Sénatoriales 2026 : les réactions de Jean Leonetti, Maire d'Antibes, et Eric Ciotti, Maire de Nice
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:34OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il y a une petite déception de ne pas en avoir un troisième ?
- 3:05OuverteRéponse directe
Vous avez pour la première fois un groupe au Sénat.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:42Invité politiqueFait
« Notre liste arrive très largement en tête. »
- 0:51Invité politiqueChiffre
« Nous aurions pu en avoir trois, mais nous avons 200 voix d'avance sur la deuxième liste. »
- 1:24Invité politiqueFait
« C'est inédit, de ce groupe RN-UDR au Sénat. »
- 3:20Invité politiqueFait
« Ce groupe va marquer une opposition à ce conformisme immobile et impuissant qui caractérise le Sénat. »
- 3:52Invité politiqueChiffre
« Je crois que nous sommes en mesure d'avoir une quinzaine de sénateurs qui vont siéger dans ce groupe. »
- 5:03PrésentateurFait
« le Rassemblement National et ses alliés UDR, est un groupe à l'Assemblée au Sénat, ça me paraît normal. »
- 6:33PrésentateurChiffre
« La principale liste d'Union, PCF, PS et Colo, ne recueille que 4% des suffrages. »
Temps de parole
- Éric Ciotti49 %
- Présentateur31 %
- Invité12 %
- Présentateur 27 %
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Normalement à 7h47, nous sommes avec un invité, mais pas ce matin. Élection sénatoriale oblige, Mélodie, on va entendre deux acteurs de la soirée d'hier soir. Deux grands électeurs qui couvrent l'Est et l'Ouest du département. Jean Léonetti, le LR, maire d'Antibes, et Éric Ciotti, l'UDR, le maire de Nice. Sébastien Germain, vous les avez interrogés, avec d'autres confrères journalistes après l'annonce des résultats.
Oui, un maire de Nice préoccupé. Son parti, l'UDR, espérait trois, voire quatre sénateurs, ce ne sera que deux. Alors Éric Ciotti sourit aux côtés de ces deux nouveaux parlementaires élus, Laurent Castillo et Gaël Frontoni. Pour commencer, je lui demande ce qu'il retient de ce scrutin.
C'est une belle réussite ce soir. Notre liste arrive très largement en tête. Alors les règles de la plus forte moyenne font que nous avons deux sièges. Nous aurions pu en avoir trois, mais nous avons 200 voix d'avance sur la deuxième liste. Aujourd'hui, c'est la confirmation que l'alliance que nous avons voulu porter dans les Alpes-Maritimes remporte une large majorité, une majorité des grands électeurs, et demain, bien sûr, une très large majorité des électeurs. En tout cas, ce soir, les Alpes-Maritimes vont apporter leur contribution à la création de ce groupe. C'est inédit, de ce groupe RN-UDR au Sénat.
C'est là aussi un message puissant, un message qui marque une avancée vers l'alternance. Et puis, je suis très heureux de l'élection du professeur Laurent Castillo, de Gaël Frontoni, qui sont élus avec moi au conseil municipal de Nice. Ils vont compléter notre équipe départementale de parlementaires, avec Alexandra Masson, avec Bernard Schex, avec Christelle Dintourny, qui sont là ce soir. Donc,
nous
avons désormais huit parlementaires qui font partie de cette alliance UDR-RN, qui siège au Parlement de la France. C'est extrêmement important. On avance, on gagne des points, et on marque ce soir nettement l'attachement des élus des Alpes-Maritimes au changement. A la rupture, cette liste a porté deux messages, l'unité départementale et la rupture. Eh bien, nous y sommes et nous en sommes heureux. Monsieur le maire, est-ce qu'il y a une petite déception de ne
pas
en avoir un troisième ? On aurait bien sûr aimé en avoir plus, mais à quelques dizaines de voix près, la règle de la plus forte moyenne fait que, alors qu'on a 200 voix de plus que la liste qui est derrière, eh bien, on a une égalité de siège. Ça fait partie du calcul. Il est là, il existe. On s'y plie, mais on est très largement en tête ce soir.
Vous
avez pour la première fois un groupe au Sénat. C
'est
la première fois sous la Ve
République. C'est
inédit comment
?
C'est une nouvelle, bien sûr, extrêmement importante. Nous en sommes heureux. Ce groupe va marquer une opposition à ce conformisme immobile et impuissant qui caractérise le Sénat, qui, à bien des égards, a été complice des dérives macronistes.
Et
nous avançons. Le Sénat marque souvent ses avancées avec peut-être un peu de recul dans l'intensité, puisque je pense que nous sommes en mesure, ce soir, de pouvoir porter très largement au-deçà de ce qui est nécessaire pour faire un groupe, c'est-à-dire dix sénateurs. Je crois que nous sommes en mesure d'avoir une quinzaine de sénateurs qui vont siéger dans ce groupe, ceux qui étaient candidats sous nos couleurs et puis d'autres qui, dès ce soir, m'ont annoncé qu'ils pourraient nous rejoindre.
Éric Ciotti quitte la préfecture avec tous ses proches, pendant qu'Alexandra Borkio-Fontain, Jean-Marc Delia et Dominique Estrosi-Sassonne profitent de leur victoire. La droite, LR et Nouvelle Énergie remportent finalement trois sièges sur cinq, ce qui est plus que prévu. Et celui qui se délecte de ce résultat, c'est le maire d'Antibes, Jean Léonetti.
Les pronostics, c'était trois, voire quatre sénateurs sur cinq pour le Rassemblement National et pour l'UDR. Ça ne
s
'est pas passé comme ça. Ça veut dire qu'à la fin, il y aura trois sénateurs dans les Alpes-Maritimes qui représenteront la droite républicaine et seulement deux qui représenteront le Rassemblement National et ses alliés. Et les grands électeurs, avec lucidité, ont fait un choix qui n'était pas complètement ce qui était prévu après les défaites de Nice, de Menton et de Cannes-sur-Mer. Donc, que ce parti politique aujourd'hui, le Rassemblement National et ses alliés UDR, est un groupe à l'Assemblée au Sénat, ça me paraît normal. C'est normal que tous les partis soient représentés.
Qu'est-ce que c'est cette idée qu'un parti, parce qu'il est minoritaire, parce qu'il a des idées qui sont contraires aux autres ou différentes des autres, il ne devrait pas pénétrer l'enceinte de l'Assemblée Nationale ou du Sénat. Je trouve que c'est sain, moi, que tous les partis soient représentés au Sénat et à l'Assemblée Nationale. Ça permet, effectivement, que tout le monde s'exprime et entend les mêmes choses au même endroit. Donc, c'est la France. Et dire ce parti-là, je le mets en dehors de la République, c'est une faute morale et politique. Donc, ils rentrent, ils ont un groupe de 10 au Sénat.
Eh bien, on verra ce qu'ils diront, on verra ce qu'ils feront, on verra ce qu'ils voteront, surtout. Parce que, on constate que, il y a un discours qui est un peu différent de l'UDR et du RN dans les impôts maritimes et à l'Assemblée Nationale ou au Sénat. Donc, on verra aussi où sont les ambiguïtés, où sont les contradictions. Quand un mouvement a cette importance, il est normal qu'il soit représenté dans nos assemblées. Pour autant, ici, en Tibes, dans l'ouest du département, dans les Alpes-Maritimes, eh bien, c'est la droite républicaine qui continue à avoir la majorité. Ça prouve que rien n'est joué en politique. Donc, c'est pas le RN qui a gagné ce soir, c'est les Républicains.
Rien n'est joué en politique, dit Jean Léonetti. Allusion implicite à la prochaine élection, ce sera la présidentielle dans sept mois. Le premier tour est prévu le 18 avril.
Et de son côté, la gauche n'obtient aucun siège. La principale liste d'Union, PCF, PS et Colo, ne recueille que 4% des suffrages.
Éric Ciotti