Russie-Ukraine : Marine Le Pen et Jordan Bardella sont-ils dans la contradiction ?
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Chapitres
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Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:44OuverteRéponse partielle
Pouvons-nous croire à ce changement de pied du RN sur l'Ukraine ?
- 1:27RelanceÉludée
Ce communiqué est-il un rattrapage ou une contradiction ?
- 2:11RelanceRéponse directe
Peut-on faire du en même temps avec Vladimir Poutine ?
- 3:38OuverteRéponse directe
Nicolas Duponignan a critiqué le RN : comment l'analyser ?
- 4:20OuverteRéponse directe
Pourquoi cette correction de trajectoire du RN selon vous ?
- 5:45OuverteRéponse directe
Ce communiqué épouse-t-il les tendances de l'opinion publique ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:55Nicolas CoratoFait
« Madame Le Pen et la meilleure amie de Victor Orban qu'elle a visité à plusieurs reprises. »
- 5:04Nicolas CoratoFait
« Ce parti qui aspire à prendre le pouvoir n'est pas d'accord en son sein sur la ligne à tenir sur une question aussi essentielle que le soutien à l'Ukraine. »
- 5:45Alexia GermontFait
« En interne, la dernière élection présidentielle de 2022 a beaucoup laissé de trace au sein du RN. »
- 7:56Nicolas CoratoFait
« On sait pas du tout c'est le budget introuvable hein. Il y avait la chambre introuvable. Là c'est le budget introuvable dans une chambre introuvable. »
- 9:22Nicolas CoratoFait
« On est incapable à gauche comme à droite de réduire la dépense publique. »
- 10:46Alexia GermontChiffre
« On doit faire 54 milliards d'économie. »
Temps de parole
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[musique]
Sud Radio le grand matin weekend 7h10h, Jean-François Kili, c'est l'heure du débat du dimanche. Bonjour à vous Alexia Germont. Bonjour à vous. Bonjour à tous. Présidente fondatrice du S tank France audacieuse et vous êtes aussi également conseillère de Paris chez Horizon. Tout à fait, faut le préciser hein chez Édouard Philippe et avec nous Nicolas Corato. Bonjour Nicolas président fondateur du sing cercle de réflexion place de la République. Allez, nous évoquons ce matin euh tiens ce communiqué euh puisque nous nous faisons suite à ce que déclarait Nicolas Duponignan à l'instant sur Sud Radio.
Ce communiqué de Marine Le Pen et Jordan Bardella qui affiche, vous l'avez vu, lu une fermeté nouvelle face à Moscou tout en maintenant quand même quelques réserves sur le soutien financier à l'Ukraine. Le la candidate du Rassemblement national et sans dauphin sont-ils dans une forme de de de virage ou de contradiction ? Alex German, je commence par vous. Pouvons-nous croire à ce changement de pied ?
Premièrement, il faut quand même le rappeler, Marine Le Pen qui aspire à prendre les plus hautes fonctions de l'État n'était pas présente hier et elle a délégué Jordan Bardella lors de ce de cette réunion qui était quand même une façon d'ouvrir le les cartes vraiment à tous ceux qui se présentent à la présidentielle às voilà de vendredi à l'Élysée et je trouve que ce communiqué doit être plus au regard également de cette absence. C'estàd je regrette de pas y être allé, je rattrape. Je regrette de pas y être allé, je rattrape.
On essaie aussi de rattraper la sortie de Louis Aliot qui n'avait pas été contestée par Marine Le Pen lorsqu'il a dit "On coupe le robinet de l'aide à l'Ukraine." Donc que croire ? Un changement de pied. Mais il reste quand même que c'est un pas politique fort que de dire "Aujourd'hui on préfère fermer le robinet". C'était un mot qui était assez fort. C'est pas réduire le le l'aide à l'Ukraine, c'est ferm question lui était posée en ces termes. Il a repris les termes de la question mais le sens c'est le même. [raclement de gorge] Le sens Nicolas Cuerato, c'est du en même temps. Mais est-ce qu'on peut faire du en même temps avec Vladimir Poutine ?
Est-ce qu'on peut être modéré avec un dictateur qui menace militairement l'Union européenne, la France puisqu'il l'a prononcé des menaces à plusieurs reprises ? Madame Le Pen, il faut s'en souvenir, a toujours affiché une préférence poutinienne. Je dis pas qu'elle est complice de Vladimir Poutine, mais politiquement, elle a toujours présenté Vladimir Poutine pendant longtemps comme une forme de contemodèle au modèle libéral de l'Union européenne. Madame Le Pen et la meilleure amie de Victor Orban qu'elle a visité à plusieurs reprises qui est le premier soutien qui était le premier soutien au sein de l'Union européenne de de monsieur Poutine.
Donc ce communiqué, il est beaucoup trop tiède pour nous convaincre que subitement le Rassemblement national aurait changé de pied. beaucoup trop tiède et effectivement je vous rejoins ça ne ça n'éclaire pas un certain nombre d'ambiguités qui sont non pas étonnantes qui sont très inquiétantes pour quelqu'un qui veut prendre la tête de l'État à un moment où le pays est réellement menacé. Alexa Germand, vous avez entendu ce qu'a dit déclaré à ce sujet Nicolas Duponignan euh dans la demi-heure précédente, hein, le nouveau candidat de bout de boule la France euh qui semblait dire euh au fond que euh c'était assez incompréhensible et lui était sur une position très prousse.
Enfin prousse, du moins euh en faveur en faveur d'une paix russe euh croyant Nicolas du Pignon, que Poutine était en mesure de retirer ses troupes. enfin peu clair si je puis dire sur les les conditions qu'on pourrait retirer d'un éventuel accord de paix hein. Bah là pour le coup vous avez eu une expression claire de Nicolas Duontignan. C'était pas une surprise parce que il est dans la droite ligne des positions très prusses qu'il a toujours affiché et on on voit aujourd'hui un un Nicolas Dupontignan qui est sur une position encore plus ferme que le rassemblement national de ce point de vue-là.
Mais c'est un peu piquant quand même euh de le voir euh critiquer euh le en même temps euh du Rassemblement national. Souvenons-nous qu'à un moment, il a été pendant quelques temps euh un probable premier ministre euh de second tour euh pour euh Marine Le Pen. Citre il y a une dizaine d'années déjà. Nicolas Corato, pourquoi cette correction de trajectoire de la part de la candidate du Rassemblement national selon vous ?
Mais parce que je je pense que le Rassemblement national sait qu'il ne peut pas gagner les élections s'il euh ne s'il ne dissipe pas ses ambiguïés et en même temps qu'en interne il n'y a pas d'accord entre eux, vous parliez de Louis Aliot sur la position à tenir par rapport au soutien à l'Ukraine. C'est c'est très grave ce qui se passe au Rassemblement national. Je pense qu'il faut que vos auditeurs s'en rendent compte. Il faut qu'on s'en rende compte tous ensemble. Ce parti qui aspire à prendre le pouvoir n'est pas d'accord en son sein sur la ligne à tenir sur une question aussi essentielle que le soutien à l'Ukraine.
Euh donc ce communiquer, c'est euh d'abord un signal envoyé en interne et c'est aussi une tentative de convaincre un électorat français, peut-être un électorat qui vote ou qui voudrait voter rassemblemental mais qui ne souhaite pas un président qui soit un soutien de Vladimir Poutine. Je crois que les Français n'accepteront jamais, et je le souhaite, un président qui soit un soutien ou qui ait des soutiens ambigus, une position ambigue vis-à-vis de la Russie d'aujourd'hui. C'est ça l'enjeu de ce débat. Alex Germand, pour poursuiv ce que dit Nicolas Corato, si on relit ce communiquer, c'est grosso modo, euh Poutine ne dicte pas sa conduite à la France.
Virgule, en revanche, pour ce qui est d'aider l'Ukraine, on reste prudent. Qu'est-ce que c'est ? en épouse les les un peu les tendances dans les grands courants dans l'opinion publique. Oui, parce que je rejoins ce qu'a dit Nicolas Corato.
Je je rajouterai peut-être une chose, c'est que en interne, la dernière élection présidentielle de 2022 a beaucoup laissé de trace au sein du RN, notamment parce que c'était déjà avec des problématiques internationales et que la problématique internationale est justement un des points faibles, je rajouterai avec l'économie, euh de Marine Le Pen, ce qui explique aujourd'hui aussi que elle ait besoin d'un rattrapage Mais ce que l'on peut retenir à mon sens, c'est surtout la la face immergée en fait de l'iceberg qui est le fait que l'aide à l'Ukraine soit vraiment quelque chose qui sera laissé tomber d'une façon ou d'une autre.
Or, la France, avec la place fondamentale qu'elle a euh d'entraînement, parce que derrière l'aide à l'Ukraine, n'oublions pas, c'est la contribution avec les volontaires, euh c'est toutes les initiatives euh d'origine française au sein de l'Union européenne qui risque d'être très fragilisé, voire euh annulé. Donc ça va bien au-delà en fait de de ce qu'il y a écrit dans le communiqué. Alors, il y a l'autre sujet qui est sur la table ce matin qui fait beaucoup réagir hein sur l'antenne de de Sud Radio. Euh ce sont ces ces fuites, je sais pas si sont organisé ou pas sur la question des des des retraites. Où trouver des milliards si ce n'est chez les retraités ?
Euh le gel total de la retraite de base au-dessus de 2034 €. 34, c'est très précis, c'est important le 34. Et abaissement à 3000 € du plafond de l'abattement fiscal de 10 %. Euh Nicolas Corato euh euh ces premières fuites dans l'attente des arbitrages de Matignon, elles sont pour vous euh euh organiser de toute façon à un petit peu préparer les esprits. Oh, c'est un c'est c'est un exercice assez classique Jean-François. Mais cl mais là on est dans une situation très particulière, là aussi inquiétante. On sait pas du tout c'est le budget introuvable hein. Il y avait la chambre introuvable. Là c'est le budget introuvable dans une chambre introuvable.
h on sait pas qui va vouloir voter ce genre de ce genre de disposition puis on n pas de de vision globale de là où veut nous entraîner le premier ministre qui fait ce qu'il peut dont on peut dire d'ailleurs ça vous étonnera que finalement bah il fait le job de premier ministre et je suis pas persuadé que d'autres y arriveraient mieux que lui étant donné les circonstances mais ce qui est très inquiétant c'est que cette proposition arrive alors les les retraites ne sont plus indexées ou très exceptionnellement depuis des dizaines d'années d'ailleurs Depuis François Fillon, quasiment les les les retraités s'en plaignent très souvent.
Mais là où on est à contre-courant, c'est que vous avez une situation en France où l'inflation repart, hein. On est sur une inflation qui qui devrait tangenter les 2 % et peut-être aller au-delà. Et alors, c'est vrai que si vous commencez à désindexer des pensions ou des aides au moment où l'inflation repart, bah en fait, vous diminuez considérablement la capacité de pouvoir d'achat des concitoyens. Donc je ne sais pas qui ira voter ce genre de choses. Ce que je note, c'est que dans ce pays, et c'est moi qui vous le dis, donc ça vous étonnera aussi peut-être, on est incapable à gauche comme à droite de réduire la dépense publique.
Si à gauche, peut-être le dernier qu'il a réussi, c'est Michel Sapin sous le gouvernement de François Hollande, mais la réduction de la dépense publique est effectivement un impensé de notre politique publique. Vous êtes d'accord avec ça avec ça Gmon ? Ça vaut pour les anciens premier ministres et les plus récents notamment. Écoutez, il y a de toute façon aujourd'hui je pense que au sein de la soci de la société civile, on a vraiment pris conscience de la nécessité de réduire la dette. Anné, ça fait des années qu'on Je n'en suis pas si persuadé que ça. Je pense que les dernières élections, on avait moins compris que la falaise était vraiment là.
Là, en plus, avec la crise que l'on a tout dernièrement sur les taux, on ne sait pas à quel moment ça risque de casser et ça peut intervenir à tout moment. Donc la situation est encore plus difficile qu'elle ne l'a été par le passé. Moi ce qui me gêne pour rebondir sur ce que vous disiez Nicolas, ce qui me gêne c'est que prendre [raclement de gorge] en fait dans cet exercice extrêmement compliqué du budget dont on ne voit pas comment on va arriver quel que soit le prisme par lequel on le prend aujourd'hui c'est c'est vraiment un exercice très compliqué à imaginer. On sait qu'on doit faire 54 milliards d'économie.
Et ce qui me gêne dans la façon de faire ces tests auprès de l'opinion publique, c'est que finalement vous avez une vision très en silo qui est donc par nature inacceptable pour les retraités parce qu'évidemment ils se sentent aujourd'hui quand vous sortez la mesure, ils se sentent les seuls qui vont contribuer au POS, ce qui ne sera pas le cas. Voilà. Mais euh il faudrait en réalité d'abord sur la question des retraites, il y a pas que la question du gel et de la désindexation et euh du plafonnement de la niche fiscale à 3000 €.
Il y a la question du financement, il y a la question de la capitalisation, il y a la question également de l'âge ou pas légal de la retraite et de l'incitation à travailler le plus longtemps possible. Il y a la question de la formation le plus longtemps. Ça c'est rien que pour la retraite. Et puis quand vous élargissez le débat, on s'aperçoit quand même que tout ça donne sens et ne sera acceptable que si, j'en finis par là, que si euh les citoyens, les nos concitoyens ont l'impression et le sentiment que tout le monde fait un effort à commencer par l'État. Et ça, on n'envoie pas le premier le le début de la du raisonnement.
Et euh un message aussi euh à peine subliminal, hein, à 2034 € euh de retraite de base, vous êtes considéré comme un retraité aisé aujourd'hui, hein. Euh encore un mot là-dessus rapide Nicolas, mais malheureusement statistiquement c'est le cas puisque je rappelle que le salaire médian en France est très bas, on est à 1300 € je crois de salaire médiant. Donc effectivement quand vous êtes à 2034 € ce qui n'est pas beaucoup pour vivre par tous les mois, vous êtes considéré comme un retraité aisé effectivement statistiquement. C'est ça. Ça dit bien aussi le beaucoup sur le niveau de vie des Français.
H il reste 1 minute 30, c'est rapide mais c'est une question subsidiaire, vous répondez rapidement. Vous avez vu dans l'actu, ça fait la une, Charles Sapin, valeurs actuelles qui renonce à sa présence hebdomadaire. Donc c'est c'était aujourd'hui hein sur France interre sous la pression des syndicats. Estce à vos yeux rapidement une atteinte au pluralisme dans l'audiovisuel public ? Est-ce que l'État actionnaire doit dire son mot dans cette affaire ? Alex Germont, bah l'audiovisuel public a loupé, a manqué ici l'occasion de démontrer son pluralisme.
Voilà, Charles Sapin aujourd'hui euh a refusé de ce que lui proposait, si on comprend bien, un débat de transformer en fait son édito en débat et quelque part ça donne du crédit à tout ce qu'on a entendu ces derniers temps avec les rapports parlementaires. Moi, je pense à la direction de cette radio qui a essayé de chercher une voix pluraliste pour représenter, j'imagine, une vision plutôt d'extrême droite dans notre pays et qui n'a pas su trouver autre chose, mais peut-être qu'il n'y a pas autre chose qu'un titre valeurs actuelles qui avait été condamné à plusieurs reprises pour incitation à la haine raciale.
Donc cette émission et donc je comprends aussi l'échec de la direction de la radio. Allez, merci à tous les deux. Alexa Germont, je commence par les dame présidente de France audacieuse, conseillère Horizon de Paris et vous Nicolas Corato, président fondateur de place de la République. C'était le débat du dimanche à suite.