Robots, IA, Espace - Vlog au salon VivaTech
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Là-bas, la bêtise artificielle, ici l'intelligence humaine. Vous êtes devenu incontournable. Que faire ?
Ah ben, j'avais cru qu'on parfois contourné n'était pas quelque chose qui vous embêtait. Donc non non non non. Non mais c'est la 10e édition.
Voilà, c'est moi c'est la première fois que je viens donc ça prouve que j'ai mis du temps tard que jamais. Bah maintenant vous êtes plus mû que vous étiez il y a 10 éditions non ? Et oui, un petit peu, on a un petit on a un petit peu grandi et je trouve que c'est intéressant qu'il y ait un représentant de la gauche qui vienne voir ce cet événement.
Voilà, peu importe. Bonjour, c'est vous, je viens voir. Bienvenue sur le centre du CNRS.
Ah, enfin un endroit public. Bonjour. Tu fais en une minute le CNRS.
Allez, allez-y. Le sujet c'est pourquoi vous êtes une boîte publique, le CNRS, vous êtes le concentré de ce qu'on sait faire en France. La moitié des trucs qu'on a inventé sortent de chez vous.
Si c'est pas plus dans la recherche fondamentale. Non mais c'est surtout que c'est la recherche fondamentale et je sors pas de l'offre hein. Donc je connais quelquesuns de ces problèmes.
Et la recherche fondamentale libre c'est la condition numéro 1. Alors quand vous expliquez ça à Pierre Paul ou Jacques, on vous dit "Ah oui mais ils ont entendu 100 fois dans ma vie cette grossièreté qui consistait à dire ils ont assez cherché maintenant faut qu'ils trouvent. Vous avez toujours un con pour trouver ça intelligent.
Alors que la recherche est par la force des choses où elle est libre où ça existe pas. Alors donc personne vous donne d'ordre. Bien bien évidemment.
Je pense que ce qui est intéressant c'est que dans ce contexte de liberté du collègues dans les laboratoires et bien il se trouve qu'il y en a un nombre négligeable qui ont envie de faire de l'innovation. Il y a un message pour pour vous sur le sujet des lanceurs, c'est avec Space son introduction Bost arrêter complètement ce ces programmes partagés de ce qu'on appelle les R share. Et aujourd'hui, on a un vrai besoin et une vraie aussi opportunité en Europe via Arian, via d'autres lanceurs de ramener ces opportunités de raid share chair pour les faire financer un petit peu et les subventionner à la Commission européenne, il faut que ce soit compétitif.
Mais en revanche, des pays tiers comme on travaille en Asie- Pacifique sont extrêmement intéressés. avec qui on travaille dans Asie Pacifique. Alors aujourd'hui nous on a 90 % de part de marche.
C'est bien parce que continue à dire Asie Pacifique. Très bien. Déjà vous commencez bien avec moi.
Asie Pacifique c'est mieux que l'ind. Les Japonais s'y intéressent qu'est-ce qu'ils font énormément. Bah, ils sont extrêmement bons sur ces capacités de manœuvre de proximité, d'approche avec d'autres avec d'autres satellites.
Ils ont déjà montré des manœuvres de contact avec d'autres satellitesc et donc du coup on a un partenariat avec une entreprise japonaise qui s'appelle la CR et sur laquelle nous on travaille pour revenir justement sur c Et les Chinois eux qu'est-ce qu'ils font ? Vous savez pas ? les Chinois, on a on a du mal un peu à savoir ce qu'ils font, mais en revanche, l'état de l'art est bien au-delà de ce qu'on fait aujourd'hui.
Euh d'un point de vue européen, on sait que les capacités qu'ils ont démontré dans l'espace euh ces derniers mois sont extrêmement impressionnantes jusqu'au ravitaillement entre deux satellites. La politique ne pourra jamais et ne doit pas se mêler ni de science. C'est-à-dire, elle ne doit pas dire à la science ce qu'elle cherche de la même manière.
Elle ne doit pas dire non plus euh comment dire ce qu'il faudrait dans quel faire ceci ou cela. Ça, on peut le faire dans le cadre du plan. Ça c'est la deuxième étape.
Mais l'étape essentielle de la politique c'est de fixer des normes, pardon, philosophiques, morales qui concernent l'usage de ce genre d'outil. Est-ce qu'elles sont respectées ? Bah moi, c'est nous on commence à travailler là-dessus.
On a on s'est dit ça sert à rien de partir d'une d'une porte technique parce que jamais on sera toujours dépassé par la trouvaille suivante. Et heureusement parce que c'est quand même le but que la science si on commence à vivre avec la peur, elle est mauvaise conseillère et en matière de technique et de science, c'est pas ça qui va permettre de régler les problèmes que en effet toute technique et toute science soulève hein. Depuis le début, on fait du feu, ça peut être pour cuire les aliments ou pour brûler des gens. artificielle, c'est l'un des quatre piliers de la campagne du programme de Gabriel Atal.
Vous allez dans le même sens, c'est une des priorités. Mais c'est-à-dire que je l'ai convaincu puisque comme vous êtes une fine connaisseuse de la politique, vous vous souviendrez que c'est en 2016 que pour la première fois, j'ai lancé l'idée qu'il y avait quatre frontières sur lesquelles la France devait se positionner et il y avait l'espace, la mer et le numérique. À l'époque, tout le monde marionnait.
Et puis euh la campagne suivante en 2022, on avait fait un grand meeting qui était inclusif et olfactif et la plus grande difficulté fut de trouver une odeur correspondante au numérique. Donc pour moi, il est clair que le numérique est une frontière et qu'il faut s'y tenir. Mais pour ça, il faut travailler, pas juste faire du bruit avec sa bouche ou demander à son agence de communication de quoi parler pour se rendre intéressant.
Il faut donc travailler hein. Voilà la clé de base de la politique c'est de travailler. Alors je suis sûr que monsieur Atal travaille avec beaucoup d'ardeur à comprendre toutes ces choses parce qu'elles ont une grande importance et moi je me réjouis d'avance que tous les autres s'y intéressent.
Ça nous changera. On est en retard en France sur l'IA sur le numérique. Non on a on peut-être qu'on a mis un petit peu de temps au décollage mais on n'est pas en retard et la puissance française est intacte et elle peut se elle peut avancer.
Euh si nous sommes en retard, c'est pour les instruments de souveraineté et l'installation sur notre sol dans des conditions écologiquement acceptables euh de moyens de stockage de données. Ça c'est la grande question parce que pour l'instant nous sommes pieds et point liés dans la main des Américains. Regardez bien l'affaire entropique et tirez-en tous des leçons.
Les gringo ont décidé et 24 heures après, vous avez plus accès et comme les lois d'extraterritorialité de des États-Unis d'Amérique leur permettent de pourchasser partout intervient une entreprise américaine, du jour au lendemain, hop, ils ferment le bouton et c'est fini. Or, ils sont partout dans les les 3/4 de ce que nous stockons est stocké. Qu'est-ce que je dis ?
La quasi totalité chez eux. Donc nous sommes dans leurs mains dans tous les domaines et j'y insiste, une bonne partie des choses que nous faisons ont changé de sens, je limite la portée de mon propos du fait de ces systèmes euh connectés. Par exemple, la dissuasion nucléaire.
Permettez-moi de vous dire que bien sûr, c'est une réalité extrêmement meurtrière, mais elle est largement mise en en cause par le fait que l'espace permet de rendre sour, aveugle et muet un ennemi quelconque. Enfin, on va laisser cette question là parce qu'après on arrive dans des terrains un peu mouvants. Mais la réponse c'est ça.
Je ne crois pas. On n'est pas dépassé. Valam, on a une solution de traitement des déchets amiantés par procédés chimiques.
Donc c'est un inertage chimique. Les déchets amiantés, c'est des déchets dangereux. C'està-dire faut déjà les avoir ramassés.
Oui, ça ça se fait. Le désamiantage existe. Il y a un marché assez conséquent de désaliantage surtout dans les bâtiments public aussi dans le privé les écoles, les hôpitaux.
Chantiers en France de chantiers et il y a énormément de déchets à traiter. Plus de 50000 tonnes par an extrait en France. Il doit être combien traité ? 7500 tonnes par chaque année.
Oui. D'accord. estimation varie un peu mais c'est la moyenne entre 600000 et 900000.
Aujourd'hui 99 % des déchets sont en fuit. Ouais. Il y a des installations de stockage de déchets dangereux.
Il y en a quelques-unes une quinzaine en France. Il y a également une saturation de ces installations là. On commence à arriver bah au maximum de leurs autres.
Non, c'est pas une bonne idée. Je On essaie de les renouveler mais c'est assez compliqué. Et donc nous notre solution, l'innovation qu'on propose c'est le traitement final des déchets ambiantés.
Donc euh au lieu de les enfouir, on les récupère, on ouvre les conditionnements de manière automatique sécurisée, on broie les déchets et on les traite à l'acide dans une solution d'acide chlorhydrique à 95°. Ça reste assez bas en température assez sobre. Et et vous démolissez pas tout autour ?
Bah non. Bah en fait, on met le minéral entier. Donc le déchet minéral est enlevé par le disamienteur, il est mis dans des sacs.
Nous on récupère ces sacs là, on les ouvre, on met les déchets minéraux dans l'accy clorydrique après les avoir et l'acide chlorrique, il vient extraire casser la molécule d'amiante en deux. En fait, la miante, c'est un silicate de magnésium. Il y a de la silice du magnésium.
On enlève le magnésium avec l'acide chlorrique, forme des chlorodures de magnésium et il reste de la silisamorphe qui est ce produit-là qui est non dangereux, qui est assimilable par le corps et donc qui ne pose plus les cancers mésothélium, cancer de la plèvre, des poumons qui sont les maladies de de du travail de la miante. Euh et ces produits-l ils sont valorisables. Le produit solide la qu'est- qu'on en fait ça on peut en faire du béton.
C'est un substitut au ciment. Sérieusement, il c'est 0 % de ce produit là, 85 % de ciment et on peut faire du béton. Des fois, il faut faire des saut.
Bon, c'est pas votre affaire, vous c'est le vous c'est la mi cas de gens dévastés par et c'est que le début parce que le nombre de bâtiments donc ça c'est super utile. Ah salut. Me regarde pas comme ça hein.
Bonjour. Tu sers la main ? Bien sûr.
Alors là, je suis en train de C'est à vous là. Vous croisez ? Ouais, c'est à moi.
Bon, salut petite tête. Un petit robot qui aide les soignants et les résidents dans les épades et les hôpitaux. Non, en ce moment, je suis intéressé par les robots euh qui euh euh euh qui accèdent à des milieux difficiles pour l'être humain, euh des milieux de travail.
Là à l'instant, on vient de voir des gens qui désamiantent, hein. Bon et un jour, j'ai demandé à des Chinois pourquoi il faisaient des robots humanoïdes. Et il m'a pas répondu.
Il m'a pas répondu parce que c'est cool. Il m'a répondu euh parce que le monde est à la mesure des êtres humains. Donc on mesure les choses à partir d'une activité avec des bras, des jambes.
J'ai trouvé que c'était une une réponse bien méditée et plutôt rassurante. Bon après ce qu'ils en font, j'en sais rien. Je suis pas capable de les de Mais si tu veux envoyer des robots faire des boulots qui aujourd'hui sont faits par des gens qui se font tuer par leur travail genre tu vois des amantages.
Ouais ça waouh passer mais là c'est autre chose. C'est du lien social. Si je peux vous conseiller passer à l'institut du cancer de Montpellier bientôt.
Il a un super projet là-bas où il accompagne les gamins là où personne peut aller et c'est touchant. Et c'est justement là que dans la dans la salle de radiothérapie. D'accord.
Et c'est là où justement il y a personne qui peut aller. Ah ou si on peut rajouter une présence supplémentaire. Super, super.
Et c'est quel labo vous dites ? Euh l'Institut du cancer de Montpellier. Ah ouais, d'accord.
D'accord. D'accord. Tu connais toi ?
Non. L'Institut Cancer. Et alors ?
Mais là, il dit, tu vois, là, il y a une justification qui est intéressante, c'est que aucun être humain peut y entrer. Donc c'est vrai que si tu as le petit qui est làou et qui voit, tu vois, c'est plutôt rassurant pour lui ça. Qu'est-ce que tu dis toi ?
Qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est-ce qu'il y a ? Bonjour.
Bonjour. Oui, mais j'ai déjà dit bonjour, j'ai même tendu la main. Coucou.
Bonjour. Vas-y chef, il va me mordre. Comment allez-vous ?
Ry. Comment je vais ? Ah ah ouais.
Ah ouais ouais. Ah ben elle est un peu rugueuse ta main copain. Voir un peu souvent comment ça répond que me disent les gens.
Quand quand vous entendez sur un salon, vous avez une idée des idées dominantes de votre époque, les mots. Bon, moi je viens de la branche littéraire, pardon, donc c'est des choses qui m'intéressent. Et puis là, je suis flanqué d'un sociologue et de de quelqu'un qui est voilà, elle elle connaît tout donc elle m'explique le reste.
Startup par exemple, ça vous a un peu agacé tout à l'heure, j'ai l'impression. Je fais la part des effets de mode. Macroniste un peu.
Non, ce qui est une idée macroniste stupide, c'est de transformer une nation en start-up. C'est vraiment commettre, pardon, je retire le mot stupide pour ne pas être inutilement agressif à son égard, mais ça marque une incompréhension fondamentale de ce qui est une nation. Une nation, c'est du temps long.
Ce n'est pas du temps court et le temps de la start-up, c'est du temps court. Ça s'appuie sur des années de recherche fondamentale mais c'est le moment où ça déclenche une mise en pratique qui est nécessairement du temps court et qui s'inscrit dans un univers de temps court. Aujourd'hui, la capitalisation boursière aberrante des des sociétés de de high-tech s'appuie sur l'espérance de résultat court.
Et je pense qu'il n'a monsieur monsieur Macron a montré à cette occasion, tous les métiers ont leurs défauts. Lui et son métier, c'est banquier d'affaires, c'est un homme des coûts et du temps court. Autrefois, il y avait des profs partout à droite et à gauche.
Bon, alors ils avaient d'autres défauts, mais ils avaient aussi d'autres qualités. Et je pense que le moment est venu pour nos sociétés de compter davantage de philosophes et de philosophes qui a un parcours dans les sciences de manière à pouvoir bien comprendre ce dont il est question et quelles appréciations on peut avoir. Ça c'est mon idée hein.
Bon alors il y aura sans doute un délai mais vous voyez on a parlé par exemple tout à l'heure je sais pas si vous y étiez on parlait de la manière de de maîtriser l'intelligence artificielle. Nous le ferons nécessairement avec des règles morales et philosophiques. Peut-être qu'il y aura des décrets plus techniques, mais le point de départ, c'est que sommes-nous capable d'accepter ?
De quoi nous voulons nous en aucun cas ? Voilà. Là vous et puis après, il y a des discussions d'intérêt public.
Moi, je pense que tout le monde peut comprendre qu'on a intérêt à des robots qui vont là où les êtres humains ne peuvent pas aller. Ça aiderait les pompiers, ça aiderait. Tout à l'heure, on m'a donné un exemple que je trouve très parlant.
Mettre un robot un peu sympa quand tu as ton petit qui est dans la chambre du machin du cancer. Bon bah, je pense que n'importe quel humain est est content de voir son gamin avec un minimum de présence. Bon et puis il y a d'autres cas ou non ?
On dira. Moi, je je suis pas d'accord avec la banalisation de l'idée qu'il y aurait des robots du lien social parce que il y a pas pire manière de déshumaniser son interlocuteur. Imaginez-vous si vous êtes dans un état de faiblesse et de dépendance et que lorsque vous entrez dans un moment de pleine conscience, vous vous apercevez que l'unique interlocuteur, c'est une machine.
Il y a pas pire manière de dire à quelqu'un tu n'existes pas. tu es un objet qu'une machine va traiter, même si la machine est bienveillante et rigolote, hein, c'est pas le sujet. Il faut pas qu'on accepte ça, le la bascule de notre société dans ce type de rapport.
Donc le robot du lien social, moi en dehors de il y a très peu de dirigeants politiques de gauche qui se sont déplacés à Vivateek. C'est pas une ri tout ça, c'est pas une thématique de gauche hein. Bah la gauche chez moi donc tout va bien.
Non, je blague et je vous fais la réponse qu'il faut faire hein. Je pense que les sujets qui les intéressent sont peu nombreux d'une manière générale et que là, bon, ça doit complètement les dépasser. Et puis je pense que pour être franc suivant le la proximité que vous ressentez d'abord avec les prouesses de votre époque là même si je vais ticker le côté start-up fric tout ça n'empêche j'admire l'intelligence qui est déployée les techniques que ça met en œuvre bon ça ça m'impressionne.
Donc déjà faut être intéressé par ça. beaucoup de gens sont seulement consommateurs et se posent des problèmes de cette nature. Et puis si vous avez le sentiment pardon de de du côté un peu bon de vous approcher du pouvoir, vous comprenez que ces questions vous allez avoir à en traiter et prendre des décisions.
Et prendre des décisions, ça consiste pas simplement à prendre des décisions, c'est à y réfléchir et à apercevoir des aspects. Je pense que là, je bénéficie d'une situation particulière qui me permet de voir beaucoup de choses et d'apprendre. Sinon, vous voyez, je suis bien entouré.
Vous voyez qui qui est avec moi, vous comprenez qu'il comprennent et que bon, on est au top niveau. Mais moi à la fin, je vais pas être remplacé par une machine. Donc, il va falloir que j'ai une idée.
Qu'est-ce qu'on fait ? Où on s'arrête ? Tout à l'heure, quelqu'un m'a demandé "Pensez-vous qu'on est en retard ?" Je pense que non, mais la question était pertinente parce que nous pourrions être en retard et il y a des situations où le retard se rattrape pas.
Lorsqu'un un saut technologique est fait, celui qui a appris le premier à faire rattrape tous les autres. Regardez comment les Chinois ont fait avec les voitures électriques pendant qu'on continuait à fabriquer les bagnoles desettes allemandes, hein. Bon et et voilà, ils s'en sont restés au moteur technique.
Au revoir, c'est fini. Bon, donc il faut il faut jamais être une main en arrière. Et nous les Français, nous disposons d'un énorme appareil très performant de recherche et d'enseignement.
Donc parmi les premières mesures qu' va y avoir, c'est ramener la recherche fondamentale, c'est redévelopper toutes les branches de la science, fluidifier les filières professionnelles pour qu'elles puissent avoir accès à tous les niveaux. Tout à l'heure, on parlait d'amiante. Vous avez vu ?
La miand, c'est un produit qui a été posé par des milliers de malheureux qui ignoraient ce qu'ils étaient en train de faire, quel produit y poser et dans quelles conditions. Donc on voit que dans les métiers qui apparemment ont la qualification la moins grande nécessaire pour faire l'acte de travail aussi, on a besoin d'avoir une compréhension de ce qu'on fait. Moi, je pense que les métiers sont tous des sciences pratiques à notre époque et donc bah il faut il faut que tout ça suive.
Donc là, je viens voir un peu comment ils s'y prennent, qui sait. J'ai pas eu le temps. Vous m'écoutez ?
Alors donc c'est un peu difficile pour moi de poser des questions trop personnelles aux gens. D'où tu d'où tu viens ? Allez on va voir des robots dit-il pour m' pâé celui-ci.
Juste il y a un domaine où il y a beaucoup d'intelligence artificielle qui va se développer, c'est la météo. La météorologie en ce moment a une grande vague de chaleur. Est-ce qu'il faut utiliser davantage cette intelligence artificielle pour mieux anticiper ?
Évidemment, et c'est sans doute parmi les applications écologiques les plus utiles, nous disposons d'un stock de 40 ans de données euh météo euh qui sont des données recueillies par satellite. Le problème euh qu'on a aujourd'hui, vous savez qu'on arrive à définir par adresse ou par quartier la situation par rapport à la sécheresse ou aux tornades. Donc ces outils sont performants aussi longtemps que les données qui ont été collectées ont un sens.
Mais quand vous arrivez à un niveau d'incertitude parce que le climat est un système métal trop grand, et bien vous êtes complètement désarmé. Dès lors, il faut avoir des appareils de détection et d'interprétation complètement différents de ceux qu'on avait jusque-là. Et moi, oui, j'attends beaucoup.
Vous savez, j'ai j'ai fait une fois une tribune qui s'appelait l'air de l'incertitude. Ça c'est le plus grand problème qu'on a à régler. Moi, j'ai hâte du modèle.
Des alternants de plus de 50 ans, s'il vous plaît. Les alternants ? Bonjour.
Oui, de plus de 50 ans dans la tech. Défendez-vous. Est cool gars.
Oui, on dirait. Donc là, on est au pied du mur de d'une chose comme ça. Mais bon, moi c'est ce que je trouve humainement et philosophiquement très excitant.
Maintenant, je suis d'accord pour dire que ça pose un Ouais. Une série danoise des câlins. Série faire des câlins real humans qui explorait l'arrivée des humanoïdes robots dans toute la société. votre femme de ménage.
Non non, ça fait pas coucou avec le c'est comme ça le sérieux. Mais il est de cette taille mais on fait un check. Faire ça ?
Ouais. Salut. Vous connaissez Azimov puisque vous faites des robots, ça vous dit rien ?
C'est un auteur américain qui a décrit les Ah, il faut lire quoi ? Pardon ? Il a écrit trois trucs sur les robots.
C'est un film aussi un livre. Ce sont trois ou quatre livres. Un livre.
Des livres. Mais vous allez voir parce que il a inventé quelque chose qui Bon moi je suis matérialiste de philosophie et marxiste et je jeis très intéressé parce que il avait fixé des règles au robot. Ah alors la règle numéro 1, vous connaissez vous connaissez voilà mais comme c'est de la littérature, il a inventé des milliers de situations qui résultai de l'application des trois règles et des difficultés qu'elle soulève c'est génial à vraiment vous qui faites et fabriquisez ça parce que vous allez être enthousiaste en fait les trois règles pour c'est des principes autoorganisateurs et pour les gens qui sont matérialistes pour les problèmes complexes il vaut mieux penser en terme de principe principe autoorganisateur parce que c'est ce qui permet de comprendre des mécanismes complexes.
Donc je suis certain que vous-même vous appliquez des principes autoorganisateur parce que par exemple c'est ceux qui décrivent les mouvements d'un banc de poisson. Ah bon donc moi j'admire énormément puis alors là je voulais voir une chose mais je l'ai vu. La machine est capable de trouver son point d'équilibre.
Bravo. Félicitations. Vous êtes très fort.
On vous admire. On vous admire. Merci.
C'est du vraiment très Vous faites avancer des choses extraordinaires. Il ve tirer la main ça. Ah enfin ils sont prévenus hein.
C'est merci beaucoup. Si vous y arrivez, on est fier, on est content parce que nous ce qui nous importe d'un point de vue enfin nous, c'est la place qu'un robot peut prendre pour soulager la peine humaine ou pour accéder à des endroits où les êtres humains peuvent pas aller parce qu'il fait trop chaud ou trop froid ou trop ceci ou trop cela. Je crois que ton fils il fait mieux hein.
Ouais, mon fils fait beaucoup mieux hein. Pas mal, pas mal, pas mal. ental de votre propre corps et vous essayez de refaire.
Non, ben bravo, ça me rassure parce que je peux repartir en me disant qu'on sait le faire, que on saura le faire si on y met ce qu'il faut. Mais là, tel que c'est, vous avez une coopération avec les espagnols, ça c'est génial. Mais là, on est dans ce moment où les questions scientifiques et les questions morales et philosophiques sont étroitement connectées.
Travers l'affaire anthropique, il y a beaucoup de sujets qui sont liés les uns aux autres. Mais oui, là les Américains nous menacent, nous qui sommes autonomes de nous couper le et honnêtement aujourd'hui la France elle paye 54 milliards par an d'accès à des systèmes numériques qui sont nord-américains. Donc la vérité, c'est que nous sommes comme ça avec eux aujourd'hui.
Jean-Luc Mélenchon