Canada, Royaume-Uni, Ukraine, Balkans : qui veut entrer dans l'UE ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:16OuverteRéponse directe
Pourquoi la dette de l'UE pourrait atteindre 1000 milliards d'euros d'ici 2027 ?
- 1:44OuverteRéponse directe
Comment résorber cette dette selon la Cour des comptes européenne ?
- 5:13OuverteRéponse directe
Qui va gagner la bataille du budget UE 2028-2034 ?
- 5:57OuverteRéponse directe
La France est-elle déçue par la position allemande sur le budget ?
- 7:17OuverteRéponse directe
L'UE décroche-t-elle face aux États-Unis et à la Chine ?
- 7:53OuverteRéponse directe
Faut-il de nouvelles ressources propres pour l'UE ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:13Pierre MoscoviciChiffre
« la proposition faite par la Commission européenne, environ 2000 milliards d'euros pour la période 2028-2034 »
- 6:35Pierre MoscoviciFait
« la France est toujours favorable à plus d'ambitions, puisque la France soutient les pays de la cohésion et puisque la France est attachée à une politique agricole »
- 7:53Pierre MoscoviciChiffre
« de l'Union européenne, je constate que y compris dans la proposition de la Commission qui est traditionnellement plus ambitieuse que ce que les États-membres peuvent admettre, ce sont tout de même les contributions nationales qui continuent de fournir l'essentiel, hein, quelques 235 milliards d'euros sur les 285 milliards annuels du budget »
- 8:27Pierre MoscoviciChiffre
« nous touchons à peu près 19 milliards d'euros de l'Union européenne. Nous euh reversons 23 milliards d'euros »
- 14:57Pierre MoscoviciFait
« l'extrême droite a changé par rapport à l'Europe. Elle est plus pour sortir de l'Europe, mais elle est pour la conquérir pour exercer une hégémonie culturelle »
- 19:17Ravier Moreno SanchezFait
« le Canada est le pays le plus européen hors d'Europe »
Temps de parole
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France 24 LCP public Sénap présente.
Bonjour à tous et merci de nous rejoindre pour ici l'Europe sur France 24 et les chaînes parlementaires. En cette semaine où les 27 étaient réunis en sommet européen, ils ont vivement débattu des affaires étrangères et nous allons parler dans notre partie débat de l'élargissement du club européen avec éventuellement un statut de membres associés. Et puis ils ont aussi parlé de budget à long terme de l'Union européenne, un budget très clivant et nous avons le plaisir de recevoir un français installé au Luxembourg pour en parler. Pierre Moscovici. Bonjour. Bonjour. Euh vous êtes en effet le membre français de la Cour des comptes européennes depuis janvier 2026. Euh ce après une longue carrière européenne,
membre du Parti socialiste jusqu'en 2015, a été à plusieurs reprises député européen, puis ministre chargé des affaires européenne sous Josepin, ministre de l'économie sous la présidence Hollande de 2014 à 2019, commissaire européen aux affaires économiques et financières et puis premier président de la Cour des comptes françaises. Alors la Cour des comptes européennes, c'est autre chose. Et vous avez d'ailleurs alerté le 8 octobre sur l'augmentation de la charge de la dette de l'Union européenne en tant que telle qui pourrait approcher 1000 milliards d'euros d'ici 2027. Pourquoi d'abord et comment la résorber ? Alors euh la Cour des comptes européenne d'abord dire quelques mots ce que c'est parce que c'est pas suffisamment connu. C'est l'auditeur externe de l'Union
européenne. C'est une des institutions prévues par le traité qui existe depuis 1977 et en effet il y a euh 27 euh membres dans le collège un par état membre. Je suis le membre français le président est un nerlandais qui s'appelle Tony Murphy. Nous examinons le budget de l'Union européenne et nous venons de sortir notre budget notre rapport annuel. Dans ce rapport annuel, nous soulevons en effet euh non pas un lièvre mais une réalité qu'il faut connaître, c'est que maintenant surtout après les emprunts qui ont été contracté pour le Covid, l'Union européenne a une dette. Jusqu'à présent, cette dette était pratiquement nulle. Là, elle est de l'ordre de 1000, elle va être de l'ordre de 1000 milliards d'euros, ce qui n'est pas énorme si on la compare des dettes comme les dettes françaises
qui est 3600 milliards d'euros pour la seule France. On est à peu près à 1 % du PIB de l'Union européenne. Voilà. ce qui ce qui simplement ce que nous avons voulu signaler, ce sur ce sur quoi nous voulons alerter, c'est un débat qui qui d'ailleurs vaut pour la France, c'est qu'une dette ça se rembourse et donc qu'à partir de maintenant, il y aura une charge de la dette annuelle et jusqu'en 2058 qui représentera quelque chose comme 1/e du budget de l'Union européenne. Ce qui pas le cas de la France, c'est beaucoup plus hein encore une fois. Et nous sommes pas en train de dire que cette était excessive. L'Union européenne est toujours triple A. Euh, elle a tout à fait les moyens de s'endetter, elle pourrait s'endetter encore. Il n'est pas du tout exclu, par exemple, qu'elle
fasse ce que propose le rapport Dragiy, c'est-à-dire de s'emprunter euh 1200 milliards d'euros en plus pour la défense, pour la croissance, pour l'innovation, pour la recherche. Je suis personnellement comme européen convaincu que nous avons besoin d'investir plus pour être à la frontière technologique, pour faire face au grands défis du monde comme le changement climatique. Nous sommes aujourd'hui en train de décrocher par rapport aux États-Unis, nous avons besoin de cet investissement. Oui, mais une dette une dette ça se rembourse et donc ça se gère. Nous ne sommes pas du tout dans la situation de la France qui avec ces 3600 milliards d'euros de dette, 120 % du PIB, près de 100 milliards d'euros de charge annuelle se trouve dans une situation qu'elle doit traiter d'urgence.
Alors, comme chaque semaine, je vous propose un tour d'horizon de l'actualité européenne. C'est l'Europe en bref signée OANA almendose. C'est une avancée majeure pour les droits LGBT plus en Hongrie. Le nouveau premier ministre pro-européen Peter Madar se conforme aux valeurs de l'UE. Il abolit le texte interdisant au nom de la protection de l'enfance, l'évocation de l'homosexualité et de l'identité de genre auprès des mineurs. Mais selon des militants LGBT, il reste beaucoup à faire. L'obligation de couvrir certains livres dans les librairies imposées par décret est toujours bel et bien en vigueur. Cela doit cesser. Donald Trump a passé un accord surprise avec Vladimir Poutine dans le dos des Européens. Les États-Unis lèvent ainsi certaines
sanctions sous le diesel russe pour approvisionner le marché américain et faire baisser les prix du carburant. L'UE a riposté en ajoutant près de 1600 nouvelles personnes physiques et entités russes sur sa liste noire de sanctions afin de maintenir la pression sur le pays. Réuni en Conseil européen, les 27 ont entamé un bras de fer autour du prochain budget de l'UE. La proposition faite par la Commission européenne, environ 2000 milliards d'euros pour la période 2028-2034 est beaucoup trop élevé et mal réparti selon l'Allemagne et pour la première ministre danoise Metu Frédéricen. Nous continuons à consacrer trop de ressources à des domaines dans lesquels nous avions l'habitude de dépenser beaucoup d'argent. Or, nous devons désormais établir des priorités et nous
tourner vers l'avenir. La sécurité, la défense, le réarmement de l'Europe et la compétitivité. Les partisans d'un budget ambitieux comme la France, l'Italie ou la Pologne veulent plus de fonds pour l'agriculture et la politique de cohésion. Bon nombre de dirigeants européens espèrent trouver un accord au prochain conseil de décembre avant les élections à force enjeux prévu dans l'UE en 2027. Pierre Moscovici. On est en plein dans la bataille du budget futur de l'Union européenne 2028-2034 avec un camp des fru mené par l'Allemagne qui qui ne veulent pas de la proposition de la Commission européenne 2000 milliards sur 7 ans. Et puis de l'autre côté, il y a la France, les amis de la cohésion qui est une politique en faveur des régions
les plus pauvres et qui renclame cette enveloppe ambitieuse. Lutte importante, qui va gagner ? Il y a des oppositions qui sont claires. Il y a ceux qui veulent dépenser plus et ceux qui veulent dépenser moins. D'un côté, les frugaux, de l'autre les ambitieux. Euh il y a les amis de la cohésion et ceux qui sont opposés à tout transfert. Il y a les amis de la politique agricole commune et ceux qui pensent que cette politique agricole coûte trop cher. Et dans tout ça, c'est vrai que la France et l'Allemagne souvent partent avec des idées différentes puisque la France est toujours favorable à plus d'ambitions, puisque la France soutient les pays de la cohésion et puisque la France est attachée à une politique agricole qui dans les le cadre qui est proposé par la
commission serait fondu dans un grand fond donc moins lisible que ça n'est aujourd'hui. Et donc je pense que ce qui attend les Européens c'est une négociation extrêmement difficile. vous êtes déçu par le chancelier MER qui s'est rangé dans le camp des fruot alors que l'Allemagne en général est un peu quand même entre les deux. C'est une position de départ. C'est pas la première fois qu'un chancelier allemand prend cette position là. À la fin que vous dire Caroline Camar ? Ça se passe toujours comme ça. Il faudra un compromis. Mais ce que je souhaite c'est que ce compromis soit le plus ambitieux possible. Pourquoi ? Parce que notre union aujourd'hui, je le redis, elle est en train de décrocher, elle est en train d'être déclassée, elle décline doucement, elle reste une des zones les
plus prospère du monde. Mais en terme de pipe par habitant, nous avons décroché très clairement par rapport aux États-Unis, très clairement par rapport à la Chine. Notre croissance est la moitié de celle de la croissance américaine et euh elle est le quart de la croissance chinoise, même si celle-ci a aussi ralenti. Nous sommes dans un monde où il y a une compétition de puissance. Nous devons être une puissance. On peut pas être une puissance si on n pas d'ambition pour l'Union européenne. La solution à nos problèmes, que ce soit des problèmes sociaux, que ce soit des problèmes économiques, que ce soit des problèmes géopolitiques, que soi des problèmes climatiques, c'est pas la seule. Mais toute solution passe par l'Europe. Mais est-ce que une des solutions ne
passe pas par des nouvelles ressources propres, des recettes propres ? Donc qu'est-ce que vous préconisez ? Moi, je pense qu'il faut de vraies ressources propres. Euh ce que je constate c'est que de l'Union européenne, je constate que y compris dans la proposition de la Commission qui est traditionnellement plus ambitieuse que ce que les États-membres peuvent admettre, ce sont tout de même les contributions nationales qui continuent de fournir l'essentiel, hein, quelques 235 milliards d'euros sur les 285 milliards annuels du budget. Je sais qu'il y aura d'ailleurs des discussions sur ces nouvelles ressources propres. Par exemple, l'idée d'une contribution sur les entreprises choque un certain nombre de pays dont par exemple l'Irlande. Et donc ça aussi, ça fait
partie du débat. Mais nous ne pouvons pas euh avoir euh durablement une robe qui n'a pas suffisamment de ressources propres. Euh ça c'est un point de faiblesse extrêmement fort parce que si nous on se retourne toujours vers les États, euh c'est ce qu'on appelle les contributions nationales et vous voyez que y compris dans le débat français, certains disent qu'on paye trop cher. Alors en vérité nous touchons à peu près 19 milliards d'euros de l'Union européenne. Nous euh reversons 23 milliards d'euros, ce qui est pas illogique contenu de notre pays. Certains c'est le rassemblement national qui dimination qui diminuer très fortement la contribution alors que la Commission européenne propose de l'augmenter très fortement et et c'est la raison pour laquelle encore une fois
pour le futur si on veut éviter un budget myeté avec des rabets qui sont consentis aux uns et aux autres alors qu'il faudrait au contraire tous les supprimer il va falloir aller un jour vers des ressources propres plus ambitieuses beaucoup plus ambieus que vous dites est-ce qu'on peut simplement décider de ce budget avant une échéance électorale aussi importante que les élections en France 2è pays de la zone euro. Si j'avais un pronostic à faire, c'est qu'il y a quand même aujourd'hui beaucoup de compétitions électorales dans l'Union européenne. Il y a les élections espagnoles qui arrivent qui qui se dérouleront peu avant la fin de l'année. Il y a les élections françaises avec des enjeux européens très forts. Il y a les élections greques l'année prochaine. C'est compliqué d'adopter le
budget très vite, le budget pluriéannuel dans ces conditions. Je crois que ce sera difficile de le faire d'ici la fin de l'année. ce sera peut-être compliqué de le faire avant l'élection présidentielle française et c'est peut-être pas absurde d'ailleurs qu'il ait un président de la République nouvelement élu qui conclut ça. D'ailleurs, vous avez mentionner le cas de la France en mauvaise posture budgétaire. En effet, avec un gouvernement le cordu qui fait 43 milliards d'économies pour viser un déficit à 5 % du PIB en 2027 et ce sur fond de grogne sociale et de la jeunesse des étudiants. Est-ce que c'est irréaliste ? Ce que je veux dire de manière très solennelle, de manière très forte, c'est que nous sommes déjà dans une forme de crise de la dette. Nous ne
sommes pas dans une crise de la dette qui nous menace d'un collapsus ou d'une mort subite. Il y aura pas demain le fond monétaire international, la Commission européenne, les marchés ne vont pas euh cesser de prendre nos emprunts. Mais regardez ce qui se passe. On est étranglé progressivement. On les paye de plus en plus cher. Et ça en quelques semaines, notre spread avec l'Allemagne a été pratiquement doublé. Le spread, c'est le différencier nos taux d'intérêt. Nos taux d'intérêt tangente les 5 %. Il faut vraiment de manière vitale que nous réduisions nos déficits. Si nous voulons investir justement pour le futur, si nous voulons être capable de répondre au défis climatiques, à l'innovation, à la recherche de financer l'éducation, regardez ce qui se passe aujourd'hui. Le
gouvernement ne peut pas faire des réponses financières. Pourquoi ? Il n'a plus les moyens de le faire. Et moi, mon mot d'ordre, c'est pas l'austérité. Quand je dis qu'il faut faire 5 % prochain, c'est une question de crédibilité. Parce que sinon, qu'est-ce qui se passe ? On nous donne des taux d'intérêt de plus en plus élevés. On a une charge de la dette de plus en plus forte. Elle est tout de même aujourd'hui beaucoup plus importante que le budget de l'éducation nationale. Et chaque euro qu'on rembourse pour le service de la dette est un euro en moins pour la jeunesse, pour l'investissement, pour l'avenir. Se désendetter pour investir. Il ne faut absolument qu'un pays comme la France retrouve des marges de manœuvre. Soit on décide de se désendetter pour investir tout de suite,
soit à un moment donné, dans quelques temps, arrivera le moment où les marchés nous imposeront l'austérité. Et pour avoir été le commissaire en charge des négociations avec la Grèce, je peux vous dire que c'est pas marrant. Parlons justement de d'un pays qui sort un peu du lot en Europe. L'Espagne, le premier ministre espagnol Pedro Sanchez a annoncé la convocation d'élection anticipée le 29 novembre 3 jours après le rejet des mesures de son gouvernement pour sortir de la crise du logement. Pierre Moscovici, vous n'appartenez plus, vous le disiez au au Parti socialistes depuis 2020. Pour autant, qu'est-ce qui se passe selon vous avec les social-démocraties présentes dans quatre pays, on voit que elle reflut hein sur 27, c'est quand même véritablement euh un une Europe à droite toute.
C'est un monde qui vire à droite. Regardez l'Amérique latine, regarder le résultat des élections brésiliennes, regarder ce qui s'est passé aux États-Unis. Alors après, il y a plusieurs explications fondamentales. Euh il y a l'accumulation des crises, il y a une panne de résultat, il y a aussi le fait que la social-démocratie traditionnelle a peut-être atteint ses buts au fond d'ors et déjà. Et donc, il y a besoin de repenser ce que c'est qu'une social-démocratie pour le 21e siècle, ce que c'est un socialiste, que c'est qu'une gauche qui gouverne pour le 21e siècle, qui soit à la fois très très profonde, très sincère, euh qui soit capable de faire des réformes de société, des réformes sociales et qui en même temps sache tenir l'autre bout de la chaîne, c'est-à-dire gérer
sérieusement le pays parce que tous les grands socialistes avaient toujours en tête qu'il fallait produire avant de redistribuer. Pedro Sanchez, par exemple, je sais pas ce qui va se passer en Espagne. Bon, il ses élections dans une situation compliquée pour des problèmes d'usure du pouvoir, de corruption supposé dans sa famille ou dans son parti, mais il a aussi eu des résultats économiques. Enfin, l'Espagne a une croissance qui est de supérieur à 2 % alors que c'est de la France est de 04 points. C'est une belle bête politique. Euh il a ses chances et et il faut savoir que l'alternative c'est pas seulement que le Parti populaire conservateur soit devant lui, c'est qu'il s'alie avec l'extrême droite et que ce soit un pays de plus. et un grand pays de plus où il y a une alliance que
serait le parti conservateur qui serait en tête mais avec l'extrême droite une extrême droite qui est extrêmement dure. Et vous savez moi ce qui me frappe, j'étais ministre des affaires européennes en 2001, c'est la première fois que l'extrême droite arrivait dans une coalition depuis la guerre en Autriche et on avait pris des sanctions. Aujourd'hui, c'est devenu banal. Donc il y a il y a il y a un table technicque des plaques. Il y a un glissement et c'est vrai que pour la gauche, il y a un défi fondamental qui est un défi culturel, un défi intellectuel, un défi politique. Renouveler ses cadres, renouveler sa pensée, une pensée qui soit à la hauteur du siècle. Euh parce que paradoxalement nos concitoyens, ils sont mélangés, ils sont très à droite sur certains sujets, très très à droite
par exemple sur une immigration. Euh, ils peuvent être aussi à gauche sur d'autres sujets. Ils sont attachés à la cohésion sociale et il y a pas de clarté de l'offre politique social-démocrate, me semble-t-il suffisante. Je je regarde ça d'un peu loin, mais je suis resté un homme de gauche et j'avoue que ça me navre un peu. Ça me préoccupe parce que euh une Europe qui serait livrée aux mains des droites les plus conservatrices ou de l'extrême droite petit à petit perdrait son statut d'union. Il faut pas se tromper. L'extrême droite a changé par rapport à l'Europe. Elle est plus pour sortir de l'Europe, mais elle est pour la conquérir pour exercer une hégémonie culturelle et pour faire en sorte qu'on revienne finalement à une Europe qui soit une simple union de nation. Une
Europe qui est une Union de nation, c'est plus une union. Et une Europe qui n'est pas unie et qui n'est pas puissante dans un monde où il y a une Chine qui vise l'hégémonie, des États-Unis qui ne sont plus vraiment des amis, une Russie agressive. Cette Europe là, c'est une cible ou plutôt nos nations qui auraient retrouvé prétendument leur identité seule seraiit des cibles offertes à des prédateurs. Je ne souhaite pas cette Europe là et c'est pour ça que je dis qu'on a aussi besoin de progressistes. Pierre Muscussi pour terminer une question plus personnelle. Vous vous figurez parmi les responsables socialistes que le président du Rassemblement national Jordan Bardella aurait visé par des propos antisém le le meilleur. Ouais. En 2013, alors vous étiez ministre de l'économie de François
Hollande, des conversations privées que le média médiia part a fait authentifier par des experts. Quel leçon vous tz de cet épisode ? Pour être précis, Jordan Bardella aurait dit euh que mise et finances, j'aurais sauvé des entreprises parce que je voulais venger Moïse et que je raisonnais en sioniste davantage qu'en socialiste. Alors ça, on verra si ces propos ont été tenus. On a quand même quelques raisons de penser qu'ils l'ont été. Peut-être erreur de jeunesse qui n'a pas été avoué. Le déni me convaint pas. Ce sont des propos dingues, complotistes, antisémite. Pour le coup, l'inspiration d'Alain Soral, elle est directe et ça inspire d'autres réflexions. Je pense que Marine Le Pen a fait un tournant personnel sincère par rapport à ces questions quand elle a
pris la responsabilité du rationel quand elle en a expulsé d'une certaine façon son père mais je constate que les racines antisémites continuent d'exister chez les cadres chez certains et que le rapport au passé n'a pas été totalement pensé et purgé. Bah je Bardella aurait pu dire j'avais 17 ans, c'était en 2013. Euh le rassement national était le Front National présidé par Jean-Marie Le Penel et Alain Soral était son conseiller. Il a choisi de dire qu'il n'avait jamais tenu ses propos. Bon, moi je n'en suis pas convaincu. Comme les Français n'en sont pas convaincus non plus. Euh et étant en plus visé, euh j'aimerais que il soit établi de manière claire. J'aimerais le croire. J'aimerais pouvoir le croire. J'ai du mal. Quand je dis j'ai du mal, je suis diplomate. J'ai
beaucoup de mal. Et tout ça ça dit que ça continue à taroder si vous voulez. Et pour ceux qui pensent c'est vrai, je suis juif d'origine, même si je ne suis pratiquant en rien, que le Rassembl national est le meilleur protecteur des juifs et qu'il est complètement inifugé contre l'antisémitisme. C'est quand même un rappel utile. Merci Pierre Moscovici d'avoir été notre invité. Alors, on poursuit sur la question de l'élargissement du club européen avec un un statut mystérieux de membres associé qui est proposé pour l'instant au Canada, peut-être au Royaume-Uni, peut-être d'ailleurs à l'Ukraine. On en parle dans notre débat à Bruxelles.
Bienvenue au Parlement de Bruxelles où l'on dégustera peut-être bientôt du sirop d'érable, une spécialité qui sera peut-être un jour européenne car euh le Canada se rapproche de nous à grande vitesse. La présidente de la Commission a même mentionné pour ce pays d'Amérique du Nord un statut de membres associés pour l'heure un peu énigmatique. Les 27 s'interrogent. Faut-il créer un nouveau statut entre l'adhésion pleine et entière à l'Union européenne et les classiques accords de commerce limité dans leurs objectifs ? Cette piste est aussi explorée dans le cas de la Grande-Bretagne d'Andy Burnham, le travailliste qui plaide désormais pour un Britur, l'inverse du Brexit, soit un rapprochement de son pays avec l'Union européenne. Alors au dernier sommet européen des 15
et 16 octobre, les chefs d'État ont souligné l'importance de l'élargissement au club européen pour des raisons économiques mais aussi géopolitiques. Il souhaite la sortir de réformes profondes et de nouveaux gardes-fous. Euh le Montenegro est listé comme le prochain entrant euh en tant que tel à l'horizon 2028. Mais la question de l'Ukraine, ce pays en guerre si particulier qui vient d'ouvrir deux nouveaux chapitres de négociation continue de diviser les Européens sur le rythme et les modalités d'adhésion. Alors pour en parler, nous recevons deux eurodéputés. Nicolas B. Bonjour. Bonjour. Vous êtes vice-président du groupe des réformistes et conservateurs à la droite de la droite du Parlement, élu en France sous l'étiquette identité et liberté, le parti de Marion Maréchal
Le Pen. Ravier Moreno Sanchez, bonjour. Bonjour. Vous êtes espagnol et siégé au sein du groupe des socialistes et démocrates au Parlement. Vous présidez la délégation pour les relations avec le Canada. Et justement le 17 septembre, le Premier ministre canadien était à Strasbourg et se félicitait de l'offre de rapprochement significatif formulé par la présidente de la commission à l'écoute. Le Canada se félicite de cette ambition. Une alliance pour l'avenir est une démarche positive unique que nous définirons ensemble en nous appuyant sur nos forces communes et en nous fondant sur nos valeurs partagées. Le Canada et l'Europe devraient assurer notre autonomie stratégique grâce à une coopération approfondie dans les minéraucritiques, la capacité industrielle de défense l'IA et la
puissance de calcul, la sécurité énergétique. Nous recherchons la résilience afin que personne ne puisse contrôler nos démocraties, notre état de droit. Alors, monsieur Moreno Sanchez, sommet européen UE Canada justement à Montréal le 29 est en octobre. On entend ce premier ministre canadien qui ne parle pas de statut de membres associés, mais on comprend que ses intentions vont plus loin qu'un simple accord de commerce. On a déjà le CTA cet accord de commerce avec le Canada. cette volontiers est bienvenue. Très bienvenue parce que c'est positif, on construit et la chose importante de la visite de monsieur Carnet au Parlement européen, c'est qu'il est venu au Parlement européen et il est resté pendant 2 jours à la maison de la
démocratie européenne. Il aurait pu aller voir la présidente de la commission d'un côté, le président du conseil Antonio Costa d'un autre. Mais non, il est venu, il envoie un message politique très fort au reste du monde en disant il faut préserver la démocratie, il faut la défendre. Donc c'était très important. C'est très important qui viennent. Et donc dans ce statut euh futur, il y aura un parti politique. C'est ce que vous dites, une partie euh géopolitique. Politique. Oui. Euh le le plus important, c'est qu'on avance ensemble. Et moi, je préfère qu'on ait de facto euh une relation très étroite que de yer. Les gens disent c'est pas possible parce qu'il est pas dans les traités mais il faut géographique. Non, mais on est dans un moment géopolitique qui est qui est qui est qui
est trouble, qu' on sait pas très bien. Donc les choses positives, il faut les faire et puis il faut être créatif et inventif. Je vous rappelle que l'euro était pas dans les traités à l'époque. Schengen c'était pas dans les traités. Pendant la pandémie la santé c'est pas c'est pas dans les traités. Mais quand il y a la volonté politique de de se rapprocher de travailler ensemble, on peut le faire. Alors Nicolas B une très large majorité de Canadiens sont favorables à ce ce rapprochement dans un contexte de forte tension avec les États-Unis de Donald Trump. Évidemment le Canada c'est un pays qui partage nos valeurs, qui notre combat pour la démocratie, le libre échange, le soutien à l'Ukraine. Qu'est-ce que vous dites ? ou No Wayah. D'abord, il y a énormément de pays
partout dans le monde qui partagent l'exigence démocratique un certain nombre de valeurs avec les nations européennes et d'ailleurs le continent sud-américain par exemple a les mêmes sources civilisationnelles que nous parce que ce sont des Européens qui se sont installés là-bas et on a des liens forts et et il y a des liens linguistiques avec l'Espagne comme il peut y en avoir au Canada, une partie du Canada avec la France à cause de la francophonie. Mais je crois que d'abord il faut restituer le discours d'ur van Derlenle dans son contexte. Elle, il faut dire la vérité dans ce discours de septembre, elle avait pas grand-chose à annoncer et finalement il y a aussi d'abord peut-être une opération de communication qui consiste à dire "Ah bah voilà, on est dans un contexte où le
Canada et les États-Unis sont en tension et c'est l'occasion d'un rapprochement stratégique avec le Canada." On moi je partage l'idée d'avoir des partenariats forts. On a déjà un partenariat commercial avec le CTA. on pourrait aller plus loin sur des partenariats économiques ou politiques, mais la vérité c'est que ça existe déjà avec tout un tas de pays dans le monde. Ça n'est pas une particularité. Et donc quand elle dit quand M van Derlen parle d'un statut de associé, moi je crois que ça n'a pas beaucoup de sens au-delà de la communication. Pourquoi ? Parce que d'abord le Canada n'est pas européen géographiquement. Voilà. Euh on peut avoir des liens privilégiés, mais euh l'Europe, ça c'est d'abord une entité géographique euh culturelle, historique, spirituelle, mais en tout cas on peut
pas conceptualiser sérieusement que l'Europe s'étende au euh de l'autre côté de l'Atlantique au monde entier parce qu'à ce moment-là ce ne serait plus l'Europe. Mais mais en revanche, si vous me permettez, je je termine là-dessus, bien sûr qu'on doit avoir des liens, mais ça doit pas être simplement du contexte politicien. Vous comprenez bien que si demain il y a une nouvelle majorité ou un nouveau pouvoir aux États-Unis et que les relations s'améliorent entre les États-Unis et le Canada, il faudrait pas qu'on soit les victimes directes de ce phénomène parce que finalement le Canada ne se serait rapproché de nous que de manière très transitoire pour pour un enjeu finalement régional qui nous concernait peu. Voilà, il faut avoir une vision stratégique de l'Europe et pas une
vision opportuniste de communication. C'est de l'opportunisme ou est-ce queon peut créer quelque chose qui politiquement soit solide aussi ? J'ai l'habitude de dire que le Canada est le pays le plus européen hors d'Europe. On partage monsieur Badi les valeurs, les traditions, les langues et tout. Donc pas jouer sur les mots mais moi pour moi le plus important c'est vraiment qu'on ait qu'on qu'on démonte cette relation avec des faits. Si on fait un accord digital d'ici le le sommet de qui aura lieu à la fin du mois, si on on a un accord pour qu'il travaille sur Erasmus plus sur l'intelligence artificielle, on partage la même vision, toutes toutes ces choses. Et puis ce rapprochement, il se fait aussi bon c'est peut-être symbolique mais c'est important.
Monsieur Carnet a participé à la communauté politique européenne il y a il y a quelques mois. Maintenant, je sais que les les la présidence irlandaise invite les ministres canadiens au au sommet informel qui se tiennent ces ces derniers mois. Donc c'est vraiment une volonté et moi j'insiste sur le côté positif dans ce monde où où il y a des tensions ça que des gens veillent aller vers quelque chose de positif ouvert, je pense que c'est important. Ça veut dire qu'on pourrait voir un premier ministre canadien dans les Conseils européens par exemple un jour. Bah, il pourrait déjà être comme observateur mais en fait ça voudrait dire qu'ils ont ils ont adhéré et effectivement il y a il y a il y a l'océan entre c'est pas un pays européen mais ça pierre Micelon c'est pas très
loin du Canada et le Grenland non plus mais bon ils sont européens dans dans l'esprit c'est différent parce que Saon est un territoire français ils sont ils sont ils sont européens ils sont européens dans dans l'esprit et moi ce que je dis c'est que c'est que tout ce qui est qui est positif qui permet de de construire d'avancer bah bienvenu après jouer sur sur les termes associés. Oui, pardon, je je comprends je comprends cette idée, mais il y a quand même un sujet d'efficacité et moi je crois pas que l'Europe sera davantage respectée sur la scène mondiale si elle multiplie les artifices de communication et qu'elle s'étend au monde entier de manière en réalité pas opérationnelle du tout. Vous avez un peu c'est c'est un peu comme le G7 où d'un seul coup il ils invitent tous les
pays du monde. Bon et puis à la fin, on voit bien que ça n'aboutit pas à grand-chose. C'estd que la faiblesse, la fragilité de l'Europe aujourd'hui et de l'Union européenne dans son expression institutionnelle, c'est de ne pas être capable de peser vraiment sur la scène mondialeement autrement que sur un plan purement économique et encore et donc aujourd'hui dire bah on va faire venir tout un tas de pays associés à nous ça va ajouter ajouter du flotant quand même reconnaissez qu'elle séduit au-delà au-delà de son propre continent et un autre pays d'ailleurs qui frappe à sa porte après l'avoir claqué. C'est assez paradoxal. la Grande-Bretagne. Le nouveau premier ministre Andy Brham en poste depuis 3 mois plaide pour un
rapprochement significatif en amont du sommet UE au Royaume-Unire prochain. On l'écoute. Le Brexit a fait plus de mal que de bien. Je saisirai l'occasion offerte par le prochain sommet entre l'Union européenne et le Royaume-Uni pour exposer au pays ce que je considère être les différentes options pour la relation de long terme avec nos partenaires européens. Et il existe différentes options et je verrai si nous pouvons trouver un consensus autour de l'une d'entre elles. Un consensus qui nous apportera de la clarté sur notre position et sur l'avenir du continent dans lequel nous vivons. Ravier Moreno Sanchez. Alors, qu'est-ce qu'on fait avec nos amis britanniques ? On leur retend la main,
on leur offre un statut particulier. Et lequel ? Alors, pendant justement la semaine canadienne de Strasbourg, des journalistes m'ont demandé est-ce que cette association avec le Canada, ça va pas fâcher nos amis britanniques et tout. Moi j'ai dit, c'est très simple, la porte est ouverte, ils ont qu'à revenir. Welcome back, dit le président français Emmanuel Macron. Moi pour moi aucun problème. Ils ont qu'à revenir. C'est c'est la cé leur volonté et on repart comme on était il y a quelques années en arrière. Sinon bah faire l'association aussi la plus proche possible comme avec le Canada. La vérité c'est que les Britanniques en quittant l'Union européenne ont obtenu dans le l'accord le nouvel accord le nouveau traité entre l'Union européenne et le Royaume-Uni
tous les avantages de l'Union sans les inconvénients ils ont pas l'air de le penser. Ils sont majoritairement contre le Brexit aujourd'hui. regrette amèrement et vous savez les sondages nous disaient avant le Bit qu'ils étaient aussi contre et finalement ils ont voté pour mais surtout ils ont obtenu dans l'accord avec l'Union européenne un accès totalement libre au marché européen sans droit de doigt de ni cota et sans pour autant être contraint par les les les la jurispence des juridic complètement contraint par les normes. Ils ont gardé les toutes nos normes. G ils n'ont plus mais ils ont plus le droit de regard maintenant au conseil européen. Sauf que on verra si si s'il s'alignent sur les normes ultérieures. Je pense que c'est loin d'être acquis et surtout ils
ont un accès libre au marché européen. C'est ça qu'il voulait sans avoir besoin de payer comme il faisait avant environ 12 milliards d'euros chaque année. Donc en réalité mais attendez attz attendez ils veulent ça veut dire quoi ? Ça veut dire le premier ministre actuel ou en opposition à son prédécesseur nous dit "Moi, j'aimerais bien que que le Royaume-Unire revienne de l'Union européenne." La question savoir ce que veulent les Britanniques et ce qu'ils veulent dans la durée encore une fois est-ce qu'on peut construire une politique continentale avec une vision en fonction des majorités de circonstances ? On se rapproche du Canada parce ministre canadien est fâché avec Trump. La réussite du Brexit vous a fait mentir en tant que que parti politique. Pas du
tout la question. Moi j'ai toujours considéré non pas du tout. Moi j'ai toujours considéré que c'était au britanniques de décider de leur destin. Ils ont décidé souverainement et démocratiquement à la majorité absolue de quitter l'Union européenne. On a négocié pendant des années et abouti à un accord qui est très avantageux pour eux aujourd'hui. Queil y ait une partie de la classe politique qui disent ce serait bien de revenir. Ils ont perdu beaucoup de pull. Non mais d'accord mais vous savez euh je suis pas sûr que les pays qui sont à l'intérieur de l'Union européenne se portent beaucoup mieux économiquement à commencer par la France. Donc c'est c'est vraag ça devrait oui je suis pas sûr que on pourrait oui économiquement pas trop mal et le chaos migratoire en Espagne
c'est le fait du gouvernement mais c'est encore d'autre sujet mais honnêtement je pense que si l'Union européenne est en permanence à faire des des va et viens en fonction des circonstances électorales de tel ou tel pays membre ou partenaire elle va pas sur le chemin de la puissance de l'indépendance et du rayonnement sur la scène mondiale hors C'est ça le véritable enjeu. Alors, élargissons un petit peu. Il y a d'autres candidats qui frappent à la porte de l'Europe. Officiellement, cela selon le processus classique d'adhésion. On parle de cinq pays des Balcans occidentaux, de l'Ukraine, de la Geéorgie, de la Moldavie et de la Turquie, même si le processus d'adhésion est suspendu en ce qui la concerne. Le prochain sur la liste pourra être le Montenegro, Ravier Moreno Sanchez. Euh,
est-ce qu'il faut intégrer tous ces pays ? À quelle échéance ? Est-ce qu'il faut réformer les règles européennes pour le faire ? Alors le la voix est de peu à peu élargir effectivement. Il faut voir quand et comment changer les règles. Changer les règles. Euh il faut que ça se fasse dans le cadre des traités actuels parce que maintenant une réforme de traité je la vois compliquée. Ça a déjà été très compliqué au début de sociel qu' une vingtaine d'années. Donc je la vois très compliqué. limiter les vétaux quoi. Donc donc il faut il faut on peut faire des des réformes internes. Par exemple, moi j'ai toujours plaidé pour que le Parlement européen ait l'initiative législative. Je veux dire il y a des choses qui qui peuvent avancer sans sans devoir modifier les traités. Donc à
partir de là, pour l'élargissement, pour que ça fonctionne parce que c'est vrai que si on est 30 ou 35, à un moment donné, il faudra il faudra changer les règles du jeu. Mais comment le fait-on ? Parce que si on ouvre les traités, vu le contexte géopolitique et géoéconomique qu'on a en ce moment, ouvrir des traités, ça va être compliqué. Donc donc oui, je pense que c'est c'est la vocation l'Europe de de s'ouvrir à ces pays. Le rythme et tout ça, moi je me prononcerai pas trop vite maintenant. Pour un parti patriotique, vous dites finalement pas besoin de d'élargir ce club européen, peut-être pas à l'Ukraine, les Balans on sait pas et cetera. Il y a des il y a des problèmes trop importants, on reste entre nous ou comment ? Bah ce qu'on voit en tout cas, c'est que
les élargissements, les derniers élargissements ont pas encore été totalement digérés, c'est le moins qu'on puisse dire quand on voit par exemple la Roumanie ou la Bulgarie pour prendre les les rugissements les plus récents, on a encore des différentiels très importants sociaux par exemple qui aboutissent à une vraie concurrence déloyale intraeuropéenne parce que par exemple le problème du détachement des travailleurs et cetera. Donc on voit bien que l'élargissement est aussi un peu une illusion, un peu une fuite en avant. Euh je passe sur la Turquie parce queidemment la Turquie, elle est elle est elle est européenne ni par son histoire ni par sa géographie. L'ouverture aux balcans occidentaux, on sait que c'est des pays, je pense à la Bosnzegovine, à l'Albanie, qui sont des
pays de corruption généralisée. Donc c'est tout ça est un peu illusoire. Quant à l'Ukraine, moi je crois que ça n'est pas sérieux. Autant qu'on soutienne l'Ukraine, c'est une chose, autant je veux dire militairement par exemple, autant qu'on dise elle doit adhérer à l'Union européenne, je pense que ça n'a aucun sens. Pourquoi ? Parce que c'est ça créerait une concurrence déloyale terrible pour nos agriculteurs. C'est un pays qui est totalement gangrainé par la corruption. Et puis il faut réfléchir aux intérêts européens. Et les intérêts européens, c'est aussi d'avoir des pays qui sont euh qui font un peu une zone tampon en quelque sorte avec les autres nos autres grands compétiteurs, les autres grandes puissances. C'est le cas avec la Russie, il me semble quand même. Là pour le coup
euh vous êtes en train de donner de l'argument dans dans notre intérêt directement euh limitrophe de nos concurrents les plus importants. Ce qui est intéressant pour finir sur des notes positives, c'est que l'Union européenne est encore malgré on dit que ça va pas bien et tout, on est un pôle d'attraction. Il y a le Canada qui veut se rapprocher, il y a des pays qui veulent adhérer. Donc à tous ces gens qui se plaignent toute la journée de l'Union européenne, ça marche pas, ça va pas, je leur dis écoutez quand même un pôle d'attraction et allez voir un peu ce qui se passe ailleurs dans d'autres continents et vous vous rendrez compte que l'Europe l'Union européenne mieux faire il faut mieux faire envie que pitié. Merci à vous d'avoir en tout cas très bien illustré ce débat. Merci à
tous et bonne suite de programme sur nos chaînes.
Pierre Moscovici