fait diffuser sur des réseaux sociaux à travers des comptes anonymes. Tout cela rapporté sans être expliqué car l'on craignait que les dénégations des acteurs ne suffisent pour des questions d'ordre légal à faire terre ce que l'évidence imposaient. Cette fois, l'information provenant de la hiérarchie policière et non militaire, Monsieur Benala et non Monsieur Shaker en avaient été chargé. Cela n'a pas toujours été le cas.

Monsieur Shaker n'est pas un homme d'état, pas même un fonctionnaire. Il n'apparaissait sur aucun organigramme jusqu'à ce que l'affaire Bénalax aux yeux de tous. Cela pour une seule et unique raison : protéger monsieur Émélien d'une quelconque répercussion, créer une interface supplémentaire qui permettrait de le dédouiner et protéger sa hiérarchie. Dès que l'affaire sort, les rumeurs concernant les envies de départ de monsieur Émélien se multiplient afin d'éviter qu'une désolidarisation trop brutale imposée par de nouvelles révélations provoque une crise plus menaçante encore pour son maître. Pourquoi s'être appuyé sur ces individus ?

Comme beaucoup d'autres projetés loin de leur milieu sans compétences particulières, monsieur Shaker, dont nous avons interrogé certains proches a la particularité d'être d'une grande fidélité qu'il double d'une incessante célérité. Ces hommes sont toujours utiles pour le pouvoir. Ayant seulement servi la DGSE quelques années avant d'en être, il ne s'est retrouvé là que par la grâce et pour le service de son maître. La façon par laquelle il est arrivé à son poste en dit plus encore que les cars qu'il a tenté d'y jouer.

Sa promotion auprès d'Emmanuel Macron, peu avant la campagne présidentielle puis à l'Élysée, révèle l'intrication profonde du candidat avec un autre pont de l'oligarchie du pays qui achèvera notre enquête. celle qui s'assure que les intérêts des puissances se trouveront quel que soit le choix de la majorité relayé au sein de la machine d'état. Elle montre l'étendue des influence qui s'applique à la présidence de monsieur Macron, l'endogamie de notre élite, mais aussi la pauvreté du système de cooptation qui enclencha la première phase de son ascension avant sa propulsion médiatique et son élection.

Car si nous avons montré comment monsieur Macron a été projeté dans l'espace public par quelques hommes puissants, créant un déséquilibre immense entre sa notoriété et le désir qu'il suscitait, il nous reste à compter comment il fut en un premier temps coopté pour être ensuite consacré. Chapitre 40. Il ne suffit pas de s'entourer de grandes fortunes cherchant un fondé de pouvoir, ce qui requiert déjà quelques qualités dont un profil suffisamment immaculé auprès du grand public et quelques capacités à paraître séduisant et structuré, naïf et engagé. pour devenir président de la République.

Il faut aussi, après avoir été coopté, savoir s'entourer d'une armée de fidèles capable de mettre en branle les projets de ses puissants chargés en somme d'une légitimité d'apparence suffisante pour garantir la fidélité de l'appareil étatique et ainsi dans un aveuglement général le mettre au service des intérêts de ceux qui vous ont choisi. Ils doivent être suffisamment cyniques et intéressés pour nourrir la machine de pouvoir sans jamais trahir ni dénoncer. C'est ce qui explique la multiplication des marques d'affection que monsieur Macron a donné à monsieur Benala après son départ.

Ces agents privés au service du président doivent être assez rémunérés et protégés pour qu'à aucun moment il n'ait à s'interroger sur les fondements de la politique appliquée ou les spoliations à mener leur intérêt primant. Il complète le dispositif décrit autour de ses journées Gabriel Atal. C'est Usar du politique qui théoriquement intermédie avec la société. Monsieur Macron, lorsqu'il s'est lancé dans sa campagne présidentielle était singulièrement jeune et n'était pas doté d'un parcours lui permettant d'avoir construit et de pouvoir revendiquer de telles fidélités.

C'est ce qui explique son appel à des baronises empruntées dont celle de monsieur Colomb la plus importante et la précarité d'un dispositif qui ne pouvait que s'effondrer dès lors qu'elles auraient tiré de Paris ce qu'elles cherchaient à prendre. Il a dû constituer artificiellement ce vivier ce qui l'a amené à quelques erreurs comme le recrutement de monsieur Benala par M. de chac lui-même recruté par monsieur Émélien. Propulsé par des intérêts tiers, il a dû puiser en cet autre pan de l'oligarchie qu'il avait initialement coopté pour défendre ses intérêts. L'affaire fonctionne en amont et en aval de monsieur Macron.

Ludovic Shaker a été le point de contact invisible d'un dispositif couronné par Jean-Pierre Jouillet dont la main mise sur la technure a été la seconde mamelle du macronisme et dont la fragilité montre à quel point le pouvoir de Macron effrayable. Cet homme n'était pas prêt. Repéré et recruté par Richard Descoin à Sciencep, institution publique inscrite dans un dispositif de pouvoir partiellement décrit dans un ouvrage de Raphaël Baquet, chac y fut propulsé responsable du centre pour l'Asie.

Il croisa une certaine Eddie Chabre, alors directrice exécutive de l'école de droit qui se montrait proche d'une brigte étinéjouillet héritière de l'une des plus importantes familles industriel de France recruté à Science Po de dîner mondin en événement épique dans le petit Paris alimentair en levé de fond les caisses de l'école tandis que son mari Jean-Pierre Jouillet puissant directeur du trésor devenu le très puissant directeur de l'inspection des finances puis le tout-puissant secrétaire général de l'Élysée membre du conseil d'administration de Sciences Po et s'est montré très insistant pour y faire recruter sa femme mobiliser ses réseaux pour soutenir un certain Emmanuel Macron qu'il voyait alors en pilier du régime de son meilleur ami François Hollande.

Chapitre 41. Monsieur Jouillet avait rencontré Monsieur Macron à sa sortie de l'énom. Ce dernier avait été affecté au même corps d'origine que monsieur Jouillet, corps que ce dernier se trouverait par ailleurs dirigé l'année suivante. Intrigué par un jeune homme montrant une ambition sans phare, monsieur Jouya le prit sous son aile et lui offrit le poste de chargé de mission auprès du directeur de la tout-puissante inspection des finances.

Monsieur Jouillet qui se disait jusqu'à leur socialiste et meilleur ami de François Hollande accepterait peu après d'être nommé secrétaire d'état aux affaires européennes auprès de Nicolas Sarkozi avant de devenir secrétaire général de l'Élysée sous François Hollande. Cela a peut-être été dit mais si Emmanuel Macron s'est vu proposer à cette période d'entrée au cabinet du premier ministre d'alors François Fillon, c'est par le truchement de la même personne Jean-Pierre Jouillet qui le fera ensuite entrer à l'Élysée sous François Hollande après l'avoir présenté à Jacatali. Là où le peuple de France se voit nourri de chroniques racontant les irréconciliables différences entre hommes et parties.

Voyons avec quel égard ces individus traitent les distinction politique que par son vote le peuple tente de mettre en œuvre. À Paris, le principe démocratique devient peu de choses lorsqu'il s'agit de s'entraider, d'avancer entre amis. Et l'on commence à comprendre d'où est né l'en même temps de Macron. Car ce fut bien monsieur Juya qui après avoir trahi son ami de tr ans François Hollande qui lui avait laissé son poste à l'inspection des finances mit en place sous Nicolas Sarkozy un mini traité européen adopté par le Parlement alors que le référendum de 2005 venait 2 ans plus tôt d'en rejeter le fondement.

Monsieur Jouillet reviendrait au service de monsieur Hollande lorsque celui-ci serait élu pour y promouvoir monsieur Macron à Ber. Oui. Voilà donc où Nel en même temps proposé comme une innovation politique là où il n'était que prétexte à une fusion d'élite jusque-là éclaté. Cette condensation d'intérêt au service d'une endogamie galopante fut présentée comme un signe de progressisme et de modernité. Les journalistes les plus naïfs ou les plus compromis et confortablement installés dans ce système n'y virent nul à pori et se contentèrent de transcrire ce que le pouvoir leur en disait.

Il faut mesurer pourtant l'ampleur de la révolution que proposait monsieur Macron à l'heure où le système s'effondrait, s'inspirant de celle que son mentor Jean-Pierre Jouillet avait initié. garantir contre l'inféudation à son pouvoir une permanence des privilèges et des positions, là où les élites se menaient jusqu'alors des guerres régulières devant s'ass servir à l'un ou à l'autre tous les cinq à ans. Cela permettait d'éviter le coût d'opportunité des allégances qui étaient jusqu'alors requises. Pourquoi en parlons-nous ? Parce que ces alternances avaient un effet. Offrir une respiration démocratique en nourrissant la presse des informations que les uns sur les autres collecaient.

Et l'on comprend soudain l'étouffoir qui prit notre démocratie lors des longs mois qui subirent l'élection de monsieur Macron et l'impossibilité d'en dire quoi que ce soit. Absorbé par la stratégie d'opposition que monsieur Macron mettait en scène avec l'extrême droite, l'ensemble des élites traditionnelles s'était intégré à un pouvoir qui dès lors ne laissait rien futer. Comprenons maintenant la densité des éloges que reçut Emmanuel Macron de la part de cette classe émerveillée en un processus inauguré par monsieur Sarkozy qui savait ce qu'il avait à compenser pour se faire accepter par des élites qui le méprisaient.

Mais nous nous précipitons et à l'heure dont nous parlons, monsieur Jouillet se contente de présenter monsieur Macron à sa famille et sa femme et par la même à l'une des plus grandes dynasti financièrépublicaine du siècle. Il le présente aussi à l'intelligentia de Sciencepo dont monsieur Descoin est le directeur. Sciencepo où monsieur Macron se voit proposer comme toutarc sorti des grands corps d'enseigner un vague court qu'il choisira de culture générale pour y mettre pied avant que leur rent Bigorn lui offre la direction du module pour compléter ses salaires et commencer à y placer ses pions.

Monsieur Jouillet donc tenant structurelle d'une pensée de système, le terme d'idéologie lui ferait trop gloire, maintenant la France dans ses déséquilibres économiques mais faisant les affaires de sa famille d'adoption, fut le premier initiateur de la stratégie d'écrasement des processus démocratiques qui prit sous SarkoZi le slogan d'ouverture et sous Macron d'en même temps. Plus tard, avant de le faire nommer à Bery, Jean-Pierre Jouillet introduit monsieur Macron auprès d'un certain Jacques Atali qui à son tour le présente à François Hollande.

Monsieur Atali accompagné de monsieur M se sert de monsieur Macron pour imposer ses idées sous François Hollande via les luttes au mairiques que monsieur Macron y mène notamment avec le conseiller Europe pour pousser monsieur Hollande à céder. Manuel Macron est ainsi nommé rapporteur de la commission Athalie en tant que représentant de l'inspection des finances par la grâce de ce même monsieur Jouillet afin d'être introduit auprès du Gothè économique et financier du pays secondaire, c'est-à-dire celui qui se trouve en second rideau et dépend ou se soumet avec grande régularité aux fortunes que nous avons évoqué.

Et Marie de ce carnet d'adresse se fait recruter chez Rothchield pour y opérer avec des appuis suffisants récolter lors de sa mission auprès de monsieur Atali opération de fusion acquisition s'élevant à 9 milliards d'euros. Monsieur Jouillet donc dont la femme Brigitte outre ses excellentes allandes entreuses et d'héritières exerçait à science po à quelque pas d'une certaine Eddie Chabre recrutée nommé directrice de l'école de droit par Richard Descoin et dont il se trouve probablement par hasard aussi qu'elle est à la ville la femme d'Edouard Philippe. Respirons, soufflons.

Car Édouard Philippe, qui était alors adjoint et futur successeur du maire du Havre, attribuera sans que l'on comprisse s'il rendait par la service à Richard Descoins et sa femme Nadia Maric qui avait recruté sa femme à lui et dit Chachare ou l'inverse ou si tout cela n'était que le fruit du hasard, des subventions finançant la création et le fonctionnement d'une antenne de sciences pour au Havre après en avoir été le principal initiateur et inaugurerait plus tard une stelle en hommage à Richard Descoins, inauguration à laquelle je serais convivé après avoir failli être absorbé par ce qui deviendrait l'un des piliers de la macchronie.

Nadia Maric qui avait précédé Brigitteinjouillet au poste de directrice du développement de Science Po était en effet entre-temps devenu veuve de celui qui fut l'amant de Guillaume Peppi, le patron de la SNCF et qui m'avait recruté à Science P. Elle était aussi le relais oligarchique secondaire et assuranciel de droite de l'amour de sa vie Richard Descoin qui s'appuyait sur pépi pour nourrir ses réseaux de gauche. Tous étaient très proches de Jean-Pierre Jouillet et intronisateur dans le grand monde de l' en biggne nommé président de l'Institut Montagne grâce à l'entre de Richard Descoin. après avoir été considéré comme le successeur de ce dernier.

En marche dont la première domiciliation serait chez les Bigorgnes dont Ludovic Schaker, nous l'avons vu, serait le premier secrétaire général. Le rang Bigorgne qui sera chargé de raller le 440 à la Macronie et de mettre au service de monsieur Macron l'institut montagne où Richard Descoin l'avait propulsé.

Institut théoriquement neutre mais dans les faits créés pour inonder l'espace public d'analyse néolibérale, faisant les affaires des oligarques qui le financent et utilisant pour se légitimer et s'imposer ses liens proches avec Sciencep entretenu par l'entre d'Olivier du Hamel qui servit de tête de pont à Henri de Castri pour soutenir Fillon avant que ces derniers n'aient rallé Macron en portant une part du CAC 40 avec lui.

Laurent Bigorne étant également le vice-président de l'association Teach for France créé par la sœur d'Alveille récupérée par Nadia Marie à la mort de son mari pour préparer les futures politiques éducative du pays en privatisant la gestion des remplacements de professeurs en scène Saint-Denis à son comité d'administration siégeait notamment Maurice Léville PDG de publicist Emmanuel Vargon à leur directrice du lobbying chez Danon Olivier Duamel président de la FNSP et Patricia Barbizet PDG d'Artémis la holding de François Ripinot on commence peut-être à comprendre pourquoi le point aurait été réticent à publier nos révélations.

Laurent Bigor donc allié à Nadia Marik, homme de droite intronisé par Richard Descoin dans le Gotta, ex-futur successeur de Richard Des coin jusqu'à ce que son décès contraigne à la nomination de Frédéric Mon à la tête de Science Poque pour cacher la poussière. Monsieur Mon étant lui-même proche de Richard Descoins, mais surtout par un des enfants d'un certain Édouard Philippe et de sa compagne future collaboratrice Eddie Chabre. Laurent Bigorne a été le premier appui de monsieur Macron alors que celui-ci était sans troupe.

Proche de Maurice Lévi, PDG de publicité, s'est présenté comme un conseiller d'Emmanuel Macron pendant sa période ministérielle au côté de Patricia Barbizet, femme la plus puissante de France et amie de Brigitte Téting Jouillet. Proche aussi d'Emmanuel Vargon, nommé secrétaire d'État d'Edouard Philippe après avoir utilisé son carnet d'adresse chez Danon introduit auprès d'Edit Chabre par Nadia Marik et auprès d'Edouard Philippe par Eddie Chabre.

Eddouard Philippe donc inconnu bataillon n'ayant aucun fait de gloire à s'attribuer depuis sa réussite au concours de l'ENA, s'étant rapproché par défaut de Jupé après s'être asservie à Areva, proche par ses réseaux de Juyet, devenu député et maire par succession dont on ne sait si la femme fut recrutée pour rendre service à son mari ou pour rendre service à ses recruteurs et qui serait présenté à Emmanuel Macron pour devenir premier ministre non du fait d'un quelconque talent ou d'une assise inexistante à l'échelle nationale mais de lien d'endogamie et de népotisme profond faisant jointure entre ces quelques personnes.

qui utilisèrent tous leurs moyens publics ou paraplique pour faire campagne pour monsieur Macron en dehors de tous les dispositifs de régulation électoraux chargés de s'assurer de l'égalité entre les candidats. Respirons, soufflons. Car devenu premier ministre alors qu'il était la veille encore inconnu du grand public, Édouard Philippe ferait l'objet dès sa nomination surprise de papiers creux maisogieux dans les journaux radio et télévision évoqué plus haut légitimement et blanchissant une carrière qui ne devait rien ni à sa représentativité ni à son rapport avec le fait démocratique.

On tenterait pendant des mois par suivisme plutôt que par complot de vanter lourdement ses talents pour justifier à postériori ce que personne d'honnête n'aurait su admettre. Les journalistes intégrés au système, ne supportant pas d'exposer leur ignorance, préfèrent dans le doute glorifier leur sujet afin de s'assurer que cela ne leur sera pas reproché. Jean-Pierre Jouillet qui avait provoqué la nomination d'Emmanuel Macron à Ber sera nommé après son élection dans l'une des plus prestigieuses ambassades de France à Londres pour le remercier et l'écarter.

Pour couronner le tout, pour relier tout ce beau monde, Sciencepo avait été tout ce temps utilisé non seulement pour remployer ses individus, mais plus largement mettre en œuvre un système népotique n'ayant rien à envier aux oligarchies financières. système qui serait mis à disposition de monsieur Macron tandis que l'une de ses nombreuses excroissances Teach fors censé introduire ces individus au cœur des politiques éducative du pays trouverait sur son chemin un certain Jean-Michel Blanquer ancien serviteur de Nicolas Sarkozi qu'Édouard Philippe nomme ministre de l'éducation après que Richard Descoin a envisagé de le nommer directeur de cabinet lorsqu'on lui proposa de devenir ministre.

L'illustre inconnu sans la moindre assise politique prendrait ainsi la place du non moins illustre Laurent Bigorgne. Olivier Duamel, devenu avocat au sein du puissant cabinet veille qui s'occuperait de défendre les intérêts de Nadia Maric, ferait entre-temps, avec cette dernière et une partie de la technructure de Sciencep le tour des dîners parisiens s'appuyant sur Laurent Bigorne pour servir leurs intérêts et faire la campagne de ce nouveau fils chéri qui quant à lui de New York à Alger en passant par Beou effectuait des levées de fond lors de dîner où la place se payerait jusqu'à quze par tête. Je prie pour avoir l'honneur de l'approcher. Ce sont ces gens qui parent Ludovic Shaker.

Recruté à Sciencepoep est parti de l'institution peu après la mort de Richard Descoins. Chacun qui à son tour recrute Alexandre Benala et installe ses réseaux de corruption au cœur d'un pouvoir à servi tandis que leur compares de la secrétaire générale de sciences à François Antoine Marian se voit nommer après la victoire de leur poulin à de prestigieux postes au sein de l'État parfois par des cretoggatoires. Passons. Aviez-vous entendu parler auparavant d'un sol de ces noms ? Pourtant, ceux des piliers des bascules oligarchiques de notre pays, aviez-vous lu une seule enquête sur leurs activités ? Aviez-vous été surpris de leur nomination successive au gouvernement ou ailleurs ?

Voilà, nous l'espérons qui commence à s'éclairer. Chapitre 42, on pose la question qui fâche qui devrait fâcher un lecteur de ces grands médias qui prétendent d'exposer la vérité ? Édouard Philippe dont la femme a, rappelons-le, opportunément été recrutée par Science Po sur fond public, a-t-il été pour la première fois introduit auprès de monsieur Macron dans l'entre de tour comme cela nous a été si heureusement raconté et reraconté. A-t-il été propulsé premier ministre du fait de ses seuls mérites et de cette importance politique qu'on lui a du jour au lendemain inventé comme tous l'ont encore et encore répété ? N'est-ce pas plutôt son entre capacité à servir et se laisser servir ?

Sa participation depuis des décennies à une endogamie avariée qui permet par les simples avancements qu'autorise le système républicain de vous faire gagner du poids par inerie. Ce qu'il fit est grassement payé lorsqu'il passa chez Arriva alors qu'il était déjà conseiller d'état pour mettre ses réseaux au service de l'entreprise au moment où celle-ci plongeait dans le scandale des rétrocommissions Uramine qu'il fallait absolument étouffer pour sauver le soldat compromis. Je m'égare. Non. Uramine fit disparaître 3000 emplois et 2,5 milliards d'euros des caisses de l'État parti pour des destinations inconnues. Les ramifications remontant jusqu'à l'Élysée furent démontré.

10 ans après, toujours personne n'a été inquiété. Rion. Car sans espace où l'on vogue de la gauche socialiste à la droite en passant par le centre, indifférence au suffrage et satisfait d'une apparence d'adhésion au clivage qui traverse la société pour mieux la diriger. On rit lorsqu'on parle de démocratie. Alors ri eux. Mil invisibles relais onté Macron sans maudir. Tous l'ont fait de bonne grâce, s'appuyant pour cela sur les moyens que leur donnait l'État. Oh, il ne s'agit plus de mentionner les levées de fonds secrètes que Rothchild organisait aux terrasse des Champs-Élysées.

Il s'agit simplement de montrer qu'une institution publique parmi tant d'autres fut instrumentalisé pour servir des intérêts. Chapitre 43. Dans ces espaces où on appartient tous au même corps, l'expression en soit dit temps, les salaires assurés par l'État directement ou par son pillage lorsqu'il n'y arrive plus, c'est-à-dire via les pantouflages, sont confortables et constants. Ils permettent de se protéger en cas d'échec aux élections. Ils se montent à six sous sep chiffres. Ils sont complétés par les affaires du conjoint quand l'autre doit attendre et stagné.

Les allers-retours entre publics et privés garantissent contre quelques menus compromission la protection d'une position privilégiée. Ils assurent à tout instant un confort dénué de contenu et d'engagement. À Sciencepo, on déjeûne dans le restaurant de la direction, servi là encore par des majord d'hommes en livré avec vue sur le jardin et les étudiants lorsqu'il s'agit d'impressionner. On a tenté à 18 ans de m'y absorber. À 20 ans, alors que l'on me demandait de trahir pour la première fois, Richard Descoin me proposant de participer à la mission lycée censé lui ouvrir les chemins du ministère de l'éducation, je m'en désolidarisé brutalement pour ne jamais y revenir.

D'autres ne firent pas ses choix. Et pour ces autres, qu'importe que ce système ait fini par user la puissance publique jusqu'à l'évider. La période baladurienne fut la plus violente à cet égard, inaugurant une prédation qui épuisa tant les ressources de l'État que toujours moins de haut fonctionnaires parviennent aujourd'hui à s'y instituer, accélérant un mouvement de transfert de ressources qui ne semblent plus trouver de fin et par lequel certains maîtres qui, comme Jean-Pierre Jouillet, teintrent l'édifice jusqu'à l'offrir à Macron. Voilà comment se crée la confiance en ces lieux.

À force de compromission réciproque, jusqu'à ce que plus personne n'ose se désolidariser par peur d'être à son tour attaqué. Elle n'est pas même maavélique. Habitueux au secret des alcuves, on y apprend que la trahison de l'un exposerait la compromission de l'autre. Par ricochet, cela provoquerait une chute entière de tous qui, n'existant que par ses compromissions et n'étant et n'ayant rien sans cela, ne saurait le tolérer. Alors, on se tait et on s'échange les corps comme dans les tribus les plus primitives.

Comment dans ces circonstances penser au principes démocratiques, penser même à l'idée de politique alors que l'État apparaît avant tout comme un simple outil servant à reproduire les héritages et les positions en stabilisant la nation et en autorisant son exploitation. Là où on se tient et on se regarde, se cooptant et se façonnant au cours des ans afin de s'assurer de la préservation d'un monopole sur le bien commun, on s'empêche de penser.

Là où on se tient, monsieur Macron est apparu comme un candidat idéal capable de régénérer un système sur le point de s'effondrer et pour servir autant que pour se servir pour prolonger ce système tout en donnant des gages de crédibilité à un appareil d'état qu'il s'apprêtait encore et encore à pirater, à dévitaliser, à piller. élum et démuni s'est retrouvé un être à l'apparence de neuf et aux emprises maintenant connues et avariées condamné à nommer un premier ministre du fait de rapport d'endogamie évasé. Chapitre 44. D'où étions-nous partis pour parler de cela ?

de Ludovic Chac qui, nommé à Sciencep pour diriger le centre Asie-pacifique la même année où monsieur Philippe devenait maire de la ville du Havre, a été intronisé premier secrétaire général du parti de monsieur Macron au domicile de l'exfutur successeur de Richard Descoin. Seluront Bigorne qui refusa de nous indiquer pourquoi et par qui. Alors qu'il était à science bombardé de responsabilité, la femme d'Edouard Philippe avait été recrutée. Monsieur Shaker, donc chargé par le nouveau président de créer sa garde prétorienne après avoir été recruté par monsieur Descoin et créer le pont entre les réseaux de celui-ci et de monsieur Bigorgne dont monsieur Philippe et ceux de monsieur Émélien.

Ludovic Shaker donc d'Altergo d'Alexandre Benala arrivé au plus haut de l'état pour protéger l'intimité de tous ces gens et atteindre celle de ceux qui les menaceraient.

dont moi Ludovic Shaker au rôle obscur qui nous mène au point de jonction rhthorique de tout cela Ismaël Émélien le très discret conseiller spécial de Macron Ismaël a travaillé chez Avas où il a rencontré sa conjointe avant que soit attribué à son ancien employeur un marché de plus de 300000 € sans appel d'offre au nom du ministère de l'économie de notre ministère de l'économie pour lancer la campagne officieuse de Macron à Las Vegas par un événement dont le seul objectif était de marquer la presse et de faire connaître le futur président. L'opération est construite exniilo grâce à un subterfuge dont se fait complice Business France, l'agence de l'État qui autorise tous ses débordements.

Sa dirigeante d'alors Muriel Penico. Ismaël Émélien, cela n'a pas encore été raconté, a rencontré Emmanuel Macron lors de la préparation d'un voyage en Amérique latine organisé par la fondation Jean Jorè pour accompagner Laurent Fabius à qui monsieur Macron s'offrit un premier temps avant d'hésiter avec Monsieur Fillon puis de se présenter à monsieur Hollande sur recommandation de monsieur Jouillet. Contrairement à ce qui a été dit, cette première rencontre n'a pas eu lieu au Chili. La fondation Jean Jorès était alors dirigée par Gill Finkenstein, directeur des études à Avas, détenu par Vincent Boloré.

Avas est une agence récipient d'aire des contrats que son ancien employé Ismaël Émélien octroiera plus tard par le truchement de Muriel Penic qui précisera à sa secrétaire de s'assurer que tout cela reste confidentiel. Le tout au nom de l'État. Après tout, pourquoi pas ? Chapitre 45. Dans ces mondes, la question de compéten devient secondaire quand on voit à quel point les individus sont conditionnés par des réseaux d'allégance et de contreallégance qui leur retirent toute autonomie. Edit Chabre, épouse d'Édouard Philippe, a fait une obscure école de droit privée avant d'être diplômée de sciences poliles.

La voilà directrice de la toute puuissante école de droit de Sciencepo 2 ans après que son mari a décidé d'accorder à Sciencepo des aides importantes pour construire son campus au Havre. Nadia Marik était magistrate au tribunal administratif. La voilà directrice adjante de science po après avoir été recrutée par son futur conjoint qu'il avait examiné à son oral de l'ENA. Puis elle prend la tête de Teach for France avec l'aide du goa parisien pour en faire avec Laurent Bigorgne le point de rencontre de tout ce que demain la Macronie défendra.

Ludovic Schaker avait un parcours interlope comme Alexandre Benala le voilà dans les scénacles chargés du supervisé d'instruire les services secrets de l'État. Catherine Gasserveille menait une discrète carrière d'assistante de recherche avant de prendre la tête de Teacher Franz. Quant à Emmanuel Vargon, il serait absurde de penser que sa présence au gouvernement et tu quoi que ce soit à voir avec son amitié intime avec Nadia Marie et le couple Philippe, Laurent Bigor New Brigitte étinger. Sa nomination récente a provoqué pourtant une réelle surprise tant présence d'une éème lobiste sans parcours politique au cœur de l'État commençait à inquiéter.

Et nous nous entenons là aux réseaux horizontaux. Car lorsque la belle fille de Jean-Pierre Juillet a été nommée directrice adjointe au musée du Québranli à 25 ans, cela a fait aussi peu de bruit que lorsque le fils de Ludrian, ministre socialiste devenu macronien par des biais qu'il faudra là encore un jour exposer, était lui aussi à l'un des plus importants postes de la Caisse des dépôts. À moins de 30 ans, c'est une sorte de record de France toute catégorie.

À la Caisse des dépôts, banque publique vivant de l'argent et des pensions des retraités, des placés sous tutelles et des petits épargnants, des gendres et oncles, neveux et grands-parents, se passe le relais depuis plusieurs générations. Le talent semble ici se propager par transmutation. Comme partout en Macronie, recrutements, amours et alliances s'opèrent selon les critères de fortune et de pouvoir, les faisant et défaisant sous le regard bienveillant des oligarques. Chapitre 46. Nous arrivons à la fin de notre trajet.

Tous ces petits entre gens et jeux de ville nous ont été maquillés, déguisés, masqués par une presse majoritairement rendue complice ou désactivée, incapable de jouer son rôle de contrôle social qui aurait permis à des personnes honnêtes de ne pas se laisser absorber. Car c'est là la perversion d'un fonctionnement qui, prenant à des âges naissants, parvient à aveugler chacun sur le rôle qu'il aura à jouer. Descoin, puis le procureur de la cour pénale internationale, puis Philippe, puis d'autres encore tenteront tour à tour de m'y entraîner, provoquant des ruptures brutales au moment où je sentais trahi les idées qui nous avaient rapproché.

D'autres n'urent pas cette chance, cette force ou cette opportunité et se laissèrent absorber. Je vis mon camarade de promotion Quentin la fait se faire dévorer puis rompre. Ce fit Gabriel Atal, lui, y plongea sans même s'interroger. Tout cela construit un paysage que la presse inféodée au système est chargé de décorer de façon à nous faire croire en une fable populaire où les enjeux démocratiques, les questions de programme et d'engagement, le choix du peuple enfin primmerait d'une quelconque façon.

Dans ce système qui couronne notre époque couvé par le triomate Arnaud Niel Garder chargé de propulser des vaillants soldats sélectionnés par Emmanuel Macron dont monsieur Philippe le plus docile et le plus recommandé par la grâce notamment d'une introduction de té et de jouillet parfait alliage de l'aristocratie détail et de la bourgeoisie du pays sous la bienveillante attention d'une mimi marchand et des exécutants précités nous peignons à découvrir où la démocratie tente à s'infiltrer. La bande que nous avons décrite avide se constitua dans l'ivresse de l'envie, raflant tous les jeunes intriguants qui se sont montrés en mesure de lui offrir la sève autorisant leur reproduction.

Ce système m'a attend de reprise effleuré, séduit, approché. Mais ça n'a pas fonctionné. Il a fallu rompre violemment, partir enquêter au Centrafrique et auquivou, enseigner dans les lieux les plus paumés, partir aux racines de ce que tous ces gens exploitaient. Contrairement à nombre de mes amis, collègues, amour, alsaciens, alsaciennes, louvo, je me suis arraché. Après m'être laissé absorber, je me suis émancipé. J'ai regardé Manuel Macron intervenir le 13 décembre dans un sombre Élysée où se jouait sa survie, annonçant qu'il demanderait au patron de verser une prime à leur salariés.

J'ai vu Messieur Niel, Drahi, DV et Richard, ce dernier sauvé par monsieur Macron après avoir été chèement conseillé par monsieur Émélien, annoncé immédiatement et de façon piteuse leur soutien au président en proposant une prime exceptionnelle visant à masquer l'absurdité d'une telle proposition.

Je les ai vu s'agiter avec pitié pour leur grossièreté, leur trait tiré, me désolant de cette intervention radiophonique au Xavier Niel, les yeux tombant faisait la louange de Monsieur Macron, annonçant une réforme de la fiscalité des successions que Gabriel Atal ne serait autorisé à rendre public que de mois plus tard, tentant tant bien que mal de prétendre qu'il en était l'auteur, là où tout avait été au-dessus de lui décidé.

Je me suis alors dit qu'il aurait fallu pour compléter le tableau vous introduire dans les réseaux de la bourgeoisie d'Amien les an et la force du père d'Emmanuel Macron Jean-Michel Macron professeur de médecine et ancien chef de service au CU Damien sa rupture avec son fils le divorce de ses parents et surtout vous faire découvrir la famille trogneux dont les alliances plus encore que la puissance financière ont été déterminantees pour accompagner les débuts d'un pouvoir qui à travers les soutiens des baronies locales et notamment celles de messieur Colom et Ludrian Patria et Ferrand avait pensé se constituer là où il ne faisait qu'emprunter.

Comment tout cela a enfanté le grand débat sous la houlette d'Ismaël Émélien ? Tentative désespérée de reconstituer un socle électoral que la campagne précédente n'avait pas permis. J'aurais voulu vous infiltrer en ces baronies qui auront un temps compensé l'absence d'assise sociale d'en marche par le tissage d'un réseau de solidarité et de redistribution de prébande. J'aurais aimé vous compter comment les barons tenaient les territoires secondaires. Comment ayant pas été institués par ce pouvoir, ce tissage se déliterait à la première difficulté.

J'aurais aimé ensuite vous décrire comment à partir de tout cela à travers le rang Bigorne et le clan des coins puis la revue Esprit et le groupe de réflexion Teranova, le journal le 1 financé par le millionnaire Henrièman pour comme l'admettra publiquement son directeur Éric Fotorino soutenir monsieur Macron les réseaux Stroscan et Huchon Moscoviciil et Reliant la mécanique s'est enclenchée. Comment s'est organisé la mobilisation de ressources intellectuelles, politiques et financières autour du futur président pour substantialiser son pouvoir et faire admettre sa coptation aux élites secondaires alors que tombait ses concurrents entre affaires de corruption et lutte fratricide et berlu.

Il aurait fallu raconter à chaque fois les mil et un épisodes auquels j'ai assisté, cherchant taberner le public à travers des journalistes toujours moins indépendants, habillant cet entreel d'intérêt visant à propulser une coquille vide en quelques mois. Il m'aurait fallu vous raconter ce colloque de Terranova organisé à Lyon par Marc Olivier Padis qui deviendra directeur de la vénérable revue Esprit. Cette manifestation qui avait en pris des allures de meeting, il fallut l'annuler au dernier moment pour ne pas se ridiculiser.

Il aurait fallu vous montrer comment tous ces réseaux secondaires, chargés de faire la propagande du pouvoir naissant dans l'incompréhension du public, utilisèrent les ressources de l'État et attendirent, comme le leur avait promis François Holland en son temps, rétribution pour leur œuvre. Il aurait fallu vous décrire ces cabinets ministériels transformés en machines à récolter des fonds au service d'une ambition.

Vous racontez celui de Bercy où Ismaël Émélien avait non seulement utilisé les fonds de l'État pour payer des contrats sans appels d'offre à Avas, mais aussi pour mobiliser les six conseiller ministériel chargé de la communication de monsieur Macron confortablement payé par la puissance publique pour organiser des événements et dont trois n'apparaissait pas dans les organigrammes officiels.

Comment ensuite, avec monsieur séjourné, il mobiliserait un réseau profond qui permettrait au candidats d'obtenir en un temps record provenant de 900 personnes près de 7 millions d'euros de dons et ainsi en respectant formellement la législation de financer la campagne de monsieur Macron en échange de promesse de réduction fiscale qu'il ne tardera pas quelques mois plus tard à leur octroyer. Il faudrait les décrire, c'est Bruno Tertray chargé d'élaborer à la hâte un programme destiné à vendre l'opération au grand public. interrogé à l'issue de l'élection par le monde en tant qu'experts indépendants pour juger de l'action de monsieur Macron en toute conscience et sans la moindre gêne.

Le monde dont le président du conseil de surveillance Jean-Louis BFA était l'un des principaux soutiens de Macron pendant la campagne présidentielle et s'agitait au sein du petit Paris pour récolter dons et appuis. Tandis Anne Saint-Cla, directrice de la rédaction du Huffington Post, et encadré par un directeur général qui n'est autre que Louis Drefus, s'entretenait avec Henri pour l'assurer de son soutien au futur président, sans en dire mots à ses lecteurs qui continuaient à croire en l'indépendance de sa ligne éditoriale.

L'aide d'Alain M un prédécesseur au conseil de surveillance du monde où il s'était mué en grand appui d'É Louis Plenel avant de soutenir Emmanuel Macron et de l'amener à trahir la société des rédacteurs du monde lors de la mise en vente du journal et de Jack Atali qui ferait office de Midomichi entre tous ses espaces comme il le fit sous tous les pouvoirs après Mitéran.

Il aurait fallu montrer tout cela pour montrer plus en détail comment fut fabriqué un candidat au service de quelques-uns, incapable d'agir de façon autonome ni d'élabor une pensée, mais seulement de se vendre au plus offrant, détaillant par le menu l'ensemble des compromissions qui de distribution de postes en instruction judiciaire en passant par l'attribution de mandats de négociation ont permis à ce système de tenir prix coutant tandis que le peuple exang rejeté loin de ces informations subissait ce voyer jusqu'à finir épuisé par se rebeller.

Il aurait enfin fallu dire comment ces petits soldats de la macronie dont je vous ai détaillé l'ascension se comportent avec une arrogance et une assurance de soi sans nom, cherchant à écraser moralement ce qu'ils avaient jusqu'ici exploité jusqu'à les essouffler et à les dévaster en prétendant incarner une République qu'ils avaient pillé. Ce serait rejoué une bataille perdue par la démocratie. Ces êtres ne sont pas corrompus, ils sont la corruption. Les mécanismes de reproduction des élites et de l'entreo parisien, l'aristocratisation d'une bourgeoisie sans mérite ont fondu notre pays jusqu'à en faire un repère à mièvre et arrogant, médiocre et malfaisant.

En eux qui ont fait du respect de la légalité paravant pour s'autoriser tous les excès, ne résident plus la moindre recherche d'un engagement ou d'un don. Interrogeons-nous ? Pensait-on que ces gens servirent des idées, eux qui se sont constitués au service d'intérêt particulier ? Pensaiit-on que ces individus nous grandiraient, eux qui se sont contentés tout au long de leur vie de nourrir une ambition que rien ne viendrait sustenter ? Le journalisme en ce pays a longtemps fonctionné comme une balance, prenant à droite ce que la gauche rejetait et vivant de ce mouvement de pendule qui incite à l'apparesse et à la connivance. Cela a donné un temps l'impression de vivre en démocratie.

Les juges d'instruction, les trahisons et diverses luttes de pouvoir venant parfois rompre la monotonie de compromis tropaqué. Cela a donné un temps l'impression de vivre en démocratie jusqu'à ce que le En même temps d'Emmanuel Macron en désactive le principe actif, achevant l'illusion d'un fonctionnement républicain qui garantirait l'octroit de quelques répis à des populations enfin informées des jeux et des enjeux qui dans leur dos s'établissaient. Comment dès lors s'étonner des conséquences terribles que tout cela a suscité et suscitera alors que la contrainte est systémique et qu'elle ne changera pas ?

Comment ne pas appeler à une destitution et un bouleversement institutionnel qui nous permette enfin, par un régime parlementaire approfondi de rendre au peuple ses propres outils ? Comment ne pas y voir la seule alternative à un pouvoir toujours plus autoritaire ne présentant pour seul autre option que sa reprise par un parti de l'ordre, le Rassemblement national qui a déjà donné aux élites les gage qu'elles attendaient. Conscient de sa fragilité, de la difficulté à continuer à préserver, tout en le niant l'intérêt de ceux qui l'ont constitué, le président Macron est reparti en campagne. Dépensant une énergie de dingue, il fait illusion.

Tout autour de lui, pourtant, on l'aura compris, un monde vaille se décompose et lutte contre son crépuscule. Il était temps de le révéler et face à un pouvoir nous menaçant d'effondrement, de se lever.