La chronique de Laurent Gerra devant Benoît Hamon
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Chapitres
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- 0:22OuverteÉludée
Malgré sa victoire incontestable à la primaire de la gauche, notre invité de ce matin, Benoît Hamon, a parfois eu du mal à trouver des soutiens. Comment témoignent nos archives sonores ?
- 1:49OuverteÉludée
Au sein du Parti Socialiste aussi, Benoît Hamon a dû faire face à des défections, comme lors de cet appel au maire de Lyon, Gérard Collomb.
- 3:01OuverteÉludée
En désespoir de cause, Benoît Hamon s'est tourné vers ses alliés les plus à gauche, en la personne de Robert Rue.
- 3:37OuverteÉludée
Ah bah tiens, bonjour Jack Lang. Que faites-vous de si bon matin à RTL, Jack Lang ?
- 4:10OuverteÉludée
Mais il y a 15 jours ici même, vous avez fait une offre de service à Emmanuel Macron qui était notre invité.
- 5:17OuverteÉludée
Vous comptez vous occuper aussi de la coiffure de Benoît Hamon ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:46Invité politiqueFait
« Allô François, c'est Benoît Hamon, tu en as mis du temps à me répondre. »
- 0:51Invité politiqueFait
« Nous n'avons plus de standardistes, elles sont toutes parties chez En Marche. »
- 1:08Invité politiquePromesse
« Mais moi président, je te soutiens de toutes mes forces. »
- 1:19Invité politiqueFait
« Mais pour la loi Macron et la loi travail, tu n'étais pas là, tu étais où ? »
- 1:27Invité politiqueFait
« Et pour la déchéance de nationalité et l'état d'urgence, tu étais où ? »
- 2:17Invité politiqueFait
« Ben non, justement, ça ne va pas fort, Gérard. »
- 2:20Invité politiqueFait
« Alors je voulais savoir si tu pouvais me donner ton parrainage. »
- 2:31Invité politiqueFait
« Mais moi aussi, Gérard, je suis super et j'ai gagné la primaire. »
- 2:37Invité politiqueFait
« Oui, mais toi, tu es un frondeur et tu nous as emmerdés pendant 5 ans. »
- 3:10Invité politiqueFait
« Bonjour Robert, c'est Benoît. Tu veux bien me soutenir en tant que communiste ? »
- 3:18Invité politiqueFait
« Ah mais t'es pas au courant Benoît, je ne suis plus communiste depuis longtemps. »
- 3:23Invité politiqueFait
« Bah je suis marcheur. Avec d'autres traités, rondeurs à Barbiche, on fait des balades. »
- 3:42Invité politiqueFait
« Je sortais d'un after au Banana Café pour... »
- 4:03Invité politiqueFait
« C'est alors qu'ils m'ont appris qu'ils étaient là pour Benoît Hamon, que je me suis empressé de venir saluer chaleureusement. »
- 4:20Invité politiqueFait
« Mais Hamon, Macron, Valls, Montebourg, quel beau homme ! Élégant, brillant, sémillant. »
Temps de parole
- Benoît Hamon83 %
- Présentateur17 %
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RTL Matin, 7h-9h, les petits déjeuners présidentiels, avec Yves Calvi. 8h47, en direct de Lens-Lebourg, où il fait un temps absolument magnifique, Laurent Gérard. J'avais croisé Benoît Hamon à l'occasion du Tour de France dans la région. Voilà, absolument. La mention sportive. Exactement. Bonjour Laurent. Bonjour. Et bonjour Mademoiselle Jatte.
Bonjour M. Calvi, bonjour tout le monde. Malgré sa victoire incontestable à la primaire de la gauche, notre invité de ce matin, Benoît Hamon, a parfois eu du mal à trouver des soutiens. Comment témoignent nos archives sonores ? Commençons par ce coup de fil à l'Elysée.
Présidence de la République, j'écoute. Allô François, c'est Benoît Hamon, tu en as mis du temps à me répondre. Nous n'avons plus de standardistes, elles sont toutes parties chez En Marche. Et puis je suis débordé ces derniers temps. Je dois inaugurer le square Jean-Michel Rib à Aubervilliers. La crèche des petits loups à Vitry-Châtillon et aussi la maison de retraite Anne Sylvestre à Robasson. Excuse-moi de te déranger François, mais j'ai lu tes critiques sur mon programme. On dirait que tu ne me soutiens pas vraiment. Mais moi président, je te soutiens de toutes mes forces. Mais pour la loi Macron et la loi travail, tu n'étais pas là, tu étais où ? Pas là.
Et pour la déchéance de nationalité et l'état d'urgence, tu étais où ? Pas là. Alors si tu cherches à me joindre et si tu demandes Hollande il est où, il n'est pas là.
Au sein du Parti Socialiste aussi, Benoît Hamon a dû faire face à des défections, comme lors de cet appel au maire de Lyon, Gérard Collomb.
De Lyon, la ville super, qui est à l'appareil ? Allô Gérard, c'est Benoît Hamon. Ah c'est toi, Benoît. Salut, tu vas bien ? Ça va super, ta campagne ? Ben non, justement, ça ne va pas fort, Gérard. Alors je voulais savoir si tu pouvais me donner ton parrainage. Ah mais tu sais que je soutiens Emmanuel Macron ? Il est venu à Lyon avec sa femme. C'était super. Mais moi aussi, Gérard, je suis super et j'ai gagné la primaire. Oui, mais toi, tu es un frondeur et tu nous as emmerdés pendant 5 ans. C'était pas super. Alors t'as qu'à demander à Martine Ouvry, elle est super Martine. Alors c'est non Gérard, c'est même super non.
En désespoir de cause, Benoît Hamon s'est tourné vers ses alliés les plus à gauche, en la personne de Robert Rue.
Robert Rue à l'appareil, à qui est je l'honneur ? Bonjour Robert, c'est Benoît. Tu veux bien me soutenir en tant que communiste ? Ah mais t'es pas au courant Benoît, je ne suis plus communiste depuis longtemps. Je n'ai plus l'âge pour toutes ces conneries. C'est du passé tout ça. Ah bon, et tu es quoi alors ? Bah je suis marcheur. Avec d'autres traités, rondeurs à Barbiche, on fait des balades. Du coup, j'ai rejoint Emmanuel Macron. Tu devrais venir, on rigole bien, on boit des coups et on chante des chansons. Bon, je te laisse, il m'attend d'aller en marche.
Ah bah tiens, bonjour Jack Lang.
Bonjour, c'est Jack.
Que faites-vous de si bon matin à RTL, Jack Lang ?
Je sortais d'un after au Banana Café pour...
Ah, ça existe toujours !
Je t'inviterais pour l'anniversaire de Massimo García. Quelle teuf de folie ! Et en passant devant RTL, j'ai vu de la lumière et une nuée de journalistes dont je me suis dit qu'ils seraient toujours heureux de me photographier. C'est alors qu'ils m'ont appris qu'ils étaient là pour Benoît Hamon, que je me suis empressé de venir saluer chaleureusement.
Mais il y a 15 jours ici même, vous avez fait une offre de service à Emmanuel Macron qui était notre invité.
Bah oui. A l'époque, j'étais jeune et fou. Mais Hamon, Macron, Valls, Montebourg, quel beau homme ! Élégant, brillant, sémillant. Mais je n'ai plus qu'un mantra. Hamon, Hamon, Hamon.
Vous allez le conseiller ?
Mieux que ça, Raïssa, je vais le relooker. Car malheureusement, son apparence est un peu austère pour écriver avec loser. Tout d'abord, je vais lui faire troquer son costume d'agent immobilier qu'on traîne ensemble. Pimpant Thierry Mugler, un manteau Zadigy Voltaire et des bottines Kenzo.
Oui, après les révélations sur les costumes de François Fillon, ça risque de faire jaser.
Mais pas du tout, Nafisatou.
Non.
Car je ferai tout commander à Benoît sur jevisdemondressing.com, un site de vêtements de luxe d'occasion. Reste la coiffure. Je sais qu'Yves Calvi est très sensible à ça. Reste la coiffure. Il faut absolument qu'il abandonne la coupe à la Ahmadine et Jade.
Vous comptez vous occuper aussi de la coiffure de Benoît Hamon ?
Pas moi, personnellement, mais Jean-Kévin, mon capilliculteur visagiste de chez Zouz aux coiffures. Il est très occupé, mais je vais essayer de le convaincre de s'occuper de mon ami Benoît. Il va lui faire des mèches avec un dégradé à l'endu rouge Mélenchon au rose pâle hollandais. Pour le grand débat de TF1 de lundi prochain, l'effet sera épatant et donnera à tous l'envie de crier avec moi. Hamon ! Hamon ! Hamon ! Ça va être chier, non ?
Et voici le moment de recevoir Benoît Hamon dans l'école des faves. Imaginons donc comment le regretté Jacques Martin aurait accueilli notre invité du jour.
Et bienvenue au Théâtre de l'Empire pour ce nouveau numéro de l'école des faves, les favoris à l'élection présidentielle. Et bonjour à toi, mon petit bonhomme. Ne sois pas timide. Comment tu t'appelles ? Benoît Hamon. Mon ami Ben, et pourquoi tu fais cette tête, Benoît ? C'est à cause des sondages ? Ben, il y a Mélenchon qui m'a piqué mes affaires et il me traite de social trade, de la nouée il m'a lâché et valse il me cause plus. Ah, les amis, tu sais, ça va, ça vient, c'est comme la queue du chien. Mais dis-moi, d'où tu viens, Benoît ? De Paris, rue de Solferino. Rue de Solferino ! Je connais bien la rue de Solferino. Il n'y a plus rien, ils sont tous partis, pas vrai ?
Ben oui, c'est mort, mais j'aimerais bien déménager. Et pour aller où, mon petit ? À l'Elysée. À l'Elysée, rien que ça. Tu es venu avec qui, Benoît ? Avec Martine. Martine, c'est ta maman ? Non, c'est une amie, c'est la dame qui ronfle au premier rang. Eh ben, dis-moi, elle n'a pas l'air commode, Martine. Alors, on va la laisser dormir.
C'est mieux.
Qu'est-ce que tu vas nous chanter, mon petit Benoît ? Le Mexicain, une chanson de mon tonton Marcel. Le Mexicain, de son tonton Marcel. Eh bien, c'est à toi, Benoît. Nous t'écoutons. Un Mexicain badané est allongé sur le sol, son sombrero sur le nez, en guise, en guise, en guise de parasol. Merci, Benoît. Alors, on lui met tous une note. 10, 10, 10. Il n'y a que des 10. Oh, mais c'est son score au premier tour !
Benoît Hamon