Le Grand Dossier du dimanche 23 août 2026
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 41 %Attaque 39 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 5:00OuverteRéponse directe
Pourquoi Jean-Luc Mélenchon est-il si haut dans les sondages malgré une forte impopularité ?
- 10:00RelanceRéponse partielle
Jean-Luc Mélenchon peut-il vraiment gagner en 2027 ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Pourquoi Mélenchon caracole-t-il en tête à gauche ?
- 20:00OuverteRéponse directe
Raphaël Guxman peut-il séduire au-delà des milieux urbains ?
- 25:00RelanceRéponse directe
Le PS peut-il faire oublier ses échecs passés ?
- 30:00RelanceRéponse directe
La gauche peut-elle être au second tour en 2027 ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 10:50Roland KollChiffre
« Il fait toujours un peu mieux que ce que les sondages lui donnent au départ. »
- 15:50Philippe GuubertFait
« LFI a élargi sa base, a consolidé plus exactement sa base depuis quelques années. »
- 30:50Roland KollChiffre
« La gauche tout parti confondu, tout candidat confondu, ça fait une trentaine de pourcent. »
- 0:35Fait
« on entend effectivement parler de plus en plus de retraite par capitalisation qui me paraît un moment indispensable »
- 3:00Chiffre
« Si on touche même donc à la moitié des retraités ce serait de l'ordre de de 3 milliards d'euros »
- 8:10Chiffre
« le droit d'asile, c'est 2 milliards d'euros en France »
- 8:20Chiffre
« la préférence nationale, ça serait une économie de 18 milliards d'euros »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[musique] Et bonjour à tous. Soyez les bienvenus si vous nous rejoignez sur LCI. C'est l'heure du votre grand dossier.
Grand dossier qu'on a intitulé ce soir. Regardez 2027, la course est lancée. [musique] Oui, avec plusieurs questions.
Jean-Luc Mélenchon peut-il rassembler à gauche ? Le Parti socialiste peut-il concurrencer le chef des insoumis ? Et il y aura-t-il un candidat supplémentaire ce soir ?
Raphaël Guxman et l'invité du 20h de TF1. [musique] Quel thèmes seront mis en avant dans cette campagne ? Autre question qu'on se posera dans le grand dossier.
L'immigration va-t-elle s'imposer ? Quit des retraites ? Le RN peaufine ses propositions.
Et le budget de l'automne dans tout ça ? Et bien coup de pression du Premier ministre dans une lettre envoyée au parti [musique] politique. Tenez.
Et si c'était lui ? Oui. Sébastien le cornu finalement le candidat du bloc central.
Et bien, nous sommes à 238 jours du premier tour de la présidentielle. Le grand dossier, c'est parti. Oui, mesdames et messieurs qui nous entendez.
À présent pour nous, non seulement comme un objectif, mais déjà comme une attente impatiente. La victoire est possible. [applaudissements] Des millions de personnes ici et de par le monde savent que tout un monde est en train de prendre fin.
Celui règne du chacun pour soi néolibéral et de l'irresponsabilité écologique. La victoire est possible. Jean-Luc Mélenchon, discours de clôture des universités d'été de la France insoumise.
Vous avez suivi ce matin le discours sur LCI. Bonsoir Frédéric Delpèche, journaliste politique TF1 LCI. Bonsoir Philippe Gubergaliste politique, ancien directeur du SIG, le service d'information du gouvernement.
Roland Kol. Bonsoir Roland, politologue et directeur conseil de région magazine. Et puis dans ce contexte là, parce que je vous ai parlé en introduction des retraite de la dette, il y a du déficit, on a besoin aussi de vos lumières.
Stéphanie Villers, bonsoir économiste et ravi que vous soyez avec nous ce soir. On va commencer et on va poursuivre sur Jean-Luc Mélenchon. crédité actuellement dans les sondages entre 13 et 15 % on va dire en gros selon les fourchettes des intentions de vote pour le premier tour, il arrive en tête de son camp à gauche.
C'est sa 4e [raclement de gorge] campagne électorale donc et présidentielle qu'il entame cette année. Roland Koll, vous qui connaissez par cœur et j'allais dire qu'il y avait la mémoire et n'y voyait aucune insulte ou quoi que ce jure [rires] vous vous concernant. Pourquoi Jean-Luc Mélenchon finalement est-il si haut aujourd'hui alors que dans les enquêtes d'opinion, on voit qu'à peu près une majorité, même jusqu'à 7 français sur 10 détestent aujourd'hui Jean-Luc Mélenchon ?
Ben je crois que c'est pas c'est pas antinomique parce que [raclement de gorge] il est il est connu. Hm euh il a marqué le paysage politique présidentiel à chaque fois, trois fois déjà. Donc euh on s'attend à retrouver Mélenchon euh et on s'attend aussi à ce qu'il soit battu.
Euh on sait que il est pas très aimé d'une majorité de Français. Il y a toujours autour de sep français sur 10 en effet qui disent qu'il ne l'aiment pas. voir qu'il le déteste.
Euh dans ces conditions, c'est quand même très compliqué d'entrevoir, comme il le dit, une victoire, hein. Alors, il fait toujours un peu mieux que ce que les sondages lui donnent au départ. Euh il faut dire que il le gâte pas beaucoup au départ et il est convenu de dire que il sait faire une bonne campagne.
En tout cas, il sait marqué, il sait parler, c'est un orateur, c'est un tribin il se renouvelle pas mal dans ses façons d'aborder les différents les différents sujets. qu'on peut s'attendre à ce qu'une nouvelle fois il marque la campagne, mais on se peut s'attendre à ce que à ce qu'une nouvelle fois il soit à nouveau battu parce que voilà, il est un candidat qui peut marquer une partie de la gauche au premier tour mais il est vraiment pas un candidat de second tour et une élection ça se joue ça se joue au second tour on va y revenir justement Philippe Guert est-ce que aussi l'une des raisons qui explique pourquoi aujourd'hui Jean-Luc Mélenchon caracole en tête en tout cas à gauche dans son dans son camp à lui, c'est parce que ben il y a le il y a le vide en face. [grognement] Oui, bien sûr, ça il contribue.
Euh ni chez les écologistes ni chez les socialistes, le le le la situation de candidature est est stabilisée loin de là puisqu'on Raphaël Gluxman va certainement ce soir annoncer sa participation à la primaire du PS qui n'a lieu qu'au mois d'octobre. Et quant aux écologistes, on voit qu'ils sont perdus dans les affres. Et d'ailleurs Jean-Luc Mélenchon s'en est si bien aperçu qu'il aura fait de grands appels du pied très visible.
Je pense qu'il y a aussi une autre raison [grognement] pour prolonger ce que disait Roland Kerol. C'està-dire que LFI a élargi sa base, a consolidé plus exactement sa base depuis quelques années. N'oublions pas qu'aux européenne, ils sont passés de 6 à 10 % euh aux européennes de 2024 et qu'au municipal qui était une élection où ils étaient quasiment absents enfin avec très une très faible implantation locale.
Ils ont gagné plusieurs villes d'importance et ont joué un rôle dans cette élection qu'il n'avait jamais joué. Donc Mélenchon a et les filles se sont consolidés pendant cette période malgré les polémiques, malgré les déclaration euh plus polémique les unes que les autres, malgré le fait que Jean-Luc Mélenchon soit le personnage politique le plus repoussoir quand on regarde un baromètre de de de popularité dans la classe politique française, Mélenchon est celui qui a le plus d'opinions très négatives et donc il est parfaitement repoussoir mais en même temps il est repoussoir comme on l'a dit part auprès de de de sep français sur 10. Mais en même temps, il a consolidé une base qui aujourd'hui est plus importante que la vieille base de la gauche radicale qui qui plafonnait à 10 %.
Aujourd'hui, une base qui est au-dessus qui explique aussi euh non seulement par le vide des autres parties de gauche mais aussi par cette base qui s'est consolidée. Ce soir, on le disait, Raphaël Guxman et l'invité d'Audre Crespomara, vous de de 20h de de TF. On suivra ça bien évidemment sur LCI et on débriefera ce qu'il en est.
A priori euh le fondateur de place publique s'était donné 3 mois de réflexion. S'il vient et revient sur le plateau du 20h, c'est pour une annonce. On imagine qu'il devrait être donc officiellement candidat et donc participer à cette primaire que que vous évoquez Philippe Guubert.
Est-ce que aujourd'hui Raphaël Guxman pour le Parti socialiste, on voit donc effectivement qu'il y aura cette primaire. On entend des candidats comme Philippe Brun, on entend Segolen Royal, on il y a Jérôme Gegge qui s'est déclaré il y a longtemps, on a en coulisse et qui est là qui dit "Je me prépare un François Hollande mais qui ne veut pas participer à la primaire mais qui sera là au cas où et qui attend le moindre faux pas de celui qui pourrait sortir de cette primaire. Est-ce que aujourd'hui on a un Raphaël Guxman qui pourrait convaincre en tout cas qui pourrait aller au-delà de ce que peuvent révéler les enquêtes de sondage, c'est-à-dire de de séduire des milieux urbains, des milieux diplômés ?
Est-ce qu'il pourrait si je parle familièement ratisser beaucoup plus large ? Frédéric alors d'abord ce sera pas une nouveauté. Raphaël Guxman certes il est pas officiellement candidat mais il est en précampagne depuis plusieurs mois.
Il a sorti un livre, il a fait un certain nombre d'annonces sur les plateaux de télévision. Et quand vous dites "Oui, je suis candidat, c'est quand même un événement dans une campagne. Il y a quelque chose qui s'enclenche aussi pour les électeurs.
Les méand ça y est enfin il est là, on l'a entendu." C'est vrai. Mais il avait déjà dit une première fois puis après il a dit "Mais bon, je vais quand même réfléchir 3 mois." Et donc là maintenant, il devrait être définitivement et et pour et pour la fin euh candidat.
Euh est-ce que ça peut enclencher une dynamique ? Bah en tout cas euh ça aura un effet de clarification déjà, ça c'est la première chose. Ensuite il est pas à sa première épreuve.
Après, il faut qu'il rentre dans cette primaire interne euh du Parti socialiste qui a été un peu modifié. Alors, les débats ont été très très longs pour parvenir à à se mettre d'accord sur le périmètre qui va voter. Apparemment, ce seront les militants socialistes, les militants place publique qui pont leur cotisation, qui pourront voter euh qui sera candidat.
Vous avez fait une liste, mais il faut peut-être y ajouter Olivier Fort peut-être euh le patron des socialistes qui pourrait également rentrer dans la course. Donc après, il va rentrer dans une compétition interne et c'est plutôt à ce moment à l'issue de cette compétition interne, s'il la remporte, qui pourrait y avoir un effet positif pour Raphael et Gluxman. L'annonce de ce soir, ce sera une vraie fausse annonce parce que les Français s'y attendent parfaitement.
Donc, il y aura sans doute pas d'effet de souffle. Mais en revanche, la victoire lors d'une primaire, on l'avait vu à chaque fois pour toutes les élections dans tous les partis. Rappelez-vous, pour ne citer quel Valérie PC qui a été élu à l'essue d'une primaire en décembre la précé sondages pour Val PCR qui était bon après redescendu mais voilà donc le rendez-vous le vrai rendez-vous pour Raphaël Gluxman d'abord ça va être entre maintenant et puis la primaire il va développer une partie de son programme et il pourra enfin communiquer avec les Français mais ce sera surtout la victoire si elle advient la victoire à la primaire du Parti socialiste.
Alors, je vous écoute Frédéric Delpêche et j'ai un œil aussi en plateau parce que vous le voyez, il est sur l'écran. Arthur de la Porte qui nous écoutait attentivement. Vous êtes député du Calvados et porte-parole du Parti socialiste.
Alors, j'imagine que ce qu'on est en train de dire, ça vous fait réagir bien évidemment. Cette primaire, vous aussi vous l'attendez, mais on a listé les les potentiels candidats en attendant peut-être ce soir un [raclement de gorge] nom supplémentaire, en l'occurrence Raphaël Luxman. Ça intervient au mois euh d'octobre.
Pendant ce temps, bah Jean-Luc Mélenchon, il va dérouler tranquillement euh son son programme et sa campagne. Oui. Déjà vous dire pour préciser ce que disait Frédéric Delpêche, c'est que cette primaire que nous portons avec Olivier Fort depuis des mois maintenant, c'est une primaire qui est ouverte non seulement aux adhérents des différentes formations politiques qui participeront, mais aussi plus largement aux sympathisants qui auront envie de participer à cette désignation collective.
Donc moi ce que je dis très clairement c'est que aujourd'hui le choix de Raphaël Luxman, ça va être un choix qui va donner de la force à cette logique que nous avons porté avec Olivier Force, c'est-à-dire celle de chercher le rassemblement le plus large possible, celle d'essayer de porter finalement une candidature unique dans notre espace pour pouvoir créer l'alternative à l'horizon 2027. Donc ça demande peut-être un peu de temps. La différence avec la France insoumise en effet, c'est que on n'est pas un parti ligard où c'est le chef qui décide de tout, mais c'est un parti qui est démocratique, c'est un parti qui débat en son sein et par ailleurs, c'est un parti qui cherche à se rassembler avec d'autres partis qui dit pas simplement tout le monde derrière moi.
Donc cette logique, bah ça suppose en effet une primaire, ça suppose en effet des processus de départage et derrière si c'est Olivier Fort qui l'emporte alors lui il l'a toujours dit clairement. Il y aura ensuite une autre étape de rassemblement qui sera celle avec notamment les écologistes et le reste de la gauche qui souhaite encore une candidature de rassemblement le plus large possible justement pour créer l'alternative à horizon 2026. Donc évidemment que c'est pas fini, évidemment que c'est plus compliqué mais c'est aussi ce qui nous paraît le plus sûr pour essayer non seulement de se qualifier au second tour mais aussi de l'emporter en ayant la candidature la plus large en terme de rassemblement.
Euh je connais la réponse mais j'ai envie de vous poser la question parce que elle va amener j'imagine d'autres justifications et d'autres d'autres éléments. Vous y croyez encore au aux Parti socialistes ? Parce que vous l'enjeu il il est important c'està-dire c'est faire oublier aussi on rappelle le score d'Annie Dalg à la précédente présidentielle 1,7 % si je remonte encore c'était les 6 et quelques pour Benoît Amont en 2017 là vous vous dites il y a quand même un gros enjeu pour un parti dit de gouvernement le Parti socialiste, le PS.
Donc effectivement quand encore une fois certains voient ce bal des prétendants, un bal des égos en se disant "Mais attendez, ils ont rien compris à un moment donné euh il faudrait se mettre avec un candidat en ordre de marche." Oui, ben justement l'idée c'est d'avoir un candidat et d'être en ordre de marche et c'est de mettre fin aux balles des prétendants en arbitrant une fois pour toute justement sur celui ou celle qui est le plus légitime à représenter notre camp. Donc voilà, ce que vous décrivez là, je pense agace les françaises et les français.
En même temps, c'est la force d'une famille politique qui a différentes lignes qui seront défendues euh dans cette primaire. Et à la fin, ce seront les électeurs, les citoyens de gauche qui se reconnaissent dans les valeurs que nous portons qui arbitreront pour dire qui est le ou la mieux placée justement pour porter cette ligne. Et vous évoquiez à l'instant le score d'Annie Dalgo.
Il y avait pas de primaire ouverte pour Annie Dalgo. C'est vrai. Vous évoquez celui de Beno mais je pourrais évoquer celui de François Hollande en 2012.
Je vous rappelle quand même il s'est passé quelque chose en 2017 qui est la candidature d'Emmanuel Macron avec une partie du de l'espace socialiste qui s'est subitement converti à une alliance avec la droite. Aujourd'hui, nous ce qu'on a reconstruit depuis 2018 avec Olivier Fort, c'est justement un parti socialiste qui a encré à gauche. Donc on n'est pas du tout dans la même logique.
Et par ailleurs, nous on est dans une logique aussi où il faut élargir cet espace socialiste en parlant avec les communistes, en parlant avec les écologistes, en parlant avec toutes celles et ceux qui veulent justement constituer le bloc de l'alternative pour pouvoir gouverner demain. Donc c'est c'est fini, on va dire, le socialisme hégémonique, c'est fini le socialisme rétressif de 2022. Maintenant, l'enjeu, c'est le socialisme qui s'inscrit dans un esprit de responsabilité pour essayer de battre le Rassemblement national.
Parce que c'est ce que nous demandent les Français Français. Ils ont peur de la victoire de Marine Le Pen. Ils ont peur euh que euh cette victoire soit celle qui entraîne et je les comprends parce que moi aussi euh notre pays dans le déclin, dans le refermement et euh aussi dans le renimement de ce que sont nos valeurs.
Et donc c'est pour ça que les socialistes qui ont toujours été d'ardent républicain cherchent à jouer dans cet esprit de responsabilité, le rassemblement et la fin du bal des égos. Merci. Merci Arthur de de la porte de votre réaction.
Euh ce soir donc Raphaë Luzman vous l'écouterez hein, même si je comprends bien que vous soutenez plutôt Olivier Fort et ce processus effectivement euh de la primaire. Tiens à gauche parce qu'on a vu Jean-Luc Mélenchon euh ce matin un peu en mode fanfaron, je je triomphe, je suis là, je mène la barque effectivement à gauche, j'ai pas trop envie, les écolos venaient avec moi. Donc je je je serai en tête.
Attention, Marine Tondelier, candidate les écologistes hier face à Darius Rochbin, dit "Oh là là, la gauche n'est pas sûre d'être au second tour." Vraiment, j'appelle chacun l'humilité. Aujourd'hui, personne à gauche n'est assuré d'être au deuxème tour ou peut-être même en capacité de si on reste dans cet état-là et de le gagner encore moins.
Donc donc je le dis, le sujet c'est plutôt quel chemin on trouve que d'essayer de mettre des baffes des aux uns et aux autres. Et Roland Carol, elle a raison Marine Telier de lancer cet avertissement au parti de gauche. Elle a plus que raison parce que le plus logique c'est qu'en effet il y ait pas de gauche au second tour.
Le plus logique c'est qu'on ait un score même misérable pour la gauche. Au fond, si vous regardez les sondages depuis bien des mois et que vous prenez l'ensemble des candidats de gauche, mélanchant compris, bah ça fait quoi ? 30 à 32 % pour l'ensemble des candidats de gauche. 30 à 32 %.
On en est là. Quand Mélenchon parle de victoire, une victoire dans une présidentielle, vous rappelez que c'est pour ça que le général de Gaul vous avait fait une élection à deux tours avec seulement deux candidats au second tour. Il nous avait dit ça donnera comme ça la légitimité du suffrage à l'un des deux qui aura forcément plus de 50 % des Français.
Bon, les socialistes, la gauche d'une façon générale n'est pas capable d'espérer approcher ce chiffre magique de 50 %. C'est 30 32 % ça, ça reste là. Et et on a une une élection présidentielle qui va se faire pratiquement sans la gauche.
Alors ça pas ça fait ça se fait pas, je dis pas sans candidat de gauche parce que des candidats de gauche il y en a plor ou ça on a remarqué. temps alors que ils sont tous sûr de prendre une gamelle. Mais bon euh je je vois Oui.
Philippe qui mon voisin mon voisin de droite qui qui a l'air d'y croire encore un peu plus que moi, mais moi je ne vois pas comment ça peut se passer autrement. Vous avez évidemment raison de souligner le principal problème qui est que la gauche tout parti confondu, tout candidat confondu, ça fait une trentaine de pourcent. Je suis parfaitement d'accord avec vous.
Là où je je tordais un peu, c'est de dire que cette campagne va se faire sans la gauche parce que la gauche est certainement pas en position de gagner. Je je vous rejoins. En revanche, elle pèsera au deuxème tour puisque quel que soit le deuxème tour, si elle n'y est pas, la trentaine de pour qu'elle représente seront assez assez décisifs.
C'est ce qui s'est passé après tout. Emmanuel Macron en 2017 comme en 2022 a bénéficié des repas du report des voies de gauche. Donc la gauche est en position pas très glorieuse de force d'appoint mais qui peut être fause de roi.
On parlait des différents candidats et potentiels candidats en Lis ou qui se déclareront dans les semaines et dans les mois qui viennent. Je vais redonner le nom de François Hollande parce que c'est vrai que il a agité. On a vu beaucoup cet été aussi des photos ici ou là des des prises de parole.
Je me prépare déclaration un livre aussi. On a vu cette photo de dos où il mettait la dernière main à l'écriture de de de son ouvrage et je me disais tiens finalement pour la gauche aujourd'hui est-ce qu'avoir un match au final dans le camp de gauche un Mélanchon Hollande il reste que ces deux candidats ? Est-ce que c'est pas finalement ça qu'il faudrait obtenir pour avoir la grande explication au sein de la gauche avec vraiment deux gauches, les fameuses deux gauches irréconciliable, mais là il y aurait voilà deux profils très distincts, très différents avec de vrais choix à gauche Frédéric.
Oui, évidemment ce serait un match séduisant puisque les deux adversaires se connaît très bien. Jean-Luc Mélenchon, François Hollande avec une détestation courtoise disons entre les deux. Donc oui, le match sur le papier pourrait être séduisant.
Après euh est-ce que François Hollande sera en mesure de pouvoir être candidat ? C'est surtout ça la question. Euh est-ce que François Hollande qui veut faire à peu près ce qu'il avait prévu de faire à la dernière échéance présidentielle ?
Il voulait euh se substituer à euh Agier Dalgo euh pour euh apparaître comme un recours. Alors ça avait pas été possible parce qu'il avait pas suffisamment préparé la chose et puis Annie Dalgot avait catégoriquement refusé de se retirer quit à faire à peine plus d'un % des voies. Donc là, il faudrait d'abord que le sortant de la primaire socialiste, le vainqueur de la primaire socialiste, que ce soit Raphaël Gluxman, Olivier Fort, peut-être Golen Royal, on sait jamais si elle a réussi un comeback elle aussi spectaculaire mais en tout cas le vainqueur de la primaire qui a quand même beaucoup travaillé, qui a passé des mois à batailler, accepte parce que il est pas forcément au plus haut dans les sondages, de se retirer avant le premier tour.
Ça paraît assez peu. Le seul cas qui avait été effectivement d'un retrait, c'était celui de Yannick Jadeau en 2017 pour soutenir Benoît Amont. Mais un candidat se retirant d'une course, d'ailleurs ça vaut aussi pour le bloc central, un candidat se retirant d'une course uniquement sur le biais de sondage qui sont pas toujours favorables au mois de décembre ou janvier, ça paraît assez peu crédible.
Donc l'espace pour que François Hollande puisse rentrer dans l'atmosphère. Les conditions en tout cas sont extrêmement complexes. Après le match un match Hollande Hollande Mélenchon à à gauche rebattrait les cartes.
C'est clair. Roland Kérol, vous vous aviez commencé à l'aborder en début d'émission sur un second tour. Est-ce que pourrait représenter Jean-Luc Mélenchon, y accéder ou pas ?
Et la victoire. Beaucoup disent aujourd'hui finalement euh au-delà du du premier tour pour le second tour le le vote utile Jean-Luc Mélenchon c'est surtout ça mènerait la victoire de l'extrême droite du Rassemblement national au second tour. Ça c'est ça aujourd'hui ce que beaucoup disent à gauche.
Oui. Et c'est c'est une c'est une évidemment les électeurs quand ils vont voter au premier tour ils vont penser au premier tour mais ils vont aussi penser au second tour. Je crois qu'on a vraiment des électeurs stratèges. on ne vote pas en d'attendant de voir ce que ça pourrait donner au second tour.
Donc les uns et les autres vont faire très attention à ce qu'ils font en sachant qu'ils vont mettre en tête ou en deuxème position les deux qui resteront au second tour. Et c'est ça qui est très important et c'est pour ça que le match y compris à gauche a cette importance comme une espèce de présélection. Euh il y aura ou il y aura pas des primaires mais il y aura en tout cas fon fera fonction de primaire cette possibilité de voter pour des candidats euh de gauche qui sont euh très nombreux et qui vont bien petit à petit devoir euh se déclarer ou pas comme vraiment candidat.
Et je crois que c'est ça qui va rendre la fin de l'année intéressante. On va être en face là de sondages qui vont prendre une certaine réalité. Aujourd'hui, les français savent bien que on va voter dans quelques mois, mais c'est encore assez vague.
C'est c'est ça fait pas encore la une des dîners hors ville, mais à partir de la rentrée, ça va changer. Alors, vous voyez Jean-Luc Mélenchon à l'image, c'était lors de ses universités d'été. On s'est posé la question est-ce qu'il y a des candidats qui peuvent concurrencer Jean-Luc Mélenchon ?
Est-ce que la gauche peut faire sans Jean-Luc Mélenchon ? Et il y a un candidat, je voulais montrer cette image et cette déclaration qui était présent aux universités de la France insoumise. Alors lui pourrait être candidat où il pourrait soutenir Jean-Luc Mélenchon, en tout cas des déclarations favorables au chef des insoumis.
Vous allez le voir, c'est l'homme d'affair Mathieu Pigas. Moi, je suis venu ici dire deux choses. La première, c'est que tout est possible et que par exemple il y a des convergences avec le programme économique de de la France insoumise et je pense qu'on est dans un monde au bord de la rupture et que il faut changer le les la façon de réfléchir par exemple sur la dette publique, par exemple sur les retraites, par exemple sur le pouvoir d'achat et sur le SMIC.
Et l'autre chose que je suis venu dire, c'est on ne pourra gagner qu'ensemble. Et l'unité à un moment ou un autre, queles que soient les différences de sensibilité ou les différences tout courtes, c'est fondamental. Bon, Philippe Guibert, la présence, les mots, les propos de Mathieu Pigas, ça vous inspire quoi là ?
Ça m'inspire qu'il vient crédibiliser le discours de Jean-Luc Mélenchon sur la dette. Euh vous savez, il nous a dit dans un premier temps qu'il allait jeter au feu une partie de la dette puis ce matin au congélateur qui entre le feu et le congélateur euh c'est pas exactement la même démarche. Euh ce qui a surpris beaucoup de commentateurs sur les réseaux sociaux qui ont fait remarquer que Mathieu Piga était lui-même en pleine action pour restructurer la dette notamment du Venezuela.
Euh je sais pas si la situation du Venuela est une très très bonne référence pour pour Jean-Luc Mélenchon. En tout cas ma c'est un petit plus c'est c'est quelque chose qui peut compter Roland Frédéric Philippe pour pour les pour les insoumis pour Jean-Luc Mélenchon. Ça peut donner un vernis de crédibilité. fait ça fait partie de ces choses dont on parle parce que [rires] voilà ça fait un événement c'est marrant tiens et puis depuis le temps qu'on dit s'il y avait quelqu'un qui passe un strictement politique qui soit candidat alors dès qu'il y en a un qui dit ah bah tiens pourquoi pas moi alors ça fait ça fait mais personne ne désignera jamais Pigas comme candidat il est le candidat de Pigas et c'est tout donc ça ça amuse la galerie ça fait quelques articles dans les gazettes Et ça n'a je pense aucune importance pour personne.
Alors ça a pas forcément une importance parce que d'abord la surface de Mathieu Pigas auprès de l'opinion publique française, elle reste à démontrer parce que il est pas forcément très connu de l'ensemble des Français. Néanmoins Néanmoins euh Mélenchon ayant quand même euh une crédibilité économique euh vis-à-vis d'un certain nombre de Français euh assez limité hein parce que ces propositions en tout cas on verra les nouvelles dans la dans la compétition cette année, mais ces propositions économiques, elles ont souvent été euh décriées comme étant peu réaliste ou peu réalisable. Et donc euh là le le soutien euh d'un chef d'entreprise qui a plutôt réussi euh qui peut euh quand même apporter un certain nombre de de réflexions et de remèdes sur les les questions économiques, ça vient crédibiliser quand même le discours euh politique de Mélenchon, tout comme euh un éventuel rapprochement.
On avait vu déjà un déjeuner du côté du Rassemblement national avec le le les représentants du MEDEF. Ça vient aussi crédibiliser le discours économique de Marine Le Pen. Donc c'est pas des choses qui sont déterminantes mais tout de même dans l'opinion les électeurs qui regardent qui disent tiens Mathieu Pigas, bon c'est un homme d'affaires qui a réussi qui vient euh écouter et s'intéresser à Jean-Luc Mélenchon.
Bah quand même ça veut dire quelque chose. Je suis pas sûr dans dans certains cercles j'imagine parce que je pense que tout le monde connaît pas et c'est pas ce que fait Mathieu Mathieu Pigas. Vous nous écoutez Stéphanie Villers depuis depuis tout à l'heure.
Effectivement, on reparlera des propositions de Jean-Luc Mélenchon et de la dette au congélateur au congéot lorsqu'on s'attaquera au budget à Sébastien le Cornu. Mais mais ça m'intéressait d'avoir juste votre avis pour faire une transition. Ce sujet de la dette à votre avis, c'est un sujet qui va monopoliser en tout cas qui va être au cœur de cette campagne présidentielle où il y a d'autres thématiques ?
On on va justement venir sur l'immigration. Est-ce que ça va être ça ce ce match immigration ? dette, finances publique, rétablir les comptes.
Vous le sentez comme ça ? Bah dette, finances publique, rétablir les comptes. En réalité, c'est le même sujet, hein.
Donc et je pense que c'est la principale menace, hein, pour la pour la France. On joue avec le feu depuis quelques années, je dirais depuis la fin de de la crise Covid lorsqu'on a continué à avoir à maintenir un un train de vie de l'État et au suite des dépenses publiques très élevées alors que les autres pays européens ont fait des efforts et aujourd'hui en fait on est seul à bord avec une situation budgétaire qui est dramatique et on va avoir du mal hein si on continue comme ça à financer notre notre dette. Je pense que les Françaises qu'ils attendent des des candidats, c'est véritablement euh qu'on traite cette fois-ci les vrais sujets.
Parce que si on traite pas ce sujet de la dette et si on se retrouve avec des taux d'intérêt qui progressent, parce que c'est quand même le risque hein, là on a un niveau de taux d'intérêt à 4 %, on avait pas atteint ce niveau-là euh pour la France depuis la crise de 2008. Donc on n'est même pas en crise, on a déjà un taux qui arrive à des niveaux records. Imaginez ce qui arrive si euh un candidat ne se saisit pas de ce sujet et qui arrive à la présidence.
Ce serait une crise euh de suite en fait. Les marchés financières ét prêtés. Donc je pense que si les candidats considèrent que c'est pas un véritable sujet et n'arrivent pas avec des vraies solutions.
Et en réalité, on sait très bien que les solutions ne peuvent plaire à personne. On peut pas raconter que on en reviendra. Il suffit de congeler la dette.
H ça c'est pas c'est c'est pas un une c'est pas une mesure qui qui pas crédible c'est pas responsable. Non mais non c'est l'usoir. Alors on on y reviendra.
La dette effectivement l'immigration c'est un sujet en tout cas qu'on déjà pris à bras le corps. J'allais dire un certain nombre de candidats. Vous avez certainement assisté à ce match à distance entre Jean-Luc Mélenchon justement encore et Édouard Philippe qui est en déplacement à ce moment-là à Mayotte.
Écoutez comme on dit ici pif paf les deux se répondent. J'aimerais qu'il viennent ici et qu'il constatent que la crise migratoire ici, elle est pregnante et qu'elle a des impacts pas simplement dans des grandes questions de principes mais dans la vie quotidienne de l'ensemble de nos concitoyens français qui vivent à Mayotte. C'est pas acceptable que les comores laissent comme ça les choses se faire en exposant les gens à la mort.
Parce que là-bas, c'est ça he la mer, hein, elle est profonde, il y a des requins partout et tous les ans, des dizaines de gens disparaissent pour toujours. Alors, je demande qu'on se rappelle qu'on est tous des êtres humains que évidemment il y a une limite à la capacité d'absorption de la petite île de Mayillotte détruite. Mais pas de démagogie, s'il vous plaît, monsieur Philippe, pas vous.
Ne faites pas ça, ce n'est pas bien. Voilà pour les échanges entre Édouard Philippe et Jean-Luc Mélenchon. On parle de Mayotte, on peut citer aussi ce qui s'est passé au cœur de l'été de Seouta notamment.
Beaucoup disent qu'il y aura oui un avant et un après ce qu'on a vu et vécu cet été. euh cette crise de Seouta qui a pour beaucoup valeurs de test notamment et pour les différents candidats euh on voit hein qui sont en train de se positionner euh pendant cette campagne euh à la présidentielle. Euh [grognement] là aussi, je me tourne vers vous euh euh Roland mais mais c'est intéressant d'avoir à la fois euh ce recul et et et peut-être pas s'emballer.
Est-ce que j'ai l'impression pour avoir vécu quelques campagnes que l'immigration a toujours été là et un thème qui a été abordé, décliné dans les meetings ? Alors, peut-être pas aussi tôt, j'allais dire dans la campagne, mais ça l'était. Et est-ce qu'on assiste à une surenchère ?
Est-ce que vous vous observez, comme certains observateurs et commentateurs le disent, à une surenchère en matière de proposition d'immigration, notamment dans le bloc central ? Oui, je crois que l'immigration, elle est là. Elle est la première motivation de vote d'un seul électorat qui est l'électorat du Rassemblement national.
Mais ça pèse lourdement pour eux. Pour les électeurs du Rassemblement national, c'est leur première motivation de vote et ça n'est la première nulle part ailleurs. Et et donc c'est pour ça qu'en même temps on n pas une campagne réellement sur l'immigration parce que ce serait le RN contre tous les autres.
Or une campagne ça met tout le monde dans le coup. Donc ça ne peut pas être l'immigration. qui fait la toile de fonds permanente d'une campagne présidentielle.
En revanche, je crois que la dette va jouer cette fois-ci un rôle très extrêmement important pour les raisons que vous avez dites qui sont des raisons de fond et puis parce que les Français ont commencé à s'y intéresser. On avait le sentiment que ça nous passait par-dessus la tête [rires] et puis à force d'en entendre parler, à force d'entendre Baou sonner la sonnette d'alarme, être suivi par beaucoup de politiques, bah il semble bien que ce thème soit spontanément maintenant dans les enquêtes qualitatives très frappé. Les sondeurs disent que désormais la dette vient dans le discours des des Français.
Dès qu'on parle de l'élection, il y a à comment ils vont se sortir du problème de la dette. Il y a plus d'argent dans les caisses et on a la dette. Comment on fait ?
Et je crois que c'est probablement l'angoisse principale, elle sera économique. Alors sur le côté angoisse, sur le côté proposition euh surenchère aussi peut-être de proposition plus ou moins réaliste, on y viendra avec vous. Ça marche peut-être de la même manière sur cette thématique de l'immigration.
Si je reprends alors Mayotte euh c'est euh une loupe et un zoom euh sur cet archipel et euh ce qui se passe et qu' a mis Édouard Philippe en se déplaçant euh sur place. Euh les événements de Seouta effectivement qu'on a vu euh cet été. Euh est-ce que là aussi Philippe Guibert avait pas pour ses candidats du bloc central la volonté euh je dirais l'ambition entre guillemets de se dire "Attendez, on sait très bien que sur ces sujets-là, on a un Rassemblement national qui est particulièrement fort et si on veut pas se laisser déborder et euh par le Rassemblement national, bah il faut faire des propositions et des propositions durent encore plus dures." Oui, je suis d'accord avec vous parce que s'il est vrai que l'électorat du Rassemblement national a pour première motivation du vote l'immigration dans d'autres électorats de droite ou de centre-droit, c'est une préoccupation qui est pas tout à fait secondaire hein, qui souvent arrive en 2e 3e et donc ce sont des électeurs pour qui l'immigration n'est pas le sujet principal mais pour lesquels l'immigration est un sujet important au total en France quand on observe les sondages qui sont faits annuellement par la commission nationale consultative sur les droits de l'homme, vous avez 2 tiers 2 tiers à 70 % des Français qui trouvent qu'il y a trop d'immigration en France.
Et si vous élargissez un tout petit peu la focale, ne serait-ce qu'au pays européens, aux autres grands pays européens, vous constatez qu'en Allemagne, la FD qui est beaucoup plus dur que le RN, enfin encore plus dur que le RN est en tête des intentions de vote. Si vous regardez la Grande-Bretagne, vous remarquerez que réforme UK qui ne fait campagne que sur l'immigration est en tête des intentions de vote. Bref, et puis en Italie, madame Mélenier est au pouvoir.
Ça veut dire qu'il y a quand même beaucoup de pays européens et plus généralement en Europe. L'immigration est devenue un facteur majeur parmi les tout premiers. Pas le seul, pas forcément le premier, mais en tout cas parmi les premiers de déterminant du vote d'enjeu du d'un scrutin décisif.
Et donc les les candidats du bloc central comme d'ailleurs Bruno Rotaillot dont on peut en ce moment et qui est pas encore rentré dans la campagne sont obligés de parler de ces sujets-là. Même pour la gauche, c'est c'est un sujet qu'elle a elle a considéré la gauche que parler d'immigration c'était déjà d'extrême droite. Je trouve que c'est une approche qui a pu contribuer au fameux de 30 % dont on parlait tout à l'heure, c'estàd une gauche qui s'est beaucoup réduit parce qu'elle s'est coupée quand même de préoccupations très fortes dans les milieux populaires et dans les classes moyennes.
En direct avec nous, Jad Zab. Bonjour, porte-parole et secrétaire national de Renaissance. Vous soutenez le candidat Gabriel Atal pour pour suivre Jadzab cette cette discussion le thème de l'immigration effectivement quand on regarde les propositions faites par Édouard Philippe donc autre candidat du bloc central on peut dire que l'électorat oui peut être sensible cet électorat d'Eddouard Philippe au sujet régalien au sujet d'immigration dirons-nous qui n'est pas déstabilisé puisque on on retrouve des liens aussi avec un électorat de Bruno Rotaillot par exemple des des LR ou des ou des anciens LR est-ce que c'est pas plus compliqué pour vous candidat pour le candidat Gabriel Atalis est peut-être un peu plus un peu plus risqué et peut décontenancer un certain nombre de de vos électeurs et j'allais dire même dire Paris risqué de se prononcer sur l'immigration mais autant risquer de ne pas se prononcer sur l'immigration.
C'est ça aussi peut-être la difficulté de votre candidat. Écoutez, ce qui importe quand on parle d'immigration, c'est pas tellement de poser la question mais c'est la réponse qu'on va apporter. J'entendais votre débat à l'instant.
Euh Gabriel Atal, il a quatre chantiers capitaux que sont l'école, les salaires, l'intelligence artificielle et les frontières. Donc précisément, on ne peut pas en 2027, il me semble euh prétendre euh être candidat à l'élection présidentielle sans parler de la question des frontières et de l'immigration qui interroge, qui questionne parfois qui fait peur les Françaises et les Français. Pour autant, ce qui importe nous, c'est la réponse que nous allons apporter et que Gabriel AT apporté. si vous voulez, elle tient en une phrase pour accueillir bien, il faut accueillir moins.
Et donc précisément ce que nous disons avec Gabriel Atal et ce qu'il propose, c'est que le Parlement vote de manière euh régulière des quotas d'immigration avec un principe, c'est celui de favoriser l'immigration de travail à l'immigration du regroupement familial. Et donc précisément, nous nous ne sommes pas des idéologues. Nous ne considérons ni que nous pouvons accueillir tout le monde, ni à l'inverse, ni d'ailleurs que ce soit souhaitable qu'il faudrait interdire toute forme d'immigration.
Et donc si vous voulez, moi je crois que sur ce sujet-là, il y a beaucoup de désinformations, il y a beaucoup de fake news aussi parfois à dessin de la part d'une partie de l'échiquier politique et notamment à l'extrême droite. Mais en réalité, parler des frontières, parler de l'immigration, ça me semble absolument indispensable. Pour autant, la réponse que nous apportons est une réponse qui est une réponse mesurée, c'est-à-dire nous ne pouvons pas accueillir tout le monde.
Si nous voulons bien intégrer, donc nous nous faisons de l'intégration républicaine un sujet absolument majeur, nous assumons aussi de dire que nous devons favoriser l'immigration de travail à l'immigration du regroupement familial. Et puis évidemment, nous ne touchons pas à l'asile parce que la France ne serait pas la France si elle n'accueillait pas des gens qui fuient la misère et la guerre partout dans le monde. Et puis pardon de terminer en 10 secondes sur cette question-là.
Nous nous sommes l'une des seules formations politiques qui n'a pas l'Europe honteuse et précisément quand il s'agit de l'Union européenne et des frontières extérieures de l'Union européenne, nous avons fait adopter un pacte asimmigration qui va rentrer en vigueur, qui est entré en vigueur il y a quelques jours. Nous nous disons qu'il faudra aller plus loin grâce à l'Union européenne. Et pour résumer, parler des frontières, ça me semble tout à fait nécessaire.
Ensuite, c'est vous l'avez bien compris, les réponses qui divergent. Je suis d'accord. Effectivement, effectivement frontière, mais je reprendrai une expression que vous avez utilisé.
Vous parlez de réponse mesurées. Quand on entend ou quand on lit un certain nombre d'enquêtes, je ne suis pas sûr que les les tous les Français aient envie de réponse mesurer. Le fameux euh euh entre deux la fameuse haut tiède et cetera.
Je suis pas sûr que ce soit quelque chose qui qui séduit. C'est là où je parlais de paris risqué pour votre candidat de de Gabriel Atal. C'est-à-dire à la fois ne pas en parler compliqué, en parler risqué et la manière dont vous en parlez.
Mais si c'est dans un voilà en se disant bon bah oui, ils vont s'attacher à x ou y sujet mais c'est pas dans sa globalité. Alors que certains se disent bah pardon mais oui c'est c'est un sujet et quand je dis immigration c'est immigration illégale notamment aussi qui est bien évidemment mis dans dans le dossier dans le mot. Vous savez, Gabriel Atal, c'est pas un candidat idéologue, c'est un candidat de la réalité du terrain.
Et donc nous, nous n'arrivons pas avec des schémas préconçus et donc nous sommes ni pour ni contre l'immigration. Ce que nous disons et aller demander aux chefs d'entreprise dont certains peut-être ne regardent, au restaurateurs, à des secteurs de métier en tension, aller leur demander si nous avons ou non besoin d'immigration. Donc, si vous voulez, sur cette question-là euh nous avons conscience du fait qu'il y a beaucoup d'instrumentalisations politicienne, idéologue de cette question et de la France insoumise qui veut accueillir tout le monde et du Rassemblement national qui euh surfe sur une ligne euh extrême droitière.
Nous, nous sommes très clairs, nous avons besoin d'immigration en France, mais nous comptons privilégier un peu sur le modèle canadien d'ailleurs, l'immigration du travail à celle du regroupement familial. Et donc je suis pas d'accord avec vous quand vous dites qu'il s'agit d'une réaction, j'allais dire d'une d'une proposition pardon en demi-te. Nous sommes très clair.
Oui, nous avons besoin d'immigration mais nous allons privé privilégier l'immigration du travail à celle du regroupement familial. Et je crois que là-dessus, en permettant au Parlement de voter des quotas de manière régulière, c'est une réponse que les Françaises et les Français attendent. Donc si vous voulez, nous sommes au début de cette campagne électorale, nous mettons des propositions dans le débat.
Je vous entendez à l'instant parler de la dette. C'est aussi l'un des chantiers que Gabriel Atal entend mener. Et donc sur l'ensemble de ces sujets-là, la campagne ne fait que commencer.
Et donc nous allons mettre ces idées là dans le débat. Précisément, nous avons conscience que cette campagne va se faire dans un climat particulièrement difficile, particulièrement violent où la désinformation va être de précisément sur un sujet comme l'immigration, nous entendons être ni dogmatique ni idéologue. Nous sommes dans le réel et je crois que c'est ce que les Français attendent.
Très bien. C'était juste c'est pas moi qui jugeais les propositions en demi-tempte de Gabriel Atal. pour que vous expliquiez la réponse mesurée pour réutiliser et réemployer le terme et que vous expliquiez ce que vous avez fait.
Merci beaucoup Jazzab d'avoir été avec nous. Stéphanie Villers, ça a un coût l'immigration, c'est toujours effectivement on l'entend, il y a des chiffres qui défile sur l'immigration illégale, les migration de travail et cetera, tout ce que ça peut ça peut engendrer. C'est un vrai sujet notamment pour les candidats. ils devront y répondre parce qu'encore une fois, on le voit dans les priorités des Français, même si après les incendies de cet été, la canicule, on voit aussi que l'écologie, le changement, le réchauffement climatique, c'est beaucoup prise en compte mais on a sujet de l'immigration qui arrivera dans les thèmes centraux de de cette campagne avec encore une fois, on se dit bah ça va coûter de la ça alors ça coûte de l'argent mais certains disent oui, on peut en récupérer aussi.
Oui. Alors, ça ne fait pas que coûter de l'argent. Il faut savoir que dans un contexte que nous vivons tous en Europe de vieillissement de la population, euh avoir recours à l'immigration est indispensable.
Euh avec, rappelez-vous, en Allemagne, ça participe à l'économie. Voilà, en Allemagne, ils ont eu un taux de fécondité euh fait beaucoup plus en en amont que nous et ils ont dû en fait, rappelez-vous euh Anguela euh Merkel avait un peu ouvert ses frontières vis-à-vis euh notamment de la Syrie parce que euh il fallait 1 million de migrants, c'était indispensable à leur économie. En réalité, il faut pas se voiler la face, hein.
On a besoin dans un pays vieillissant de de force vives pour notamment faire des des métiers qui sont qui sont sous tension, hein, où il y a de la pénurie. Et il suffit de regarder aussi l'exemple du Brexit. Rappelez-vous, hein, il fallait lutter contre le plombier polonais.
Euh et bien euh la le Royaume-Uni aujourd'hui est bien normal de de trouver un plombier parce que un plombier euh euh britannique coûte déjà beaucoup plus cher, n'a pas été formé sur euh il y a pas eu ces ses formations sur les différentes enfin les décennies précédentes et ça créé des tensions et en réalité ça fait monter aussi le le coût du travail. Donc il y a à la fois regarder euh le coût précisément de de l'immigration euh c'est un c'est un calcul à faire mais aussi en fait dans un contexte de vieillissement de la population, qu'est-ce qu'on fait quoi ? Est-ce que finalement on fait une croix sur les actifs ?
Philippe Guubert. Oui, mais je je trouve que les exemples que vous donnez sont intéressants parce que l'Allemagne et la décision d'Anguela Merkel conduit 10 ans après aujourd'hui est très critiqué en Allemagne parce qu'aujourd'hui l'AFD encore une fois un parti beaucoup plus radical que le RN qui est déjà quand même un petit peu [grognement] euh aujourd'hui est crédité de pas loin de 30 % des des Oui, mais elle peut pas aller d'un point de vue économique, ça peut être d'un point de vue d'intégration, d'un point de vue social, ça c'est un autre sujet. Mais d'un point de vue économique, si vous voulez, lorsque euh bah il y a énormément de de métiers où euh les locaux n'ont pas envie de de de faire ce genre de tâche, euh faire abstraction et considérer que on va pouvoir s'en passer, c'est compliqué. sur le débat économique.
Alors effectivement, il y a la question de la natalité mais il y a la question des métiers en tension que vous souleviez et que d'ailleurs le l'équipe de Gabriel Natal évoque. sur ce sujet-là et un certain nombre de candidats à l'élection présidentielle notamment qui disent "Très bien oui, il y a des métiers en tension mais est-ce que la solution pour les métiers en tension c'est de faire venir davantage d'immigrer pour les pour donc qu'ils occupent ces métiers en tension ou est-ce que c'est pas plutôt de faire pression sur le patronat pour qu'ils augmentent les salaires On prend souvent l'exemple de la restauration où il y a une défection assez cruelle ou même de la de de de de l'entreprise de la construction où il y a une défection de main d'œuvre euh d'origine française euh sur ces métiers et donc on fait appel à à des étrangers. Mais est-ce que certains disent oui mais la solution c'est peut-être aussi de faire pression sur les les chefs d'entreprise pour qu'ils augmentent et qu'il rendent ces métiers plus attractifs pour les ressortissants français.
Donc le débat il est quand même ouvert, il est pas en ça reste les ménages qui vont payer en fait cette français sont voilà quoi. Il il y a quand même un débat aussi sur la sur le la question économique à l'intérieur même du sujet immigration. Ben vous voyez le débat de cette présidentielle, il a déjà commencé ici sur LC.
On a parlé des candidats à gauche en veux-tu en voilà si je puis dire. On a parlé aussi de certains des candidats du bloc central, Gabriel Atal ou Édouard Philippe, mais il y a un nom quasiment qu'on a pas trop prononcer ou dont on a pas parlé, bien, c'est Marine Le Pen. Marine Le Pen candidate et pourtant c'est elle qui est en tête des sondages, la numéro 1.
Alexander Nikolic entre sur le plateau, nous rejoint. Bonjour, vous êtes député européen du rassemblement national. un Marine Le Pen qu'on n'a pas trop vu euh pas du tout même cet été, mais j'allais dire conforme à la stratégie de de la candidate du Rassemblement national euh depuis déjà de nombreuses reprises à chaque fois qu'elle qu'elle se présente, qu'elle est qu'elle est candidate.
Euh on la verra lors du débat au MEDEF. Euh ce sera cette semaine, jeudi euh débat présenté par Amélie, carwer arbitré par Amélie euh avec euh l'ensemble des candidats. Un discours est prévu au mois de septembre avant le premier grand euh discours et meeting de campagne qui je crois sera prévu pour Chartre au mois euh d'octobre.
C'est bien ça ? À Orléan. À Orléan, pardon.
À Orléan effectivement. Euh [rires] Marine Le Pen, quand elle regarde Jean-Luc Mélenchon, j'imagine vous puisque vous êtes là et vous faites son porte-parole, vous dites quoi quand vous avez entendu Jean-Luc Mélenchon cet après-midi, vous avez dit bah qui continue parce qu'il nous sert, c'est très très bien. Vous vous dites "Ah attention, il fait peur déjà quand on le voit invectiver les les préfets, quand il dit "Vous n'êtes pas nos amis, vous allez faire des des saluts militaires quand on est parlementaire".
Je vois d'ailleurs que pour des gens qui prétendent revendiquer toujours défendre les classes populaires, il se pense comme une caste au-dessus. Euh, [rires] on l'avait vu avec Manon Oubri, ça avait fait polémique sur les réseaux sociaux qu'Ovait donné à un chauffeur sa valise comme ça. On voit Jean-Luc Mélenchon qui insulte les journalistes, qui là invective les les préfets, qui avaient déjà été condamné contre les forces de l'ordre quand il y avait eu une une enquête au siège de leur mouvement.
Ça c'est sur la forme et puis après sur le fond évidemment tout est très anxiogène sur la la politique qu'il veut mener. J'ai écouté évidemment attentivement euh son son discours mais je peux peut-être y revenir maintenant ou Ouais. Je juste poser une question parenthèse Laurent Lunet sur le sujet que vous exposez sur les préfets a réagi le ministre de l'intérieur il y a quelques instants concernant les propos tenus par Jean-Luc Mélenchon dans son discours face à Laurent Nunes face au préfet.
Laurent qui déclare les préfets n'ont pas de leçon d'impartialité à recevoir long message qu'il détaille notamment sur le réseau social X pour continuer sur Jean-Luc Mélenchon finalement quand on l'écoute on se dit bah c'est votre meilleure meilleur adversaire ce matin non pourquoi c'est-à-dire c'est parce qu' tellement il est caricatural au moins il y a voilà pour le coup face à vous il y a deux offres il dit des choses mais euh on l'a vu essayer de se se de se d'utiliser ce qui a pu se passer cet été avec euh la canicule en montant et honteusement parce que euh c'est quand même quelqu'un qui a dit la clime surtout pas. Donc là, il nous dit que c'est que le réchauffement climatique effectivement est terrible et que c'est alors je sais plus le terme qu'il a employé mais c'était de l'ordre de ces criminels. Bah oui, refuser les climes aujourd'hui c'est criminel parce qu'à chaque vague de chaleur, il y a des milliers de morts.
Donc il a une part de responsabilité très importante comme son refus d'adaptation systématique contre les réserves d'eau qui peuvent permettre à nos agriculteurs de nous en sortir contre éventuellement des usines de dessement par exemple qui vont permettre d'avoir de l'eau dans l'avenir contre le débroussaillement par exemple qui peut freiner les les feux. En fait, ce sont des gens euh des escrocs hein qui prétendent s'opposer au et faire tout pour que on s'adapte au réchauffement climatique, dénoncer le problème du réchauffement climatique, mais ils font tout au final pour qu'on ait des problèmes à cause du réchauffement climatique. Nous, on a conscience évidemment qu'il y a un gros problème de réchauffement climatique.
On considère qu'il faut s'y adapter. Le RN a quand même effit évolué évolué dans son discours sur l'écologie sur ce plan là, sur ce point là précis du réchauffement climatique. Aujourd'hui, tout nous donne raison.
Quand vous avez euh un Jean-Luc Mélenchon ou les propos, pardon Alexander Nicol, c'est pas les propos que tenaient un certain nombre de responsables et de patrons, je parle sous sous votre contrôle hein, euh du Rassemblement national pendant très longtemps, évacuant même euh niant, j'allais dire, ce qui pouvait se passer du changement et du réchauffement climatique. Certes, aujourd'hui, il y a un changement de tonalité et on voit plutôt un Rassemblement national qui cherche un certain nombre de propositions et à les mettre sur la table, mais ça pas toujours été le discours et et c'est pas un problème, mais on voit qu'il y a une évolution. Excusez-moi mais en 2017, en 2022, Marine Le Pen était la candidate la plus prononcléaire.
On s'aperçoit aujourd'hui que c'est l'énergie qui nous permet d'émettre le moins de gaz à effet de Je vous parle pas des propositions cl paritions par cont et de la notion de réchauffement et de changement climatique pouvit y avoir que la politique la politique qu'on qu'on souhaite mener depuis des années, c'est celle qui nous permettrait de moins émettre le gaz de le moins de gaz à effet de serre. Regardez l'Allemagne. L'Allemagne selon les selon les études, l'Allemagne qui a qui qui pr zéro nucléaire, c'est entre 8 et 15 fois plus d'émission de de gaz à effet de serre et un prix de l'électricité euh beaucoup plus important, ce qui a des conséquences d'ailleurs sur les euh les entreprises.
Même chez nous, on a vu d'ailleurs le fait d'avoir euh soutenu d'autres filières, on a vu que ça a engendré une augmentation du prix de de l'électricité que peine nos entreprises. Et c'est le deuxième axe qui provoque le réchauffement climatique puisque 51 % des émissions de gaz FSR sont d aux importations. tout ce qui est taxe carbone voulu mis en place par le Parlement européen notamment ETS et soutenu par Jean-Luc Mélenchon et ses et ses députés.
Ce qui tout ce qu'il peut prener en terme de norme, ce qu'il peut prener en terme d'énergie, ce qui peut prener là en terme de d'augmentation de taxe fait qu'au final on émette plus gaz de gaz effet de serre parce qu'on importe des produit de l' finalement j'avais prévu euh comme thématique principale de cette campagne 2027 de l'immigration. Oui. De parler de la dette, on va y revenir avec vous Stéphanie. parler des retraites, on va venir, mais qu'il y a l'environnement et l'écologie, ben apparemment ça va amener un certain nombre de débats et j'allais dire tant mieux vu la situation et tout ce qu'on a vécu.
Après, les électeurs sont libres bien évidemment de choisir mais qu'il y a des débats et des idées qui soient mises sur la table avec des chiffres concrets, ça sera au cœur de cette campagne. Je vous ai invité précisément sur les retraites Alexander Nikolic parce qu'on avait on s'était j'allais dire quitté début de l'été, on avait pas trop compris entre Marine Le Pen et Jordan Bardella quel quelle était la position exacte sur ces retraites puisque dans cette campagne la question sera posée report de l'âge de la de départ ou pas jusqu'à 67 ans ou pas ou plutôt des économies sur les pensions des plus aisées ? Ça sont les questions du jour après les déclarations des uns et des autres avant de faire effectivement et que Stéphanie en vienne à nous expliquer très concrètement et clairement où on en est.
Juste vous avez vous avez tranché, il y a plus de bisb entre Jordan Bardella et et Marine Le Pen, mais ils sont tous les deux évidemment d'accord et vous savez parfois nos mesures ont été caricaturées sur ce qu'on propose sur les comme réforme des retraites. Notre réforme de retraite qu'on évoque depuis longtemps, je finis juste làd une phrase. Notre réforme de retraite, elle dit qu'il faut évidemment donner un privilège à ceux qui commencent à travailler entre 17 et 20 ans.
C'est pour ça aussi qu'on veut revenir sur le collège unique. Je parlais tout à l'heure du problème de désindustrialisation qui met des gaz effetti ser. C'est aussi un problème économique.
Et bien essayer de faire en sorte d'inciter à travailler plutôt aller vers l'apprentissage par notre réforme des retraites. C'est ce qui va nous permettre de recréer de la richesse parce que le manque de main d'œuvre aujourd'hui c'est un des principaux vecteurs aussi de de désindustrialisation. 62 ans toujours d'CTU et ça dépend à à quel âge on commence à travailler.
Quand on commence à travailler entre 17 et 20 ans, nous ce qu'on propose c'est de qu'on parte à 60 ans mais que ensuite on soit sur une évolution progressive jusqu'à 42 annuité si on commence à travailler à partir de 24 ans et demi 25 ans pour donner un privilège encore une fois à ceux qui commencent à travailler tôt parce que c'est ce dont on a besoin. On a plus de gens qui vont en métallurgie plutôt qu'en fac de sociaux. Stéphanie Villers.
Alors, je sais que la question va être très très dure. [rires] Je vous file la patate chaude le bébé. On fait quoi ?
On fait comment ? Oui. Alors après euh il faut se rendre compte que euh on est de moins en moins euh d'actifs hein, même si on rentre tôt dans la vie active.
Alors on n'est pas assez nombreux pour euh financer euh nos retraités hein qui euh eux ont bénéficié euh d'un autre système puisque euh lorsqu'il euh ils étaient au travail, ils étaient à peu près entre au départ quatre actifs pour payer un retraité puis trois et puis largement 2 et demi pendant quand même plusieurs décennies. Bon, aujourd'hui, on dit aux jeunes qui qui travaillent, rendez-vous compte, pour pour payer une retraite, euh vous êtes même pas deux. Donc euh un actif n'a pas que les retraités à penser.
En fait, il doit subvenir à ses propres besoins, son logement, son alimentation et tout le reste. Donc euh lui euh mettre sur les épaules autant euh de points, ça oblige en fait à revenir sur notre système de répartition. Le système de répartition, il est beau et mais il marche que si il y a un taux de fécondité qui est au moins de deux enfants par femme.
Or, on s'y écarte depuis euh un certain nombre d'années et donc il faut agir. À partir de ce moment-là, on ne va pas euh par une baguette magie donner envie à faire plus d'enfants. Et on voit bien que aujourd'hui les femmes se voient en fait un peu comme se disent que elles ont un choix à faire entre avoir un enfant et travailler.
Et de plus en plus lorsqu'elles font des études parce que elles font plus d'études d'ailleurs que les hommes, elles préfèrent travailler que faire des enfants. Donc alors à partir de de ce moment-là, on va dire on va arrêter de faire peser ce poids sur ces actifs hein pour essayer de bah de rééquilibrer la machine [raclement de gorge] et c'est on entend effectivement parler de plus en plus de retraite par capitalisation qui me paraît un moment indispensable compte tenu en fait de cette déformation démographique hein. on ne fait pas assez d'enfant et donc il va falloir que chaque actif cotise une partie pour lui-même.
Et en réalité cotiser pour lui-même c'est aussi l'amener vers la finance hein qui faut savoir que les entreprises ont besoin de capitaux et je pense que c'est vous savez aux États-Unis il y a que de la retraite par capitalisation et ça marche assez bien pour dynamiser les marchés financiers. On entend dire que en Europe en fait on n pas assez de capitaux pour financer nos entreprises. On on n pas la culture du risque.
Bah aux États-Unis, ils ont un système qui oblige à regarder la situation des marchés boursiers. Et finalement, je pense que c'est un mal au début parce qu'il va falloir restructurer le notre système, mais un bien pour l'avenir parce que déjà ça libère en fait ça permet à ce système de répartition de pouvoir encore survivre pendant quelques décennies et ça permet aux actifs d'aujourd'hui de regarder la façon dont les entreprises sont financées. C'était très clair sur le long terme.
On voit effectivement les les les questions et les équations qui sont posées et auxquelles les candidats effectivement devront répondre. Si je reviens un peu plus sur le court et le moyen terme avec ce fameux budget de 2027, on voit la proposition Roland Kerol avancée par le Premier ministre Sébastien le Cornu. Donc en gros, c'est ne de ne pas revaloriser un certain nombre de un montant de pension de retraite en fonction de l'inflation.
Ça concernerait ceux qui touchent à peu près 2000 € net si je je suis bien ce qu'a dit le Premier ministre politiquement. Vous dites quoi Roland plutôt risqué pour le premier ministre de faire cette proposition là ? Pour moi, ça me paraît tellement risqué que j'ai un doute réel sur la capacité d'un premier ministre à introduire une réforme de ce type.
Je voilà, je Donc est-ce que là c'est un petit ballon d'essai lancé comme ça pour prendre la température ? C'est un ballon d'essai un ballon d'ess mais les ballons d'essai ils ont pas forcément suivi de d'autres ballons d'essai ou alors tout à fait autres et mon hypothèse c'est que on est encore à la recherche du bon ballon il y a quand même une injustice hein face il y a enfin au niveau des actifs il y a qu'un seul salaire qui est revalorisé en fonction de l'inflation vous le savez c'est une SMIC c'est le salaire minimum en réalité pour et donc tous les autres actifs ne bénéficient pas de cette revalorisation automatique. Ça veut pas dire qu'elles n'ont pas de il y a pas de de de hausse des salaires mais il n'empêche que elle n'est pas instituée par par la loi.
Alors que pour les retraités qu'il soit des petits retraités et ça personne ne revient ne veut désindexer les petites retraites mais je passe pour les plus grosses retraites. Euh il ils ont cet avantage. Comment expliquer que les actifs qui payent pour les retraités ne sont pas indexés sur l'inflation alors que les retraités le sont ?
Et la seule explication c'est de dire bah on peut pas y toucher parce que les retraités votent. Bah ça va nous coûter très cher économiquement de plus en plus. Faut rappeler que quand même on a toujours ce problème de dette et que la dépense publique est essentiellement euh focalisé hein pour 50 % de la dépense sociale sur les retraites.
Oui, mais en effet, il vote. Bah oui, voilà. Donc en fait, c'est pas qu'un débat électoraliste, hein.
Enfin, c'est aussi euh juste une injustice parce que c'est une rupture avec le le contrat social qu'on avait pu faire passer au retraités. On on parle de gens qui ont cotisé euh toute leur vie avec une promesse de toucher une retraite et et là ce serait en réalité une baisse de leur revenus, une baisse de leur retraite si ça ne suit pas si ça ne suit pas leur l'inflation. Bah indirectement si puisque l'inflation puisque en terme d'ah indirectement leur revenu par rapport au coûpt qu'ils auront dans leur vie quotidienne et bien sera plus faible qu'avant puisque il y aura une inflation sur [rires] sur la consommation.
Mais je vais je vais vous répondre je je vais vous répondre. Je je quand quand vous avez quand aujourd'hui c'est cette cette augmentation euh justement ce serait environ 6 milliards. Donc on parle de quoi ?
On parle de 2 3 milliards. Si on touche même donc à la moitié des retraités ce serait de l'ordre de de 3 milliards d'euros. C'est déjà énorme de toucher à la moitié des retraités.
Et dans le même temps, c'est-à-dire que ces Français qui ont travaillé cotisés, on va leur taper dessus. on va faire une rupture sur le le contrat social français et on et on refuse de toucher à l'immigration irrégulière par exemple. Mais selon madame Suuntou, le le droit d'asile, c'est 2 milliards d'euros en France.
Les mineurs isolés étrangers qui sont des faux mineurs isolés étrangers à la responsabilité des conseils départementaux, c'est 2 milliards d'euros. Le la préférence nationale, ça serait une économie de 18 milliards d'euros. Et ben ça, on n'y touche pas.
Et par contre, on va taper sur les retraités qui ont travaillé cotisé toute leur vie, qui voient déjà leurs impôts augmenter depuis des années. C'est évidemment une injustice. Alors, retraite et effectivement Stéphanie, je voulais juste qu'on regarde ensemble un certain nombre de chiffres puisqu'on parle du budget de la dette.
Budget d'ailleurs que Jean-Luc Mélenchon a dit, bah nous le censurerons le budget 2027 présenté par Sébastien Lecornu. Juste suivez-moi, on va on va regarder ces ces quelques chiffres. Ils vont ils vont défiler mais ça va vous permettre de les de les regarder.
Voilà, on a ce déficit Stéphanie, les 5,9 % du PIB en cas de loi spéciale notamment pour 2027. Ça concerne bien évidemment le vote du budget dans le cas d'une loi spéciale. Autre chiffre qu'on peut vous montrer ce soir, donc la fameuse dette publique.
Là, c'est un chiffre qu'on remarque et qu'on note bien. Les 3550 milliards d'euros, ça représente, ça équivaut à 118 % du PIB. PIB, la richesse produite.
Quand on fait le compte et la liste au niveau européen notamment, on se rend compte que la France est loin derrière par exemple des pays comme si je m'abuse Chipre par exemple sur cette richesse du du PIB sur le poids du du PIB. Regardez l'évolution de la charge de la dette. Alors ça, la charge de la dette, ce sont ce sont les intérêts, voilà, qu'on paye.
Vous voyez, entre 2022 et 2030, ça pas mal. Ça va effectivement augmenter de plus en plus. Est-ce qu'on a un dernier chiffre à vous montrer ?
Est-ce qu'il s'affiche voilà le taux d'emprunt de la France à 10 ans, 4,2 % c'est au plus haut depuis 18 ans et je vous parlais du PIB par habitant effectivement le classement qu'on peut obtenir. En France, on est à 40000 € effectivement du PIB le produit intérieur brut par habitant. Alors tous ces chiffres peuvent vous paraître un peu vous dites "O là là digestion va être va être longue".
Et c'est pour montrer qu'on a une situation effectivement qui est bah j'avais pas je sais pas si on peut utiliser le mot de de catastrophique mais en tout cas aujourd'hui il va falloir s'y attaquer férocement. Elle est très inquiétante parce que supposer que le déficit soit l'année prochaine à 5,8 % déjà ou 5,9, on en sait rien puisque c'est tout dépend des on a un nouveau choc qui vient qui survient, ça ferait des dépenses supplémentaires qu'on pourrait pas d'ailleurs faire. Enfin, il y a énormément d'incertitudes et la principale incertitude, c'est comment va réagir vont réagir les marchés financiers face à ce cette loi spéciale puisque c'est un un message adressé au à ceux qui nous financent, hein, parce que je vous rappelle que la moitié de la dette française est détenue par des étrangers.
Donc les étrangers vont se dire encore une fois, en fait les Français ne veulent pas voir la leur réalité budgétaire en face. il considèr que va les financer sans fin, sans regarder ce qu'ils font avec l'argent qu'on leur prête. Or, l'argent qui est demandé sur les marchés financiers, c'est notamment pour financer la dépense sociale, hein.
C'est l'essentiel en fait, c'est l'éléphant dans la pièce, les retraites et la santé. C'est ce qui pèse le plus en réalité lorsque lorsqu'il faut et c'est ce que regardent les investisseurs étrangers. On voit par exemple que l'Allemagne cette année a emprunté sur les marchés financiers exactement la même somme que nous. 300 milliards.
Eux en fait, ils se disent "Nous, on va investir dans les infrastructures euh dans euh euh dans euh l'écologie, dans euh dans le numérique, dans l'IA et nous en fait on fait de la dépense euh sociale." Donc il y a un moment donné, on voit bien que graduellement les taux d'intérêt sont en train d'augmenter. Ça fait 2 ans on se dit alors il y a pas eu de bon massif hein, on pouvait le craindre tout d'un coup à la crise grecque les taux d'intéressants.
Pour l'instant, on n pas cette menace là, mais à 4 %, à 5 % et à 6 %, est-ce que la question la dette française est soutenable ? Est-ce que finalement l'ensemble de nos impôts ne va pas servir à payer les intérêts de la dette et donc on va plus pouvoir financer notre train de vie et nos dépenses ? Oui, je suis je suis entièrement d'accord et le parallèle avec l'Allemagne est intéressant. vous disiez justement, il mise sur le numérique.
Il faut se rappeler que en 2017, Emmanuel Macron qui nous avait promis la start-up nation, aujourd'hui on a deux fois moins moins de robots par unité industrielle que les Allemands. Les entreprises françaises utilisent l'IA sérieusement selon une enquête européenne à 23 % quand en Allemagne ils sont à 46 %. Donc on a pris un retard considérable en terme de productivité, ça a évidemment un impact.
Vous parliez tout à l'heure et c'est intéressant sur la natalité. Bah là aussi, on peut tirer un bilan après 10 ans de macronisme. Et ce bilan d'ailleurs, il est exprimé très clairement par monsieur le Cornu qui dit "On est aujourd'hui dans une situation où on est face à un mur terrible." Mais qui nous a conduit face à ce mur ?
Donc les les macronistes qui font des budgets qui sont passés systématiquement, que ce soit par 493 ou avant directement quand ils avaient une majorité à l'assemblée. Donc le bilan qu'on est en train de faire, c'est de leur responsabilité et ce qui est sûr, c'est qu'il s'améliorera pas avec Jean-Luc Mélenchon qui ne veut même plus qu'on rembourse la dette. Donc là, on aura même plus d'argent avec des taux d'emprunt qui vont s'envoler et on peut-être qu'on aura même plus de de prêts possible.
Dernière question avant que vous nous quittiez, Alexander Nicolic, ce budget, le Rassemblement national, lui le le le censurera ou pas ? Jean-Luc Mélenchon a déjà prévenu censure. Est-ce que du côté du RN, on se dit bah tiens, à quelques mois de la présidentielle, est-ce qu'on censure ?
Est-ce qu'on veut apparaître comme le principal opposant ou comme on a fait jusqu'à présent ? Bah on verra et on s'en sûre pas forcément. Ben euh nous, on voit toujours, c'est-à-dire que s'il y a la possibilité que la situation s'améliore, si euh euh on veut enfin nous écouter sur ce qui pourrait euh permettre à la au pays de de mieux s'en sortir, si euh je dis pas qu'il faut appliquer notre programme, mais euh évidemment qu'ils ne le feront pas, mais au moins que ça aille dans notre direction, qu' y a des signes euh sur la la baisse de la fiscalité, qu' y a des signes euh sur des une politique contre l'immigration et notamment des économies liées à à la politique migratoire. s'il y a des signes pour arrêter de financer l'éolien et le photovoltaïque qui sont en train de nous plonger économiquement.
Euh si vraiment on nous écoute enfin sur cette baisse de dépenses publiques, peut-être qu'on on verra au cas par cas, mais ça ça demande justement qu'on nous écoute. Nous, on est toujours ouvert pour essayer d'améliorer la la vie des Français. Jean-Luc Mélenchon, lui, il est dans l'outrance et systématiquement, il a déjà un postulat où quoi qu'il arrive, il s'opposera.
Il sait même pas à quoi encore. Le message est passé. J'imagine que des responsables de LFI vous répondront dans les jours ou dans les heures qui viennent.
J'imagine Sébastien Lecornu prendre la liste et si et si ce que demande le rassemblement national. Mais c'est ça aussi le débat parlementaire et le le jeu au sens noble du terme, le jeu parlementaire. Merci beaucoup Alexander Nicolic d'avoir été avec nous.
Juste avant qu'on en vienne au Premier ministre effectivement plus politique, je vous l'avais promis, la déclaration de Jean-Luc Mélenchon, ça m' ça m'y a fait penser sur la dette. On met la dette au congélo. Alors, on a eu droit à la dette au feu euh au foudre feu et cetera.
Donc, elle disparaissait. Là, on la met au congélo, c'estàdire qu'elle est au frais pendant un petit moment. Un, vous nous disiez c'est totalement irréaliste, illusoire, irresponsable.
Stéphanie, oui, mais en fait c'est méconnaître nos nos institutions. Je vous rappelle qu'on a perdu notre monnaie. On est on a plus le franc en fait.
On on a la même monnaie que 19 autres pays s'appelle l'euro et en fait on dépend de la BCE et en fait c'est des décisions collégial c'est-à-dire que si on dit je l'ai moi une partie de notre dette c'est-à-dire que vous la laissez sur les comptes de la BCE je et on en parle plus tard il faut que l'ensemble des autres pays soient d'accord et il faut et donc les l'ensemble des autres pays aussi veulent congeler leur dett en fait en réalité c'est ça or il y a que la France qui se retrouve dans une situation budgétaire défavorable les autres ut ils ont fait les efforts mais les rappelez-vous l'Italie, l'Espagne, le Portugal qui était tellement en situation délétaire il y a 15 ans, aujourd'hui ils ont fait les réformes qu'il faut, les mesures ont été prises, la rigueur a fait que aujourd'hui ils sont à moins de 3 % de déficit, tout va bien pour eux. Donc personne ne voudra entendre au sein de l'Europe la nécessité de les de favoriser la France et permettre de bah de d'éteindre un peu la dette française en disant tout ce qui a été dépensé par le passé, c'est pas grave. de l'euro.
Ouaisur on a une banque centrale indépendante des autres mon et donc on peut faire ce qu'on veut mais là c'est un autre alors je vous entends c'est parfaitement clair et limpide Stéphanie et là sur je me tourne vers le côté politique avec vous Philippe Gibert bah pourquoi il fait cette proposition Jean-Luc Mélenchon enfin il est entouré de spécialistes d'économistes il y a des haut fonctionnaires qui travaillent avec lui et cetera on on même sur le papier même je pense que on se dit c'est c'est pas possible et on y va plein pot on fait cette proposition mais il faudrait poser une question qui relève de la psychologie. Est-ce qu'il croit vraiment en sa victoire ? Est-ce que Jean-Luc Mélenchon par vraiment sur une victoire ?
Il sait quand même qu'il est le personnage le plus repoussoir. On le disait tout à l'heure de la classe politique française. Donc gagner une présidentielle dans ces conditions en étant le personnage le plus russoir, c'est quand même on part de très loin.
Est-ce qu'il croit en sa victoire ? Je pense qu'il veut donner du rêve. Il veut donner à rêver. il veut incarner la gauche qui rêve et et attirer et faire le meilleur score possible pour éventuellement être au second tour.
Je ne suis pas sûr qu'il travaille réellement et qu'il croit réellement plus exactement à une victoire qui me paraît très improbable. Alors, il nous reste 5 minutes à peine. Je voulais absolument poser cette question, je l'ai posé en en introduction.
Euh et si c'était lui, si c'était Sébastien Lecnu, candidat du bloc central euh Roland Koll, euh on a vu effectivement euh qu'il euh aujourd'hui s'occupait et travailler sur le budget, mais il y a cette petite musique qui est là et qui monte et on dit "Bah tiens, pourquoi pas lui ?" Oui, je crois que c'est normal qu'on en arrive à ça de de la même façon on qu'on en est arrivé à le cornu h pour en faire un premier ministre ministre. Ouais.
Euh alors que ça faisait des années que le président de la République souhaitait cette solution, finalement elle est tranquillement arrivée et au fond dans la même logique, pourquoi pas lui candidat ? On a on épuise progressivement tous les candidats du bloc central. Ouais. aucun ne soulève un enthousiasme débordant dans les foules.
On est vraiment dans un problème où on a un problème de charisme dans le le personnel le personnel politique. Et donc devant cette espèce de manque de charisme, de manque de solution qui permettent d'espérer s'en sortir que bah il est là le cœur nu, il fait le job et assez [raclement de gorge] bizarrement il fait le job, y compris le job parlementaire avec un certain doité. Euh est-ce qu'il sait toujours lundi où il sera mardi ?
C'est pas absolument sûr, mais quand il fait le bilan mercredi, il s'y retrouve et nous le vont pas si mal. Et donc voilà, je pense que il est arrivé à colmater l'ensemble des brèches qui faisait qu'on avait le sentiment que le système ne pouvait pas durer. Ça veut pas dire qu'on a sentiment que ça y est, on est sorti, le système peut durer mais enfin ça peut visiblement durer un certain temps et du coup ça profite à le cornu et pourquoi pas lui ?
Bon, le raisonnement tient tout à fait la route, sauf qu'on est qu'au début de la campagne. Et quand vous dites que les candidats ne suscitent pas l'enthousiasme, il faut attendre. Il faut attendre que la confrontation commence, qu'Edouard Philippe, que Gabriel Atal puisse se mesurer, mettre leur proposition sur la table et là effectivement on verra d'ailleurs, c'est ce que Sébastien Lecornu qui auprès de certains de ces interlocuteurs ne cache pas ses éventuelles ambitions pourrait sortir du bois, mais il faudrait dans ce cas vraiment que les autres candidats du bloc central s'effondrent.
Ensuite, il y a l'épreuve du budget cet automne qui va être particulièrement difficile. Là, il tente Sébastien le Cornu un consensus parce qu'il a écrit cette lettre quatre pages au aux parlementaires he pour leur dire attention sur le budget, mettez-vous autour d'une table et on va faire un consensus. Il y aura pas de 493 immédiatement.
Bon, c'est assez risqué, on a vu ce qui s'est passé l'an dernier, ça va être très difficile. Donc il faut ensuite qu'il passe cette épreuve. Et puis dernier point difficile pour Sébastien Lecornu, il faut bien évidemment qu'il n'apparaisse pas comme l'héritier d'Emmanuel Macron parce que Emmanuel Macron étant quand même très très bas dans les sondages en fin de mandat, ce serait plutôt un boulet pour Sébastien le Cornu.
Donc vu tout ce contexte, il peut être un recours si vraiment les autres s'effrondent en cours de campagne mais cette campagne, elle vient à peine de commencer. Donc votre conclusion Philippe Guert, c'est vous. Je ne crois pas du tout à l'hypothèse le corb.
Euh je pense que c'est un agité par certains macronistes pour [grognement] qui ne sont pas enthousiasmés par Édouard Philippe ou Gabriel Atal par exemple autour de l'Élysée. Euh le cornu a un travail extrêmement difficile qui est de faire adopter le budget et celui de la SQ. Il y en a deux budgets.
Et ça devrait déjà largement suffire à sa peine s'il y parvient d'ici le 31 décembre et préparer une campagne présidentielle en admettant qu'un budget soit adopté. euh en en débarquant comme ça le 15 janvier en disant bah tiens, je vais être candidat me paraît en réalité pas sérieux. Une une présidentielle, ça se prépare aucun premier ministre sortant n n'est pas venu d'ailleurs dans l'histoire de la 5e à euh être un candidat important à une présidentielle.
Et bien on suivra tout cela sur LCI. LCI, la chaîne de la présidentielle. Oui, merci à vous d'être venu sur le plateau du grand dossier que vous pouvez d'ailleurs retrouver en podcast sur toutes les plateformes.
Merci à vous de nous avoir suivi. Tiens, je vous signale, demain c'est la rentrée bien évidemment sur LCI. Nouveau rendez-vous, l'interview d'Amélie Carw à 8h25.
Camélie qui recevra Modebrégon la porte-parole du gouvernement.
Jean-Luc Mélenchon